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  • Mobile : la Chine dépassera les Etats-Unis en 2016

    App Annie dévoile le futur de l’app économie : 101 milliards de dollars à horizon 2020

    Toute entreprise est un éditeur d’applications en puissance – les applications ne sont plus réservées aux éditeurs de jeux vidéo ou aux médias – les banques, les distributeurs, les compagnies aériennes, les sociétés de transport et les services publics proposent désormais des apps.

    Le développement de la stratégie applicative des éditeurs, soutenus par un écosystème dynamique d’investisseurs et de sociétés de capital-risque, s’accompagne de questions critiques sur le futur des apps : Quel sera le taux de croissance de l’app économie ? Quelles sont les régions à forte croissance ? Quels facteurs stimulent la croissance et pour quelles catégories ? Quel est le taux de rendement du marché des apps ? Quelle sera la prochaine grosse plateforme de l’app économie ? Les prévisions sur le marché des apps d’App Annie vous permettront de répondre à ces interrogations et d’en adresser bien d’autres.

    “Ces prévisions sur l’app économie ont été conçues comme un document permettant d’identifier les connaissances clés et les tendances d’un marché des apps dynamique et en constante évolution, et fournir aux entreprises une grille de lecture de ce marché”, déclare Danielle Levitas, senior vice president of research chez App Annie. “Nous avons combiné plus de 10 000 sources d’information à nos données détaillées sur le marché des apps, pour élaborer des prévisions sans précédent en termes de rigueur scientifique.”

    Ces premières prévisions App Annie sur l’économie des applications soulignent les points suivants : 

    • En 2016, le marché des apps mobiles devrait croître de 24% dans le monde, pour atteindre un chiffre d’affaires brut de 51 milliards de dollars générés dans les apps stores.[1] D’ici 2020, le chiffre d’affaires brut devrait atteindre les 101 milliards de dollars dans ces mêmes apps stores.
      • Une croissance stable dans la plupart des marchés développés, combinée à la forte croissance des marchés émergents, va alimenter l’expansion continue du marché des apps mobiles.
      • Bien que les marchés importants comme les Etats-Unis, le Japon et la Chine restent les principaux moteurs de la croissance du chiffre d’affaires des apps, App Annie prévoit de formidables opportunités dans les marchés à forte croissance que sont l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et l’Argentine.
    • D’ici le milieu de l’année 2016, la Chine dépassera les Etats-Unis en termes de chiffre d’affaires généré dans les apps stores, l’ayant déjà surpassé en nombre de téléchargements au début de 2015.
    • Les chiffre d’affaires générés et l’utilisation des apps résistent aux phénomènes de crise, en témoignent les fortes croissances enregistrées en Argentine et au Brésil en 2015.  Ceci rappelle la vigueur de marché du smartphone et des apps sur la période 2008-2010 dans des pays matures comme les Etats-Unis.
  • Quelles sont les grandes orientations en communication pour l’année à venir ?

    TENDANCES CREATIVES 2016

    Kantar Media fait le bilan des prises de paroles publicitaires en 2015 et dévoile les grandes orientations en communication pour l’année à venir.

    2015 : LES ATTENTES CONSOMMATEURS AU COEUR DES DISCOURS DES MARQUES

    Face à des consommateurs de plus en plus exigeants, de mieux en mieuxoutillés pour se renseigner et comparer, et qui ne se gênent pas pour se manifester publiquement lorsqu’ils sont mécontents, les marques se doivent d’être plus que jamais attentives à leurs attentes pour les satisfaire pleinement. A cela s’ajoute un marché de plus en plus concurrentiel, quel que soit le secteur, qui les oblige à se plier à ces exigences consommateurs pour créer de la préférence.

    En 2015 les marques plus que jamais montrent qu’elles sont attentives aux grandes attentes consommateurs et se mobilisent pour y répondre.

    4 grandes tendances de communication se dégagent, venant chacune répondre à 4 grandes attentes / interpellations des consommateurs :

     « Be Honest! » – Une attente de plus de vrai

    Les consommateurs désormais sur-informés ne supportent plus d’être trompéspar des marques qui manquent de transparence et attendent d’elles plus de sincérité et d’honnêteté. En 2015 l’heure est au « parler vrai » en publicité, pour des marques qui affirment qu’elles n’ont rien à cacher. Cela se traduit dans les discours, les représentations et les initiatives par des marques qui n’ont pas peur de tout montrer (ouverture des coulisses) mais aussi par un rejet de la complexité pour un retour à des produits plus simples et nature. Enfin, pour répondre à des consommateurs en quête d’essentialité, la tendance est à la « reconnexion physique », pour recréer du lien entre les gens : un phénomène à contre-courant de l’hyperconnexion et l’hyper réactivité attachées aux nouvelles technologies.

     « Show me all you can do! » – Une attente du meilleur

    La concurrence de plus en plus vive, à laquelle s’ajoute une exigence consommateur de plus en plus forte, génèrent du côté des marques une surenchère pour être et offrir le meilleur (et même mieux !). Les hyperboles se multiplient, et les promesses d’une consommation libérée de toutes contraintes et d’un produit sur-mesure qui correspond aux envies, voire à la personnalité de chacun, se développent. La surenchère pour « du toujours plus » se perçoit également dans les expériences proposées qui deviennent exceptionnelles, pour provoquer des émotions toujours plus fortes.

    « Do you even care? » – Une attente de plus d’implication responsable

    La dimension de « valeurs » éthiques devient pour un nombre croissant de français un critère de choix dans leurs consommations. Certaines marques l’ont bien compris et, soutenues par un contexte porteur – COP 21 en fin d’année – montrent qu’elles s’engagent et s’impliquent concrètement pour des questions environnementales. Pour éviter toute accusation de greenwashing, nombreuses sont celles qui viennent prouver leurs engagements au travers d’actions concrètes et de résultats chiffrés. A cette implication « prouvée » s’ajoutent cette année de véritables appels à de grandes mobilisations citoyennes pour réfléchir ensemble et faire évoluer les choses. Les marques se donnent pour mission de fédérer et d’utiliser leur portée pour la planète. Une fois la COP 21 terminée, il sera intéressant de voir si ces initiatives se poursuivent.

