Catégorie : Retail

  • Beauté : le clivage du retail se rejoue sur les marketplaces

    Beauté : le clivage du retail se rejoue sur les marketplaces

    Le dernier classement LSA des enseignes beauté révèle un clivage brutal entre gagnants et perdants. Ce basculement, déjà visible en magasin, annonce ce qui se joue sur les marketplaces. Pour les marques, le moment de choisir leur camp approche.

    Le paradoxe du classement

    Aroma-Zone progresse de 52%. Rituals de 40%. Adopt de 29,5%. Dans le même temps, Marionnaud recule de 16,7%, Beauty Success de 5,7%, Yves Rocher de 3,3 . Ces chiffres décrivent le même secteur, la même période, le même marché français. Ils racontent pourtant deux histoires radicalement différentes. Le top 15 des enseignes beauté affiche une croissance cumulée de 11,3%, pour un chiffre d’affaires dépassant les 6 milliards d’euros (LSA). Pendant ce temps, l’hygiène-beauté en grande distribution recule de 2% (LSA). La beauté ne ralentit pas. Elle se recompose. Ce qui distingue les gagnants n’est pas la taille, ni l’ancienneté, ni le nombre de points de vente. C’est l’agilité du modèle et la capacité à s’adapter aux nouveaux usages d’un consommateur qui a profondément changé sa façon d’acheter.

    Un modèle qui s’écrit différemment

    Aroma-Zone illustre cette recomposition mieux que quiconque. Depuis 2021, la marque a multiplié son chiffre d’affaires par huit (LSA), sans course effrénée à l’ouverture de boutiques. En construisant une communauté, une transparence sur les formulations qui a résonné avec les attentes d’une génération entière.

    Les marques qui progressent ont anticipé un changement de fond plutôt que de le subir. Elles ont repensé leur distribution, leur façon de parler à leurs clients, leur présence là où ces clients se trouvent réellement. Les enseignes qui reculent ont, pour beaucoup, conservé des modèles construits pour un consommateur qui n’existe plus tout à fait sous cette forme.

    Le miroir digital

    Ce basculement observé en magasin est le reflet de ce qui se joue simultanément en ligne. L’industrie cosmétique française pèse 35,6 milliards d’euros (FEBEA), et l’e-commerce en est devenu le canal le plus dynamique, avec près de 42% du chiffre d’affaires attendu sur le digital (Statista). Des plateformes comme Amazon, TikTok Shop, Cdiscount ou Veepee sont devenues des terrains de conquête et de construction de marque à part entière. Les données LSA mesurent la performance en retail physique, pas ce qui se passe sur les marketplaces. Mais elles décrivent le même consommateur, les mêmes arbitrages, les mêmes dynamiques. Et elles annoncent, avec quelques trimestres d’avance, ce qui se jouera en ligne.

    Le même clivage se rejoue en ligne

    Sur les marketplaces, une marque beauté peut aujourd’hui atteindre des millions de consommateurs sans réseau physique ni force de vente. Mais y être présent ne suffit pas. Les marques qui réussissent maîtrisent leur distribution : quelles plateformes, dans quels pays, avec quels modèles logistiques. Elles produisent un contenu produit suffisamment riche pour convertir un acheteur qui ne peut pas toucher, sentir, tester. Elles gèrent leur prix avec cohérence sur l’ensemble des canaux.

    Une marque qui s’installe sur Amazon sans avoir répondu à ces questions risque de reproduire en ligne ce que vivent les enseignes en difficulté en magasin : une présence visible, un résultat décevant, une perte de terrain face à des concurrents plus agiles. Le clivage qui s’est dessiné en magasin est déjà à l’oeuvre sur les plateformes. Pour chaque marque beauté, la question est posée : dans la recomposition qui s’accélère, de quel côté se trouvera-t-elle dans trois ans ?

    Moise_Denage[1].png

    Par Moïse Denage, co-fondateur eTAIL agency

  • Vivatech 2026 : une nouvelle dimension pour une nouvelle décennie

    VIVATECH 2026 

    Du 17 au 20 juin 2026, la Porte de Versailles (Paris) accueillera la 10e édition de VivaTech, le plus grand événement européen dédié aux startups et à la technologie.

    L’événement s’est imposé comme un rendez-vous incontournable du monde de la tech, au carrefour de l’innovation, du business et des débats les plus importants sur la technologie, avec l’IA au cœur de chaque discussion.
    Cette édition anniversaire réaffirme l’ambition de VivaTech de donner plus de visibilité à la tech auprès des professionnels, grâce à la présence d’entreprises et d’intervenants de renom issus du monde de la tech international. L’événement « Wide on the Champs-Élysées » (14 juin) et le VivaTech Festival (20 juin) permettront au plus grand nombre de découvrir la tech.

    UNE NOUVELLE DIMENSION POUR UNE NOUVELLE DÉCENNIE.

    En dix ans, VivaTech a vu son audience croître de 300 %, passant de 45 000 à plus de 180 000 visiteurs en 2025, représentant 171 pays. Le nombre de startups a triplé et celui des investisseurs a été multiplié par 12.

    En 2026, VivaTech investit le Hall 7, sur trois étages, offrant 30 % d’espace d’exposition supplémentaire, une capacité d’accueil doublée, 15 000 startups, plus de 1 500 démonstrations, plus de 4 000 rendez-vous d’affaires et de réseautage, ainsi qu’un programme de permanences pour les investisseurs afin de mettre en relation les fondateurs et les principaux investisseurs.

    L’ALLEMAGNE, « PAYS DE L’ANNÉE », ENVOIE UN SIGNAL FORT POUR LA TECH EUROPÉENNE .

