Étiquette : communication

  • Le marketing à l’heure de l’influence

    Le marketing à l’heure de l’influence

    A l’heure où l’usage des réseaux sociaux explosent à travers le monde, le marketing d’influence est devenu pour les marques une formidable opportunité pour promouvoir leurs produits et services. Selon le secteur d’activité de l’entreprise, les influenceurs et les réseaux employés seront différents. Comment choisir ces relais et collaborer avec eux?
    Les réponses de Sylvestre Kranjcevic, fondateur et directeur du groupe Effinity Jonathan Chan et Camille Jourdain membres de la Brigade du Web qui seront présents sur CRMMEETINGS les 6 & 7 Novembre à Cannes*

    Face à l’explosion du nombre de réseaux sociaux et des contenus web, il est de plus en plus complexe pour une marque d’être repérée par les internautes. A cette difficulté de visibilité, s’ajoute l’évolution des comportements d’achats des consommateurs qui accordent aujourd’hui plus de crédibilité aux avis de leurs communautés et aux influenceurs qu’aux campagnes publicitaires. Ainsi, selon une étude de Rakuten Marketing menée entre décembre 2018 et janvier 2019 aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, 80%des consommateurs ont déjà fait un achat suite à une recommandation d’un influenceur, 61%interagissent avec un influenceur au moins une fois par jour et 46%suivent des influenceurs pour leurs recommandations. Fort de ces nouvelles pratiques, les marques s’intéressent donc de plus en plus au marketing d’influence, une stratégie qui leur permet de gagner en visibilité, d’accroitre l’engagement et la connaissance de leurs clients et génère un meilleur ROI qu’une campagne marketing traditionnelle. «  Faire une vente sur Internet c’est s’appuyer sur un écosystème. L’influence joue un rôle essentiel dans les parcours consommateurs » déclare Sylvestre Kranjcevic, fondateur et directeur du groupe Effinity qui sera aussi présent à Cannes.

    Choisir ses influenceurs

    Toutefois déployer une stratégie de marketing d’influence nécessite non seulement d’identifier les influenceurs dont l’audience est similaire à celle du marché de l’entreprise mais aussi de définir les messages et les formats de contenus à délivrer. « Selon le secteur d’activité et les produits de l’entreprise, la stratégie sera différente. Une entreprise du B2B du bâtiment ne fera pas appel aux mêmes influenceurs et ne proposera pas les mêmes contenus qu’une entreprise du B2C du secteur du luxe», souligne Jonathan Chan, Chef de projet Digital, Community Manager chez Dentsu Aegis Network etmembre de la Brigade du Web. Choisir des influenceurs, nécessite donc pour l’entreprise d’identifier les personnes pourvues des mêmes centres d’intérêt et valeurs qu’elle et dotées d’une certaine popularité sur les réseaux sociaux. Et si les grandes marques du B2C ont tendance à privilégier les influenceurs affichant des millions de followers, les autres entreprises se tournent de plus en plus vers les micro-influenceurs dont les communautés sont comprises entre 1000 et 100 000 fans, voire des nano-influenceurs ayant moins de 1000 followers. « Au début du marketing d’influence, les marques souhaitaient travailler avec les stars, le top tail ceux qui comptent entre 100.000 et 1 million d’abonnés. Mais avec le recul et l’analyse de la donnée des influenceurs, les entreprises ont aujourd’hui tendance à miser sur la middle tail, c’est à dire les influenceurs qui ont de 10.000 à 100.000 abonnés, et la long tail dont l’audience est encore plus confidentielle », précise Camille Jourdain, Consultant Influence Marketingmembre de la Brigade du Web et auteur du livre »Influence Marketing – Stratégies des marques avec les influenceurs » aux Editions Kawa. Car si leur force de frappe est moins importante, leur communauté présente un taux d’engagement élevé et une forte relation de confiance permettant à l’influenceur, de promouvoir un produit ou un service générant de potentiels prospects pour une marque.- « Pour les micro influenceurs , la dotation de produits est aussi importante, voir plus importante que la rémunération »  ajoute Sylvestre Kranjcevic.

    Des communications adaptées aux plateformes

    « En tête des plateformes les plus utilisées par les influenceurs, Instagram a supplanté le blog et YouTube. TikTok et Snapchat sont très appréciées des communautés d’adolescents. Linkedin et Twitter restent des plateformes utilisées par les influenceurs spécialisés dans le B2B, précise Jonathan Chan.

    Avec la croissance de l’utilisation d’Instagram et Youtube, les influenceurs produisent de plus en plus de vidéos. Pour réaliser ce type de formats, ils doivent posséder des compétences de tournage et montage mais aussi disposer d’une appétence pour le rédactionnel et le relationnel. Pour Camille Jourdain «  toute la force d’un influenceur tient à sa capacité à créer du contenu intéressant pour son audience. Il doit comprendre le message d’une marque  et le transformer, sans le trahir, pour intéresser son audience. » Toutefois, les influenceurs regrettent le manque de latitude laissée par les entreprises dans la création de leurs messages. « Une erreur, selon Jonathan Chan, car à vouloir trop contrôler le contenu délivré par leurs influenceurs, la communication devient commerciale et mal perçue par les communautés. N’oublions pas que ce qu’elles recherchent avant tout ce sont des discours de proximité et authentiques. C’est le seul moyen pour les influenceurs d’instaurer une véritable relation de confiance avec leurs communautés et de générer un bon retour sur investissement pour les marques. »

    Aujourd’hui l’influence bouleverse les techniques du marketing. Les entreprises ne peuvent plus se contenter de délivrer leurs messages aux clients via les canaux traditionnels, elles doivent désormais intégrer les influenceurs et leur laisser une plus grande liberté dans leurs communications.  « L’influence a de l’avenir si on se trompe pas d’objectif de ce média, a savoir le branding. » conclut Sylvestre Kranjcevic.

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  • Dans quelle mesure une entreprise est- elle capable de surmonter une crise ?

    La communication en entreprise dans un monde imprévisible

    Hotwire, agence de communication internationale, a publié les conclusions de l’étude qu’elle a menée sur les enjeux auxquels les dirigeants d’entreprises sont amenés à faire face, alors que la frontière entre le marketing B2B et B2C se floute, les audiences, acheteurs professionnels ou consommateurs, se ressemblent plus que jamais, et leurs attentes envers les marques demeurent fortes.

    L’étude montre que 8 dirigeants d’entreprise sur 10 seraient prêts à mettre un terme à la collaboration avec l’un de leurs partenaires commerciaux si celui-ci ne parvenait pas à résoudre des problèmes de communication majeurs autour de sujets forts tels que :
    la sécurité des données,
    les différences de salaires
    ou le harcèlement sexuel.
    Côté consommateurs, 82% se disent prêts à boycotter une marque si celle-ci était associée à un partenaire ou un fournisseur traitant un sujet en opposition avec leurs valeurs personnelles.