    « Talk to me! » – Une attente de plus de proximité

    Les marques montrent cette année plus que jamais leur présence aux côtés des consommateurs pour les aider, les écouter, les accompagner, les conseiller voireles soutenir émotionnellement. En plus de cette présence renforcée, on note en 2015 une prise en considération plus forte des consommateurs (de tous les consommateurs !) qui se traduit par une plus grande diversité dans les représentations : les « standards » sont écartés pour montrer des « gens normaux ». Personne n’est laissé de côté. Enfin, on décèle une forme de nivelage dans les rapports : une nouvelle relation horizontale s’instaure entre marques et consommateurs qui les place sur le même plan : sur les réseaux sociaux, certaines marques s’adressent au consommateur sur un ton connivent.

    Les grandes tendances de communication qui se dégagent en 2015 montrent à quel point les marques sont plus que jamais attentives aux attentes des consommateurs. Elles sont dans une posture réactive afin de répondre à ces interpellations et les satisfaire pleinement.

     

  • Quelles sont les 10 tendances qui impacteront les médias en 2016 ?

    Dentsu Aegis Network, présente les 10 tendances à suivre, qui impacteront à la fois les médias, les communications de marques et les métiers de communication globale.

    1 – L’Ad Switching

    A la rentrée 2015, les régies publicitaires TV sont allées un cran plus loin avec le lancement d’offres permettant de remplacer un spot diffusé sur l’écran de TV par un autre spot adservé, et donc ciblé. TF1 Publicité a été la première à commercialiser des spots utilisant la technologie ‘‘Ad Switching’’ lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby en octobre dernier. Concrètement, les annonceurs intéressés par cette offre ont pu diffuser un spot différent sur le flux live de MYTF1, accessible sur les écrans digitaux, leur permettant de cibler le message en fonction de l’audience. Canal+ a quant à lui dévoilé son projet ‘‘Alladin’’, qui devrait voir le jour en 2016 ou 2017, et concerner les TV via les box. A noter que, chaque jour, ce sont 3 millions d’individus 15+ qui regardent la TV sur les ordinateurs, tablettes et smartphones.

    Notre recommandation : Profiter à la fois de la puissance de la TV et de ces nouvelles capacités d’ultra-ciblage.

    2 – Le e-cinéma

    Bien que les français restent de grands amoureux du 7ème art, de nouveaux modes de distribution alternatifs émergent, à commencer par le e-cinéma hybride de la VOD et du cinéma en salles, avec des sorties en exclusivité sur Internet. Les budgets, castings, campagnes promotionnelles restent quant à eux comparables aux sorties dans les traditionnelles salles obscures. Ce nouveau moyen de consommation a pris son envol en 2015 avec l’arrivée de l’offre e-Cinéma de TF1 mais surtout grâce à la démocratisation des offres de VOD et du haut débit dans les foyers. Autre moyen de distribution à éclore, le direct-to-Youtube. Le film ‘’Les Dissociés’’ du collectif Suricate, mis en ligne sur la plateforme vidéo, a signé le meilleur ‘‘ démarrage ’‘ de l’année pour un film français : 510 000 spectateurs en moins de 24h. Pour contourner la chronologie des médias, Netflix proposait déjà des films en direct to SVOD, et produit désormais ses propres films (Beast of no Nation).

    Notre recommandation : Bénéficier de l’attention et de la mémorisation d’un film cinéma dans ce nouvel environnement digital

    3 – La série addiction

     1 535 jours de contenus séries ont été diffusés en 2015. La consommation de séries dans la consommation moyenne d’un individu de 15 ans et plus pèse pour 21% (+1 pt vs 2014). En 2016, les séries seront omniprésentes. Dans la guerre du contenu qui va s’accentuer, il deviendra indispensable de développer ses propres séries originales. Netflix a annoncé son intention de doubler ses productions de séries originales l’an prochain. Le succès reposera aussi sur une production locale. Les séries françaises font recettes comme l’ont montrés les récents succès de ‘’Dix Pour Cent’’ (France 2) ou ‘’Une chance de Trop’’ (TF1). Netflix a d’ailleurs produit sa première série 100% française : ‘’Marseille’’. La création de contenus Made in France pour le marché français ou même international sera renforcée (ex : ‘’Versailles’’ tourné en France en anglais).

    Notre recommandation : A consommer sans modération en tant que téléspectateur ou en tant que marque

    4 – L’actualité autrement

    Autre sujet qui passionne les Français : l’information. Et l’actualité chargée de 2015 a confirmé cette frénésie de consommation et ce besoin de décryptage. Cependant, depuis plusieurs années, les médias traditionnels d’information, et notamment les JT de 20h, voient leurs audiences s’éroder au profit de nouvelles sources d’information. C’est pourquoi de nouveaux formats disruptifs voient le jour, à l’instar de ‘‘Focus’’, le nouveau JT social d’1 minute 30 de TF1, conçu pour les internautes. Le Monde a également lancé sa ‘‘Matinale’’ en mars 2015, une application qui propose des briefs, des articles courts et percutants, et reprend le ‘‘swipe’’ de Tinder, avec la possibilité de garder ou de zapper des articles. L’accès à la TNT gratuite pour LCI devrait repositionner la chaîne et proposer plus de magazines d’information, de décryptage et moins d’information en continu à la différence de BFM et iTélé.

    Notre recommandation : Communiquer sur l’information instantanée et à l’inverse sur du contenu fouillé voire de l’opinion pour les marques

    5 – L’Euro 2016 et les J.O.

     Nous prévoyons 35 millions de téléspectateurs âgés de 4 ans et plus sur l’ensemble de l’Euro 2016. L’Euro 2016 enregistrera des audiences record puisqu’elle aura lieu en France. L’intégralité des droits de diffusion a été octroyée à beIN Sports (60 millions d’euros) qui a revendu la diffusion en clair des 22 rencontres les plus importantes à M6 et TF1 qui se les partageront. beIN devrait voir son nombre d’abonnés et ses investissements publicitaires exploser.Ce sera aussi l’année des Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront du 5 au 21 août. Ils seront diffusés en clair sur France Télévisions et sur les chaines payantes de Canal+ en crypté.

    Notre recommandation : Ne passons pas à côté de ces événements majeurs, le sport en live a une puissance instantanée inégalée y compris sur les réseaux sociaux et véhicule des valeurs très positives

     6 – Les rachats des médias

    L’heure est à la consolidation des groupes médias. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016. Mondadori et Altice seraient en lice pour le rachat de Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche, propriétés de Lagardère. Altice a également lancé son OPA début janvier sur le groupe NextRadioTV. Xavier Niel, Matthieu Pigasse (propriétaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton ont créé Media One, un fonds de 300 à 500 M d’€, dédié exclusivement à l’achat de médias. Enfin, Orange serait en discussion avec Bouygues, également propriétaire de TF1, pour l’acquisition de sa branche Bouygues Télécom.

