Viva Technology, en partenariat avec Wavestone a présenté ce mardi 6 février » Le 1er Baromètre de la Confiance des dirigeants dans la Tech « réalisé par Opinion Way. Quelles sont les technologies plébiscitées par les entrepreneurs ?
Quel est l’impact des la tech au niveau mondial ?
Quels sont les bénéfices attendus ? …
MyDigitalWeek était présent. Voici les grands enseignements de ce baromètre :
Les dirigeants d’entreprise expriment une confiance solide dans les nouvelles technologies avec un score de confiance de 86/100. Exception faite pour la France.
Les dirigeants français ont en effet, une vision globalement plus mitigée de la compétitivité de leur écosystème technologique national, comparativement à leurs pairs allemands, anglais et américains.
« Cette différence s’explique en partie grâce à la dynamique d’innovation et de financement outre-Atlantique, propice à des succès plus visibles sur le court terme. Les dirigeants français et allemands adoptent quant à eux une approche plus mesurée concernant l’impact des technologies, influencée par leurs expériences personnelles. Toutefois, en dépit des défis financiers rencontrés récemment, une majorité de dirigeants voient leur perception des nouvelles technologies s’améliorer au fil de l’année écoulée » explique François Bitouzet.
2- IA, Cloud Computing et Cybersécurité : 3 piliers pour assurer la compétitivité
Le rôle prépondérant de la technologie au sein des entreprises se dessine sous l’influence majeure de l’IA, selon 63% des décideurs interrogés. 88% d’entre eux ont d’ailleurs l’intention d’investir dans l’IA en 2024. Après l’IA, les technologies qui attirent le plus les dirigeants sont le Cloud Computing(49%) et la Cybersécurité (40%).
La France, hisse la Cybersécurité en première position sur l’échelle des technologies ayant un impact significatif sur l’activité de leurs entreprises.
Cette distinction met en lumière une sensibilité particulière aux enjeux de sécurité informatique dans le contexte professionnel français. Une divergence qui reflète une prise de conscience accrue des dirigeants français des risques spécifiques auxquels sont confrontées les entreprises dans le monde numérique actuel. La Big Data prend la troisième place du podium avec 31% et enfin le Cloud Computing qui n’arrive qu’en quatrième position (30%).
A la question « Quels bénéfices à l’adoption des nouvelles technologies ? »
65 % se prononcent pour booster la productivité.
3- La pénurie de talents, véritable frein à la croissance et à l’innovation
Les principaux obstacles au développement technologique des entreprises, sont majoritairement liés aux ressources humaines. Les investissements dans les talents qualifiés et la recherche et développement sont essentiels à la réussite internationale des entreprises.Pour 45% des dirigeants, la pénurie de talents est un frein à l’innovation et à la croissance de leur entreprise.
4- Les risques : sécurité, éthique et inégalités
Néanmoins, pour tout le bien qu’il apporte, le progrès technologique s’accompagne également de risques préoccupants, tels que la montée de la désinformation et les nouvelles menaces sur la vie privée (77% de préoccupés).
À mesure que l’Intelligence Artificielle devient omniprésente, la question de l’éthique et de la propriété intellectuelle se fait plus pressante : 75% des dirigeants interrogés expriment une inquiétude sur ce sujet. Les algorithmes peuvent renforcer des biais inconscients, et la propriété intellectuelle de l’IA soulève des questions sur la reconnaissance des contributions humaines et le partage équitable des bénéfices
5- La technologie : une solution aux grands défis contemporains
93% des dirigeants considèrent la technologie comme un allié pour faire face aux grands enjeux humains.
Dans le détail, on attend avant tout du progrès technologique qu’il simplifie l’accès à l’information et combatte la désinformation (44%), apporte un soutien dans les défis du système éducatif (43%) et aide à lutter contre les pandémies et la crise climatique (respectivement 39% et 37%).
En France, plus qu’à l’étranger, les enjeux environnementaux liés à cette avancée suscitent également des préoccupations : les trois quarts des dirigeants français expriment leur inquiétude, contre un peu plus de la moitié en Allemagne et aux États-Unis. Néanmoins, dans ce contexte d’incertitude, les dirigeants d’entreprise se sentent prêts (92%) et démontrent une solide compréhension des questions liées aux technologies et à la cybersécurité (85%), bien que des lacunes mineures subsistent en France et en Allemagne.
En conclusion, selon François Bitouzet : « Ce baromètre montre que les entreprises ont compris qu’on était au début d’un nouveau cycle de transformation technologique, notamment avec l’IA.Et si les dirigeants d’entreprises sont Tech Positifs, ils ne sont pas candides et qu’ils sont conscients des responsabilités que ces transformations imposent au business, et à la société plus largement. »
Quels sont es axes de surveillance de la CNIL pour 2022?
Décryptage par Alexandre Lazarègue, Avocat spécialisé en droit du numérique
La CNIL, autorité chargée de veiller à la protection des données personnelles en France, a rendu publique ses trois thématiques prioritaires de l’année 2022. Feront ainsi l’objet d’une particulière vigilance cette année : les opérations de prospection commerciale, les modes de collecte des données personnelles dans le cadre du télétravail et enfin l’usage des clouds chargés de stockés les données.
Cette veille s’inscrit dans le cadre de ses pouvoirs de contrôle, qui complètent son travail effectué sur la base de plaintes reçues et qui justifiera des contrôles inopinés au sein des entreprises pour s’assurer que dans ces domaines en particulier, le respect du droit des données personnelles est respecté.
La prospection commerciale
La prospection commerciale non sollicitée est un fléau fréquemment dénoncé par les Français. Le phénomène est massif: courrier électronique ou postal, appel via opérateur ou par automate… Le RGPD impose dans le cadre du commerce B2C un principe de consentement de la personne concernée par la prospection. Hormis les deux exceptions (lorsque la personne concernée a déjà donné son adresse email dans le cadre d’une vente précédente concernant des produits similaires ou lorsque l’email adressé n’est pas une offre commerciale), le droit d’opposition au traitement des données prime : chaque message électronique doit proposer un moyen simple de s’opposer à la réception de futures sollicitations (par exemple un lien visible vers une désinscription de la liste).
Ainsi, des pratiques telles que l’inscription forcée des consommateurs à la newsletters, l’achat de fichiers-liste de clientèle ou la prospection non sollicitée sont à bannir.
Par une décision du 8 décembre 2020, la CNIL avait condamné une société à une amende de 20.000 euros pour manquement aux règles relatives à la prospection commeciale.
La télésurveillance des travailleurs en télétravail
Les différentes mesures de confinement prononcées successivement ont rendu obligatoire et commun le recours au télétravail qui engendre un risque non négligeable pour les données personnelles des travailleurs effectuant leurs tâches depuis chez eux.
