Catégorie : Startup

  • La Fevad et KPMG publient l’annuaire des start-up e-commerce

    La Fevad et KPMG publient l’annuaire des start-up e-commerce

    A l’occasion de la Paris Retail Week, la Fevad et KPMG publient pour la toute première fois, l’annuaire 2018-2019 des start-up e-commerce.

    L’annuaire a pour objectif de présenter une liste de start-up proposant des solutions e-commerce particulièrement innovantes à destination des sites marchands. Il est le fruit d’un processus rigoureux de sélection mis au point par la Fevad et les équipes Consumer & Retail de KPMG, dans le cadre de la deuxième édition du Challenge Start Me Up.

    Il a été réalisé avec l’appui d’un Advisory Board spécialement réuni pour l’occasion et composé de dirigeants et d’entrepreneurs, reconnus pour leur expertise et leur engagement en matière d’innovation e-commerce.

    Les start-up recensées dans cet annuaire ont été regroupées par domaine. Chacune d’entre elles a fait l’objet d’une fiche synthétique qui reprend les informations essentielles sur son activité, ainsi que sa position dans le classement Start Me Up réalisé par la Fevad et KPMG.

    Le but de l’annuaire est notamment de permettre aux sites marchands d’identifier les start-up les plus innovantes et les plus performantes. Il s’adresse donc en priorité à tous les e-commerçants qui souhaitent conduire des projets d’open innovation destinés à accélérer leur développement et renforcer leur performance.

    Les investisseurs y trouveront également des éléments d’appréciation qui pourront leur être utiles dans l’analyse et l’évaluation de leurs futurs investissements e-commerce.

    Enfin, l’annuaire offre un bon reflet des tendances du moment en matière d’innovation e-commerce. A travers cette publication, la Fevad et KPMG entendent contribuer à favoriser l’innovation au service de la compétitivité et de la performance du e-commerce français.

    Téléchargez l’annuaire des start-up e-commerce
  • Les 10 startups qui rejoignent le startup Garage de Facebook

    Le Startup Garage de Facebook : la Saison 2 est officiellement lancée !

    • 10 nouvelles jeunes entreprises, à l’avant-garde de l’innovation sur la donnée, rejoignent le programme pendant 6 mois
    • Le bilan de la première édition du Startup Garage en 2017 est prometteur, avec plus de 80 % des startups qui ont atteint leurs objectifs de développement et plus de 40 millions d’euros levés

    Une promotion de 10 nouvelles startups prometteuses, à l’avant-garde DE l’innovation

    Parmi les 350 startups qui ont répondu à l’appel à candidatures en février dernier, 10 entreprises à l’avant-garde de la valorisation de la donnée ont été sélectionnées pour rejoindre la saison 2 du Startup Garage from Facebook.

    Le Startup Garage de Facebook poursuit son engagement pour l’économie digitale française, en intégrant une promotion de startups prometteuses, qui visent à aider les gens à gérer leurs données ou à s’en servir pour prendre de meilleures décisions, ou encore améliorer leur quotidien. Le Startup Garage aide notamment les startups à adopter l’approche « Privacy by design », en les aidant à développer des produits et services qui intègrent, dès leur conception et lors de chaque utilisation, le plus haut niveau possible de protection des données personnelles de leurs utilisateurs.

    Pour accompagner ces 10 startups durant 6 mois, les équipes de La Javaness, un acteur de l’écosystème spécialisé dans l’incubation de startups, travailleront avec le Startup Garage from Facebook à la mise en place des différents ateliers et aideront les startups au quotidien.

    Les 10 startups qui rejoignent le startup Garage de Facebook

    Pour cette deuxième saison, la moitié des startups porte des projets à forte valeur sociétale, axés sur l’accessibilité, l’inclusion, l’aide à la personne ou encore le lien social :

    • Ava : Ava est une application permettant de sous-titrer en temps réel tous types de conversations, permettant ainsi de les rendre plus facilement accessibles aux sourds et aux malentendants. L’Intelligence Artificielle retranscrit en temps réel et identifie les différents locuteurs. Ava a été conçue pour concilier accessibilité de l’information et anonymité (les transcripts des conversations ne sont pas conservés sur le serveur).
    • Axeptio : A la manière des avis clients, Axeptio est le tiers de confiance qui recueille et certifie les consentements utilisateurs, conformément aux exigences du GDPR. Cette startup permet ainsi aux entreprises de valoriser leurs bonnes pratiques et de créer un nouveau lien de confiance avec leurs utilisateurs.
    • Publidata : Publidata est une plateforme transterritoriale de données et services publics qui permet aux collectivités de gagner à la fois en efficacité – dans la production, mise en qualité et circulation des informations dont ils sont garants – et en crédibilité, via des outils de mise en place instantanée de supports digitaux contextuels, qualitatifs et fiables. Publidata permet à ce sujet de rendre lisible et contextuelle l’offre de services des acteurs publics ou assimilés en fonction d’informations personnelles.
    • RandomCoffee : RandomCoffee aide les entreprises à favoriser des rencontres ciblées entre leurs collaborateurs. RandomCoffee s’appuie sur les données personnelles comme les services, les expertises ou les centres d’intérêts pour créer des connexions intelligentes entre collaborateurs d’une même entreprise.
    • Chance : Chance développe une solution qui démocratise le coaching professionnel pour permettre aux chercheurs d’emploi de révéler leurs talents invisibles. Grâce aux données issues du coaching et des différentes interactions avec les talents accompagnés, Chance améliore en continu la qualité de l’accompagnement mais aussi les recommandations de parcours professionnels.
    • Entourage : Entourage est une application au service des sans-abris pour créer du lien social. L’application Entourage utilise les données à caractère personnel comme un moyen de donner un pouvoir à chacun, en particulier aux sans-abris. Entourage garantit la sécurité et la confidentialité de chaque utilisateur, tout en leur permettant d’entrer en contact avec les autres.
    • DataGalaxy : DataGalaxy est la première plateforme agile de gouvernance de données qui permet de recenser les données personnelles au sein des entreprises (leur définition, leurs lieux de stockage et leurs parcours) et d’en assurer la traçabilité.
    • Foodvisor : Foodvisor est une application de nutrition basée sur une technologie de reconnaissance d’image afin d’estimer les quantités et de fournir les informations nutritionnelles. Les utilisateurs fournissent des informations afin d’avoir de l’aider pour mieux à atteindre leur objectif de santé. Foodvisor utilise uniquement leurs données pour améliorer le produit, les recommandations et les algorithmes.
    • Goshaba : Goshaba est une solution qui permet d’identifier les meilleurs profils pour un poste à travers un parcours gamifié basé sur les sciences cognitives. Goshaba propose aux entreprises une solution qui permet de mieux recruter en pré-qualifiant les candidats à la fois en termes de compétences et d’expérience, mais aussi en termes de personnalité et de fit culturel. Cette solution s’appuie sur les sciences cognitives, la gamificattion et le smart data.
    • RogerVoice : RogerVoice est une application qui permet aux sourds et malentendants de communiquer par téléphone.

