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  • Règlement européen : ce qui va changer pour l’e-commerce

    Le règlement européen sur la protection des données personnelles enfin sur des rails

     Par Fabien Honorat, avocat associé, Péchenard & associés

    Suite à l’accord intervenu entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne en décembre dernier, le règlement sur la protection des données (à qui il reste à passer la validation du Parlement Européen) devrait s’appliquer au 1er janvier 2018 dans tous les pays de l’Union Européenne et pour la France venir se substituer à l’ancestrale loi Informatique et Libertés du 7 janvier 1978. On y retrouve les classiques obligations de transparence, de loyauté et de proportionnalité dans le traitement des données personnelles mais aussi de vraies nouveautés. Détails…

     

    1° Le principe de l’Opt-in

    Le principe pour la légalité d’un traitement de données personnelles est l’accord préalable des personnes concernées (opt-in). L’accord tacite reste possible mais devient l’exception (en cas d’obligation légale, pour préserver les intérêts des personnes concernées …).

    Le consentement doit être donné de façon claire, non ambigüe et c’est au responsable du traitement de justifier de celui-ci.

    Ce consentement peut être retiré à tout moment.

    Cela ne devrait pas révolutionner les pratiques dans la mesure où la « case à cocher » est devenue depuis longtemps la règle notamment dans le domaine du marketing.

    2° La fin des traitements des données des mineurs

    Le traitement des données personnelles des mineurs (en dessous de 16 ans pour la règle générale ou par exception 13 ans s’il existe des dispositions spécifiques dans le pays concerné) est subordonné à l’accord préalable des titulaires de l’autorité parentale. Ce sera au responsable du traitement de le vérifier.

    Cette nouvelle disposition qui se calque sur le droit américain risque de modifier sensiblement les opérations à destination des mineurs qui ne faisaient pas l’objet par la pratique de précaution particulière.

     3° La portabilité des données

    Le règlement intronise le principe de portabilité de ses données personnelles, à savoir la possibilité de se voir transmettre sur un support numérique ou transférer sur un serveur l’ensemble de ses données.

    Il s’agit d’un renforcement du principe de droit d’accès à ses données personnelles qui figurait dans la loi Informatique et Libertés.

    4° Des informations à communiquer au public

    Le responsable du traitement devra communiquer aux personnes concernées les informations suivantes au moment de la collecte des données :

    –      L’identité du responsable du traitement (et son adresse)

    –      L’objet du traitement

    –      Les destinataires des données

    –      La durée de conservation des données

    –      Le droit d’accès, de rectifier ou de supprimer les données

    –      Le droit à la portabilité des données

    –      Le droit de saisir la CNIL

    –      L’obligation de fournir ses données pour remplir une obligation contractuelle

    Si les données n’ont pas été reçues de la personne concernée mais d’un tiers (on peut penser aux opérations de parrainage en matière de marketing), il conviendrait de fournir en plus l’information sur la source ayant fourni les données (notion de traçabilité des données).

    6° La consécration du droit à l’oubli

    Le règlement encadre le principe de droit de retrait qui existait dans la Loi Informatique et Libertés pour consacrer un véritable droit à l’oubli numérique mais sous conditions.

    Le responsable du traitement se trouve contraint d’effacer dans un bref délai les données personnelles de toute personne en faisant la demande.  Cette demande doit toutefois être justifiée et il est possible pour le responsable du traitement de s’y opposer en arguant notamment du principe du droit à l’information, de liberté d’expression ou dès lors que ce traitement de données procède d’un intérêt scientifique, historique ou vise à protéger le public d’une manière ou d’une autre.

    Sur ce point du droit à l’oubli, le règlement européen vient valider les différentes décisions judiciaires qui sont intervenues depuis le fameux arrêt de la Cour Européenne du 13 mai 2014 qui avait imposé à Google la mise en œuvre du droit au déréférencement.

     

     

     

  • Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien

    Pour sa 9e édition, le Forum Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien.

    Cette année encore et comme les tendances le soulignent, Netexplo montre que l’innovation numérique transforme le monde et offre de nouveaux horizons, notamment dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et de l’économie. 

    Les tendances Netexplo 2016 s’intitulent « stretching the limits » (« repousser les limites pour élargir le champ des possibles »). Elles reposent sur trois piliers : Bio stretching (repousser les limites du corps), Stretching the machine (repousser les limites de la robotique) et enfin, stretching interaction (repousser les limites de nos interactions).

     

      Avec plus de 3 milliards d’internautes et 7 milliards de mobiles sur la planète, le monde vit sa révolution digitale. C’est à ce changement de civilisation que l’Observatoire Netexplo s’intéresse depuis 2008.