    « Chaque jour, la presse se fait l’écho d’informations qui mettent à mal des entreprises », souligne Sahana Jayaraman, directrice monde de la stratégie et des services marketing de Hotwire. « Du mouvement #MeToo à la diversité en passant par l’égalité des salaires, la liste est interminable. Nous vivons dans une ère où les enjeux sont très nombreux quel que soit le domaine d’activité. Ils peuvent chacun impacter la réputation des marques. Les attentes des consommateurs évoluent et la pression s’exerce désormais, comme jamais auparavant, sur les acteurs du B2B, et plus uniquement du B2C. Tous sont invités à prendre position dans un sens ou dans l’autre en affichant clairement les valeurs qui les animent ».

    Pour  ce rapport, Hotwire a commandité un cabinet d’étude, et interrogé 3 typologies d’audiences, à travers 8 pays : les directeurs marketing et communication d’entreprises B2B et B2C, les décideurs et les consommateurs. L’objectif est d’estimer l’impact que pourrait avoir sur leur chiffre d’affaires une orientation stratégique spécifique autour de sujets sensibles. La question de fond étant la suivante : dans quelle mesure une entreprise est- elle capable de surmonter une crise en s’y préparant et en restant solidement attachée à ses valeurs fondamentales ?

    Selon l’étude, près de 60% des responsables marketing ont déjà vécu une crise de communication majeure chez leur employeur actuel ou passé, et près de 80% des chefs d’entreprise français redoutent ce type d’événement. En outre, 45% des responsables marketing s’accordent sur l’importance vitale des valeurs de marque. Ces dernières doivent être définies clairement. Pourtant, en France, à peine la moitié des responsables marketing (45%) et des dirigeants (42%) indiquent que leur entreprise affiche des valeurs phares qui la guideraient à cette occasion.

    Sur le plan de l’anticipation, les résultats de l’enquête montrent que les dirigeants d’entreprises ne sont pas aussi préparés qu’ils le devraient, même si 82% des responsables marketing français jugent la planification de crise au moins aussi importante que d’autres problématiques prises en compte dans leur stratégie marketing et leur plan de communication. Or 45% des responsables marketing n’ont rien prévu en la matière pour être parés en cas de survenued’un événement majeur. Moins de la moitié (41%) des responsables marketing interrogés estiment que le plan de communication de leur entreprise reflète ses valeurs fondamentales, tandis que 56% se disent vulnérables aux effetsdélétères d’une situation de crise mal gérée.

    Enfin, alors que la stratégie la plus courante est souvent celle de la discrétion absolue, 61% des responsables marketing et 57% des dirigeants d’entreprises, soutiennent que leur organisation doit s’impliquer et prendre des positions claires sur des sujets majeurs.

    De l’importance des valeurs dans la nouvelle donne du B2B

    Du côté des consommateurs, 9 sur 10 affirment avoir des valeurs qu’ils se disent prêts à mettre en phase avec leurs habitudes d’achat. Plus des trois-quarts (76%) d’entre eux s’efforcent de consommer des produits et des services d’unemanière conforme à leurs principes. 48% de ces consommateurs reconnaissent même avoir déjà mis au ban un produit ou un service parce que son fabricant ou fournisseur affichait des pratiques contraires à leurs idéaux personnels.

    Pour les consommateurs, les entreprises doivent absolument se positionner sur des sujets majeurs, qui sont dans leurordre d’importance la protection de l’environnement (26%), le harcèlement sexuel (23%), le changement climatique (22%), la sécurité des données (21%) et les écarts entre les salaires (21%). En France, les trois problématiques majeuresdes consommateurs sont la protection de l’environnement (28%), les écarts entre les salaires (22%) et le dérèglement climatique (22%).

    « Les marques doivent être prêtes à affronter toutes les situations : en cas de crise, si elles se retrouvent enlisées dans des débats de dernière minute, les conséquences seront catastrophiques », affirme Virginie Puchaux, directrice Hotwire France. « Toutefois, si les problématiques liées au sujets sensibles présentent des risques, elles peuvent aussi se révélersources d’opportunités. »

    Pour consulter les conclusions de l’étude « Leadership à enjeux élevés dans un monde post B2B » dans leur intégralité, cliquez ici .

  • Comment les Dircom vivent la transformation digitale et qu’attendent-ils de leur entreprise ?

    Quel est le rôle des DirComm dans les entreprises 

    Etude menée du 14 février 2019 au 8 mars 2019 auprès de 343 Directeurs de la Communication en France –  par CISION

    Quel est le rôle aujourd’hui d’un directeur de communication ? Quels sont ses objectifs et sont-ils en phase avec ceux de la Direction Générale ? Quels sont les indicateurs de mesure des actions de com ?

    Comment les Dircom vivent la transformation digitale et qu’attendent-ils de leur entreprise ?

    Alors que les frontières entre les métiers de la communication, du marketing deviennent de plus en plus floues à cause du digital, Cision, fournisseur de solutions et services pour les professionnels de la communication, a mené une enquête auprès de 343 Dircom pour connaître leur ressenti

    #1 – Une importance croissante de la communication dans les entreprises mais des Dircom en manque d’écoute

    La communication tient une place de plus en plus importante au sein des entreprises. C’est ce que pensent 72% des Directeurs Communication interrogés.

    Et pourtant :

    • 51 % affirment que les problématiques liées à la communication de sont pas suffisamment écoutées par la DG
    • 70 % considèrent que les consignes du service de communication ne sont pas suffisamment appliquées par les collaborateurs

    Malgré l’importance de la com, ce manque d’écoute peut s’expliquer par le fait que seulement 37% des Dircom font partie du Comité de Direction. Même si ce pourcentage grimpe à 44 % dans les grandes entreprises, il reste inférieur à la moyenne.

    Cette situation peut conduire au fait que les Dircom ne soient que 42 % à se considérer comme épanouis à très épanouis dans leur métier (55% pour ceux travaillant dans des entreprises de plus de 500 personnes) et 17% pas du tout ou insuffisamment épanouis.

    #2 – Visibilité et confiance : des objectifs prioritaires pour la Communication comme pour la Direction Générale

    Pour les Dircom, l’objectif prioritaire de leur mission est de générer de :

    • La visibilité à 72%
    • La crédibilité et de la confiance envers la marque à 69%
    • L’engagement, de l’attachement, de la sympathie à 62%

    En ce qui concerne la Direction Générale, ils estiment que l’objectif prioritaire qui leur est assigné par cette dernière est :

    • La visibilité à 45%
    • La crédibilité et confiance à 42 %
    • La génération de leads à 38%

    Les Dircom et les dirigeants sont en phase sur les objectifs prioritaires (visibilité et crédibilité). Mais les dirigeants placent la génération de leads sur le podium alors que les Dircom la mettent en 4ème position à 30%. Ils ont bien conscience que leur mission est avant tout d’assurer une bonne image de leur marque et de susciter la confiance et l’attachement des consommateurs pour celle-ci.

