Étiquette : communication

  • Communication digitale les prochains défis…

    Agence de communication digitale, repenser le métier. Encore…

    Par Vincent Vandevelde,  Directeur D’agence, Gradientz – Groupe Kaliop

    Écrire que la montée des supports digitaux et de leurs stratégies liées ont tout changé dans le monde de la communication est un euphémisme. Nous pensions avoir enfin absorbé cette révolution et nous voilà encore face à de nouveaux défis.

    Après avoir passé dix ans à intégrer de nouveaux supports, inventer de nouvelles déclinaisons, intégrer de nouveaux objectifs et de nouvelles méthodes, nous nous pensions matures. Mais les métiers de la communication ont ceci de magnifique, on ne peut jamais s’appuyer sur ses acquis et il faut se réinventer en permanence.
    Des clients aux compétences fortes

    Un professionnel de la communication digitale ne peut pas faire d’autre constat : les compétences internes des clients ont atteint, depuis quelques années, un niveau inédit jusqu’ici.

    Ces expertises internes donnent des projets de plus en plus matures à leur arrivée en agence. Mais, surtout, elles obligent les agences à se positionner en complément des compétences internes et en tant que partenaire des ressources humaines du client.

    Elles imposent tout simplement de réfléchir à la nouvelle valeur que l’on doit apporter au client.

    Repenser les processus de collaboration

    Jusqu’ici, les processus de collaboration avec les clients prenaient la forme d’ateliers où l’annonceur apportait sa vision métier, ses objectifs, sa connaissance client et où l’agence exploitait sa maîtrise stratégique, sa connaissance des usages, des supports, des leviers, son savoir-faire et sa créativité.

    Aujourd’hui, se retrouvent en war room des professionnels de la communication, du marketing, des interfaces, du design issus autant du côté annonceur que du côté agence.
    L’exercice, s’il peut s’avérer délicat au départ, l’agence devant changer son approche “expert” en vigueur depuis des années, est néanmoins extrêmement enrichissant et oblige à de nouvelles méthodes.

    Co-création devient le maître-mot et chacun doit occuper un nouvel espace.

    Le client doit accepter de ne plus missionner aveuglement l’agence et de mettre ses ressources internes à disposition du projet. L’agence, quant à elle, doit accepter de voir ses choix et ses partis-pris challengés par le client.
    Il en ressort des stratégies puissantes où les supports sont choisis pour leurs performances plus que pour les attentes qu’ils provoquent chez le client ou l’impatience des agences à les intégrer dans leurs stratégies.

    Il en ressort aussi une relation client / agence nouvelle qui amène à la composition d’une nouvelle entité, une équipe projet où la provenance de chacun n’est plus un élément pertinent à prendre en compte.

    Hybridation des métiers pour plus d’innovation
    Pour répondre à cet état de fait, les agences doivent, profiter de la richesse des compétences présentes dans leurs équipes et chez leurs partenaires pour décloisonner les métiers.

    Le défi imposé par la compétence grandissante des clients, et la richesse des supports disponibles pour décliner les stratégies, nous amènent à avoir une approche transversale.
    Les frontières entre les différents métiers tombent pour que chacun s’implique dans le projet dès le départ et pas uniquement au moment où son expertise va être utilisée.

    Cette réflexion collective qui intègre dès le départ toutes les parties prenantes dans une démarche agile amène à plus de cohérence et d’innovation dans les préconisations.

    Innovation, voici un terme galvaudé ces dernières années. Pourtant, c’est bien d’innovation qu’il s’agit, mais de l’innovation dans son sens large : l’innovation stratégique, l’innovation intellectuelle, l’innovation technique, la créativité dans toutes les actions et toutes les démarches.

    Pour compléter les compétences internes du client, une agence doit être en capacité d’apporter un regard disruptif sur un brief ou un cahier des charges, challenger en permanence ses propres idées, assumer ses choix, quitte à mettre le client face à un projet totalement repensé à co-construire avec lui.

