Catégorie : Transformation Digitale

  • L’Europe à l’heure du défi de l’ubérisation

    L’Europe pour un marché numérique communautaire

    Par Julien Pérona, PDG d’Addworking, agence d’emploi digitale spécialisée dans le hors salariat.

    On aurait tort de croire que seule la France est confrontée au défi de l’ubérisation de son économie. Passé le débat sur l’offre concurrentielle en matière de transport à la personne ou d’hébergement qui ont agité l’hexagone, l’Europe tout entière – y compris ses dirigeants – prend la mesure du numérique appliqué au secteur marchand ou de service, avec ses succès et ses échecs.

    Ainsi, Uber, plateforme de VTC américaine a quitté la Hongrie la semaine passée ; ce pays membre ayant légiféré pour interdire aux conducteurs hongrois, l’usage de leur véhicule à des fins commerciales.1 De son côté Airbnb, géant de l’hébergement collaboratif a scellé un accord avec Carlson Wagonlit, American Express et BCD afin d’accélérer le développement du voyage d’affaires. 10 millions de voyageurs ont déjà été accueillis en Airbnb en France. On imagine parfaitement que la combinaison de l’espace Shengen et de la monnaie unique ne peuvent qu’être bénéfiques à l’économie collaborative européenne.

    D’ailleurs, la Conférence franco-allemande sur la transformation numérique des économies, qui s’est tenue au Palais de l’Elysée l’automne dernier l’a confirmé. Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a d’ailleurs affirmé en la matière, que « la seule échelle nationale ne pouvait suffire » et que l’Europe était « l’échelle pertinente »2. Andrus Ansip, Vice-président de la Commission européenne a même été chargé du développement du marché numérique européen.

    On aurait donc tort de penser que l’espace communautaire est à l’origine de tous les maux nationaux, ou pire, qu’il ne sert à rien. Car la réflexion menée par ses instances se veut prospective. Elle vise à lever les barrières en direction des entreprises pour qu’elles trouvent, hors des frontières nationales, des compétences afin d’opérer des transitions dans leur pays d’origine. Voire même de garantir aux consommateurs des conditions plus justes d’accès aux produits et services.

    Vers un environnement réglementaire ouvert et équitable.

    Ce serait sans doute l’occasion d’unifier le marché unique européen encore trop divisé par ses 28 économies nationales et de répondre aux exigences des chefs d’entreprises et investisseurs qui souffrent de petits marchés fragmentés. Bien sûr, ce nouveau cadre exigera d’harmoniser les exigences sociales par le haut, et qui sont pour le moment, trop hétérogènes d’un Etat à l’autre. Donc de mettre fin par la même occasion, aux incertitudes juridiques sur le statut des free-lances en lui donnant une dimension européenne. Le dernier rebondissement dans la re-qualification des salariés de Uber en France en est un bon exemple et devrait encourager le législateur européen.

    Le développement d’un marché numérique européen serait en tout cas cohérent avec celui de la e-concurrence, à la condition que les règles du jeu soient parfaitement établies pour les consommateurs et les prestataires ; l’un et l’autre devant être protégés par un environnement réglementaire ouvert et équitable.

    Il reste maintenant à encourager les PME françaises dans cette aventure. A positionner la France comme un pays moteur car c’est par le continent européen, avec un avenir numérique commun que nous retrouverons sans doute, une grande partie de notre compétitivité.

    1 Source : Les Echos, vendredi 15 juillet 2016

  • Secteur informatique : en 2016, les attentes des candidats et des employeurs divergent

    Enquête sur les professionnels de l’informatique par RégionsJob


    Secteur informatique :
    en 2016, les attentes des candidats et des employeurs divergent

    • Le Java reste le langage le plus demandé en 2016, suivi du PHP. Le J2EE fait une arrivée remarquée à la 5ème place
    • La rigueur est la compétence la plus demandée par les employeurs.
    • Le poste d’ingénieur d’études dépasse le développeur en termes de demande.
    • La maitrise des outils Linux et SGBD reste la plus recherchée par les recruteurs, mais ce sont les technologies LAN et WAN qui sont les outils qui intéressent le plus les professionnels de l’informatique.

    Transformation numérique oblige, l’IT prend une place de plus en plus stratégique au sein des entreprises. On note cependant que les professionnels de l’informatique n’ont pas les mêmes attentes et les mêmes ambitions que leurs potentiels recruteurs. Ces métiers font l’objet d’un intérêt tout particulier chez RegionsJob, qui a mené l’enquête pour déterminer quelles sont les tendances jouant sur l’employabilité dans le secteur de l’informatique en 2016.

    Métiers : l’ingénieur d’études dépasse le développeur
    En ce qui concerne les intitulés de poste, les recruteurs veulent prouver qu’ils sont à la recherche de professionnels aguerris : ingénieur d’études et développement informatique sont des termes plus utilisés que celui de simple développeur, à l’image d’un métier qui s’est beaucoup enrichi ces dernières années. À noter également : la montée en flèche du technicien support informatique et l’entrée dans ce top 10 du développeur d’applications. Du coté des candidats, on remarque encore ce souhait des développeurs d’élargir leurs fonctions pour gérer les projets informatiques dans leur ensemble, en se focalisant principalement sur les offres d’emploi de Chef de projet et Chef de service informatique.

    Métiers les plus demandés par les recruteurs :
    1. Ingénieur d’études et développement informatique
    2. Développeur
    3. Technicien support informatique
    4. Consultant en informatique
    5. Développeur d’application
    6. Développeur web
    7. Chef de projet informatique
    8. Développeur informatique
    9. Ingénieur en systèmes d’information
    10. Technicien informatique
    Métiers les plus concurrentiels chez les professionnels :
    1. Chef de projet
    2. Technicien systèmes et réseaux
    3. Chef de service informatique
    4. Administrateur système
    5. Technicien support informatique
    6. Technicien informatique
    7. Technicien de maintenance informatique
    8. Administrateur réseau
    9. Technicien réseau
    10. Administrateur réseaux et systèmes 


    Compétences : tout est question de méthode

    Du côté des compétences, les recruteurs insistent sur la rigueur et les méthodes des développeurs informatiques. Ces derniers deviennent de plus en plus incontournables dans les projets, et de ce fait, se doivent de posséder un bon sens du relationnel, être capable de gérer un planning opérationnel et être force de proposition. Les candidats postulent en nombre dès lors que des compétences en support informatique sont mentionnées. Néanmoins, les capacités en management et la rédaction du cahier des charges intéressent les développeurs informatiques à la recherche d’un rôle plus transverse.

