Étiquette : cloud

  • Comment trouver le juste équilibre entre une infrastructure dédiée et cloud ?

     Le dilemme de la distribution numérique

     

    Par Bryan Hill, directeur Marketing et Business Development – Médias Numériques, Interxion et Fabrice Coquio, président d’Interxion France

    L’essor des services Over-The-Top (OTT) pour les vidéos, le visionnage multi-écrans et la télévision sur tous les supports a amorcé un tournant dans la production et la distribution télévisuelle et vidéo. Pour capitaliser sur les nouvelles opportunités qu’offre ce marché, les propriétaires de contenus, producteurs, diffuseurs ainsi que les fournisseurs de services avec qui ils collaborent, recherchent de nouveaux moyens de créer, stocker, gérer et distribuer les contenus télévisuels et vidéo numériques. Ils commencent notamment à adopter des modèles de charges de travail passant intégralement par l’IP et des services basés sur le cloud et via des logiciels, et ce afin de rester pertinents et compétitifs.

    Il n’est toutefois pas évident de déterminer à quelle vitesse et dans quelle mesure il convient de migrer vers le cloud, et les sociétés de médias ont de nombreux éléments à prendre en considération avant de sauter le pas.

    Un modèle dédié

    La croissance du taux d’adoption du cloud soulève de nouvelles préoccupations pour les entreprises du secteur, à commencer par la question de la sécurité. À ce titre, de nombreux acteurs des médias, tels que les opérateurs multi-systèmes, continuent d’utiliser un modèle informatique dédié. Une étude que nous avons menée en 2014 avec IDG Connect a révélé que la sécurité des informations était le principal facteur incitant les décideurs informatiques européens à conserver leurs charges de travail dans leurs propres data centers (53 %), juste devant la protection des données et les règles de gouvernance (41 %).

    Un modèle dédié présente des avantages pour certaines entreprises : plus la société de médias est grande, plus il est probable qu’elle puisse capitaliser sur l’infrastructure et les ressources informatiques existantes et ainsi maximiser ses retours sur investissement. Une taille importante permet en outre d’acquérir le matériel de base à moindre coût.

    Le cloud entre en scène

    Ceci étant dit, le passage à un modèle basé sur le cloud offre des avantages en matière d’évolutivité, de flexibilité et de réduction des coûts qu’il est difficile d’obtenir dans un environnement dédié. À titre d’exemple, la plate-forme privée sécurisée de production de vidéos sur le cloud d’Aframe permet à Fox Sports de rationaliser son flux de production de bout en bout ainsi que la collecte d’informations sur le sport et l’actualité, plaçant la chaîne en première ligne pour diffuser les actualités sportives les plus récentes et des contenus inédits.

    Il est indispensable de recourir à un modèle basé sur le cloud lorsque l’on doit répondre à une demande variable. L’incident qui s’est produit chez SlingTV en témoigne. Le diffuseur ne s’est pas montré à la hauteur lors de la compétition de basketball NCAA en fournissant un service de streaming marqué par des interruptions fréquentes et des erreurs, ou parfois même tout simplement inaccessible. Cela souligne la nécessité d’adopter une solution IaaS ou SaaS. Ces solutions évolutives permettent en effet de faire face à une demande exponentielle et sporadique à moindre coût.

    L’informatique hybride ou la clé d’un système harmonisé

    Comme expliqué précédemment, les avantages offerts par un environnement dédié en matière de sécurité et la flexibilité du cloud incitent les sociétés de médias à opter pour un modèle informatique hybride qui allie les deux approches. En 2014, NBC a adopté les services de diffusion en continu de Microsoft Azure et iStreamPlanet pour couvrir les Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi. Ce déploiement annonce une tendance croissante du secteur : d’ici trois à cinq ans, la majorité des fournisseurs de services média utilisera le cloud pour une partie de ses opérations et aura recours à la fois à un hébergement sur site et sur cloud public et privé.

    Cependant, la mise en place d’un modèle informatique hybride ne se fera pas du jour au lendemain. À l’instar des considérations émises par les sociétés de médias vis-à-vis d’un environnement dédié ou d’un cloud « pure-play », trouver le bon équilibre requiert de porter une attention particulière à la rentabilité de l’infrastructure et à la sécurité des contenus, ainsi qu’à l’interopérabilité des infrastructures, plates-formes et services concernés. Après tout, ne doit-on pas s’attendre à ce qu’une infrastructure dédiée composée d’un cloud privé et public, d’offres IaaS, PaaS et SaaS engendre une certaine complexité ?

    L’une des clés du succès de l’informatique hybride, entre autres, repose dans sa capacité à assurer une connectivité fiable et rapide entre les fournisseurs de cloud, idéalement au sein d’un data center externe reconnu pour sa connectivité. Le secteur s’oriente dans le même temps vers la mise en place d’interfaces de programme d’application (APIs) plus standardisées qui offriront une meilleure intégration des applications développées par différents fournisseurs à travers de multiples environnements cloud.

  • FORRESTER – Le Cloud Public une priorité pour les entreprises en 2016

    Cloud public en Europe : priorité majeure pour les entreprises en 2016

    Etude FORRESTER

    En Europe, l’adoption du cloud public a enregistré une hausse conséquente entre 2014 et 2015 : alors que 14% des entreprises avaient adopté le cloud public en 2014, c’est désormais le cas pour 26% d’entre elles en 2015, révèle une étude Forrester portant sur près de 400 entreprises du secteur IT au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. Par ailleurs, 62% des entreprises interrogées ont indiqué que l’utilisation de plateformes de cloud public constituait une priorité majeure voire critique sur les 12 prochains mois.

