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  • Pourquoi le Web to Store se confirme ?

    Le digital serait omniprésent à toutes les étapes du parcours d’achat et porté par de nouveaux usages

    3ème édition du baromètre Mappy par BVA dédié au Web-to-Store

    • 91 % des consommateurs ayant réalisé au moins un achat en commerce de proximité ont effectué une recherche sur Internet en amont (Web-to-Store), le prix est l’information la plus recherchée pour 84 % des répondants ;
    •  75 % des consommateurs admettent avoir utilisé leur mobile au moins une fois lors d’un achat en commerce de proximité, 47 % après l’achat ;
    • 73 % des consommateurs déclarent que les avis occupent une place importante dans leur décision d’achat, un usage reconnu par 53 % des commerçants ;
    • 43 % des internautes acheteurs interrogés ont déjà utilisé le Click & Collect et 85 % d’entre eux pourraient l’utiliser dans le futur, seuls 23 % des commerçants de proximité s’y intéressent ;
    • 56 % des consommateurs sont intéressés par la réception, via la géolocalisation, d’actualités et de promotions sur leur smartphone ;
    •  L’intérêt des commerçants pour le Web-to-Store se confirme : 30 % des commerçants de proximité se déclarent intéressés par ces fonctionnalités (+5 points par rapport à 2014), contre 89 % pour les consommateurs.La 3ème édition du baromètre Mappy réalisée avec BVA démontre une digitalisation de l’ensemble du parcours d’achat du consommateur. Parallèlement, la maturité des commerçants de proximité progresse tandis que de nouveaux usages émergent. 30 % des commerçants se déclarent intéressés par le Web-to-Store (en progression : 25 % en 2014) et une part importante des commerçants (82 %) développe des services liés au Web-to-Store. Les commerçants adoptent lentement mais sûrement le digital dans leurs pratiques de vente : 23 % des commerces de proximité déclarent avoir mis en place des démarches de type Click & Collect.« Nous avons étudié le comportement des consommateurs et constatons une digitalisation à toutes les étapes du parcours d’achat. Deux usages ont particulièrement attiré notre attention : l’utilisation du smartphone lors des achats en magasins dans des logiques de réassurance, et le Click & Collect qui séduit un nombre grandissant de consommateurs. », déclare Florence Leveel, Directrice Marketing chez Mappy. « En ce qui concerne les commerçants de proximité, ils progressent dans l’utilisation du digital et dans l’adoption du Web-to-Store. Pour autant ils restent en retrait sur ces nouveaux usages et sur le e-commerce. »

    Le digital présent tout au long du parcours d’achat

    Internet reste l’outil de recherche privilégié avant l’achat
    La recherche sur Internet reste quasi systématique avant l’achat, en ligne comme en commerce de proximité. La pratique est définitivement entrée dans les mœurs. Ainsi, parmi les individus qui ont acheté au moins un produit en ligne, 96 % ont effectué une recherche sur Internet avant (Full Digital), pour ceux qui ont acheté au moins un produit en commerce de proximité, 91 % ont fait une recherche en ligne au préalable (Web-to-Store).

    Lors de la phase d’achat, le digital s’impose dans les commerces
    75 % des possesseurs de smartphones ou de tablettes déclarent s’être connectés à Internet au moins une fois lors d’un achat en commerce. Le digital s’impose lors de l’acte d’achat en point de vente, principalement pour des besoins de réassurance. Il intègre aussi bien une dimension sociale : 55 % des répondants photographient le produit avec leur appareil pour envoyer le cliché à leurs proches, qu’une recherche d’informations/bons plans : 51 % utilisent leur mobile pour obtenir des informations complémentaires sur le produit et 48 % l’utilisent pour bénéficier d’une promotion.