    Un programme de soutien des startups françaises les plus innovantes

    Inauguré en janvier 2017 par Sheryl Sandberg, COO de Facebook, le « Startup Garage from Facebook » est la première initiative mondiale de Facebook dédiée à soutenir et accompagner dans un lieu physique les jeunes entreprises travaillant sur des projets liés à la valorisation des données pour créer des services utiles à la vie quotidienne. Les grandes idées peuvent rapidement prendre leur envol quand les startups se voient offrir l’espace et l’accompagnement nécessaires pour se développer ensemble et apprendre les unes des autres.

    C’est pourquoi le Startup Garage offre une opportunité idéale : les startups sont installées au cœur de l’écosystème pendant 6 mois, et bénéficient d’un programme unique animé par des experts mondiaux et des mentors de Facebook, avec des conseils-sur-mesure, des rencontres mensuelles et des ateliers de travail pour développer leur entreprise et se familiariser avec les aspects liés à leur activité.

    Caroline Matte, Responsable du programme Startup Garage de Facebook, se réjouit :“Nous sommes ravis d’accueillir cette nouvelle promotion de startups et de les accompagner durant ces 6 prochains mois. Dans cette deuxième saison, nous mettons en avant des jeunes entreprises qui sont, pour beaucoup, tournées vers l’aide aux entreprises et aux pouvoirs publics dans la gestion et l’organisation de leurs données, première étape nécessaire à la mise en place du nouveau Règlement général sur la protection des données. Nous avons hâte de commencer à découvrir comment le Startup Garage peut les aider à pousser leurs projets !”

    Facebook est né d’un écosystème de startups vigoureux qui lui a permis d’avancer et d’innover rapidement, et c’est pour cette raison qu’il s’engage, avec son Startup Garage, à soutenir la prochaine génération de success stories de startups en France.

     

  • #VivaTech #SimplifierLaVie – Les coups de cœur de La Brigade du Web

    Les coups de cœur de La Brigade du Web

    Dense, riche, parfois éprouvant… c’est tout celà VivaTech !
    Pour sa troisième édition l’événement qui veut concurrencer le CES de Las Vegas a tenu ses promesses avec d’incroyables innovations comme :
    – se déplacer avec la navette autonome Navya,

    – Visiter les pyramides dans le Alibaba VR Park ; ou encore Wandercraft et son exosquelette qui permet aux personnes à mobilité réduite de remarcher, sans oublier Airbus et Audi qui ont présenté leur modèle de voiture volante.

    Et puis, il y a les inattendus comme la présence de la DGSE. Un stand discret certes mais le Bureau des Légendes recrutait pour l’occasion.

    Tout celà fait rêver , mais au delà du rêve, il y aussi une multitude de startups dont le seul objectif est de veiller à notre santé, notre bien être au travail, à l’environnement…

    La Brigade Du Web était présente, en tant que partenaire social media pour l’occasion sur le stand #SimplifierLaVie du Groupe La Poste, nous vous livrons nos coups de coeur.

    Les coups de coeur de Jonathan Chan

     

    FundTruck :
    Au lieu de servir des menus, le FundTruck sert des projets de start-up

     

    Le Fundtruck est un concours dédié aux startups sous forme de roadshow. Des startups sélectionnées parcourent toute la France pour accroître leur visibilité.
    J’apprécie ce concept car le développement des startups reste une affaire parisienne alors que les valeurs de l’innovation sont universelles. Il s’agit du parti que prend Fund Truck et on ne peut que saluer cette initiative.

    Bear : le retour du print par la réalité augmentée

    Bear est une solution pour transformer la plupart des supports print en animation de réalité augmentée à partir du mobile.

    Ainsi, le papier devient interactif, le modèle change et épouse désormais les codes du digital. Le print devient un vrai outil de communication. Ce que je souligne sur cette startup est le fait qu’elle répond aux besoins des professionnels. En effet, la startup propose de tracker les résultats des différentes campagnes et est adaptable en proposant son API aux développeurs.

    Le Crypto radiateur Qarnot renouvelle son pari

    La startup Qarnot était auparavant connu avec un radiateur qui se servait de la chaleur dégagée par les data centers et les processeurs d’ordinateur ;

    Cette année, elle a conçu le premier crypto radiateur qui permet à la fois de se chauffer tout en générant du revenu. En fonction de sa monnaie virtuelle, le radiateur arrive à générer un complément de revenu de 1 200€/annuel.