    Parmi les principaux résultats de l’étude :

    • La France est en tête des pays européens en matière d’adoption de cloud public.Avec 29% de décideurs business et IT ayant adopté le cloud public, la France est le fer de lance de cette tendance en Europe. Avec 24%, le Royaume-Uni et l’Allemagne restent en dessous de la moyenne européenne.
    • Les priorités majeures en matière de cloud public sont l’évolutivité et les coûts. Les réductions de coût (80%) et l’évolutivité à la demande (80%) sont les deux priorités majeures citées par les utilisateurs de cloud public en Europe. L’amélioration de la performance pour les utilisateurs internes ou externes à travers le monde figure parmi les principales attentes pour 76% des personnes interrogées et constitue l’un des avantages du cloud public, favorisant son adoption.
    • Les Européens se soucient de la confidentialité des données. Les principales préoccupations des utilisateurs de cloud public, tout comme de ceux qui envisagent de l’utiliser, concernent la sécurité (protection des applications et des données : 33%) et la confidentialité (fuites ou vol de données : 22%). Alors qu’au Royaume-Uni, de nombreuses personnes interrogées s’inquiètent de l’insuffisance des niveaux de services du cloud public, les Français constatent que la dépendance vis-à-vis du prestataire rend le changement difficile. Les Allemands, quant à eux, s’inquiètent de l’immaturité des outils de gestion.
    • Les Européens ne font que peu confiance aux prestataires américains. Le Patriot Actet PRISM inquiètent depuis longtemps les pays non-américains. Leur méfiance va au-delà des data centers localisés aux US et s’étend à toute société américaine ne disposant pas d’intermédiaire tiers. En 2015, 41% des Européens interrogés ayant explicitement arrêté ou réduit leurs achats auprès de sociétés basées aux USA ont déclaré avoir pris cette décision parce qu’ils craignaient d’être espionnés par la communauté du renseignement
  • Ce qu’il faut retenir de l’événement annuel NEXT de GOOGLE

    2 mn pour comprendre les annonces Google

    A l’occasion de son événement annuel NEXT (accessible en ligne ici) qui se tient actuellement à San Francisco, Google Cloud Platform annoncera au cours des prochaines 2 heures plusieurs nouveautés majeures dans les domaines du machine learning et du Big Data.

     

    Voici une sélection des annonces principales :

      • Lancement de la nouvelle famille de produits Cloud Machine Learning qui comporte : Cloud ML Platform, Speech API, Vision API & Translate API

    • Fonctionnalités d’entreprise : Connexion Audit, roles IAM (Identity & Access Management), disponibilité généralisée de clé de cryptage pour Compute Engine et la version beta de Cloud Storage

    • Version beta de Google Stackdriver: monitoring unifié, connexion et service de diagnostic pour rendre les opérations plus simples— que l’entreprise soit sur le cloud de Google ou un autre

    • Data & analytics : nouvelles fonctionnalités BiqQuery qui rendent l’analyse plus rapide, moins cher et plus user-friendly avec un stockage sur le long terme

    • Réseau Cloud : Subnetworks (Cloud virtuel privé), Cloud Router et Cloud CDN

    Cet événement est également l’occasion pour Google Cloud Platform de faire part des nouveaux clients parmi lesquels : Disney Consumer Products & Interactive Media et Coca-Cola.

    Petit récapitulatif des annonces effectuées récemment :

    1. Lundi : Cloud Regions expansion — Oregon (vidéo 360 du Datacenter) et Tokyo cette année, et plus de 10 autres à venir.

    2. Mardi : Investissement dans l’écosystème avec Cloud Launcher Updates

    3. Jeudi dernier : Kubernetes 1.2

    Vous trouverez les différents blogposts (en anglais) ici :

  • Vous ne contrôlez plus vos données sur le cloud …

    La migration des données sensibles vers le Cloud : les points essentiels

    Christophe Auberger, Directeur Technique France, Fortinet

    Vous ne contrôlez plus totalement vos données à la seconde où ces dernières migrent vers le Cloud. Votre défi est d’évaluer si les économies et les convivialités associées à un stockage dans le Cloud compensent le risque supplémentaire qu’induit un stockage de vos données critiques et éléments de propriété intellectuelle hors de votre périmètre immédiat de contrôle.

    En classifiant vos données et en définissant les règles régissant les profils susceptibles d’accéder à vos données, de les modifier ou les supprimer, vous aurez une bonne idée du périmètre de vos données (valeur, pertinence et volume notamment).Vous devez ensuite décider du lieu de leur stockage. Avec l’avènement du Cloud, vous devez évaluer avec précision le risque de les héberger hors site. Le stockage dans le Cloud n’est pas un trou noir mystérieux qui se contente de mettre vos données « en ligne ». Vous devez, en effet, vous assurer de la parfaite sécurité de ces données.

    Accord de niveau de service : lire toutes les clauses !

    Chaque centre de données et fournisseur de stockage digne de ce nom devrait être capable de fournir un accord de niveau de service à toute épreuve et détaillé, indiquant notamment comment il gère vos données. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut aller voir ailleurs. N’hésitez pas à poser les questions qui fâchent : où sont situés les serveurs ? A quelle fréquence vos données sont sauvegardées ? Le stockage est-il sous-traité à un tiers ? Quelles sont les modalités du plan de reprise après sinistre ? Existe-t-il des onduleurs ? Renseignez-vous également sur les mesures de sécurité physique (murs de protections, verrous, etc.) et vérifiez les procédures de vérification des antécédents des collaborateurs. Les questions sont donc nombreuses, et si les réponses ne sont pas satisfaisantes, mieux vaut également aller voir ailleurs.