Le télétravail amoindrit la sécurité informatique globale des entreprises car les salariés ne sont pas équipés de manière adéquate et accèdent aux données de leur entreprise de manière non sécurisée. Le télétravail a ainsi accru le risque de cyberattaque des entreprises : phishing et usurpation d’identité, rançonnage, espionnage, atteinte à l’image et la crédibilité numérique d’une entreprise…
Il revient aux entreprises dans le cadre du respect du RGPD de sensibiliser les salariés (à travers une charte informatique) et de fournir les outils sécurisés adéquates.
Selon le baromètre de la cyber-sécurité des entreprises publié par le CESIN, au moins une grande entreprise sur deux a subi une cyber-attaque réussie, et globalement plus de cinq entreprises sur dix ont subi au moins une cyber-attaque durant l’année. Ainsi la CNIL porte une vigilance accrue sur les pratiques des entreprises à ce sujet, dans un objectif de prévention des atteintes aux données personnelles.
L’utilisation de l’informatique en nuage (cloud)
Après plusieurs scandales et notamment celui dû à un incident matériel subi par OVH ayant occasionné une fuite massive de données pour de nombreuses entreprises, cette technologie devenue incontournable se voit imposé des règles de sécurité rigoureuse dont le respect fera l’objet d’une surveillance particulière de la CNIL.
En outre et alors que le RGPD interdit le transfert des données dans des États extra européens qui ne disposerait pas d’une législation protectrice de la vie privée équivalente, la conservation des données dans un cloud sécurisé constitue un enjeu majeur de protection des données.
Adobe SUMMIT les grandes orientations stratégiques dévoilées
Adobe a aujourd’hui donné le coup d’envoi de son plus grand événement mondial dédié à l’expérience numérique, Adobe Summit.
En 2020, le monde a incontestablement basculé dans l’économie numérique. Et pour cause: le numérique est devenu à la fois un vecteur de connexion, de travail, d’apprentissage mais aussi de divertissement.
Le commerce mondial, lui, continue de connaître une croissance record, avec plus 876 milliards de dollars générés au cours du premier trimestre 2021 (en hausse de 38 % par rapport à l’année précédente) et qui atteindra 4200 milliards de dollars à la fin de l’année.
Lors d’Adobe Summit, Adobe présente ses dernières innovations au sein d’Adobe Experience Cloud, comprenant notamment : de nouvelles applications à destination des entreprises comme Adobe Journey Optimizer et Adobe Customer Journey Analytics, sa plateforme de données clients en temps réel de nouvelle génération (Real-time CDP), son Marketing System of Record de pointe grâce à l’intégration de Workfront, et de nouvelles capacités de personnalisation en temps réel à grande échelle pour Adobe Experience Platform. Adobe a également annoncé de nouvelles fonctionnalités de gestion de contenu et de commerce intelligent et un partenariat stratégique avec FedEx.
Albert Bourla, PDG de Pfizer et Rajesh Subramaniam, President et COO de FedEx partageront leur état des lieux présent et à venir du numérique. De nombreux intervenants discuteront de la gouvernance de l’économie numérique : les CMO de Peloton (Dara Treseder), de General Motors (Deborah Wahl), d’Intuit (Lara Balazs), de Mastercard (Raja Rajamannar), mais aussi Michelle Peluso , Chief Customer Officer de CVS Health, Chris Rupp, EVP, Chief Customer et Digital Officer d’Albertson, Sree Sreedhararaj, CTO de Sephora, ainsi que l’icône du design Jonathan Adler et la championne de tennis et entrepreneuse Serena Williams. Dan Levy, scénariste, acteur, réalisateur et producteur primé, présentera les coulisses de l’innovation d’Adobe à travers les « Sneaks« . Pour visionner les keynotes, explorer le programme de plus de 400 sessions, réseauter avec ses pairs ou discuter en live avec un expert Adobe, rendez-vous sur https://summit.adobe.com.
« Les entreprises qui mettent l’accent sur la gestion de l’expérience client prendront de l’avance », a déclaré Anil Chakravarthy, Digital Experience Business and Worldwide Field Operations d’Adobe. “Avec ces innovations, Adobe Experience Cloud continue de rapprocher les entreprises de leurs clients – leur permettant d’offrir les meilleures expériences numériques et ce, rapidement et à grande échelle.”
L’élan d’Adobe Experience Platform
Sans une solide gestion des données, les entreprises ne peuvent disposer d’une approche efficace pour se connecter avec leurs clients en temps réel. Adobe Experience Platform (AEP), au cœur d’Adobe Experience Cloud, collecte des données disparates à l’échelle de l’entreprise, enrichit ces données par des informations clients exploitables et les assemble pour établir des profils clients plus complets et en temps réel. Aujourd’hui, Adobe Experience Platform et son écosystème est utilisé par des milliers de marques à travers le monde, assurant une personnalisation en temps réel à grande échelle, avec plus de 17 trillions d’évaluations de segments par jour.
Nouvelles innovations d’Adobe Experience Cloud
Adobe Experience Cloud, qui est aujourd’hui utilisée aujourd’hui par 75 % des entreprises du classement Fortune 100, optimise la gestion de l’expérience client (CXM) pour les entreprises B2B et B2C avec des applications axées sur la gestion du parcours client, les données et les audiences, le contenu et la personnalisation, les processus de travail commerce et marketing. Les innovations visant à accélérer la transformation numérique des entreprises incluent :
Nouvelle application Adobe Journey Optimizer : Alors que les consommateurs exigent un parcours client qui leur soit personnalisé, les marques peinent à offrir des expériences contextualisées en temps réel à grande échelle. Basée sur Adobe Experience Platform, Adobe Journey Optimizer est la seule application du marché destinée à accompagner les responsables marketing dans l’optimisation du parcours client, quel que soit le point de contact, inbound ou outbound. Les marques peuvent désormais capter activement les signaux des clients et utiliser un processus décisionnel intelligent pour anticiper et proposer le parcours le plus pertinent, en associant un marketing outbound basé sur l’audience et l’engagement individuel.
Real-Time CDP de nouvelle génération : Alors que les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les données qu’ils partagent et que les cookies tiers disparaissent des navigateurs, les données first-party représentent le meilleur atout pour les marketeurs pour instaurer une relation de confiance avec leurs clients. La plateforme Real-Time CDP d’Adobe est la seule application dédiée aux entreprises et bâtie pour l’acquisition et l’engagement des clients, à partir de données first-party. Aussi disponible dès aujourd’hui, la version B2B regroupe les profils individuels et les profils de comptes permettant aux entreprises B2B de penser et d’agir comme des marques B2C.
Nouveau Customer Journey Analytics : Nul doute que les entreprises aient besoin de s’appuyer sur la donnée afin de mieux connaître leurs clients et d’optimiser en permanence leur engagement. Customer Journey Analytics est la première application dédiée aux entreprises capable d’offrir aux marques la possibilité d’intégrer et de normaliser les données clients en ligne et hors ligne, permettant à quiconque – et pas seulement aux data scientists – d’en avoir une vision unifiée. L’objectif ? Mieux comprendre l’ensemble du parcours client et en informer les équipes marketing.