    Compétences populaires chez les recruteurs :
    1. Rigueur et méthode
    2. Gestion de projet
    3. Esprit d’analyse
    4. Sens du relationnel
    5. Réalisation de reporting
    6. Infogérance
    7. Planning opérationnel
    8. Développement logiciel
    9. Force de proposition
    10. Programmation et intégration
    Compétences populaires chez les professionnels :
    1. Support informatique
    2. Capacité de management
    3. Réactivité
    4. Rédaction du cahier des charges
    5. Diagnostic des causes des pannes et dysfonctionnements
    6. Sens du relationnel
    7. Force de proposition
    8. Gestion des prestataires
    9. Planning opérationnel
    10. Esprit d’analyse

    Langages : le JAVA toujours incontournable, mais le COBOL et le HTML sont les plus concurrentiels
    Comme l’an dernier, le langage JAVA est le plus recherché par les recruteurs. Le PHP grimpe cette année à la seconde position du classement, tandis que la JavaScript conserve une place sur le podium. Plusieurs entrées remarquées dans le top 10 des langages informatiques les plus demandés par les recruteurs : le J2EE et le .NET. On note une très forte concurrence côté candidats sur le langage COBOL, qui enregistre de moins en moins d’offres mais de plus en plus de candidatures par offre. Un signal fort sur l’obsolescence des technologies et des compétences associées.

    Langages populaires chez les recruteurs :
    1. Java
    2. PHP
    3. JavaScript
    4. SQL
    5. J2EE
    6. HTML5
    7. .NET
    8. HTML
    9. CSS
    10. CSS3
    Langages concurrentiels chez les
    professionnels :

    1. COBOL
    2. HTML
    3. CSS
    4. Langage C
    5. C ++
    6. asp .NET
    7. XML
    8. JavaScript
    9. PHP
    10. SQL

    Technologies et Outils : employeurs et candidats ont des attentes contrastées
    On parle beaucoup de Big Data et d’analyse des données. Mais avant de se pencher sur ces données, il faut être capable de les classer convenablement. C’est la raison pour laquelle les systèmes de gestion de bases de données et les utilitaires associés font partie des outils les plus populaires, côté recruteur – avec les systèmes Linux et Windows.
    Côté candidats, les technologies et les outils qui attirent le plus sont les suivants : LAN, WAN, Exchange Server, IP, VPN, Microsoft Active Directory, ITIL, Access, API et VoIP.

    Outils populaires chez les recruteurs :
    1. Linux
    2. SGBD
    3. Windows
    4. MySQL
    5. Jquery
    6. Spring
    7. Hibernate
    8. Unix
    9. Microsoft SQL Server
    10. Hyperviseurs
    Outils populaires chez les professionnels :
    1. LAN
    2. WAN !
    3. Exchange Server
    4. IP
    5. VPN
    6. Microsoft Active Directory
    7. ITIL
    8. Access
    9. API
    10. Voix sur IP (VoIP)

    Pour découvrir tous les résultats de l’enquête : cliquez ici

  • L’e-commerce vu par les visionnaires féminines !

    Paris Retail Week – Les femmes prennent le pouvoir !

    Dans un monde très masculin, les femmes se font une place remarquée dans le monde du retail. Paris Retail Week met à l’honneur cinq personnalités féminines, influentes dans le retail, qui prendront la parole lors de l’événement. Ces femmes visionnaires dévoilent leur vision du retail de demainentre agilité, intelligence artificielle, omnicanalité, big data et sécurisation des données.

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    Laurence Paganini, Directeur Général de Kaporal depuis 2013. Une visionnaire du domaine de la grande distribution avec des expériences chez Carrefour, Marrionaud et les 3 Suisses.

     

    « Avec le développement du big data, l’utilisation et la sécurisation des données est un enjeu essentiel du commerce. Dans un premier temps, ces données permettent de mieux connaitre les comportements des clients, d’anticiper les besoins, de gérer les points de vente en temps réel et de réduire le time to market. Autant de clés pour fidéliser une clientèle et s’assurer de la pérennité de son commerce. Néanmoins, cette utilisation est soumise à un besoin de sécurisation des données personnelles des consommateurs, d’autant plus que de nouvelles modalités de paiement se mettent en place.
    De plus, et toujours dans cette logique de relation client et d’expérience consommateur, la création de nouveaux services utiles pour le consommateur est essentielle : bornes libre- encaissement, vendeurs équipés d’une tablette pour un paiement plus rapide, cabines d’essayage virtuelles. Ainsi, il devient impératif pour les e-commerçants d’investir dans des solutions innovantes dans ces domaines. »

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    Nathalie Peron-Lecorps, Directrice Générale de Picwic. Une carrière dans le marketing marquée de beaux succès : Sony, Reebok, La Halle aux Chaussures, Atol.

    « Le principal enjeu pour les e-commerçants reste l’agilité face à un monde et des modes de consommations qui évoluent rapidement. Les distributeurs doivent redevenir des commerçants et penser leur business modèle au service de la satisfaction client. Ainsi, les équipes de vente sont au cœur des stratégies et doivent reprendre complètement leur fonction d’accompagnement du client. De même, l’omnicanal doit permettre la perméabilité des canaux dans le but de rester en permanence en contact avec les consommateurs. En conséquence, les innovations inspirantes permettent de faciliter la collecte et le traitement de la donnée pour développer cette agilité dans une relation personnalisée qui doit se jouer on et off line. »

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    Céline Del Genès, Vice Presidente, Global GTM Marketing & Business Planning de Reebok International et présente chez Reebok depuis 2008.