    Notre recommandation : Ces rachats devraient permettre aux médias d’accélérer leur digitalisation et diversifier leurs offres

    7 – L’uberisation

    Que ce soit la distribution avec Amazon ou Etsy, la musique avec Apple ou Spotify, les transports avec Uber, le tourisme avec AirBnB ou Booking, l’éducation avec les Mooc : de nombreux secteurs se sont faits uberiser. Nous sommes passés d’une économie de stocks/production à une économie de flux/partage. Les médias également s’uberisent de plus en plus en subissant de plein fouet la transformation digitale. Les nouveaux consommateurs de cette économie et des médias veulent gagner plus, gagner du temps, vivre des émotions positives. Les marques et les médias doivent leur parler autrement : la publicité native / le brand content prendront de plus en plus d’importance et on verra disparaître progressivement les publicités agressives.

    Notre recommandation : Sur ces nouvelles places de marché transparentes, où demandeurs et apporteurs d’actifs précis se rencontrent, les marques se doivent d’apporter des émotions positives et ne plus être intrusives

     8 – L’achat facilité

    La crise conjuguée à l’uberisation nous inciteront à acheter davantage, plus souvent, mais moins cher et sous le coup de l’impulsion. De plus en plus d’outils seront développés par les régies afin de faciliter l’achat au consommateur. En 2015 déjà, 52% des personnes ont consulté des avis sur les réseaux sociaux avant d’acheter en ligne. Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest) ont donc amorcé la mise en place de boutons ‘‘ acheter ’‘ permettant de faire le lien avec le e-commerce. Ces call-to-action envahiront les réseaux sociaux et ce qu’on appelle le ‘‘ social shopping ’‘ sera l’une des grandes tendances de 2016. Le smartphone jouera lui aussi encore l’intermédiaire entre le consommateur et la marque en permettant d’acheter directement des produits vus dans des magazines (application mobile Selectionnist) ou dans une publicité télévisée (application TF1). Un seul mot d’ordre: Keep It Silly Simple (KISS).

    Notre recommandation : Pour être achetées, les marques doivent jouer sur l’immédiateté et l’agilité favorisées par les médias.

    9 – L’éphémère

    Pour faire face aux générations ‘’zapping’’ et pour les séduire, les annonceurs comme les marques devront leur offrir des expériences live et éphémères. Une tendance de l’instantanéité, amorcée par les réseaux sociaux, qui touche désormais tous les formats – texte (Twitter), photos (Snapchat) et vidéo (Periscope) – et dont se sont emparés les mass medias : lancement d’une chaine temporaire 100% James Bond ou de la web radio ‘‘Good morning Paris’’ créée suite aux attentats de novembre. Le hors média n’est pas non plus en reste. Les pop-up stores, nouveau fleuron de l’évènementiel, devraient continuer de se développer : 61% des Français souhaitent voir ces boutiques éphémères apparaitre dans leur ville.

    Notre recommandation : Passer rapidement du statique au temps réel

     10 – Le gaming

     Même si la crise n’est pas seule en cause, nous sommes une population d’ ’’adulteens’’, et le gaming est devenu un loisir de masse. Cette crise du ‘’Jeu-Nisme’’ n’est plus réservée aux adolescents puisque l’âge moyen du gamer est passé à 35 ans et qu’en plus la parité homme/femme est quasi atteinte. Une évolution que l’on doit à la bonne santé du secteur mais également au succès du gaming sur mobile. Ce segment (tablette + mobile), nous l’estimons à 540 M d’€ en 2015 pour la France, ce qui ne cesse d’attiser l’intérêt des éditeurs : Activision a déboursé pas loin de 6 Mds de $ pour racheter King Digital Entertainment, créateur de Candy Crush. Amazon a choisi quant à lui en rachetant Twitch de parier sur une autre tendance porteuse du gaming : le streaming de jeux vidéo et l’e-sport, créneau également investi par Youtube avec sa plateforme Youtube Gaming.

    Notre recommandation : Jouer c’est le cas de le dire, avec ce ‘’Jeu-Nisme’’ qui nous décomplexe d’être restés de grands enfants qui ne tiennent pas en place

  • Etude Microsoft sur les challenges des PME à l’ère du numérique

    L’appropriation des nouvelles technologies au sein des TPE/PME varie selon les générations

    A l’heure de la transformation numérique des entreprises, les TPE/PME font face à une double réalité : une exigence accrue de clients de plus en plus connectés et l’arrivée d’une nouvelle génération de collaborateurs, adepte et familière des nouvelles technologies.

    Parmi les enseignements clés de l’étude conduite récemment par Ipsos MORI pour Microsoft : l’appropriation des nouvelles technologies au sein des TPE/PME varie selon les générations et le numérique constitue un levier fort dans le développement d’un capital relationnel solide avec leurs clients.

    1/ Une relation client boostée par le numérique

    • Considéré comme le défi majeur des TPE-PME en 2016, l’acquisition de nouveaux clients est citée en première position par 42% des collaborateurs interrogés.

    Le numérique est perçu comme un levier pour améliorer la relation client :

    • 52% estiment avoir amélioré leur relation client grâce aux nouvelles technologies ;
    • 47% pensent bénéficier d’une meilleure connaissance des clients et de leurs besoins ;
    • 45% se sentent mieux à même d’engager les clients et de développer le chiffre d’affaires.

    2/ Des différences intergénérationnelles

    Une relation incarnée préférée au management à distance par les Millenials

      • Les outils de travail, comme l’accès aux emails à distance sont plus utilisés par les générations les plus expérimentées. Ainsi, seuls 39% des 18 – 34 ans y font appel quand ils sont 48% des 45 – 54 ans à les utiliser.
      • Un constat qui corrobore les résultats d’une étude menée par Survey Monkey pour Microsoft en octobre 2015 qui soulignait la préférence d’une majorité de Millenials pour les rendez-vous en face à face avec leurs managers (65%), alors même que 49% déclaraient ne jamais travailler de la maison.
        • Si la sensibilité à la protection des données est réelle chez toutes les générations, elle est moindre chez les plus jeunes puisque 75% des 18-34 ans s’y déclarent attachés contre 84% de leurs ainés (35-84 ans).
        • En revanche, l’adoption des outils de business intelligence émerge plus nettement auprès des plus jeunes, qui les utilisent pour près de 10%, versus 4% des personnes interrogées au global ;Un rapport à la donnée qui change selon l’âge

          3/ Le numérique, facteur de motivation
        • 54% des collaborateurs estiment que les nouvelles technologies leur permettent d’être plus compétents dans leur travail
        • Près de la moitié des collaborateurs (49%) se sentent plus motivés lorsqu’ils sont équipés d’outils numériques
        • La même proportion (49%) pense que l’usage des nouvelles technologies a un impact positif sur leur capacité à innover.