    L’élargissement de la concurrence, la montée en puissance des compétences des clients et la maturité digitale des clients de nos clients nous poussent donc à plus d’innovation et à nous réinventer. Encore…

     

  • Communication de crise : comment bien se préparer ?

    eReputation: chercher les signaux faibles

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    On ne le répète jamais assez : une communication de crise ne se prépare pas une fois que la crise a lieu, mais s’anticipe bien avant. Plus vous serez préparés, moins la crise sera difficile à gérer. Voici quelques conseils et idées à mettre en place dès aujourd’hui pour anticiper vos éventuelles futures crises !

    Chercher les signaux faibles

    Vous n’avez probablement pas le temps de veiller chaque jour aux crises potentielles. Mais vous pouvez tout de même planifier une routine que vous pourrez tenir, pouvant aller d’une fois par semaine à 2 fois par trimestre par exemple.

    Commencez par établir une liste des potentiels déclencheurs de crise. Réfléchissez aux types de messages que vous avez déjà envoyés, susceptibles de causer problème ou polémique. Discutez avec vos commerciaux et vos responsables de la relation client des problèmes qu’ils ont pu identifier également.

    En utilisant un outil de media intelligence, vous pourrez établir des recherches, dans la presse et sur les réseaux sociaux, sur ces sujets sensibles, comme par exemple :

    • Vos dirigeants : les journalistes, parfois même les consommateurs, sont sensibles à ce que les dirigeants d’une entreprise disent (souvenez-vous des crises d’Abercrombie et Barilla). Prêtez donc une grande attention à leurs comptes Twitter, Linkedin, Facebook… ce qu’ils y postent, ainsi qu’à la portée de leurs messages et leur réception par le public.
    • Vos concurrents : surveillez autant les mentions de vos concurrents que celles de vos marques, car leur crise pourrait très vite devenir la vôtre. De même, si un concurrent s’en prend à vous sur la place publique, vous voudrez sans doute être le premier au courant et lui répondre, avant que le message ne soit trop amplifié.
    • Votre marché : parfois, une crise peut vous atteindre indirectement. En suivant comment votre marché est perçu et tous les événements qui peuvent l’impacter (catastrophe naturelle, nouvelle législation…) vous serez prêts à gérer ce problème, en tant qu’expert du marché.
    • Vos événements : lorsque vous avez des événements importants prévus, restez à jour sur ce qui se dit à propos de vos intervenants, de vos sponsors, de vos partenaires, pour éviter qu’un de leur problème ne se répercute sur vous.
    • Vos clients : en cas de critiques, vos consommateurs s’en prendront souvent à vous sur les réseaux sociaux. Suivant la manière dont le reproche est traité, et le relai dont bénéficie le consommateur, cela peut vite devenir hors de contrôle. Soyez-surs d’être avertis assez tôt de ces cas-là.

    Elaborer un planning de gestion de crise

    Vous venez d’identifier un signal faible, qui pourrait devenir un plus gros problème si rien n’est fait! Heureusement, vous savez exactement quoi faire, et n’avez qu’à suivre votre planning.

    Etape 1 : Appréhender la situation 

    Tout d’abord vous devez comprendre pleinement le problème qui se dresse face à vous. Qui sont les acteurs impliqués ? Quelle est la cause ? Sur quelle durée ? Quel est l’impact présent du problème ? N’entreprenez rien tant que vous n’aurez pas une vision globale de la situation, et préparez-vous une fiche où vous listerez toutes les informations essentielles.

    Etape 2 : Répartir les rôles en interne 

    Régler une crise n’est pas le travail d’une seule personne, et les fronts sont multiples. Décidez qui gérera la relation avec les influenceurs impliqués, qui tiendra vos dirigeants, actionnaires et partenaires informés, qui prendra en charge les relations publics, etc. Ainsi, une fois confronté au problème, chacun saura déjà exactement quoi faire et vous gagnerez un temps fou !