    La plus grande dissonance entre Dircom et DG concerne l’engagement. En effet, 62% des Dircom jugent que « créer de l’engagement pour sa marque » est un objectif prioritaire de la communication et le placent en 3ème position.  La Direction Générale ne le ressent pas ainsi puisque seuls 25% le considèrent prioritaire.

     #3 – Les relations presse : 1er indicateur de la mesure des actions de com par la Direction Générale

    Pour la direction générale, les indicateurs de succès des actions de communication les plus importants sont :

    • Les relations presse avec la comptabilisation des retombées médias obtenues : 22%
    • Le CA généré par les actions de communication : 17%
    • La génération de leads : 15%
    • Les indicateurs réseaux sociaux : 14 %
    • Le trafic du site web : 10 %

    Si le résultat des relation presse se détache nettement des autres indicateurs, les deux suivants sont clairement orientés « business » avec la prise en compte du CA et des leads.
    C’est peut-être cela qui fait dire à 60 % des Dircom qu’il n’y a plus de frontière entre le marketing et la communication.

    L’importance accordées aux retombées médias par la DG explique le fait que 70 % des Dircom estiment que les RP ont toujours une place prépondérante dans leur stratégie de communication.

    Il peut paraître surprenant que les indicateurs liés au « on line » arrivent en bas du classement avec les réseaux sociaux (14%) et le trafic du site web (10%). Peut-on en déduire que les DG accordent moins de valeur à ces canaux de communication ?

    #4 – Des Dircom globalement satisfaits de leurs résultats mais en attente de plus de moyens humains

    48%, c’est-à-dire près de la moitié des Dircom se déclare satisfaite voire très satisfaite des résultats de ses actions de communication. 40 % s’estiment moyennement satisfaits. A noter que 12% des Dircom révèlent être « peu » ou « pas du tout satisfaits ».

    Ceux qui travaillent dans des grandes entreprises (plus de 500 salariés) sont plus nombreux à afficher leur satisfaction (54 %) et moins nombreux leur insatisfaction (8 %).

    Les Dircom, toute taille d’entreprises confondue, estiment que leurs actions pourraient rencontrer encore plus de succès. Et le budget n’est pas sur le podium de leurs premières revendications même s’il est cité par 54% des Dircom.

    En premier, les Dircom souhaiteraient avoir à :

    • 61 % : plus de collaborateurs dans leur service
    • 60 % : des investissements dans de nouveaux outils / technologies (veille médias, plateforme d’influence, social media management, e-mail automation…)
    • 58 % plus de soutien et d’implication de leur Direction Générale.

    #5 – Les Dircom en quête de transformation digitale

    Si l’humain est donc l’une des revendications majeures des Dircom, que ce soit au sein de leur équipe ou à la DG on a vu que 60 % attendaient des investissements dans de nouveaux outils et technologies qui sont nécessaires à la transformation digitale.

    On connaît l’importance des réseaux sociaux dans les stratégies de communication à l’heure actuelle. D’ailleurs les Dircom sont 84 % à affirmer qu’ils ont impacté positivement leur métier.

    Et pourtant ils sont moins de la moitié (46 %) à estimer que les pratiques de la communication se sont suffisamment adaptées à la transformation digitale.

  • Fake news : un « Fact-checking » renforcé

    Créer une nouvelle plateforme d’information pour lutter contre « les fake news! »

    Par Caroline Faillet, CEO du Cabinet Bolero, et experte des stratégies numériques.

    La loi contre les « fake news » ou infox rentrera en application pour les Elections Européennes, malgré un front commun des politiques et des journalistes s’inquiétant des risques de dérive en matière de liberté d’expression. « Quand il y a une innovation, les Américains en font un business, les Chinois la copient &les Européens la réglementent.» plaisantait Emma Marcegaglia, la présidente du patronat italien. Et si pour une fois, on renonçait à une vision défensive en envisageant un autre modèle ?

    Les 3 suspects généralement invoqués en matière de désinformation sur Internet sont les officines du mensonge, accusées de générer des revenus grâce aux « fake news » ; les réseaux sociaux, coupables defournir une arme de diffusion massive de ces infox et enfin l’ignorance des masses, désignée responsablede la propagation. En répondant aux 3 questions majoritairement associées aux infox : qui les émet, comment se répandent-elles et pourquoi, ces 3 suspects forment les coupables idéaux d’un phénomèneconsidéré désormais comme le plus grand fléau pour nos démocraties. Etudions les réponses généralement proposées pour endiguer ce phénomène.

    Un « Fact-checking » renforcé

    Pour contrer les faussaires du numérique, certains médias proposent de labelliser l’information, en classant lessources sur le critère de la fiabilité, comme le Decodex du Monde. Le politique de son côté veut désormais pouvoir saisir le juge des référés pour interdire une fausse information circulant sur les réseaux. Mais dans ce grand marchédérégulé de l’information, est-ce réaliste et même souhaitable qu’une autorité médiatique ou juridique désigne lessources illégitimes et les mensonges ? Si l’on considère que les citoyens ont besoin d’un environnementinformationnel sécurisé, pourquoi ne pas créer une plateforme média, à laquelle chaque média pourrait adhérer et où seraient mutualisés ces efforts de vérification ? La création d’une plateforme d’abonnement à l’information demanière forfaitaire, comme le proposent Deezer et Spotify pour la musique procurerait ainsi un modèle viable pour financer le travail de « fact-checking » que les médias auront de plus en plus de mal à mener individuellement.

    Un nouveau « business-model » pour les contenus

    Du côté des réseaux sociaux, le politique s’en mêle également et les européens veulent imposer une plus grande transparence sur les algorithmes afin de lutter contre les bulles de filtre. Face à la pression règlementaire, Facebook a pris les devants. Il travaille sur son intelligence artificielle pour réduire mécaniquement l’exposition descommunautés aux contenus à dimension sensationnelle et ainsi retenir à la source la propagation.

    Là encore, posons-nous la question de la pertinence de ces solutions tant que le modèle économique des plateformes reste celui de vendre de la publicité contre des données ! Les plateformes sont structurellement conçues pour retenir et engager les communautés de façon à disposer de données sur les individus. Alors plutôt que de poser des rustines sur des outils qui heurtent nos valeurs européennes en matière de respect de la vie privée et depluralité d’information, pourquoi ne pas se résoudre à créer notre propre modèle alternatif ? Le Deezer des médiasserait forcément une concurrence pour Facebook, dans le sens où il prendrait un peu de ce précieux actif qu’est l’attention des individus.