    Je souligne la capacité de la startup à répondre aux besoins écologiques tout en pensant à la rentabilité.

    Monimalz : la tirelire connectée remise au goût du jour

    Avec la tirelire connectée Monimalz, les parents pourront éduquer les enfants de bas âge à réaliser des économies. L’argent peut être ajouté physiquement ou virtuellement au choix. On peut souligner le design soigné et surtout les animations en Pixel Art.

    Monimalz nous donne le sentiment d’une nostalgie remise à l’ordre du jour, en reliant naturellement le pont entre le physique et le digital. Un objet connecté touchant réalisé par « Yellow Innovations ».

    https://twitter.com/ChanPerco/status/1000049382530732032

     

    Les coups de coeur de Catherine Cervoni

     

    #Fintech #Mpost Easytransac : Des solutions d’encaissement pour tous !

    Easytransac est une appli qui permet aux commerçants d’encaisser les achats des clients que ce soit en boutique ou en ligne. Le paiement se fait par carte bancaire en sans contact (sans limite de plafond) ou en flash sur le mobile. Les transactions sont cryptées et aucune donnée n’est stockée dans le smartphone. Les livreurs peuvent en être équipés afin de remettre le colis contre le règlement des produits commandés.

    #eSante Nouveal E-santé : éditeur d’e-fitback à chaque étape du parcours de soins 

    Nouveal e-santé est une appli pour coordonner le parcours de soins des patients. L’hospitalisation ambulatoire se développe. Avec l’appli E-fitback le patient communique à l’établissement hospitalier tous les documents nécessaires à son admission et prépare son retour à la maison. Une fois chez lui après son hospitalisation, l’équipe soignante veille à distance à sa convalescence et analyse les données transmises par le patient. En cas de problème une alerte est envoyée via un bracelet connecté à l’équipe médicale qui peut ainsi réagir immédiatement.

    #Education : Kidscare : l’appli et site pour tous les acteurs de l’école

    Kidscare est une appli qui dématérialise le carnet de correspondance. La communication avec l’école élémentaire est fluidifiée. Absence signalée instantanément, annulation de cantine, demande de RDV … tout se fait via l’appli. Vous êtes coincé au travail et vous ne pouvez pas aller chercher votre enfant ? Pas de panique, une fois que vous avez trouvé une bonne âme pour vous remplacer, il suffit de télécharger sa photo et de la transmettre même à la dernière minute à l’école. Elle pourra ainsi vérifier qu’elle remet bien votre enfant à la bonne personne. Une appli pensée et créée par trois femmes…

    HabitatParticipatif : OFilDesVoisins : une plateforme pour choisir ses voisins et son mode de vie

    OFilDesVoisins fonctionne comme un site de rencontre mais entre personnes qui partagent une vision, des valeurs et une vision communes de leur style de vie. Ils choisissent un lieu, co-construisent leurs logements selon leurs envies et besoins, imaginent les espaces mutualisés … Intergénérationnel, écologique, humain … les futurs propriétaires deviennent les acteurs de leur vie.

     

    Les coups de coeur de Camille Jourdain 

     » Le Vélo” intelligent de Yellow Innovation et La Poste

     

    Yellow Innovation, c’est une startup du groupe La Poste. Leur équipe développe des produits avec une expérience utilisateur remarquable. A l’occasion de VivaTech, ils ont présenté un vélo électrique et connecté qui m’a beaucoup plu et qui devrait plaire à un grand nombre d’utilisateurs. Sa force : avoir été pensé pour répondre aux attentes de l’utilisateur et aux nouvelles problématiques de mobilité urbaine.

    La mobilité était une thématique bien présente à VivaTech cette année. Avec plus de 200 start-up dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace, de l’automobile, la mobilité était clairement une tendance phare de l’événement comme au CES de Las Vegas cinq mois plus tôt. Les innovations en matière de mobilité ont même été encore plus impressionnantes à VivaTech avec des drones de livraison, des robots taxis, des voitures volantes et un vélo intelligent.

    Ce Vélo de La Poste a été imaginé pour relier les personnes entre elles et les lieux entre eux. Il est bien sûr connecté puisqu’il repose sur une plateforme de services open-source permettant de télécharger des applications comme sur un AppStore. Il permet aussi aux utilisateurs de s’approprier le système en développant de nouvelles fonctionnalités. En plus des usages de base comme le GPS, le kilométrage ou la vitesse, on peut intégrer des fonctionnalités beaucoup plus intelligentes. C’est un univers ouvert à toutes formes d’usages destinés à simplifier la vie des utilisateurs.

    Petit exemple d’application imaginée par Yellow : «Yoda ». Celle-ci va prodiguer des conseils au cycliste en fonction de son contexte : l’heure, le lieu, la météo, la date ou encore la puissance appliquée aux pédales du vélo. Un écran intégré à la potence affiche de manière contextuelle toutes les informations dont l’utilisateur a besoin en situation de mobilité. Son cerveau se matérialise par un ordinateur de bord qui communique en permanence avec le smartphone du cycliste.

    Quelques mots sur l’autonomie pour terminer puisqu’il s’agit d’un critère important quand on parle d’électricité. Le vélo bénéficie d’une autonomie de 40km avec la batterie principale. A cela s’ajoute une batterie de la taille d’un iPhone, rechargeable en usbc sur un ordinateur en 40min, permettant de faire quelques kilomètres supplémentaires. En plus, il a de l’allure ce vélo. J’aime beaucoup son look qui rappellera chez certains l’élégance de berlines françaises mythiques.