     

    En révélant chaque année, lors de son Forum, les usages émergents du numérique mondial et les grandes tendances qui vont impacter la société et l’économie, Netexplo est une source d’inspiration et une voie d’anticipation pour tous les décideurs du monde politique, économique et média qui doivent faire face à leur révolution digitale et à l’adoption de nouvelles pratiques.

     

    « L’Observatoire Netexplo s’est donné pour mission de repérer les tendances de fond et les usages émergents qui auront un impact particulièrement significatif sur l’économie et la société », explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo.

     

    Ainsi, Netexplo a identifié et primé depuis 9 ans des usages digitaux naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, la première imprimante 3D, Siri, Shazam ou encore Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a permis l’émergence du printemps arabe.

     

    L’innovation n’étant pas seulement une affaire de spécialistes, le grand public sera appelé à participer, aux côtés des experts internationaux, à la désignation du Grand Prix Netexplo 2016 retenu parmi les 10 lauréats de cette année. Le vote sera accessible, du 28 janvier au 9 février, sur www.netexplo.org.

    L’Observatoire Netexplo a retenu, parmi plus de 2100 innovations captées en 2015 avec son réseau académique de 20 universités dans le monde, dix innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

    Tendance « Bio stretching » (repousser les limites du corps)

    • Amino(Canada): La biotechnologie à portée de tous. Conçu par le MIT, ce kit de fabrication de matière organique permet aux utilisateurs de prendre soin de cellules comme d’un animal domestique. Il permet à chacun de mieux comprendre les avancées scientifiques de la biotechnologie grâce à des expériences simples et accessibles au plus grand nombre.
    • IKO Creative Prosthetic System(Colombie): Faire du handicap des enfants une source de créativité. Grâce aux imprimantes 3D et à la CAO (Conception assistée par Ordinateur), IKO permet de créer des prothèses personnalisables, compatibles avec les éléments Lego, permettant aux enfants ayant subi une amputation du bras ou de la main de briser leur isolement et de dédramatiser leur handicap.

    Tendance « stretching the machine » (repousser les limites des robots)

    • AscTec Firefly(Allemagne) : Le drone qui s’autopilote. Sans télécommande, ce drone, capable de gérer seul ses trajectoires en évitant tous les obstacles physiques et même humains, grâce à des mini-caméras ultra légères pour donner à l’engin volant une vision 3D à 360 degrés.
    • Micro-swimmer Robot(Etats-Unis) : Des Nano robots pour de la Nano chirurgie. Des chercheurs de l’université Drexler, de Philadelphie, se sont inspirés d’une bactérie pour développer des robots miniaturisés composées de nanoparticules magnétiques. Leurs missions consistent à éviter un acte chirurgical lourd, par exemple en débouchant des artères ou en livrant un médicament à un endroit précis du corps d’un patient.
    • Self-teaching 3D-printed robots(Norvège): Le robot qui s’auto-perfectionne. Capable d’évaluer ses propres performances, ce robot optimise son adaptation à tous les contextes et peut par exemple s’auto-réparer grâce à son imprimante 3D qui fabrique les pièces qui lui sont nécessaires.
    • Todai Robot Project(Japon) : Le premier robot qui obtient son BAC et entre à l’université. En combien d’années une intelligence artificielle peut-elle entrer à la prestigieuse université de Tokyo en passant son Bac comme n’importe quel candidat ? Après 2 échecs en 2013 et 2014, le robot obtient enfin la moyenne en 2015 avec une note de 53.8 % sur 5 matières, contre une moyenne nationale de 43.8 %.

    Tendance « stretching interaction » (repousser les limites de nos interactions)

    • Aweza(Afrique du Sud) : Pas évident de se comprendre au sein d’un pays qui compte 11 langues officielles ! L’application de traduction mobile Aweza permet de les faire dialoguer avec fluidité grâce à des techniques de gamification encourageant des volontaires à enregistrer la prononciation des phrases.
    • BitLand(Ghana) : Le Ghana se dote d’un cadastre virtuel, grâce à la Blockchain. Une simple adresse, un titre de propriété ? Pas si évident en Afrique où 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées. Cette innovation numérique crée un registre de propriété transparent et infalsifiable.
    • Colu(Israël) : La Blockchain révolutionne les transactions en rendant l’identité numérique infalsifiable. Pourvus d’une identité numérique infalsifiable, l’acheteur et le vendeur bénéficient d’une transaction 100% sûre et sans intermédiaires.
    • Wonolo(Etats-Unis) : Une agence pour l’emploi à l’ère de l’économie du partage. Wonolo permet à tout employeur, entreprise ou particulier de trouver le bon candidat près de chez lui. La rémunération est fixée par la notation reçue : plus la mission a été appréciée, plus la valorisation du salaire augmente.

     

     

     

  • Politique de cybersécurité : encore des efforts !

