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  • Les meilleures entreprises de l’économie numérique mettront l’homme au premier plan

    Les entreprises qui mettent l’individu au premier plan seront celles qui réussiront dans l’économie numérique actuelle

    Selon le dernier rapport d’Accenture consacré aux nouvelles tendances en matière de technologies 

    Les évolutions technologiques s’accélèrent à un rythme sans précédent, entrainant des changements importants sur le marché du travail. Les entreprises qui donnent à leurs employés, partenaires et consommateurs la possibilité de développer les compétences nécessaires pour tirer parti de ces innovations sont celles qui parviendront à capitaliser pleinement sur cette accélération technologique. Elles disposeront ainsi de moyens sans précédent pour faire émerger de nouvelles idées, développer des produits et services de pointe, et bouleverser le marché.

    « Dans la Vision technologique 2016 d’Accenture, nous avons identifié cinq tendances qui joueront un rôle majeur dans la réussite des entreprises », déclare Emmanuel Viale, directeur du laboratoire de R&D d’Accenture à Sophia Antipolis. « Les enjeux du numérique sont aussi humains, et c’est précisément le thème central de notre étude cette année. Les entreprises qui s’appuient sur le numérique donnent à leurs salariés les moyens de se former en continu pour tirer parti de la technologie et obtenir de meilleurs résultats. »

    Une étude conjointe menée par Accenture auprès de plus de 3100 cadres dirigeants et responsables informatiques dans le monde, révèle que le numérique a d’ores-et-déjà un impact sur 33 % de l’économie mondiale. De plus, 86 % des répondants s’attendent à ce que le rythme des évolutions technologiques s’intensifie considérablement au cours des trois prochaines années.

    Le rapport d’Accenture montre que les entreprises se sentent souvent dépassées par l’accélération des évolutions technologiques, subissant une forme de « choc culturel numérique », conséquence d’une pression concurrentielle toujours plus intense. De plus en plus d’entreprises commencent toutefois à mettre en place une approche « people first », centrée sur l’individu, qui leur permet de faire émerger de nouvelles activités et d’accélérer leur transformation numérique. Le groupe GE a par exemple mis en place une nouvelle approche, appelée FASTWORKS, qui connecte directement les employés aux consommateurs et permet de développer rapidement des solutions innovantes qui se vendent bien parce qu’elles rencontrent et même dépassent les attentes des consommateurs. Virgin America, la seule compagnie aérienne basée dans la Silicon Valley, est allée loin dans sa collaboration avec ses clients réguliers, en récompensant leur fidélité par une option d’achat de titres, avant que la compagnie ne les propose au public.

    Dans son rapport, Accenture met en évidence cinq tendances technologiques centrées sur l’individu qui sont indispensables à la réussite des entreprises au sein de l’économie numérique. Ces tendances sont les suivantes :

    1. Automatisation intelligente. Les meilleures entreprises saisissent les opportunités offertes par l’automatisation (qui se généralise grâce aux avancées dans les domaines de l’intelligence artificielle (AI), de la robotique et de la réalité augmentée) pour transformer la façon dont elles travaillent et instaurer une nouvelle relation, plus efficiente, entre l’homme et la machine. Des investissements significatifs sont déjà engagés dans ce domaine, puisque 70 % des cadres dirigeants interrogés rapportent une augmentation des investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle ces deux dernières années. Cinquante-cinq pourcent d’entre eux font état de projets utilisant l’apprentissage automatique (machine learning) et intégrant des solutions d’intelligence artificielle embarquée comme la plateforme Amelia d’IPsoft.
    1. De nouveaux modes de travail.En déployant des technologies qui permettent à leurs employés de se former, les meilleures entreprises mettront en place des environnements de travail extrêmement souples et ouverts au changement, capables répondre aux exigences sans cesse renouvelées du numérique. L’avantage concurrentiel d’une main-d’œuvre qui sait s’adapter se reflète dans les résultats de notre enquête : pour les cadres dirigeants et responsables informatiques interrogés, une « expertise approfondie des tâches à accomplir » n’est que la cinquième caractéristique retenue pour qu’un employé soit efficace au sein d’un environnement numérique ; d’autres qualités comme la « capacité à apprendre rapidement » ou la « capacité à changer de rythme de travail », sont jugées plus importantes.
    1. Une économie basée sur des plateformes.Pour exploiter tout le potentiel de ces technologies et saisir de nouvelles opportunités de croissance, les meilleures entreprises mettent en place des modèles d’activité et des stratégies basés sur des plateformes numériques. Ce changement va conduire à un bouleversement sans précédent de l’environnement macro-économique mondial depuis la révolution industrielle. On note par ailleurs que 81 % des répondants à l’enquête reconnaissent que les nouveaux modèles d’activité basés sur des plateformes feront partie de la stratégie de leur entreprise dans les trois prochaines années.
    1. Une disruption prévisible. Les nouveaux écosystèmes numériques sont en train de poser les bases de la prochaine vague de rupture, en créant des liens inédits entre les marchés et des collaborations allant bien au-delà des frontières sectorielles traditionnelles. Les dirigeants les plus clairvoyants sont capables d’anticiper les évolutions de ces écosystèmes et d’en tirer un avantage concurrentiel. Certaines entreprises font d’ores et déjà l’expérience de perturbations modérées ou significatives de leurs écosystèmes : 81 % des répondants le constatent dans leurs secteurs respectifs.
    1. La confiance numérique.La confiance est la pierre angulaire de l’économie numérique, selon 83 % des répondants. Pour gagner la confiance des individus, des écosystèmes et des instances de régulation au sein de ce nouvel environnement, les entreprises doivent placer l’éthique numérique au cœur de leur stratégie : le renforcement de la sécurité seul ne suffira pas.

     

  • Smart Cities : le rôle déterminant du Big Data dans les nouvelles transformations urbaines

    Quand le big data répond au défis urbains …

    L’engouement pour le concept de « ville intelligente » ainsi que la diversité des villes qui s’en sont emparées témoignent, au-delà d’un effet de mode, d’un renouveau du questionnement sur le devenir des villes. Ce qui motive ce renouveau et justifie l’émergence de la Smart City en tant que nouvel idéal urbain ? La concomitance et la rencontre de deux phénomènes planétaires.