    « L’omnicanalité est l’enjeu majeur du e-commerce. Il est primordial pour les marques de proposer une expérience consommateur unique, cohérente et uniforme sur tous les canaux. Egalement dans le domaine de la relation client, les services de paiement et de livraison sont un axe important de développement notamment dans des cultures différentes. En effet, chaquecommerçant doit pouvoir s’adapter aux caractéristiques des différents pays dans lesquels il souhaite évoluer. Enfin, il ne faut pas oublier que les employés sont le cœur et l’âme de chaque marque. Ainsi, les compétences et l’expertise des vendeurs sont aussi essentielles que les innovations qui doivent être au service de ce personnel qualifié et acteur de la pérennité des commerces. »

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    Cécile Delettré, Présidente et fondatrice du réseau international #IntFem, réseau mixte de près de 800 membres qui placent l’ouverture sur l’international, l’agilité et la bienveillance au cœur de leurs priorités professionnelles et personnelles.

    « Les retailers doivent être conscients de l’importance croissante du « mobile centric » et de l’utilisation du smartphone, en particulier les applications des distributeurs et tout l’univers qui y est associé (géolocalisation, beacon, instant marketing, social network….). Le phygital, également, est une évolution marquante pour les e-commerçants. Il faut maintenant être capable de passer d’un site internet au mobile à une application ou au magasin. Celui-ci est un lieu de vie et doit évoluer : l’essentiel étant d’offrir une “expérience” à forte valeur ajoutée aux clients. Le tsunami des datas fait que les messages devront être de plus en plus personnalisés et de qualité pour fidéliser les clients et en avoir d’autres. Il est primordial de les rassurer sur l’utilisation des données pour développer la confiance et ne pas donner l’impression d’un monde « Big Brother », qui pourrait créer un rejet de la marque. Dans ce contexte, le capital humain fera toute la différence. Les marques ont tout intérêt à investir dans ce capital. »

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    Sophie Lubet, une femme à la tête du pôle Retail Comexposium. En tant que chef d’orchestre de Paris Retail Week, Sophie observe le marché et contribue à son évolution.

    « Les retailers connaissent actuellement des bouleversements d’ordre stratégique et organisationnel. Il est impératif aujourd’hui de réunir les domaines opérationnel et commercial. L’utilisation des données, les changements dans la livraison ou l’expérience client motivent les entreprises à repenser leur fonctionnement et leur distribution. La technologie est ainsi au cœur de ce processus d’adaptation. Que ce soit au niveau de la supply chain, de la relation client, du paiement ou de l’agencement de magasins, la bonne intégration des solutions technologiques permettra aux marques de rester compétitives et pérennes sur un marché toujours plus concurrentiel. Ainsi, il est également essentiel d’accompagner les professionnels de vente avec des formations pour utiliser ces nouveaux outils et être au service de clients toujours plus exigeants. »

     

  • Quand la transformation du point de vente est en marche …

    Laisser le client développer l’expérience de marque grâce à la transparence des canaux

    Par Erasmus Holm, directeur Marketing EMEA & APAC Stibo Systems

    Vous avez besoin d’un produit, d’une paire de chaussures par exemple. Sur votre ordinateur, vous allez sur le site de votre boutique favorite et remarquez qu’il y a justement le modèle que vous souhaitez. Pourtant, vous décidez d’aller en magasin pour trouver la bonne pointure. Une fois sur place, il n’y a pas de chaussures à votre taille et vous sollicitez un vendeur pour vous aider, mais il vous dit qu’il n’a plus votre taille. Tous les clients ont déjà vécu une situation similaire. Et la plupart sont repartis les mains vides.

    Mais voici comment cela devrait se passer en réalité : en s’apercevant que la taille n’était pas disponible, le vendeur aurait dû proposer au client de commander le modèle adapté et le faire livrer au magasin quelques jours plus tard.
    Pourquoi cela n’arrive jamais ou presque ? Cela résulte du fait que la plupart des entreprises n’ont toujours pas la capacité de s’appuyer pleinement sur des stratégies omnicanal. Elles ne sont pas en mesure d’offrir une expérience client transparente et d’intégrer tous les canaux d’achats disponibles, comme les appareils mobiles, les boutiques en ligne ou traditionnelles, les catalogues, etc. Et ce, même si les habitudes d’achat des clients actuels l’exigent.

    Aligner les canaux magasin et Web
    Aujourd’hui, le client qui ne trouve pas un article n’attend plus que le rayon soit réassorti. Il achète le produit dans un autre magasin ou auprès d’une autre marque, ce qui entraîne de fait des ventes perdues. Les conséquences peuvent être fâcheuses si le client trouve le produit souhaité chez la concurrence et, s’il est satisfait, il est fort probable qu’il préfèrera aller directement chez le concurrent la fois suivante.

    De ce fait, que peuvent faire les entreprises ?

    1.     Agir véritablement en mode omnicanal
    À quoi bon posséder une superbe boutique en ligne et un beau magasin traditionnel s’ils ne sont pas coordonnés ? Les clients prennent en compte la marque et non plus les canaux utilisés. Pour gagner leur fidélité, il faut transformer l’expérience de marque comme étant celle d’une entreprise fonctionnelle. Pour cela, le plus judicieux est d’interconnecter tous les domaines, y compris les magasins et les fournisseurs, en un système unique qui permet un partage des produits entre les domaines et garantit la cohérence et l’exactitude des données entre tous les canaux de vente et de communication.

    2.     Ne pas sous-estimer l’expérience en magasin
    Une récente étude réalisée par Accenture (1) révèle que les magasins physiques jouent encore un rôle crucial, même si les clients achètent et comparent les marques et produits en ligne. Et cela ne se limite pas au « showrooming » en magasin (acheter un article en ligne après l’avoir évalué physiquement en magasin), une tendance désignée ces dernières années comme le défi numéro un de la distribution. En réalité, l’enquête montre que l’an dernier, les clients ont fait davantage de « webrooming » (acheter en magasin après avoir recherché des informations sur un produit sur Internet, 78 %) que de repérage en magasin (72 %). En outre, 21 % des acheteurs interrogés (contre 9 % seulement l’année précédente), ont déclaré envisager d’augmenter leurs achats en magasin.
    En conclusion, on peut affirmer que l’expérience client en magasin ne peut en aucun cas être négligée.