     

  • FORRESTER – Prévisions 2016 sur la gestion de la Technologie

    Rôle du CIO : une nouvelle lignée de CIO férue de technologie numérique et obsédée par le client va conduire la croissance

    En 2016, les CEO vont demander aux CIO qu’ils utilisent les technologies pour augmenter les revenus de l’entreprise plutôt que d’en être de simple « gardiens ». Ce changement de culture et d’apprentissage des mécanismes – et pas seulement du jargon – de l’expérience client (CX) sont les facteurs cruciaux du succès d’un CIO. Cela va rendre le travail du CIO plus difficile et nécessiter qu’il prenne des mesures en matière de communication, d’exécution, d’investissement, d’évaluation des risques, de recrutement et bien d’autres encore.

    • IoT : l’Internet des Objets va mettre les CIO au défi de faire évoluer la manière dont les entreprises opèrent et s’engagent  avec les clients.

    Le battage autour de l’Internet des Objets (IoT) va continuer en 2016, mais les CIO doivent prêter attention au fait que l’IoT va entraîner des changements concrets au sein de leurs entreprises dans des secteurs critiques tels que la gestion des données à travers le cycle de vie du client, le reporting financier, les métriques commerciales, la sécurité et l’architecture système.

    • Services numériques : la pression de plus en plus importante des services numériques va changer les priorités des entreprises et de leurs fournisseurs.

    2016 verra le début de changements importants sur le marché des services technologiques. Une dynamique en trois parties va modifier la façon dont les entreprises achètent ces services – à mesure que la pression de la transformation digitale va surmonter la fragmentation des prises de décisions et des budgets. – et va forcer les prestataires à évoluer, de leurs stratégies go-to-market jusqu’à la façon dont ils vendent et livrent.

    • Développement applicatif : le développement moderne se généralise.

    Le monde du développement et de la distribution des logiciels change rapidement, mais les changements les plus importants – tels que la distribution continue, le DevOps, les applications composables, les micro-services et la gestion des API – restaient encore la chasse gardée des équipes AD&D (Application Development and Delivery) les plus avancées. Cela va changer en 2016.

    • Big Data : les responsables Tech entament la transition des data vers l’exécution et les systèmes d’insight.

    La vitesse soutenue du changement en matière de données et d’analytique va encore s’accélérer en 2016, et les architectes d’entreprise et les responsables technologiques auront d’autant plus de difficulté à en saisir la signification. Forrester dévoile ses prévisions pour les sept domaines les plus brûlants – gestion des données, big data, analytique, business intelligence, insight services, monétisation des données et systèmes d’insight – et vous indique les pistes à suivre en la matière.

    • L’Architecture d’entreprise (EA) se réorganise pour répondre aux objectifs

    Les programmes d’architecture d’entreprise (EA) ont eu du mal à prouver leur valeur, particulièrement  quand le rythme de l’innovation technologique s’accélère, que l’exécution agile devient la norme et que les entreprises se concentrent sur leurs clients et sur l’évolution rapide de leurs produits et services. Les meilleurs programmes d’EA vont devoir redéfinir leur valeur autour de l’habilitation technologique de bout en bout plutôt que des stratégies d’entreprise – en changeant la façon dont ils travaillent, avec qui ils travaillent et la valeur qu’ils apportent.

    • Cloud : le cloud accélère alors que l’automatisation parvient à battre en brèche les craintes relatives à la sécurité dans le cloud.

    Après avoir emporté l’acceptation générale en 2015, le cloud va passer à la vitesse supérieure en 2016. Cette nouvelle étape va être centrée sur l’expansion des cas d’utilisation du cloud, l’attitude des professionnels Infrastructure et Opérations (I&O) sur l’automatisation et un certain relâchement en matière de contrôle. L’objectif de faire opérer des écosystèmes opérationnels entiers dans un mélange de services cloud est à portée de main.

    • Workforce Tech : 2016 sera une année record en matière de changement des technologies dédiées aux collaborateurs

    Les responsables Infrastructure et Opérations (I&O) en charge des technologies dédiées aux collaborateurs de l’entreprise jouent un rôle critique dans le succès de celles-ci à l’ère du client car, pour satisfaire les clients, les collaborateurs de votre entreprise doivent être plus agiles, informés et réactifs. En 2016, des changements majeurs vont intervenir dans les équipements technologiques des collaborateurs : BYO (Bring Your Own), Windows 10, wearables et robotique.

    • Cadres supérieurs et cybersécurité : des candidats à la présidentielle jusqu’aux CEO, la sécurité devient une passion.

    En 2015, clients, citoyens et patients s’inquiétaient de l’usurpation d’identité financière ou médicale. Anthem, Ashley Madison, le Bureau de la gestion du personnel américain (US Office of Personnel Management) et Sony ont vu leurs noms largement cités mais pour une mauvaise raison : des cyberattaques dévastatrices. Les responsables Sécurité et Risque (S&R) savent aujourd’hui qu’il est vital pour la marque, sa croissance et sa profitabilité, de protéger à la fois les données clients et la propriété intellectuelle de l’entreprise. En 2016 les responsables S&R vont réaliser qu’ils ne peuvent se reposer sur une cyberassurance, et qu’ils doivent se préparer à entrer dans la sphère des investissements en matière de cybersécurité.

    • Cybersécurité : la prévention a de nouveau intégré les agendas cybersécurité.

    De nombreuses cyberattaques ont frappé les unes après les autres tous les secteurs d’activités, des organismes gouvernementaux aux assurances maladie, des fournisseurs aux revendeurs. Les responsables Sécurité et Risque (S&R), leurs dirigeants et les conseils d’administration recherchent donc désespérément à assurer une meilleure protection des données clients et leur propriété industrielle contre les cybercriminels. La détection va continuer à jouer un rôle important, mais Forrester prévoit qu’en 2016, les responsables S&R reviendront à une approche davantage holistique qui s’appliquera à tous les niveaux de la Targeted-Attack Hierarchy Of Needs (Hiérarchie des besoins en cas d’attaque ciblée) selon Forrester pour traiter toutes les menaces qu’elles soient nouvelles ou existantes.