    Le premier phénomène est la formidable accélération de la transition urbaine mondiale qui, de 54% en 2014, va porter la part de la population vivant dans des villes à 66% en 2050[1]. En 35 ans, les villes du globe vont devoir accueillir 2,5 milliards d’individus supplémentaires, une des conséquences étant la multiplication des mégapoles supérieures à 10 millions d’habitants. Alors qu’elles n’étaient que 3 en 1970 et 10 en 1990, on en compte 28 dans le monde à ce jour, chiffre qui devrait dépasser la quarantaine en 2030. Que cette dynamique soit à 90% le fait des pays émergents n’est pas pour autant synonyme d’absence d’enjeux urbains dans les pays riches ou anciennement urbanisés : les questions de mobilité, d’efficience énergétique, d’étalement urbain, de cohésion sociale et de qualité de vie s’y posent au contraire avec acuité, sinon à la même échelle que dans les villes géantes d’Asie et d’Afrique.

    Le second phénomène consiste en la généralisation et la pervasivité des technologies numériques. Bien au-delà de l’informatisation des villes initiée depuis des décennies, les technologies d’information et de communication (TIC) ouvrent aux acteurs historiques de la ville, mais aussi, et peut être surtout aux entreprises issues du secteur numérique, des perspectives inédites d’automatisation et d’interconnexion des systèmes, de modernisation des infrastructures et d’optimisation des flux, mais aussi de mobilisation des citoyens et d’évolution des modes de gouvernance. La démocratisation des TIC est en effet le moteur de la transformation digitale de nos sociétés qui se matérialise notamment par :

    ̶     la pénétration fulgurante du smartphone dans les usages du quotidien,

    ̶     le développement encore plus rapide des réseaux sociaux et, plus récemment, de la consommation collaborative,

    ̶     l’explosion de la consommation de services digitaux et son corolaire, une production exponentielle de données.

    L’idée centrale du concept de Smart City, et de toutes les démarches engagées par les villes qui s’en revendiquent, est la suivante : le numérique va, d’une manière ou d’une autre, permettre d’apporter des réponses plus intelligentes – plus ingénieuses, moins onéreuses, plus coordonnées… – aux nouveaux défis urbains auxquels toutes les villes du globe vont devoir faire face dans les prochaines décennies.

    DU CONCEPT À SA MATÉRIALISATION EN EUROPE

    La manière dont les villes d’Europe s’emparent du concept de « Smart City » et le déclinent est très éloignée de ce que donnent à voir des projets très médiatisés comme Masdar[2] ou Songdo[3], présentés par leurs promoteurs comme l’archétype de la ville intelligente. Construits de toutes pièces, ce sont à vrai dire plutôt des expérimentations à taille réelle des technologies les plus avancées plutôt que des lieux de vie. A la fois laboratoires et vitrines technologiques, ces opérations à l’état de l’art peinent cependant à acquérir le statut de ville. Aussi performantes et rationalisées soient-elles, il leur manque, notamment à nos yeux d’européens, l’épaisseur culturelle, la complexité et la diversité humaines des villes qui ont un passé.

    Aussi ne faut-il pas s’étonner que les villes du vieux continent choisissent d’autres voies, nettement moins spectaculaires : ayant une histoire, elles doivent se transformer et se réinventer en partant de l’existant spatial, social, politique et économique qui constitue leur identité. D’où, au-delà de la communication sur le thème de la Smart City, la démarche par projets qui caractérise  les 240 villes européennes « intelligentes » recensées dans l’étude publiée en 2014 par le Parlement de l’UE[4]. Ces villes ont en commun de mettre en œuvre un portefeuille de projets intégrant une composante TIC marquée et visant à répondre à un ou plusieurs des enjeux suivants :

    ̶     Citoyenneté – Information du citoyen, accès aux données et services de la ville.

    ̶     Qualité de vie –  Vie locale, vie des quartiers, cohésion sociale, diversité ethnique et culturelle.

    ̶     Mobilité et transport – Gestion du trafic, transport « doux », voiture et vélo en partage, réduction de la pollution, gestion de la multimodalité et du stationnement…

    ̶     Économie – Pépinière d’entreprises, incubateur, espaces de coworking, pôle de compétitivité, développement des TIC…

    ̶     Environnement et énergie – Bâtiments positifs, gestion et valorisation des déchets, maîtrise des consommations d’eau et d’énergie, développement des énergies renouvelables, circuits courts…

    ̶     Gouvernance – Démocratie participative/collaborative, vote électronique, open data.

    DEUX PHILOSOPHIES À (RÉ)CONCILIER

    Deux visions polarisent les démarches « Smart City » actuelles. La première est la vision technocentrée d’une ville peuplée de capteurs permettant de collecter toutes les données et de piloter l’ensemble des services urbains. Cette « quantified city », par analogie avec le mouvement du « quantified self », repose sur le monitoring continu des informations remontées par les capteurs. C’est le modèle en place à Rio de Janeiro où toutes les données relatives à la sécurité civile, à la météo, au trafic, etc… arrivent  dans une très spectaculaire « control room ». Honolulu, Malte et, plus près de nous, Nice avec son boulevard connecté expérimental, tendent vers ce modèle visant au pilotage en temps réel du bon fonctionnement et de la sécurité de la ville.

    La deuxième vision est collaborative et participative. S’adressant plus directement aux citoyens, elle met à leur disposition des données, des services et des applications leur permettant de s’impliquer dans la gestion quotidienne de la ville, de contribuer à ses projets, de développer de nouvelles pratiques, etc. Paris est probablement l’une des villes qui a le plus travaillé dans cette direction. Cela lui vaut, alors qu’elle ne s’affiche « Smart City » que depuis peu, d’être reconnue comme un laboratoire sur les usages de l’espace urbain et un écosystème particulièrement favorable aux start-ups et au développement de nouvelles pratiques collaboratives. La capitale autrichienne est également proche de ce modèle, avec une vision reposant sur l’innovation au service de l’inclusion sociale, dumaintien d’une société hétérogène et de la réduction des fossés socio-économiques.

    Selon nous, la Smart City n’a pas à choisir l’un ou l’autre de ces modèles. Elle doit les faire converger et apprendre à les conjuguer dans une approche où le numérique est un outil de transformation et de réinvention et non une fin en soi. Comme le rappelle Antoine Picon « la ville intelligente apparaît […] comme le fruit d’une dynamique qui n’est que partiellement technologique ». Il souligne néanmoins que,« inexorablement, les villes se transforment en systèmes d’information, une information souvent en temps réel.  Au sein de ces systèmes, les relations entre infrastructures physiques, offres de services et usagers se trouvent reconfigurées afin de parvenir à une meilleure réactivité et une plus grande souplesse d’usage.»[5]

    QUEL RÔLE ET QUELLE STRATÉGIE POUR LE BIG DATA DANS LA SMART CITY ?