    3.     Permettre au personnel en magasin de conclure la vente sur-le-champ
    Les clients n’ont jamais été aussi accessibles via les médias sociaux ou grâce à l’interaction en ligne qu’aujourd’hui. C’est l’une des dernières doctrines de la distribution. Toutefois, il existe des clients qui sont encore plus accessibles : ceux qui entrent dans le magasin. Surtout ceux qui cherchent réellement à acheter un produit spécifique. Par conséquent, il ne faut pas les laisser repartir les mains vides. Il faut conclure la vente tant qu’ils se trouvent dans l’enceinte du magasin, à l’autre bout du fil ou en ligne pour une discussion.
    Comment ? Il faut par exemple proposer des informations pertinentes en temps réel au personnel en magasin sur les produits, ou encore les campagnes à venir. Il est également conseillé de proposer au personnel l’accès à un système central qui lui permet de renseigner correctement les clients sur les produits et les différents moyens de les recevoir facilement et rapidement.

    Avec une solution de Master Data Management (MDM), les entreprises peuvent mettre en œuvre des stratégies omnicanal et atteindre des niveaux de services client élevés, tout en améliorant l’efficacité, en accélérant la mise sur le marché et en réduisant les erreurs coûteuses.

    Une solution MDM procure une vue d’ensemble en temps réel sur les produits en magasin, sur les entrepôts et les stocks, qui permet de partager ces informations en interne comme en externe. C’est la meilleure manière de fournir aux clients des informations cohérentes et exactes sur tous les canaux de vente et de les fidéliser. Autrement dit, une solution MDM permet aux clients d’apprécier la marque, quels que soient les canaux utilisés.

  • Etude Deloitte – Informatica – Les obstacles à une transformation digitale réussie …

    Plus de la moitié des entreprises européennes estiment que leur stratégie cloud ne sera pas en mesure d’accompagner leur transformation digitale

     Une étude menée par Informatica et Deloitte met en lumière les défis auxquels les entreprises font face en matière d’engagement client

    Les attentes et besoins des clients évoluent rapidement et imposent aux entreprises de prioriser leurs investissements en matière d’initiatives digitales. Près de deux tiers (65%) des responsables en entreprises et responsables informatiques en Europe considèrent leur entreprise comme étant « digitale ». Pourtant, seuls 43% estiment que leur stratégie Cloud est en mesure de supporter leur transformation digitale et leurs projets de gestion de données prévus dans les 12 à 24 prochains mois. Ces conclusions sont issues d’une nouvelle étude commanditée par Deloitte, un des leaders mondiaux des services professionnels, et Informatica, premier fournisseur mondial de solutions de gestion de données.

    Autres enseignements clés de l’étude :

    • Près de trois quarts des personnes interrogées (72%) considèrent la vue complète du client comme un axe différenciateur par rapport à la concurrence et comme un moyen de répondre aux exigences des clients en matière d’expérience digitale.
    • Environ 48% indiquent que l’agilité est la caractéristique première des entreprises digitales. Tandis que 43% pensent qu’une entreprise digitale est une entreprise capable de proposer une expérience fluide et omnicanal.
    • Plus de la moitié des répondants (52%) estime que c’est l’efficacité du service client qui régit les investissements technologiques et qui définit les objectifs digitaux au sein de leur entreprise.

    « Les entreprises font face à une croissance exponentielle des données. Un volume toujours plus important et différents types de données proviennent d’applications d’entreprises, d’applications cloud, et de fournisseurs de données tiers. Il en résulte des données incomplètes, incohérentes, vulnérables et non gouvernées », explique Amit Walia, Chief Product Officer chez Informatica. « Par conséquent, parvenir à dégager de la valeur se révèle complexe et accomplir les objectifs digitaux implique d’investir dans de nouvelles stratégies de gestion des données ».

    Les obstacles à une transformation digitale réussie

    Plus de quatre répondants sur dix (41%) ont cité l’utilisation de multiples plateformes technologiques comme principal frein à la digitalisation de l’entreprise. Les problématiques de gestion de données viennent complexifier le processus. Un tiers des personnes interrogées pointent du doigt le cloisonnement des données et 30% soulignent les différences de formats de données comme obstacles à la définition d’une vue unique ou complète du client.

    Des décalages sont observés entre la façon dont les responsables informatiques considèrent le niveau de préparation de leur entreprise par rapport aux responsables business. Selon 28% des répondants, cette différence de perception est une véritable barrière à la performance. Autres éléments digitaux perturbateurs, la cybersécurité (pour 40% des répondants) et l’expérience omnicanal 24/7 (pour 36%) constituent d’importantes menaces pour les entreprises sur la prochaine année.

    « Dans l’environnement digital actuel, il est capital pour les entreprises de délivrer une expérience client intégrée, fluide et cohérente. Si les responsables d’entreprises et les responsables informatiques reconnaissent volontiers que la gestion et l’analyse des données ont un rôle clé à jouer pour créer une telle expérience client, les résultats de l’étude révèlent également qu’ils se montrent perplexes vis-à-vis des stratégies digitales mises en place au sein de leur entreprise. »  indique Ben Morgan, Directeur chez Deloitte UK.

    « Pour que les entreprises puissent sélectionner et exploiter rapidement et efficacement les informations les plus pertinentes, elles doivent concentrer leurs investissements sur des processus de gestion de données robustes. Les prises de décisions seront ainsi mieux avisées et se feront plus rapidement afin de mener à bien les projets de transformation digitale », poursuit-il.

    Big Data et Cloud

    Preuve des pressions qui pèsent sur les épaules des entreprises, les résultats de l’étude mettent en évidence que les responsables d’entreprises et les responsables informatiques engagent de nouveaux investissements pour améliorer la gestion de données et les stratégies Cloud. Pour 53% des entreprises interrogées, ces investissements se justifient par une volonté d’accélérer et d’améliorer la pertinence des prises de décisions, pour 45% des sondés l’objectif est avant tout de réduire les coûts opérationnels. Environ 34% ont également cité la nécessité d’opérer des ciblages individuels plutôt que de définir des segments entiers de clientèle.

    Dégager rapidement de la valeur et gagner en agilité sont respectivement cités à 30 et 29% comme principales motivations pour migrer vers des approches de gestion Cloud ou hybrides, des avantages étroitement liés à l’optimisation des coûts. 56% des responsables informatiques et responsables d’entreprise envisagent d’adopter un projet de cloud hybride au cours des 12 à 24 prochains mois. Seulement moins d’un répondant sur cinq envisage le format « on premise » comme principal modèle de déploiement.