    Le digital après l’achat : l’importance des avis en ligne sous-estimée
    L’utilisation du mobile après l’achat en commerce de proximitéest répandue : 47 % des possesseurs de smartphones ou de tablettes confirment au moins une utilisation après l’achat. Il s’agit de diffuser une photographie de l’achat à ses proches (37 %), ou de partager son avis, que ce soit sur le produit (33 %) ou le commerce de proximité en lui-même (28 %). Les avis en ligne d’autres internautes acheteurs impactent la décision d’achat plus que ne le pensent les commerçants : si 73 % des consommateurs déclarent en tenir compte, seuls 53 % des commerçants l’imaginent. D’ailleurs, près de 6 commerçants sur 10 n’ont pas développé de gestion des avis en ligne, se coupant ainsi d’un impact positif, notamment sur le relationnel avec leurs clients (73 %), sur la fréquentation de leur commerce (66 %) et sur leur chiffre d’affaires (58 %).

    De nouveaux usages émergent
    Le Click & Collect : une opportunité à saisir pour les commerçants de proximité
    Le baromètre Mappy/BVA met en évident l’émergence du Click & Collect, un système qui permet de commander ou de réserver un article en ligne pour le retirer ensuite en magasin. Ainsi, 43 % des internautes acheteurs interrogés ont déjà utilisé le Click & Collect et 85 % d’entre eux pourraient l’utiliser dans le futur.
    Actuellement, l’adoption de ce système se fait surtout au bénéfice des réseaux d’enseignes : 89 % des répondants déclarant en effet avoir déjà utilisé le Click & Collect auprès d’une grande enseigne, 20 % auprès d’un commerce de proximité. Le Click & Collect semble pourtant disposer d’un fort potentiel de développement pour les commerçants de proximité : 23 % d’entre eux ont mis en place cette fonctionnalité et 66 % déclarent que cela a généré des ventes supplémentaires. La tendance devrait s’accentuer dans les années à venir, puisque 90 % des consommateurs se déclarent intéressés par le Click & Collect !

    De nouveaux modes de consommation apparaissent
    Les offres commerciales sur smartphone via géolocalisation :
    L’envoi d’actualités et d’offres commerciales géolocalisées sur le smartphone des consommateurs lorsqu’ils passent à proximité d’un commerce ou bien lorsqu’ils sont dans le commerce, intéresse seulement 1 commerçant sur 5. Un bien meilleur accueil chez les consommateurs où 6 détenteurs de smartphones sur 10 jugent cette démarche intéressante. Le mobile ne fait pas encore partie des stratégies mises en place par les commerçants pour attirer les prospects et clients dans leur point de vente.

    Les offres de déstockage :
    Il s’agit de produits ou services vendus à prix cassés sur une durée limitée, hors soldes : 91 % des consommateurs sont intéressés par cette pratique or, aujourd’hui, seulement 44 % des commerçants affichent leurs promotions en ligne (en baisse par rapport à l’an dernier : 56 % en 2014).

    L’intérêt pour le Web-to-Store se confirme

    30 % des commerçants de proximité intéressés par le Web-to-Store
    30 % des commerçants se déclarent intéressés par la possibilité de renforcer la visibilité de leur commerce et de son offre sur Internet, contre 25 % en 2014. L’intérêt chez les consommateurs pour le Web-to-Store quant à lui se maintient : passant de 92 % en 2014 à 89 % aujourd’hui.
    Une part importante de commerçants (82 %) utilise des services liés au Web-to-Store, principalement pour permettre d’identifier leur commerce et de s’y rendre. Plus spécifiquement, 79 % des commerçants ont déjà mis en place des services permettant aux clients d’obtenir les coordonnées de leur commerce, et 44 % des services permettant d’afficher les prix des articles et les promotions pratiquées.

    Présence en ligne et e-commerce : des visions contrastées
    Près de 6 commerces sur 10 détiennent un site Internet ou envisagent d’en créer un, et une part élevée de commerçants ont une page Facebook (45 %). Le site Internet a pour objectif premier de donner des informations sur leur commerce et leurs produits/services (72 %), les fonctionnalités e- commerce étant pour le moment moins présentes (affichage promotions, vente directe sur site) (42 %).
    Une part encore élevée de commerçants ne perçoit pas le e-commerce comme une opportunité pour leur business (63 %) et la moitié pense que le e-commerce est réservé aux réseaux d’enseignes. Seulement 18 % des commerçants consacrent au moins la moitié de leur budget de communication au digital.