    Bien sûr, plus votre fournisseur de services se montre professionnel, plus la facture est salée. D’où l’intérêt de procéder à une classification des données. Les données les plus sensibles seront hébergées au sein d’un centre de données hyper-sécurisé tandis que les autres se contenteront d’un stockage standard. Vos données ne sont pas toute de valeur égale, ce qui vous permet donc de les répartir en différents endroits.

    Protéger les tuyaux

    Un autre risque potentiel dans le stockage de données hors site se trouve au niveau du lien Internet entre votre centre de données et vous, susceptible d’être piraté. Le chiffrement des données devient ainsi pertinent, tout comme l’authentification à deux facteurs en complément de votre passerelle de sécurité. Vous devrez certes investir davantage pour disposer de telles fonctions, mais vos données constituent un élément vital pour votre organisation non ? Votre entreprise pourrait en pâtir en cas de perte ou de fuites de telles données.

    Stockage dans le Cloud : vous n’avez plus le choix

    Le Cloud est devenu incontournable. La quasi-totalité des organisations disposent déjà de services applicatifs associés au Cloud et hébergeant des données hors-site. Salesforce, Xero et Microsoft 365 font parti de ces services en ligne qui gèrent les données pour vous. Mais c’est précisément ce que faisait également le site de rencontres Ashley Madison (bien qu’il ne s’agisse pas de données métiers dans ce cas…). L’année dernière, EMC a commandité une étude qui estimait le coût de la perte de données sur 12 mois et des indisponibilités associées à 55 milliards de dollars pour les entreprises australiennes. Les pertes de données à l’échelle mondiale ont progressé de 400%. La situation est plus que critique et toute initiative de maîtrise des risques est bienvenue.

    Classifiez vos données, protégez-les sur site et assurez vous de la bonne réputation de votre hébergeur Cloud et de la présence d’outils de sécurité pertinentes et de ressources adaptées. Toute autre option et vous risquez un désastre. Vous lui faites confiance pour votre vie en ligne, assurez-vous donc qu’il prenne cette responsabilité au sérieux.

  • Pourquoi l’analytique en mode Cloud devient la nouvelle norme ?

    L’analytique un marché en forte expansion

    Selon une étude réalisée par IDG pour le compte d’Informatica, l’adoption de l’analytique en mode Cloud a atteint un point de basculement : 68 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles rechercheraient, analyseraient ou envisageraient activement de déployer des solutions d’analyse en mode Cloud au cours des 12 prochains mois. En outre, 74 % ont déclaré qu’elles envisageaient d’adopter une solution d’analyse hybride ou en mode Cloud uniquement au cours des trois prochaines années.

    Cette étude du marché de l’analytique Cloud a été réalisée par IDG en septembre 2015 auprès de 203 décideurs IT et métiers européens (France, Royaume-Uni et Allemagne).

    Définie comme la mise en œuvre d’au moins une des trois composantes principales de l’analytique métier (intégration de données, data warehousing et Business Intelligence) dans le Cloud, l’analytique en mode Cloud est apparue comme la solution permettant de mieux tirer parti de l’augmentation des sources de données internes et externes pour enrichir les informations et améliorer les décisions des employés dans chaque ligne métier ; 15 % des personnes interrogées ont déjà déployé une ou plusieurs solutions d’analyse en mode Cloud.

    Principaux constats

    L’étude d’IDG indique que le marché des solutions d’analyse en mode Cloud est en pleine expansion ; les entreprises qui ont commencé à en déployer en dégagent déjà une valeur significative.

    • L’adoption de l’analytique en mode Cloud est principalement stimulée par le fait que les entreprises ont de plus en plus besoin de renforcer leurs capacités d’analyse :elles souhaitent notamment améliorer la qualité et la cohérence des données entre les systèmes (81 %), l’analyse visuelle des données (70 %), ainsi que l’agrégation et l’analyse des données en temps réel (71 %).
    • Cette adoption est également stimulée par le besoin d’accéder à un nombre croissant de sources de données, dans le Cloud et sur site :les personnes interrogées ont cité le besoin d’analyser les données des applications sur site (55 %), les entrepôts de données sur site (55 %), les entrepôts de données en mode Cloud (49 %) et les applications SaaS (44 %). La prise en charge des sources Big Data est un autre besoin spécifique (67 %).
    • L’analytique en mode Cloud se développe rapidement :les entreprises interrogées qui ont des projets d’analyse en mode Cloud ont en moyenne 17 projets d’analyse en cours ou planifiés au cours des 12 prochains mois. Parmi ces projets, 46 % nécessiteront l’utilisation de solutions d’analyse en mode Cloud.
    • Les solutions d’analyse en mode Cloud présentent plus d’avantages que les solutions d’analyse sur site : les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud citent le coût d’acquisition plus avantageux (60 %) que celui des solutions sur site, une plus grande agilité et la réduction des délais de commercialisation (61 %), l’évolutivité plus rapide et plus rentable des grands jeux de données (60 %), ainsi que les fonctions de libre-service pour les personnes qui n’ont pas un profil technique (51 %).
    • Les cas d’utilisation sont plus nombreux :les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud les utilisent à diverses fins, y compris pour intégrer l’analyse dans les systèmes CRM et SCM ainsi que d’autres applications opérationnelles (43 %), rentabiliser plus rapidement les projets d’analyse (39 %), analyser les sources de données en mode Cloud, telles que le SaaS, les réseaux sociaux et l’IoT (37 %), ainsi que le data warehousing hybride (32%).
    • Cinq principaux critères d’évaluation des solutions :les personnes interrogées ont identifié plusieurs critères d’évaluation clés pour l’achat d’une solution d’analyse en mode Cloud. Les cinq premiers sont la robustesse de la plate-forme de protection des données (81 % citent ce critère comme étant essentiel ou très important), la facilité d’utilisation (78 %), la facilité d’administration (77 %), la capacité à intégrer les données sur site et dans le Cloud (78 %), et la capacité à rapprocher et nettoyer les données (74 %). Ces critères sont suivis de près par la disponibilité des ressources de mise en œuvre et la rapidité de mise en œuvre.
    • « Aujourd’hui, avec la plupart des solutions d’analyse d’entreprise, le développement itératif, l’expérimentation et les déploiements incrémentiels sont devenus la norme. Cette agilité et l’adaptabilité des solutions sont les principaux avantages des services d’analyse en mode Cloud qui permettent aux clients de tester les solutions, de les acheter, de les dimensionner et de répondre rapidement à de nouveaux besoins imprévus ».Dan Vesset, Vice-Président en charge des programmes, Business Analytics and Information Management, IDC
    • « L’étude d’IDG montre que l’analytique en mode Cloud devient rapidement la nouvelle norme en ce qui concerne les solutions d’analyse d’entreprise, car ce modèle répond aux besoins des utilisateurs en matière de fonctionnalités améliorées, d’accès flexible aux données, de simplicité, de réduction des coûts IT et d’agilité. En outre, l’étude indique clairement que les entreprises qui adoptent ces solutions pour bénéficier de ces avantages ne compromettront pas la sécurité des données. Elle révèle également que les entreprises souhaitent tirer parti de la flexibilité et de la facilité d’utilisation de leurs solutions d’analyse en mode Cloud pour faciliter la tâche des utilisateurs sans cesse plus nombreux qui ont besoin de solutions d’analyse, mais qui n’ont pas les compétences requises par les solutions sur site existantes ». Ajay Gandhi, Vice-Président du marketing produit, Informatica Cloud