    D’autre part il fournirait un modèle économique plus sain pour les médias aujourd’hui dans une situation économiqueintenable. Concurrencés par Google et Facebook sur leur principale source de revenus, la publicité, ils sont doublement dépendants de ces mêmes plateformes. Car non seulement nos médias sont bien sûr depuis longtemps aliénés à Google et Facebook pour le trafic mais ils sont maintenant rémunérés par Facebook pour réaliser cettetâche ingrate qu’est la vérification de l’information. On se félicite que Facebook et Google acceptent désormais le statut de plateforme d’information qui va les responsabiliser davantage sur le contenu. Mais n’est-ce pas au contraire fournir le coup fatal à la presse que de donner aux plateformes le statut de média ?

    Vers une transformation des médias

    Enfin tout un chacun en appelle à une éducation aux médias et à l’information pour que le grand public ne se laisse plus berner par les grossières falsifications des pros de l’intox. Comme s’il suffisait, pour éviter les rumeurs, d’enseigner la vérification de la source et la confiance envers les « grands médias » alors que le public plébiscitedésormais l’opinion des blogueurs ou des twittos. Vision passéiste d’acteurs qui veulent lutter contre les« fakes news » mais au nom de la défense de l’ancien monde.

    Et si l’on renvoyait plutôt aux médias la responsabilité de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes créé en pactisant avecles GAFA il y a 15 ans ? On comprend qu’ils résistent à faire cohabiter sur une même plateforme des articlesreprenant tous la même dépêche AFP. On comprend qu’ils soient dérangés par l’idée de devoir développer une identité forte pour ne pas être banalisés au sein d’une plateforme les mettant frontalement en concurrence. On comprend qu’ils soient déstabilisés par l’idée d’une révolution de leur modèle de rémunération.

    Les Majors de la musique souffraient du même mal et manifestaient le même déni face à la désintermédiation de leur marché. Pour combien de temps encore les médias vont-ils résister ?

  • Quel programme de fidélité mettre en place aujourd’hui ?

    Quel programme de fidélité mettre en place aujourd’hui ? Comment fidéliser ? Quelles nouvelles pratiques et nouveaux services ? Découvrez les tendances d’hier et les exigences d’aujourd’hui grâce à ce guide.

    La façon dont nous consommons va davantage changer ces cinq prochaines années qu’elle ne l’a fait ces cinquante dernières. Les raisons ?

    • L’ultra digitalisation
    • Les effets de la globalisation tels que l’éphémérité des offres et la surconsommation
    • Une communication plus verticale entre les consommateurs et les marques
    • Des attentes inédites issues des nouvelles générations

  • 10 astuces pour bien communiquer avec un chabot

    Comment bien communiquer avec un chabot ?

    Par Patrick SEGUELA, directeur de Synapse Développement 

    80% des entreprises françaises prévoient d’utiliser des chatbots d’ici 2020 selon une étude publiée par Oracle. Il va donc devenir de plus en plus courant de converser avec ces agents conversationnels robotisés, que ce soit pour des questions de support dans la sphère professionnelle ou pour du SAV dans la sphère privée.

    Or, aujourd’hui, la plupart des chatbots se montrent décevants à l’usage et peinent à répondre convenablement aux questions des usagers. Les conversations sont donc souvent limitées, moyennement satisfaisantes et souvent frustrantes pour l’utilisateur qui a tout sauf l’impression de parler à une Intelligence, aussi artificielle soit-elle !

    Pourtant, l’interlocuteur humain a sa part de responsabilités dans cette mécompréhension partagée. Nous avons tendance à converser avec un chatbot comme avec un homologue, sans adapter notre manière de communiquer et de nous exprimer. Or, un chatbot est, par définition, une technologie artificielle dont l’intelligence n’est pas similaire à la nôtre. Dénué de conscience, il ne présente par les mêmes capacités de compréhension du langage naturel que nos pairs. Si, en tant qu’êtres humains, nous pouvons comprendre des situations ou des problèmes jamais rencontrés, c’est parce que nous sommes capables de généraliser à partir d’événements spécifiques préalables. Nous bénéficions de notre connaissance du monde et de nos expériences, alors qu’une Intelligence Artificielle ne peut, pour le moment, s’appuyer que sur le langage et la verbalisation explicite.

    Bien communiquer avec une Intelligence Artificielle, c’est donc déjà l’interroger sur ce qu’elle sait faire. Ce n’est pas un individu avec lequel il serait possible de bavarder nonchalamment sur des sujets divers. Hormis Siri, Google Assistant et Cortana, la plupart des chatbots ont été conçu pour répondre sur un périmètre défini, ils n’ont donc tout simplement pas la capacité et les connaissances suffisantes pour discuter d’autre chose. Être bien conscient de ce que le chatbot peut nous apporter comme type d’information, c’est déjà s’éviter des déceptions et des échanges frustrants.

    En dehors de ce prérequis, voici une astuce simple pour bien communiquer avec une IA : imaginez que le chatbot est votre correspondant étranger, nouvel apprenant du français et fraichement arrivé dans l’hexagone. Comment lui parleriez-vous ?

    En toute logique, si vous souhaitez qu’il vous comprenne et qu’il progresse dans l’apprentissage de la langue – ce que le chatbot fait à chaque interaction -, voici une petite liste de ce que vous feriez pour bien communiquer avec lui.

    1. Vous formulerez des phrases entières, en évitant au maximum d’utiliser des abréviations et en bannissant le langage sms. A noter que certains chatbots s’adaptent au langage métier de leurs utilisateurs et comprennent très bien les abréviations recensées dans un contexte professionnel.
    2. Vous veillerez à soigner votre orthographe afin qu’il n’ait pas de mal à reconnaître les mots.
    3. Vous éviterez l’ironie, les sous-entendus ou le sarcasme, encore difficiles à percevoir pour un étranger ou un robot. Ils induisent souvent des malentendus et des incompréhensions qui brouillent la transmission d’informations.
    4. Vous éviterez également les expressions trop datées, régionales ou spécifiques, et les métaphores. En soit, tout ce qui ne relève pas du premier degré d’interprétation. Ce point est sûrement celui sur lequel les chatbots font le plus de progrès, puisque les idiomatismes régionaux sont de mieux en mieux gérées par nos compagnons virtuels.
    5. Vous formulerez de préférence des phrases simples en évitant les tournures complexes. Par exemple, les phrases avec plusieurs verbes sont difficilement comprises par un chatbot. En effet, il sait très bien reconnaître un verbe dans une phrase mais ne saura pas lequel considérer sémantiquement comme le pivot de la question.
    6. Dans un esprit de clarté, vous vous limiterez, si possible, à une requête, intention ou idée par message.
    7. Vous vous restreindrez à l’usage d’une seule langue. De la même manière qu’il serait improductif de perdre votre correspondant anglais avec de l’allemand, considérez que les anglicismes présents dans le dictionnaire de la langue française sont très bien gérés par les chatbots et évitez le reste.
    8. Vous serez gentil avec lui. Certes, ce n’est pas une obligation et l’insulter peut vous permettre de vous défouler, mais ça ne l’aidera pas à mieux répondre à vos futurs échanges, bien au contraire ! Vous pouvez également considérer le chatbot comme un enfant qui a besoin de bienveillance pour apprendre et s’améliorer.
    9. Soyez donc patient ! Votre correspondant, humain comme robot, fait de son mieux et il deviendra meilleur après chaque échange.
    10. Enfin, répondez-lui. Si votre interlocuteur vous pose des questions de satisfaction, s’il souhaite savoir si sa réponse vous convient, accordez-lui une réponse. Ce n’est que comme ça qu’il pourra se rendre compte de ses erreurs et déterminer les axes sur lesquels il doit s’améliorer.