  • Cybersécurité qui sont les responsables ?

    Question Cybersécurité : il reste encore beaucoup à faire …

    Une nouvelle étude de Palo Alto Networks révèle qu’il reste encore beaucoup à faire dans les domaines de la collaboration et du partage de responsabilités pour ce qui est de la prévention des cyberfailles – deux démarches pourtant cruciales que doivent adopter les entreprises en France si elles veulent éviter de lourdes pénalités financières et préserver leur réputation.

    Le principal enseignement de cette étude d’envergure européenne est que l’essentiel des responsabilités repose exclusivement sur les épaules des professionnels de l’informatique, puisque près de la moitié (46 %) des décideurs estiment que la protection d’une entreprise contre les risques de cybersécurité est en définitive du ressort du service informatique. Les effectifs de ce service admettent d’ailleurs, dans une proportion significative (57 %), être seuls compétents pour assurer cette sécurité.

    Ces conclusions interviennent alors même que l’Union européenne est en passe de finaliser son Règlement général sur la protection des données, qui obligera les entreprises à se conformer à certaines spécifications de pointe en matière de cybersécurité. Ces dernières les aideront à prévenir les risques de non-conformité et, ce faisant, à éviter des amendes de l’ordre de 10 à 20 M€ (jusqu’à 2 à 4 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial). En cas de fuite avérée, ce règlement engage également la responsabilité de quiconque a accès aux données – depuis le service clients jusqu’à la direction en passant par les informaticiens.

    Nombre de décideurs ont toujours bien du mal à appréhender la cybersécurité

    Ces résultats semblent indiquer que la pierre d’achoppement, s’agissant de la répartition inégale des responsabilités, pourrait être la conséquence d’une méconnaissance de la cybersécurité au niveau de la direction. Plus d’un décideur sur dix (13 %), parmi les participants explicitement interrogés à ce sujet, avoue cerner « à peu près » ce qui constitue un risque pour la sécurité en ligne de l’entreprise, mais « devoir malgré tout faire appel à Google pour obtenir des éclaircissements ».

    Si les participants prennent de plus en plus la mesure des cyber-risques auxquels sont confrontées les entreprises, un salarié sur dix demeure convaincu que les dirigeants de sa société n’ont pas une idée suffisamment précise ou exacte des problématiques de cybersécurité actuelles pour mettre obstacle aux cyberattaques, et éviter ainsi qu’elles ne portent atteinte à l’environnement informatique.

    La définition des critères de « réussite » indispensable à l’attribution des rôles

    Divers règlements et dispositifs normaliseront les critères de réussite déterminant l’efficacité de la cybersécurité ; néanmoins, dans l’intervalle, un accord interne doit être trouvé permettant de définir les rôles et responsabilités de chacun, et de parvenir à un consensus sur une approche unifiée entre entreprises.

    Les résultats de l’étude mettent en exergue le fait que les évaluations de sécurité réalisées par les entreprises ne prennent pas en compte la totalité des éléments composant le risque. À l’heure actuelle, une entreprise sur quatre (25 %) mesure l’efficacité de la cybersécurité en fonction du nombre d’incidents bloqués par sa politique de cybersécurité ; une sur cinq (21 %) se réfère à la durée de résolution des incidents. Elles sont 13 % à prendre en compte la date du dernier incident. Des mesures préemptives et en temps réel, comme la capacité d’une entité à superviser la totalité du trafic sur son réseau, doivent être prises en compte pour évaluer précisément les risques encourus.