    Méthodologie : l’étude, menée auprès de 132 responsables informatiques et responsables d’entreprise a été commanditée par Informatica et Deloitte et réalisée par IDG Research Services. Elle a été conduite en ligne entre le 19 janvier et le 15 février 2016.

     

  • Quelles sont les stratégies des entreprises pour leur transformation numérique ?

    41% des entreprises françaises ont défini une stratégie globale pour leur transformation numérique

     BMC, ledévoile une étude sur la transformation numérique menée auprès de 169 entreprises françaises. Elle fait le point sur les principaux enjeux, obstacles et risques identifiés par les répondants, ainsi que le niveau de maturité auquel ils pensent se situer sur cette question. De manière générale, l’étude montre que les entreprises avancent de manière encourageante sur cette question et cernent bien les tenants et aboutissants inhérents à la transformation digitale de leur entreprise. Revue point par point des principales conclusions.

    Un niveau de maturité encourageant

    41% des répondants déclarent avoir défini une stratégie globale pour mettre en œuvre la transformation numérique de leur entreprise, et 40% déclarent qu’il existe des initiatives individuelles ou par entité métiers. Seuls 12% d’entre eux en sont encore au stade de la réflexion. Sur une échelle de 1 à 7, 7 étant le niveau le plus mature, les répondants se situent en moyenne à 3,9, avec 82% des répondants dans les catégories 3, 4 ou 5.

    Les objectifs poursuivis par la transformation numérique

    On retrouve l’amélioration de l’expérience client en tête des enjeux que les entreprises considèrent comme « très important » dans le cadre de leur transformation numérique (58%), au même niveau que la fluidification du parcours client. Mais les enjeux ne sont pas seulement externes, puisqu’en 3èmeposition, c’est l’amélioration de la performance opérationnelle qui est considérée par 53% des répondants. Ces priorités font écho aux principaux points faibles des entreprises: la relation client reste souvent difficile à optimiser au regard du décalage qui sépare souvent les pratiques des clients et celles des entreprises. Leur besoin d’agilité est également fort tant les conditions de travail et de collaboration entre métiers restent difficiles.

    Les risques, contraintes et challenges rencontrés

    La disponibilité et l’intégrité des données sont considérées comme le principal challenge technologique de la transformation numérique (49%).L’amélioration de l’expérience client implique l’intégration de nouvelles technologies, de nouvelles parties prenantes et ouvre davantage l’entreprise vers l’extérieur. Dans ce contexte, il semble logique que la sécurité soit un sujet essentiel à relever pour garantir qu’il n’y ait aucun dysfonctionnement ou failles conduisant à une perte de confiance des utilisateurs. Pas surprenant alors que le principal risque associé par les répondants à la transformation numérique soit la perte de confidentialité des données (53,7%).

    Parmi les principales contraintes rencontrées dans le processus, on retrouve en tête la lourdeur de l’organisation et des processus (53,7%), qui représente un véritable frein à la transformation numérique rapide des entreprises. Les contraintes techniques elles (BYOD, infrastructures hybrides, identification des fournisseurs…) ne sont pas considérées comme déterminantes. D’autres points d’attention sont cependant considérés comme des obstacles, dont le déficit de culture numérique des collaborateurs, le manque de proactivité des métiers et l’inadaptation des compétences de la DSI.

     

    Ce sont pourtant les plus impliqués dans les projets de transformation numérique, avec 73% des répondants déclarant une implication forte, voire très forte de la DSI. Ils sont suivis par les DG (63%), les directions marketing (57%) et les CDO (53%).

    Le nouveau DSI

    Par conséquent, le métier de DSI s’en retrouve fortement impacté. 77,5% de répondants considèrent qu’un rapprochement de la DSI avec les autres directions métiers est essentiel à la transformation numérique, afin de combiner la vision stratégique des DG, les besoins des métiers, les attentes des utilisateurs et les expertises des DSI. La transformation numérique implique également une évolution des compétences du DSI (69%) principalement sur trois dimensions :

    • Technique :pour mettre en place de nouvelles architectures et des infrastructures renouvelées (Cloud, …)
    • Managérial :pour le leadership dans la conduite du changement et des relations plus étroites avec les métiers
    • Organisationnel :avec un changement nécessaire de processus et d’approches dans la gestion de projets

    Enfin, les répondants mettent en avant l’évolution du rôle de DSI vers un broker de services (56%), d’applications et d’infrastructures qu’il fournira aux métiers, afin de passer d’une logique de « faire » à une logique de « faire faire ». Ce qui n’impliquera pas nécessairement une marginalisation de la DSI à mesure que les métiers seront de plus en plus autonomes, puisque seuls 10% des répondants voient cette tendance émerger.

     

    Pour obtenir le rapport complet, contactez bmcfrance@hotwirepr.com

  • Comment la publicité en ligne réconcilie le retail avec le digital ?

    Le RTB pourrait supplanter le marketing direct

    Par Stéphane Pitoun – Co-fondateur et CEO d’Adxperience

    La relation entre le retail et le digital a toujours été tumultueuse. Pourtant, en 2015, sur le seul marché français, la croissance du e-commerce était 10 fois supérieure à celle du commerce « traditionnel » (*). L’ère du mobile pourrait perturber ce déséquilibre. Tout le monde ou presque possède désormais un smartphone, tout le temps, partout, dans la poche. Conséquence directe pour le retail : il est désormais bien plus facile pour une enseigne physique de capter un client potentiel au bon moment et de l’accompagner facilement en magasin. Et même de garder le contact avec ce client après son passage en boutique. C’est l’ère du « moment marketing ».

    Le marketing direct « traditionnel » en pleine transformation. Jusqu’à présent, le marketing direct pourrait presque se résumer à l’affichage traditionnel (TV, Affichage, etc.) et à la distribution de coupons promotionnels dans la rue, dans les boîtes aux lettres ou par email. La donne change au fur et à mesure que les technologies mobiles évoluent. Désormais, quand une marque veut générer du trafic dans un magasin, elle a à sa disposition une panoplie d’outils lui permettant d’envoyer des messages géolocalisés en temps réel afin de toucher le consommateur au moment où il est en phase réceptive d’achat. Pour cela, elle s’appuie sur trois leviers opérationnels : les objets connectés, la publicité sur mobile et des outils marketing connectés.