Nouveau Marketing System of record : Les solutions de gestion du travail doivent aider les entreprises à fonctionner plus efficacement, en centralisant le travail dans une seule et même application. L’objectif étant que les équipes inter-fonctionnelles puissent se connecter, collaborer et exécuter un travail de qualité et ce, depuis n’importe où. Suite à l’acquisition de Workfront par Adobe, la société présente en avant-première son nouveau Marketing System of Record, qui sera le point d‘entrée pour la gestion du travail tout au long du cycle de vie du marketing : la stratégie, la planification, l’exécution et la mesure.
Nouvelles innovations d’Adobe Experience Manager : Les nouvelles innovations d’Adobe Experience Manager aident les marques à créer, gérer et optimiser le contenu dont les entreprises ont besoin, à la vitesse requise pour rester leader de leur marché. Il s’agit notamment des fonctionnalités Headless Content Management System (CMS), qui diffusent du contenu immersif sous forme de données via des API et apportent une intelligence artificielle avancée à l’automatisation du contenu. Le nouvel Adobe Experience Manager Essentials deviendra la fonction de gestion des ressources par défaut dans toutes les applications Adobe Experience Cloud et sera entièrement configurable pour garantir l’accès au meilleur contenu.
Nouvelles fonctionnalités Adobe Commerce : Les entreprises parient de plus en plus sur le e-commerce pour stimuler leur croissance. Optimisées par Adobe Sensei, les nouvelles recommandations de produits dans Adobe Commerce offrent aux clients de nouveaux moyens de découvrir des produits. La nouvelle fonction Live Search offre également des résultats et des expériences de recherche rapides et pertinents sur le site marchand. Un nouveau partenariat stratégique avec FedEx permettra aux clients d’Adobe Commerce d’intégrer leurs vitrines à FedEx ShopRunner, afin d’offrir à leurs clients des avantages tels que la livraison gratuite en deux jours, le passage en un clic à la caisse, des retours transparents et la possibilité de tirer parti de l’intelligence logistique de FedEx pour optimiser leurs coûts d’expédition.
Nouvel outil de collecte des données entreprise pour Adobe Experience Platform : Il est aujourd’hui nécessaire pour les entreprises d’avoir accès aux données comportementales des consommateurs en temps réel, afin d’aiguiller au mieux les prises de décisions. Cependant, la collecte de ce type de données est bien trop souvent lourde et complexe à gérer, et les approches traditionnelles se traduisent souvent par de mauvaises performances des applications, impactant drastiquement l’expérience du consommateur. Collection Enterprise offre ainsi aux entreprises la possibilité d’exploiter l’infrastructure d’Adobe, afin de collecter des données et les rediriger vers les plateformes ou applications adéquates. Les nouveaux kits de développement logiciel (SDK) pour la collecte de données garantissent une performance optimale et une expérience client améliorée.
Les nouvelles tendances en matière de souveraineté numérique et d’évolution des budgets IT
T-Systems livre son rapport sur la souveraineté numérique et de l’évolution des budgets IT.
Invalidation du Privacy Shield : les DSI s’interrogent sur la nationalité de leur opérateur de Cloud
Parmi les DSI interrogés, 44 % déclarent utiliser un Cloud européen et 67 % un Cloud américain. À l’inverse, le Cloud chinois est encore très peu présent en France, utilisé par seulement 2 % des DSI interrogés.
Après le premier confinement en France et l’invalidation du Privacy Shield par la Cour de justice de l’Union européenne en juillet 2020, 44 % des DSI déclarent s’interroger sur la nationalité de leur opérateur de Cloud. Sur ce même sujet, 87 % des sondés se disent prêts à s’appuyer sur un Cloud européen quant ils sont seulement 27 % à opter pour un Cloud américain. Ils sont même une majorité, 91 %, à estimer important que leur opérateur de Cloud ne soit pas soumis au Patriot Act. 51% estiment d’ailleurs que l’invalidation du Patriot Shield a eu un impact sur leur gouvernance des données vis-à-vis des fournisseurs américains.
La souveraineté des données est donc plus que jamais un sujet d’actualité pour les DSI. Alors que le multi-Cloud devient la norme, seulement 20 % des DSI interrogés ont mis en place des règles de gouvernance pour ce type de configuration. La moitié des sondés (49 %) pensent cependant accélérer ou développer leur stratégie de multi-Cloud en se donnant les moyens de suivre finement les coûts. Les prestataires capables d’accompagner les DSI dans leur gestion multi-Cloud ont donc un rôle de conseil important.
Les DSI prêts à investir dans le développement du collaboratif et la cybersécurité
Sans surprise, les budgets à la hausse concernent le développement du collaboratif pour 84 % des répondants et la cybersécurité pour 93 % d’entre eux. On note également que 73 % des DSI interrogés prévoient d’accélérer le développement du Cloud externalisé. Ces chiffres confortent les prévisions du Syntec Numérique qui estime dans son étude « Bilan 2020 et perspectives 2021 » une croissance du marché du Cloud de l’ordre de +12,2 %.
Parmi les investissements à la baisse, on peut noter une diminution des budgets associés au « staffing » (pour 42 % des sondés), à la R&D (31 %) et aux ERP (31 % également). Une tension donc sur les budgets, mais pas de coupe franche.
Les principaux défis de la sécurité dans le Cloud en 2020
La migration vers le Cloud s’est accélérée récemment, surtout à la lumière de l’épidémie de COVID-19. Cette transition mondiale du jour au lendemain vers une main-d’œuvre quasi entièrement à distance, a entraîné une forte hausse de la demande en services en ligne, d’accès digital et d’applications hautement disponibles, accessibles depuis n’importe quel endroit. Cela a entraîné une utilisation du Cloud dans tous les domaines, conduisant les entreprises à accélérer son adoption, et réalisant en deux mois plus que ce qu’elles avaient prévu de faire au cours des cinq prochaines années.
Le rapport de Check Point sur la sécurité du Cloud en 2020a révélé que cette accélération du passage au Cloud et les failles de sécurité qu’elle a créées ont entraîné une augmentation du nombre d’attaques et une inquiétude croissante parmi les entreprises qui, malgré leurs efforts, n’ont pas réussir à les stopper.
Cet article résume les principales conclusions du rapport, en citant les principales préoccupations et les principaux défis en matière de sécurité dans le Cloud pour les cadres et les experts en sécurité.
La sécurité du Cloud, une préoccupation majeure
Il existe de nombreuses bonnes raisons de migrer vers le Cloud. Le Cloud réduit la dépendance vis-à-vis des Datacenters sur site, est très évolutif et garantit la disponibilité des données et des applications, où qu’elles se trouvent. Mais malgré ces avantages, il entraîne également toute une série de nouveaux défis de sécurité pour les entreprises.
