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  • DSI et départements opérationnels : comprendre l’ampleur de la rupture

    Comment les DSI peuvent-ils transformer une relation conflictuelle avec les équipes opérationnelles en partenariat profitable ?

    Par Hervé Le Fell, Directeur Général, Snow Software

    Il n’y a pas si longtemps, le DSI et les unités opérationnelles avaient une relation stable. Les équipes opérationnelles faisaient part de leurs besoins technologiques au département IT et l’équipe du DSI effectuait des achats, développait et fournissait des solutions logicielles et matérielles. La nature de la relation reposait en grande partie sur des réalités inévitables : la technologie nécessitait des compétences très spécialisées que l’on ne trouvait que dans le département IT et le déploiement était effectué dans les datacenters sur site des entreprises, étroitement surveillés (à juste titre) par les responsables IT.

    Une relation stable, mais qui n’a pas toujours été harmonieuse. Les unités opérationnelles s’irritaient souvent de ce qu’elles considéraient comme des cycles de déploiement trop longs et des limites des technologies disponibles. Le département IT, souvent perçu comme un centre de coûts, devait limiter les dépenses et les DSI n’étaient pas en mesure d’effectuer tous les achats souhaités par les équipes opérationnelles.

    Dans le Cloud et l’unité IT

    Alors que les DSI ont adopté le Cloud computing comme un modèle de déploiement complémentaire, tirant parti de ses avantages en termes de réduction des dépenses d’investissement et des coûts de maintenance, les responsables des unités opérationnelles ont vu dans le Cloud un changement de modèle. Ils ont saisi l’opportunité de contrôler les dépenses technologiques et ont rapidement considéré ces dépenses comme un moyen de créer des business models innovants, avec notamment des projets de transformation digitale. La montée en puissance des technologies IaaS, PaaS et d’autres technologies de Cloud computing a accéléré le développement de l’unité IT, offrant aux dirigeants de nouvelles opportunités d’acquérir et d’utiliser des solutions technologiques.

    Une caractéristique importante de l’IT est qu’elle est à la fois différente et semblable au « Shadow IT ». Elle est différente car le Shadow IT fait référence à du matériel et des logiciels déployés sans l’implication ni le contrôle du département IT, alors que l’IT fonctionne avec un budget transparent et défini. Elle est semblable car, du point de vue du département IT, son existence est effectivement aussi officieuse que celle du Shadow IT. L’IT échappant aux processus et systèmes de gouvernance et de surveillance établis, le département IT a peu de visibilité sur les ressources utilisées et la manière dont elles sont utilisées.

    Certains DSI se sont sentis menacés par la décentralisation du processus décisionnel relatif à la fonction IT, ainsi que de la responsabilité et des budgets associés. Cette décentralisation est liée aux initiatives de transformation digitale souvent gérées par les unités opérationnelles, et non par le département IT. Ensuite, il existe des implications pratiques : les DSI sont souvent tenus de gérer les technologies achetées par les unités opérationnelles, surtout après la première année d’utilisation. Sans visibilité complète de toutes les dépenses technologiques, il leur est difficile d’établir efficacement un budget et des prévisions.

    De frères ennemis à partenaires

    On peut facilement exagérer l’animosité des DSI à l’égard des départements métiers. Le fait est que les DSI brillants (et avisés) ne sont pas en total désaccord avec les unités opérationnelles. Ces DSI reconnaissent avoir les mêmes objectifs et critères de performance qu’elles. Ils veulent piloter les objectifs organisationnels tels que la transformation digitale et s’aligner sur les besoins et objectifs des unités opérationnelles. Cependant, ils ne peuvent pas le faire tout en respectant l’obligation d’allouer judicieusement des budgets IT limités, à moins de savoir précisément comment les technologies sont utilisées. Les technologies de Cloud computing compliquent cette tâche, car les DSI ont souvent peu de visibilité sur l’utilisation des applications SaaS et de l’environnement IaaS.

    Alors comment les DSI et les responsables IT peuvent-ils mieux s’aligner sur les objectifs des équipes opérationnelles ? Voici quelques étapes à suivre :

    Admettre qu’il est déjà trop tard.

    Rien n’inversera la tendance à la décentralisation des dépenses et du contrôle des technologies, et plus tôt les DSI l’admettront, mieux ce sera. Selon Gartner [1], « en 2016, seulement 17 % des dépenses IT n’étaient pas contrôlées par le département IT », 83 % des budgets étant gérés par le DSI ou les membres de son équipe. Dans trois ans, la situation sera très différente et « d’ici 2020, Gartner prévoit que l’unité IT des grandes entreprises ayant une forte orientation ou aspiration digitale représentera 50 % de leurs dépenses IT ».

    Comprendre l’ampleur de la rupture.

    Nous avons développé le concept de « Disruption Gap » pour décrire comment la transformation digitale et l’utilisation des technologies de Cloud computing ont créé un delta entre ce que les responsables IT pensent savoir sur l’utilisation de la technologie et les dépenses associées dans l’entreprise, et la réalité. La première étape pour mieux aligner le département IT sur les unités opérationnelles consiste à comprendre les forces qui les opposent.

    Avoir une vue complète de l’utilisation des technologies et des dépenses associées, en particulier les technologies de Cloud computing.

    Les unités opérationnelles achètent et consomment des technologies SaaS et IaaS à un rythme accéléré, principalement en raison des projets de transformation digitale. Les DSI peuvent se sentir marginalisés dans leur rôle de responsable IT et risquent de ne pas être en mesure de planifier correctement les budgets en raison des dépenses des unités opérationnelles. En s’appuyant sur des solutions d’analyse avancées et des informations détaillées sur l’utilisation des technologies Cloud, les DSI peuvent appliquer leurs connaissances et exercer leur influence. Ces analyses et ces connaissances reposent sur la découverte automatisée de l’utilisation des applications SaaS et de l’environnement IaaS, quel que soit le département qui a acheté la technologie.

    Adopter l’unité IT.

    Les applications et l’infrastructure déployées en mode Cloud ont permis aux unités opérationnelles d’atteindre leurs objectifs d’agilité et de créer des solutions plus adaptées aux besoins des clients, en particulier dans le cadre de la transformation digitale. Le DSI et les responsables IT doivent cesser de considérer la décentralisation de la fonction IT comme une menace et admettre que les unités opérationnelles tirent parti de la puissance des nouvelles technologies numériques. Ils doivent abandonner leur stratégie de contrôle et adopter une stratégie d’influence en matière de dépenses informatiques.

