Catégorie : Retail

  • Les nouvelles tendances de la distribution en 2016

    Les nouvelles tendances de la distribution en 2016 

    Baromètre Harris Interactive

    Enquête réalisée en ligne du 12 au 21 juillet 2016 à partir de l’Access panel Harris Interactive. Echantillon de 2000 Français, représentatif de la population française, âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée sur les critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de l’interviewé(e).
    12 circuits de distribution et 11 innovations commerciales analysés (Click and collect, livraison de courses par drones, réalité augmentée,.) 
    Chaque année, Harris Interactive scanne la fréquentation des circuits de distribution par les Français pour leurs achats de courses alimentaires, analyse leur appétence pour les innovations commerciales et en dégage ainsi les tendances profondes des usages.Nous vous livrons quelques enseignements qui ressortent de cette étude et qui interpellent.

     

    La fidélité est-elle compatible avec la multiplication de l’offre de circuits de distribution et de services ?

    • Les Français fréquentent toujours plus de circuits pour leurs courses alimentaires : 8 en moyenne contre 7 un an auparavant
    • Mais ils fréquentent moins souvent chaque circuit : tous les circuits perdent des clients réguliers
    • Les circuits « traditionnels » résistent bien, hypers, supers et hard discount en tête
    Le drive et le e-commerce alimentaire sont-ils toujours en course ? 

    • Les deux circuits ne recrutent plus de nouveaux clients : 36% des Français utilisent ou ont utilisé le Drive en 2016, 25% le e-commerce alimentaire (stable par rapport à 2015)
    • Deux formules qui satisfont pleinement aux attentes d’efficacité, de rationalité, de rapidité des consommateurs
    • Face à eux, des circuits « bio » qui apportent du sens à l’achat par leurs dimensions éthique, sociale et environnementale, et dont le succès ne se dément pas. Ou des formats traditionnels qui ont su valoriser le rayon frais : hypers, supers, enseignes de proximité.

     

  • 4 best practices e-Commerce pour la rentrée

    Les 4 best practices e-Commerce de la rentrée 

    par Laurent Bizot, Directeur Expérience Clients Oxatis

    La rentrée des classes représente la 3eme période la plus importante de l’année pour les e-commerçants : 436 millions d’euros sont générés. Voici donc comment passer à l’action et cibler les acheteurs dès leur retour de vacances !

    1. Attirer plus de trafic en optimisant sa visibilité sur les différents canaux d’achat

    Anticiper les pics de saisonnalité en préparant un planning d’actions SEO ainsi que des annonces AdWords pour la fin de l’année

    Gérez de manière optimale votre positionnement web en réalisant un calendrier annuel en fonction du volume des requêtes. Utilisez l’outil de planification des mots clés de Google AdWords afin d’anticiper la saisonnalité des requêtes et leur concurrence. Tirez profit de l’effervescence de septembre en vous positionnant sur les mots-clés spécifiquement recherchés pour la rentrée. Créez un planning sur l’année en fonction du volume des requêtes afin de travailler votre SEO et afin de planifier vos campagnes AdWords. Comparez le nombre de recherches et la concurrentialité !

    Mettre à jour son catalogue Google Shopping en précisant les codes EAN de ses produits

    Ciblez de nouveaux prospects en mettant à jour votre flux Google Shopping. Misez sur le comparateur et obtenez plus de visibilité à la rentrée. Optimisez votre flux produit et vérifiez la mise à jour de ce dernier. Rendez-vous dans l’onglet “diagnostic” de Google Merchant Center afin de corriger rapidement les erreurs de flux identifiées. Mettez à jour votre catalogue en intégrant les codes barres EAN* devenus obligatoires pour l’ensemble des produits. Rendez-vous sur des sites tels que codesminute.comou eancode.fr afin de générer vos codes en quelques clics. Pour plus de visibilité, utilisez le flux “promotions” qui permet d’indiquer la mention “offre spéciale” en dessous de vos annonces Shopping de la rentrée.

    Mesurer la rentabilité des sources de trafic rapidement pour optimiser efficacement leur rentabilité

    Analysez puis adaptez votre stratégie d’acquisition client en taguant parfaitement vos canaux via Google Analytics. Générez des codes de tracking et ajoutez-les à chaque source de trafic. Intégrez les conversions multi-appareils dans vos colonnes Analytics afin d’obtenir des statistiques précises sur vos conversions par canal et/ou par device. Vous obtiendrez alors une idée globale de la valeur associée à chaque canal afin d’ajuster vos budgets webmarketing.

    2. Surprendre ses clients en leur réservant une expérience originale et optimale 

    Renforcer son image de marque avec un graphisme professionnel efficace et des animations web engageantes

    Boostez vos ventes en attisant la curiosité des internautes. Pour la rentrée, personnalisez le template de votre boutique en ligne. De nouveaux templates représentent un atout indéniable pour votre stratégie web.

    Augmenter l’impact des offres de la rentrée avec une opération promotionnelle en page d’accueil

    Selon une étude SumoMe, il est possible d’enregistrer une évolution de +50% de votre taux de conversion grâce aux pop up promotionnels. Vous boosterez ainsi la mise au panier en valorisant vos offres de rentrée en page d’accueil de votre site. La rentrée terminée, proposez alors aux visiteurs de s’abonner à votre newsletter ou de liker votre page Facebook dès leur arrivée sur votre site. En personnalisant votre message promotionnel, vous enregistrerez rapidement de nouvelles commandes !

    Générer des revenus additionnels en proposant des offres affinitaires

    Proposez à vos internautes après la validation de leur commande, d’autres offres de votre boutique ou d’autres boutiques avec lesquelles vous auriez des accords ; comme avec Yuzu par exemple. Son algorithme collecte et analyse les historiques d’achat et les comportements de consommation afin de proposer en temps réel des offres pertinentes et affinitaires. En rejoignant le réseau Yuzu et en installant le tag Yuzu sur votre site, vous serez en mesure de créer vos campagnes et de piloter votre budget.

    3. Devenir incontournable et optimiser sa relation client au quotidien

    Promouvoir ses produits via des campagnes sur FacebookAugmentez de 35% les dépenses de vos cyberacheteurs en les engageant grâce aux publicités Facebook (source : YetiData). Faites la promotion de vos produits à des acheteurs ciblés, et obtenez un ROI optimal via le paramétrage de vos publicités. Les réseaux sociaux représentent un véritable apport de trafic, profitez-en !