    Pour que cette reconfiguration se produise et soit vertueuse, il faut collecter les gigantesques masses de données générées en continu par les capteurs, les services internes de la ville, les opérateurs urbains, les entreprises du territoire et les citoyens. Il faut aussi être en mesure de les centraliser, de les modéliser, de les mutualiser, de les mettre à la disposition de tous ceux – citoyens, entreprises, services de la ville – qui peuvent les exploiter à des fins de création de valeur au sens large.

    Compte tenu de la multiplicité des sources et des types de données, du nombre d’acteurs et des volumétries en jeu, une stratégie Big Data, pilotée par la ville elle-même, devient une condition sine qua non de la ville durablement intelligente. Cette stratégie consiste non seulement à doter le territoire d’une plate-forme technique de collecte et de traitement de grands volumes de données mais aussi à évaluer le potentiel des données existantes au regard des projets de la ville, à définir les conditions de leur interopérabilité, de leur mise à disposition et de leur utilisation par des tiers.

    En d’autres termes, il s’agit de définir une politique et une gouvernance des données dans un contexte où, si les données abondent, leurs propriétaires sont spontanément peu enclins à les partager. C’est pourtant fondamentalement de cette mise en commun des données, typiquement dans une logique d’open data, dont dépend la capacité des acteurs publics, privés et individuels à :

    ̶     mieux comprendre la ville, son fonctionnement, ses consommations et ses dysfonctionnements ;

    ̶     utiliser cette connaissance pour identifier de nouveaux besoins et inventer de nouveaux services, de nouveaux usages ;

    –      décloisonner les champs d’intervention de chacun pour apporter des réponses cohérentes et coordonnées dans l’espace et dans le temps.

    Aujourd’hui, deux stratégies Big Data semblent envisageables pour les Smart Cities : la maîtrise absolue des données ou l’interdépendance. Dans le premier cas, la ville, propriétaire des  infrastructures, exige d’en recevoir les données et pousse les acteurs en place au travers d’une approche « open data » qui devient un levier additionnel pour (re)gagner le contrôle de ses données. Dans le second cas, la ville et les opérateurs urbains créent un partenariat sur la base des données collectées par ces derniers.

    On pressent clairement des choix de stratégie essentiellement conditionnés par les moyens : maîtrise absolue des données pour les grandes villes et interdépendance pour les autres. La tentation est grande pour les communes de s’appuyer sur un Big Data qui couvre les moindres mouvements de chacun des citoyens afin de mieux piloter les flux d’énergie et de transport, prévenir et traiter les moindres incidents, et garantir la qualité de vie optimum du citoyen, etc. Cependant, comme dans beaucoup de domaines, la maîtrise absolue des données n’est pas une panacée :

    –        elle prive la ville de la concurrence entre opérateurs, inhibant par la même, leurs investissements et leur capacité d’innovation dans des domaines qui sont leur cœur de métier,

    –        elle transforme la ville en opérateur de données multi-domaines avec des investissements conséquents qui vont au-delà du bon fonctionnement de la ville,

    –        elle centralise la fonction d’innovation par les données au niveau de la ville dont ce n’est – et ne sera pas – le rôle.

    Une stratégie avisée de la ville sur le Big Data doit prendre en compte trois principes clés afin d’assurer le résultat optimal pour la ville :

    –        Le Big Data doit être au service des citoyens, il doit donc reposer sur des principes simples et partagés par tous ; il doit notamment être participatif, fédérateur et ne pas être intrusif, tout en garantissant la transparence via l’open data.  Concrètement cela signifie que le Big Data doit limiter son action à des thèmes qui intéressent directement le citoyen ou lui donner les moyens de répondre à ses demandes plutôt que d’analyser ses moindres faits et gestes.

    –        Il n’y a pas un Big Data de la Smart City mais plusieurs. La plupart des opérateurs urbains (utilities, transports…) ont déjà ou vont lancer des projets Big Data – la ville n’a pas à collecter les données de flux ex-nihilo mais doit s’appuyer sur ces opérateurs urbains. Cependant, avant cela, il est critique de maîtriser la maille d’information requise pour établir une collaboration réussie avec ces acteurs et exiger, lorsque c’est nécessaire, une amélioration des services. La ville peut aussi animer ces opérateurs dans une logique de partage des données et se doit avant tout de mettre en place une stratégie qui bénéficie à ses citoyens sans risque d’intrusion dans la vie privée.

    –        Le Big Data doit prendre en compte la temporalité des données et des actions associées : fluidifier la circulation ou prévenir des incidents ne reposent pas sur les mêmes données qu’anticiper le développement de la ville ou la qualité de vie des citoyens, il est par ailleurs peu probable que les corrélations entre ces données puissent cacher des secrets inestimables.

    Une stratégie «  Data Hall » pour une collectivité locale doit donc avant tout comprendre les critères du développement économique de la ville et ceux de la qualité de vie des citoyens – domaines dans lesquels les progrès de la Data Science[6] sont conséquents et qui devrait être le cœur de la politique de la ville. Au-delà de ce périmètre et notamment sur les problématiques plus opérationnelles et immédiates, il sera nécessaire de s’appuyer sur les acteurs historiques et technologiques mais aussi sur les citoyens, ce qui semble le meilleur moyen pour une collectivité locale de garantir d’une part, l’émergence de nouveaux services et d’autre part, la réactivité des services collectifs existants.

     

    A PROPOS DES AUTEURS

    Patrick Darmon a plus de 15 ans d’expérience dans le conseil en management, dont plus de la moitié dans le secteur de l’énergie. Il a à son actif un nombre important de projets de transformation auprès de grandes fonctions de l’entreprise (Stratégie, Marketing, Finance et DSI). Il est chargé de cours à l’Ecole Centrale Paris où il enseigne l’économie de l’énergie et l’économie de l’innovation. Il est membre de l’AIEE (Association of International Energy Economist) et est l’auteur d’un essai sur la croissance économique. Il est diplômé d’un BA en économie de l’Université Hébraïque de Jérusalem et d’un MBA de l’Université de Rochester, NY.

     

    Rémi Claudon, Senior Manager, dispose de 15 années d’expérience dont 12 dans le conseil. Il accompagne des entreprises de nombreux secteurs – énergéticiens, assurances, banque, télécoms, industries – dans la définition de leur stratégie et la mise en œuvre de leur projet de transformation sur les thématiques du digital, de l’exploitation de la donnée et du Big Data.