    • Les objets connectés dans leur globalité représentent un levier d’interaction entre le consommateur et les magasins physiques : les smartphones bien sûr, mais également les tablettes, les smartwatches, les bracelets connectés, etc. Demain, dans un centre commercial, une marque pourra croiser les données d’un utilisateur (à condition qu’il donne son autorisation au préalable) pour envoyer une réduction sur un produit que celui-ci aura déjà recherché en ligne.
    • Les techniques d’achats géolocalisés en temps réel : la technologie du Real Time Bidding (RTB), utilisée dans la publicité en ligne et, par extension sur mobile, consiste à allouer en temps réel une impression publicitaire à un annonceur et d’en déterminer le prix grâce à de nombreuses données de l’utilisateur (géolocalisation, historique de navigation, âge, centres d’intérêts, comportement d’achat, etc.). Grâce au RTB, on est désormais capable de cibler de manière ultrafine un utilisateur mobile. Prenons un exemple : une grande enseigne nationale de vente d’articles de sport va chercher à cibler, pour une opération, les internautes ayant visité un site de sport sur les deux dernières semaines. Pour cela, elle va aussi cibler ces internautes au moment où ils sont à proximité de la zone de chalandise d’une de ses enseignes, et ce afin de délivrer le message à une personne intéressée et au moment où celle-ci peut potentiellement se rendre directement en magasin.
    • Des technologies mobiles au service du marketing de proximité. Il existe plusieurs technologies, déjà déployées auprès des utilisateurs qui, associées au RTB, participent également à ce rapprochement entre le retail et le digital :
      • Le « porte-monnaie » électronique (type PassBook sur iPhone ou Google Wallet sur Android) offre une nouvelle manière d’interagir avec l’utilisateur en lui envoyant une information qu’il peut stocker dans ce portefeuille virtuel : billet d’avion, de concert, ou même coupon de réduction. Pour le distributeur, c’est une information facile à envoyer et qui peut avoir un impact non négligeable sur la décision d’achat en magasin. D’autant que ces « Wallets » pourront bientôt permettre de payer directement avec son smartphone, comme c’est le cas aux États-Unis (Apple a annoncé que sa technologie de paiement via smartphone et smartwatch Apple Pay arrivera à l’été 2016 en France).
      • Le Near Field Contact (NFC) est une autre technologie d’échange d’informations intégrée dans la grande majorité des smartphones du marché. Il suffit d’approcher son smartphone d’une borne compatible NFC (une vitrine, une affiche, une caisse, …) pour déclencher une interaction avec l’utilisateur : transmission d’un coupon de réduction, d’une offre promotionnelle, d’une publicité interactive, etc.
    La combinaison de ses 3 leviers ouvre un nouveau champ d’action marketing inespéré pour les distributeurs. Essayons de décrire une campagne de marketing direct utilisant ces nouvelles technologies. Pour cela, reprenons l’exemple de l’enseigne de sport : celle-ci, avec l’approche de l’été, pourrait par exemple chercher tous les internautes ayant montré un intérêt pour le rafting, possédant un smartphone, ayant moins de 23 ans et de sexe masculin.
    1. La marque fait une campagne publicitaire RTB sur mobiles/tablettes/objets connectés : elle peut alors choisir de cibler les utilisateurs pertinents (centre d’intérêt sport, homme, 23 ans, disposant d’un smartphone) dans un premier temps. Puis, elle va réduire sa cible aux utilisateurs se trouvant dans un rayon de moins de 5 km d’un des 100 magasins de la chaine. Enfin, la campagne va être diffusée pendant les heures d’ouverture du magasin le plus proche. Le client intéressé a ainsi de plus grandes chances de se déplacer en magasin. Si l’utilisateur est ciblé par des offres correspondant à ses centres d’intérêts, les chances qu’il se montre réactif vis-à-vis de l’enseigne en question sont optimisées. Ainsi, le ciblage publicitaire est considérablement plus précis et plus puissant que n’importe quelle campagne de marketing direct « traditionnelle ».
    2. Le message contient une offre promotionnelle incitant à bénéficier d’une offre exclusive. Cette offre étant limitée dans le temps, mieux vaut en profiter tout de suite.
    3. L’utilisateur clique et télécharge un coupon dans son portefeuille électronique.
    4. Il se rend en magasin et profite de l’offre en montrant le coupon téléchargé. Plus besoin de carte bancaire, le consommateur paie grâce à son « wallet » et son téléphone.
    5. L’enseigne propose à l’utilisateur de profiter de son programme de fidélité en l’ajoutant à son portefeuille virtuel. Plus de papier, tout est stocké. Par la même occasion, l’utilisateur peut télécharger l’app de l’enseigne en scannant un code barre grâce à son téléphone. Le client entre désormais dans un canal marketing qui permettra à l’enseigne de garder contact avec celui-ci via son application installée.
    6. Ce client sort à présent du canal publicitaire classique. Celui-ci ne sera plus touché par l’enseigne qui prendra soin de le dé-cibler lors de sa prochaine campagne publicitaire.

    C’est l’ère du temps réel, de l’ultra ciblage et de l’interaction. L’ère du « moment advertising ». L’ère du « drive to store ». C’est ce que propose par exemple l’application de GPS mondialement connue Waze. L’affiche des publicités sur l’App ne se fait qu’une fois l’utilisateur à l’arrêt. Un bandeau peut s’afficher sur la moitié supérieure de l’écran, proposant par exemple de le guider vers une enseigne de fast food située à moins d’un kilomètre de sa localisation, l’incitant à faire un détour sur son trajet pour déguster un burger. Plus fort encore : grâce au RTB, Waze analyse les horaires d’ouverture des enseignes et affiche une mention « ouvert » dans son bandeau au sein même de la publicité, ajoutant une information incitative d’importance pour l’utilisateur. Et si la chaîne de fast food est fermée ? Le RTB va empêcher l’affichage de la publicité, évitant ainsi un espace publicitaire « perdu ». Un volet économique reconnu et particulièrement apprécié des annonceurs aujourd’hui, qui font tous la chasse au « cash burning ».Le retail a toujours été un peu fâché avec le digital : les marques qui ne possèdent pas de boutique en ligne sont actuellement peu présentes dans l’achat média, exception faite de certaines campagnes d’images. Aujourd’hui, les technologies comme le RTB offrent des opportunités de communication gigantesques qui vont supplanter progressivement le marketing direct « traditionnel » dans les mois et années à venir.