    Générer de l’engagement avec de la vidéo

    Communiquez sur vos produits de la rentrée via la création d’une vidéo courte, simple et efficace qui propose un aperçu de l’utilisation de vos produits. Vous pouvez utiliser par exemple Windows Movie Maker, un logiciel de montage vidéo simple qui vous permettra facilement d’ajouter de la musique, des transitions,… En quelques clics, créez une vidéo à partager sur tous vos réseaux !

    Penser à l’emailing

    Incitez les internautes à revenir sur votre site en leur donnant un avant-goût des offres de la rentrée et de votre nouvelle collection. Utilisez l’emailing comme levier de communication. Segmentez votre base de données et proposez des offres spéciales en fonction de l’ancienneté de vos clients. Looks de la rentrée, fournitures, équipements de la maison, etc., faites découvrir vos produits grâce à une campagne d’emails personnalisés. Mailjet par exemple, est un outil simple et efficace, pour gérer vos campagnes emailing.

    4. Améliorer le parcours client avec quelques astuces de dernière minute

    Favoriser la conversion en ajustant sa stratégie de livraison 

    86% des e-acheteurs préfèrent la livraison directement chez eux. 68% apprécient aussi la livraison en point relais (Fevad/Mediametrie, 2016). Augmentez votre conversion en proposant un choix varié de modes de livraison et facilitez l’estimation des frais de port. Augmentez votre panier moyen en définissant un montant minimum pour les frais de port gratuits. Moins d’abandons de paniers et plus de commandes sont à la clé.

    Exploiter pleinement le potentiel du digital pour supprimer l’hésitation à l’achat

    Seuls 6,5% des marques françaises permettent aux consommateurs de les contacter via les 4 principaux canaux online : email, chat, Twitter, Facebook, or 33% des clients préfèrent contacter les marques via les médias sociaux plutôt que d’utiliser le téléphone. Démarquez-vous et proposez différents points de contact en plus du téléphone. Sur les réseaux, paramétrez un message d’absence qui sera automatiquement envoyé lors de toute prise de contact lorsque vous n’êtes pas en ligne. Rassurez les internautes en affichant toujours sur la page d’accueil comment être contacté facilement.

    Profiter de l’été pour rester à l’écoute des tendances e-commerce

    Google propose des vidéos très pratiques pour améliorer vos campagnes AdWords. Renforcez l’impact de vos opérations marketing en prenant une longueur d’avance. Faites de ce mois de septembre 2016 un avant-goût de vos performances de Noël. Gagnez du temps lors du rush de fin d’année en testant de nouveaux outils web et en planifiant toutes vos actions marketing.

    Le développement de votre business est à portée de main !

    * Code EAN : European Article Numbering. C’est un code-barres utilisé par le commerce et l’industrie conformément aux spécifications de l’organisme EAN International.

  • Comment tirer parti de Pokémon GO dans sa stratégie marketing ?

    Vos acheteurs sont des Pokémon, mais c’est à vous d’évoluer ! 

    Par François Rychlewski, Directeur Europe du Sud de Marketo

    Pokémon GO, la nouvelle application mobile vous permettant de capturer des monstres de poche autour de vous au travers de votre GPS et de la réalité augmentée, génère plus d’engagement au quotidien que Facebook Messenger et Instagram combinés, d’après des données révélées par SimilarWeb. A date du 11 juillet, soit seulement 5 jours après son lancement, l’application avait déjà été installée sur 10,8% des appareils Android aux Etats-Unis ; des chiffres qui atteignent respectivement 15,1% et 16% pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De plus, Pokémon GO rassemble plus d’utilisateurs que Tinder, ce qui signifie que vous avez plus de chance de rencontrer votre âme sœur en cherchant un Dracaufeu qu’en zappant un profil vers la droite.

    Avec l’aide de créatures fictives et (le plus souvent) adorables apparues dans les années 90, Pokémon GO a rapidement changé la donne de l’engagement, et aux quatre coins du monde, les marketeurs curieux commencent à se poser quelques questions :

    Comment puis-je tirer parti de Pokémon GO dans ma stratégie marketing ?

    • Qu’est-ce que le jeu peut m’apprendre que je pourrais appliquer à mes activités marketing quotidiennes ?
    • Quelle est la meilleure approche : attraper tous ces Nosferapti et utiliser les bonbons pour obtenir un Nosferalto, ou attraper un Pokémon déjà évolué ?

    Voici quelques remarques et conseils sur la façon dont Pokémon GO peut s’insérer dans une stratégie marketing.

    Définir des objectifs clairs et réalistes

    Les statistiques citées ci-dessus, couplées à l’activité de mon fils de ces dernières semaines, démontrent clairement que Pokémon GO est addictif, les utilisateurs étant déterminés à atteindre leur objectif. Dans le cadre de campagnes marketing, il faut faire preuve de la même détermination pour évaluer les objectifs, établir une échelle de mesure, et identifier quelles activités permettront de les atteindre. Pourquoi acheter de l’espace publicitaire dans une publication économique lorsque son lectorat n’inclut pas notre audience cible ? Pourquoi dépenser son argent dans des campagnes coûteuses d’acquisition quand la rétention est actuellement la priorité des équipes en interne ? Pourquoi attraper de nouveaux Pokémon quand il faudrait plutôt se concentrer sur l’évolution de ceux déjà capturés afin de défier et récupérer une arène ?

    Inciter et fournir de la valeur aux acheteurs

    En tant que joueur de Pokémon GO, mon fils est très friand de PokéStops, ces endroits où l’on peut faire le plein d’objets. Pour que les clients actuels et potentiels interagissent avec une marque, il faut leur donner une bonne raison de le faire. Cela peut être assez basique, comme fournir du contenu engageant apportant une valeur ajoutée à leur activité, leur quotidien ou autre programme de fidélité. La clé ici est de garder son audience au top de ses priorités et de lui expliquer comment vous pouvez les aider. Les autres aspects tels que les revenus suivront.

    D’un point de vue très pratique, si votre commerce a la chance d’être un PokéStop dans le jeu, il faut capitaliser dessus. Quelques-unes des entreprises déjà sélectionnées ont d’ailleurs eu des réactions assez différentes que vous achetiez ou non dans leur magasin, endroit stratégie Pokéstops

    Cette stratégie est quitte-ou-double : des joueurs particulièrement fervents n’hésiteront pas à mettre la main à la poche pour accéder aux récompenses, alors que d’autres décideront de simplement se diriger vers d’autres PokéStops. Il est donc intéressant d’accueillir les joueurs de Pokémon GO à bras ouverts, au lieu de les effrayer. Il y a des chances pour que vous puissiez bénéficier de la fréquentation du lieu, surtout si vous faites preuve de créativité dans votre approche publicitaire.