Beaucoup perçoivent le passage au Cloud comme étant risqué en termes de sécurité. Selon le rapport sur la sécurité du Cloud en 2020, 52 % des entreprises estiment que le risque de faille de sécurité est plus élevé dans le Cloud que sur site, et 75 % des entreprises sont très ou même extrêmement préoccupées par la sécurité du Cloud.
Ces préoccupations ont fait payer un lourd tribut financier aux entreprises. Le rapport a révélé qu’elles consacrent généralement 27 % de leur budget à la sécurité, et près de 60 % des entreprises s’attendent à ce que leur budget augmente encore plus en 2021.
Ce n’est pas sans raison. Au cours du premier semestre 2020, plus de 3,2 milliards de dossiers ont été exposés dans dix des plus grandes fuites de données. Ces événements peuvent bien sûr être préjudiciables à une entreprise, comme le montrent les fuites massives de données dont a été victime Capital One en 2019.
Examinons quelques-unes des plus grandes menaces pour la sécurité que les entreprises doivent combattre lorsqu’elles se tournent vers le Cloud.
Quelles sont les plus grandes menaces pour la sécurité du Cloud ?
Selon le rapport sur la sécurité du Cloud en 2020, les erreurs de configuration représentent la menace la plus importante ; 68 % des entreprises citant ce problème comme étant leur plus grande préoccupation (contre 62 % l’année précédente). Des erreurs de configuration se produisent lorsqu’un système, un outil ou une ressource dans le Cloud n’est pas configuré correctement, mettant ainsi en danger le système et l’exposant à une attaque potentielle ou une fuite de données. Viennent ensuite les accès non autorisés (58 %), les interfaces non sécurisées (52 %) et les détournements de comptes (50 %).
Le rapport s’est également penché sur les principales préoccupations en matière de sécurité du Cloud. Parmi celles-ci, les pertes et les fuites de données (69 %), en hausse de 5 % par rapport à l’année dernière, et la confidentialité des données (66 %), en hausse de 4 %. Viennent ensuite les préoccupations concernant l’exposition accidentelle d’identifiants et la réponse aux incidents (ex aequo à 44 %), la conformité légale et réglementaire (42 %), et la souveraineté, la résidence et le contrôle des données (37 %). Une autre source de préoccupation majeure pour les cadres et les experts en sécurité est celle de la conformité ; 90 % des personnes interrogées considérant que la conformité en continu pendant la migration vers le Cloud est extrêmement importante.
Parmi les nombreuses raisons de ces préoccupations, le fait que les outils de sécurité traditionnels disponibles ne sont pas conçus pour faire face à la complexité de la sécurité du Cloud.
Pourquoi les outils de sécurité traditionnels ne suffisent pas
Le Cloud offre des mesures de sécurité intégrées et souvent avancées, mais les entreprises sont toujours soumises à un modèle de responsabilité partagée. En fin de compte, cela signifie que les clients sont responsables de la sécurité de leurs propres données et charges de travail dans le Cloud.
Les outils de sécurité traditionnels, qui étaient peut-être efficaces pour les entreprises sur site, ne sont pas conçus pour gérer les environnements changeants, distribués et virtuels du Cloud. Le rapport de 2020 a révélé que les cadres étaient bien conscients de cette limitation, plus de 80 % des personnes interrogées affirmant que ces outils ne sont pas du tout adaptés au Cloud ou offrent des fonctionnalités limitées.
De quoi les entreprises ont-elles donc besoin pour migrer en toute sécurité vers le Cloud ? Selon le rapport sur la sécurité du Cloud en 2020, les principales considérations lors du choix d’un fournisseur de solutions de sécurité dans le Cloud sont la rentabilité (63 % des répondants), la facilité de déploiement (53 %), l’automatisation (52 %) et l’utilisation d’une solution native dans le Cloud (52 %). Comme près de 80 % des entreprises ont adopté une architecture multi-Cloud, la plupart d’entre elles ont besoin d’une plateforme de sécurité unifiée dans le Cloud, capable de fournir tous les paramètres susmentionnés dans leur infrastructure complexe.
L’enquête a révélé que pour répondre à ces exigences de sécurité dans le Cloud, les entreprises peuvent former et certifier leur personnel existant. Cependant, plus de la moitié des personnes interrogées considèrent que l’expertise et la formation du personnel constituent le principal obstacle à l’adoption rapide du Cloud. L’alternative, comme le révèle le rapport, est l’utilisation d’outils de sécurité natifs pour le Cloud.
Cela accentue le besoin en outils hautement automatisés pouvant être utilisés facilement et de manière intuitive par les équipes de sécurité informatique pour gérer efficacement les demandes croissantes sur leur environnement dans le Cloud.
Surmonter les défis de la sécurité dans le Cloud avec Check Point
La gestion de la posture de sécurité dans le Cloud de Check Point permet aux entreprises d’aborder les principales menaces de sécurité citées dans le rapport sur la sécurité du Cloud en 2020, notamment l’accès non autorisé, la conformité, et la principale menace que sont les erreurs de configuration. La plateforme fournit une visibilité sur l’ensemble de vos ressources et services multi-Cloud, en visualisant et en évaluant la posture de sécurité pour détecter les erreurs de configuration, résoudre les problèmes de conformité et de gouvernance, et appliquer automatiquement les meilleures pratiques telles que l’accès juste le temps d’effectuer des opérations sensibles pour protéger les identités.
La grande majorité des cadres interrogés pour le rapport considèrent la conformité comme étant un défi crucial dans le Cloud. À cette fin, Check Point fournit une solution de conformité et de gouvernance pour le Cloud qui garantit que les déploiements dans le Cloud sont conformes aux différentes normes (par ex. HIPAA, RGPD et NIST), et qui utilise des politiques personnalisées afin de répondre aux exigences spécifiques de gouvernance.
Malgré les préoccupations très claires et spécifiques en matière de sécurité exprimées dans le rapport, les plus grandes menaces sont souvent celles qui passent inaperçues. C’est là qu’intervient la technologie Check Point d’intelligence pour le Cloud et de chasse aux menaces, qui utilise l’apprentissage machine et la recherche sur les menaces pour traquer les menaces dans les environnements multi-Cloud, détecter les anomalies et fournir des informations utiles pour y remédier rapidement.
Sécurité unifiée dans le Cloud public et privé
La sécurité réseau de Check Point dans le Cloud protège les ressources avec une sécurité réseau conçue pour gérer le Cloud public dynamique avec évolutivité automatique, provisionnement automatique, et mises à jour automatiques des politiques. Une console d’administration unique et unifiée, qui offre une visibilité, une gestion des politiques, une journalisation et des rapports uniformes dans tous les environnements, réduit ainsi la complexité de la sécurisation d’une architecture multi-Cloud. Check Point fournit également une sécurité pour les Clouds privés afin d’empêcher la propagation latérale des menaces dans vos Datacenters en Cloud privé.