     

  • Adobe Digital Advertising Report – Tendances en matière de référencement, de paiement, mobile…

    Adobe Digital Index, tendances et habitudes en matière de dépenses mobiles

     

    Avant même la publication des résultats de Google, Adobe publie son rapport Q4 2015 « Digital Advertising Report », qui repose sur l’analyse de données globales anonymes issues d’Adobe Marketing Cloud. Les résultats enregistrés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2015 sont basés sur plus de 400 milliards d’impressions de publicités depuis les plates-formes sociales et de recherche (Google, Facebook, Yahoo, etc.), ainsi que sur l’activité des consommateurs sur plus de 4 000 sites de marque, tous secteurs confondus.

    Adobe a examiné les dernières tendances en matière de référencement payant, mais aussi les habitudes en matière de dépenses orientées mobiles, les performances publicitaires de Facebook et de Google, et l’impact de la publicité digitale sur les revenus des cybermarchands pendant la période de Noël. Voici les principales conclusions :

    Le référencement payant s’essouffle :

    –          Le référencement payant montre quelques signes de ralentissement à l’échelle mondiale (progression des dépenses de 12 % au quatrième trimestre 2014, contre 3 % au quatrième trimestre 2015).

    –          C’est en Europe que la progression des dépenses en référencement payant a connu le plus fort ralentissement (de 17 % à 5 % en glissement annuel). En Amérique du Nord, le taux de croissance des dépenses dans ce domaine est passé de 5 % à 3 %.

    Google : progression plus rapide en Amérique du Nord et plus lente en Europe

    –          Amérique du Nord : la croissance du référencement payant sur Google est passée de 3 % à 4 % en glissement annuel.

    –          En Europe, la progression des dépenses en référencement payant sur Google a diminué de 33 % en glissement annuel (8 % comparé à 12 % l’année dernière).

    Augmentation des dépenses en référencement mobile et du trafic

    –          Les dépenses mobiles ont contribué à combler le fossé avec le canal mobile et à augmenter le trafic sur ce dernier (+35 % en glissement annuel).

    –          Le canal mobile représente désormais 38 % des dépenses de référencement (+22 % en glissement annuel), soit presque l’équivalent de la navigation mobile (41 %).

    –          Si les smartphones enregistrent le meilleur taux de progression à l’échelle mondiale (+51 % en glissement annuel), les consultations sur tablettes continuent de diminuer (-9 % en glissement annuel).

    Forte concurrence entre le fil d’actualité de Facebook et le réseau de publicités display de Google

    –          Pendant la période des achats de Noël, le taux de clics de Google a largement dépassé celui de Facebook (+219 % contre +77 % en glissement trimestriel).

    –          Le taux de clics de Facebook a progressé de 36 % en glissement annuel, suite aux changements dans la sélection des publications de la Page à afficher dans le fil d’actualité.

    –          Le taux de clics de Google a progressé de 27 % en glissement annuel, grâce au placement contextuel des annonces display, à la conversion automatique de textes en images publicitaires et aux informations sur le public.

     

  • Innovations & Promotions portent la grande consommation en France

    Grande consommation : magasins de proximité et drive ont le vent en poupe.

    En ce début 2016, Nielsen s’est penché sur les grandes tendances des produits de grande consommation (PGC) en 2015 : l’année se termine avec une progression des volumes de +0.6% et une hausse du chiffre d’affaires de +1.6% en grandes, moyennes et petites surfaces.

    Le secteur confirme sa résilience
    Même si le rythme de progression est modéré en regard des années passées, force est de constater la résilience de la grande consommation. Laurent Zeller, PDG Nielsen France, commente :« Dans un contexte déflationniste, les PGC ont finalement bien résisté en 2015, malgré un ralentissement de la croissance des volumes. La grande consommation s’est maintenue à flot tout au long de l’année, avec une solidité à toute épreuve même lors des journées post-attentats. »

    De la guerre des prix à la surenchère promotionnelle
    Même si la déflation a ralenti, elle s’est poursuivie en 2015, avec en moyenne – à produit et magasin identiques – une baisse de 1.1% par rapport à 2014.  Mais le fait capital qui a marqué le secteur en 2015 et qui risque de le marquer encore fortement cette année, c’est l’accélération de la dérive promotionnelle. Sur les 103 milliards d’euros de chiffres d’affaires enregistrés par les PGC, 3 milliards d’euros ont ainsi été “sponsorisés” par les mécaniques de discount (NIP ou Nouveaux Instruments Promotionnels, comme les lots virtuels, les remises immédiates…). Autrement dit, la croissance du total de la grande consommation a été pénalisée de 1.1% par la baisse des prix, et de 0.3% par la progression des promotions.

    La valorisation par l’innovation
    Pour compenser la pression prix-promotions, et redonner de l’air aux marques et enseignes, l’innovation reste incontournable car source de montée en gamme et valorisation des marchés, elle répond aux attentes de consommateur, en recherche de plaisir et de nouveautés. En 2015, ce sont 2.8% des ventes des marques fabricants qui ont été générés par de nouveaux produits apparus en magasin : certes moins que l’an passé (un score exceptionnel de 3.0%) mais mieux que les 2.6% des années précédentes.

    Les MDD en repli mécanique…
    Les marques de distributeurs (-1.8% en valeur) sont à nouveau pénalisées par les leviers actionnés sur les marques fabricants (prix en baisse et soutien promotionnel accru). En fond de rayon, l’écart de prix entre une marque de distributeur (MDD) et la marque fabricant concurrente n’est plus que de 20% en moyenne alors qu’il était de 38% en 2012 ! Avec la multiplication des lots virtuels il devient même très fréquent de trouver la marque fabricant moins chère que la MDD. Le recul de ces dernières s’avère conjoncturel et mécanique dans ce contexte… mais sur les segments premium (terroir notamment) et bio, les marques de distributeurs confirment leur dynamisme et potentiel.

    … et les marques de PME gagnantes 
    Parmi les marques fabricants, ce ne sont pas tant les grands groupes (+1.7% en valeur) que celles des ‘PME’ au sens large (+4.9%) qui dynamisent les catégories. Tant TPE, ETI que PME sont orientées à la hausse : profitant à nouveau d’une plus forte présence en rayon de la part des enseignes, elles sont de surcroît bénéficiaires de baisses de prix et mécaniques promotionnelles, aux côtés des grandes marques !