    Même si votre entreprise n’est pas un PokéStop référencé, il existe d’autres façons pour mettre un pied dans le jeu :

    1. Les publicités seront bientôt disponibles au sein de l’application sous la forme de localisations sponsorisées
    2. Il est possible de placer des leurres dans le jeu pour attirer les Pokémon dans votre entreprise et les rendre accessibles aux autres pendant 30 minutes. C’est à peu près comme une vente flash… avec des créatures tirées d’un dessin animé. Pour les marketeurs B2B, il est possible par exemple de placer un leurre dans un salon pour attirer les participants et générer des leads.
    3. Découvrez quels Pokémon peuvent être trouvés autour de votre entreprise et informez les passants. Le but ultime de Pokémon est de tous les attraper, cela permettra donc d’attirer les joueurs n’ayant pas attrapé tel ou tel Pokémon ou souhaitant en attraper d’autres pour récupérer leurs bonbons et ainsi les faire évoluer.
    4. Récompensez les joueurs avec quelques avantages gratuits. Rappelez-vous : il ne s’agit pas de ce que vous gagnez en acquérant un nouveau client, il s’agit de leur valeur sur le long-terme, ce qui inclut leur pouvoir de recommandation auprès de leur réseau. D’après une étude Teradata, 61% des consommateurs affirment qu’ils partageraient une expérience positive avec leurs proches (amis, familles, etc.) et 27% déclarent qu’ils seraient prêts à adhérer à un programme de fidélité dans la foulée.

    Etre pertinent

    Vous ne pensiez vraiment pas pouvoir attraper Artikodin dans le Sud de la France ? Niantic, les créateurs de Pokémon GO, ont bien étudié leur produit afin que les Pokémon apparaissent au sein d’environnements représentatifs de leurs origines (les Pokémon eau près d’endroits aquatiques, les Pokémon plante dans des parcs, etc.)

    Les directeurs marketing devraient s’en inspirer : pas besoin de faire de la publicité pour de la crème glacée en plein milieu de l’hiver en Scandinavie. En parallèle, si votre audience cible se compose de Millennials, alors oui, il faut absolument considérer l’intégration de Pokémon dans votre stratégie marketing. L’âge moyen des joueurs est d’environ 25 ans, ce qui fait de cette application un essentiel pourles acheteurs Millennials difficiles à attirer.

    Maintenant… Attrapez les tous !

    Peut-être que d’ici une semaine, plus personne ne jouera à Pokémon GO. Peut-être que nous serons en train de suivre une toute autre tendance. Cela est difficile à déterminer, ce qui signifie que si l’on souhaite surfer sur cette vague, il faut le faire vite (comme si vous souhaitiez attraper le Rattatac CP 142 qui vous échappe toujours).

    Pour le moment, profitez de cette rare chance d’intégrer d’adorables personnages animés dans votre stratégie marketing et concentrez-vous sur les retours que vous pouvez obtenir de la part de ce qui pourrait vite devenir le jeu le plus viral de tous les temps.

    Et si cela ne fonctionne toujours pas, courez à droite à gauche en lançant des Pokéballs sur les gens, au moins vous attirerez leur attention !

     

     

  • Quand Axa s’allie avec Alibaba…

    AXA, Alibaba et Ant Financial Services ont conclu un accord de partenariat stratégique mondial

    Objectif : explorer conjointement les opportunités de distribution des produits et services d’assurance d’AXA au sein de l’écosystème d’e-commerce d’Alibaba, et ce au profit des entreprises et des consommateurs qui effectuent leurs achats/ventes en ligne via les plateformes d’Alibaba. Dans cette perspective, les trois entreprises vont collaborer pour innover ensemble et développer ainsi des produits et services à forte valeur ajoutée, tout en s’apportant un soutien mutuel dans l’exploration de nouveaux marchés et segments de marché.

    La première phase de ce projet de collaboration portera sur les projets suivants :

    • sur AliExpress, une plateforme globale dédiée au commerce de détail accessible aux consommateurs du monde entier, AXA souhaiterait développer et proposer divers produits d’assurance, comme par exemple des extensions de garanties quant à la réparation des marchandises endommagées, ou encore des solutions de sécurisation accrue des paiements en ligne;
    • sur les plateformes d’Alibaba dédiées aux professionnels (Alibaba.com, 1688.com), AXA pourrait proposer des produits d’assurance aux PME du monde entier qui utilisent d’ores et déjà ces plateformes;
    • enfin, à travers Ant Financial Services (filiale d’Alibaba spécialisée dans les services financiers), AXA souhaiterait offrir des produits d’assurances voyage aux voyageurs chinois en visite à l’étranger.Ces produits et services d’assurance seraient conçus par les différentes filiales locales d’AXA en fonction de l’origine géographique des clients, afin de répondre au mieux à leurs besoins.« S’allier avec les entreprises les plus innovantes est l’un des éléments essentiels de notre stratégie de développement. Cette collaboration avec Alibaba nous permettrait d’avoir accès à un canal de distribution global, direct et unique. Nous nous réjouissons de pouvoir proposer aux clients d’Alibaba des produits et services innovants et sur mesure. Grâce à l’expertise inégalée acquise par Alibaba sur son marché intérieur, ce partenariat nous aidera également à accélérer notre développement en Chine, où nous sommes déjà l’assureur international n°1 », a déclaré Thomas Buberl, Directeur général adjoint d’AXA.
  • Qui est l’homme pousse-chariot ?

    En quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs ?

    Etude Kantar Media 

    Les temps changent. Bien que toujours majoritaire, la sacrosainte ménagère de – 50 ans chère aux annonceurs n’est plus la seule cible de consommation à séduire. Avec 4,2 millions d’individus, les pères de famille sont de plus en plus en nombreux à gérer les courses courantes pour le compte de leur foyer. Qui est-il ? Quels types de produits va-t-il avoir tendance à consommer ? Et quel est son rapport au numérique ? Kantar Media a analysé ces « hommes pousse-chariot » et révèle en quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs dans sa façon de consommer les produits.

    Qui est l’homme pousse-chariot ?

    Âgé de près de 42 ans en moyenne, il réside principalement dans les zones rurales (28% de la cible étudiée) et les agglomérations inférieures à 100 000 habitants. Il fait partie de la classe moyenne (71% des hommes pousse-chariot) et sont sous-représentés parmi les classes aisées.