    « Les nouvelles réglementations de l’UE obligeront les entreprises à intensifier leurs pratiques en matière de cybersécurité, et il s’agira là d’une opportunité ou d’un risque, selon l’approche qu’elles auront choisie. En définitive, il est essentiel que les décideurs admettent que la cybersécurité relève de la responsabilité de chacun – car il ne s’agit plus ici d’un artifice obscur, mais d’une pratique quotidienne à laquelle aucun échelon de l’entreprise ne peut se soustraire », commente Arnaud Kopp, Directeur Technique Europe du Sud chez Palo Alto Networks

    Recommandations aux entreprises européennes

    Palo Alto Networks recommande aux entreprises de prendre les mesures suivantes pour consolider leurs environnements informatiques et mieux les protéger des cyberattaques :

    1. Élaborer une stratégie de cybersécurité axée sur la prévention des cyberattaques à chaque stade du cycle de vie des attaques, en sensibilisant et responsabilisant les collaborateurs.
    2. Faire appel à une technologie de sécurité automatisée de pointe qui, non seulement, se conforme aux réglementations, mais donne également aux collaborateurs les moyens de travailler efficacement avec les outils qui leur sont indispensables.
    3. Sensibiliser tous les acteurs de l’entreprise au rôle qui doit être le leur afin de prévenir la menée à bien des cyberattaques à son encontre.

     

  • Forrester décrypte le parcours client des « shoppers » en France

    Atteindre les consommateurs français via les médias exige de plus en plus d’efforts

    La consommation média des Français les rend particulièrement difficiles à atteindre au travers des canaux médias, et notamment des médias en ligne, selon le nouveau rapport Forrester sur le parcours client des « shoppers » en France. Ils consomment les médias de façon modérée et plutôt traditionnelle et font preuve de peu de patience envers la publicité. Cette étude Forrester menée auprès de plus de 2 000 personnes donne pistes et recommandations aux responsables marketing français désireux d’établir des priorités entre les différents canaux clients. Elle révèle notamment que les consommateurs français :

    –          Évitent tout particulièrement les publicités : Les deux tiers des adultes français connectés évitent systématiquement les publicités en ligne – ce qui les place au top des consommateurs les moins patients avec la publicité en Europe. Leur principale motivation ? Une meilleure expérience de navigation en ligne.

    –          Utilisent peu (mais de plus en plus) le mobile dans leur parcours d’achat : Les consommateurs français accusent un retard quant à la façon dont ils utilisent le mobile pour leurs achats. Mais les smartphones sont en train de devenir un outil de recherche important en magasins ; tout comme les tablettes le sont à domicile.

    –          Placent la valeur de l’achat au-dessus de l’expérience client : l’expérience client constitue un facteur secondaire dans le parcours client des consommateurs français. Ils privilégient plutôt les bonnes affaires et refusent de donner accès aux données relatives à leurs achats.

    –          Utilisent toujours largement les canaux physiques pour découvrir des produits : Au-delà des visites en boutique et des publicités télévisées, les prospectus distribués en boîte aux lettres et le courrier papier constituent toujours une solide source d’information qui mène les Français à l’achat, tout particulièrement pour les 25 ans et plus.

    Pour s’y retrouver dans le processus d’achat de plus en plus complexe et fragmenté des Français, Samantha Merlivat, analyste chez Forrester, recommande aux responsables marketing de remplacer leur approche en entonnoir pour adopter celle du cycle de vie du client : « La numérisation de l’expérience d’achat et l’augmentation des points de contact en ligne et physiques obligent les responsables marketing à planifier leurs actions et leurs investissements publicitaires de manière plus efficace de manière à couvrir l’ensemble des interactions entre les consommateurs et les marques, depuis la découverte produit jusqu’à l’achat, voire au-delà ».

     

  • Ce qu’il ne faudra pas manquer au Mobile World Congress selon Forrester …

    Standardisation plus qu’innovations de ruptures

    Il faut s’attendre à une standardisation des modèles plus qu’à des innovations de rupture, selon Thomas Husson, analyste Forrester. « Au-delà de quelques nouveaux smartphones emblématiques, tels que le LG G5, le Xiaomi Mi5, le Huawei P9, Samsung va probablement capitaliser sur l’effet de mode autour de la Réalité Virtuelle et intégrer la plateforme Gear VR à son S7. Mais cela ne suffira pas pour proposer une véritable innovation. La plupart des acteurs du marché, y compris Samsung, vont devoir mieux connecter leurs nouveaux terminaux à un écosystème d’applications et de services. »

    « S’il y a beaucoup de discussions autour du mobile considéré comme un simple sous-ensemble d’une révolution plus large constitué par l’Internet des Objets (IoT), je suis convaincu que le smartphone est la clé pour nous ouvrir cet Internet des objets. On va beaucoup entendre parler de ce sujet au Mobile World Congress (MWC) cette année.»