    Pour en savoir plus sur l’étude d’IDG et ses conclusions, cliquez sur :

  • 3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Infosys livre les tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Selon Nigel Watling, Architecte Technique & Delivery Lead in France for Cloud and Digital chez Infosys en France

    La transformation numérique reste au centre des préoccupations des entreprises pour 2016. La sécurité, et notamment du Cloud seront toujours des sujets de débats cette année puisque 65% des entreprises (selon une récente étude de NetWrix) émettent encore des réserves quant au passage d’un informatique classique vers des environnements dans le Cloud.

    Sécurité : Les périmètres d’entreprises s’étendent ayant pour conséquences de fragiliser les systèmes de sécurité qui pourraient devenir plus vulnérables

     Face à l’industrialisation des “cyber-menaces”, quel modèle de sécurité adopter ? Cyber extorsion, panne de réseau, piratage de données, corruption de sites internet, contamination de bases de données… Aujourd’hui, les entreprises sont de plus en plus sensibles aux menaces planant sur elles. Les spécialistes de la sécurité s’accordent également tous pour dire que les attaques sont plus fréquentes et destructrices et plus organisées qu’auparavant…

    Les entreprises mondiales poussent leur business grâce à des initiatives telles que le cloud, le social etc. Des informations qui, auparavant, étaient cantonnées à une circulation intramuros au sein des entreprises seront désormais disséminées dans le cloud et ce notamment via différents services comme : les applications locales, les offres de cloud public, les médias sociaux et mobiles. La principale conséquence sera la possible divulgation de données des consommateurs, des entreprises voire de gouvernements.

    L’intérêt de la sécurité dans le Cloud et sa simplification pour les entreprises seront des éléments clés pour cette nouvelle année.

     En 2016, nous allons voir évoluer les systèmes de sécurité dans le Cloud vers des solutions simplifiées, des contrôles et des solutions virtualisées qui ont intégré les processus de sécurité pour aider à la cartographie des systèmes informatiques actuels. Les systèmes d’anciennes générations deviendront rapidement obsolètes et engendreront des failles critiques difficiles à colmater. La tendance ira, pour 2016, vers plus de flexibilité et de d’évolutivité.

    Faire du Cloud Hybrid une réalité…

     Pour ne pas avoir un écosystème de Cloud Hybrid qui ne ferait que complexifier et fragmenter l’IT des entreprises, il faut réussir l’agrégation de personnes, de processus et de technologies en s’appuyant sur une architecture et une gouvernance prédéfinie. Les entreprises devront faire un effort soutenu sur l’intégration, la normalisation de la politique IT, des opérations, de différents prestataires-fournisseurs, et de l’autonomisation de l’utilisateur final à pouvoir mettre en œuvre une stratégie hybride réussie.

     

  • Quand l’analytique envahit les Clouds sectoriels

    3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Par Emmanuel Serrurier, Directeur Général Informatica France

     

    1.  L’analytique envahit les Clouds sectoriels

    Nous assistons à une augmentation considérable des nouveaux types de données avec l’intégration des périphériques connectés qui s’est intensifiée cours de l’année écoulée. Les entreprises cherchent donc à savoir comment tirer le meilleur parti des informations qui en découlent. En 2016, plutôt que de construire une nouvelle infrastructure d’analyse des données, elles adopteront de plus en plus des « Clouds sectoriels » pour l’analyse. Ce sont des infrastructures d’analyse spécifiques hébergées dans le Cloud qui peuvent être utilisées par les entreprises pour résoudre certains problèmes communs à leur secteur. Cette tendance s’avère particulièrement utile pour les secteurs, riches en données, qui utilisent les périphériques connectés, tels que les télécommunications, les « utilities », le transport, la logistique et la distribution.