    Un papa suréquipé et super-connecté qui n’hésite pas à avoir recourt à la technologie dans son processus d’achat

    Plus équipé que la moyenne des français en charge des achats pour leur foyer, ils sont plus de deux tiers à être équipés d’un smartphone (67%), soit 21 points de plus que les RDAE (46%). Ce constat est le même pour les tablettes où près de la moitié des pères de famille déclarent posséder une tablette chez eux (47% vs 31% RDAE). Ce technophile utilise son smartphone pour prendre ses décisions shopping : Les hommes pousse-chariot sont près de deux fois plus nombreux que les RDAE à s’aider de leur smartphone pour comparer les prix en magasin ou chercher des informations sur les produits qu’ils envisagent d’acheter.

    Un « smartshopper » adepte du ROPO

    Comparé à notre Responsable des Achats Elargi, ces père connectés ont nettement tendance à jongler entre les offres on et offline. Ils sont plus de la moitié (53%, +9 points vs RDAE) à rechercher des informations en ligne avant d’acheter en magasin. La démarche inverse est aussi vraie : 33% (+10 pts vs RDAE) de ces papas recherchent des informations offline puis vont finalement acheter leur produit sur internet. Ils confirment ainsi leur statut de « Smartshopper » : s’ils aiment les grandes marques, ils ne sont pas prêt à payer le prix fort pour les avoir et utilisent toutes les ressources nécessaires pour se les procurer à moindre prix : coupon de réduction, comparateur de prix, achat groupé.

    Un méga-consommateur en puissance ?

    43% des hommes pousse-chariot sont des méga-consommateurs1, ce sont 10 points de plus que l’ensemble des responsables des achats élargis (RDAE). Cette tendance à surconsommer fait de lui une cible qui contribue fortement au volume d’achat généré sur différents domaines de consommation : boulimique pendant ses emplettes, il achètera en fréquence et en variété. Ainsi, lorsque l’on regarde en détail certains produits, et notamment les aliments transformés, les pères de familles qui assurent les courses courantes seront plus nombreux à consommer des pizzas au moins une fois par semaine (24,3% vs 13,1% pour les RDAE), des salades et sachets traiteurs (+10,9 pts) et dans une moindre mesure des plats cuisinés (+6,9 pts).

    Un individu dualiste dans son comportement d’achat

    Si notre homme pousse-chariot aura tendance à sous-consommer les produits lights et les alicaments, il présente une certaine dualité dans sa logique d’achat. Pressé, il achètera bien volontiers des produits faciles et rapides à préparer, traduit ici par le comportement « Food Express ». Paradoxalement, nos papas seront plus nombreux à consommer des produits biologiques par rapport aux RDAE, affichant ainsi leur volonté d’acheter des produits plus qualitatifs lorsqu’ils trouvent le temps pour les préparer.

  • L’e-commerce vu par les visionnaires féminines !

    Paris Retail Week – Les femmes prennent le pouvoir !

    Dans un monde très masculin, les femmes se font une place remarquée dans le monde du retail. Paris Retail Week met à l’honneur cinq personnalités féminines, influentes dans le retail, qui prendront la parole lors de l’événement. Ces femmes visionnaires dévoilent leur vision du retail de demainentre agilité, intelligence artificielle, omnicanalité, big data et sécurisation des données.

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.22.46

     

     

    Laurence Paganini, Directeur Général de Kaporal depuis 2013. Une visionnaire du domaine de la grande distribution avec des expériences chez Carrefour, Marrionaud et les 3 Suisses.

     

    « Avec le développement du big data, l’utilisation et la sécurisation des données est un enjeu essentiel du commerce. Dans un premier temps, ces données permettent de mieux connaitre les comportements des clients, d’anticiper les besoins, de gérer les points de vente en temps réel et de réduire le time to market. Autant de clés pour fidéliser une clientèle et s’assurer de la pérennité de son commerce. Néanmoins, cette utilisation est soumise à un besoin de sécurisation des données personnelles des consommateurs, d’autant plus que de nouvelles modalités de paiement se mettent en place.
    De plus, et toujours dans cette logique de relation client et d’expérience consommateur, la création de nouveaux services utiles pour le consommateur est essentielle : bornes libre- encaissement, vendeurs équipés d’une tablette pour un paiement plus rapide, cabines d’essayage virtuelles. Ainsi, il devient impératif pour les e-commerçants d’investir dans des solutions innovantes dans ces domaines. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.22.53

     

    Nathalie Peron-Lecorps, Directrice Générale de Picwic. Une carrière dans le marketing marquée de beaux succès : Sony, Reebok, La Halle aux Chaussures, Atol.

    « Le principal enjeu pour les e-commerçants reste l’agilité face à un monde et des modes de consommations qui évoluent rapidement. Les distributeurs doivent redevenir des commerçants et penser leur business modèle au service de la satisfaction client. Ainsi, les équipes de vente sont au cœur des stratégies et doivent reprendre complètement leur fonction d’accompagnement du client. De même, l’omnicanal doit permettre la perméabilité des canaux dans le but de rester en permanence en contact avec les consommateurs. En conséquence, les innovations inspirantes permettent de faciliter la collecte et le traitement de la donnée pour développer cette agilité dans une relation personnalisée qui doit se jouer on et off line. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.23.02
    Céline Del Genès, Vice Presidente, Global GTM Marketing & Business Planning de Reebok International et présente chez Reebok depuis 2008.

    « L’omnicanalité est l’enjeu majeur du e-commerce. Il est primordial pour les marques de proposer une expérience consommateur unique, cohérente et uniforme sur tous les canaux. Egalement dans le domaine de la relation client, les services de paiement et de livraison sont un axe important de développement notamment dans des cultures différentes. En effet, chaquecommerçant doit pouvoir s’adapter aux caractéristiques des différents pays dans lesquels il souhaite évoluer. Enfin, il ne faut pas oublier que les employés sont le cœur et l’âme de chaque marque. Ainsi, les compétences et l’expertise des vendeurs sont aussi essentielles que les innovations qui doivent être au service de ce personnel qualifié et acteur de la pérennité des commerces. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.23.09

    Cécile Delettré, Présidente et fondatrice du réseau international #IntFem, réseau mixte de près de 800 membres qui placent l’ouverture sur l’international, l’agilité et la bienveillance au cœur de leurs priorités professionnelles et personnelles.