    Si vous respectez ces dix points, vous devriez noter une nette amélioration dans la qualité de vos échanges avec les agents conversationnels. Dernier conseil : évitez les mots clefs, qui donnent plus souvent de mauvais résultats car trop vagues. En effet, pour un même mot clef, plusieurs réponses sont possibles et l’Intelligence Artificielle ne peut s’appuyer ni sur le contexte ni sur l’aspect qui vous intéresse pour choisir laquelle donner.

    Bien évidemment, ces recommandations ne sont pas obligatoires et certaines Intelligences Artificielles savent déjà bien repérer les insultes ou le crosslingue par exemple, auxquels elles répondent en circonstance. Néanmoins, les respecter vous permettra de profiter des meilleures performances possibles de ces agents conversationnels conçus pour vous aider.

    D’une manière générale, si vous ne devez retenir qu’une chose : restez simple dans votre façon de vous exprimer. L’Intelligence Artificielle aime la sobriété, les règles, les choses normées. Soyez donc concis et direct, et vous serez ainsi bien plus à l’aise pour communiquer efficacement avec elle ! Gagez que les chatbots sont une technologie qui n’est pas complètement mature et qui est donc toujours en voie de progression. Qui sait, dans quelques années, vous serez peut-être capable de lui parler en métaphore filée !

  • After St Valentin – 10 événements à ne pas manquer le 15 février !

    Les événements à ne pas manquer le 15 février ! 

    Votre soirée de Saint-Valentin n'a pas été à la hauteur de vos espérances ?

     

    Ne vous en faites pas ! Pour vous faire oublier cette soirée , MyDigitalWeek vous propose de  faire le plein d'idées et d'inspiration le 15 Février.  et en savoir plus sur la fraude et la publicité, la cryptomonnaie, les risques des réseaux sociaux et bien d'autres !

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/mmaf-fraude-publicite-mobile-by-mmaf/?instance_id=2857

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/digital-matinale-bien-reussir-application-mobile-by-cellenza/?instance_id=2917

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/fintech-frenchweb-day-fintech-special-crypto-monnaies-by-frenchweb/?instance_id=2907

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-reseaux-sociaux-maitriser-risques-by-altana/?instance_id=2921

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-vendre-plus-mieux-combinant-lintuition-vendeurs-datas-by-adetem/?instance_id=2820

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bigboss-bancassurance-2018-by-digilinx/?instance_id=2845

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bonnes-pratiques-gestion-de-crise-web-medias-sociaux-marques-by-digimind/?instance_id=2935

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transformation-nouveaux-enjeux-directeurs-financiers-deti-by-echos-events/?instance_id=2906

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-cles-reussir-campagne-de-communication-by-foliweb/?instance_id=2910

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/bilan-2018-by-ebg/?instance_id=2852

    Maëva Ramsahai

  • Quand huit directeurs marketing analysent les grandes tendances de la profession et leurs préoccupations – By CMIT

    Les bonnes pratiques du Marketing

    Huit directeurs marketing et/ou communication* analysent les grandes tendances de la profession et ses préoccupations dans le livre blanc « Marketing Stories » volume 2. Un recueil de témoignages réalisé par swpl pour le CMIT, le Club des directeurs Marketing et communication de l’IT.

    Ils imaginent le futur (perspectives) du marketing digital en BtoB.
    Morceaux choisis.

    Nathalie Mrejen, Directeur Marketing & Communication Open, Membre du CMIT @mrejen

    Dans notre organisation, prendre la mesure du marketing digital c’est appliquer à nous-mêmes ce que nous proposons à nos clients : la transformation digitale. Un enjeu majeur repose donc sur l’acculturation de l’entreprise à cette nouvelle donne, notamment pour faire comprendre les investissements à l’ensemble des parties prenantes. L’objectif est avant tout de susciter l’adhésion par une meilleure compréhension des ambitions et des bénéfices.

    Pour accélérer notre acculturation et trouver des raccourcis dans le développement de nos compétences internes, nous avons commencé par créer une fonction « marketing digital » en intégrant des profils dédiés. Il faut absolument éviter de faire son chemin seul… partager, recruter des spécialistes, confronter les générations, tout ça est essentiel. Le sujet est trop complexe pour improviser.

    Bien sûr, le contenu et la donnée sont devenus des sujets majeurs. Chez Open, le marketing digital traverse les enjeux RH et business. Nous structurons nos process en fonction des objectifs et nous nous assurons que la planification est alignée avec une mesure précise de nos indicateurs. D’un côté, le content marketing doit servir la valorisation de nos expertises, de nos différenciants et de notre performance, de l’autre l’analyse de la donnée nous pousse vers les meilleures décisions possibles. Mais le content marketing nous permet aussi d’influencer les orientations stratégiques de l’entreprise toute entière. Finalement, l’un ne fonctionne pas sans l’autre.

    Etienne Maraval, Directeur Marketing & Communication  Lexmark , VP du CMIT @emaraval

    C’est très dur de donner des conseils ou de synthétiser des bonnes pratiques. Je crois surtout qu’il faut se lancer, pratiquer, tester et parfois échouer. Rien ne remplace l’expérience en matière de digital. Un cadre de référence sur le sujet, pardon pour l’anglais c’est : Being Found, Being Seen, Being Touched. C’est un triptyque qui peut guider les actions. Pour réussir sur ces nouveaux canaux on ne peut plus se permettre de faire uniquement que du “push”, puisque la finalité c’est l’engagement des cibles. Il existe aussi un autre écueil potentiel en matière de digital, c’est le “nice to have” : monter des dispositifs sympathiques, se faire plaisir sans qu’il y ait de retours. Encore une fois le marketing doit d’abord servir le business.

    Je crois beaucoup en la force des réseaux sociaux. ça permet d’aller plus loin dans le ciblage, dans la personnalisation des contenus et des messages. Linkedin, c’est la référence en BtoB sur les sujets, c’est un outil très puissant sur lequel on capitalise beaucoup en direct via des campagnes de lead gen mais aussi sur des campagnes de Brand Awareness auprès d’une cible très restreinte de grands comptes. En parallèle, je suis administrateur auprès des commerciaux pour la gestion de Sales Navigator et organise des actions de prospection en ligne via une politique de content marketing.