    La tâche des DSI et des responsables IT est complexe : peu de gens envient l’évolution et l’urgence de leurs problématiques. Cela dit, les DSI sont particulièrement bien placés pour influencer les décisions critiques impliquant le département IT, l’entreprise et le Cloud. En comprenant les objectifs métiers et en ayant une vue claire des technologies adoptées (quelle que soit la plate-forme) ainsi qu’une vision de l’évolution du rôle de la fonction IT, le DSI peut assurer un développement technologique harmonieux de l’entreprise sans que chacun des départements opérationnels ne suive aveuglément ses intérêts personnels.

    En passant du contrôle à l’influence, le DSI est le responsable le mieux informé des technologies déployées et des déploiements planifiés. Lui et son équipe deviennent automatiquement les ressources vers lesquelles se tournent les unités opérationnelles qui envisagent de réaliser des investissements. Dans le cas contraire, le rôle du DSI ne peut pas passer du rôle de seul fournisseur de technologies à celui de courtier en services et produits dont l’entreprise a vraiment besoin.

  • Comment choisir le bon cloud lorsque leurs applications ont des contraintes contradictoires ?

    Multicloud : le nouveau cloud hybride ?

    Par Gilles Closset, Responsable de l’agence parisienne de Coreye

    Le cloud hybride s’est très rapidement fait une place dans les nouvelles pratiques des entreprises en mariant des infrastructures traditionnellement privées, on-premise ou hébergées, et des plateformes de cloud public qui développent chacune leur domaine de prédilection.

    Désormais convaincues de la pertinence d’intégrer un cloud public à leur SI, les entreprises se posent néanmoins une nouvelle question : comment choisir le bon cloud lorsque leurs applications ont des besoins et des contraintes différents, parfois contradictoires ? L’apparition de stratégies multicloud apporte une solution optimale à cette problématique de plus en plus fréquente.

    Le cloud hybride : une tendance confirmée

    Depuis six ans, le marché du IaaS connaît une belle croissance. S’il a augmenté de 40 % depuis 2011, ce modèle sera bientôt dominant selon le cabinet Gartner. En effet, la tendance se confirme et s’accélère : d’ici 2020, toutes les entreprises auront intégré un cloud hybride à leur SI. Ne pas avoir au moins un service cloud d’ici là serait comme ne pas avoir un accès internet aujourd’hui : impensable !

    Le succès grandissant du cloud hybride vient du fait que le cloud public ne satisfaisait pas entièrement les entreprises. En effet, celles-ci n’y migraient qu’une partie de leurs actifs, et gardaient en interne les données trop sensibles (données clients, R&D, applications métier, etc.) ou les parties de leur SI trop vieillissantes pour être compatibles avec les grandes plateformes publiques. Aujourd’hui, en alliant cloud privé et cloud public, le cloud hybride permet à l’ensemble des données externalisées et internalisées de cohabiter.

    Néanmoins, la limite de cette stratégie hybride est qu’elle n’intègre généralement qu’un seul cloud public. Comment choisir le bon cloud public, alors que les applications d’une entreprise ont des besoins très différents ? Les entreprises doivent-elles limiter la transition vers le cloud car la plateforme retenue n’est optimale que pour une partie du SI, ou doivent-elles migrer l’ensemble de leurs données et accepter qu’une partie se retrouve sur une plateforme moins adaptée qu’une autre ? Si le cloud hybride est désormais un réflexe pour les entreprises, il mériterait d’être optimisé.

    Le cloud hybride nécessite un service d’accompagnement

    Afin de s’affranchir des contraintes rencontrées lors de l’utilisation d’un cloud hybride, de plus en plus d’entreprises se tournent vers une multiplicité de plateformes cloud. Néanmoins, si cela peut être très attrayant en théorie, cela peut s’avérer être un défi de taille en pratique. En effet, les difficultés à surmonter sont nombreuses.

    D’une part, ces plateformes utilisent des services propres à chacune, avec leur jargon et leur philosophie. D’autre part, elles ne cessent d’évoluer. A titre d’exemple, en 2015 Amazon a ajouté plus de 700 nouvelles fonctionnalités à son cloud. En 2016, le nombre a dépassé le millier : cela représente plus de trois fonctionnalités par jour ! Rappelons qu’une mauvaise maîtrise technique peut être lourde de conséquences d’un point de sécurité ou financier : un clic sur ce nouveau bouton attrayant peut ajouter quelques milliers d’Euros à la facture mensuelle ou exposer des fichiers confidentiels.

    Au-delà de la maîtrise technique, se pose également la question de la gestion au quotidien : comment réaliser un pilotage efficient lorsque les portails de suivi, les services desk, les interfaces de provisioning, les CMDB, etc. se multiplient ?

    L’approche multicloud : la solution sur-mesure

    Pour répondre à ces enjeux, certains fournisseurs de services managés, ou MSP, ont décidé d’investir pour trouver une solution opérationnelle solide. Ces sociétés dédiées au bon fonctionnement de l’activité de leurs clients se maintiennent formées et certifiées pour conseiller les entreprises souhaitant entamer une migration vers un cloud public, et ainsi accompagner un œil non aguerri dans ses démarches cloud. Elles apportent donc une expertise et un pilotage opérationnel indispensable face à la complexité de ces plateformes.

     Ces Managed Services Providers s’inscrivent dans une stratégie multicloud, c’est à dire composée de plusieurs clouds hybrides. Ils permettent de mixer plusieurs clouds hybrides, donc publics et privés, au sein d’un modèle centralisé, pour tirer avantage des points forts de chacun. Cette solution « sur-mesure » est ainsi de plus en plus plébiscitée. Elle permet de ne pas s’astreindre à un hébergeur unique, et d’avoir accès à une solution homogène. En proposant un centre de services unique ainsi que des portails de pilotage centralisés (SLA, ticketing, etc.), l’approche multicloud rend la gestion de plusieurs clouds efficiente et exploitable au quotidien. Dorénavant, les compromis ne sont plus une fatalité.

    Si le cloud hybride est une tendance grandissante, une récente étude menée par Dimensional Research montre que 77 % des 650 entreprises interrogées prévoient de mettre des stratégies multicloud en place dans un futur proche. Une évolution majeure pour les pratiques des sociétés comme pour le marché du cloud.

     

  • #TECH – Tous les événements à ne pas manquer !

    Tous les événements TECH à ne pas manquer !