    « Les retailers doivent être conscients de l’importance croissante du « mobile centric » et de l’utilisation du smartphone, en particulier les applications des distributeurs et tout l’univers qui y est associé (géolocalisation, beacon, instant marketing, social network….). Le phygital, également, est une évolution marquante pour les e-commerçants. Il faut maintenant être capable de passer d’un site internet au mobile à une application ou au magasin. Celui-ci est un lieu de vie et doit évoluer : l’essentiel étant d’offrir une “expérience” à forte valeur ajoutée aux clients. Le tsunami des datas fait que les messages devront être de plus en plus personnalisés et de qualité pour fidéliser les clients et en avoir d’autres. Il est primordial de les rassurer sur l’utilisation des données pour développer la confiance et ne pas donner l’impression d’un monde « Big Brother », qui pourrait créer un rejet de la marque. Dans ce contexte, le capital humain fera toute la différence. Les marques ont tout intérêt à investir dans ce capital. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.27.52

     

    Sophie Lubet, une femme à la tête du pôle Retail Comexposium. En tant que chef d’orchestre de Paris Retail Week, Sophie observe le marché et contribue à son évolution.

    « Les retailers connaissent actuellement des bouleversements d’ordre stratégique et organisationnel. Il est impératif aujourd’hui de réunir les domaines opérationnel et commercial. L’utilisation des données, les changements dans la livraison ou l’expérience client motivent les entreprises à repenser leur fonctionnement et leur distribution. La technologie est ainsi au cœur de ce processus d’adaptation. Que ce soit au niveau de la supply chain, de la relation client, du paiement ou de l’agencement de magasins, la bonne intégration des solutions technologiques permettra aux marques de rester compétitives et pérennes sur un marché toujours plus concurrentiel. Ainsi, il est également essentiel d’accompagner les professionnels de vente avec des formations pour utiliser ces nouveaux outils et être au service de clients toujours plus exigeants. »

     

  • Comment la publicité en ligne réconcilie le retail avec le digital ?

    Le RTB pourrait supplanter le marketing direct

    Par Stéphane Pitoun – Co-fondateur et CEO d’Adxperience

    La relation entre le retail et le digital a toujours été tumultueuse. Pourtant, en 2015, sur le seul marché français, la croissance du e-commerce était 10 fois supérieure à celle du commerce « traditionnel » (*). L’ère du mobile pourrait perturber ce déséquilibre. Tout le monde ou presque possède désormais un smartphone, tout le temps, partout, dans la poche. Conséquence directe pour le retail : il est désormais bien plus facile pour une enseigne physique de capter un client potentiel au bon moment et de l’accompagner facilement en magasin. Et même de garder le contact avec ce client après son passage en boutique. C’est l’ère du « moment marketing ».

    Le marketing direct « traditionnel » en pleine transformation. Jusqu’à présent, le marketing direct pourrait presque se résumer à l’affichage traditionnel (TV, Affichage, etc.) et à la distribution de coupons promotionnels dans la rue, dans les boîtes aux lettres ou par email. La donne change au fur et à mesure que les technologies mobiles évoluent. Désormais, quand une marque veut générer du trafic dans un magasin, elle a à sa disposition une panoplie d’outils lui permettant d’envoyer des messages géolocalisés en temps réel afin de toucher le consommateur au moment où il est en phase réceptive d’achat. Pour cela, elle s’appuie sur trois leviers opérationnels : les objets connectés, la publicité sur mobile et des outils marketing connectés.

    • Les objets connectés dans leur globalité représentent un levier d’interaction entre le consommateur et les magasins physiques : les smartphones bien sûr, mais également les tablettes, les smartwatches, les bracelets connectés, etc. Demain, dans un centre commercial, une marque pourra croiser les données d’un utilisateur (à condition qu’il donne son autorisation au préalable) pour envoyer une réduction sur un produit que celui-ci aura déjà recherché en ligne.
    • Les techniques d’achats géolocalisés en temps réel : la technologie du Real Time Bidding (RTB), utilisée dans la publicité en ligne et, par extension sur mobile, consiste à allouer en temps réel une impression publicitaire à un annonceur et d’en déterminer le prix grâce à de nombreuses données de l’utilisateur (géolocalisation, historique de navigation, âge, centres d’intérêts, comportement d’achat, etc.). Grâce au RTB, on est désormais capable de cibler de manière ultrafine un utilisateur mobile. Prenons un exemple : une grande enseigne nationale de vente d’articles de sport va chercher à cibler, pour une opération, les internautes ayant visité un site de sport sur les deux dernières semaines. Pour cela, elle va aussi cibler ces internautes au moment où ils sont à proximité de la zone de chalandise d’une de ses enseignes, et ce afin de délivrer le message à une personne intéressée et au moment où celle-ci peut potentiellement se rendre directement en magasin.
    • Des technologies mobiles au service du marketing de proximité. Il existe plusieurs technologies, déjà déployées auprès des utilisateurs qui, associées au RTB, participent également à ce rapprochement entre le retail et le digital :
      • Le « porte-monnaie » électronique (type PassBook sur iPhone ou Google Wallet sur Android) offre une nouvelle manière d’interagir avec l’utilisateur en lui envoyant une information qu’il peut stocker dans ce portefeuille virtuel : billet d’avion, de concert, ou même coupon de réduction. Pour le distributeur, c’est une information facile à envoyer et qui peut avoir un impact non négligeable sur la décision d’achat en magasin. D’autant que ces « Wallets » pourront bientôt permettre de payer directement avec son smartphone, comme c’est le cas aux États-Unis (Apple a annoncé que sa technologie de paiement via smartphone et smartwatch Apple Pay arrivera à l’été 2016 en France).
      • Le Near Field Contact (NFC) est une autre technologie d’échange d’informations intégrée dans la grande majorité des smartphones du marché. Il suffit d’approcher son smartphone d’une borne compatible NFC (une vitrine, une affiche, une caisse, …) pour déclencher une interaction avec l’utilisateur : transmission d’un coupon de réduction, d’une offre promotionnelle, d’une publicité interactive, etc.
    La combinaison de ses 3 leviers ouvre un nouveau champ d’action marketing inespéré pour les distributeurs. Essayons de décrire une campagne de marketing direct utilisant ces nouvelles technologies. Pour cela, reprenons l’exemple de l’enseigne de sport : celle-ci, avec l’approche de l’été, pourrait par exemple chercher tous les internautes ayant montré un intérêt pour le rafting, possédant un smartphone, ayant moins de 23 ans et de sexe masculin.
    1. La marque fait une campagne publicitaire RTB sur mobiles/tablettes/objets connectés : elle peut alors choisir de cibler les utilisateurs pertinents (centre d’intérêt sport, homme, 23 ans, disposant d’un smartphone) dans un premier temps. Puis, elle va réduire sa cible aux utilisateurs se trouvant dans un rayon de moins de 5 km d’un des 100 magasins de la chaine. Enfin, la campagne va être diffusée pendant les heures d’ouverture du magasin le plus proche. Le client intéressé a ainsi de plus grandes chances de se déplacer en magasin. Si l’utilisateur est ciblé par des offres correspondant à ses centres d’intérêts, les chances qu’il se montre réactif vis-à-vis de l’enseigne en question sont optimisées. Ainsi, le ciblage publicitaire est considérablement plus précis et plus puissant que n’importe quelle campagne de marketing direct « traditionnelle ».
    2. Le message contient une offre promotionnelle incitant à bénéficier d’une offre exclusive. Cette offre étant limitée dans le temps, mieux vaut en profiter tout de suite.
    3. L’utilisateur clique et télécharge un coupon dans son portefeuille électronique.
    4. Il se rend en magasin et profite de l’offre en montrant le coupon téléchargé. Plus besoin de carte bancaire, le consommateur paie grâce à son « wallet » et son téléphone.
    5. L’enseigne propose à l’utilisateur de profiter de son programme de fidélité en l’ajoutant à son portefeuille virtuel. Plus de papier, tout est stocké. Par la même occasion, l’utilisateur peut télécharger l’app de l’enseigne en scannant un code barre grâce à son téléphone. Le client entre désormais dans un canal marketing qui permettra à l’enseigne de garder contact avec celui-ci via son application installée.
    6. Ce client sort à présent du canal publicitaire classique. Celui-ci ne sera plus touché par l’enseigne qui prendra soin de le dé-cibler lors de sa prochaine campagne publicitaire.