    La perception des enjeux de la cyber sécurité par les dirigeants d’entreprises

    Avec l’essor du big data, du cloud computing et des terminaux connectés, l’entreprise revoit son organisation pour faire face à des attaques toujours plus nombreuses et ciblées. Orange Business Services, et sa filiale Orange Cyberdefense, ont réalisé une étude menée par OpinionWay sur la maturité des dirigeants de grandes entreprises (hors DSI) sur leur politique de cyber sécurité.

    « Nous constatons des décalages importants entre la vision que les dirigeants ont de la cyber sécurité et la réalité qu’ils décrivent. Si l’enjeu de la cyber sécurité est reconnu et les risques associés très élevés, le sujet n’est pas pour autant identifié comme une priorité stratégique et les entreprises sont très nombreuses à connaitre des failles. De façon globale, l’étude pointe le fort besoin d’accompagnement des entreprises pour lever les freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité efficace » commente Michel Van Den Berghe, Directeur Général d’Orange Cyberdefense.

    82% des dirigeants conscients de l’exposition de leur entreprise à ces risques

    L’entreprise est perçue par les dirigeants comme étant l’acteur le plus exposé aux risques liés à la cyber sécurité (66%) devant les individus et les Etats (17% et 17%). De fait, 82% des dirigeants considèrent que leur entreprise est exposée à ces risques. Tous les domaines de l’entreprise sont susceptibles d’être affectés : la relation avec les clients (86%), l’image de marque (84%), l’activité de l’entreprise (83%) ou encore les ressources financières (78%). Une grande majorité des dirigeants (86%) vont jusqu’à déclarer qu’une défaillance pourrait menacer l’existence même de l’entreprise.

    Cyber sécurité : un enjeu qui n’est pas encore stratégique

    Même si la conscience du risque est avérée, la cyber sécurité se place au 5ème rang des enjeux prioritaires pour l’entreprise (23%) derrière la satisfaction des clients (58%), les résultats financiers (53%), l’image de l’entreprise (26%) et la Recherche et Développement (24%). Ce constat peut s’expliquer par le sentiment de protection des dirigeants face à aux risques : 80% d’entre eux considèrent leur entreprise assez bien voire très bien protégée et plus d’un dirigeant sur deux juge sa politique proactive.

    Plus de 60% des dirigeants déjà victimes d’une faille de sécurité

    Bien qu’ils s’estiment protégés, 64% des dirigeants déclarent que leur entreprise a subi une défaillance de sécurité. Les causes sont l’attaque externe (49%), la défaillance humaine interne involontaire (47%), la défaillance technique interne (44%) et la défaillance humaine interne volontaire (29%). La défaillance conduirait à la perte de confidentialité (44%) ou à la destruction (33%) d’informations sensibles. Dans un tiers des cas (33%), aucune mesure spécifique n’a été adoptée suite à une faille de cyber sécurité de cause interne, et dans 25% des cas suite à des attaques externes.

    Encore de nombreux freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité

    Pour 45% des dirigeants interrogés, le bénéfice d’une politique de cyber sécurité efficace permet d’assurer la pérennité de l’entreprise et de dissuader les cyberattaques, suivi par la réassurance des clients, partenaires et investisseurs (29%).

    Le principal frein à la mise en place d’une politique de cyber sécurité dans l’entreprise est lié aux coûts (41%). Néanmoins, 28% des dirigeants déclarent que le budget 2016 de leur entreprise sera en augmentation.

    Les autres freins identifiés dans ce sondage : la complexité technique (31%), la sous- estimation des risques de cyberattaques (29%) et la difficulté à faire adopter les bonnes pratiques en interne (27%).

  • Pour séduire la Génération Z, mieux vaut miser sur les transports intelligents

    Usagers du futur

    Cette enquête, menée auprès de 1 200 personnes dans 12 villes au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, met en lumière les tendances suivantes : à l’horizon 2025, un tiers (32 %) des 18-24 ans s’attendent à utiliser des voitures autonomes ; quatre sur dix (41 %) déclarent qu’ils ne paieront plus en liquide leurs titres de transport ; et la moitié d’entre eux (51 %) estiment que l’offre de transports sera un facteur clé dans le choix de leur lieu de vie et de travail.

    De plus, les jeunes appartenant à cette tranche d’âge, rebaptisés les « Usagers du futur », appliquent d’ores et déjà ces préceptes lorsqu’ils se déplacent en périphérie de leur ville.

    Trois sur cinq (63 %) utilisent leur smartphone ou leur tablette comme principal appareil pour planifier leur trajet et recevoir des informations liées à leur itinéraire. Environ quatre sur dix ont d’ores et déjà adopté les moyens de paiement dématérialisés (y compris le paiement sans contact et via les applications), et environ un tiers des citadins passent par les applications mobiles pour connaître les horaires (37 %), obtenir des informations sur le trafic (29 %) ou réserver leurs trajets (30 %). Autant de pratiques qui font que cette tranche d’âge est la plus « connectée ».