    Un point qui me semble important c’est la formation des équipes. La montée en compétences du staff sur le digital est primordial. On ne peut pas totalement improviser et le développement d’une culture numérique est clé pour faire face. Les techniques, les usages, les outils évoluent très vite…

    Enfin dans le prolongement de mon point de vue sur la place de la Direction Marketing dans les processus de transformation digitale, je crois que nos fonctions sont les mieux placées pour écouter et interpréter les signaux émis par nos cibles. Si une entreprise veut rester compétitive elle doit d’abord écouter ses clients ; et là le marketing a un rôle essentiel à jouer sur le sujet.

     

    Sandrine Avenier, Regional Marketing Director EasyVista, VP du CMIT @sandrinea

    Parmi les bonnes pratiques courantes j’apporte beaucoup d’importance à la considération du parcours d’achat et aux personas. Adapter les stratégies, choisir des canaux distincts, personnaliser les contenus, on peut vraiment aller plus loin pour adresser les cibles en fonction de leur parcours et de leur maturité.

    En parallèle, même si on doit faire de la place et aux tests et aux expérimentations, je pense qu’il faut faire en sorte de ne pas s’éparpiller. La règle des 80/20 s’applique bien sûr en matière de marketing digital.

    Le contenu est évidemment clé mais en produire peut prendre beaucoup de temps et d’argent. Pour rentabiliser ses investissements il faut chercher à innover sur les formats pour réutiliser ses contenus dans les meilleures conditions possibles et démultiplier les actions sur les différents canaux. On pourra par exemple, à partir d’un témoignage, créer des citations, un format vidéo, un format éditorial et même, si la matière le permet, un format illustré de type infographie. Il faut essayer d’être créatif.

    Mon dernier point repose sur une conviction : le marketing doit accompagner les commerciaux pour créer un cercle vertueux. Avec l’évolution des parcours d’achat, les commerciaux ne peuvent plus tout faire. Et le marketing doit les aider à certaines étapes. Par exemple on a déployé Limber pour aider les managers à partager automatiquement des contenus sur les réseaux sociaux. Et pour les commerciaux, nous avons déployé Linkedin Sales Navigator. Je les ai aidés à constituer leur profil. Et nous avons aussi préparé des pages de contenu pour l’utilisation du nouvel outil de Linkedin : PointDrive. Notre collaboration est constante.

    Solen Carreau, Responsable Marketing & Communication Panasonic Business @Solen_Carreau

    Avant tout, il faut définir une stratégie pour avoir un déroulé dans la communication et s’appuyer sur une véritable ligne éditoriale. Sur le sujet, nous nous efforçons le plus systématiquement possible d’éditer des messages directement issus des retours d’expérience client. Des « use case » concrets qui s’appuient sur des problématiques et des usages, bien sûr.

    On peut concevoir des campagnes très simples, par exemple en s’appuyant sur des dispositifs type microsite, emailing, livre blanc mais c’est la suite qui importe, comment on ajuste la campagne aux comportements observés. Le digital va progressivement nous amener à la relation humaine et au face à face. Le digital doit conduire à des échanges « en vrai ».

    Parmi les sujets importants j’ai évidemment la conviction que le marketing doit être très proche du commerce. Il ne faut absolument pas négliger l’apport des commerciaux et le chantier de l’éveil au digital des équipes que ça implique. Pour les aider et pour améliorer les résultats, on doit faire les choses main dans la main. Je mets un point d’honneur à le faire au quotidien.

    Sandrine Rollin, Senior Manager, Cloud Marketing EMEA NetApp, Administratrice du CMIT @sandrine_rollin

    Le marketing digital, c’est d’abord respecter certains fondamentaux, c’est à dire :

    – Avoir une bonne stratégie multi-canal pour s’assurer d’une présence sur les principaux points de contact avec la cible client.

    – Une stratégie éditoriale et de contenus pour diffuser un message pertinent.

    – La possibilité de mesurer les actions pour savoir prendre les meilleures décisions.

     

    Sonia Morand, Responsable du service Marketing Channel et Communication Toshiba, Membre du CMIT @soniaMorand

    Cette transformation digitale est globale et nécessite de repenser l’organisation, les outils et les compétences.

    Pour commencer, il est important de faire un état des lieux objectif de la culture digitale des collaborateurs et managers et de ne pas négliger l’accompagnement au changement. Il faut les évangéliser et les convaincre et cela prend parfois du temps.

    Pour avancer, on peut s’appuyer sur les plus matures et volontaires, ainsi que sur des études réalisées auprès de clients et prospects afin de démontrer que ces nouveaux comportements d’achats sont bien devenus une réalité d’usage.

    De notre côté, très tôt dans notre stratégie d’inbound marketing, nous avons développé un programme d’ambassadeurs puis de social selling, notamment auprès des forces de ventes. Evidemment nous avons trouvé en interne des volontaires motivés, mais on s’est vite rendu compte que si les managers ne sont pas convaincus et eux-mêmes embarqués ils deviennent potentiellement un frein. Si la preuve par l’exemple est complexe à activer, les convaincre a permis de débloquer les énergies.

    La digitalisation du marketing et des ventes est en marche mais il faut insister pour faire prendre conscience que tout le monde dans l’entreprise est vecteur de communication. Cette transformation doit embarquer tous les collaborateurs sans exception et chacun doit prendre conscience des évolutions et de la nécessité de développer ses compétences.

    Cela fait maintenant deux ans, que je forme et j’accompagne les commerciaux à l’usage de ces nouveaux outils digitaux, et je constate à quel point le digital rend le marketing plus riche et plus pertinent à leurs yeux. Incontestablement c’est un levier d’alignement entre les ventes et le marketing. La collaboration avec les équipes c’est du « gagnant-gagnant », on facilite leur mission au quotidien et l’atteinte de leurs objectifs, on développe la culture de marque et les collaborateurs leurs compétences.

    Annabelle Ducellier, Directeur marketing communication de Sogeti France et de Cloud Infrastructure Services France, Groupe Capgemini, Membre du CMIT @ADUCELLIER

    Pour vraiment progresser sur le sujet, je pense qu’au démarrage il est nécessaire d’embarquer des groupes restreints afin de s’assurer qu’il y ait des référents en interne pour accompagner les premières actions. Il y a près de 4 ans, au sein du groupe Capgemini, nous avons par exemple mis en place un programme : Expert Connect. L’initiative regroupe près de 1000 collaborateurs qui sont accompagnés et coachés. Des Media Social Partners ont été nommés. Leur travail consiste à faire de la veille pour le compte de nos experts tout en les accompagnant à appréhender les réseaux sociaux. L’effet démultiplicateur est majeur et tout cela est très positif en termes d’image et de business.