    Etape 3 : Identifier les experts de votre entreprise

    Une crise peut nécessiter des informations très techniques. Vous aurez besoin de vous coordonner avec vos équipes IT, comptables, ressources humaines etc. Identifiez toutes les fonctions et personnes pertinentes, et sachez comment les contacter rapidement.

    Avoir autant de contenu pré-écrit que possible

    Sur les réseaux sociaux tout va très vite, attendre que vos dirigeants approuvent vos déclarations peut endommager votre marque. Le temps que vous mettrez à communiquer votre première réponse pourrait devenir un argument de plus en votre défaveur.

    Préparer un message pré-approuvé, qui reconnaît que vous êtes au courant du problème, sans trop en dire, vous permettra de rassurer votre public. Voici un exemple de texte court, facile à compléter, qui peut être utilisé dans de nombreuses situations :

    Un(e)_____________ à ____________impliquant_________ a eu lieu aujourd’hui. Une enquête a d’ores et déjà été ouverte, plus d’informations vous seront communiquées très prochainement.

    Une crise n’est pas une fatalité. En étant bien préparée, elle peut être surmontée, et devenir une source d’enseignements pour le futur !

     

  • Comment mener à bien ses projets de transformation digitale ?

    Transformation digitale : les règles d’or 

    Par Capucine ROCHE, Responsable Marketing et Communication de Letsignit

    La transformation numérique s’accompagne de changements parfois radicaux pour les entreprises. De nombreux spécialistes ont déjà traité le sujet et identifié les règles d’or de cette transformation.

    Pour autant, il existe une nouvelle approche de la communication interne qui semble se généraliser auprès des entreprises : la signature digitale. Dans ce contexte, nous allons démontrer comment la signature contribue à fédérer les collaborateurs et les impliquer dans les projets de transformation de l’entreprise.

    La conduite du changement, règle d’or de la transformation numérique !

    Pour que la transformation digitale soit un succès, il est primordial de mettre l’utilisateur au centre de la démarche de transformation. L’approbation de nouvelles méthodes est loin d’être intuitive, tous les collaborateurs n’étant pas égaux en termes d’aisance face à la technologie. Il est important de s’assurer que tout le monde avance ensemble et, crucial d’animer et de créer une réelle dynamique autour du projet.

    La communication, la formation aux outils, l’assistance utilisateurs vont s’avérer être les leviers incontournables pour cet accompagnement. Toutefois la conduite du changement ne peut se limiter à du « one shot » : une seule communication, une seule formation…

    Quels supports pour communiquer ?

    Les moyens de communication interne en place dans les entreprises sont souvent pauvres ou peu efficaces, car peu visibles (tableau d’affichage, livret d’accueil, journal interne, etc.). Avec plus de soixante mails envoyés chaque jour en interne par un collaborateur, ce canal de communication reste le plus populaire.

    93 % des employés privilégient le canal email pour communiquer en interne.

    La signature mail, un vecteur de communication interne puissant ! Dans le cas de la transformation numérique, il apparaît crucial de capitaliser sur les emails échangés en interne pour communiquer sur la mise en place de nouveaux outils collaboratifs (intranet, RSE, etc.). L’approche avec la signature mail est intéressante, car il est possible de diffuser des signatures en fonction de groupes de collaborateurs ciblés, sur des périodes définies pouvant correspondre précisément à une période de mise en place d’un nouvel outil.

    Un plan de communication interne peut facilement être mis en place pour animer le projet de transformation et s’assurer « d’embarquer » tous les collaborateurs.

    Comment fédérer ses collaborateurs autour de ses projets ?

    – Invitation à un webinar interne : « Tout comprendre sur Skype : notre nouvel outil de réunion en ligne » : inscrivez-vous à la prochaine session !

    – Publication de sondages internes réguliers. « Êtes-vous satisfait de la mise en place de notre nouvel outil de réunions en ligne ? OUI – NON »

    – Diffusion des succès internes.