    3 circuits moteurs : hypermarchés, drives et proximité
    Les ventes de grande consommation, tous circuits confondus, atteignent 103 milliards de dollars grâce à 3 circuits contribuant à parts égal à la croissance : hypermarchés, drives et magasins de proximité. Ces derniers (en progression de +8%) s’appuient sur une très forte progression du maillage du territoire en 2015. Vincent Cornu, Directeur Distribution, commente la performance des drives : « Leur croissance est passée de 24 % en 2014 à 18 % en 2015, un très léger tassement après un développement exceptionnel ! Le circuit entre peut-être à maturité, du moins pour le parc. Car, dans les prochaines années, il faudra voir comment doper les ventes non plus grâce à des ouvertures, mais grâce à un meilleur travail sur l’offre et la dynamique commerciale. »  

    Laurent Zeller conclut par les perspectives 2016 : « Cette année le secteur devrait s’inscrire dans la continuité de 2015, avec, une croissance de l’ordre de 1,5 % en valeur et entre 0,3 et 0,6 % en volume. »

  • Comment optimiser le parcours client, grâce aux nouvelles technologies ?

    Six conseils clés, pour optimiser le parcours client

    Par Eric Vidal, Executive Vice President Northern Europe chez Easyphone (Altitude Software groupe)

    Aujourd’hui, les études et recherches disponibles sur les marchés des principales industries dans le monde, montrent clairement que les indices de satisfaction de

    la relation client ne se sont pas réellement améliorées durant la dernière décennie. En revanche les entreprises ayant intégrées l’optimisation des parcours clients se démarquent nettement de leurs concurrents.Dans ce monde fait d’interconnections et d’interactions en temps réel, l’évolution des technologies numériques a fait évoluer le rapport que les entreprises entretiennent avec leurs clients. L’humanisation et la personnalisation de la relation client passent essentiellement par le travail des conseillers. Pour maîtriser les évolutions liées au numérique, ces derniers doivent devenir toujours plus experts, avoir accès aux meilleures formations et être reconnus au sein des entreprises comme les premiers ambassadeurs des marques à travers une stratégie omnicanal.

    Voici 6 conseils clés qui sont autant d’opportunités pour les entreprises afin d’optimiser leur parcours client et leur valeur ajoutée à l’heure du digital.

    – Unification – L’unification apporte un large ensemble de canaux de communication (web, email, médias sociaux, voix …) avec l’intégration, ce qui rend toutes les informations disponibles pour tous les canaux. Les interactions peuvent commencer dans un canal et continuer sur un autre canal sans perte de contexte.

    – Automation – L’automation simplifie le parcours et offre des expériences plus utiles, plus simple et plus engageantes. Les options self-service sont un exemple typique d’automation. Un autre exemple innovateur est de fournir des options de service client sur vidéo dans les magasins.

    – Personnalisation – La personnalisation utilise les informations sur le client, en particulier les interactions passées, pour personnaliser l’expérience et être proactif dans la personnalisation et l’optimisation de nouvelles interactions et des expériences futures. Avoir la possibilité de faire apparaître l’historique et les préférences client en temps réel sur le bandeau agent pour guider l’agent sur une interaction ou une transaction de service client, est un bon exemple.

    – Contexte – Le contexte utilise des connaissances sur le parcours client pour améliorer et proposer plus d’option et créer plus de valeur pour le client et l’entreprise. Pour le recouvrement de créances, certaines banques ont équipé leurs agents terrain avec des applications mobiles qui se connectent avec les systèmes de l’entreprise et avec les gestionnaires de compte permettant une négociation personnalisée « sur place ».

    – Innovation – L’innovation étend les interactions à de nouvelles sources de valeur, tels que les nouveaux services pour le client et la marque, cela permet d’exploiter les données et d’identifier quels services et quelles fonctionnalités vont créer de la valeur et être appréciés par les clients. Par exemple, les entreprises de gestion de flotte ont trouvé qu’il y a une valeur à équiper les véhicules avec une technologie qui permet de surveiller et connecter automatiquement les véhicules avec les centres de services pour établir la communication dans des situations prédéterminées.

    – Culture – La culture permet aux employés d’avoir un esprit de service. Les Organismes de première ligne et les ressources humaines se doivent d’offrir plus de valeur. L’intelligence client est également dérivée des retours et de l’expérience agent, en complément des retours clients pour fournir une image complète des besoins clients et offrir des idées qui créent de la valeur pour l’entreprise.

    Au final, la gestion du parcours client est un état d’esprit. Pour globalement comprendre, mesurer, gérer chaque cross canal client et toucher le point d’exposition, les équipements des interactions et des transactions facilitent la réussite en permettant plus de valeur compétitive et des relations clients plus rentables. Les parcours clients doivent être traités comme des produits et gérés activement, mesurés et nourris afin de devenir un avantage concurrentiel et faire en sorte que les clients n’avancent jamais seuls.

  • Le Français, cet e-shopper coquet et tout-puissant !

    Newpharma, pharmacie en ligne, présente l’édition 2015 de son baromètre sur  l’évolution des préoccupations de santé des patients français.

    Parmi les principaux enseignements à tirer : les Français se trouvent gros et marqués par les vicissitudes de la vie, les e-shoppers sont plus influents que jamais, et les prix bas et conditions de livraison sont les principaux moteurs d’achat en ligne. 

     Le baromètre 2015 de Newpharma, pharmacie en ligne à dimension européenne et active dans 12 pays, met en lumière les 5 principales préoccupations de santé des Français que vous pouvez identifier sur votre gauche.

    Surpoids : le plus gros problème des Français

    Le surpoids reste le principal souci des Français, pendant que les callosités ainsi que les cicatrices et vergetures viennent compléter le trio de tête en gagnant une place chacune. Si la rubrique ‘douleur et fièvre’ garde sa cinquième position, les rides, elles, se retrouvent directement au quatrième rang, évinçant du top 5 les problèmes de perte de cheveux. En plus de se trouver trop gros donc, les Français tentent de masquer et réfréner les effets du temps qui passe.

    La toute-puissance de l’e-shopper

    En 2015, l’affichage des avis sur www.newpharma.fr a entrainé le décollage des ventes de certains articles et notamment de ceux concernant les allergies aux acariens. Les internautes sont donc de véritables influenceurs dans les décisions d’achat et ont un réel pouvoir dans leur rôle de conseil et de critique en ligne. Au total, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’avis qui permettent aux consommateurs d’être inspirés dans leurs choix de produits rien que sur Newpharma. Dans un pays comme la France, où l’offre e-commerce explose et le concurrent n’est qu’à un clic, les marques ont donc plus que jamais intérêt à soigner leur réputation et monitorer ce que l’on dit d’elles en ligne.