    Le MWC sera également le théâtre de nombreuses annonces destinées aux responsables marketing sur le rôle clé joué par le mobile en matière d’initiatives marketing multicanal, de e-commerce et de paiement. Selon Thomas Husson, « il faut s’attendre à de nombreuses échanges sur les thématiques liées à l’identité, à la confidentialité des données et à la sécurité. « Les acteurs visitant le congrès cette année devraient se rendre compte que le mobile devient un catalyseur de la transformation des entreprises, que les frontières du mobile s’étendent au-delà du smartphone et que l’innovation ne vient pas seulement de la Silicon Valley mais aussi de l’Asie et des pays émergents ».

    Enfin, la keynote donnée lundi par Mark Zuckerberg, qui signe là sa troisième participation au MWC, est très attendue étant donné que Facebook est la première audience mobile au monde, et il devrait donner sa vision sur la façon de connecter le prochain milliard d’utilisateurs au mobile.

     

  • Best pratices : classer vos données pour mieux sécuriser votre propriété intellectuelle

    Sécurisation de vos données: une priorité

    Par Christophe Auberger, Directeur Technique France chez Fortinet 

    Le piratage médiatisé du site Ashley Madison devrait inciter toute entreprise hébergeant des données (à vrai dire, toutes les entreprises de la planète) à se pencher sérieusement sur la sécurité de leurs données. Dès lors que vous saisissez des informations d’une personne dans la base de données de votre entreprise, vous devez vous assurez que ces dernières restent privées et confidentielles. Cette exigence fait partie des bonnes pratiques, et, dans certains pays, elle est même réglementaire.  En cas de piratage et de divulgation de ces données, vous pourriez bien encourir des poursuites judiciaires et des pénalités… sans compter la mauvaise presse qui ternira l’image de votre entreprise.

    Les entreprises soumises aux réglementations les plus strictes, dans les métiers de la finance et des soins de santé par exemple, connaissent plutôt bien les informations dont elles disposent, ainsi que leur niveau de confidentialité. Mais de nombreuses autres entreprises ne sont pas forcément au fait de leurs obligations en matière de sécurité de leurs bases de données. A titre d’exemple, un point de vente est susceptible de détenir des informations personnelles liées à un programme de fidélité, tandis qu’un acteur de la vente par correspondance gère des centaines ou des milliers de numéros de carte de paiement. Autant de données qui exigent d’être parfaitement sécurisées.

    Et il ne s’agit pas que des informations personnelles : toute ressource ou donnée confidentielle ou propriétaire (propositions commerciales, rapport de gestion de la relation clients, plans stratégiques, et autres), bien que ne relevant pas forcément de la réglementation en matière de confidentialité des données, doit néanmoins rester à l’abri des regards indiscrets.  Et pour compliquer les choses, dès que vous stockez les données dans le Cloud ou dans des centres de données tiers, vous perdez quelque peu le contrôle sur la gestion de ces données. Pas simple et clair de connaître précisément vos obligations et responsabilités.

    Les métadonnées, essentielles à la protection des données

    L’une des étapes clé lorsque vous sécurisez vos bases de données est de classifier ces données. Toutes les données ne représentent pas la même valeur pour votre entreprise. Certaines, d’ordre financière, ou portant sur des informations clients ou personnelles, exigent une protection optimale. D’autres éléments, à l’image de documents internes généralistes ou de brochures marketing ne sont pas aussi sensibles. Il est donc pertinent de ne pas traiter toutes vos données de la même façon. La hiérarchisation des données peut également impacter le stockage. Certaines données peuvent être stockées en mémoire pour un accès rapide, tandis que d’autres trouveront leur place sur des bandes magnétiques.