    Les bénéfices sont clairs : l’information circule efficacement, la visibilité des messages est multipliée grâce à la signature des mails, la mise en œuvre est aisée et centralisée. La signature digitale est donc un nouvel allié pour permettre aux entreprises de mener à bien leur transformation numérique en sensibilisant leurs collaborateurs à leurs projets.

     

  • Shake 16 – Beyond the event …

    Shake 16  » Thank you Economy  » 

    Si les événements dans le monde du numérique se suivent et parfois se ressemblent, Shake Event 16 qui s’est déroulé du 16 au 17 mai à Aix en Provence sort du lot.
    Convivialité, bienveillance et professionnalisme, voici le tryptique gagnant d’un événement pas comme les autres. 
    Morceaux choisis, d’une édition 2016, très réussie.

    Par Annie Lichtner

    Cette année, le thème est « The Thank you Economy » référence à l’ouvrage de Gary Vaynerchuk, visionnaire du marketing. « En clair, il s’agit de placer le client au cœur de la relation et de lui faire ressentir l’empathie qu’il escompte » déclare Hervé Bourdon fondateur de Shake avec Jacques Froissant (Altaïde) (cf article  https://www.mdw.stellart-design.fr/shake-event-2016-the-thank-you-economy-les-enjeux/). Pour atteindre objectif, il s’agit d’adopter une attitude d’écoute, de partage, deux qualités incontournables pour sortir des préoccupations transactionnelles et financières.
    Et la plus belle leçon de partage commence avec Manuel Diaz.

    Choisir d’être un héros …ou un zéro…
    Fondateur d’eMakina (agence de communication digitale spécialisée dans le luxe), visionnaire, charismatique, passionné et passionnant, Manuel Diaz n’a pas fini de nous surprendre.« The thank you economy, suivant la manière dont vous allez l’aborder , vous pouvez devenir un héros ou un zero ! » résume t-il. Ou encore : « Si vous n’avez pas compris que les réseaux sociaux sont la clé pour réussir à comprendre vos clients, vaut mieux changer de métier ! » Provocateur, Manuel Diaz dérange parfois, mais son bons sens et sa lucidité, nous font prendre conscience que pour beaucoup d’entre nous, nous passons à côté de l’essentiel. « Arrêtez de vous focaliser sur les KPIS ou penser que gagner 3% d’ouverture de votre mailing, est important. ARRETEZ ! Car là carrément, vous frôlez la ruine intellectuelle ! » Nécessaire aussi de dépasser les clichés. « Snapchat n’est pas juste le réseau des ados. Les marques qui n’anticipent pas que ces ados seront bientôt des adultes n’ont rien compris. Et courent à l’échec ! » Alors que faire ?. « Il faut se poser les bonnes questions: le pourquoi.  Pourquoi je fais ce métier, pourquoi je vends, pourquoi mon client n’est pas satisfait ? Redonner du sens à ce qu’on entreprend. » Sans oublier l’omnicanalité qui est devenue une préoccupation pour toutes les marques. « Elles ont toutes compris qu’elles pouvaient se faire ‘uberiser’ du jour au lendemain. Uber n’est pas une société de transports de personnes : c’est une société qui a su définir ce que devait être l’expérience de déplacement dans un monde digital ». Pour populariser une offre, la publicité n’est plus du tout la seule solution. « Ce n’est pas la bonne équation que de penser comme ça. Il s’agit désormais de fabriquer des expériences clients, à tous les niveaux » conclut Manuel Diaz.