    Nous avons également remarqué que les équipes n’osent pas toujours dire qu’elles ne savent pas faire et qu’une partie des freins reposent sur les hésitations ou les manques d’inspiration éditoriale. Pour contourner ces problèmes, nous avons initié des newsletters régulières regroupant des posts déjà rédigés pour simplifier les partages. Et pour certaines opérations de premier plan, les équipes internes prennent directement contact avec les collaborateurs pour les encourager à relayer les campagnes.

    En matière de marketing, on a parfois tendance à sous-estimer les phases de préparation, tant certaines mécaniques semblent accessibles. Au contraire, je pense que l’étape de cadrage, la réflexion sur les campagnes et la recherche des bonne compétences sont des éléments essentiels pour atteindre les objectifs. S’il est vrai que l’on peut vite corriger et réorienter une campagne digitale, la viralité induite par les usages web est aussi un risque à considérer. Enfin, l’essor du marketing digital, c’est aussi se préparer à une vraie remise en question des modes de fonctionnement et des habitudes. Le travail sur les synergies avec les autres départements devient clé.

    Anne Pierre GUIGNARD, Directeur Marketing Ivanti, Membre du CMIT @APGuignard

    En 2017, les clients ou prospects sont de plus en plus sollicités et de plus en plus mobiles. Plus que jamais, le marketing a besoin de s’adapter pour pouvoir retenir leur attention, leur parler, les rencontrer, mais sans être intrusif.

    La qualité et le format du contenu sont clés ! Une fois ce contenu créé, mon conseil est de le réutiliser. Depuis plus deux ans, nous utilisons pour cela une plateforme de Content Marketing : « Limber »

    L’automatisation, le lead nurturing sont incontournables et permettent d’alimenter différentes cibles avec des contenus pertinents pour elles.

    Des outils comme Marketo combinés au CRM Salesforce peuvent être très puissants pour l’envoi d’emails ciblés, à condition de posséder des infos de qualité dans le CRM. Et un scoring adapté.

    Aujourd’hui, chez Ivanti, nous avons un meilleur alignement avec nos commerciaux. Le Marketing digital contribue non seulement à leur fournir des opportunités business, mais les aide également à prospecter les comptes cibles. Les équipes Marketing Sales Development et les commerciaux travaillent en étroite collaboration en s’appuyant sur une plateforme d’ABM (Account Based Marketing), comme Azalead.

    Ce type de solution permet d’obtenir des informations pertinentes en temps réel afin d’identifier des opportunités business auprès des comptes ciblés.

    Une autre bonne pratique est de laisser la parole à ses clients. La dimension humaine, personnelle est beaucoup plus efficace, comme un retour d’expérience (il en va de même que les recommandations dans le BtoC). Les assessments en ligne (auto-évaluation sur le degré de maturité de l’entreprise sur un sujet donné) ou les contenus interactifs commencent à se développer et permettent de collecter des informations très pertinentes et ciblées. Ces outils permettent d’apporter conseils et information. Ce type de contenu permet d’attirer les prospects sur le site web, d’engager et d’augmenter le temps passé sur le site.

     

  • L’innovation dans l’emailing dans les 10 prochaines années

    Emailing : ce que pensent vraiment les marketeurs sur l’avenir des moyens de communication privilégiés des consommateurs d’ici 10 ans 

     Au travers de retours d’expériences exclusifs d’experts du marketing, cette étude livre des conseils opérationnels et des bonnes pratiques sur l’avenir de l’emailing alors que 8 français sur 10 prédisent que l’email sera le premier moyen de communication devant le sms et les réseaux sociaux

    A l’occasion de la rentrée, Mailjet, acteur du pilotage d’emails marketing et transactionnels, dévoile les résultats de son étude menée par Morar Consulting qui permet de comprendre l’opinion des consommateurs sur les futures évolutions de l’emailing dans les 10 prochaines années et de la comparer avec des avis d’experts du secteur. Mailjet s’est également penché sur les préférences des français en matière de communication pour mieux comprendre leurs attentes afin que les marketeurs puissent s’adapter aux nouvelles manières de communiquer des consommateurs.

    Les marketeurs doivent prendre en compte les attentes des consommateurs

    L’email est le canal que le plus de consommateurs interrogés continueront à utiliser dans10 ans, suivi par le SMS, Facebook et les services de messagerie privée comme WhatsApp.

    L’email a évolué naturellement, de l’envoi de masse au marketing comportemental centré sur le client. Il est important que les marketeurs prennent conscience que s’il y a un besoin de faire du marketing de masse, il est également essentiel d’y incorporer un élément humain.

    Alexis Renard, PDG de Mailjet, déclare : « Alors que des plateformes récentes comme Snapchat créent actuellement le buzz notamment auprès des millennials, les consommateurs sont très fidèles à l’email qui reste le moyen de communication de référence. Les évolutions de celui-ci comme le design responsive, la personnalisation des contenus, et plus récemment l’interactivité, permettent aux marques de communiquer directement avec leurs destinataires de façon innovante et avec des messages toujours plus pertinents et ciblés.”

    Les innovations de l’email vues par les experts

    Aujourd’hui, grâce à des outils bien pensés, on peut concevoir des emails responsive et bien ciblés assez facilement. Ces aspects ont été rendus beaucoup moins techniques.

    Pour rester à jour sur les tendances émergentes et les anticiper, les marques doivent régulièrement expérimenter de nouvelles techniques de communication. L’interactivité, la géolocalisation, ou encore la capacité à s’adresser à des populations plus jeunes qui recherchent des contenus rapidement assimilables est essentiel pour les entreprises. Une chose est certaine au bout du compte : la qualité de l’expérience utilisateur restera la clé de voûte de ces démarches. L’email bénéficie de nombreux atouts pour rendre cette expérience incomparable si ceux-ci (qualité du design, personnalisation …) sont utilisés à bon escient.

    Loïc Le Meur, entrepreneur à l’origine de la conférence Leade.rs et utilisateur de Mailjet commente : « Je pense que l’email sera toujours en première position, même si Facebook Messenger risque de croître énormément dans les années à venir. Les consommateurs continueront à utiliser les autres réseaux sociaux dans une moindre mesure. Car la seule chose qui compte est le contenu, et ce que le lectorat peut en tirer. Tout le reste est secondaire. »

    Benjamin Adam, Technical Project Manager chez Webedia explique : « Le nerf de la guerre va maintenant résider dans le contenu éditorial. Si on arrive à envoyer un contenu pertinent et bien ciblé à une fréquence adaptée au destinataire, c’est gagné. Il faut remettre le contenu au cœur de l’emailing. »

    Le futur de l’email : la communication directe par-dessus tout

    L’email est considéré par 82% des consommateurs français comme le canal qui sera le plus utilisé sur les 10 prochaines années (dont 39% sont absolument sûrs), suivi du SMS (77%) et de Facebook (75%).