    OCTOBRE 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-lean-digital-summit-by-lean-institute/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-fintech-summit-by-montaigne-conseil/

    NOVEMBRE 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-digital-workplace-summit-by-jalios/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-iot-mobility-europe-by-mark-com-event/

  • Compétitivité : vers une adoption généralisée du Cloud

    Start-ups, grands groupes et Cloud : quand l’agilité devient un avantage compétitif

    Par David Chassan, Chief Product Officer, Outscale

    Selon une étude Evans Data Cloud Development, le développement d’application dans le Cloud est plus efficace, plus flexible et conduit à la création d’applications de qualité, à un rythme plus rapide. Un changement de paradigme qui fait de l’agilité un avantage compétitif clé  pour les start-ups, mais aussi pour les grands groupes, de plus en plus séduits par le Cloud.

    Une informatique de haut niveau, accessible à toutes les entreprises

    Le principal atout du Cloud est de réduire drastiquement les coûts informatiques. Les investissements capitalistiques informatiques traditionnels (CAPEX) sont ainsi transformés en coûts opérationnels (OPEX), facturés à l’usage. Avec l’avènement du Cloud et la mise à disposition en mode SaaS, les applications Cloud sont disponibles partout et dans leur dernière version. L’autre avantage est la mobilité. Avec l’avènement du Bring Your Own Device, les entreprises, quelle que soit leur taille, repensent leur stratégie de développement logiciel et de déploiement. En utilisant une plateforme dématérialisée pour les applications, tous les appareils mobiles peuvent accéder aux applications Web. Les collaborateurs et les clients connectés sont plus productifs et autonomes, chacun ayant à disposition les applications dont il a besoin, y compris à l’extérieur de l’entreprise.

    Une interopérabilité et une évolutivité accrues

    Grâce à une meilleure interopérabilité et à une évolutivité accrue des applications Cloud, les start-ups ainsi que les grandes entreprises, améliorent également leur productivité et leur efficacité opérationnelle. Avec les API, il est facile d’intégrer les applications les unes aux autres. Les IPBX sont connectés aux applications CRM, lesquelles sont connectées aux solutions de communication unifiées. Les possibilités sont infinies. L’accès au Cloud en mode SaaS, convivial, automatisé et rentable, permet aux entreprises de faire évoluer leur solution selon leurs besoins, à la demande, avec un paiement à l’usage. Les acteurs économiques qui ont compris le Cloud disposent des meilleurs atouts pour placer l’innovation au cœur de leur business modèle.

    Une révolution de l’environnement de développement des applications

    L’autre révolution du Cloud est celle du métier de développeur. Traditionnellement, ce dernier travaille en local sur sa machine, sur un environnement qu’il maîtrise complètement. Il ne peut donc pas tester son application en situation de production. De plus, les applications actuelles sont développées selon un modèle de microservices où chaque service est installé sur une machine différente. Il est donc très difficile de reproduire ce design d’architecture sur un seul et même poste de travail. Avec l’arrivée du Cloud, les développeurs ont accès à une infrastructure qui fait office de copie de l’environnement de production. Disponible à la demande, celle-ci met fin aux demandes de ressources interminables auprès des différents services IT. L’option Cloud offre par ailleurs aux développeurs des possibilités d’itérations plus rapides, des ressources à la demande, un meilleur time-to-market et un environnement de travail et de test qui correspond à la production. L’infrastructure est ainsi dimensionnée en fonction des projets, avec une philosophie « Fail fast & Fail Often » selon le modèle DevOps. Le mode de travail, plus collaboratif, permet aux développeurs de d’occuper une position stratégique.

    Automatisation et meilleur time-to-market

    Pour les accompagner dans ce déploiement continu, plusieurs outils standards sont disponibles : Jenkins pour effectuer les tests unitaires et fonctionnels ainsi que Gitlab et RunDeck pour le déploiement. Ces outils peuvent être combinés avec des plateformes logicielles comme Ansible, Puppet ou Chef, qui servent à créer des configurations automatiques des machines sur le Cloud où seront installés les logiciels, in fine. Désormais, le véritable enjeu pour les développeurs est de concevoir des applications qui ne sont plus faites d’un seul tenant, mais qui sont composées d’une multitude de logiciels spécialisés dans leurs métiers. C’est la notion de microservices. Ils pourront de cette manière proposer des applications beaucoup plus résilientes et déployables en cluster, capables de supporter une montée en charge ou tout défaut d’infrastructure.

    Perte de contrôle et sécurité des données : des préoccupations clés

    Malgré tous ces avantages, certains décideurs hésitent encore. La peur de perte de contrôle des données est l’élément clé qui retarde la décision de passer au Cloud. Il est vrai que l’utilisation de réseaux externes et l’externalisation des données dans des datacenters rend leur protection et les processus juridiques plus complexes. Pour isoler les réseaux et permettre une opacité réelle, les Cloud Providers séparent les machines virtuelles de chaque client. Ainsi, aucune information ne peut passer d’un réseau à l’autre. Il est également possible de choisir l’emplacement géographique de ses données et de profiter pleinement de la souveraineté permise par certaines zones de localisation, face aux enjeux réglementaires comme la RGPD (ou GDPR).

    Protection des données : vers une confiance accrue

    La crainte liée à la violation de données, au hacking d’interfaces ou au piratage de comptes est un autre frein. En réponse à ces objections, quelques  fournisseurs de Cloud, triés sur le volet, se sont conformés aux plus hauts standards de certification comme l’ISO 27001-2013 ou encore le Code Européen CISPE. Ils développent des architectures fiables et assurent une sécurité optimale. Ils offrent des solutions qui permettent d’automatiser, d’orchestrer, de normaliser et d’améliorer la visibilité et la protection des ressources et des services Cloud. En transférant leurs données et applications dans le Cloud, les entreprises en contrôlent directement l’accès et la sécurité. Elles peuvent ainsi renforcer la confiance avec leurs clients et utilisateurs – point critique notamment pour les éditeurs de logiciels et les start-ups – en leur garantissant un haut niveau de protection de leurs données et de leur propriété intellectuelle.

    Vers une adoption généralisée du Cloud

    Tous ces éléments expliquent pourquoi, selon l’étude « Cloud Insights » menée par MARKESS et Outscale, 45% des personnes interrogées considèrent aujourd’hui le Cloud comme le modèle le mieux adapté à leurs enjeux de Plan de Reprise d’Activité (PRA) et de Plan de Continuité d’Activité (PCA). Véritable opportunité de développement, le Cloud redonne de l’agilité aux entreprises et les accompagne dans leur mue digitale, vis-à-vis de leurs partenaires, de leurs clients et vis-à-vis de leurs ressources internes. Qu’ils soient start-ups ou grands groupes en pleine transformation, les acteurs économiques peuvent ainsi croître en innovant à moindre coût, de manière plus agile et en déployant facilement leurs applications dans le monde entier.