    Le concept essentiel qui sous-tend cette approche est celui de la métadonnée. C’est une information à propos d’une information. Une métadonnée descriptive, lorsque formulée de manière appropriée, présente un réel atout pour votre stratégie de sécurité de données. Les métadonnées peuvent contenir des champs dédiés au niveau de la confidentialité (public ou privé, secret, très sensible, etc.), la date de recueil des données, le détail des traitements réalisés sur les données, les niveaux d’accès (rôles et profils pouvant accéder à cette donnée) et, très important, le délai à partir duquel ces données peuvent être supprimées.

    Arbitrer le coût de la sécurité/du stockage des données et leur valeur 

    Les audits de données gagnent en importance et témoignent de la lutte menée par les organisations pour sécuriser et stocker des bases de données toujours plus volumineuses. Avec la business intelligence, les référentiels de données et le Big Data, les organisations se contentent de recueillir les données une fois, pour ensuite les propager sur l’ensemble de leur parc systèmes. Le stockage et la sécurité des données sont onéreux et les meilleures pratiques incitent à évaluer vos investissements de sécurité et de stockage compte tenu de la valeur de chaque profil de données pour votre organisation. Les métadonnées forment ainsi un levier qui permet d’effectuer des audits de données efficaces et exhaustifs.

     

  • Quelles sont les destinations les plus « Internet friendly » ?

    Locations de vacances : Paris, 4ème ville d’Europe la plus connectée

    Etude Hometogo.fr

    Amsterdam, la capitale européenne la plus « Internet friendly » 

    Si la région Ile-de-France est en tête de classement sur le territoire français, Paris n’arrive qu’en 4ème position des capitales européennes les plus connectées après Amsterdam, Edimbourg et Londres, avec un score de 89%.

    Amsterdam s’impose donc comme la destination n°1 où il fait bon surfer en Europe avec 94% de locations de vacances connectées ! Cependant, pas de jalousie entre les capitales puisqu’aucune d’entre elles n’est en dessous de la barre des 80%. De quoi rassurer tous les accros au wifi !

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    Top 3 des régions françaises les plus « Internet friendly »

    Avis aux voyageurs citadins, vous pourrez surfer tranquillement en région Ile-de-France où la connexion est optimale. En effet, 86,2% des logements de vacances de la région sont équipés d’une connexion wifi.

    Vient ensuite la région Centre-Val-de-Loireavec 69,8%, suivi de très près par l’Alsace- Champagne-Ardenne-Lorraine (69%).

    En revanche, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus mal lotie avec seulement 42% des locations de vacances équipées du wifi.

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    Arcachon, destination n°1 pour une « digital detox »!

    Sans surprise la capitale arrive en tête de classement des villes les plus connectées de France avec 89,19% de logements de vacances équipés du wifi.

    De même, d’autres grandes villes de France comme Lille, Lyon ou encore Bordeaux comptabilisent les meilleurs scores.

    A quelques kilomètres de Bordeaux pourtant, Arcachon n’arrive qu’en dernière position du classement, affichant un score de 49,06%. Offrant moitié moins de logements de vacances connectés à internet, cette destination est encore moins bien lotie que la Rochelle et la Corse.

    Une dernière place qui fait peut-être d’Arcachon la destination idéale pour une  « digital detox ».

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    Les DOM-TOM ultra connectés

    Alors que la répartition en métropole est plutôt hétérogène, les DOM-TOM sont quant à eux très bien connectés. Avec un pourcentage de 76,19% des locations de vacances offrant un accès au wifi, Mayotte comptabilise le score le plus « faible ». En tête, La Guyane (87,7%), suivie de la Nouvelle-Calédonie (86,67%) puis de la Guadeloupe (82,6%). Quant à la Martinique et à la Réunion, elles sont quasiment à égalité avec respectivement 81,1% et 81% de locations connectées. De quoi donner envie de surfer les pieds dans l’eau !

    Pour en savoir plus :  https://www.hometogo.fr

     

     

  • Et si la Direction Informatique n’était plus un centre de coûts ?