    Les coups de coeur de Fabrice Frossard 

     

     

    Connected Cycle : utiliser le wifi pour localiser ses biens

    Difficile de choisir les startups tant la qualité des entreprises présentes était unanimement partagée. Toutefois, j’ai apprécié la bonne idée de Connected Cycle qui a mis au point un traqueur pour suivre et localiser son ou des vélos, ou tout autre bien dans le cadre de la logistique (palettes, containers etc.). L’utilisation du wifi pour géolocaliser les assets est très malin. Avec 1,5 milliards de bornes wifi de par le monde, la question d’une borne avec une technologie moins répandue (LoRa, Wise, Sigfox ou de type GSM…) ne se pose pas.

    EVA : voyager en drone autonome

    Plus glamour et aspirationnel, la startup EVA propose un drone autonome pour assurer ses déplacements. Certes à 250 K€ le drone, c’est clairement réservé aux happys fews (mais #LBDW à les moyens), mais survoler avec condescendance les embouteillages parisiens, lyonnais ou marseillais n’a pas de prix. Nous en avons réservé 7.

     

     

    Les coups de coeur de Maëva Ramsahai :
    notre TOP stagiaire ! 

    Jaab : le moyen de paiement pour les jeunes !

    Le Jaab est un moyen de paiement sans contact pour les jeunes limité à 30€. Grâce à l’appli, les parents rechargent le Jaab de leurs enfants et sont notifiés à chaque transaction. Le Jaab n’est pas un compte bancaire, les paiements se font uniquement chez les commerçants. Cette invention permet de dématérialiser l’argent de poche des enfants et surtout, de les responsabiliser ! S’il est perdu, il suffit de le géolocaliser via l’application et de le verrouiller. Et en plus, l’enfant peut le personnaliser en choisissant sa coque et son pseudo.

     

  • #JFD18 Les femmes au coeur de l’innovation

    La 6ème édition de la JFD : un événement grand public à succès, actions concrètes pour les femmes dans le digital et lancement de la Fondation Margaret

    La JFD18 qui s’est tenue le 17 avril 2018 à la Maison de la Radio autour du thème “#ForABetterWorld, Le temps de l’action” a rassemblé une audience considérable grâce à un dispositif digital de grande envergure qui a permis au plus grand nombre de vivre en temps réel cet événement inspirant ! Entrepreneures et intrapreneures, toutes en chemises blanches, ont dévoilé leurs actions et engagements concrets pour agir. Parmi eux, le lancement de la Fondation Margaret qui redonne la place aux femmes dans le digital

    #JFD18 #ForABetterWorld, Le temps de l’action #LesMargaret

    La JFD, l’événement qui célèbre l’innovation au féminin 

    Ouverte par Sibyle Veil, pour sa première prise de parole publique en tant que Présidente Directrice Générale de Radio France, cette 6ème édition a rassemblé sur scène pas moins de 60 intervenants qui participent à la construction d’un monde meilleur grâce au digital. Engagée de longue date sur l’égalité femmes-hommes Stéphane Pallez, PDG de la FDJ, marraine de cette nouvelle édition, a partagé les actions menées par le groupe pour attirer plus de femmes dans les métiers du digital.

    Parmi les temps forts qu’il ne fallait pas manquer : la présentation des résultats de l’étude en présence de Mounir Mahjoubi, secretaire d’état au Numérique, “Elles changent le monde”, réalisée en partenariat avec Capgemini Consulting et La French Tech qui révèle notamment que 82% des femmes entrepreneures n’ont pas suivi de formation spécifique (coaching, e-learning, études supérieures…) et 67% des femmes disent privilégier d’autres moyens de financement que la levée de fonds. 

    “ Nous nous réjouissons d’un changement des mentalités depuis la première édition de la JFD. Cependant les chiffres stagnent avec 28% de femmes dans le numérique et 11% de femmes à la tête de start-up tech en France. Pour rappel, selon l’Union Européenne le PIB européen augmenterait de 9 milliards d’euros par an si les femmes représentaient la moitié du secteur du numérique, alors ne perdons plus de temps à passer à l’action ! ” déclare Delphine Remy-Boutang, co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale, fondatrice du JFD Club, de la Fondation Margaret et de l’agence the bureau. Et ajoute: “ Ne pas féminiser les métiers liés à l’intelligence artificielle, c’est recréer les biais et les stéréotypes de notre société actuelle et de construire un futur toujours plus inégalitaire.”

    Les Margaret et le lancement de la Fondation Margaret 

    Pour plus de rôles modèles dans le numérique. Après les César, les Oscar, les Margaret 

    En hommage à Margaret Hamilton, codeuse informaticienne de la NASA, le prix “Les Margaret” a été remis à trois femmes qui incarnent par leurs projets comment le digital peut être au service d’un monde meilleur. Cette année, en plus des catégories Femme Digitale Entrepreneure et Femme Digitale Intrapreneure, le jury a récompensé une troisième femme par un Prix spécial.

    Catégorie Femme Digitale Entrepreneure : Lucie Basch, Too Good To Go

    Lucie Basch est la co-fondatrice de Too Good To Go. L’application permet aux utilisateurs d’acheter les invendus alimentaires à très bas prix autour de chez eux.

    Catégorie Femme Digitale  Intrapreneure : Siham Laux, Ô fil des voisins (La Poste)

    Siham Laux est CEO et co-fondatrice de Ô fil des voisins, plateforme qui permet de mettre en relation les personnes qui souhaitent bâtir un projet d’habitat participatif afin de co-construire et de partager des espaces communs.

    Prix Spécial du Jury : Céline Bardet, We Are Weapons of War

    Céline Bardet, est la co-fondatrice de l’ONG We Are Not Weapons of War qui soutient les victimes de violences sexuelles et de crimes de guerre dans le monde et les aide à constituer des dossiers solides à présenter devant la Cour pénale internationale.

    Les lauréates se sont vues décerner un trophée digital conçu par l’artiste Judith Darmont par le biais d’une expérience immersive de réalité augmentée HoloLens réalisée par Synergiz.