  • L’adoption des applications cloud-natives devrait doubler d’ici 2020 !

    L’adoption des applications cloud-natives devrait doubler d’ici 2020 pour répondre aux besoins des entreprises en matière d’agilité et d’innovation

    Selon une nouvelle étude de Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, l’adoption du Cloud par les entreprises connaît une évolution importante avec l’utilisation croissante des applications cloud-natives conçues pour offrir des performances optimales dans le Cloud via le PaaS (Platform as a Service). Offrant davantage d’agilité et des fonctionnalités plus innovantes, elles représentent 15% des nouvelles applications d’entreprise. Leur taux d’adoption devrait augmenter rapidement au cours des trois prochaines années pour atteindre 32% d’ici 2020. 

    « C’est une évolution prometteuse pour notre secteur. Les architectures cloud-natives devraient devenir la norme pour les applications de front office d’ici 2020 car elles répondent aux besoins des entreprises d’innover à un rythme accéléré et d’améliorer l’expérience client en permanence. Les entreprises qui tardent à les adopter auront du mal à rattraper leurs concurrents », affirme Franck Greverie, directeur des activités Cloud et Cybersécurité du groupe Capgemini. « Les organisations doivent écouter leurs DSI et se rendre compte des avantages considérables que les technologies cloud-natives pourraient leur offrir, notamment en favorisant l’innovation. Quant aux DSI, ils doivent développer au sein de leurs entreprises culture et compétences nécessaires pour devenir des leaders des applications cloud-natives. » 

    L’étude, réalisée auprès de plus de 900 experts IT et business dans 11 pays en Europe et sur le continent américain ainsi qu’en Australie, explique ce changement dans l’adoption du Cloud par le souhait des entreprises d’accroître leur agilité (74%), de développer la collaboration avec des partenaires externes (70%) et d’améliorer l’expérience client (67%).

    Elle identifie un petit groupe d’organisations « leaders » ayant déjà beaucoup investi dans les applications cloud-natives (qui représentent plus de 20% de leurs nouvelles applications d’entreprise). Ces leaders ont deux fois plus de chances d’observer une croissance de leur chiffre d’affaires – imputable aux technologies cloud-natives – que les organisations qui adoptent ces dernières tardivement (84% contre 44%). Comparés aux « mauvais élèves »1

    1 Les entreprises en retard dans l’adoption des applications cloud-natives sont celles dont moins de 10% (voire 0%) des nouvelles applications sont développées avec une approche cloud-native.

    2 Il s’agit de la moyenne de toutes les banques interrogées, y compris les leaders, les entreprises qui adoptent les applications cloud-natives tardivement et celles qui sont à la traîne dans ce domaine.

    En matière d’applications cloud-natives en tirent également les avantages suivants : 

    • Ils sont plus nombreux à bénéficier d’une approche agile du développement de logiciels (69% contre 37%), d’une mise en oeuvre automatisée (78% contre 46%) et d’équipes DevOps intégrées (69% contre 38%) ;

    • Ils accordent plus d’importance au développement des fonctions IT et donnent la priorité à l’amélioration de l’expérience client (90%), à l’agilité (87%) et à l’évolutivité (85%) plutôt qu’à la réduction des coûts (79%).

    Le taux d’adoption des applications cloud-natives est en constante augmentation. Les DSI des sociétés qui ont mis en oeuvre des applications cloud-natives, ou qui ont l’intention de le faire, s’attendent à ce que l’informatique joue un rôle central dans l’atteinte des objectifs de leur entreprise, notamment dans le développement de nouveaux modèles économiques (67%), l’expansion rapide de l’entreprise (72%), l’accélération des mises à jour des produits/services (71%) et l’adoption de nouvelles voies de commercialisation (68%).

    Néanmoins, de nombreux DSI ont du mal à convaincre les dirigeants d’investir dans les applications cloud-natives, ces derniers privilégiant la réduction des coûts informatiques. Les challenges rencontrés sont d’ordre organisationnel d’une part, notamment une culture fondamentalement hostile à la philosophie cloud-native (65%) et un manque de compétences en développement de telles applications (70%), et d’ordre technique d’autre part, avec des difficultés d’intégration à l’infrastructure existante (62%) et des contrats fournisseurs verrouillés (58%).

    Les entreprises digitales, moteurs du changement 

    Un peu plus d’un quart des sociétés high-tech (26%) et près d’un tiers des entreprises industrielles (29%) sont des leaders en matière de technologies cloud-natives, contre seulement 11% des établissements bancaires, 18% des compagnies d’assurance et 22% des entreprises du secteur des biens de consommation, du commerce et de la grande distribution. Face à la concurrence digitale, les priorités évoluent : 10%2 des banques développent désormais leurs nouvelles applications en adoptant une approche cloud-native, tandis que près de la moitié des compagnies d’assurance (47%) et près d’un tiers des entreprises du secteur des biens de consommation, du commerce et de la grande distribution (27%) placent les logiciels cloud-natifs au coeur de leurs stratégies IT. Ces trois derniers groupes envisagent d’accroître considérablement leurs investissements dans le PaaS d’ici trois ans (41%, 44% et 41%, respectivement).

    Devenir une entreprise cloud-native 

    Dans toute l’entreprise, l’élaboration d’une stratégie Cloud comprenant le développement d’applications cloud-natives peut renforcer l’importance accordée à l’informatique et, par extension, au DSI.

    Dans le rapport, six recommandations sont faites aux DSI :

    1. évaluer le portefeuille d’applications et déterminer les priorités pour le développement d’applications cloud-natives ;

    2. renforcer la crédibilité du service informatique en présentant une feuille de route et l’impact potentiel du Cloud sur la croissance ;

    3. commencer à petite échelle, puis bâtir une équipe compétente de plus en plus importante ;

    4. adapter le modèle opérationnel informatique pour assurer agilité et stabilité ;

    5. faire preuve de pragmatisme dans la sélection de technologies ;

    6. développer une culture de l’innovation, de la collaboration, de tests et d’apprentissage.

  • Startups, le Cloud vous tue !

    Startups, le Cloud vous tue !