    C’est l’ère du temps réel, de l’ultra ciblage et de l’interaction. L’ère du « moment advertising ». L’ère du « drive to store ». C’est ce que propose par exemple l’application de GPS mondialement connue Waze. L’affiche des publicités sur l’App ne se fait qu’une fois l’utilisateur à l’arrêt. Un bandeau peut s’afficher sur la moitié supérieure de l’écran, proposant par exemple de le guider vers une enseigne de fast food située à moins d’un kilomètre de sa localisation, l’incitant à faire un détour sur son trajet pour déguster un burger. Plus fort encore : grâce au RTB, Waze analyse les horaires d’ouverture des enseignes et affiche une mention « ouvert » dans son bandeau au sein même de la publicité, ajoutant une information incitative d’importance pour l’utilisateur. Et si la chaîne de fast food est fermée ? Le RTB va empêcher l’affichage de la publicité, évitant ainsi un espace publicitaire « perdu ». Un volet économique reconnu et particulièrement apprécié des annonceurs aujourd’hui, qui font tous la chasse au « cash burning ».Le retail a toujours été un peu fâché avec le digital : les marques qui ne possèdent pas de boutique en ligne sont actuellement peu présentes dans l’achat média, exception faite de certaines campagnes d’images. Aujourd’hui, les technologies comme le RTB offrent des opportunités de communication gigantesques qui vont supplanter progressivement le marketing direct « traditionnel » dans les mois et années à venir.

  • Comment taxer les entreprises de l’e-commerce ?

    L’économie digitale face à ses défis fiscaux

    Par Vanesa Casadas, économiste chez BBVA Research

    A mesure que l’économie digitale se développe, de nouveaux défis se présentent. Dans cet environnement en mutation, les régulateurs doivent trouver des solutions garantissant l’équité fiscale sans freiner la concurrence.

    L’économie digitale bouleverse les modèles économiques. Cela signifie que les règles et concepts anciens qui ne s’adaptent pas à cette nouvelle réalité doivent être revus en profondeur. Ce nouvel environnement présente bien des avantages, en offrant plus de choix aux clients et une concurrence accrue. Mais il entraîne aussi des effets pervers comme une imposition plus faible et une concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises locales, les clients ayant accès aux produits et services d’entreprises digitales domiciliées à l’étranger où elles paient moins d’impôts.

    Les nouveaux business model et canaux de distribution impliquent une redéfinition des impôts directs et indirects qui s’avèrent inopérants dans la plupart des cas. Il est en effet difficile de déterminer quelle administration fiscale est légitime pour prélever l’impôt. Ces vides juridiques au niveau international réduisent les ressources disponibles des États et facilitent le transfert des bénéfices dans les paradis fiscaux. Pour l’OCDE, il s’agit de lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS en anglais). Cette institution a préparé un plan d’action qui revoit l’organisation de la fiscalité afin de parvenir à un consensus sur la meilleure façon de s’attaquer au problème. Ses conclusions montrent la nécessité de redéfinir comment doivent être mis en place les impôts directs et indirects, en suivant strictement les principes de cohérence, neutralité, efficience, certitude et simplicité, efficacité et légitimité, flexibilité, compatibilité et consensus.

    Comment taxer les entreprises d’e-commerce ?

    Les impôts directs visent les entreprises qui sont résidentes dans un pays donné. Pour déterminer où elles devraient s’acquitter de leurs impôts, elles utilisent le concept de résident permanent. L’un des plus grands défis est de déterminer où est réellement réalisé le business digital pour pouvoir l’imposer équitablement. Un bon exemple de ce mécanisme utilisé par les entreprises d’e-commerce est celui d’un fournisseur d’accès à internet qui réalise la majorité de son activité dans le pays où il facture ses services à ses clients mais qui utilise des entrepôts locaux pour livrer ses clients. L’entrepôt peut-il être considéré comme un lieu imposable ? Ce type de questions révèle la nécessité d’une nouvelle définition du concept de résident permanent, une définition qui prendrait en compte les nouveaux modes de régulation découlant de l’économie digitale : connexion, données et type de revenus.

    Dans le cas des impôts indirects, il s’avère nécessaire de revoir les concepts traditionnels. L’une des solutions principales pour lesquelles un consensus a été trouvé est que pour les services issus de l’économie numérique, le lieu d’imposition devrait être celui où le produit (ou le service) est consommé. Cette situation appelle d’autres questions supplémentaires, comme celle de savoir à qui incombe la responsabilité de collecter l’impôt et quels mécanismes peuvent être utilisés en matière de conformité et paiement des dites obligations. À cet égard, il est prévu de remettre en cause les exemptions fiscales que de nombreux pays appliquent sur les biens qui échappent aux douanes, étant donné que les coûts administratifs liés à la collecte dépassent le montant récupéré. Jusqu’à présent, ce n’était pas un problème majeur mais l’essor du e-commerce a révélé l’importance de trouver des solutions.