    Etre fidèle à nos clients et non l’inverse…
    Autre point d’orgue de l’événement, l’intervention d’Olivier Mathiot, PDG de PriceMinister. Une intervention remarquée car le discours soulève de nombreuses questions sur l’existence même des site e-commerce au profit de places de marché. « Lancer son site e-commerce est devenu complexe car le marché du numérique évolue vite. Il faut désormais transformer l’acheteur en client. Aujourd’hui, il y a de plus de sites e-commerce et moins d’acheteurs. Il faut revenir à des règles de base à savoir : que conserver et fidéliser un client et moins onéreux que d’acquérir un nouveau client. Il faut se poser la question : comment être fidèle au client et non fidéliser le client . »

    Etablir un contrat de confiance
    Coup de cœur aussi pour les jeunes entrepreneuses qui sont venues témoigner. C’est le cas de Sophie Krebs, la Belle Assiette, site qui propose de faire venir des chefs à domicile. Son credo : l’humain et la confiance : « Notre challenge ? Rendre le marché clair et l’expérience utilisateur fluide. Nous devons pour cela établir un contrat de confiance avec nos clients. » Sévérine Grégoire, serial entrepreneuses, qui vient de créer Mesdocteurs.com, un site qui permet d’obtenir des consultations en ligne à plus de 160 médecins. « En Europe du Nord, il existe depuis très longtemps ce type de plateformes, nous nous en sommes inspirées. L’humain reste aussi pour nous fondamental. Bien sûr on pourrait automatiser les réponses, car ceux sont souvent les mêmes questions qui reviennent mais nous préférons privilégier les interactions et rassurer ainsi les patients. »

     Après le B2B, le B2C voici le H2H
    Avec plus d’une quarantaine d’ateliers, clin d’œil à celui mené par Martine Lejossec  (En Mode Pause) et Nathalie Wolff (BNP) sur l’utilisation des réseaux sociaux. Ce qu’il faut retenir est ben sûr en phase avec la thématique de Shake 16 « the thank you Economy ». Ne plus se poser la question du B2B ou du B2C c’est l’humain qui importe : le H2H (humain 2 humain). « Dans réseau social il y a le mot social. Il s’agit donc d’établir une relation, ce qui implique d’y passer du temps et de l’engagement » déclare Martine Lejossec. Et surtout méfiez vous des apparences qui sont souvent trompeuses. Sur les réseaux sociaux comme ailleurs, il faut avoir distinguer les « Givers, ceux qui donnent, les takers, ceux qui prennent et les matchers qui font les deux. Si vous voulez avoir place sur les réseaux, soyez givers ! donnez et vous recevrez !!! » Jolie leçon d’humanité à appliquer même en dehors des réseaux sociaux, et à consommer sans modération…

    Difficile aussi de clôturer cet article sans dire merci à tous les autres speakers pour leur générosité de cœur : Pierre Alzingre, François Houste, la super team et tant d’autres… Encore merci et BRAVO !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Comment connaitre à l’avance le bon moment pour communiquer ?

    Instant marketing : connaître à l’avance le bon moment pour communiquer

    Par Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance

    «Qui manque de connaissance est sans cesse à la merci du changement», nous disait le poète Rémy Belleau. Transposé au commerce, cela implique pour les enseignes de parvenir à capter suffisamment d’informations sur leurs clients pour anticiper toute évolution dans leur vie et répondre au mieux à leurs besoins. Et, grâce aux technologies DMP, il est désormais possible de recueillir les bonnes informations pour réussir une communication calée sur ces évènements qui transforment nos vies.

    Certains changements dans l’existence impactent directement nos habitudes de consommation : l’arrivée d’un enfant, un mariage, l’achat d’une maison, un nouveau job ou le début d’une retraite méritée. Autant de moments où nos besoins sont chamboulés et où il est parfois difficile de trouver l’offre commerciale adaptée. Parfois, nous ne soupçonnons même pas son existence. Et, pour les marques, enseignes et prestataires de services, il s’agit là d’une occasion en or à ne pas manquer.