Les entreprises du monde entier et les différents secteurs d’activité s’efforcent d’accélérer l’adoption du Cloud. Il est plus urgent que jamais de faire face aux nombreuses et graves menaces pour la sécurité qui accompagnent la migration.
Les outils de sécurité traditionnels ne sont plus adaptés au nombre croissant de failles de sécurité et à la nature dynamique, virtuelle et décentralisée du Cloud. Pour relever ces défis, il faut une solution de sécurité dans unifiée, hautement automatisée et économique pour le Cloud, capable de détecter les menaces et d’y remédier dans les environnements multi-Cloud.
L’édition 2019 d’Oracle OpenWorld qui s’est passée du 16 au 19 septembre 2019 à San Francisco, entérine la maturité et la cohérence d’une offre exhaustive, en refonte depuis une décennie et enrichie par l’intelligence artificielle. Mieux, après un faux départ, Oracle accélère dans le cloud et multi-cloud et propose sans doute avec CX Fusion la suite applicative en SaaS la plus exhaustive à ce jour. Compte rendu.
« Think Autonomous ». Le ton est donné. Howard Street pavoisée aux (nouvelles) couleurs d’Oracle affiche les baselines de l’éditeur sur tous les murs disponibles des trois bâtiments du gigantesque Moscone Center de San Francisco. Affluant de toutes les rues adjacenteset guidés par les ballons rouges siglés Oracle disséminés tout au long du parcours, les 60 000 visiteurs ont dès le lundi matin pris leurs quartiers pour trois jours dans les 84 000 m2 du centre de convention. Là, chacun tentait là de faire un choix pertinent parmi les 200 O sessions proposées et la vingtaine de keynotes dans l’immense amphithéâtre central. Entre deux sessions, le visiteur pouvait prendre un peu de temps pour demander une démonstration des applications Oracle et poser autant de questions que nécessaires pour approfondir tel ou tel aspect du logiciel, que ce soit la suite marketing (CX Unity), de ressources humaines, chaîne logistique (HCM) et autre EPM, ou encore échanger sur les retours d’expériences et mises en œuvres présentées par des entreprises, que ce soit sur la blockchain appliquée à la logistique, la traçabilité des produits de bout en bout en retail, ou encore découvrir la fameuse Smart City en Lego (une version américaine de la ville exposée à Vivatech) pour démontrer l’usage de l’IoT et de l’IA.
Au-delà de cette profusion et densité, Oracle s’est bien donné pour objectif de démonter la complétude et la maturité de son offre tripartite du back-office au front-office, le tout évidemment lié et irrigué par l’ADN de l’éditeur, les bases de données :
– Infrastructure
– Base de données
– Suites applicatives et analytiques
Autonomous Cloud : le Cloud seconde génération, l’accélération sur l’infrastructure et l’IA
Pour convaincre tout un chacun, qui mieux que Larry Ellison pour réaliser les annonces majeures de 2019 ? Devant une salle comble chauffée par une bande-son mêlant Lenny Kravitz et Coldplay, le directeur technologique d’Oracle (c’est son titre) égrène les principales nouveautés. À commencer par l’apport et les bienfaits du machines learning appliqué à l’administration et à la maintenance. « En utilisant le machine learning, vous éliminez l’erreur humaine, mais c’est aussi le seul moyen de prévenir le vol de données. Règle N° 1 : en utilisant les bases de données autonomes, vous économisez des ressources humaines, les erreurs humaines et la perte de données, c’est la grande différence avec AWS », assène un Larry Ellison en grande forme toujours prompt à s’en prendre à Amazon en rappelant les 100 millions de personnes affectées par la fuite de données de la banque Capital One. AWS qui fera les frais de la comparaison tout au long des annonces de Larry Ellison. Que ce soit sur la fiabilité, la disponibilité (annoncée à 99 995 % par Oracle) en rappelant que les bases de données restent fonctionnelles même lors de dysfonctionnements serveurs ou logiciel, les coûts que ce soit en déploiement partagé ou privé et bien sûr plus sécurisé avec la « zone d’isolation sécurisée » de l’infrastructure, une zone étanche et invisible sur le réseau pour éviter les failles « zero day » et autres cyberattaques. Le nouveau centre de contrôle unifié Oracle Data Safe permet à l’utilisateur de surveiller et contrôler les éventuels problèmes de sécurité et masquer les bases de données du réseau.
Un Linux autonome maison et un accès gratuit à Autonomous Database
« L’autonomie est la technologie déterminante du cloud de deuxième génération », assène Larry Ellison. Dans la foulée de l’Autonomous Database annoncée en 2018, cette fois c’est un Linux autonome maison, capable de se provisionner tout seul et d’effectuer des corrections en cours de fonctionnement qui est annoncé. Une manière de pourvoir au contrôle de bout en bout de l’infrastructure avec un système d’exploitation ad hoc et de garantir la promesse de l’automatisation et gestion des patches sans avoir à redémarrer les serveurs.
En guise d’exemple, Larry Ellison a rappelé avoir patché le cloud d’Oracle pour pallier la brèche Spectre et Meltdown sur les processeurs Intel avec 150 millions de rustines sur 1,5 millions de processeurs en 4 heures. « Personne n’est capable de faire cela ! », assène le CTO. Comme le rappelle le VP du développement, Wim Coekaerts, « En moyenne les entreprises font une mise à jour tous les 6 mois. En cas de vulnérabilité zero-day, il faut attendre la prochaine actualisation pour pallier la faille. Avec l’automatisation cela se fait automatiquement et sans interruption des serveurs. Si vous avez un site de e-commerce par exemple, l’avantage est évident. »
Petit aparté, le linux d’Oracle est 100 % compatible avec celui de Red Hat, mais aussi gratuit. Pourquoi payer…
Gratuit encore, Oracle propose un accès gratuit à Oracle Cloud comprenant un accès à Autonomous Database, 2 machines virtuelles, 100 Go de Stockage, et une gestion du load balancing et accès à une console d’administration. Cette offre est « pour tous », étudiants, développeurs, et entreprises.
Microsoft, VM Ware, des partenariats pour étendre la compatibilité
Seules les montagnes ne se rapprochent pas. Après une période de froid entre les deux entreprises, Oracle et Microsoft créent des connexions directes entre leurs clouds, OCI pour Oracle et Azure pour Microsoft, avec en plus la disponibilité de SQL Server sur OCI. Un partenariat gagnant/gagnant pour les deux parties et surtout pour les clients qui bénéficient à la fois d’un choix plus étendu, mais aussi une plus grande facilité à migrer vers le cloud. Dans le même ordre d’idée, un accord avec VM Ware permettra aux utilisateurs de migrer les workloads VMWare Vsphere vers OCI, tandis qu’Oracle fournit un support technique à ses logiciels fonctionnant en environnement VMWare.