    Par Saad Zniber, co-fondateur de Yatedo

    La disruption digitale telle qu’on la connaît aujourd’hui touche tous les secteurs d’activités et est devenue une usine à opportunités pour qui saura prendre son courage à deux mains pour se lancer dans les abîmes de l’aventure entrepreneuriale. Bien que cette aventure soit pleine de complexités, tout nouvel entrepreneur a aujourd’hui la chance de pouvoir choisir des outils innovants pour l’aider et accompagner son développement. Une multitude de solutions automatisent et accompagnent les jeunes créateurs d’entreprise dans les tâches les plus complexes, allant du juridique jusqu’au traitement des paiements en ligne, les libérant ainsi complètement pour se concentrer pleinement sur leurs produits ou solutions. Cette automatisation est devenue une nécessité pour augmenter la compétitivité et la rapidité d’exécution à la création de ces toutes jeunes entreprises. Il n’en demeure pas moins qu’elle cache dans certaines situations des surprises de bien mauvais goût.
    Parmi ces solutions prisées par les jeunes entrepreneurs, une dont on ne cesse d’entendre parler : le Cloud.

    Toute startup qui se crée et se lance dans n’importe quelle forme de disruption digitale aujourd’hui se doit d‘utiliser le Cloud.  Simple à mettre en place, rapide et surtout offrant des opportunités de scalabilité n’existants nulle part ailleurs. C’est le choix par défaut pour mettre en place une infrastructure robuste et créer le futur Uber, Airbnb ou Spotify.

    En réalité, les apparences peuvent s’avérer trompeuses.

    Une « Cloud dépendance »

    En choisissant le Cloud, la startup délègue la gestion d’une partie cruciale de son activité. Elle ne se met donc pas en capacité d’acquérir les compétences nécessaires pour la mise en place d’une infrastructure solide qui saura l’accompagner dans le développement de ses différents produits/services mais également dans sa faculté à les délivrer à ses clients dans des conditions d’utilisations optimales. Pourtant, la combinaison de ces compétences est la raison d’être d’une entreprise, et donc de son aspect vital.
    Cette dépendance pose également problème lorsque, pour reprendre le contrôle des coûts en basculant sur un type d’infrastructure basé sur des serveurs physiques, elle n’a pas la latitude de le faire seul.
    Snapchat, qui souhaitait sortir de cette Cloud dépendance, a finalement renoncé en signant un nouveau bail de 5 ans, pour 2 milliards de dollars, avec le nuage de Google. Snapchat admet, dans un rapport transmis à la SEC, que cette dépendance est un facteur de risque : «toute perturbation importante lors de notre utilisation de Google Cloud aurait un impact négatif sur nos activités et l’entreprise serait sérieusement impactée. Nous risquons de perdre des utilisateurs, des annonceurs, des partenaires et nuire à notre réputation». Les questions financières n’arrangent pas la situation : «Les coûts d’hébergement augmentent au fur et à mesure que notre base clients s’accroît, un problème sur Google Cloud pourrait nuire gravement à nos activités en n’augmentant pas plus rapidement nos revenus que le coût d’utilisation des services de Google».
    Le contrat annuel de Snapchat au Cloud de Google équivaut au chiffre d’affaire 2016 de la marque au fantôme, soit 405 millions de dollars. Si Snapchat ne met pas en place sa propre plateforme, c’est justement parce qu’elle n’a pas la capacité de le faire d’elle-même. Débaucher un spécialiste engagerait des dépenses conséquentes et la migration prendrait énormément de temps. C’est pourquoi aujourd’hui Snapchat, comme de nombreuses startups, se résout finalement à assumer les conséquences de cette dépendance, quitte à stagner dans son évolution.

    Une solution coûteuse

    Cette solution, qui à première vue semble idéale et facile, est en réalité très coûteuse. Sur le Cloud, les frais de stockage sont relativement bas. C’est trompeur, puisqu’il faut aussi tenir compte des frais de transferts qui gonflent de façon exponentielle, en même temps que le nombre d’utilisateurs. C’est un cercle vicieux dont il faut rapidement sortir. Début 2016, Dennis Woodside, COO de Dropbox, a fait ce choix. Il a développé ses propres infrastructures pour reprendre le contrôle des opérations de stockage des données. Cette initiative permet à Dropbox de réaliser des économies considérables.
    La gestion de la trésorerie est un facteur clé de succès pour le développement d’une startup. Les liquidités des startups sont limitées et leur gestion délicate en période de croissance. Elles doivent être réparties judicieusement surtout quand on sait que l’insuffisance de fonds est synonyme d’échec pour 29% des startups.
    Les fonds nécessaires pour soutenir l’activité de l’entreprise augmentent plus rapidement que le chiffre d’affaires. À cela s’ajoute la nécessité de recruter plus de collaborateurs pour assumer la transformation de l’activité en phase de croissance. C’est une réalité à intégrer dans la stratégie de départ pour avoir une vision sur le long terme. Un bon recrutement coûte cher, mais beaucoup moins qu’une erreur de casting souvent due à un manque de vision.

    L’entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d’infrastructures qui s’adaptent à son évolution et à son rythme

    La réussite d’une startup dépend de plusieurs facteurs mais particulièrement de l’équipe et de la capacité du chef d’entreprise à identifier en amont ses besoins en recrutement. Cela se vérifie puisqu’on constate aujourd’hui que l’un des postes les plus pénurique du secteur des startups technologiques est le dévops. Véritable magicien des infrastructures, il transforme les étapes du développement produit et s’assure de la robustesse de l’infrastructure qui le supporte en toutes circonstances. Ce talent est capable de monter en compétences au rythme de la croissance de l’entreprise ; il garantit la livraison des produits dans les conditions optimales d’utilisation sans pour autant engendrer des coûts faramineux. Il est également en mesure de suggérer le choix du Cloud ou d’une infrastructure de stockage propre à l’entreprise en créant des simulations et des projections financières permettant de faire un choix avisé. Toutefois, qui dit poste pénurique dit forcément salaire élevé. C’est un problème auquel se heurte les jeunes entreprises qui ne se battent pas à armes égales avec les grands groupes pour attirer ces jeunes talents (CE, divers avantages, plus grande capacité d’offrir de meilleurs salaires). Heureusement, aujourd’hui le monde du recrutement est en pleine mutation technologique.
    Les algorithmes détectent les profils en devenir, ceux prêts à bouger mais aussi les postes similaires (les appellations de certains postent variant selon les entreprises), ce qui permet de cibler les talents capables d’aider une entreprise à atteindre ses objectifs. Grâce aux nouveaux outils de recrutement et à l’intelligence artificielle, elle est en mesure de cibler des talents qui l’accompagneront dans ses projets d’innovation et des personnalités autodidactes qui développeront leurs compétences à son rythme. L’entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d’infrastructures qui s’adaptent à son évolution et à son rythme.