    « Comme ces Usagers du Futur commencent à se déplacer dans leur ville, ils transposent leurs attentes en matière de systèmes de transports en Europe, » explique Richard Harris, Directeur du département Communications & Marketing, International Public Sector chez Xerox. « Pour être à la hauteur de ces prédictions, l’offre et les infrastructures des transports en commun doivent se perfectionner et inclure des services numériques tels que les applications intégrées et le paiement dématérialisé par défaut. »

    Quel bilan pour les villes européennes ?

     Cette étude révèle également que la Génération Z n’est pas la seule à ouvrir la voie lorsqu’il s’agit d’adopter de nouvelles technologies dans le domaine des transports en Europe.

    Comparé aux autres grandes villes européennes, Paris apparaît comme la ville la plus « connectée » puisque près de la moitié des sondés (47 %) se servent de leur smartphone et de leur tablette comme principal appareil pour planifier leur trajet, contre 33 % en moyenne à l’échelle européenne. Londres et Francfort (avec respectivement 44 % et 38 %) suivent Paris de près, alors que Berlin (21 %) est un peu en retard.

    L’étude met également en lumière les divergences qui apparaissent d’un pays à l’autre en matière de politique de transports intelligents à l’horizon 2025.

    Près de la moitié des sondés (49 %) en Belgique et aux Pays-Bas s’attendent à payer les transports via des moyens de paiement digitaux d’ici à 2025. Quant aux Français, 35 % se voient utiliser des voitures électriques ou autonomes dans dix ans. Au Royaume-Uni, en Allemagne et en Belgique (35 %), les sondés s’accordent pour dire que l’offre de transports en commun va devenir un facteur déterminant dans le choix de leur lieu de vie et de travail.

    « Les systèmes de transport européen sont incroyablement diversifiés. Il faut donc s’attendre à un certain degré de complexité, » commente Richard Harris. « Il revient aux opérateurs de transports, aux urbanistes et aux fournisseurs d’infrastructures de décomplexifier ce système et de rendre l’expérience des transports en commun simple, fiable et intelligente pour tous les usagers.

    « L’intégration de services à des solutions intelligentes de type MaaS (Mobility as a Service) place les usagers au cœur du réseau de transports, en proposant des services de voyage sur-mesure selon leurs préférences. Ces services permettent également de concrétiser la vision intelligente et simplifiée que les futurs usagers imaginent et attendent, » conclut-t-il.

  • Loi Numérique : des dérives à craindre

    Loi Numérique : des dérives à craindre.

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

    Le projet de loi pour une République Numérique et les mesures adoptées par les députés

    Le projet de loi pour une République Numérique, défendu par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, en discussion devant l’Assemblée Nationale depuis le 19 janvier avait fait l’objet d’un dépôt de plus de 800 amendements, dont 457 restent à ce jour en cours d’examen.

    Au travers de ce projet de loi, le gouvernement a souhaité se saisir des problématiques résultant du développement du numérique. Dans cette optique, le projet de loi prévoit notamment la généralisation de l’open data, l’incitation à l’usage des logiciels libres par l’administration et règle enfin la question de la diffusion des photographies de bâtiments et sculptures protégés par le droit d’auteur.

    1- L’Open Data

    Le gouvernement souhaite étendre l’open data en imposant aux organismes publics de diffuser en ligne les principaux documents et données.

    Dans ce cadre, les députés ont approuvé le projet de loi dont certaines dispositions visent à contraindre les administrations à diffuser les documents administratifs ainsi que leurs de bases de données dans un format ouvert et aisément réutilisable. Les députés ont précisé que ces informations doivent être mises à jour régulièrement. La diffusion de ces données a pour objet de permettre à toute personne qui le souhaite de les réutiliser à titre gratuit et à d’autres fins que celles de la mission de service public.

    Les députés ont ajouté une exception à la mention selon laquelle les droits de propriété intellectuelle des administrations ne peuvent faire obstacle à la réutilisation du contenu des leurs de bases de données. En effet, ils ont exclu l’application de cette disposition aux bases de données produites ou reçues par ces administrations dans l’exercice d’une mission de service public à caractère industriel ou commercial soumise à la concurrence. Il est également précisé que lorsque cette réutilisation à titre gratuit donne lieu à l’établissement d’une licence, celle-ci devra être révisée tous les cinq ans après concertation.

    L’Assemblée Nationale a également précisé que l’échange d’informations publiques entre les administrations ne donnera lieu au versement d’aucune redevance. Néanmoins,  l’utilisation à titre onéreux des documents administratifs par toute administration dans le cadre de l’accomplissement de missions de service public autres que celle pour les besoins de laquelle les documents ont été produits ou reçus, n’est pas exclue.