    • IAM : Les clients IAM augmentent et les prestataires fusionnent

    Pour les entreprises, la gestion des identités et des autorisations d’accès (Identity and Access Management – IAM) implique bien plus que seulement assurer et mettre en œuvre l’accès des collaborateurs aux ressources de l’entreprise. Elles doivent maintenant gérer les autorisations d’accès de différents groupes de personnes, qu’ils soient collaborateurs, partenaires ou clients, sans que leur expérience en soit affectée. Elles doivent également protéger les ressources corporate, stockées dans le cloud ou non, tout en fournissant aux utilisateurs un accès sécurisé à ces ressources depuis différents terminaux.

    • Risques liés aux médias sociaux : les responsables vont redoubler d’efforts pour limiter le risque en matière de réputation.

    Les médias sociaux constituent pour les organisations un canal d’engagement important – et donc risqué. Les entreprises qui cherchent à profiter de l’ère du client tirent parti de ces médias pour asseoir leurs marques et interagir avec leurs clients. Mais la possibilité d’erreurs et de comportements malveillants augmente le risque de dévoiler des données, d’affaiblir la marque ou d’avoir un impact négatif sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.

    • Confidentialité des données : la confidentialité des données va séduire les clients et limiter le risque.

    En 2016, les entreprises les moins clairvoyantes commettront l’erreur de penser qu’assurer la confidentialité des données consiste seulement à répondre aux exigences réglementaires et de conformité au plus bas coût possible. En revanche, les entreprises plus éclairées vont reconnaître qu’il s’agit en fait d’un moyen de bâtir de meilleures relations – reposant sur la confiance – avec leurs clients. Les responsables Sécurité & Risque (S&R) qui l’auront compris vont participer à la croissance de l’entreprise, à l’acquisition de nouveaux clients et à l’enrichissement des relations clients.

    • Gouvernance et Conformité : les prestataires/fournisseurs sont gagnants, la gestion du risque perd

    En 2015, nous avons pu constater qu’une conformité et une gestion du risque inefficaces provoquaient des situations cauchemardesques pour les responsables Risque comme pour les dirigeants. Le cas du scandale Volkswagen en est un bon exemple ; les entreprises dont les programmes de gouvernance, de gestion du risque et de conformité (GRC) sont mal gérés peuvent être exposées à d’énormes amendes, à l’érosion de la confiance de leurs clients et – plus important encore – subir des pertes de plusieurs millions voire milliards. 2016 verra son lot d’incidents de type GRC, et les quelques améliorations technologiques déjà apportées ne pourront pas faire grand-chose pour inverser la tendance.

  • Quand les sites de rencontres jouent sur la ligne rouge des données personnelles

    Alors que l’application Happn est en passe de supplanter Tinder, UFC Que Choisir saisit la CNIL.

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

     

    Les applications de rencontres ont de plus en plus de succès auprès des utilisateurs, il n’en demeure pas moins que leurs pratiques peinent à séduire la CNIL. Happn a été créée en vue de permettre la mise en relation sur internet des personnes qui se sont croisées dans la « vraie » vie, elle se trouve aujourd’hui épinglée par UFC Que Choisir. La CNIL devra se prononcer sur le sort des données véhiculées par ladite application.

    Elle n’est pas novice en la matière puisqu’elle surveille de près les traitements de données générées par les sites de rencontre. Ainsi, en 2015 la CNIL avait mis en demeure ces sites de se conformer à la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978. Elle a également édité sur son site un guide pratique intitulé « sites de rencontre en ligne : comment protéger votre intimité ? », lequel démontre par son existence même, les nombreuses dérives que l’utilisation de tels sites peut engendrer. La situation d’Happn est néanmoins quelque peu différente.

    Transferts de données vers les Etats-Unis

    Une étude menée par l’organisme de défense des consommateurs norvégien a révélé « de possibles transferts de données réalisés par la société Happn vers des entreprises tierces, d’origine américaine ». Or, le Safe Harbour adopté par la Commission européenne le 26 juillet 2000, a été annulé par la CJUE le 6 octobre 2015. Ce mécanisme d’adéquation permettait le transfert des données de l’Union européenne vers les Etats-Unis.

    Depuis lors, tout transfert de données transatlantique est interdit sauf dans le cadre des clauses contractuelles types adoptées par la Commission européenne ou dans celui de la mise en place de Binding Corporate Rules (BCR) au sein d’un Groupe. Les entreprises se sont alors précipitées en vue de bénéficier des clauses contractuelles types. Cependant, l’application de ces clauses entre deux entreprises nécessite une validation préalable de la CNIL laquelle était, dans la plupart des cas, négative ou peinait à intervenir rapidement dans les autres cas. Parallèlement, le G29 constitué par l’ensemble des CNIL européennes appelait les institutions et les gouvernements européens à adopter un nouvel accord avant le 31 janvier 2016.

    Le 2 février dernier, l’Union européenne et les Etats-Unis ont conclu un accord dénommé « EU-US Privacy Shield » (ou « bouclier de l’Union européenne et des Etats-Unis pour la protection de la vie privée ») encadrant les flux de données transatlantiques. Les CNIL européennes ont salué ce nouvel accord, mais rendront leur avis définitif fin mars. Il appartiendra ensuite à la Commission européenne de déclarer si les engagements américains présentent ou non un niveau adéquat de protection aux citoyens européens.

    Si les faits allégués à l’encontre d’Happn sont avérés, cette dernière encourt 300 000 euros d’amende portée au quintuple (articles 226-16, 226-16 A et 226-22-1 du Code pénal) pour les transferts qu’elle aurait réalisé entre la date à laquelle le Safe Harbour a été invalidé et l’entrée en vigueur de l’« EU-US Privacy Shield ».

    Utilisation de cookies

    UFC Que Choisir reproche également à Happn d’avoir incorporé des outils d’analyse de la société américaine UpSight. Ces outils permettraient de laisser subsister un cookie continuant à communiquer avec les serveurs de la société Happn, postérieurement à la suppression de l’application. L’association de défense des consommateurs s’inquiète de « l’impossibilité de déterminer l’étendue des données personnelles collectées, ainsi que leur destination ». Ce cookie peut concerner tant l’affichage publicitaire que la géolocalisation qui est une fonction essentielle de l’application Happn.