    Conditions de livraison et prix bas : moteurs des achats en ligne

    Après avoir observé dans le top des recherches trois noms de marques de cosmétiques (Nuxe, Avene et Caudalie), Mike Vandenhooft, le CEO de la pharmacie en ligne nous explique la démarche de ses patients : «  Ceux-ci sont à la recherche d’un article spécifique car ils ont souvent pré-identifié la solution qu’ils estiment être la plus adaptée à leurs problèmes, traduisant une capture d’informations en amont ainsi qu’une recherche de prix bas et de conditions de livraison optimales. Ces deux critères sont donc décisifs pour notre site. »

     

    Retrouvez toutes les informations et illustrations du baromètre en cliquant ici : www.newpharma.fr

     

  • Le point de vente, grand oublié de l’expérience client ?

    Les 5 Best practices pour améliorer l’expérience client sur le point de vente

    Par Salwa Ben Attia, responsable des ventes PLV France de Flexico

    Certains estiment que le retail est le grand oublié de la création d’expérience.Un marché pourtant à fort potentiel qui s’inscrit au centre de la stratégie commerciale des points de vente.  Il leur permet de se démarquer et de s’affirmer sur un marché où la guerre des prix est omniprésente souvent, au détriment du confort des consommateurs

    Pourtant de bonnes pratiques existent et sont certainement l’avenir de l’expérience client sur le point de vente.

    1.    Un accompagnement client mémorable

    L’expérience client est considérée par grand nombre d’experts comme un des critères principaux de satisfaction et de fidélisation de l’acheteur.

    Dès lors, il est primordial de replacer le consommateur au centre de cette stratégie et de lui accorder une grande attention. L’essor du digital participe à la déshumanisation des échanges, pour pallier ce phénomène, il faut repenser la condition du consommateur et créer de l’interaction humaine. Le manque d’échange est destructeur de valeur sur le long terme, il est donc nécessaire de créer un moment d’échange unique, mémorable et symbolique entre le consommateur et les fournisseurs d’un produit ou d’un service.

    2.    Une expérience client sur-mesure

    Les points de vente sont de plus en plus pensés pour accorder une plus grande autonomie au consommateur. Il est donc judicieux pour les enseignes d’utiliser des technologies d’affichage complémentaires permettant à l’acheteur d’avoir accès à des informations en toute autonomie. Chaque client est différent, la méthode pour l’aborder et l’informer doit s’appliquer à cette règle.

    Il est donc nécessaire de lui proposer un service sur-mesure adapté à son profil tout au long de son parcours d’achat. Une prestation que le client ne pourra trouver ailleurs. Il faut également l’informer de façon continue (promotions, les innovations, la composition des produits, etc.) tout en respectant son confort. Attention, à ne pas être trop intrusif, sans quoi il risque de garder un mauvais souvenir de l’enseigne.

    3.    Une expérience client sensorielle

    Les nouvelles générations sont plongées dans l’expérience multisensorielle. Les marques qui n’arriveront pas à remporter ce pari ne parviendront pas à s’inscrire dans les décennies à venir. Raison pour laquelle les entreprises se doivent de proposer une offre s’appuyant sur les 5 sens. Le point de vente se doit d’être agréable visuellement de par son agencement, ses couleurs, son éclairage, etc. Aussi la musique, l’ambiance olfactive, le goût sont par exemple des éléments déterminants dans l’expérience client. Le toucher quant à lui, est régulièrement oublié pourtant ce sens peut être décisif lors du processus d’achat. Les entreprises ont tout à gagner en proposant aux clients de tester, goûter ou encore de toucher les produits.

    4.    Le confort au cœur de l’expérience client

    Il est important pour le point de vente d’améliorer la visibilité de ses produits et leur prise en main par le client. L’enseigne doit lui faciliter le travail : plus la démarche d’achat est complexe, moins il consommera. De plus, certains produits ne sont pas dans l’esprit du consommateur attachés à un rayon précis, il faut donc les mettre en avant grâce à des techniques de merchandising.

    L’emplacement des piles ou encore des produits anti-moustiques, par exemple, est souvent inconnu des consommateurs et est source de problème d’accessibilité.

    5.    Un passage en caisse tout en douceur

    Le passage en caisse est un moment de tension et d’angoisse pour l’acheteur. Améliorer son bien-être et son confort lors de cette étape du processus d’achat est donc déterminant pour le chiffre d’affaires du point de vente. Différentes innovations ont vu le jour pour permettre de pallier ce problème : création de zones self check out, caisses prioritaires (handicapées, réservées aux porteurs de carte de fidélité, élévateurs de paniers, etc.).

    L’expérience client doit être au cœur de la stratégie commerciale des points de vente, il en va de la pérennité de l’entreprise. Plus celle-ci est positive, plus le consommateur reste sur le lieu de vente et plus il est enclin à dépenser. A noter qu’une expérience client doit être différenciante et se construit dans le temps.

    Un seul objectif: créer de l’émotion et du plaisir !

  • 15ème édition de l’Observatoire de l’e-pub du SRI, par PwC et l’UDECAM

    Le marché français de la publicité digitale atteint 3, 216 milliards d’euros de chiffre d’affaires

    Le SRI (Syndicat des Régies Internet), l’UDECAM (Union des Entreprises de Conseil et d’Achat Medias) et PwC présentent aujourd’hui les résultats de la 15ème édition de l’Observatoire de l’e-pub. Cette étude de référence, initiée par le SRI et réalisée depuis 2013 par PwC, donne un éclairage indispensable sur le marché publicitaire digital et son écosystème en pleine mutation, en analysant l’évolution de son chiffre d’affaires net par leviers, par formats, par modes d’achat et par devices.

    Il est à noter qu’à l’occasion de cette édition, les partenaires de l’Observatoire de l’e-pub ont choisi d’enrichir la méthodologie* (cf détail en dernière page).

    Pour Sophie Poncin, Présidente du SRI : « Nous sommes ravis de constater une fois de plus la bonne santé du media Digital qui affiche sa plus grosse croissance depuis 3 ans et talonne ainsi la TV. Tous les indicateurs sont au vert et témoignent de la très grande vitalité de ce marché, portée notamment par l’effervescence technologique et l’innovation. Il entre dans une phase de maturité et se structure désormais autour de critères qualitatifs qui accélèrent le passage d’une logique de volume à une logique de valeur. Valeur et Qualité sont devenus les enjeux clé pour tous les acteurs de l’écosystème. »

    Selon Jean-Luc Chetrit, Président de l’Udecam : « Le dynamisme de la publicité digitale est une excellente nouvelle car il démontre la capacité des media, des annonceurs et de leurs agences à mener à bien leurs mutations numériques et à utiliser l’ensemble des leviers, formats et devices au rythme de l’évolution des usages des consommateurs. Cette croissance ne pourra se poursuivre que si tous les acteurs mettent ensemble l’accent sur l’importance de la qualité des environnements, des contenus et des data dans un monde numérique en perpétuelle évolution. »

    Accélération de la publicité digitale en France… qui se rapproche de la télévision…

    Avec une progression de 6% sur l’ensemble de l’année 2015, la communication « online » affiche un chiffre d’affaires net au-delà des 3 milliards d’euros (= 3 216). Boostée par le display (+10% vs 2014*), les dépenses sur le média digital représentent désormais 27,7 % des investissements média1. En cela, ils rattrapent les investissements TV (28,3 %) et se positionnent pour la 2ème année consécutive devant la presse (21,2 %).