  • Quand les forces de vente se font ubériser…

    Transition numérique : qui seront les commerciaux de demain ?

    Par Thierry Cavaille, Directeur Général 3Li Business Solutions

    Depuis quelques années, la transition numérique est un enjeu primordial pour toute entreprise, quel que soit son secteur d’activité. Elle représente une priorité majeure pour les dirigeants qui multiplient les achats d’outils informatiques de pointe, notamment au niveau de leurs forces de vente qu’ils équipent de tablettes et de CRM.

    Le déploiement d’une nouvelle solution est souvent considéré comme un enjeu avant tout technologique et la négligence, à tort, du facteur humain prouve que les entreprises n’ont pas encore saisi tous les paramètres de la transition numérique. Si elles souhaitent atteindre leur objectif de performance, il devient urgent qu’elles appréhendent ce changement dans sa globalité en réfléchissant dès à présent à l’avenir de la fonction commerciale au sein de leur organisation.

    La transition numérique remet en cause la valeur ajoutée de la fonction commerciale

    La fonction commerciale, telle que nous la connaissons, n’est pas une fonction très innovante : les forces de vente appliquent et dupliquent un processus reconnu générateur de succès et reproduisent quotidiennement les mêmes actions afin d’assurer leur niveau de performance voire leur rémunération. Dans un contexte de transition numérique où toute tâche répétitive est amenée à être automatisée, les commerciaux qui s’obstineraient à conserver leurs vieilles habitudes pourraient se voir rapidement remis en cause, d’autant plus que sur un plan économique la force de vente représente un investissement bien plus important que son équivalent digital.

    Le commercial tel que nous l’envisageons jusqu’alors assoit une grande partie de sa légitimité sur les informations qu’il détient et délivre à ses prospects. Or, grâce aux outils numériques existants, ces mêmes prospects ont désormais accès à toutes les informations concernant le fournisseur potentiel, ses clients, ses offres, son image, ses collaborateurs ou encore sa santé financière, faisant ainsi perdre à la fonction commerciale l’une de ses valeurs ajoutées historiques. Un changement de fond semble donc être nécessaire mais encore faut-il comprendre les problématiques soulevées par ce déploiement technologique général.

    Les premiers pourraient être les derniers

    Face à cette nécessité d’acclimatation, les sociétés les plus performantes commercialement peuvent aussi s’avérer les plus fragiles. Certaines de leur modèle de vente qui assure pour le moment leur chiffre d’affaires et la satisfaction de leurs clients, elles peuvent adopter une posture confortable mais dangereuse. Pourquoi réfléchir à un nouveau processus puisque l’actuel fonctionne ? Pourquoi prendre un risque en allant vers l’inconnu alors que l’existant et si confortable ?

    A l’inverse, les sociétés les plus jeunes sont souvent les plus agiles car elles sont nées avec la transition numérique. Les enjeux et les risques associés au changement n’existent donc pas pour elles. S’il était primordial pour les entreprises nées dans les années 90, le recrutement de forces de vente est loin d’être une priorité pour ces jeunes sociétés qui portent les problématiques de la transition numérique dans leur ADN. Puisque tout le monde a accès à une grande majorité des informations, elles n’ont en effet plus besoin de les « distribuer » à travers une équipe commerciale mais plutôt de contrôler l’impact de ses informations sur leur processus de développement. La question essentielle n’est donc plus uniquement « Comment vas-je vendre mon produit ? » mais surtout « Comment vas-je exister et me développer dans ce monde digital ? ».

    Un enjeu plus humain que technologique

    Ce n’est certainement pas le déploiement d’un CRM, devenu pourtant quasi-incontournable, qui provoquera la transformation nécessaire : sans une bonne compréhension des enjeux associés, celui-ci s’avère aussi efficace qu’un simple tableur. Envisager la transition numérique à travers un angle uniquement technologique est donc une erreur qui pourrait coûter cher car les nouveaux équipements informatiques ne suffiront pas à adapter la fonction commerciale à ce nouveau monde numérique.

    Pour assurer sa survie, celle-ci doit se réinventer, se penser autrement. Puisque la transition numérique digitalise les actions répétitives et les rend mesurables, les commerciaux doivent déplacer leur périmètre d’actions et créer une différence autre que celle, historique et factuelle, qu’ils ont pour habitude de mettre en avant. Ainsi, pour trouver sa place dans un monde numérique, la fonction commerciale doit s’imposer sur un territoire où la relation prime sur l’information, un territoire où la compréhension des enjeux, des doutes et des risques ne peut se faire que dans l’interaction entre les individus.

    La fonction commerciale est donc un métier d’avenir à condition qu’elle accepte de se transformer, de s’adapter à ce nouveau monde du tout-numérique et aux nouvelles attentes des entreprises. Elle doit quitter ses automatismes pour se consacrer à l’humain, à la compréhension et à la gestion des émotions. Celui qui aime vendre sera remplacé par celui qui aime écouter. Si la finalité reste la même, l’idée n’est plus de construire un discours autour des produits et des services proposés mais de créer un dialogue autour des problématiques du client et de leur résolution. La transition numérique permet aux entreprises de revisiter l’ensemble de leurs processus, de leurs coûts, de les découper afin de rechercher le meilleur ROI pour chaque opération. A elles aujourd’hui d’accompagner leurs forces de vente sur ce nouveau chemin afin de faire ressortir la vrai valeur ajoutée qu’elles recèlent.

     

  • TPE – PME comment intégrer les pratiques digitales ?

    Les digiteurs : une plateforme dédiée à la transformation numérique des TPE

    La CCI Paris Ile-de-France lance une série d’actions en faveur de la digitalisation « globale » des entreprises, et plus particulièrement des TPE, PME et commerces. Elle a présenté le mercredi 29 juin une nouvelle plateforme web d’information et de services numériques, lesdigiteurs.fr, pour permettre aux PME qui n’ont pas encore sauté le pas et à celles qui veulent aller plus loin, d’intégrer les pratiques digitales au service de leur activité quotidienne.