    Par exemple, en matière d’analyse des données, les entreprises du secteur des « utilities » ont des besoins similaires. Qu’elles distribuent de l’électricité, du gaz, ou encore de l’eau ces entreprises doivent contrôler et traiter d’énormes volumes de données. Un Cloud sectoriel pour l’analyse leur permet d’y parvenir à moindre coût et le plus efficacement possible. Aujourd’hui, dans le secteur du transport et de la logistique, la plupart des véhicules sont équipés d’au moins un capteur de surveillance qui produit des données. Si chaque moteur appartenant à une entreprise est doté d’un capteur supplémentaire, des dizaines de milliers de données supplémentaires doivent être traitées, ce que les entreprises ne sont pas encore en mesure de faire. Cependant, la disponibilité d’un Cloud sectoriel rend l’analytique accessible à toute entreprise qui souhaite tirer parti de la valeur ajoutée apportée par les données connectées.

    1. Données pour le plus grand nombre

    En 2016, l’analyse des données va vraiment se démocratiser pour les entreprises. Jusqu’à maintenant, seules « quelques entreprises privilégiées » disposaient des ressources et des compétences requises pour exploiter pleinement les données. Désormais, grâce aux innovations technologiques, toutes les entreprises peuvent accéder aux données dont elles ont besoin.

    Le secteur de la distribution illustre bien ce concept de démocratisation. Par exemple, les employés des magasins peuvent désormais accéder à des données pertinentes qui facilitent leur travail, cela reste essentiel pour les employés de première ligne, qui sont en contact direct avec les clients en magasin. La représentation physique de cette évolution est caractérisée par un plus grand nombre de clients dans les magasins avec des appareils mobiles tels que des iPads, qui utilisent des applications pouvant leur fournir directement des informations. Le processus d’analyse ainsi démocratisé permet désormais à un employé qui ne connaissait pas le client se trouvant devant lui d’établir immédiatement une bonne relation avec lui et d’améliorer son expérience.

    Cette disponibilité des données en temps réel pour le plus grand nombre signifie également que les entreprises peuvent désormais prévoir très finement les tendances futures. Ce niveau de connaissance en temps réel sera un véritable avantage des données pour le plus grand nombre.

    1. « L’expérience de la relation » devient primordiale

    L’année 2016 marquera une évolution des habitudes d’achat des consommateurs. Avec des produits et des services de plus en plus homogènes, les consommateurs feront des choix reposant plus que jamais sur la confiance et l’expérience client. Bien sûr, la sécurité des données est un facteur de différenciation important pour fidéliser les clients et nouer des relations basées sur la confiance, mais, bientôt, un vol de données ne sera plus nécessaire pour écorner la fidélité des consommateurs cyniques d’aujourd’hui : leur nom mal orthographié ou une adresse de livraison incorrecte suffira pour perdre leur confiance.

    Selon une étude réalisée récemment au Royaume-Uni par YouGov, le principal facteur qui motiverait la perte de confiance des consommateurs vis-à-vis d’une marque n’est pas le vol de données en tant que tel, mais un manque de communication suite à au vol. Cette étude révèle également que les entreprises sont aujourd’hui obligées de gagner la confiance des clients. La transparence sur l’utilisation des informations personnelles (50%), l’application d’une politique de confidentialité (43%) et la résolution rapide des problèmes (38%) sont les trois principales mesures que les entreprises peuvent prendre pour gagner leur confiance.

    En 2016, les marques qui exploiteront les données pour obtenir une vue à 360 degrés du client et personnaliser au maximum la relation client se démarqueront rapidement de la concurrence. Des stratégies de tarification précises ont déjà été mises en place dans la plupart des secteurs d’activité, mais, l’année prochaine, les entreprises se concentreront davantage sur la « valeur ajoutée » pour que ces stratégies soient plus personnalisées et favorables pour les clients.

    Prenons le secteur du tourisme, par exemple. Aujourd’hui, la technologie permet aux compagnies aériennes qui utilisent intelligemment les données de renforcer les relations avec les clients afin d’améliorer leurs voyages, notamment en personnalisant l’enregistrement à l’aéroport, ainsi que les divertissements et le service de restauration proposés à bord de l’avion. Les données peuvent également favoriser un certain nombre de choix une fois que le client s’est éloigné du site Web. Par exemple, si les données indiquent que vous êtes un conducteur, la compagnie aérienne peut vous proposer un service de voiture pour le même prix qu’une place de stationnement. Si les données font ressortir vos marques préférées, elle peut vous proposer des offres au sein de l’aérogare. Si elle est connectée à vos réseaux sociaux, elle peut savoir si vous voyagez avec vos amis et vous proposer des offres de groupe.

    Pour conclure, côté marchés et clients, selon les prestataires, le Big Data et donc l’évolution des données devraient s’étendre vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouveaux métiers, touchant également le grand public via les personal devices (tablettes, portables…). C’est dans ce contexte également que de nouveaux modèles de commercialisation devraient émerger, posant notamment la question de la monétisation des données.

  • Impact de la transformation numérique sur l’expérience client

    L’IT n’est plus une affaire de spécialistes, mais concerne toute la société.

    Par Jamal Labed, co-fondateur d’Easyvista

    Le XXIème siècle marque le début de la « consumérisation » de l’IT, où des produits conçus pour le grand public et tirant parti du Cloud investissent les environnements professionnels. Au sein des entreprises, les collaborateurs voient, de plus en plus, dans les solutions grand public des moyens plus efficaces d’améliorer leur productivité comparés aux outils fournis par leur département informatique. Les entreprises, quant à elles, ont pris conscience que l’informatique classique, plus orientée « back-office » que client, ne répondait plus aux manières de consommer la technologie aujourd’hui. Les interfaces, étant complexes et obsolètes, nécessitaient en effet une documentation et des formations pour les maîtriser alors que DropBox ou Gmail étaient à la portée du premier venu.