    La mise en place de son infrastructure physique permet à l’entreprise de pouvoir anticiper son budget, les frais de transferts étant fixes quelque soit le trafic. Ce qui n’est pas le cas du Cloud puisque les coûts augmentent très vite et qu’il est impossible de chiffrer précisément leur augmentation, en particulier durant la phase cruciale de croissance.
    Suite à la migration vers ses propres infrastructures de stockage par ses développeurs, Dropbox a accentué sa croissance, son chiffre d’affaires récurrent 2016 atteignant pour la première fois le milliard de dollars. Selon Robert Mahowald, Vice Président en charge des programmes de recherche sur les applications et les logiciels cloud chez IDC, Dropbox est l’entreprise SaaS à avoir dépassé ce chiffre d’affaires le plus rapidement, soit en 8 ans.

    Si l’utilisation du Cloud, pour lancer sa startup, semble la situation la plus simple et la moins coûteuse, le nuage peut rapidement se transformer en brouillard. Lorsque la situation financière se dégrade, et il est difficile de se libérer de cette Cloud dépendance et de ses conséquences. Le choix du Cloud fait partie d’une stratégie sur le moyen/long terme. Si pour certaines activités le Cloud est la solution idéale, pour d’autres c’est un piège dont il faut se sortir avant qu’il ne soit trop tard. Il est crucial de faire des choix stratégiques en matière de recrutement dès le lancement de la startup pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation en recrutant la personne qui sera capable de faire évoluer l’entreprise au bon moment. Cette dépense, qui au départ peut sembler futile, se révèlera capitale dans le succès et la rentabilité pérenne de l’entreprise.

  • Le Cloud, moteur du changement ?

    Le Cloud, moteur du changement ?

    Une récente étude commissionnée par Citrix – et menée par le cabinet d’analyse Canalys – auprès de partenaires channel européens (France, Royaume-Uni et Italie) entend faire le point sur les défis auxquels ils doivent faire face et leurs champs d’action prioritaires. On apprend notamment qu’ils sont 61% à penser être en phase de transformation et près de la moitié affirme vouloir rapidement revoir sa ligne de business afin de prendre en compte les changements du marché.

    La transformation, moteur de croissance

    La transformation numérique occupe comme attendu une place prioritaire dans le processus de changement. La plupart des partenaires reconnaissant que leur entreprise traverse une période de transition. Ils sont 89% à s’attendre à voir croitre leurs revenus en 2017 et92% tablent sur une augmentation des profits.

    Le Cloud continue de progresser

    Cette année, le channel devrait voir ses revenus se tourner majoritairement vers le cloud ; 79% des partenaires s’attendent à ce qu’il représente au moins 10% de leurs revenus. L’année dernière, le cloud a été générateur de moins de 10% des revenus pour la moitié d’entre eux (49%).

    IoT, vecteur d’innovation mais pas de revenus

    Intelligence artificielle, Big Data ou encore IoT… autant de nouvelles technologies qui émergent. Néanmoins, les partenaires semblent ne pas tomber d’accord sur l’impact qu’elles auront sur leurs revenus 2017. Ainsi seulement 38% d’entre eux misent majoritairement sur l’IoT alors que30% ne lui accordent que peu d’importance. 14% avancent qu’ils n’en vendront pas du tout.

    Les investissements en cybersécurité portés par le Cloud et les évolutions réglementaires

    Les partenaires sont quasiment unanimes (95%) pour dire qu’ils s’attendent à une augmentation des dépenses en cybersécurité de leurs clients, avec la croissance du cloud comme vecteur principal. L’évolution de la gouvernance et de la réglementation est également citée comme l’un des principaux moteurs.

    Le rapport complet est téléchargeable ici.

  • Gérer les droits d’accès et les identités à l’heure du cloud

    Cybersécurité : les défis à l’heure du cloud 

    Par Chakir Moullan, Country Manager France 8MAN

    Aujourd’hui, l’adoption du cloud est devenue inéluctable. La part grandissante des environnements dit « hybrides » au sein des entreprises compliquent les politiques de protection des données, à l’heure où les attaques comme les ransomwares se multiplient auprès des PME comme des grandes comptes. Si s’engager dans une démarche rapide et complète de maitrise des risques peut paraître illusoire au vu du chantier que cela représente, il n’est pas encore trop tard pour adopter de bonnes pratiques et se prémunir contre les risques associés aux droits dans ces environnements étendus. Le cloud n’impose pas forcément de réinventer toute l’organisation : les politiques et les protocoles de gouvernances déjà mises en place pour répondre aux pressions réglementaires doivent simplement être adaptés à ces nouveaux actifs informatiques sensibles.

    L’avènement du cloud 

    Depuis quelques années, l’économie mondiale du « Pay as you grow » touche l’informatique. Les logiciels que l’on achetait il y a 20 ans, comme les suites Adobe et Office, sont désormais louables au mois, sans engagement et à moindre prix. Ainsi, le locatif s’est démocratisé, notamment au sein des entreprises. L’environnement hybride alliant cloud et privé (c’est-à-dire où l’on est à la fois propriétaire et locataire)  permettent aux utilisateurs de libérer leurs données des frontières en fonction de leurs usages.

    Les grands ténors de l’édition comme Microsoft, Google ou Amazon tendent de plus en plus vers le cloud, qui propose un vrai levier économique : lorsqu’une entreprise crée de la donnée, elle choisit de l’héberger chez elle ou dans un conteneur appartenant à l’un de ces ténors – un réflexe devenu aujourd’hui incontournable, à l’heure d’un modèle économique novateur qui érige la mensualisation en paradigme. La location souffle un vent de liberté et permet aux entreprises de s’affranchir de tout engagement.

    Les défis de la gestion des droits d’accès 

    Devant l’inéluctabilité du cloud, en termes de sécurité informatique, chaque entreprise a sa propre politique interne, qu’elle soit légère ou très élaborée. Quoiqu’elles soient variées, leur objectif est semblable : adapter les droits d’accès et les identités au cadre de chaque entreprise. Dans un contexte normé par la GDPR, les lois françaises et allemandes ou le monde de la Fintech, la problématique actuelle est universelle : prévenir pour mieux guérir ! Si les cadres règlementaires et les technologies existent pour mieux se prémunir et protéger ses données, mais il faut néanmoins que les responsables se donnent les moyens de prendre les décisions. Dans des environnements de plus en plus complexes, la gestion des droits d’accès au cloud et des identités est un véritable défi. Mieux contrôler pour mieux protéger les données dans le système d’information ?