    D’une part, on pourrait considérer ces exemptions comme de la concurrence déloyale vis-à-vis des acteurs nationaux. Mais d’autre part, les revenus de la TVA ont été durement impactés et les régulateurs cherchent de nouvelles solutions pour améliorer la collecte fiscale aux frontières, en la rendant moins onéreuse. Cependant, la plus grande inquiétude survient quand des actifs immatériels sont fournis au-delà des frontières, tels que la vente de contenus digitaux ou d’applications, dans la mesure où ces services n’arrivent pas dans un pays donné en passant par les douanes et peuvent être vendus directement au consommateur final sans intermédiaire basé dans le pays. Dans de tels cas, les recommandations de l’OCDE sur le e-commerce précisent bien que le fournisseur de contenus enregistre, collecte et paye la TVA conformément aux lois appliquées dans la région où se trouve le client. Ce principe rend le processus de vente à l’étranger plus compliqué mais cela favorise aussi une concurrence plus juste.

     

     

     

  • Quand l’expérience mobile est primordiale pour la fidélité client…

    Pourquoi les niveaux de satisfaction des clients sont en plein déclin ?

    Selon les conclusions d’une nouvelle enquête de LogMeIn, Inc. (Nasdaq : LOGM) et du cabinet de recherche Vanson Bourne, les entreprises échouent lamentablement à proposer à leur client une expérience mobile satisfaisante. Les résultats de l’enquête montrent qu’en moyenne, seuls 52% des répondants s’estiment satisfaits de leur dernière interaction avec une entreprise sur mobile, soit une baisse de 7 points de pourcentage par rapport à 2015. Ces chiffres sont extrêmement problématiques si l’on considère que 85% (88% pour la France) des répondants sont peu susceptibles de continuer à interagir avec une entreprise après avoir vécu une mauvaise expérience sur ces supports. 

    Les technologies mobiles s’imposent rapidement comme un élément vital pour le commerce en ligne. Ainsi, l’année dernière, 27% des achats des répondants l’année dernière ont été effectués sur des terminaux mobiles (28% des répondants en France). En outre, 79% (72% poDésabonnement LogMeInur les Français) des consommateurs ont effectué au moins un achat sur leur appareil mobile au cours des douze derniers mois.  Selon les estimations, d’ici 2018, 50% de l’ensemble des achats en ligne se feront sur un appareil mobile (1). Il est donc plus important que jamais pour les entreprises de s’organiser pour la nouvelle ère en matière d’interaction avec la clientèle.  

    L’enquête a été réalisée par le cabinet de recherche Vanson Bourne pour le compte de LogMeIn, éditeur de la célèbre solution d’engagement client BoldChat. Elle étudie la façon dont les consommateurs communiquent avec des organisations à l’aide d’appareils mobiles, et s’intéresse à leurs attentes et expériences.  8 000 consommateurs ont été interrogés aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    L’un des principaux enseignements de cette enquête est le fait que les appareils mobiles représentent une part essentielle de l’expérience d’achat, que ce soit pour l’acte même ou pour mener des recherches sur les produits. Ainsi, 53% des personnes (France : 52%) interrogées affirment utiliser régulièrement leur appareil mobile pour effectuer des recherches sur des produits ou services avant de procéder à leurs achats. En outre, 44% des répondants achètent ensuite ces produits ou services sur leur appareil mobile, contre 41% l’année dernière.  

    Les autres principaux résultats de l’enquête :

    • La satisfaction vis-à-vis des expériences mobiles est en déclin dans tous les secteursEn dépit de l’importance de proposer des interactions de qualité sur appareils mobiles, les niveaux de satisfaction des consommateurs ont décliné ces deux dernières années.  Ce sont les compagnies d’assurance qui ont enregistré la baisse la plus importante en passant de 60% à 47% d’utilisateurs satisfaits. Quant aux acteurs de la grande distribution, ils sont passés de 64% à 55% d’utilisateurs satisfaits.
    • Le commerce mobile met la pression sur les équipes de support
      Les clients sont de plus en plus frustrés du manque d’assistance proposé par un site ou une application mobile.  Avec 44% des votes (40% pour les français), la facilité à trouver des coordonnées pour contacter un service d’assistance représente le principal facteur pour garantir une bonne expérience mobile.   Ainsi, 72% (France : 73%) des personnes interrogées affirment avoir mis fin à une expérience mobile parce qu’il leur était trop difficile d’initier un contact.  La majorité des consommateurs (67%) utilisent un moteur de recherche afin d’obtenir les réponses à leurs questions sur un site ou sur une publication.   C’est ainsi qu’en quittant le site Web ou l’application, il se retrouvent face à des offres concurrentes, ce qui peut provoquer la perte d’une vente pour l’entreprise.
    • L’indispensable interaction humaine ; l’essor du chat proactif 91 % (même résultat uniquement pour les Français) des personnes interrogées estiment que l’on devrait toujours pouvoir contacter un être humain dans le cadre d’une expérience mobile. En outre, une majorité de répondants (74 %) affirment être prêts à accepter une invitation d’assistance par chat proactif proposée sur un site pour mobiles.
    • La sécurité fait partie des problèmes freinant les dépenses sur appareils mobiles
      71 % des consommateurs seraient prêts à dépenser davantage d’argent sur leur appareil mobile si certains problèmes venaient à être résolus.  En outre, 35% (France : 22%)des personnes interrogées estiment qu’il devrait être plus simple de comparer différents produits sur un appareil mobile. Enfin, 33% (France : 22%) des répondants évoquent la méfiance vis-à-vis de la sécurité proposée par les sites et applications de commerce en ligne.« Aujourd’hui, il est plus simple que jamais pour les entreprises d’interagir avec leurs clients, et les technologies mobiles sont essentielles à la réussite d’un site d’eCommerce », déclare Dave Campbell, vice-président du marketing produit chargé de l’engagement et de l’assistance client chez LogMeIn.  « Les clients veulent une expérience fluide, et avoir la possibilité d’accéder aux informations quels que soient les canaux et terminaux utilisés.  Le fait de ne pas satisfaire ces exigences peut avoir un coût faramineux. En revanche, une expérience mobile solide peut servir de facteur de différenciation face à la concurrence, favoriser la croissance des revenus, et transformer des prospects en des clients fidèles. »
  • Brexit : les conséquences sur l’e-commerce français

    Quand le Brexit est synonyme de régression pour l’e-commerce …

    par David Chau, Directeur Exécutif et International, Trusted Shops

    Le verdict est tombé, le Brexit a été voté par une majorité de britanniques.
    A quelles conséquences doivent se préparer les e-commerçants ? Quels seront les effets directs sur les consommateurs ? Trusted Shops dévoile l’impact du Brexit sur le commerce en ligne transfrontalier en Europe.