    Les utilisateurs exigent désormais d’accéder au système d’information depuis tout lieu, à tout moment et à partir de tout équipement (mobilité). Ils souhaitent échanger facilement des informations avec leurs collègues, mais également clients, partenaires, fournisseurs, revendeurs, etc. Dans un contexte général d’accroissement de la concurrence, de poids accru des réglementations, de stagnation des budgets voire de gel des embauches, les départements informatiques se retrouvent submergés par les demandes et peinent à y répondre rapidement.

    Supprimer les silos d’information

    A l’origine, l’informatique d’entreprise a généralement été construite en silos : marketing, comptabilité, RH, etc. Tous les départements étaient équipés d’outils leur permettant de mener à bien à leurs tâches quotidiennes. Cette approche rendait très complexe la gestion de processus transverses (par exemple, la procédure d’accueil d’un nouveau salarié). D’où l’intérêt des solutions d’intégration (EAI ou ESB), dès lors qu’une consolidation est nécessaire (business intelligence, analytique et Big Data, e-commerce…).

    Si le Cloud, une des composantes majeures du SMAC (Social, Mobilité, Analytique et Cloud, les quatre technologies sur lesquelles repose la transformation numérique des entreprises), offre une réponse efficace aux problématiques des utilisateurs métiers, il contribue à nouveau aujourd’hui à créer des silos. Ses bénéfices – simplification, libération des ressources et réduction des coûts – risquent d’être annulés par l’émergence d’une informatique fantôme (« shadow IT »), hors du contrôle de la DSI.

    D’autant qu’au-delà des contraintes liées à la transformation numérique de leurs activités, les entreprises sont confrontées aux contraintes spécifiques liées à leur activité : sécurité des données et des applications, interopérabilité, conformité et limites budgétaires.

    Libérer la créativité des utilisateurs, en toute sécurité

    Pour répondre à ces problématiques, une des solutions consiste à mettre en place un « app-store d’entreprise », point unique de fourniture d’applications ou de services informatiques, contrôlé par le département informatique. Inspiré des désormais célèbres app-stores d’Apple ou Android, ce nouveau mode de livraison d’applications offre à l’utilisateur métier un environnement familier, facile à appréhender et à utiliser, qui lui permet de s’équiper d’applications agréées. Les utilisateurs accèdent à des outils conviviaux, conçus avec le souci d’une expérience utilisateur de qualité, et s’intégrant dans un environnement homogène, orchestré par la DSI.

    Aujourd’hui plus de 60% des dépenses informatiques d’une entreprise sont financées par d’autres divisions métiers et principalement le département marketing. Cette évolution de l’autorité budgétaire ne doit surtout pas se traduire en perte de contrôle de la direction informatique sur l’infrastructure stratégique de l’entreprise, c’est-à-dire sa capacité à innover, libérer la créativité et anticiper les demandes du marché. Les directions informatiques restent toujours les mieux placées pour garantir l’interopérabilité, l’agilité et la flexibilité du système d’information, qui lui-même est un instrument toujours plus stratégique de la croissance de l’entreprise. Reste désormais pour elles à placer l’utilisateur final et l’expérience utilisateur au centre de leurs stratégies.

     

     

  • Remodeler la sécurité des données dans l’optique du cloud

    Les nouveaux challenges des RSSI (CISO)

     Michael Sutton, CISO de Zscaler

    Comme l’a déclaré Warren Buffet, « Vingt années sont nécessaires pour construire une réputation, et cinq minutes suffisent pour la détruire. Pensez-y, et vous aborderez les choses différemment ». Échaudées par les conséquences du piratage dont l’opérateur de télécommunications britannique TalkTalk a récemment été victime, de nombreuses entreprises — et notamment leurs responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI[1]) — ne contrediront pas le célèbre homme d’affaires américain. En ce qui concerne la stratégie de sécurité de données, « aborder les choses différemment » n’est plus une case à cocher dans une to-do liste, c’est une priorité pour tout chef d’entreprise digne de ce nom.

    Le RSSI devient ainsi l’interlocuteur privilégié pour la défense des clients (customer advocacy), la protection de la marque et la mise en place de nouveaux moyens capables de sécuriser efficacement les données de son entreprise et des employés tout en réduisant les coûts et en simplifiant les processus métier pour favoriser la compétitivité.

    Or, face à la recherche d’un certain équilibre entre progression de la mobilité, cloud computing et Internet des objets, réussir en intégrant ces nouvelles responsabilités implique un changement d’approche. L’époque où la construction d’une forteresse permettait de repousser les méchants de manière efficace et de contrôler la situation est révolue. Aujourd’hui, les entreprises doivent assurer la sécurité d’employés qui travaillent à distance et qui utilisent des réseaux et des applications non sécurisés.

    Garder le contact avec les utilisateurs des TI

    Pour beaucoup, ce virage commence par l’évaluation des avancées technologiques et la manière dont elles peuvent être appliquées à la sécurité. À mesure que les technologies de l’information (TI) ont absorbé la virtualisation, la consolidation et la consommation des technologies, plateformes et services logiciels pour le cloud, les professionnels de la sécurité et de la gestion des risques ont été mis sur la touche. Et si l’automatisation et l’intégration constituent une pratique courante dans les processus informatiques, il n’en va pas de même pour la protection et la sécurité.