    ….grâce à un display très dynamique

    • Le S e a r c h (liens sponsorisés/SEM), porté par la croissance du Mobile et du Local, poursuit sa dynamique : +4%. Avec 1815 M€ investis, il reste n°1 dans le mix digital et compte pour 56% du marché de la publicité online en France.
    • Si le mix digital est toujours dominé par le Search, le D i s p l a y reste le segment en plus forte croissance, +10% – tous formats, tous devices, tous modes de commercialisation – pèse dorénavant 1/3 du mix média (33%) et dépasse enfin le milliard investi (= 1 051 M€).
    • Les Autres Leviers – Affiliation, Comparateurs et Emailing – comptent pour 11% du total marché, soit 434 M€, en croissance de 2%.Les investissements sur le mobile progressent mais restent en dessous des usagesEn 2015, 26 % des dépenses publicitaires digitales ont été allouées à ce device (search + display). La très forte croissance des investissements sur le mobile (+59%), qui s’élèvent à 733M€, n’est cependant toujours pas alignée sur celle des usages puisqu’aujourd’hui, 52%2 des connexions passent par le mobile. Le Search Mobile et le Display Mobile progressent respectivement à +58% et +62%. Le Search Mobile représente 456 M€ investis. Le Display Mobile compte 277 M€ en 2015, dont 73% sont attribués au social.La croissance sur mobile est soutenue par 4 tendances fortes :
      • Le programmatique mobile,
      • Les réseaux sociaux,
      • Le drive-to-store,
      • Les formats natifs et vidéo.Le Programmatique3 poursuit son développement
        La progression de l’achat Programmatique se confirme et s’établit à 423M€, soit +61%. Désormais, c’est 40%des achats Display qui s’opèrent en Programmatique (vs 27% en 2014*).1 Sources : SRI-IREP chiffres 2014 et S1 2015. Analyse PwC base 100 sur les 6 médias : TV, radio, presse, affichage, digital, annuaires
        2 Source Médiamétrie, EStatWeb, décembre 2015
        3 Définition du “programmatique” retenue par les partenaires de l’Observatoire de l’e-pub : Inventaires vendus via une mise en relation automatique entre acheteurs et vendeurs. Inclut tous les modèles de ventes automatisés : garanti / non garanti; prix fixe / RTB; Private Market Places / enchères ouvertes; self-served plateform / Trading Desk.

     

    Le mode d’achat Programmatique se développe notamment par la proposition d’un environnement mutli-device et plus sécurisé.

    L’essor du Programmatique en 2015 s’explique par :

    • le développement du programmatique mobile et vidéo (largement tiré par le social) ;
    • l’intégration d’une meilleure expérience utilisateur ;
    • le recours aux deals privés, aux Private Market Places et au first look ;
    • l’importance accordée à la visibilité et à la lutte contre la fraude ;
    • l’usage de la data;
    • l’optimisation des revenus grâce au Yield management.Coup de projecteur sur la vidéoLa Vidéo continue son ascension et affiche un CA de 309 M€ en 2015, pour une croissance de 35%. L’Instream reste le format vidéo privilégié, en croissance de 40% vs 2014*, pour un montant total de 239 M€. La part de l’Outstream connaît une croissance plus modérée de 35%, soit 70 M€. L’Instream représente 77% des investissements vidéo et l’Outstream, 23%.
      La vidéo programmatique connaît une croissance accélérée de 98 %, soit 26 % des achats programmatiques. Dans la vidéo, le Programmatique représente plus d’1/3 des achats vidéo (35%).Le social, incontournableLe Display social progresse rapidement aussi bien en France que dans le monde. En France, les revenus publicitaires générés par les réseaux sociaux augmentent de 31% en 2015, contre 33,5 % dans le monde. Ainsi, en France, 9% des dépenses digitales ont été allouées aux réseaux sociaux en France (contre 7% en 2014*).Perspectives pour 2016«Les chiffres du marché digital français sont bons. On peut se féliciter de la forte progression des investissements sur mobile et des avancées du programmatique qui représente maintenant 40% de l’inventaire display » selon Matthieu Aubusson, associé PwC Digital Services. « Ces segments-là, associés à la vidéo et au social, devraient rester porteurs en 2016 et soutenir la croissance. »

      « La France devrait continuer à connaître une forte croissance du mobile et du programmatique, pour arriver à un mix digital plus proche de celui de pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis » ajoute Sébastien Leroyer Directeur PwC Digital Services. « Le programmatique pourrait représenter plus de la moitié des ventes du display en 2016. »

  • Bilan 2015 du e-commerce en France

    Les Français ont dépensé 65 milliards d’euros sur Internet

    Selon l’étude publiée aujourd’hui par la Fevad et présentée à Bercy avec Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, les ventes en ligne ont poursuivi leur développement en 2015.

    Cette étude repose à la fois sur les informations recueillies auprès des principaux sites marchands et sur le montant agrégé des transactions réalisées par les principales sociétés prestataires de paiement pour le compte de plus de 182 000 sites internet. La permanence de la méthodologie et le traitement des données ont été validés par le cabinet KPMG.

    Pour Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire : « La question du e-commerce suscite toujours autant d’intérêt ! Et je ne peux que m’en réjouir ! 2015 aura été de nouveau une année de forte croissance pour le secteur en France, notamment du fait de l’augmentation du nombre de sites marchands. Le e-commerce est donc un secteur en bonne santé et je tiens à rappeler l’engagement du gouvernement pour permettre son développement, au bénéfice de tous les acteurs de notre économie.

    Tout l’enjeu pour mon secrétariat d’Etat est de permettre aux TPE et PME du commerce de franchir le pas et d’investir dans une stratégie numérique.»