    Par ailleurs, un autre amendement adopté par les députés a précisé que le « code source » constitue un document administratif qui est à ce titre communicable au public.

    2- L’utilisation des logiciels libres par l’administration

    Les députés ont adopté un amendement visant à encourager les administrations à utiliser les logiciels libres. L’adoption de telles dispositions s’explique d’une part par la volonté que l’administration s’adapte à cette nouvelle pratique que constituent les logiciels libres, et d’autre part afin de limiter les coûts.

    Il convient de noter que ces amendements relatifs au logiciel libre a fait l’objet de fort lobbying des éditeurs de logiciels.

    L’utilisation croissante de logiciels libres oblige actuellement les éditeurs et les intégrateurs à revoir leurs modèles économiques.

    3- « La liberté de Panorama »

    Les députés ont accordé « la liberté de panorama », malgré l’opposition de la Secrétaire d’Etat au Numérique, créant ainsi une nouvelle exception au droit d’auteur. Elle permet de diffuser des photographies de bâtiments ou de sculptures protégés. Cette exception est limitée aux reproductions faites par des particuliers à des fins non-lucratives. Antérieurement, les auteurs des bâtiments et sculptures pouvaient s’opposer à toute représentation de leurs œuvres.

    Le vote du projet de loi par les députés aura lieu ce mardi.

    Antoine CHERON, avocat associé, est docteur en droit de la propriété intellectuelle, avocat au barreau de PARIS et au barreau de BRUXELLES et chargé d’enseignement en Master de droit à l’Université de Assas (Paris II).

  • Pourquoi le m-paiement est un moteur clef du développement du e-commerce ?

    Plus du tiers des transactions en ligne dans le monde s’effectuent sur mobile

    • Pour la 1ère fois, les smartphones l’emportent sur les tablettes pour l’achat de bien physiques
    • L’iPad enregistre la plus forte valeur du panier moyen, devant les PC
    • En France, 22% des achats se font sur mobile dont 13,8% sur smartphone

    Adyen, leader international des technologies de paiement, publie aujourd’hui la dernière édition trimestrielle (septembre-décembre) de son Index des Paiements Mobiles (MPI) qui suit l’évolution des habitudes de paiement mobile pour l’ensemble des paiements traités par Adyen. L’Index des Paiements Mobiles d’Adyen indique que pour la première fois, plus du tiers (34%) des transactions en ligne sont effectuées sur un appareil mobile, contre à peine plus de 30% au trimestre précédent.

    Les moyens de paiement asiatiques, porte-étendards du passage au mobile

    Les principaux moyens de paiement issus d’Asie, JCB, UnionPay et Alipay, sont l’un des moteurs importants de l’essor du paiement mobile. JCB enregistre la plus forte part des paiements mobiles parmi tous les moyens de paiement analysés, avec 54% des paiements sur la plateforme d’Adyen effectués sur un appareil mobile, contre 47% au trimestre précédent. Alipay passe de 35% à 44% et UnionPay de 23% à 31%.

    « Le paiement mobile, qu’il soit in-app ou sur navigateur, est un moteur clef  du développement du e-commerce. Cette tendance est particulièrement visible dans l’accélération du paiement mobile pour les moyens de paiement locaux au quatre coins du monde » note Philippe de Passorio, Directeur France d’Adyen. « Le mobile est devenu aujourd’hui le moyen préféré des consommateurs pour faire leurs courses en ligne. Les moyens de paiement tels que JCB voient déjà plus de la moitié de leurs transactions basculer sur les terminaux mobiles : nous entrons véritablement dans l’ère du « mobile first » »

    En Europe, iDEAL (Pays-Bas) reste stable à 49% de paiements en ligne sur mobile, Open Invoice (Scandinavie et Allemagne) atteint 47%, Bancontact/Mr Cash (Belgique) s’élève à 39% et SEPA Direct Debit (paneuropéen) à 22% de transactions sur mobiles.

    Les smartphones dépassent les tablettes pour les achats en ligne…

    Historiquement, les consommateurs privilégiaient les tablettes aux smartphones pour leurs achats. Pour la première fois, l’Index montre que les smartphones ont dépassé les tablettes comme outils d’achat en ligne : 17,5% de transactions sur smartphone contre 16% sur tablette (14% et 17% respectivement au trimestre précédent). Concernant les produits numériques, 29% sont achetés sur smartphone et 7% sur tablette, à peu près comme au trimestre précédent.

    … et l’emportent sur les tablettes en part des paiements mobiles dans le monde
    Les smartphones poursuivent leur conquête du paiement mobile comparé aux tablettes en volume des transactions, augmentant leur part de 2% en un trimestre (à 68%) au détriment des tablettes (32%). Cette tendance se poursuit depuis dix trimestres consécutifs.