    L’interconnexion, catalyseur de croissance de l’économie numérique

     par  Régis Castagné, Directeur général Equinix France

    L’interconnexion du système d’information d’une entreprise avec celui de ses fournisseurs, partenaires, sous-traitants, voire clients, est devenue aujourd’hui l’une des principales priorités des directions informatiques. Les résultats d’une enquête mondiale sur le futur de l’entreprise que nous avons réalisée auprès de 1100 décideurs informatiques issus de 14 pays du globe, démontrent qu’à l’horizon 2017, 84% des entreprises auront développé un modèle d’interconnexion, contre seulement 38% aujourd’hui. 

    Dans le contexte de la numérisation de l’économie, l’interconnexion est devenue une nécessité absolue. Car l’entreprise doit de plus en plus compter sur des partenaires (co-innovation, open innovation) et des sous-traitants qui prennent en charge ce qu’elle ne veut ou ne peut plus gérer en interne. De surcroît, les consommateurs et les salariés des entreprises considèrent qu’une connexion permanente doit aujourd’hui être la norme. Divers exemples illustrent cette nécessité : les spécialistes du reciblage publicitaire doivent être proches de leurs annonceurs afin de garantir des performances optimales d’affichage des bannières (quelques millisecondes seulement). Dans le même esprit, le trading haute fréquence réclame des performances qui ne peuvent être obtenues que dans le cadre d’une interconnexion ou du développement d’un écosystème entièrement dédié. 

    Avec la montée en puissance de l’Internet des objets, des Big Data, de la mobilité, du Cloud, etc. le besoin de nouvelles compétences est impérieux, ce qui justifie le développement d’environnements permettant de collaborer en toute sécurité et de manière instantanée avec tout son écosystème. 

    La Direction informatique n’est plus qu’un simple centre de coûts

    Dans ce contexte, la Direction informatique passe d’un statut de centre de coûts à celui d’un centre de profit. Les résultats de notre étude démontrent que l’interconnexion a un impact direct sur la rentabilité des entreprises qui la pratiquent et que ces bénéfices sont quantifiables. Plus d’un tiers des entreprises interrogées qui ont déjà déployé des solutions d’interconnexion soulignent une création de valeur d’au moins 10 M€. 58% des entreprises considèrent que cette création de valeur est issue de nouvelles opportunités commerciales, alors que 42% pensent qu’elle est liée aux réductions de coûts. Concrètement, l’interconnexion contribue à réduire en moyenne de 42% les délais de latence et de 40% les coûts de bande passante. 

    Parallèlement, les résultats de cette enquête montrent que les priorités des départements informatiques évoluent vers des problématiques de rentabilité. 40% des décideurs interrogées déclarent que la croissance du revenu est la première priorité des DSI, et que l’interconnexion est le moyen principal pour y parvenir, notamment via le déploiement d’infrastructures supportant la création de nouvelles offres (69%), la création de nouveaux canaux d’interaction avec les clients (68%), le renforcement de la présence à l’international (55%) et enfin, l’intégration d’intelligence (analytique, données, contenus) dans les processus métiers (54%). 

    Plus de sécurité, plus de collaboration, plus de croissance

    L’interconnexion est également une solution efficace pour lutter contre les cyber-attaques ; 59% des décideurs informatiques plaçant la sécurité au premier rang de leurs préoccupations. D’ailleurs, 64% des entreprises considèrent que les problématiques de cybersécurité vont les contraindre à revoir leur infrastructure informatique dans l’année qui vient. L’interconnexion directe au sein d’un data center neutre non seulement apporte plus de proximité et donc une réactivité accrue, mais permet également aux entreprises de s’affranchir des connexions Internet peu sécurisées. 

    On le voit, l’interconnexion des personnes, des sites, des données et des environnements Cloud, est une condition nécessaire pour sécuriser la croissance des entreprises. Les systèmes informatiques, devenus progressivement des commodités, reviennent sur le devant de la scène en s’enracinant toujours plus profond au cœur des problématiques métiers. Et le data center, qui se transforme peu à peu en place de marché, regroupant des milliers de fournisseurs, est l’outil idéal pour matérialiser les promesses de l’interconnexion. 