Cette accélération à marche forcée se traduit aussi par une extension des zones couvertes par OCI. Aux 16 régions géographiques où OCI est déjà opérationnel, 20 nouvelles régions devraient être couvertes d’ici à la fin 2020. Une annonce qui a suscité les applaudissements de l’audience, mais aussi des sifflets admiratifs alors que Larry Ellison projetait une carte comparative des implantations cloud d’AWS et d’Oracle. « 2020 va être une année passionnante pour Oracle ! », conclut le CTO tout sourire.
Une suite applicative SaaS dopée à l’intelligence artificielle
« Nous avons la suite de solutions la plus complète en SaaS… », assène Steve Miranda, le vice-président en charge du développement des applications. De fait, ce troisième étage applicatif de la fusée Oracle, CX Fusion, semble couvrir l’essentiel des besoins business fondamentaux de l’entreprise : marketing, sales, services, finance, rh, logistique, industrie et field service. Surtout, comme le rappelle Steve Miranda le premier avantage concurrentiel de la suite CX réside dans l’absence de silos et un flux consolidé de données fédéré par les bases de données. Le discours est rôdé, en connectant back-office et front-office, la facilité d’intégration entre applications permet de se concentrer sur le client plutôt que dans la quête perpétuelle de la bonne information. Pour Rob Tarkoff, « Pour réellement transformer l’entreprise, le marketing ou les commerciaux doivent être connectés aux assets, aux collaborateurs et aux règles de l’entreprise. Quoi de plus décevant qu’un technicien qui arrive chez vous après l’heure du rendez-vous et sans le bon matériel. » Promesse de la suite CX, ne plus être pris au piège de la donnée répartie dans autant de silos que de métiers, que ces données soient transactionnelles, business ou liées aux profils clients.
La data pour un marketing invisible et BtoMe
Du client, il en a beaucoup été question pour l’annonce de CX Unity, une plateforme consolidant toutes les données clients issus des diverses applications. « Toutes les entreprises ont le même problème, explique Emmanuel Obadia, vice-président marketing Oracle. Chaque service récupère des données sur le client, mais elles sont morcelées dans toute l’entreprise. Il faut la retrouver, la consolider. À cette donnée structurée, il faut rajouter les signaux extérieurs, le comportemental, plus les données issues des IoT, donc de la donnée non structurée. L’enjeu pour toutes les entreprises est de réunir la donnée, premier, second et third party, structurée à 360 dans l’entreprise et avoir un profil client alimenté et actualisé en temps réel sur lequel nous pouvons nous reposer pour améliorer l’expérience client. » Ce qui est bien le propos de CX Unity qui s’appuie aussi sur le rachat par Oracle de Data Fox, sorte de sociétés.com puissance 10 qui à ces 5 millions d’entreprises listées, rajoute et traite grâce à l’IA 5,6 millions de sites web par mois, 47 000 sources toutes les 30 minutes et 1 million de tweets par jour. Ajoutons pour les chiffres les 7,5 To de données collectées mensuellement pour enrichir les 5 milliards de profils de consommateurs disponibles.
De quoi élaborer des profils ultra personnalisés et précis, ce qui permet à Rob Tarkoff de parler de « marketing invisible », fondé sur les milliers de signaux laissés par le consommateur et susceptible de nourrir une conversation naturelle avec chacun.
À noter que le cloud CX comprend pléthore d’outils pour tisser un continuum d’actions entre marketing, commerce, sales et services. Les PME n’ont pas été oubliées avec l’intégration de l’ERP Netsuite sur OCI Gen2. Un levier pour entrer dans l’univers Oracle.
Difficile d’être complet sans évoquer pour cette partie l’utilisation de l’IA et du machine learning. Indispensable pour traiter un tel volume d’informations, l’IA est présente dans tous les compartiments du jeu tant pour les recommandations par email, que l’aide à la vente ou le lead scoring et même pour l’optimisation des trajets en Field services entre dizaines d’autres usages.
L’irruption de l’intelligence artificielle est sans doute l’autre avancée majeure d’Oracle présentée lors d’Oracle OpenWorld. Présente au cœur d’Autonomous Database, son office est aussi requise dans chaque plateforme logicielle (cf capture ci-dessus) servant tantôt à des tâches prédictives pour l’EPM ou de la demande en chaîne logistique, mais aussi à accompagner chaque métier dans ses tâches au quotidien à l’instar dans la suite HCM (ressources humaines) à identifier le meilleur candidat, prédire l’attrition ou encore à la saisie des dépenses par chatbot dans l’ERP etc. « Chaque application Fusion se verra proposer un module d’IA entraîné et prépackagé, et ce afin de faire gagner du temps au client », précise Juergen Lindner, SVP marketing produit SaaS d’Oracle. S’il est là aussi parti avec un peu de retard sur les autres acteurs, l’éditeur s’appuie à la fois sur un conséquent jeu de données, dont celles de DataFox, pour entraîner son IA ainsi que des cas d’utilisation des clients. À noter une petite déception. Chacun croyait que Larry Ellison proposerait une petite conversation avec un chatbot maison. Il n’en fût rien. Du côté des démos, l’évolution du réseau social interne est assez remarquable avec l’utilisation là aussi de l’IA pour repérer les compétences et les groupes métiers affinitaires. De même, si un collaborateur a une question, l’IA identifie la personne la plus susceptible de répondre. Le tout avec une toute nouvelle interface développé par la marque, Redwood.
HR et ERP : nouvelles interfaces et développements
Du côté HR et ERP, peu d’annonces si ce n’est la réécriture de la plateforme de recrutement, avec une intégration poussée avec Linkedin et bien sûr la refonte de l’interface aux couleurs Redwood, tandis que l’ERP pour sa part se voit ajouté des modules pour des industries plus complexes que sont les médias, le process manufacturing et le secteur public. Pour les télécoms. Dans ce cadre OBS (Orange Business Services) nous a livré un retour d’expérience sur une impressionnante refonte du suivi du portefeuille projet (PPM) du groupe destiné à 10 000 utilisateurs répartis dans 50 Pays. Un projet mené comprenant à la fois un PPM et ERP cloud initié dès 2016 pour le premier et 2017 pour le second. Un grand projet de transformation mené par OBS dont une des conclusions est « que la transformation prend du temps ». Surtout à cette échelle.
La donnée au cœur de la transformation, conclusion de l’OpenWorld ?
Au final, de ces trois jours, le sentiment général est bien celui d’un message sur la transformation. Cette fameuse transformation de l’entreprise toujours en cours. Pour Oracle, cette transformation passe, chacun l’aura compris, par une unification des données, un préalable indispensable au décloisonnement des silos, mais aussi par une migration massive vers le cloud, une vaste tâche pour certains logiciels à l’instar des ERP où 90 % d’entre eux sont encore mis en œuvre « on premise » comme nous le confiait Karine Picard, VP EMEA application strategy & sales.