    Pour passer de la construction d’une forteresse à la sécurisation de « l’entreprise sans frontière », les RSSI se sont mis en quête d’un nouveau type de solution de sécurité. Celle-ci associe la sécurité et le chiffrement des données à des outils de sécurité dans le cloud et de protection des données à base de règles, et peut être mise en œuvre sur tous les canaux de connectivité. Les outils capables d’apporter de la visibilité à l’échelle du cloud et des renseignements concernant les menaces partagées par les utilisateurs rencontrent eux aussi un franc succès.

    De plus, ce changement doit intervenir avec effet immédiat ! Selon une enquête effectuée par le cabinet Forrester Consulting pour le compte de Zscaler, 82% des entreprises exigent une fonctionnalité assurant une solide intégration à une technologie de chiffrement ou de sécurité des données — tout de suite ou éventuellement l’année prochaine.

    Adopter une approche unifiée

    Outre cette transition vers une sécurité accrue, il convient également de changer la façon dont cette fonctionnalité est distribuée. Nombre d’équipes croulent actuellement sous les multiples appliances matérielles et solutions isolées, généralement distribuées par des fournisseurs dans le cadre d’offres souffrant d’une flexibilité et d’une capacité d’intégration limitées. Par conséquent, la prochaine étape logique  consiste à étudier comment les entreprises peuvent fédérer leurs outils et fonctions de sécurité dans un cadre centralisé.

    L’enquête menée par Forrester corrobore cette suggestion. À une majorité écrasante (98%), les professionnels de la sécurité se déclarent convaincus qu’une plateforme de sécurité intégrée permettrait de déployer une large gamme de fonctionnalités de cybersécurité avec une efficacité supérieure aux solutions indépendantes fournies par différents éditeurs. En fait, 76% des personnes interrogées affirment que cette approche serait plus efficace.

    Une étude plus poussée montre que pour les professionnels, de telles plateformes éliminent les barrières qui empêchent la mise en œuvre de techniques de pointe telles que les fonctions analytiques avancées ou l’apprentissage automatique (machine learning), qui reposent sur la distribution d’un grand volume de données cohérentes, toutes technologies confondues. Bien entendu, quand plusieurs outils sont utilisés, il devient extrêmement difficile d’extraire des données cohérentes pour nourrir des informations pertinentes et exploitables.

    Rentabiliser la sécurité dans le cloud

    De même qu’ils doivent envisager les implications financières d’un changement de stratégie, les différents métiers et les professionnels de la sécurité doivent travailler main dans la main pour aider les entreprises à atteindre ses objectifs globaux. Rendre l’entreprise agile et compétitive dépend non seulement de la productivité ou — dans le cas qui nous intéresse — de la sécurité, mais également d’une baisse des coûts généraux, ainsi que d’investissements intelligents qui ne compromettront pas la stabilité de l’entreprise.

    Associer des plateformes de sécurité intégrées et des options de déploiement dans le cloud est la clé d’une meilleure sécurité et d’une évolutivité accrue. C’est également le moyen de réduire les frais généraux et de déplacer des ressources vers des tâches critiques. Résultat, les RSSI doivent se demander comment apporter des améliorations sensibles au niveau des coûts. Cette définition des priorités se reflète dans les conclusions de l’enquête menée par Forrester auprès de 130 professionnels de la sécurité pour qui la réduction des coûts représente un objectif majeur — ainsi que le critère clé de l’adoption des technologies de sécurité dans le cloud.

    Cela étant dit, le coût n’est pas le seul argument en faveur des déploiements dans le cloud. Près de la moitié (49%) des répondants se déclarent prêts à adopter la sécurité dans le cloud en tant que service afin de bénéficier d’une protection accrue par rapport aux déploiements sur site. Ainsi, 48% des personnes interrogées indiquent que l’une des priorités de la mise en œuvre d’outils cloud consiste à sécuriser les zones inaccessibles aux outils sur site — sites déportés, appareils mobiles et solutions connectées à l’Internet des objets. Cette fonctionnalité devient primordiale à l’heure où les responsables de la sécurité des systèmes d’information s’intéressent à des stratégies d’avenir parfaitement étanches, au-delà de la forteresse.

    Dernières recommandations

    Naturellement, les méthodes courantes de sécurisation doivent être adaptées, dans la mesure où les entreprises sont confrontées à des contraintes telles que l’évolution des menaces ou encore des effectifs mobiles et disséminés. Avant de prendre des décisions quant à la manière d’appliquer des techniques plus avancées, les chefs d’entreprise doivent évaluer les outils qui sont déjà à leur disposition, ainsi que les fonctions qu’ils prennent en charge.

    Ils doivent ensuite déterminer quelle est la façon la plus efficace de déployer ces capacités. Il est indispensable de constituer un écosystème de sécurité qui donne la priorité à l’intégration et à l’orchestration dans toutes les technologies de sécurité dont dispose l’entreprise. Cette approche permettra aux équipes de rechercher activement des outils pour lesquels les fournisseurs ont déjà développé des capacités d’intégration, ainsi que d’évaluer les offres de sécurité administrée où les prestataires de services peuvent proposer des plateformes pré-intégrées.

    C’est en prenant les mesures nécessaires pour répondre efficacement à la nécessité de promouvoir la sécurité dans le cloud comme catalyseur de la compétitivité que les responsables de la sécurité des systèmes d’information pourront protéger l’entreprise ubiquitaire en alliant flexibilité et coût optimisé. Seule cette approche leur permettra de remplir leur rôle en préservant le fragile équilibre entre la confiance des clients et la réputation de la marque.