    Reste que cela implique d’avoir non seulement segmenté son offre par « moments de vie » afin d’être en mesure de répondre avec le bon produit au bon instant, mais également de s’être outillé pour se donner les moyens de détecter et d’anticiper le moindre signe de changement. Dans les faits, certains événements sont amenés à déclencher des souscriptions à des produits ou des services exceptionnels comme une demande de crédit, la contraction d’une assurance automobile, etc.

    Les pionnières en la matière sont les banques. « Elles ont rapidement compris qu’une excellente offre proposée à un mauvais moment serait ignorée par leurs clients. Ainsi, leurs catalogues d’offres sont souvent segmentés par moments de vie qui deviennent finalement de véritables critères de sélection. », racontait Khatija Ameerally, consultante en relation client et innovation chez Orange Consulting. Dans le cas de Netflix, il serait pertinent de capter les cinéphiles en passe d’avoir des enfants et donc éligibles à une offre de streaming du fait de leur imminente difficulté à rejoindre les salles obscures. Alors, comment s’y prendre pour obtenir ces informations ?

    Techniques pour une communication élégamment coordonnée

    Pour commencer, et tout particulièrement pour les enseignes de distribution et les banques, il est relativement simple de détecter ces événements de vie en analysant les tickets de caisse ou les tickets de cartes bancaires. L’apparition de nouveaux articles dans un caddie ou l’achat dans de nouveaux magasins sont souvent des signaux suffisant pour révéler des événements majeurs tels l’arrivée d’un enfant ou un déménagement. Reste à maitriser la fiabilité des algorithmes sous-jacents pour garantir la qualité et la précision des résultats et limiter au maximum les faux positifs et leurs effets collatéraux.

    Ensuite, la mise en place d’une Digital Management Platform (DMP) viendra analyser les navigations de ses clients sur le Web et dans les applications mobiles pour capter un certain nombre de signes avant-coureurs liés à ces changements. Dans le cas d’une banque, par exemple, en traquant les pages vues sur son portail, il sera possible de voir quels sont les produits financiers consultés qui ne l’étaient pas avant : crédit consommation, prêt immobilier, assurance, etc. et d’y identifier des tendances comme l’achat d’un véhicule ou d’une maison.

    Toujours grâce à la DMP, se rapprocher de sociétés exerçant dans des domaines d’activité différents, permettra de récupérer des données second party à partir d’un tracker branché sur leurs sites. Imaginons un partenariat de ce genre entre une société de crédit à la consommation et une enseigne alimentaire. Pour le banquier, apprendre qu’il y a achat de couches culottes peut annoncer un changement de voiture et donc déclencher une demande d’emprunt. Il s’agit là pour lui du moment idéal pour promouvoir intelligemment son offre commerciale.

    Et pour se donner les moyens de ne rien manquer, acheter des données third party peut se révéler pertinent. Les data providers auront en effet déjà réalisé un travail de collecte de données intentionnistes qui élargiront votre portefeuille de moments de vie. Par exemple, des bassins d’audience qualifiés « appétant voiture neuve » sont susceptibles de changer leur police d’assurance.

    Pour terminer, les réseaux sociaux sont, bien entendu, une source inépuisable d’annonces des grands évènements de nos vies. En mettant en place une stratégie systématique de socialisation de son site web et de ses applications mobiles, grâce notamment à des solutions comme Gigya ou Graphinium, il est possible d’obtenir les autorisations utilisateur pour accéder à leur profil social et savoir par exemple leur situation familiale et relationnelle. En suivant dans le temps cette dernière information, vous serez les premiers informés de tout changement comme un mariage par exemple.

    Dans un monde digital, il existe donc aujourd’hui des techniques et outils, telles les DMP, permettant de capter intelligemment ces moments de vie si importants et mettre ainsi en place un marketing ciblé et opportun. Il faudra néanmoins être très vigilant à respecter la vie privée des consommateurs et faire attention à ne jamais les surprendre. L’équilibre est subtil et ici réside le  savoir faire des équipes marketing.

     

     

  • Et demain on communiquera comment au bureau?