    L’utilisation de cookies nécessite de recueillir au préalable le consentement de la personne concernée avant que ceux-ci soient déposés ou lus sur son terminal (article 32-II de la loi informatique et libertés). De plus, il doit être donné à chaque fois qu’une nouvelle finalité s’ajoute aux finalités initialement prévues. Dès lors l’utilisation d’un tel cookie par Happn apparait comme étant contraire à la loi informatique et libertés.

  • Pourquoi l’e-Commerce est la 1ère source de création d’emplois en France en 2016 ?

    L’e-Commerce, l’allié de croissance des TPE/PME

    Etude Oxatis – KPMG : Le profil du e-commerçant en 2016 Spécial TPE/PME

    Un marché toujours en forte croissance (+14%) et rentable, des e-commerçants qui embauchent, utilisent massivement les réseaux sociaux, disposent d’une boutique mobile, génèrent des ventes hors ligne, exportent et adressent de plus en plus le marché BtoB.

    Avec une progression du chiffre d’affaires de 14% en France en 2015 (11,5% en 2014), soit une croissance plus forte qu’aux Etats-Unis (+12%), la part du marché d’Internet sur l’ensemble des ventes représente 8%, se rapprochant ainsi de la tendance du géant américain (10% de part de marché). Facteur important, ce marché est de plus en plus fortement tiré par les TPE/ PME, qui bénéficient et utilisent maintenant les mêmes outils que les grands e-commerçants.

    Le e-Commerce est une activité de plus en plus rentable en 2015 pour 40% marchands (+10 points par rapport à 2014), 75% étant rentables ou à l’équilibre.

    Les e-commerçants sont les champions de l’exportation

    Selon la Direction Générale du Trésor, 12% des PME en France exportent, alors que 55% des e-commerçants vendent à l’international, soit une proportion 4,5 fois plus élevée.

    Ils exportent principalement dans les pays frontaliers et pas seulement francophones comme la Belgique (73%), mais aussi, malgré les challenges de la langue, de la logistique et du marketing, en Espagne (39%), au Royaume-Uni (36%), en Allemagne (35%) et dans les autres pays de l’Union Européenne (47%). Le e-Commerce est ainsi un secteur qui permet de dynamiser les exportations françaises.

    Le e-Commerce 1ère source de création d’emplois en France en 2016 ?

    13% des e-commerçants ont embauché en 2015 (7% en 2014) ; tandis que les perspectives d’embauches sont encore plus favorables pour 2016, avec 21% des sites marchands qui prévoient des recrutements.

    La hausse des embauches et des prévisions d’embauches confirment aussi que le e-Commerce est une activité en forte croissance et rentable.

    Les e-commerçants profitent pleinement du potentiel du BtoB

    La part des e-commerçants qui vendent aux professionnels s’accroit d’année en année, avec un total de 53% qui vendent aux professionnels en 2015 (49% en 2014) : 8% ont un site dédié à la vente aux professionnels et 45% vendent à la fois en BtoB et en BtoC (40% en 2014). Les e-commerçants BtoC, plus rôdés aux questions e-commerce, profitent pleinement du potentiel du BtoB dans le développement de leur stratégie commerciale.

    L’e-Commerce, une formidable source d’opportunité pour des ventes hors ligne

    75% des sites marchands ont généré des ventes hors ligne. L’impact des ventes en ligne sur les magasins physiques continue de progresser (+12 points par rapport à 2014). 63% des propriétaires de boutiques et de sites marchands bénéficient d’un impact positif de leur site marchand vers leur point de vente.

    Commerce connecté : tous les canaux de vente sont exploités 

    Places de marchés, comparateurs de prix, réseaux sociaux et m-Commerce, tous les outils du commerce connecté sont utilisés pas les e-commerçants.

    83% des sites e-Commerce utilisent les réseaux sociaux dans un but professionnel, avec près de la totalité sur Facebook (92%), loin devant Google+ et Twitter (27%), tandis qu’Instagram fait son entrée au classement avec déjà 5% d’utilisateurs.

    29% des e-commerçants vendent sur les places de marché (26% en 2014) dont 86% vendent sous leur propre marque / enseigne.

    Pour satisfaire les nouvelles attentes des consommateurs, les e-commerçants continuent à adopter massivement le mobile (82% en 2015, 72% en 2014), 78% enregistrant au moins une vente sur mobile (71% en 2014). Les phablettes sont aujourd’hui un outil naturel pour acheter en ligne.

    Le portrait des e-commerçants TPE/PME

    Le monde physique continue à être séduit par le e-commerce : 28% des e-commerçants sont des commerçants de proximité (25% en 2014). La part des pure-players reste stable à 40%, portée par le dynamisme de l’entreprenariat.

    Les e-commerçants sont toujours majoritairement installés dans les communes rurales de moins de 20 000 habitants (stable à 56%). On note néanmoins une légère remontée des agglomérations de plus de 100 000 habitants (23% en 2015, 20% en 2014). Les commerçants implantés dans les grandes villes bénéficiant du e-Commerce pour dynamiser leur activité.

    Si en moyenne, les femmes représentent de 25 à 30% des dirigeants TPE/PME, elles sont plus fortement représentées dans le e-Commerce avec 36%.

    Concernant les tranches d’âge, les 35-49 ans (43%), sont suivis par les 50-64 ans (35%) puis par les 25-34 ans (16%).

    Motivations et freins pour se lancer dans l’e-Commerce

    Quant aux motivations pour créer son site e-Commerce, élargir sa zone de chalandise et améliorer sa visibilité (46% chacun) sont les deux principales motivations des e-commerçants, avant même l’augmentation du chiffre d’affaires.

    Au contraire, les freins auxquels pensent les e-commerçants avant de se lancer dans le e-Commerce sont le manque de compétences (32%) et de temps (27%), alors que la concurrence sur le web n’est plus un sujet particulier. Les coûts et les délais pour atteindre la rentabilité ne sont plus les freins principaux.

    « Cette année encore les TPE/PME surperforment la croissance du e-Commerce qui reste un marché en forte croissance avec +14% de CA. Notre étude démontre que les e-commerçants se professionnalisent et deviennent des champions du commerce. Ils exportent, vendent en BtoB, génèrent plus de ventes hors ligne grâce à leur site et développent une stratégie de marque. Une maturité qui leur permet de s’inscrire dans une croissance durable et de prévoir d’embaucher fortement en 2016, » s’exprime Marc Schillaci, PDG d’Oxatis.