  • Les principaux catalyseurs de changement en 2016

    Les principaux catalyseurs de changement en 2016

    Selon Olivier Robinne, VP EMEA chez Veeam® Software :

    2015 restera sans doute comme l’année où les objets connectés se sont généralisés en ouvrant la voie de l’Internet des Objets, et où la couleur d’une robe a divisé le monde.

    Les infrastructures informatiques sont aujourd’hui soumises à une pression toujours plus forte avec l’arrivée au premier plan de l’analytique et du nombre croissant d’entreprises spécialisées dans les services touchant aux objets connectés, ce que Gartner appelle communément The Devise Mesh, « un ensemble en expansion de terminaux donnant accès à des applications et informations ou permettant d’interagir avec des individus, des communautés, des administrations et des entreprises ».

    Ainsi, au cours des 12 prochains mois, quatre grandes tendances détermineront la gestion de l’informatique en entreprise et l’amélioration de l’expérience utilisateurs, tant sur le plan professionnel que personnel selon Olivier Robinne, VP EMEA chez Veeam® Software :

    1. L’importance critique de la disponibilité :

      en 2016, l’Internet des Objets va mettre la disponibilité sur le devant de la scène. L’essor des appareils mobiles et connectés ne laisse aucune place aux interruptions. Pour toute entreprise, qu’il s’agisse d’un site de e-commerce, d’un opérateur mobile ou d’une place boursière, l’époque où elle pouvait se permettre une interruption de son activité est révolue. Même une légère panne de quelques heures entraînera de la frustration pour tous ceux qui seront privés d’accès mais, plus grave encore, l’entreprise y perdra de l’argent, des données, le crédit de ses partenaires et la fidélité de ses clients, au risque d’entamer la confiance des consommateurs et des investisseurs. Alors que l’Internet des Objets continue de monter en puissance, le coût potentiel d’une interruption ne peut qu’augmenter. Il est donc crucial de limiter au maximum les interruptions et les pertes de données pour assurer la bonne santé de toute entreprise et la satisfaction de ses utilisateurs. Par ailleurs, les données et les services étant désormais de plus en plus hébergés sur site et dans le cloud, les entreprises devront, en 2016, veiller à disposer de stratégies pour la sauvegarde, la protection et la restauration de leurs informations sur tous les fronts.

    1. Les modes de pensée, les applications et les systèmes traditionnels ne doivent pas brider l’innovation : 

      le secteur a enregistré une nette croissance des capacités de ses infrastructures et modèles de services, mais de nombreuses entreprises n’ont pas modernisé leur parc applicatif au rythme des évolutions technologiques entourant ces applications héritées. L’an prochain, les entreprises migreront vers une nouvelle génération de technologies applicatives afin de ne pas se laisser distancer par leurs concurrents. S’il existe des avantages à utiliser les infrastructures et applications les plus récentes, des freins subsistent encore. Par exemple, les salariés peuvent être réfractaires aux changements ou  les applications existantes peuvent être jugées « éternellement nécessaires ». Aujourd’hui, des techniques sont disponibles pour moderniser pratiquement toute application et, pour celles qui doivent être impérativement conservées, des technologies d’infrastructure permettent de laisser en production des systèmes d’exploitation et applications obsolètes. Cette migration vers des applications de nouvelle génération ne sera pas facile pour certaines entreprises mais le jeu en vaut la chandelle. Les entreprises y gagneront de nouveaux avantages du point de vue informatique mais aussi une opportunité sans équivalent de repenser leur activité. L’abandon de ces systèmes traditionnels leur permettra d’offrir de nouveaux services répondant aux attentes d’un personnel et d’une clientèle actifs en continu.

    1. La réduction apparente du Big Data : 

      l’exploitation et la mise à profit des données à travers le Big Data demeurent essentielles pour les entreprises mais, avec la baisse continue du coût du stockage, cette tendance deviendra la norme en 2016. L’aspect « Big » laissera la place à de simples données devant être exploitées efficacement par les clients, les partenaires et les collaborateurs des entreprises. Les entreprises pourront davantage se concentrer sur les interfaces et l’accès de l’utilisateur final aux données, renforçant encore l’importance de la disponibilité des services. Nous pouvons nous attendre à une adoption plus marquée de la réalité virtuelle (Oculus, Microsoft Hololens), des interfaces à base de mouvement, de la reconnaissance vocale et de l’impression 3D comme procédé de fabrication. Pour les usages professionnels, les interfaces informatiques évoluent également : face à l’explosion des données, les techniques classiques de gestion ne peuvent plus s’appliquer. L’interface opérateur mettra de plus en plus l’accent sur l’automatisation et la gestion du cycle de vie des données de sorte que les bonnes informations se trouvent entre les mains de la bonne personne au bon moment.

    1. L’emergence du DRaaS (Disaster Recovery as a Service) : 

      alors que l’infrastructure cloud continue de s’affirmer comme le standard pour les entreprises, nous voyons de nouvelles offres de services se répandre et gagner des parts de marché. Par exemple, de nombreuses entreprises déploient des solutions de type Security as a Service dans le cloud pour aider à combattre les cyberattaques et assurer la continuité d’activité. Veeam prévoit que le modèle DRaaS (la reprise après sinistre dans le cloud) sera l’une des révolutions de 2016, permettant aux entreprises d’aller au-devant, voire au-delà, des attentes de leurs clients et de leurs salariés en matière de disponibilité. A l’heure où les entreprises inscrivent l’IT et la disponibilité au cœur de leurs opérations, il faut s’attendre à voir des engagements de niveau de service (SLA) assortis de délais garantis de sauvegarde et de restauration devenir la norme pour l’entreprise moderne.