    Car les systèmes d’information traditionnels des entreprises n’ont pas été conçus dans l’optique de cette ouverture. En revanche, des réseaux de data centers d’une part réunissant les principaux opérateurs télécom et fournisseurs de services Cloud, et d’autre part, offrant une connexion directe à différents acteurs d’un même écosystème, apportent une valeur ajoutée inestimable en répondant aux besoins de performance et de sécurité des entreprises. Si Internet a largement facilité les échanges des entreprises, ce sont les data centers qui, désormais, rendent possible les révolutions du digital en réalisant les promesses de l’interconnexion. 

     

  • Et si demain vous monétisez vos données personnelles ?

    A quand la gestion marchande par les Français de leurs données personnelles ?

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

    Les Français semblent être sur la bonne voie…

    A l’heure où le rapport Terrasse sur l’économie collaborative a été remis au Premier ministre, Capgemini Consulting publie les résultats d’une étude menée par OpinionWay, portant sur « Les Français et l’ubérisation de l’économie ».

    L’étude révèle que 20% des Français ont déjà utilisé un service collaboratif et que 15% des sondés ont l’intention d’y avoir prochainement recours. Il est démontré que ce nombre ne cessera de croître dans les années à venir. La tranche d’âge des 18-24 ans est la plus concernée par ce nouveau phénomène tant en termes d’offre que de demande. Ainsi 43% d’entre eux utilisent ou utiliseront prochainement un service issu de l’économie collaborative.

    Trois facteurs explicatifs doivent être pris en compte.
    Tout d’abord, 70% des Français se disent avoir confiance dans l’e-commerce. Ensuite, les prix et la qualité des services proposés sont les arguments avancés par 65% des personnes interrogées pour le premier et 44% pour le second. Le développement des services collaboratifs s’explique enfin par la dégradation de l’offre des entreprises traditionnelles. En effet, 24% des 18-24 ans font part de leur mécontentement en la matière.

    Ce sondage montre également que 55% des Français sont enclins à partager leurs données à caractère personnel en contrepartie de l’obtention d’un service à moindre prix, de meilleure qualité ou personnalisé.

    L’exigence de qualité semble donc être privilégiée par les Français, à celle du strict respect de leur vie privée. Reste à savoir sur la base de quelles données à caractère personnel l’étude a été menée. Cette information permettrait d’établir un baromètre à partir duquel il serait possible de déterminer jusqu’où les Français sont prêts à révéler leur vie privée pour obtenir un service qu’ils estiment plus intéressant.

    Ce troc de la donnée personnelle contre un meilleur service démontre a contrario la prise de conscience des Français quant à la valeur économique que représentent leurs données. La donnée est un bien marchand à l’égard duquel les Français ont exprimé au travers du projet de loi pour une République Numérique, la volonté d’en reprendre la maitrise de gestion face à la croissance du Big Data. C’est un business pour tout à chacun, qu’il est possible au travers de l’économie collaborative de faire fructifier.

    A cet égard, Arnaud Bouchard, Senior Vice- Président en charge de l’entité Marketing & Sales à Capgemini Consulting fait remarquer que « nous observons peut-être ici le passage d’une société de la possession à une société qui fait la part belle à l’économie collaborative, au sein de laquelle la co-création de nouveaux services ou produits avec les entreprises deviendrait monnaie courante ».

  • Prédiction Forrester : Le Saas principal modèle de déploiement

    Le marché mondial des applications de processus métiers, qui va des solutions de contact-client à la gestion des RH, des finances, des opérations et des produits, va passer de 141 milliards de dollars en 2015 à 169 milliards de dollars en 2017, selon les prévisions de Forrester (cf. graphique ci-dessous). D’ici 2020, le Saas sera le principal modèle de déploiement d’application sur le marché, générant plus de 50% du revenu total des logiciels.

     

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    Les applications BT (Business Technology), c’est-à-dire les technologies requises pour acquérir, servir et fidéliser les clients, vont doper la croissance. Forrester estime que 59 % des dépenses des entreprises liées aux applications seront consacrées aux solutions BT contre 41% aux solutions IT.

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.