    En résumé :

    L’e-Commerce, une croissance à 2 chiffres +14%

    Les chiffres à retenir de cette étude sur le profil e-commerçant / Spécial TPE/PME :

    • 13% des e-commerçants ont embauché en 2015
    • 40% des e-commerçants enregistrent une activité rentable (+30% de croissance)
    • 83% des e-commerçants utilisent les réseaux sociaux avec une écrasante domination de Facebook
    • 82% des e-commerçants disposent d’une boutique mobile
    • 63% des commerçants qui pratiquent le commerce en ligne bénéficient d’un impact positif de leur site marchand vers leur boutique physique
    • 55% des e-commerçants exportent
    • 45% adressent le marché du BtoB
  • Pourquoi l’analytique en mode Cloud devient la nouvelle norme ?

    L’analytique un marché en forte expansion

    Selon une étude réalisée par IDG pour le compte d’Informatica, l’adoption de l’analytique en mode Cloud a atteint un point de basculement : 68 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles rechercheraient, analyseraient ou envisageraient activement de déployer des solutions d’analyse en mode Cloud au cours des 12 prochains mois. En outre, 74 % ont déclaré qu’elles envisageaient d’adopter une solution d’analyse hybride ou en mode Cloud uniquement au cours des trois prochaines années.

    Cette étude du marché de l’analytique Cloud a été réalisée par IDG en septembre 2015 auprès de 203 décideurs IT et métiers européens (France, Royaume-Uni et Allemagne).

    Définie comme la mise en œuvre d’au moins une des trois composantes principales de l’analytique métier (intégration de données, data warehousing et Business Intelligence) dans le Cloud, l’analytique en mode Cloud est apparue comme la solution permettant de mieux tirer parti de l’augmentation des sources de données internes et externes pour enrichir les informations et améliorer les décisions des employés dans chaque ligne métier ; 15 % des personnes interrogées ont déjà déployé une ou plusieurs solutions d’analyse en mode Cloud.

    Principaux constats

    L’étude d’IDG indique que le marché des solutions d’analyse en mode Cloud est en pleine expansion ; les entreprises qui ont commencé à en déployer en dégagent déjà une valeur significative.

    • L’adoption de l’analytique en mode Cloud est principalement stimulée par le fait que les entreprises ont de plus en plus besoin de renforcer leurs capacités d’analyse :elles souhaitent notamment améliorer la qualité et la cohérence des données entre les systèmes (81 %), l’analyse visuelle des données (70 %), ainsi que l’agrégation et l’analyse des données en temps réel (71 %).
    • Cette adoption est également stimulée par le besoin d’accéder à un nombre croissant de sources de données, dans le Cloud et sur site :les personnes interrogées ont cité le besoin d’analyser les données des applications sur site (55 %), les entrepôts de données sur site (55 %), les entrepôts de données en mode Cloud (49 %) et les applications SaaS (44 %). La prise en charge des sources Big Data est un autre besoin spécifique (67 %).
    • L’analytique en mode Cloud se développe rapidement :les entreprises interrogées qui ont des projets d’analyse en mode Cloud ont en moyenne 17 projets d’analyse en cours ou planifiés au cours des 12 prochains mois. Parmi ces projets, 46 % nécessiteront l’utilisation de solutions d’analyse en mode Cloud.
    • Les solutions d’analyse en mode Cloud présentent plus d’avantages que les solutions d’analyse sur site : les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud citent le coût d’acquisition plus avantageux (60 %) que celui des solutions sur site, une plus grande agilité et la réduction des délais de commercialisation (61 %), l’évolutivité plus rapide et plus rentable des grands jeux de données (60 %), ainsi que les fonctions de libre-service pour les personnes qui n’ont pas un profil technique (51 %).
    • Les cas d’utilisation sont plus nombreux :les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud les utilisent à diverses fins, y compris pour intégrer l’analyse dans les systèmes CRM et SCM ainsi que d’autres applications opérationnelles (43 %), rentabiliser plus rapidement les projets d’analyse (39 %), analyser les sources de données en mode Cloud, telles que le SaaS, les réseaux sociaux et l’IoT (37 %), ainsi que le data warehousing hybride (32%).
    • Cinq principaux critères d’évaluation des solutions :les personnes interrogées ont identifié plusieurs critères d’évaluation clés pour l’achat d’une solution d’analyse en mode Cloud. Les cinq premiers sont la robustesse de la plate-forme de protection des données (81 % citent ce critère comme étant essentiel ou très important), la facilité d’utilisation (78 %), la facilité d’administration (77 %), la capacité à intégrer les données sur site et dans le Cloud (78 %), et la capacité à rapprocher et nettoyer les données (74 %). Ces critères sont suivis de près par la disponibilité des ressources de mise en œuvre et la rapidité de mise en œuvre.
    • « Aujourd’hui, avec la plupart des solutions d’analyse d’entreprise, le développement itératif, l’expérimentation et les déploiements incrémentiels sont devenus la norme. Cette agilité et l’adaptabilité des solutions sont les principaux avantages des services d’analyse en mode Cloud qui permettent aux clients de tester les solutions, de les acheter, de les dimensionner et de répondre rapidement à de nouveaux besoins imprévus ».Dan Vesset, Vice-Président en charge des programmes, Business Analytics and Information Management, IDC
    • « L’étude d’IDG montre que l’analytique en mode Cloud devient rapidement la nouvelle norme en ce qui concerne les solutions d’analyse d’entreprise, car ce modèle répond aux besoins des utilisateurs en matière de fonctionnalités améliorées, d’accès flexible aux données, de simplicité, de réduction des coûts IT et d’agilité. En outre, l’étude indique clairement que les entreprises qui adoptent ces solutions pour bénéficier de ces avantages ne compromettront pas la sécurité des données. Elle révèle également que les entreprises souhaitent tirer parti de la flexibilité et de la facilité d’utilisation de leurs solutions d’analyse en mode Cloud pour faciliter la tâche des utilisateurs sans cesse plus nombreux qui ont besoin de solutions d’analyse, mais qui n’ont pas les compétences requises par les solutions sur site existantes ». Ajay Gandhi, Vice-Président du marketing produit, Informatica Cloud

    Pour en savoir plus sur l’étude d’IDG et ses conclusions, cliquez sur :

  • La face cachée des objets connectés

    Les points de vigilance à prendre en compte

    Selon Mathias LASNE, Directeur du Pôle Télécoms et Multimédia Groupe EOLEN

    L’internet des objets (IoT) n’est plus un simple effet de mode réservé à quelques Geek. Ce phénomène de société a profondément transformé nos usages et notre quotidien. Les objets connectés vont connaître une très forte croissance sur les prochaines années : d’après Gartner, le nombre d’objets connectés en circulation devrait passer de 4,9 milliards à 25 milliards en 2020. Si on ne peut que se réjouir des avantages que ces objets vont offrir à leurs utilisateurs, il faut prendre conscience que l’utilisation accrue de l’IoT implique de faire preuve d’une vigilance importante.