    Lifesize répertorie les 6 tendances qui rythmeront l’année 2016

    Par Hugues de Bonnaventure, General Manager Lifesize France.

     

    1 La conférence en mode web, audio et vidéo

    Beaucoup d’entreprises utilisent encore des solutions de communication (audio, vidéo) différentes selon l’objet de leurs réunions. Pour les salariés, cela présente de gros désavantages. Il faut sans cesse installer de nouveaux logiciels ou utiliser des numéros différents, qu’il s’agisse d’une conférence audio, vidéo ou une présentation. Combiner ensemble les solutions vidéo, audio et web permet de fournir une solution plus simple à utiliser quel que soit le mode retenu. Ceci permettra aussi une optimisation des coûts pour l’entreprise.

    2 La poursuite du développement du WebRTC

    Le WebRTC a été la tendance phare de l’année 2015 en offrant toujours plus de fonctionnalités. Son développement va aller en s’accentuant en 2016. Les options avec lesquelles les utilisateurs sont déjà familiers sont compatibles avec le WebRTC notamment pour le partage des présentations.

    3 L’interopérabilité des différentes solutions de collaboration

    Il est loin le temps où les utilisateurs d’une solution ne pouvaient appeler que des utilisateurs utilisant la même application. En effet, certains éditeurs proposent déjà de pouvoir appeler des utilisateurs qui travaillent dans d’autres environnements. Au vue de la multiplication des solutions de communication, il va falloir penser une façon d’interconnecter simplement les solutions entre elles. Le partage des contacts et l’accès à des fonctionnalités communes va se développer en 2016.

    4 L’adoption de la visioconférence en entreprise pour une meilleure réduction des coûts

    Beaucoup d’études démontrent que la visioconférence permet aux entreprises de réaliser de sérieux bénéfices : salariés plus productifs, gain de temps ou encore des économies conséquentes en matière de frais de déplacements par exemple. D’ailleurs 65% des Responsables Financiers au sein des entreprises envisagent d’investir dans des solutions de visioconférence pour réduire les coûts liés aux déplacements dans leurs entreprises. Vers une entreprise plus mobile ? C’est ce que prédisent plusieurs experts, d’après Research and Markets, en annonçant que d’ici à 2019, la visioconférence aura progressé de 39%, démocratisant ainsi la vidéo dans l’entreprise et en dehors de ses frontières.

    5 Le Cloud va continuer de se répandre

    Les communications ont fortement évolué ces dernières années avec l’avènement du BYOD. Le développement permanent de terminaux mobiles va accélérer les échanges sur un Cloud qui par nature évolue très rapidement pour intégrer ces nouveaux produits. Bien que l’adoption en France se veuille plus timide que les autres pays européens, 36% des entreprise d’au moins 250 salariés et 40% des entreprises de 500 personnes et plus utilisent le Cloud[1]. La force du Cloud réside dans son réseau extensible permettant aux utilisateurs de se connecter de n’importe où, tout en garantissant la sécurité des communications.

    6 La sécurité face à un monde de plus en plus connecté

    L’arrivée de terminaux connectés de plus en plus nombreux peut être considérée comme un facteur de risque d’intrusion supplémentaire. ace à ces inquiétudes et pour éviter un ralentissement de l’adoption dans le Cloud notamment, les éditeurs de solutions promettent sans cesse le renforcement de leur système (authentification, cryptage, filtrage des Spams, tunnelisation, redondance physique et spatiale…).

     

  • Quelles sont les grandes orientations en communication pour l’année à venir ?

    TENDANCES CREATIVES 2016

    Kantar Media fait le bilan des prises de paroles publicitaires en 2015 et dévoile les grandes orientations en communication pour l’année à venir.