    Sur le plan régional, l’utilisation des smartphones dépasse de loin celle des tablettes en Asie (29,5% des paiements en ligne contre 4,5%). L’Europe et les Etats-Unis enregistrent des tendances similaires, mais moins prononcées : 23% des paiements en ligne sur smartphone et 11% sur tablette en Europe ; 23% et 8% respectivement aux Etats-Unis. En France, 13,8% des achats se font sur smartphone contre 8,2% sur tablette.

    L’iPad en tête pour la valeur du panier moyen
    En dépit de cet engouement croissant pour les smartphones en volume de transactions, dans toutes les zones géographiques et pour tous les secteurs du commerce de détail étudiés, la tablette prend la tête en ce qui concerne la valeur du panier moyen. En effet, pour la première fois, l’iPad mène le jeu à 107 dollars, devançant non seulement les smartphones mais aussi les PC de bureau et portables, les leaders historiques, qui plafonnent à 106 dollars. Suivent les tablettes Android (86 dollars), l’iPhone (83 dollars) et les smartphones Android (73 dollars).

    Le Royaume-Uni tutoie les 50% de transactions mobiles
    En termes de marchés, le Royaume-Uni caracole toujours en tête en matière d’adoption du paiement mobile, avec 49% de transactions en ligne effectuées sur un terminal mobile (dont plus de 34% sur smartphone). Parmi les autres leaders du paiement mobile, les Pays-Bas atteignent 35% (dont 23% sur smartphone) et la Suède 32% (25% sur smartphone).

    À propos de l’Index des paiements mobiles d’Adyen
    Depuis juin 2013, l’Index mondial des paiements mobiles Adyen rend compte de l’évolution rapide des paiements mobiles comme canal de vente et met en lumière les tendances du paiement mobile sur les diverses catégories d’appareil, dans différents secteurs d’activité et zones géographiques. Il s’appuie sur les chiffres des transactions de paiement sur la plateforme d’Adyen à l’échelle mondiale et ne prend pas en compte les paiements mobiles « in-app ». Pour consulter les éditions précédentes, rendez-vous sur le site d’Adyen.

  • Décryptage du marché e-commerce chinois

    WeChat :
    à la découverte de la boite à outils du e-commerce chinois

    par Arnaud Rofidal, CEO  Asia d’altima° installé depuis 4 ans à Shanghai, décrypte cet outil aux multiples facettes. 

    Avec un chiffre d’affaires de plus de 13,4 trillions de yuan en 2014, une croissance de 31,4% et plus de 649 millions d’internautes, le marché de l’e-commerce en Chine a d’ores et déjà dépassé le marché américain et les possibilités y sont infinies. Pourtant, il n’est pas aisé de réussir sur ce marché hyper concurrentiel et de nombreux paramètres sont à prendre en compte avant de s’y lancer. Différences culturelles, organisationnelles et stratégiques, la Chine a développé ses propres codes et comportements, bien loin des standards occidentaux. Parallèlement, le développement des canaux de communication, des nouvelles technologies et des réseaux sociaux changent la donne en termes d’achat et de vente. Et depuis 3 ans, la révolution provient de WeChat, réseau social à la croissance fulgurante. Entre enseignements à intégrer, bonnes pratiques à adopter et clichés à ignorer, Arnaud Rofidal, CEO Asia d’altima° installé depuis 4 ans à Shanghai, décrypte cet outil aux multiples facettes.

    WeChat : un mode de paiement

    L’une des forces de WeChat, et qui fait que l’application a un pouvoir d’attraction très fort, réside dans sa multi-fonctionnalité. Elle est bien plus qu’un réseau social et l’une de ses fonctions essentielles et différenciantes est d’être un moyen de paiement. Il suffit d’un compte bancaire connecté à WeChat pour payer ses factures d’électricité, ses courses au supermarché ou encore ses commandes sur internet en scannant uniquement un QR code. Il est même possible de transférer de l’argent entre utilisateurs, le tout avec une simplicité affolante. Aujourd’hui, ce mode de paiement s’étend au delà des frontières chinoises avec un premier pas au Japon et en Afrique du Sud mais une véritable révolution est en marche, et elle est aux portes des pays occidentaux ! Soyez donc prêts à proposer ce mode de paiement aux touristes chinois en France.

    WeChat : une plateforme e-commerce

    WeChat propose une plateforme e-commerce intégrée depuis 2014 et les chinois n’ont pas tardé à l’adopter. Et comme toujours en Chine, quand l’adoption se fait, elle est massive ! Rien que sur Weidian, la plus importante plateforme e-commerce WeChat, le nombre de WeChat e-commerce a atteint 29 millions au premier trimestre. Quant à la façon de faire du e-commerce avec WeChat, elle n’est pas forcément monolithique et directe. En effet, du fait du partenariat de Tencent avec JD.com pour contrer Tmall (tous les liens vers Tmall sont bloqués par WeChat !), la stratégie peut être de diriger le trafic de WeChat vers

    JD.com pour concrétiser la vente, voire même sur votre site e-commerce si il est optimisé mobile et WeChat.