    La remise des prix fut également l’occasion d’annoncer la création de la Fondation Margaret qui s’engage autour de cinq axes d’actions concrètes : la mise en avant de rôles modèles, l’éducation, le coaching, la communication et le financement. Sa mission est d’augmenter le nombre de femmes dans le numérique et de soutenir leurs projets, notamment en proposant des bourses et des formations pour les femmes souhaitant s’orienter dans les métiers de l’innovation et les sensibiliser à l’entrepreneuriat et à la tech dès le lycée.

    Des actions concrètes annoncées pour plus de femmes digitales 

    A cette occasion, Coca-Cola a lancé en partenariat avec Force Femmes une plateforme d’e-learning pour la réinsertion professionnelle des femmes, Facebook a présenté son programme #SheMeansBusiness qui propose de former 2500 femmes en France; quant à Google, ils ont annoncé la création d’Ateliers Numériques pour des formations en ligne; ou encore Microsoft qui a lancé récemment son école éponyme dédiée à l’IA et a proposé des initiations au code pendant la Journée. Les participants se sont vu remettre un certificat d’accomplissement.

    Télécharger l’étude #JFD18

  • Les 5 conseils de Moshe Yanai pour devenir une licorne

    Les 5 conseils de Moshe Yanai pour devenir une licorne

    Moshe Yanai, l’incontournable du stockage de données, a fondé et dirige la licorne Infinidat.

    Il y aurait désormais 154 jeunes sociétés non cotées et valorisées à plus d’un milliard de dollars, selon le Wall Street Journal et Dow Jones VentureSource, et devenir une licorne est le graal de beaucoup d’entrepreneurs de startups. Voici les cinq conseils de Moshe Yanai, fondateur d’Infinidat, la licorne israélienne du stockage

    L’innovation de rupture ou analyser les problématiques d’un marché pour imaginer une innovation qui y répondra

    Il n’y a pas de formule miracle pour devenir une licorne, mais s’il faut trouver un point commun entre toutes ces entreprises, c’est bien d’avoir trouvé la bonne invention et la transformer en un produit gagnant sur le marché.

    Au cours des 20 dernières années, Clayton Christensen a popularisé le concept « d’innovation disruptive », qui explique que pour « perturber » un marché, il fallait utiliser des composants haut de gamme pour créer un produit en se concentrant sur un segment de marché restreint, puis d’échanger dans un second temps avec les grands comptes. Ce produit finissant par devenir plus abouti, faisait alors partie des « innovations disruptives » modifiant les marchés existants. Beaucoup de licornes telles que Planet Labs, Twilio ou encore Mulesoft ont pourtant fait tout l’inverse. Ces entreprises n’ont jamais cessé de cibler un marché haut de gamme avec des composants à prix compétitifs, défiant donc le bon sens commun selon lequel « si l’on veut développer une voiture rapide, comme une Porsche, on doit y mettre des pièces couteuses ».

    Lancer son produit au bon moment et le faire évoluer

    Mais ce n’est pas qu’une question de produit, il faut également avoir le bon timing. En effet, il y a un point d’inflexion quand la solution a du sens pour le client et le marché. Symmetrix a été lancé en 1990, lorsque la vitesse de transfert des données entre le stockage et le serveur est devenue un intérêt majeur. Pourquoi ? Parce que c’était le moment de l’émergence des bases de données. Mais ce bon timing doit s’inscrire également dans le temps ; ainsi les entreprises doivent anticiper son évolution à l’aide de nouvelles fonctionnalités ou d’ouverture sur des marchés verticaux. L’adaptation du produit sur d’autres marchés et pays est la clé pour une croissance externe rapide et performante.

    La satisfaction client au cœur de la stratégie

     Évitons les lapalissades indiquant que la satisfaction client est indispensable pour la longévité et la réputation d’une entreprise. Aujourd’hui, les compagnies d’assurance et les banques ont commencé à tenir des registres de leurs transactions et de leurs interactions avec leurs clients sur une période plus longue, car leurs services de marketing ont découvert qu’ils pouvaient exploiter les données pour trouver de nouveaux moyens d’atteindre les clients (et les prospects) et de mieux les servir. Cette nouvelle fascination pour les données, aidée par une nouvelle manière de les organiser et de les analyser va permettre d’engager davantage la satisfaction client. Les licornes d’aujourd’hui et de demain doivent s’appuyer sur l’intelligence artificielle et le machine learning, et ainsi fournir des solutions permettant à ces compagnies de mieux exploiter les données pour fidéliser leurs clients et atteindre de nouveaux prospects.

    Créer soi-même ce qu’on ne peut recevoir ailleurs

    Les nouvelles entreprises axées sur les données telles que Google, Facebook et Amazon ont construit leurs propres infrastructures informatiques pour gérer les besoins sans précédent de leur entreprise en matière de gestion de données, plutôt que de s’en remettre aux fournisseurs informatiques externes. Ils voulaient surmonter le coût, la complexité opérationnelle et les limites liées aux réseaux de datacenters, comme le décrit un article de Google. Lorsque les prestataires externes n’apportent pas entière satisfaction pour le bon déroulement des process, les futures licornes ne doivent pas hésiter à se donner les moyens de reprendre ce même schéma.

    Recrutement et motivation, le moteur de l’entreprise

     Dernier élément, et pas des moindres, pour une innovation disruptive réussie : réunir une bonne équipe et leur fournir une vision passionnante et motivante. Si les dirigeants sont le moteur indispensable pour le développement de l’entreprise, les salariés en sont les rouages et donneront une impulsion à l’entreprise. Il ne faut pas oublier que ces derniers mettront en action les directions et les stratégies avancées par les dirigeants. Ce sont eux, qui trouveront des solutions qui accélèreront l’innovation des produits et aideront à sa bonne évolution sur le marché.