    Chad White, Directeur de la recherche chez Litmus, explique : « Les innovations les plus importantes à venir tourneront autour de la personnalisation et de l’automatisation, propulsées par le Big Data, pour un message unique envoyé aux destinataires. La collecte de données via tous les points d’interaction des clients offrira aux marques les informations dont elles ont besoin pour personnaliser en profondeur leurs messages et envoyer des emails très ciblés. Des entreprises comme LinkedIn, FitBit et Netflix ouvrent la voie dans cette direction où l’utilisation des données sert d’abord à faciliter l’expérience utilisateur. »

    Alors que les emails commencent à devenir toujours plus poussés et inventifs, les marketeurs n’ont plus besoin de passer autant de temps qu’avant à les adapter manuellement à chaque consommateur:

    –          Les envois automatisés occuperont une part de plus en plus importante des volumes d’emails envoyés. Les marketeurs passeront donc beaucoup moins de temps à composer intégralement leurs messages, et beaucoup plus de temps à créer des modules et des scénarios d’automatisation.

    –       Des emails dynamiques pour une expérience utilisateur totalement personalisée Le contenu ne doit plus être générique, mais doit s’adapter, de la même manière qu’un site Web s’adapte au visiteur. Grâce aux sections conditionnelles et dynamiques, les facteurs externes (localisation, appareil utilisé pour la consultation, heure de lecture, météo…) devraient influencer l’email et adapter son contenu. En fonction des changements d’habitudes, l’email devrait s’adapter en temps-réel. Il est important de penser cela comme une action des consommateurs dans le contenu plutôt qu’une action unilatérale de marketeurs.

    –          Le machine learning prendra une part importante dans la proposition de contenu pour les objets d’emails, les CTA et le contenu même de l’email, ainsi que dans la recommandation de segments de destinataires. Les marketeurs ont tout intérêt à apprendre à utiliser ces outils et à les tester pour, à terme, prendre les meilleures décisions en terme d’image de marque et faire le tri dans les suggestions que l’IA a encore du mal à comprendre.

     Matthew Potter, Directeur régional EMEA chez Movable Ink ajoute : « Les marketeurs doivent passer davantage de temps à penser à l’avenir du marketing et se diriger vers une communication en one-to-one plutôt qu’en one-to-many. Les entreprises devraient passer plus de temps à concevoir un meilleur marketing, puisque la technologie permet de libérer du temps et des ressources. Automatisation, optimisation, API, contenus dynamiques… tous ces éléments existent pour faire gagner du temps. Les marketeurs doivent penser en terme de finalités et travailler à rebours. S’il y a un marché de la donnée, ils devraient l’exploiter de manière intelligente. »

     

    Pour plus de détails, vous retrouverez l’étude complète de Mailjet ici.

  • Comment entrer en contact et tisser des liens avec les influenceurs ?

    Comment entrer en contact et tisser des liens avec les influenceurs ?  

    La manière de faire des relations presse et de la communication a fondamentalement changé. Les réseaux sociaux remplacent désormais les médias traditionnels et en quelques années, ces derniers ont changé la donne.
    Quels sont les piliers fondamentaux pour passer d’une stratégie RP à une véritable stratégie d’influence ?
    Comment adapter ses RP aux évolutions du métier communicant ?


    Nous avons rencontré Chris Lynch, CMO chez CISION, lors du Cision World Tour le 8 Juin à Paris pour connaître son approche et ses conseils.

     

    My Digital Week : Quel est l’état des lieux en matière de stratégie d’influence aux Etats-Unis ?

    Chris Lynch : Les médias américains ont été décrédibilisés pour ne pas avoir su prédire l’arrivée de Donald Trump. De fait, il y a une perte de confiance vis à vis des médias. Parallèlement à cela, les réseaux sociaux sont une source d’information qui progresse depuis plusieurs années. Les influenceurs/ blogueurs ont su fidéliser une communauté et ont parfois une audience comparable voir supérieur à certains médias classiques. Ils renversent le pouvoir de prescription.

    My Digital Week : Est- ce que cela signifie que les influenceurs sur les réseaux sociaux prennent le pas sur le journalisme traditionnel ?

    Chris Lynch : Un journaliste rapporte des faits et joue ainsi un rôle sociétal en informant de manière neutre. Pour s’informer au mieux, le grand public compte en premier lieu sur les médias traditionnels. Un blogueur, lui, écrit de manière subjective et laisse son émotion s’exprimer dans ses textes et certains sont rémunérés par les  marques. C’est pour cela que les journalistes restent importants pour informer et garantir la démocratie.

    My Digital Week : Cision a publié récemment son rapport 2017 sur la situation des médias « The Cision 2017 State of the Media Report » . Quelles sont les grandes tendances ? Quelles leçons faut-il retenir ?

    Chris Lynch : Selon les résultats de l’enquête, les journalistes, éditeurs et communicateurs de la marque doivent continuer à fournir au public du contenu pertinent, afin de conserver et de rebâtir la confiance des consommateurs. L’autre tendance en 2017 montre que le marché délaisse le contenu commandité et la publicité native au profit de contenu fondé sur des médias sociaux comme source journalistique et du marketing d’influence. Le rapport montre aussi que le marketing via les influenceurs offre une possibilité intéressante aux professionnels des relations presse. C’est une industrie en voie de développement qui arrive rapidement à maturité. L’éthique et les processus de cette nouvelle pratique continuent d’évoluer, les professionnels PR joueront un rôle de premier plan dans la formation de cette industrie.

    My Digital Week : Quels sont vos conseils pour une stratégie de communication et de relation presse efficace ?

    Chris Lynch : Bâtir des relations avec les influenceurs et avec les médias, implique des relations entretenues et régulières grâce à une communication continue. Le travers des agences de presse est de se contenter d’envoyer des communiqués de presse, ce n’est pas suffisant. Les professionnels communicants doivent comprendre comment les journalistes et les influenceurs aiment être approchés et quel message convient le mieux. Les technologies permettent aujourd’hui d’améliorer l’impact des relations presse grâce à l’analyse de données pour obtenir une approche pertinente et ciblée.

    My Digital Week : L’Influencer Engagement » ou Earned Media séduit de plus en plus les directions marketing et de communication. Est-ce la fin du paid media ?

    Chris Lynch : Le marketing d’influence génère deux fois plus de ventes que le paid media. Mais il requiert des mécanismes et des leviers tactiques. Découvrir les bons influenceurs passe par l’écoute des clients sur les réseaux sociaux. Il faut écouter son public cible pour découvrir les influenceurs qu’il suit. Les responsables marketing doivent utiliser ces informations pour orienter leur stratégie de manière plus ciblée plus pertinente et plus efficace. Chez Cision, notre rôle est de simplifier la vie des communicants en leur permettant de rencontrer les relais d’opinions qui permettront de conquérir leur marché qu’il s’agisse de journalistes, de blogueurs ou d’influenceurs.

    Propos recueillis par Annie Abela Lichtner