    WeChat ou l’éclosion du social CRM

    En Chine, les emails ne sont pas la norme et le chat (et maintenant WeChat) sont les usages quand il est question de relation client. La segmentation et l’adaptation du message à chaque segment d’utilisateur sont en effet primordiales et WeChat l’a bien compris. A titre d’exemple, de nombreux expatriés ne lisent pas le chinois même s’ils le comprennent et il convient donc, pour les marques internationales, de les approcher en anglais via WeChat pour augmenter leur taux de lecture et d’engagement. De nombreuses segmentations sont d’ailleurs possibles : sexe, âge, localisation (notamment avec des stratégies sur les voyageurs), actif / inactif, nouveau follower, KOL (key opinion leader), client / non client. Pour garder l’attractivité et donner un avantage compétitif en performance, le social CRM est donc une pratique à mettre en œuvre dès le début, d’autant plus que WeChat est également utilisé comme canal de customer service (pre-sale ou after sale).

    C’est aussi une pratique qui va permettre de changer la relation client en la faisant passer de la notion d’achat à la notion d’engagement. Les ambassadeurs de la marque sont alors reconnus et récompensés.

    WeChat : le point de contact avec les chinois en Chine et à l’extérieur

    WeChat n’est pas qu’un outil dont les stratégies s’appliquent en Chine mais c’est aussi le point de contact privilégié avec les chinois qui voyagent. Il est toujours surprenant de voir les marques à Paris employant des vendeurs ou vendeuses chinoises mais utilisant des réseaux sociaux occidentaux. S’adapter à WeChat, c’est l’assurance de garder le contact avec vos acheteurs à l’étranger, de jouir d’une image sinisée mais aussi de disposer de vos premiers ambassadeurs. Si vous n’êtes pas encore en Chine, animer cette base et garder le lien vous permettra d’activer des stratégies cross-border ou encore d’accélérer votre implantation lorsque vous déciderez d’entrer sur le marché.

  • Comment le grand public perçoit l’intelligence artificielle ?

    Rocket Fuel  dévoile les résultats de sa dernière étude portant sur la perception que le grand public a de l’intelligence artificielle

    Si quelques sceptiques pensent que l’intelligence artificielle est une menace, l’étude menée par Rocket Fuel montre que la majorité des français considèrent le développement de l’intelligence artificielle comme un facteur positif.

    • 46 % des Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle
    • Si 29 % perçoivent cette technologie comme de la science-fiction, 58 % pensent qu’elle est d’ores et déjà présente dans leur quotidien
    • Et 18 % estiment qu’elle devrait, à termes, dynamiser leur profession

    Apparu dès les années 50, le concept d’intelligence artificielle, souvent abrégé AI (de l’anglais Artificial Intelligence) a été créé par John Mac Carthy, un célèbre mathématicien américain, et par Marvin Minsky, un spécialiste des sciences cognitives. Mais c’est le plus célèbre informaticien du monde, Alan Turing, qui en pose réellement les fondements dans Computing Machinery and Intelligence publié en 1950, avant d’en développer l’idée lors d’une conférence intitulée « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? » qu’il donnera à la BBC.

    Un concept bien perçu en France 

    Depuis, le concept d’intelligence artificielle n’a cessé d’alimenter les fantasmes, et se trouve toujours aujourd’hui au centre de grands débats animés par des intervenants de renom tels que  Stephen Hawking, Bill Gates ou encore Elon Musk (le fondateur de Paypal, Tesla, Space X)…

    Cependant, en 2015, quelle image les Français ont-ils réellement de ce concept ?  C’est la question à laquelle Rocket Fuel a tenté de répondre dans le cadre d’une étude menée en collaboration avec Update France, et qui met en lumière le fait que 46 % Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle, contre seulement 9 % qui ont une vision plutôt négative, et 45 % qui estiment que l’intelligence artificielle n’est ni un bien, ni un mal.

    Une technologie bien réelle

    Cette étude montre également que l’intelligence artificielle est un sujet bien identifié dans l’esprit des Français. 58 % des sondés imaginent que l’intelligence artificielle est déjà plus ou moins utilisée dans la vie de tous les jours, alors que 10 % jugent que ce concept n’englobe aucune réalité scientifique. En revanche, 4 % pensent que seule l’armée dispose de cette technologie et 12 % que l’intelligence artificielle n’existe que dans les laboratoires.  D’ailleurs, chez les sceptiques, 20 % considèrent que c’est un danger, alors que 54 % trouvent le sujet intéressant et espèrent que l’intelligence artificielle pourra aider à résoudre certains problèmes mondiaux.