    Si une entreprise souhaite bénéficier de multiples perspectives et expériences, il ne faut pas négliger la collaboration entre les différentes générations, à savoir les très jeunes, les personnes avec dix ou vingt ans d’expérience et les séniors. Lorsque l’entreprise rencontre un problème particulièrement difficile à gérer, la réunion d’une équipe de choc avec les trois générations permettra d’affronter avec plus de recul et d’initiatives la situation.

     

  • #EMKTP2018 #Startup – RDV le 11/04 « Comment créer une marque bankable ? »

    « Comment créer une marque bankable ? »

    A l’occasion du salon eMarketing Paris 2018 Pte de Versailles le 11 Avril, cinq intervenants s’exprimeront sur :

    • Comment déployer une stratégie de marque ?
    • Comment réaliser un plan de communication efficace ?
    • La digitalisation, le brand content et l’utilisation de la viralité des médias sociaux, quelles sont les bonnes pratiques à connaître ?
    • Quelle est la check-list pour stimuler l’expérience client et fidéliser rapidement ?
    • Comment faire évoluer la marque ou la faire renaître ?En bref : comment créer une marque bankable ?

    J’aurais le plaisir d’accueillir :

    Made.com :
    Jessica DELPIROU General manager

     

     

     

    En voiture Simone :
    Edouard RUDOLF, Fondateur

     

     

    Mon petit gazon :
    Benjamin FOUQUET, cofondateur

     

     

    Serena Capital :
    Alexandra ANDRE, Communication & Business Development 

     

     

    François Xavier GOUDEMAND 
    Auteur du livre « Comment créer une marque Bankable ?  » 

     

     

    Annie Abela- Lichtner

     

     

  • Tout l’écosystème start-up en France (bilan 2017)

    Tout l’écosystème start-up en France

    Une infographie proposée par Keyrus sur l’écosystème start-up en France avec :

    • Un grand plan d’investissement de 57 Md euros lancé pour cinq ans en France : concernant la transition écologique, la formation professionnelle, l’innovation et la transformation de l’action publique.
    • 85 000 entreprises financées (Bpi France)
    • 2,6 milliards d’euros levés en 2017 : en augmentation de 13 % par rapport à 2016
    • La France dépasse l’Allemagne (1,7 Md euros) mais pas le Royaume-Uni (5,7 Md euros)
    • Dans le top 3 des levées de fonds figurent Actility, Oodrive et Ivalua

  • De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’IA et les robots, le marketing se réinvente …

    A quelles nouvelles tendances marketing les marketeurs doivent prêter attention ?

    Par Ghislaine de CHAMBINE, directrice du salon e-Marketing Paris

    De l’intelligence artificielle au machine learning, en passant par le social media listening, le commerce cross canal, les marketeurs doivent décider aujourd’hui de leurs actions de demain, comment s’y repèrer ? Rendez vous sur le salon eMarketing Paris 2018 du 10 au 12 Avril à Paris Pte de Versailles 

    Il est loin le temps où Henry Ford pouvait dire, en plaisantant « Model T est disponible dans toutes les couleurs, à condition qu’elle soit noire ».Aujourd’hui, nous vivons à une époque où même si Amazon a renforcé la nécessité pour les marques de proposer des produits accessibles à des tarifs compétitifs, cela ne suffit plus. Fournir un produit, au meilleur prix et doté des meilleures caractéristiques n’est plus du tout considéré comme le saint Graal.

    De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’Intelligence Artificielle et les robots, le marketing se réinvente chaque jour, dans un contexte où les technologies rivalisent d’offres et les réglementations se renforcent pour protéger un consommateur toujours plus exigeant.

    Alors comment faire les bons choix, en terme d’outils et solutions, pour mettre en place les actions marketing de demain ? Comment le faire en respectant à la fois le consommateur, la législation et les autres services de l’entreprise qui seront évidemment concernés par les décisions et actions marketing ? Et surtout, par quoi débuter et comment le faire ? Voici quelques tendances à prendre en compte avant de s’y engager :

    Le commerce est maintenant « Cross devices »

    Nous sommes aujourd’hui à l’ère du marketing en temps réel, qui doit offrir des expériences pertinentes, personnalisées, contextualisées et ceci sur tous les canaux.

    Les marques doivent alors se doter d’outils pour mieux utiliser les données CRM collectées en magasin, afin d’identifier et atteindre les consommateurs en ligne avec des campagnes de réengagement et de promotion.

    Heureusement, l’IA aidera les marketeurs à déterminer en temps réel le meilleur canal et les messages les plus pertinents pour une cible de consommateur encore plus précise.

     Les données, les données et encore les données

    Les consommateurs ne cessent de le dire, ils souhaitent que leurs interactions avec les marques tiennent compte de leurs besoins actuels mais également de l’ensemble de leur historique. Et d’ailleurs ils se disent prêts à partager leurs données personnelles avec les marques si elles renforcent les expériences qu’ils vivent avec elles.

    Ainsi, il est indispensable de récolter et de traiter ces données avec les bonnes technologies.Nous assistons à la fin de l’utilisation des bases de données disjointes, confinées dans des silos (par exemple, si les informations capturées lorsqu’un client consulte un site Web ne sont pas transmises à la base de données d’envoi d’e-mails, le client recevra des contenus moins pertinents et moins personnalisés).

    L’avènement des robots et de l’intelligence artificielle

    Les robots et l’intelligence artificiellecommencent à démontrer leur valeur dans un nombre croissant de domaines tels que le traitement des données, l’optimisation, la personnalisation, la segmentation des cibles en fonction des informations contextuelles.