    Les dernières attaques mettent en lumière l’enjeu particulier de cette question, puisqu’elles ciblent l’usurpation d’identité, cette façon d’octroyer des droits d’accès pour mettre à mal un système informatique. Pour éviter cela, pas de miracle : il faut les bonnes personnes en face des bons contrôles d’accès, au bon moment et pour les bonnes raisons. Typiquement, on fonctionne encore énormément avec une approche périmétrique : il faut des firewalls, des murs érigés aussi haut que possible, plus grands, plus résistants et plus épais … mais pas forcément plus efficaces. Plutôt que d’ériger une cathédrale en béton armé dont le vigile peut être trompé, il est préférable de placer des contrôles d’accès pertinents à chaque point d’entrée.

    Le cas de Microsoft : la migration vers Office 365

    Pour atteindre un meilleur niveau de sécurité, les entreprises sont encouragées à muscler, en interne, leur stratégie de gestion des droits d’accès et des identités. A l’instar d’autres environnements hybrides, la gestion globale des identités et des accès dans Office 365 engendre de nombreux défis. La migration vers les services d’Office 365 impose rapidement à l’entreprise de gérer les risques externes associés au Cloud. Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation : l’étape fondamentale préalable à la mise en place d’Office365 est de faire le ménage dans les droits d’accès pour assurer une transition en toute sérénité vers le cloud.

    Trois points doivent attirer une vigilance particulière

    ·      La structure déjà complexe des droits d’accès empêche les responsables informatiques d’acquérir une vision globale des liens entre utilisateurs et ressources.Cette problématique s’intensifie avec la migration dans le cloud : nouvelles ressources, nouveaux types d’accès, nouvel annuaire ; d’où la nécessité de maintenir un contrôle et une visibilité optimale sur les structures de ressources et les identités.

    ·      Le cycle de vie des utilisateurs se transforme aussi avec la migration vers le cloud : il faut prendre en compte, lors des arrivées, des mutations ou des départs, l’attribution ou le retrait des droits correspondants et enrichir les profils existants. Cette refonte est indispensable pour assurer la continuité de l’activité, maintenir la productivité des collaborateurs et garder le contrôle des licences Office 365 dont l’importance financière est cruciale.

    ·      La sécurité des données est mise en péril par l’hybridation de l’environnement : qui peut accéder aux données ? Qui valide les nouveaux droits ? Comment assurer que la situation est conforme avec les politiques de l’entreprise et les bonnes pratiques ? Ces questions, présentes depuis l’implémentation d’Active Directory dans les environnements d’entreprise, prennent un nouveau sens avec le déploiement des ressources cloud.

    Qui dit sécurité, dit risques. Aujourd’hui, pour bien sécuriser, il faut prendre de la hauteur et surpasser la technologie en définissant des moyens humains et techniques dédiés à cela. Les mesures de sécurité liées à la production toujours plus prolifique de data doivent s’adapter aux moyens de l’entreprise. Le ransomware est l’incident d’aujourd’hui, mais il ne sera pas le défi de demain. Tous les jours, les pirates réinventent leurs modes d’attaques. La cyber-sécurité des entreprises doit les suivre, sinon les devancer : elle ne doit pas être figée mais mouvante, au fait des actualités, prête à se renouveler et jamais transposée d’une entreprise à une autre. Une bonne sécurité est une sécurité sur-mesure

  • Comment engager la transformation et la migration du système d’information vers le Cloud ?

    Comment engager la transformation et la migration du système d’information vers le Cloud ?

    Le passage au Cloud constitue un projet majeur de transformation pour la DSI ainsi que pour toute entreprise organisée autour de son outil informatique. Il nécessite des changements opérationnels et culturels qu’il faut aborder pas à pas, avec une conduite de changement globale. C’est le thème d’une des conférences du salon Cloud Computing World Expo du 22 au 23 Mars à la Porte de Versailles à Paris.

    Entretien avec Sébastien Verger, CTO chez Dell EMC

    My Digital Week : Quelle est la légitimité de Dell EMC à être présent sur un tel événement ?

    Sébastien Verger : On associe Dell EMC à la partie Datacenter, mais c’est oublier que nous sommes présents sur le Cloud public qui s’est imposé comme le substrat d’une IT toujours plus agile. Notre présence sur cet événement est importante en tant que fournisseur et partenaire des grands acteurs du cloud public. Le cloud est désormais rentré dans une phase d’hybridation mêlant cloud public, cloud privé et Datacenter. La question de l’interopérabilité et la portabilité des applications devient un enjeu majeur pour garantir la qualité des services dans le cloud.

    L’occasion pour nous de présenter notre offre d’accompagnement avec des solutions les plus complètes possibles.

    My Digital Week : Quelles sont selon vous les principales étapes de la transformation de la DSI ?

    Sébastien Verger : L’enjeu du numérique est un chemin qui reste encore long et difficile pour réaliser et réussir sa transformation. Les nombreuses innovations technologiques, et surtout leur rapidité, rendent les entreprises perplexes devant les choix qu’elles doivent faire. Chez Dell EMC, la transformation passe par 3 étapes que l’on nomme MAT : pour Modernize – Automate – et Transform.
    L’étape Modernize consiste à moderniser l’infrastructure. Une approche orientée logicielle qui permet l’utilisation des composants modernes comme le stockage flash et les aspects sécuritaires.

    La seconde étape Automate consiste à répondre de manière agile aux donneurs d’ordre en automatisant au maximum les tâches. Dans un univers où les délais de déploiement des applications sont raccourcis, il faut désormais fournir l’infrastructure 10 fois, voire 100 fois plus vite qu’avant. L’exemple type est celui de d’un grand client bancaire Français. Avant sa modernisation et son automatisation, un chef de projet qui faisait sa demande pour changer d’environnement mettait en moyenne 6 semaines. Aujourd’hui, en passant par un portail, il peut choisir son applicatif dans une large palette d’offres avec une validation du budget en quelques minutes. La dernière étape est celle de la Transformation de la DSI. Il faut transformer l’infrastructure, transformer les applications (et la façon de les développer), transformer la manière de délivrer les services et, bien entendu, transformer la façon de gérer l’ensemble du système d’information. La transformation a aussi un impact sur l’organisation qui passe par de nouveaux métiers ou l’évolution de métiers existants (gestion de portail, planification, …). La DSI se retrouve en concurrence avec le chef de projet et elle doit éviter qu’il passe sur un autre portail pour des questions évidentes de sécurité. In fine, c’est la DSI qui décide si le projet est éligible dans le cloud public ou privé. C’est un moyen pour la DSI de reprendre le contrôle des budgets qui leur échappe.