    C’est notamment le cas des données recueillies par ces objets. Le traitement et l’utilisation de celles-ci font l’objet d’un grand « flou » qui se révèle être une source de préoccupation sérieuse. En effet, la valeur des données collectées est un point clé qui peut amener à de nombreuses dérives. La sécurité des données est donc stratégique et doit être prise au sérieux par les utilisateurs qui doivent être conscients de l’usage qui peut être fait de leurs données personnelles. A ce niveau, nous pouvons déceler deux grandes préoccupations :

    L’utilisation des données à des fins commerciales

    La première des motivations est de monétiser les données des consommateurs, de les utiliser ou de les revendre à des tiers (à des partenaires par exemple). Afin de donner plus de crédibilité à notre propos, imaginons l’intérêt des assureurs pour des données remontant d’applications et d’objets connectés liés à la santé. De telles informations pourraient, par exemple, fortement influer sur le montant des primes d’assurance. Cet exemple a le mérite d’être particulièrement parlant et démontre clairement que les données récoltées via les objets connectés peuvent avoir des répercussions. Le problème est aussi renforcé par le manque d’information donnée au consommateur qui va rapidement valider les contrats de licence et CGV sur son smartphone sans prendre le temps de se poser la question de l’usage de ses données personnelles…

    L’utilisation malveillante des données

    Il s’agit, à ce niveau, de réelles problématiques provenant du piratage massif des objets connectés. A la différence du cas précédent, nous nous trouvons ici dans un contexte particulièrement préoccupant qui peut avoir des conséquences sérieuses. Cela s’explique notamment par l’usage du smartphone qui occupe une place centrale dans le dispositif des objets connectés : avec notamment les applications bancaires ou gouvernementales qui permettent un accès sensible. En ce sens, le smartphone est une réelle porte d’entrée pour les pirates qui peuvent accéder à des informations précieuses et les détourner. Ce deuxième scénario est un risque majeur qu’il convient de prendre au sérieux pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante et préjudiciable.

     

    Au regard de ces éléments, il est donc nécessaire de faire évoluer la législation pour d’une part protéger les utilisateurs d’objets connectés ainsi que leurs données personnelles et d’autre part s’assurer de son actualisation pour qu’elle suive au plus près les évolutions technologiques. En parallèle, il est crucial de sensibiliser les utilisateurs d’objets connectés sur la nécessité de mieux se renseigner sur l’usage de leurs données avant de souscrire à un service ou de télécharger une application. Ils devront également mesurer l’importance de la sécurisation maximale des dispositifs techniques et des devices qu’ils emploient quotidiennement.

     

  • GOOGLE le grand méchant loup …

    Le législateur mécontente Google dans son renforcement des droits des internautes

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

    Le projet de loi pour une République Numérique parviendra-t-il enfin à faire plier Google ? Les pratiques controversées de ce géant américain ne finiront pas de faire couler de l’encre. Le projet de loi, porté par Axelle Lemaire, pourrait bien contribuer à y remédier au regard des inquiétudes formulées par le directeur général de Google France.

    Ce dernier considère en effet que le projet de loi présente un risque « d’inflation règlementaire » lié aux différences entre ce dernier et la jurisprudence européenne. Il est vrai que ce texte instaure une législation plus contraignante à l’égard de Google que ce qui est actuellement prévu au niveau européen. De cette manière, il garantit aux internautes une protection accrue.

    Il créé à charge des plateformes une obligation de loyauté à l’égard des internautes, laquelle consiste notamment à donner davantage de lisibilité à leurs conditions générales. Ces dernières seront tenues de faire apparaitre clairement l’existence d’une relation contractuelle ou de liens capitalistiques avec les personnes référencées, ainsi que l’impact de cette relation sur le classement des contenus. Ce faisant, le gouvernement souhaite encourager la transparence des pratiques sur la toile et notamment celles très contestées de Google au regard du droit au respect de la vie privée des utilisateurs.

    De plus, ce projet de loi met en place un droit à la portabilité c’est-à-dire le droit pour toute personne de récupérer ses données auprès des prestataires de services numériques en vue de les transférer à d’autres prestataires. Il consacre également le principe de la « mort numérique » selon lequel toute personne a le droit de décider par avance du sort de ses données en cas de décès. Il prévoit par ailleurs la mise en place d’une procédure accélérée pour le droit à l’oubli des mineurs. Ainsi, il redonne à l’internaute la possibilité de gérer ses données à sa guise et de ne plus en être dépossédé par le moteur de recherche.

    L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans le prolongement de l’arrêt du 13 mai 2014 de la CJUE reconnaissant le droit à l’oubli (CJUE, C-131/12 Google Spain SL, Google Inc./ Agencia Espanola de Proteccion de Datos, Mario Costeja Gonzalez, 13 mai 2014). Depuis lors, Google est tenu de retirer tout contenu portant atteinte à la vie privée de l’internaute qui en fait la demande. Toutefois, Google a réussi à nouveau à passer à travers les mailles du filet à partir du moment où il est seul juge de l’illicéité du contenu.

    Plus généralement, le projet de loi porte atteinte au monopole de Google en contribuant à inverser la répartition du marché du numérique au profit des « petites entreprises ».

    Le Sénat examinera prochainement le projet de loi suite à son adoption par l’Assemblée Nationale en première lecture, le 26 janvier dernier.

    Une question reste en suspens…quel moyen trouvera Google pour contourner ce dispositif ?

    Antoine CHERON, avocat associé, est docteur en droit de la propriété intellectuelle, avocat au barreau de PARIS et au barreau de BRUXELLES et chargé d’enseignement en Master de droit à l’Université de Assas (Paris II).