    Avec la France et l’Allemagne, le Royaume-Uni fait partie des marchés européens les plus forts de l’UE. Avec la sortie de ce dernier, c’est tout le marché intérieur commun qui s’écroule et le pays est désormais considéré comme un état tiers. Ne bénéficiant plus de l’accès sans restriction à l’UE, le Royaume-Uni va perdre, outre la Chine et les États-Unis, des partenaires commerciaux importants comme la France. Les consommateurs français qui commandent vêtements et autres produits au Royaume-Uni vont être forcés de trouver d’autres alternatives.

    Le Brexit amène ainsi son lot de conséquences avec un impact direct sur l’e-commerce: 1. Douane et taxe sur le chiffre d’affaires à l’importatio

    1-Brexit signifie la réouverture des Douanes.

    Les clients domiciliés au Royaume-Uni qui consomment des produits français vont devoir payer la douane et les taxes sur le chiffre d’affaires à l’importation. Les achats transfrontaliers risquent ainsi de devenir très onéreux et forcément beaucoup moins attrayants ; que l’on soit client britannique ou français. Pour les professionnels, le commerce transfrontalier sera beaucoup plus difficile. A cela pourraient s’ajouter de nombreux coûts supplémentaires, difficultés administratives et incertitudes.

    2. Coûts d’exportation élevés

    Il sera surtout difficile pour les petits et moyens commerçants de payer les coûts d’exportation. Quant aux grandes entreprises, elles auront des difficultés à signer des partenariats stratégiques et à établir des coopérations commerciales.

    3. Le problème de la protection des données

    Concernant les règlements sur la protection des données, le Royaume-Uni sera désormais considéré comme un pays tiers. Mais au niveau du transfert de données, les changements seraient à peine perceptibles car il y a de grandes chances que le Royaume-Uni figure sur la liste des pays « sûrs ». Ces derniers sont soumis à une réglementation européenne spécifique sur la protection des données permettant au transfert de données d’être traité comme un simple échange au sein de l’UE. Mais là encore, rien n’est certain.

    4. Conséquences sur la législation

    Les domaines juridiques concernant les boutiques en ligne sont actuellement en grande partie harmonisés. Avec la récente directive européenne relative aux droits des consommateurs, ceux-ci ont été grandement standardisés, de même que le droit à la concurrence. Cette standardisation relève de la compétence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

    Avec la sortie du Royaume-Uni et les accords du Brexit qui s’en suivent, les cours de justices anglaises ne seront plus dans l’obligation de suivre les jugements de la CJUE. Avec le temps, cela pourrait conduire à des divergences non seulement dans l’interprétation des lois déjà harmonisées, mais aussi dans la future législation.

    Que doivent faire les commerçants français?

    Un préavis de deux ans est dès à présent nécessaire, pendant lequel seront négociés les accords de sortie. Ces accords décideront des conséquences du Brexit sur la relation entre le Royaume- Uni et l’UE.

    Les commerçants devront garder un œil sur ces accords et sur le déroulement du retrait. Ils devront profiter de ce de ce laps de temps pour analyser en profondeur l’intérêt du marché britannique pour leur activité, et se poser les bonnes questions : quel est mon chiffre d’affaires au Royaume-Uni ? Le marché britannique vaut-il le coup? En d’autres termes, suis-je prêt à devoir me confronter à des barrières bureaucratiques et à payer des frais administratifs supplémentaires ?

    L’après-Brexit

    En supposant que le Royaume-Uni, même après un retrait de l’Union, garde un intérêt à maintenir une solide relation commerciale avec les États membres de l’UE, différentes possibilités de configuration seraient alors envisageables. Le Royaume-Uni pourrait suivre l’exemple de la Norvège et rester dans l’espace économique européen (EEE). En d’autres termes, le Royaume- Uni continuerait à se soumettre à la législation européenne en harmonisant les lois en matière de liberté de circulation de personnes, services, marchandises et capital. L’accès au marché intérieur commun demeurerait intact.

    Mais une séparation plus drastique pourrait également avoir lieu. En suivant l’exemple de la Suisse, une conséquence du Brexit pourrait être un traité bilatéral avec l’UE. Les directives européennes ainsi que la juridiction de la CJUE ne seraient plus reconnues. L’article 50 du traité européen prévoit un nouvel accord des relations. Dans ces conditions, toute forme d’accord est envisageable.

    Conséquences pour les consommateurs

    1. Le pire des scénarios: les privilèges qu’offre le marché intérieur européen deviennent obsolètes

    Dans ce cas, un consommateur français qui achète un produit dans une boutique en ligne anglaise pour un montant supérieur à 22 euros, devra payer en plus une taxe sur le chiffre d’affaires à l’importation de 19 %.

    Si le consommateur commande un produit dont le prix est supérieur à 150 euros, il devra non seulement payer la taxe décrite précédemment mais y ajouter les frais de douanes. En règle générale, la valeur d’une commande se compose de la valeur de la marchandise plus les frais de livraison. La barre des 22 euros est alors vite dépassée.

    En bref : acheter des produits dans des boutiques en ligne anglaises sera plus cher et beaucoup moins attrayant.

    Dans ces conditions, il sera même possible que le consommateur ne veuille plus acheter certains produits. Par ailleurs, au sein de l’UE, de nombreux produits ne peuvent circuler qu’avec le marquage CE. Il pourrait arriver qu’un commerçant britannique ne puisse plus exporter ses produits vers l’UE car ces derniers ne disposent pas du marquage adéquat et ne respectent pas les lois européennes (en matière d’environnement ou protection du consommateur).

    2. Dans le meilleur des cas :

    L’UE et le Royaume-Uni signent un accord de libre-échange. Une autre possibilité: le Royaume- Uni suit l’exemple de la Norvège et reste dans l’EEE. Les directives du marché intérieur demeureraient ainsi inchangées, mises à part de très rares exceptions.