    Si les axes modernisation et automatisation sont souvent pris en comptess par nos clients, la phase transformation (des processus et des équipes) quant à elle est parfois considérée trop tardivement. C’est à mon sens une grave erreur de ne pas la prendre en compte, et souvent il est trop tard pour agir face à des postes qui disparaissent, alors que de nouveaux métiers naissent de ces transformations.

    My Digital Week : La mise en pratique est-elle réalisée de cette façon chez Dell EMC en interne ?

    Sébastien Verger : Bien sûr. L’histoire de notre transformation est rendue public. On se sert de notre exemple comme une vitrine technologique en faisant bénéficier à l’ensemble de nos clients de notre expérience. Notre success story ? Bordeaux Métropole récompensée sur sa transformation digitale.

    Pour en savoir plus sur les Services Dell EMC :
    http://www.emc.com/fr-fr/services/professional-services/index.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Comment suivre et gérer les dépenses relatives au Cloud ?

    Comment suivre et gérer les dépenses relatives au Cloud ?

    Par Matt Fisher Vice-président, Snow Software

    Auparavant, il était de la responsabilité du fournisseur de gérer les coûts et de s’assurer de la rentabilité des logiciels utilisés. Avec le Cloud, ce sont les entreprises qui doivent désormais veiller à optimiser l’utilisation des logiciels afin de ne pas trop dépenser. 

    La transition du déploiement des logiciels sur site à l’utilisation des logiciels dématérialisés en mode Cloud se poursuit sans relâche. Selon Gartner, « en 2021, plus de 70 % des entreprises utiliseront des applications de bureau en mode Cloud »[1] en raison des économies qu’elles pourront réaliser sur les coûts d’infrastructure et de maintenance, et de l’agilité offerte par les applications SaaS. Toutefois, ces avantages s’accompagnent de la difficulté croissante à suivre et à limiter l’utilisation des logiciels et les dépenses associées. Les déploiements IaaS et SaaS peuvent rapidement aboutir à des dépenses imprévues et à une explosion des coûts dues au surprovisionnement des comptes utilisateur, à des autorisations excessives et à l’utilisation abusive et coûteuse d’environnements virtuels.

    En outre, de nombreux déploiements SaaS sont effectués sans impliquer le département IT ou à son insu. Le pourcentage des dépenses technologiques contrôlées par les entités fonctionnelles devrait passer de 17 % actuellement à 50 % en 2020, ce qui complique encore plus le contrôle des dépenses.

    Quelles sont les changements pour le DSI et son équipe ? Comment les entreprises peuvent-elles éviter d’importants dépassements de budget et optimiser leurs investissements dans le Cloud ?

    La première étape consiste à obtenir une visibilité de tous les logiciels utilisés, quel que soit l’acheteur ou le modèle de déploiement. Ensuite, le département IT doit identifier les leviers d’optimisation des dépenses, tels que les abonnements payés et non utilisés, et s’assurer de l’adéquation des licences par rapport aux besoins des utilisateurs.

    Les entreprises sont souvent tentées d’utiliser les portails d’administration fournis par les éditeurs de logiciels de Cloud computing (tels que Microsoft). Toutefois, cette approche pose un certain nombre de problèmes. Premièrement, les vues fournies par les éditeurs de logiciels ne se concentrent ni sur l’optimisation de l’utilisation ni sur la réduction des dépenses en fonction des besoins réels des utilisateurs. Ensuite, ces portails fournissent rarement une vue globale de l’utilisation des logiciels sur site et en mode Cloud. Enfin, face à l’augmentation des applications SaaS utilisées, le département IT peut être amené à utiliser des dizaines de portails distincts sans avoir une vue consolidée de l’utilisation des logiciels.

    Les solutions de gestion des actifs logiciels (SAM, Software Asset Management) apportent la visibilité nécessaire pour créer une vue adéquate de l’utilisation des applications SaaS dans l’ensemble de l’entreprise. Les solutions SAM éprouvées fournissent des informations complètes sur l’utilisation des ressources sur site et en mode Cloud pour produire une vue unique de plusieurs plates-formes de déploiement. Ainsi, les clients contrôlent en toute connaissance de cause l’utilisation des suites SaaS et des logiciels sur site.

    « En 2021, plus de 70 % des entreprises utiliseront de nombreuses applications de bureau en mode Cloud » – Source : Gartner

    L’efficacité des solutions SAM pour assurer la conformité des licences et répondre aux audits des éditeurs de logiciels n’est plus à démontrer, mais les DSI s’appuient de plus en plus sur ces solutions pour optimiser l’utilisation des applications SaaS et éliminer ainsi les coûts inutiles. Cet argument est étayé par le commentaire suivant de Gartner : « En 2020, en ce qui concerne 40 % des logiciels, les entreprises utiliseront les solutions SAM en priorité pour éliminer les dépenses inutiles dans les contrats « en tant que service » plutôt que pour assurer la conformité des licences avec les conditions des éditeurs de logiciels ». Dans un monde où le modèle SaaS est de plus en plus utilisé, les solutions SAM sont de plus en plus importantes.

    Le Cloud simplifie les processus métiers dans de nombreux secteurs. Au cœur des opérations IT, la technologie SAM est idéale pour s’adapter aux problèmes de gestion des coûts. Les entreprises ne veulent payer que ce qu’elles consomment et les DSI voient l’intérêt de déterminer les coûts d’utilisation des logiciels avec une solution SAM.

    Selon Gartner, les structures de renseignement et opérationnelles peuvent réduire leurs dépenses logicielles à hauteur de 30 % au cours des 12 premiers mois[2].  Plutôt que d’être la chasse gardée d’une petite équipe isolée et utilisée uniquement à des fins d’audit, la technologie SAM est au cœur des opérations IT et a un rôle important à jouer en aidant les DSI à atteindre leurs objectifs prioritaires.

    Face à l’adoption des solutions Cloud, les processus SAM devront être davantage affinés et permettre de collecter des données provenant de nombreuses sources différentes. Avec l’accélération de la transformation digitale, les responsabilités du département IT ont évolué bien au-delà de la fourniture de services pour se concentrer sur l’impact des solutions numériques sur l’ensemble de l’entreprise.

    Au cœur de tout cela, les solutions SAM assurent la conformité des licences et sont d’une importance capitale pour obtenir une vue des licences utilisées et des sources de données, et faciliter ainsi la transformation digitale des entreprises.

    [1] Gartner, novembre 2016, « Current State of Cloud Office and What To Do About It »

    2 « Cut Software Spending Safely With SAM », publié le 16 mars 2016, analystes : Hank Marquis, Gary Spivak, Victoria Barber

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