    Ces technologies aident les spécialistes du marketing à automatiser des processus incroyablement complexes et à consacrer plus de temps au marketing créatif, plutôt qu’à des tâches d’analyse. Les algorithmes et les scénarios d’utilisation continuent à progresser, et nous allons constater tous les jours de nouveaux bienfaits à mesure qu’ils seront adoptés. Il est donc nécessaire de commencer à investir dans ces « outils ».

    Les réseaux sociaux continuent de révolutionner le marketing

    Oui, Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, Snapchat… continuent à révolutionner le marketing. Cela ne surprendra personne, les réseaux sociaux sont l’élément-clé d’une bonne stratégie de marque, en BtoC comme en BtoB.

    Toute génération confondue et encore plus pour la génération Y, dès qu’un socionaute découvre un produit, un service ou une personne qui l’intéresse, il en informe aussitôt toute sa communauté. C’est une caisse de résonnance d’une très grande puissance.

    L’autre atout majeur de ces réseaux sociaux réside dans la possibilité d’influencer une cible potentielle de consommateurs en fonction de leurs intérêts, en publiant des contenus pertinents, qui seront également partagés.

    Et puis, les réseaux sociaux sont aussi une source d’inspiration inépuisable, et ça c’est nouveau en marketing: avoir à portée de clic autant d’informations sur un marché, ses tendances… Les concurrents, les médias, les influenceurs et autres blogueurs publient chaque jour des contenus extraordinairement riches (articles, citations, visuels, infographies, études de marché, commentaires, etc.) qu’il suffit d’écouter pour bien connaître son marché.

    L’humain, encore l’humain, toujours l’humain

    Si les technologies permettent aux spécialistes du marketing d’automatiser des processus incroyablement complexes, ils ont alors plus de temps pour se consacrer au fondement même du marketing : la créativité.

    Car si bien des tâches peuvent être automatisées, elles ne sont rien si elles ne sont pas au service de la créativité. Rien ne sert de disposer des bonnes données sur les consommateurs, des outils pour disséminer les campagnes marketing si celles-ci ne sont pas créatives. Une mauvaise campagne, même parfaitement personnalisée et contextualisée, restera une mauvaise campagne. C’est comme en musique, un ordinateur peut en jouer, en créer même, mais un ordinateur n’est pas Mozart ou Bruno Mars !

    Alors pour connaître ces tendances, rien ne vaut d’en discuter avec ses pairs, rien ne vaut de rencontrer ceux qui les créent, alors, n’hésitez pas, profitez de toutes les occasions pour aller à leur découverte, comme le prochain salon e-marketing Paris (10-12 avril 2018) !

     

     

  • #ENTREPRENARIAT – #RH – Les événements incontournables de l’entrepreneur !

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  • France is back ! … mais quelle est la réalité du business ?

    Innovation : les grandes entreprises françaises 
    ne jouent pas suffisamment leur rôle
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos
     