    Un bénéfice pour tous les secteurs d’activités

    Par ailleurs, de plus en plus de Français perçoivent les usages potentiels de l’intelligence artificielle dans la vie de tous les jours et dans leur travail, notamment dans les secteurs suivants :

     

    La publicité et les médias 26%
    Les nouvelles technologies 85%
    L’armée 70%
    L’enseignement 19%
    Le BTP 17%
    Le secteur pharmaceutique 34%
    Les transports 38%
    L’art et la musique 13%
    La distribution 24%
    Autres secteurs 13%

    Un impact positif dans la vie professionnelle 

    A la question de l’impact que pourrait avoir l’intelligence artificielle sur les métiers dans les 5 prochaines années, 18 % des Français répondent que ce concept va certainement dynamiser leur travail, alors que 16 % pensent que, au contraire, que cette technologie constitue une menace pour leur activité. Mais la majorité des répondants (34 %) estime qu’il n’y aura aucun impact pour leur profession, et 32 % avouent n’en avoir aucune idée.

  • 3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Infosys livre les tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Selon Nigel Watling, Architecte Technique & Delivery Lead in France for Cloud and Digital chez Infosys en France

    La transformation numérique reste au centre des préoccupations des entreprises pour 2016. La sécurité, et notamment du Cloud seront toujours des sujets de débats cette année puisque 65% des entreprises (selon une récente étude de NetWrix) émettent encore des réserves quant au passage d’un informatique classique vers des environnements dans le Cloud.

    Sécurité : Les périmètres d’entreprises s’étendent ayant pour conséquences de fragiliser les systèmes de sécurité qui pourraient devenir plus vulnérables

     Face à l’industrialisation des “cyber-menaces”, quel modèle de sécurité adopter ? Cyber extorsion, panne de réseau, piratage de données, corruption de sites internet, contamination de bases de données… Aujourd’hui, les entreprises sont de plus en plus sensibles aux menaces planant sur elles. Les spécialistes de la sécurité s’accordent également tous pour dire que les attaques sont plus fréquentes et destructrices et plus organisées qu’auparavant…

    Les entreprises mondiales poussent leur business grâce à des initiatives telles que le cloud, le social etc. Des informations qui, auparavant, étaient cantonnées à une circulation intramuros au sein des entreprises seront désormais disséminées dans le cloud et ce notamment via différents services comme : les applications locales, les offres de cloud public, les médias sociaux et mobiles. La principale conséquence sera la possible divulgation de données des consommateurs, des entreprises voire de gouvernements.

    L’intérêt de la sécurité dans le Cloud et sa simplification pour les entreprises seront des éléments clés pour cette nouvelle année.

     En 2016, nous allons voir évoluer les systèmes de sécurité dans le Cloud vers des solutions simplifiées, des contrôles et des solutions virtualisées qui ont intégré les processus de sécurité pour aider à la cartographie des systèmes informatiques actuels. Les systèmes d’anciennes générations deviendront rapidement obsolètes et engendreront des failles critiques difficiles à colmater. La tendance ira, pour 2016, vers plus de flexibilité et de d’évolutivité.

    Faire du Cloud Hybrid une réalité…

     Pour ne pas avoir un écosystème de Cloud Hybrid qui ne ferait que complexifier et fragmenter l’IT des entreprises, il faut réussir l’agrégation de personnes, de processus et de technologies en s’appuyant sur une architecture et une gouvernance prédéfinie. Les entreprises devront faire un effort soutenu sur l’intégration, la normalisation de la politique IT, des opérations, de différents prestataires-fournisseurs, et de l’autonomisation de l’utilisateur final à pouvoir mettre en œuvre une stratégie hybride réussie.

     

  • Nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016

    Près d’une entreprise sur cinq (19%) déclare exploiter l’Internet des Objets aujourd’hui et 28% prévoient de le faire dans un futur proche selon une étude Forrester menée auprès de plus de 3 600 décideurs économiques et technologiques.

    Toutefois, les applications IoT et les projets y afférant varient selon les pays, les secteurs d’activités et les cas d’utilisation. Où se situent alors les plus belles opportunités en matière d’IoT ?

    Selon le nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016 :

    • Au niveau des régions, ce sont les marchés émergents qui montrent le plus vif intérêt pour l’IoT. Alors que l’Amérique du Nord et l’Europe n’utilisent ou ne prévoient d’utiliser que très peu l’Internet des Objets (respectivement : 37% et 42%), l’Amérique latine et l’Asie mènent la danse avec 52% et 72%

       

    • Les secteurs à la pointe en matière d’exploitation de l’IoT sont : les transports pour la gestion des flottes, les organisations gouvernementales pour les applications de sécurité et de surveillance et la distribution pour les applications d’inventaire et de gestion des entrepôts.