    Tout l’écosystème de l’entreprise, quelle que soit sa taille, est impacté par la transformation numérique. Les entreprises ayant une bonne maturité numérique connaîtraient une croissance six fois plus forte que celles qui n’ont pas encore pris le virage du digital[1]. Dans ce contexte, la CCI Paris Ile-de-France propose aux entreprises de repenser l’ensemble de leur business model et de développer efficacement leur activité au quotidien grâce à la transition digitale. Les TPE-PME n’ont pas toujours les moyens d’avoir un manager dédié à cette transformation numérique, ni l’agilité des start-up issues du digital. Pour éviter le décrochage numérique, la CCI Paris Ile-de-France leur propose un véritable coaching numérique avec la création de la plateforme lesdigiteurs.fr et le show-room du digital et centre de formations « Les digiteurs » (anciennement Echangeur PME Ile-de-France). La CCI Paris Ile-de-France se place ainsi au cœur des démarches visant l’usage démultiplié du digital pour les entreprises.

    La plateforme présentée le 29 juin permet aux TPE, PME et commerces d’accéder à une information sur mesure concernant la révolution digitale et ses enjeux. Elle met à disposition une méthode de transformation digitale sous la forme de diagnostics de maturité digitale, de parcours de transformation et d’assistance à la conduite du projet de digitalisation de l’entreprise. Les entreprises peuvent également découvrir des solutions de digitalisation adaptées à leur spécificité.

    La CCI Paris Ile-de-France confirme avec les « digiteurs » sa volonté d’intervenir au service des entreprises franciliennes en tant qu’acteur de leur digitalisation

     

  • Comment les patrons de TPE perçoivent la digitalisation de leur activité ?

    American Express publie une nouvelle étude sur la digitalisation des patrons de TPE.

    Si l’on perçoit des prémices, on ne peut pas encore parler de révolution…

    Dans cette étude, les dirigeants ont répondu sur leurs équipements digitaux, leur utilisation des réseaux sociaux, et sur les usages liés à la gestion de leur compte et leurs moyens de paiement.

    Voici les principaux enseignements de cette étude :

    • Les patrons de TPE ont des équipement digitaux : ils sont notamment très largement équipés d’ordinateurs (87%).
    • Parmi les patrons de TPE qui ne sont pas du tout équipés, 36% déclarent ne pas maîtriser leur utilisation.
    • L’utilisation des réseaux sociaux est encore limitée chez les patrons de TPE : le plus utilisé est Facebook avec seulement 37% d’utilisateurs. Ils sont seulement 18% à utiliser LinkedIn et 12% pour Viadeo. Le réseau social Twitter, pour sa part, ferme la marche avec 9% d’utilisateurs.
    • Les petits patrons qui utilisent les réseaux sociaux le font majoritairement pour faire de la publicité (55%).
    • Plus de la moitié des dirigeants de petites entreprises utilisent des services en ligne pour la gestion de leur entreprise (59%).Pour son second cycle d’études sur les patrons de TPE, American Express s’est penché sur la digitalisation des dirigeants de petites entreprises.Les patrons de TPE utilisent largement des équipements digitauxUne très large partie des patrons de TPE possèdent des équipements digitaux. En effet, 87% des patrons sont équipés d’un ordinateur et 6 sur 10 utilisent un smartphone. En revanche, ils sont seulement 4 sur 10 à avoir une tablette.

      Les patrons de TPE sont tout de même 11% à ne posséder aucun équipement pour leur activité professionnelle. La principale raison à cela étant qu’ils n’en ont pas besoin (69%) ou alors qu’ils se servent de leur équipement personnel (49%). Ils sont tout de même 36% à déclarer ne pas maîtriser leur utilisation.

      S’agissant des sites internet, les dirigeants de petites entreprises sont 6 sur 10 à en avoir un. Parmi ces derniers, ils sont 3 sur 10 à proposer une plateforme de e-commerce.

      Les réseaux sociaux sont encore sous-exploités, se limitant à une utilisation publicitaire

    Les patrons de TPE n’utilisent que peu les réseaux sociaux. C’est Facebook qui rassemble le plus d’utilisateurs (37%).

    De manière plus surprenante, les réseaux sociaux tournés vers la sphère professionnelle ne sont pas plébiscités par les petits patrons. En effet, ils sont seulement 18% à utiliser LinkedIn et 12% pour Viadeo. Le réseau social Twitter, pour sa part, ferme la marche avec 9% d’utilisateurs.

    Les petits patrons utilisent les réseaux sociaux majoritairement pour faire de la publicité (55%). S’ils sont 20% à déclarer le faire souvent, ils sont 27% à ne le faire que de temps en temps.
    En dehors de la publicité, les autres utilisations sont plus limitées : 29% les utilisent pour de la veille concurrentielle, 25% pour la prospection commerciale, 23% pour l’obtention de recommandation et uniquement 9% pour le recrutement de collaborateurs.

    Une mue digitale qui touche la gestion de l’entreprise mais pas encore les moyens de paiement

    Les patrons de TPE utilisent largement des services en ligne qui leur permettent de gérer leurs comptes professionnels. En effet, 59% ont recours à ces services mais ils sont seulement 11% à avoir téléchargé une application leur permettant de les aider dans la gestion de leur entreprise et à l’avoir effectivement utilisée.

    La dématérialisation des moyens de paiement n’est pas encore à l’ordre du jour : le chèque reste le principal moyen de paiement des clients des TPE (89%). Les patrons de TPE utilisent également très largement les chèques pour payer leurs fournisseurs (79%) mais ont aussi recours aux virements (74%).

    « Voici plusieurs années que l’on entend parler de la révolution digitale dans les entreprises. Ce phénomène s’avère beaucoup complexe que l’on se l’imagine quand il s’agit de lui donner une existence concrète. Cela est particulièrement vrai dans les petites entreprises dans lesquelles, la mutation digitale est quasi entièrement portée par le patron, explique Pierre- François Brézès, Vice-Président et Directeur Général de l’activité Global Commercial Payments chez American Express France, American Express propose d’accompagner les dirigeants dans cette mue notamment en mettant en place avec eux, des outils de gestion dématérialisée de leur entreprise.»