    Des montants moins élevés mais des acheteurs plus nombreux et qui consomment toujours plus

    Le montant moyen de la transaction a enregistré au cours du dernier trimestre sa plus forte baisse: -6% sur un an. Il perd 5 euros par rapport au 4ème trimestre 2014 faisant ainsi chuter le panier moyen annuel à 78€ soit le montant le plus bas jamais enregistré Cette baisse du panier moyen confirme la normalisation de l’achat en ligne qui se rapproche ainsi chaque année un peu plus du montant moyen des achats réalisés par les Français sur les autres circuits de commerce. En outre, cette baisse continue d’être compensée par l’arrivée de nouveaux acheteurs (2,3 millions de plus en un an – Source : Médiamétrie) et par l’augmentation de la fréquence d’achat. Les acheteurs réalisent en moyenne 23 transactions sur l’année (soit près de 2 achats par mois) pour un montant de 1 780 euros (1 640 euros en 2014). Cela représente une augmentation de 13% du nombre annuel de commandes par acheteur et un montant annuel des dépenses en progression de 8%. Ainsi, sur les quatre dernières années, la fréquence d’achat a augmenté de 68% et le montant moyen dépensé a progressé de 45%. Les acheteurs sont eux 20% plus nombreux qu’il y a quatre ans.

    Cette fréquence d’achat profite aussi de la progression du rythme de création de sites. Le nombre de sites marchands a augmenté de 16% en un an soit près de 25 000 sites supplémentaires sur 12 mois, ce qui constitue un record historique. Il y a désormais plus de 182 000 sites marchands actifs en France. On compte aujourd’hui 100 000 sites de plus qu’il y a 5 ans.

    L’indice iCE 40* retrouve une croissance à 2 chiffres

    L’indice iCE 40 (qui permet de mesurer la croissance des sites leaders, à périmètre constant) progresse de 10% sur un an malgré un ralentissement observé au 4ème trimestre.

    Les ventes internet aux professionnels renouent elles aussi avec une croissance à deux chiffres avec +11%.

    Le m-commerce et les places de marché continuent de gagner des parts de marché

    L’indice iPM*, destiné à mesurer le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les marchands hébergés sur les places de marché de l’iCE 40), a progressé de 46% en un an. Ces ventes représentent 26% du volume d’affaires total des sites participant à l’iPM (vs 20% en 2014). Le marché des market places peut ainsi être estimé à près de 3 milliards d’euros en 2015 soit 9% des ventes de produits en ligne.

    L’indice iCM* qui mesure les ventes sur l’internet mobile (smartphones et tablettes, sites mobiles et applications hors téléchargements d’application et hors ventes sur les places de marchés) a progressé de 39% en un an et représente 20% du volume d’affaires total des sites de l’iCM vs 15% en 2014. Le marché peut être estimé à plus de 6 milliards d’euros soit 10% du marché e- commerce.

    En 2016, le marché devrait atteindre 70 milliards d’euros

    Le marché du e-commerce devrait progresser de 10% en 2016 et franchir la barre des 70 milliards d’euros. Cette projection table sur la poursuite de l’augmentation du nombre d’acheteurs et de la fréquence d’achats avec près de 1 milliard de transactions en 2016 et sur une nouvelle poussée de l’offre puisque la barre des 200 000 sites marchands actifs devrait être franchie.

  • Les 4 tendances clefs sur le marché des ERP en 2016

    4 tendances clefs sur le marché des ERP en 2016

    Les prédictions selon Epicor, Software Corporation

     

    La troisième révolution industrielle

    Notre paysage industriel est en profonde mutation d’une part grâce au développement de nouvelles techniques de production mais aussi avec la transformation de nos modes de consommation, plus orientés services que produits. L’impression tridimensionnelle ou encore ALM (additive layer manufacturing) par exemple permet de combiner des composants ou de créer des prototypes jusque-là impossibles à réaliser, ouvrant des possibilités de design et de créations sans limite. Ces nouvelles méthodes permettent aussi un mode de production plus efficient avec un minimum de gaspillage et une utilisation optimale de tous les matériaux.

    D’autre part de plus en plus de consommateurs cherchent à acheter non plus un produit mais un service. Il n’est plus question d’acheter une machine à laver mais 2000 cycles de lavage. Cette nouvelle approche transforme les modes de production et exige une certaine souplesse et une plus grande capacité à produire en fonction des besoins spécifiques des utilisateurs.

    Si les systèmes ERP ont toujours permis aux entreprises d’être plus précises et contrôlées dans leur production, aujourd’hui, la rapidité de réponse et d’adaptation sont devenues essentielles et font partie des missions des systèmes ERP de nouvelle génération.

    L’ère de l’analytique: comprendre des données et non plus répéter des processus de manière automatique

    D’après une étude du cabinet Forrester, 1/3 des entreprises utilisent déjà l’Internet des objets ou ont le projet de le faire.i En connectant des systèmes de stockage, des machines et des produits il est possible de créer des systèmes de production plus intelligents qui peuvent contrôler les processus de leur chaîne de production de manière indépendante avec très peu d’intervention manuelle. Les machines sont capables d’alerter les fabriquant lorsqu’elles doivent être réparées ou contrôlées ou lorsqu’elles ne sont pas utilisées de manière optimale. Les processus de production peuvent aussi être contrôlés à distance permettant d’installer des zones de production dans le monde entier tout en continuant à les gérer en temps réel.

    Traditionnellement les entreprises comptent sur les expériences passées pour planifier leur production. Aujourd’hui, en combinant simultanément les données des machines sur la ligne de production, les chiffres des ventes et les retours d’expériences clients il est possible de faire des prévisions très précises et d’ajuster le rythme de production en temps réel.

    L’avènement de l’esprit mobile ou comment les applications vont éclipser les ERP

    Alors que la génération Y entre en masse sur le marché du travail et impose ses codes, les applications deviennent les principaux canaux d’accès à la technologie. De plus en plus d’employés vont préférer des interfaces intuitives plutôt que des systèmes ERP. D’après Forrester, notre dépendance aux smartphones a transformé notre approche. “The mobile mind shift” ’ii ou l’avènement de l’esprit mobile place les applications au coeur de nos modes de communication et de la résolution de nos problèmes. Les systèmes ERP seront toujours là mais les utilisateurs seront de plus en plus nombreux à les utiliser indirectement via une application ou une interface plus ergonomique.

    Les natifs du numériques font la loi

    L’entrée de la génération Y sur le marché du travail change la donne pour le marché des ERP – ces derniers ne veulent plus des systèmes qui demandent des formations, de la patience et de la précision, ils souhaitent travailler avec des technologies accessibles, facile à utiliser tout de suite et compatibles avec leurs modes de vie nomade.

    La génération de demain est en osmose avec la technologie à qui elle fait confiance et dont elle est dépendante sur de nombreux plans. Facile d’accès et personnalisable – voilà ce qu’elle attend de tout système d’information et elle n’hésitera pas à remettre en question des systèmes trop conservateurs, rigides ou dépassés.