Mais force est de reconnaître la force de Larry Ellison et des membres d’Oracle pour nous convaincre des bienfaits de cette migration. Tous les outils et discours allaient en ce sens d’une migration simplifiée vers un cloud pour réduire les coûts et gagner en efficience. Cette baisse du TCO est bien sûr obtenue par une automatisation la plus étendue possible des tâches de configuration et de maintenance, mais aussi par une efficience accrue du traitement de la donnée, avec de l’IA, pour fournir la meilleure expérience client possible. Laquelle commence par celle fournie par Oracle lui-même en pleine transformation et utilisateur de ses propres outils. Practise what you preach en quelque sorte. Mais laissons la conclusion à Karine Picard.
Bank-as-a-Platform : comment les banques doivent s’ouvrir à leur écosystème pour se moderniser
Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et CEO de Moskitos
En pleine transformation structurelle, réglementaire et technologique, le secteur bancaire se modernise à marche forcée. Les banques gagnantes de demain seront celles qui agissent aujourd’hui pour relever le défi de l’ouverture à leur écosystème, en s’appuyant sur les nouvelles technologies cloud de la connexion et de l’intégration de données.
Le modèle de revenu des banques souffre depuis plusieurs années avec la redistribution massive du marché des prestations et services qui jusqu’alors leur était réservé. Avec en toile de fond la nécessité de regagner la confiance des consommateurs depuis la crise de 2008, l’industrie bancaire doit également lutter contre son image vieillissante, peu encline à s’adapter aux nouvelles contraintes sociétales.
La transformation est dès lors inévitable, notamment avec les nouvelles régulations. La directive DSP2 (Open Banking) fait ainsi voler en éclat les frontières structurelles du marché, en autorisant le transfert de la valeur apportée historiquement par les banques vers de nouveaux prestataires de paiement ayant accès aux données des banques.
La concurrence va donc s’intensifier avec les néo-banques en ligne et les FinTech, qui proposent une expérience utilisateur innovante et adaptée aux comportements actuels. Les banques et ces start-up ont pourtant tout à gagner à s’allier. 75% des start-up affirment ainsi que cette collaboration est leur principal objectif, tandis que les banques ne peuvent plus se contenter de fournir une simple application mobile. Il faut réinventer le modèle.
Se concentrer sur l’expérience utilisateur et le parcours client
Imaginons une voiture qui entre dans une station-essence aux services connectés et personnalisés. La reconnaissance visuelle identifie automatiquement le véhicule et son propriétaire et les relient à un compte utilisateur avec ses préférences et ses données de comportement. Un ensemble de procédures (paiement, emails de facture et de promotion, etc.) s’activent alors de manière automatisée.
S’il fait encore figure de science-fiction, ce scénario autour des voitures connectées illustre l’une des motivations premières de la transformation des banques : réinventer leur relation avec les clients. Elles sont souvent perçues comme accumulant du retard sur ce terrain, en ayant subi la mutation des usages imposés par le numérique et les GAFAM, ces géants du web qui ont fortement ancré des pratiques digitales dans le quotidien des consommateurs.
Personnalisation, contextualisation, expérience utilisateurs de bout en bout, le numérique impose aux banques de revoir leur positionnement dans cette chaîne de valeur. D’après une étude Deloitte, 5 Français sur 10 sont aujourd’hui prêts à passer à une banque en ligne (sans agence donc), tandis que 69% réalisent leurs opérations bancaires sur Internet et 29% sur l’application mobile de leur banque.
Les clients recherchent également des pratiques spécifiques, avec la conjugaison de services digitaux qui n’avaient jamais été associés jusqu’alors. Les banques qui auront la capacité de cibler finement un comportement, de proposer un emprunt, d’apporter des conseils fiscaux, d’identifier l’immobilier comme moyen rémunérateur, puis d’accompagner le client à trouver un locataire, gagneront un avantage certain : proposer une expérience intégrée de bout en bout.
Cette dynamique ne peut être créée qu’à une seule condition : s’entourer d’un écosystème de partenaires et ouvrir ses systèmes informatiques. Être capable d’établir ces précieuses connexions, vers ou depuis le monde intra ou extra-bancaire, Fintech et start-up comprises, est un prérequis.
L’Open Banking : l’indispensable ouverture vers l’écosystème
L’Open Banking représente l’un des plus gros chantiers historiques de transformation pour l’industrie bancaire. Une véritable révolution qui vise à réinventer la place des banques en passant d’un modèle ultra-cloisonné à une ouverture économique, structurelle et donc technologique. Pour les trois quarts des banques européennes, il s’agit d’un axe prioritaire de leur stratégie, d’après une étude d’Accenture.
L’Open Banking permet aux banques d’interagir et de co-créer efficacement et en toute sécurité avec un écosystème de fournisseurs de services via des API, et donc de générer de la valeur pour leurs clients, renforcer leur position concurrentielle et mettre en place de nouveaux leviers potentiels de croissance de revenus.
En ouvrant leur coeur technologique où s’entremêlent de multiples technologies et langages, les banques se donnent les moyens de se transformer en misant sur la standardisation via les API, ces interfaces de programmation qui assurent l’échange de données ou de flux applicatifs d’un système à l’autre.
Les API et le concept global de l’Open Banking ont pour effet direct de désiloter les systèmes et de découpler front office et back office. Une voie royale pour relier les technologies de pointe au système historique et pour développer des applications en ligne avec les attentes des clients.
La directive DSP 2 impose l’ouverture des systèmes bancaires, mais certaines banques ont décidé d’aller plus loin, avec pour ambition d’étendre la portée de leurs API et renforcer leur champ fonctionnel vers des interfaces plus denses. De mécanismes favorisant la transparence, les API sont devenues la pierre angulaire de l’Open Banking et le premier vecteur de transformation. Elles représentent les circuits indispensables à la création de nouveaux partenariats.
La plateforme d’intégration (iPaaS) : un moteur pour la Bank-as-a-Platform
Avec l’avènement de l’IT moderne, du cloud et de son modèle as-a-service, ainsi que sa complexité grandissante, l’intégration de services et d’applications constitue une fondation pour tous les secteurs industriels. Comment en effet imaginer associer un service de paiement à une voiture connectée sans avoir relié et sécurisé les relations entre ces éléments ?
Si accélérer la création de valeur en se reposant sur des services digitaux est une priorité, interconnecter ces services dans un environnement hybride (cloud et sur site) ne doit donc plus être complexe. Dans ce contexte, l’iPaaS (Integrated Platform-as-a-Service), ou plateforme d’intégration dans le cloud, représente le carrefour technique et opérationnel, et même le moteur principal de ce modèle de Bank-as-a-Platform.
Le cabinet d’étude Gartner considère d’ailleurs le segment de l’iPaaS comme l’un des secteurs à plus forte croissance dans l’industrie du logiciel d’infrastructure. De 60% en 2016, le taux de croissance de l’iPaaS a atteint 72% en 2017. L’heure est donc à l’industrialisation des intermédiations et l’iPaaS a pour fonction première de les fluidifier.