    La France doit faire face à un nouveau paradoxe : en pleine période d’effervescence des start-ups technologiques, soutenues par des investissements massifs, les grands groupes français peinent à prendre des risques en adoptant eux-même les nouvelles solutions proposées par ces jeunes entreprises innovantes. Une question de génération ? Peut-être, mais surtout de confiance.
    « France is back ! » claironne notre jeune et dynamique Président de la République et il a bien raison : de nombreux indicateurs économiques sont au vert et il est grand temps de redonner de l’assurance à un peuple français qui a souvent tendance à voir le verre à moitié vide. Le nombre de start-ups a explosé ces dernières années et les investissements affluent avec plus de 3 milliards de dollars de levées de fond en 2017. Même si elle ne peut rivaliser avec les Etats-Unis et la Chine sur ce point, la France s’est bien positionnée sur l’échiquier européen et il faut y voir un espoir de bonnes perspectives à venir.
    Mais ne perdons pas de vue qu’aussi belles vitrines soit-elles, les start-ups se nourrissent en partie d’une bulle spéculative et qu’elles ne sauraient être représentatives de la situation globale et concrète des entreprises françaises. La French Tech qui se bouscule au CES de Las Vegas pour jouer un remake du concours Lépine est parfaite pour la médiatisation internationale de notre innovation renaissante. Mais elle ne reflète pas pour autant les réalités du business tel qu’il se vit tous les jours sur le terrain, en particulier dans les secteurs B2B (business entre entreprises).
    Une économie interconnectée où chacun a son rôle à jouer
    Paradoxalement, la France bouillonne de nouvelles idées et d’applications technologiques à fort potentiel, créées par des entrepreneurs à l’image revalorisée au sein de la société, mais les entreprises plus traditionnelles ont des difficultés à les intégrer dans leur organisation. Or, si une jeune entreprise a besoin de financement pour naître et développer son offre, ce qu’elle arrive de mieux en mieux à obtenir en France, elle a surtout besoin de la vendre à des clients si elle veut justifier et pérenniser son existence. C’est là que les grandes entreprises françaises et les ETI ont leur rôle à jouer : c’est en achetant les solutions des innovateurs tricolores qu’elles renforceront le tissu économique de notre pays, tout en accélérant leur propre transformation numérique.
    C’est certain, faire confiance à une jeune entreprise comporte une part de risque. Composante qui ne fait pas partie de l’ADN de nombreux grands groupes, paralysés par la peur de l’échec, que l’on aime tant cultiver en France. Dans la grande période de transition que nous vivons actuellement, le message d’alerte « innover ou mourir », pourtant répété tel un mantra, ne semble pas arriver jusqu’aux oreilles des plus frileux. Le cercle vicieux de la non-innovation gangrène ainsi des pans entiers de secteurs économiques, qui n’évoluent pas comme ils le devraient, mais en plus de cela freinent l’élan des jeunes pousses aux solutions parfois mieux reconnues à l’étranger.
    L’innovation est par essence un risque
    Bien sûr, certaines grandes entreprises font figure de bons élèves de l’innovation, tels un L’Oréal ou un AXA, mais combien d’autres derrière se contentent d’appliquer un joli vernis de digital sur leur fondation branlante qui auraient plutôt besoin d’une vraie transformation en profondeur ? Car de l’innovation technologique dépendent aussi les changements organisationnels nécessaires et demandés par la nouvelle génération de collaborateurs. Ce sont bien souvent eux qui se substituent au devoir des dirigeants en apportant de nouveaux outils au bureau afin de gagner en efficacité, au risque de développer un Shadow IT mettant en péril la cybersécurité de l’entreprise.
    De grands groupes préfèrent investir dans des incubateurs/accélérateurs de start-ups, afin de « ne pas rater le train du digital », sans prendre l’initiative de se transformer suffisamment eux-mêmes. On voit aussi de grands éditeurs de logiciel ou des ESN qui n’utilisent même pas à leur propre compte les solutions innovantes qu’ils proposent à leur clients, laissant les autres prendre des risques à leur place. Mais la véritable innovation, c’est justement savoir prendre des risques, et non pas suivre ce que tout le monde fait déjà. L’Histoire l’a prouvé à maintes reprises, avec d’un côté des Ford, Ikea ou Apple et de l’autre des Kodak ou Nokia, que ce ne sont pas ceux qui restent immobiles qui sont récompensés.
    Croire au potentiel des Français
    On évoque souvent les Français comme un peuple qui voue une grande passion pour l’auto-critique, traduisant un caractère sain et mature et qui s’explique sans doute historiquement, mais cela l’a trop longtemps empoisonné dans sa confiance en lui. Heureusement, la nouvelle génération (Y) d’entrepreneurs  semble s’être débarrassée de cet héritage encombrant et la fierté d’être Français est aujourd’hui de retour.
    Mais il reste encore du chemin à parcourir dans la confiance en notre industrie technologique, encore bien trop « US Centric ». Un fleuron de la tech B2B française comme Criteo n’a-t-il pas été « obligé » de s’installer aux Etats-Unis pour passer à la vitesse supérieure ? Sans parler des Français qui décident de créer directement leur start-up aux USA comme Scality ou Datadog. 
    Lorsque le respecté cabinet d’analyse américain Gartner explique à nos entreprises que leur seul défaut est d’être française, cela n’aide pas à se défaire d’un complexe d’infériorité qui va déteindre sur les directeurs d’achats des grands groupes français. Par manque de compréhension de la technologie et peur du risque, ceux-ci vont souvent privilégier une jeune entreprise étrangère, ou plus sûrement un gros éditeur moins innovant, faisant ainsi le choix de l’entre-soi confortable.
    Se positionner tôt et être patient, comme pour tout investissement
    Le problème des entreprises technologiques en B2B est d’être comparées au modèle B2C (business direct au consommateur) avec lequel on se rend compte rapidement si un produit ou un service a du potentiel. Dans le B2B, entre 5 et 10 ans en moyenne sont nécessaires pour qu’une solution arrive à maturité, que les premiers clients aient été convaincus et que l’on puisse passer à une phase d’industrialisation. Aucun retour sur investissement ne peut être espéré avant 3 ans. Il est donc essentiel pour la survie de ces jeunes entreprises expertes en Big Data, en réseaux, en Intelligence Artificielle ou en Blockchain que les grands groupes leur fassent confiance tôt dans ce cycle, leur laissent leur chance et du temps pour mûrir leur offre et la faire évoluer au gré de leurs besoins.
    C’est en acceptant qu’une solution encore jeune ne soit pas parfaite dès le départ que les entreprises participeront à sa croissance. Par ailleurs, en se positionnant rapidement dessus, elles seront également les premières à en tirer les fruits et à prendre de l’avance sur leurs concurrentes. Et il ne faut pas non plus se leurrer : choisir d’acheter la solution d’un grand acteur plutôt que celle d’un petit comporte aussi sa part de risque. On n’est jamais à l’abri que le produit d’un éditeur de renom soit stoppé, ce qui engendrera alors des coûts élevés.
    Créer un tiers de confiance pour soutenir l’innovation
    Ce qu’il manque finalement à notre marché français de la tech B2B, c’est un organisme réellement indépendant, gouvernementale ou non, qu’il s’agisse de Business France, de France Digitale ou d’un autre, qui serait en mesure de juger de la maturité et de la viabilité des solutions technologiques françaises. Une sorte de label « French Tech B2B » de confiance, établi selon des critères objectifs (les étapes franchies avec succès, solidité des fondateurs, prix internationaux, partenaires, investisseurs…), à même de faire le tri et donc de rassurer les acheteurs potentiels.
    Si ce type de projet demande du temps pour être mis en place, le Secrétariat d’Etat au Numérique devrait à minima concevoir rapidement une méthodologie sur l’analyse du risque, afin de soutenir les jeunes entreprises françaises qui ont tous les atouts dans leur manche, si ce n’est une ancienneté suffisante aux yeux des vieilles maisons conservatrices.
    Sans tomber dans l’interventionnisme excessif, la France a donc son rôle à jouer en soutenant toutes les entreprises, grandes ou petites, qui participent à l’essor des innovations de rupture, afin  de pouvoir peser dans l’écosystème mondial. Le patriotisme économique a un sens et les Etats-Unis, la Chine ou la Corée du Sud ne se privent pas de l’appliquer. Alors, que nos têtes pensantes ne se contentent pas de brandir leur étendard à Las Vegas, mais enclenchent un véritable cercle vertueux de la confiance en l’innovation française et en ses hommes et ses femmes qui la portent.