    2015 : LES ATTENTES CONSOMMATEURS AU COEUR DES DISCOURS DES MARQUES

    Face à des consommateurs de plus en plus exigeants, de mieux en mieuxoutillés pour se renseigner et comparer, et qui ne se gênent pas pour se manifester publiquement lorsqu’ils sont mécontents, les marques se doivent d’être plus que jamais attentives à leurs attentes pour les satisfaire pleinement. A cela s’ajoute un marché de plus en plus concurrentiel, quel que soit le secteur, qui les oblige à se plier à ces exigences consommateurs pour créer de la préférence.

    En 2015 les marques plus que jamais montrent qu’elles sont attentives aux grandes attentes consommateurs et se mobilisent pour y répondre.

    4 grandes tendances de communication se dégagent, venant chacune répondre à 4 grandes attentes / interpellations des consommateurs :

     « Be Honest! » – Une attente de plus de vrai

    Les consommateurs désormais sur-informés ne supportent plus d’être trompéspar des marques qui manquent de transparence et attendent d’elles plus de sincérité et d’honnêteté. En 2015 l’heure est au « parler vrai » en publicité, pour des marques qui affirment qu’elles n’ont rien à cacher. Cela se traduit dans les discours, les représentations et les initiatives par des marques qui n’ont pas peur de tout montrer (ouverture des coulisses) mais aussi par un rejet de la complexité pour un retour à des produits plus simples et nature. Enfin, pour répondre à des consommateurs en quête d’essentialité, la tendance est à la « reconnexion physique », pour recréer du lien entre les gens : un phénomène à contre-courant de l’hyperconnexion et l’hyper réactivité attachées aux nouvelles technologies.

     « Show me all you can do! » – Une attente du meilleur

    La concurrence de plus en plus vive, à laquelle s’ajoute une exigence consommateur de plus en plus forte, génèrent du côté des marques une surenchère pour être et offrir le meilleur (et même mieux !). Les hyperboles se multiplient, et les promesses d’une consommation libérée de toutes contraintes et d’un produit sur-mesure qui correspond aux envies, voire à la personnalité de chacun, se développent. La surenchère pour « du toujours plus » se perçoit également dans les expériences proposées qui deviennent exceptionnelles, pour provoquer des émotions toujours plus fortes.

    « Do you even care? » – Une attente de plus d’implication responsable

    La dimension de « valeurs » éthiques devient pour un nombre croissant de français un critère de choix dans leurs consommations. Certaines marques l’ont bien compris et, soutenues par un contexte porteur – COP 21 en fin d’année – montrent qu’elles s’engagent et s’impliquent concrètement pour des questions environnementales. Pour éviter toute accusation de greenwashing, nombreuses sont celles qui viennent prouver leurs engagements au travers d’actions concrètes et de résultats chiffrés. A cette implication « prouvée » s’ajoutent cette année de véritables appels à de grandes mobilisations citoyennes pour réfléchir ensemble et faire évoluer les choses. Les marques se donnent pour mission de fédérer et d’utiliser leur portée pour la planète. Une fois la COP 21 terminée, il sera intéressant de voir si ces initiatives se poursuivent.

    « Talk to me! » – Une attente de plus de proximité

    Les marques montrent cette année plus que jamais leur présence aux côtés des consommateurs pour les aider, les écouter, les accompagner, les conseiller voireles soutenir émotionnellement. En plus de cette présence renforcée, on note en 2015 une prise en considération plus forte des consommateurs (de tous les consommateurs !) qui se traduit par une plus grande diversité dans les représentations : les « standards » sont écartés pour montrer des « gens normaux ». Personne n’est laissé de côté. Enfin, on décèle une forme de nivelage dans les rapports : une nouvelle relation horizontale s’instaure entre marques et consommateurs qui les place sur le même plan : sur les réseaux sociaux, certaines marques s’adressent au consommateur sur un ton connivent.

    Les grandes tendances de communication qui se dégagent en 2015 montrent à quel point les marques sont plus que jamais attentives aux attentes des consommateurs. Elles sont dans une posture réactive afin de répondre à ces interpellations et les satisfaire pleinement.