Depuis des décennies, les banques ont bâti une architecture inter-applicative en silos, avec une méthode d’intégration où les passerelles ne sont créées qu’à façon et point-à-point, ce qui relie certes les systèmes, mais se révèle peu flexible, peu évolutif et encore moins agile. A chaque nouveau partenariat, la DSI devant en effet recomposer ses flux d’intégration pour répondre à la demande des métiers.
A contrario, en fédérant techniquement un écosystème et en connectant à la volée les API, le modèle Bank-as-a-Platform permet aux banques de composer simplement et rapidement de nouvelles offres avec leur écosystème, sans avoir à re-développer chaque pont entre les API de ses partenaires. Les banques entrent ainsi dans l’ère de l’agilité, avec une procédure ré-utilisable et pérenne.
Cette reproductibilité inhérente de l’iPaaS transforme des services clés, comme le paiement, en une commodité. Il est alors plus simple de l’associer à d’autres services au sein de la plateforme, pour donner naissance à des packages commerciaux, qui rassemblent offres bancaires et services associés.
La Bank-as-a-Platform est l’avenir de la banque
Les banques doivent donc s’interroger sur leur modèle : souhaitent-elles opter pour une démarche unilatérale en matière d’innovation, ou préfèrent-elles capitaliser sur la force d’un écosystème grandissant et pluriel ?
Certains établissements bancaires ont fait leur choix. La banque espagnole BBVA a par exemple décidé de monétiser sa stratégie d’Open Banking en commercialisant des API via son BBVA API Market. Le Crédit du Nord mise, quant à lui, sur une démarche d’ouverture en s’associant à la société Ellisphere autour d’une offre intégrée PassBtoB, permettant aux clients professionnels de la banque d’accéder aux informations financières et économiques de leurs partenaires.
Si les API forment le socle fondamental de l’ouverture des SI bancaires, la plateforme d’intégration iPaaS constitue le cerveau opérationnel qui donnera vie à ces interfaces dans la création de nouveaux services à valeur. Ne serait-ce pas le chemin le plus court vers les clients ?
Innovation et maîtrises des coûts s’imposent comme les catalyseurs de la migration des communications dans le cloud
Mitel dévoile les résultats de son enquête menée auprès de 1000 décideurs dans 8 pays d’Europe
81 % des entreprises migrent leurs communications dans le cloud pour bénéficier de fonctionnalités innovantes
55 % des sociétés françaises privilégient le recours à un spécialiste du cloud et des communications unifiées
84 % des répondants français identifient les coûts de migration de l’architecture comme étant l’élément essentiel dans le calcul du RoI ; contre 41 % en 2017
L’enquête s’inscrit dans un contexte de croissance rapide du secteur des communications dans le cloud, que ce soit mode public, privé ou hybride. Selon ses dernières prévisions, MZA estime que le taux de croissance annuel composé de ce secteur devrait être de 14% jusqu’en 2023.
L’innovation au cœur de la transition vers le cloud
Dans un monde de plus en plus hyperconnecté et soumis à une hyperconcurrence, les entreprises prennent conscience qu’elles doivent se transformer et adopter les dernières innovations technologiques en matière de communications et de collaboration de manière à rester attractives et compétitives.
Avec une moyenne de 81%, l’accès à des fonctionnalités innovantes non disponibles avec des solutions sur-site recueille ainsi la très large majorité des suffrages, tous pays confondus. Cette tendance était déjà observée en France – 39% en 2017 – mais elle est ici encore plus prégnante au vu des résultats de la dernière enquête (88% en France).
La technologie cloud offrant un accès plus rapide et plus facile aux principaux outils de productivité, certaines fonctionnalités sont désormais considérées comme incontournables par les entreprises. Les communications unifiées, incluant la gestion de présence, la messagerie instantanée sécurisée, les appels voix et vidéo, se placent très largement en tête avec 89%, suivies des fonctions de collaboration avancée – conférence audio et vidéo, collaboration d’équipe, partage de contenus, etc. – avec 41%.
A noter également que le cloud représente l’opportunité de faire évoluer son système d’information et d’opérer la transformation digitale des organisations tout en gardant la maîtrise des investissements humains (formation, recrutement d’experts). Cette motivation ressort chez 44% des répondants et atteint même 65% en France.
La primauté à l’expérience et au savoir-faire
Dans un paysage technologique encore relativement récent, la prime à l’expertise et au savoir-faire se maintient. Les acteurs spécialistes du cloud et des communications unifiées sont encore plébiscités par 62 % des répondants, permettant ainsi aux entreprises de migrer vers le cloud selon l’approche – public, privé ou hybride – qui convient le mieux à leur organisation.
Ces chiffres démontrent que les déploiements des services de communications unifiées dans le cloud sont considérés comme un élément essentiel des stratégies à long terme des entreprises. Elles investissent par conséquent dans l’expertise pour garantir leur succès futur.
La capacité d’un fournisseur à faire état de déploiements réussis constitue donc un élément essentiel au moment de la prise de décision. La Grande-Bretagne et l’Allemagne se révèlent être les pays valorisant le plus l’expérience et le savoir-faire des fournisseurs avec respectivement 71% et 70%, contre 55% pour la France.
Les coûts de migration, incontournables dans le calcul du RoI
Lorsqu’on aborde le sujet du calcul du RoI, les coûts de migration d’une architecture de téléphonie existante vers le cloud se révèlent être le premier poste à prendre en compte et est en net progression (84 % en 2018 contre 41 % en France en 2017). L’amélioration des performances que les entreprises peuvent attendre du cloud dépend fortement de la qualité des systèmes informatiques sous-jacents (tels que le VPN). Il n’est dès lors pas étonnant que tous les répondants s’accordent à dire que les coûts de mise à niveau de cette infrastructure préexistante ont un impact significatif sur le RoI.
Outre les aspects purement matériels, le deuxième élément cité par les décisionnaires sondés concerne les coûts liés à la migration et à la réversibilité des données. La moyenne de 49 % masque de fortes disparités : alors que 76 % des français font de ce point un élément clé dans le calcul du RoI, ils ne sont qu’environ 30 % en Espagne ou en Suède à considérer cet élément comme important.
« Le cloud agit comme un accélérateur de la transformation digitale, permettant aux entreprises d’améliorer à la fois leur productivité et de délivrer un meilleur niveau d’expérience client, » souligne Jean-Denis Garo, Directeur Marketing Europe du Sud, Mitel. « Les pays européens sont à des stades de maturité différents mais le point commun réside dans le fait que les clients ont une idée précise du modèle de cloud qu’ils souhaitent pour leur entreprise. L’important consiste donc à leur donner le choix de migrer vers le cloud public, hybride ou d’opter pour le cloud privé. »