    L’Allemagne est le Pays de l’Année 2026 de VivaTech, avec le plus grand stand de l’histoire du salon (800 m²) et une délégation sans précédent : 200 startups et de nombreux partenaires fédéraux et régionaux, 14 Länder, 12 entités gouvernementales et deux ministres fédéraux : Karsten Wildberger, ministre fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, et Dorothée Bar, ministre fédérale allemande de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace. À l’heure où la fragmentation mondiale et technologique s’accentue, ce programme met en lumière l’ambition de l’Europe – portée par VivaTech – d’affirmer sa souveraineté et de devenir un chef de file en matière d’innovation.

    UN PROGRAMME QUI ABORDE LES GRANDS ENJEUX TECHNOLOGIQUES D’AUJOURD’HUI : IA, TECHNOLOGIES DE POINTE, CYBERSÉCURITÉ, ÉNERGIE

    VivaTech 2026 marque une décennie, mais l’accent est mis sur l’avenir. Le programme fait le lien entre deux cycles : la fin de la première vague de numérisation et l’ouverture de l’ère de l’IA et des technologies de pointe, parallèlement à une souveraineté technologique européenne plus affirmée. Intelligence artificielle, productivité, cybersécurité, défense, souveraineté, impact, énergie et transformation des entreprises structurent cette édition, articulée autour de quatre thèmes centraux :

    IA et productivité – 89 % des dirigeants font confiance à l’IA pour guider les décisions de leur entreprise (Baromètre de confiance VivaTech 2026). Parmi les innovations dévoilées : l’interface cerveau-machine en temps réel d’Unitree x HABS (exclusivité mondiale) ; le premier exosquelette à double vecteur grand public de Sumbu ; et la plateforme française d’agent conversationnel d’IA GetVocal AI.

    Nous accueillerons également de nombreux intervenants d’Inde, pays partenaire pour l’IA cette année. Ce statut s’inscrit dans la continuité directe du Sommet sur l’impact de l’IA à Delhi et de l’Année franco-indienne de l’innovation.

    Cybersécurité et défense — Face à l’explosion des cyberattaques (+75 % en un an, Accenture 2024), la startup française Riot fait partie des nombreuses entreprises qui développent des programmes de sensibilisation à la cybersécurité pour leurs employés, tandis que la startup belge Aikido conçoit des outils d’intelligence artificielle pour détecter et corriger les vulnérabilités dans le code des développeurs.

    Technologies vertes et énergie — Nyobolt, qui développe des solutions énergétiques ultra-rapides capables de recharger une batterie à 80 % en moins de cinq minutes ; Bienesis, qui propose une solution intelligente de couverture des cultures pour protéger les rendements contre les aléas climatiques ; et Tenaka (exclusivité mondiale), qui développe des solutions pour régénérer les océans, illustreront comment la technologie accélère concrètement la transition climatique et énergétique.

    Technologies de pointe — De nombreuses innovations dans le secteur des technologies de pointe ouvriront des perspectives prometteuses pour la prochaine décennie technologique. Parmi elles, IBM présentera en exclusivité mondiale un impressionnant « lustre quantique » permettant des calculs bien plus puissants que ceux des ordinateurs classiques, avec des applications dans les domaines de la santé, des télécommunications et de l’optimisation industrielle. EOS X SPACE (exclusivité mondiale) ouvre la voie au tourisme spatial en permettant à chacun d’approcher l’espace et de vivre une expérience unique, tout en préparant le terrain pour de nouvelles technologies et innovations aérospatiales. Xpanceo (exclusivité mondiale) développe quant à lui une lentille de contact intelligente, basée sur l’IA et la réalité étendue, capable d’afficher des informations directement dans le champ de vision.

    LA TECHNOLOGIE À LA PORTÉE DE TOUS :

    Le 20 juin, le festival VivaTech initie les 18-35 ans à la technologie autour des thèmes de l’IA et de la société, de l’économie des créateurs et des talents de demain, avec un forum des métiers, des ateliers et des démonstrations exclusives.

    Pour la première fois de son histoire, et à l’occasion de son 10e anniversaire, VivaTech investira les Champs-Élysées le dimanche 14 juin.

    Pendant une journée, « la plus célèbre avenue du monde », piétonnisée pour l’occasion, se transformera en une vitrine exceptionnelle de l’innovation. Startups, entreprises et talents de demain pourront y rencontrer Parisiens, Île-de-France et touristes du monde entier et découvrir, grâce à un parcours immersif gratuit et ouvert à tous, les technologies qui transforment notre quotidien : intelligence artificielle, robotique, mobilité, climat, santé et bien plus encore.

    « En dix ans, VivaTech est devenu bien plus qu’un simple événement. C’est le catalyseur d’une génération VivaTech – une communauté mondiale d’entrepreneurs, d’innovateurs et d’investisseurs qui façonnent les technologies de demain. Cette 10e édition marque un tournant pour VivaTech, reflétant une nouvelle ère pour la tech : celle de l’IA, des technologies de pointe et d’une reconfiguration géopolitique dans laquelle l’Europe doit pleinement assumer son rôle. » – Maurice Lévy, coprésident de VivaTech et président d’honneur de Publicis Groupe ; Michèle Benbunan, coprésidente de VivaTech et directrice générale de la division presse de LVMH ; François Bitouzet, PDG de VivaTech,annonce la présence des premiers intervenants majeurs.

    Des personnalités de premier plan du monde de la tech seront présentes à cette 10e édition de VivaTech, parmi lesquelles :

    Raphaël Auphan , directeur des opérations de Proton
    ; Jocomo Corbo , PDG de Physics X
    ; Eleonore Crespo, cofondatrice et codirectrice générale de Pigment
    ; Thomas Domhke, fondateur d’Entire
    ; Joleen Liang , cofondatrice de Squirrel AI
    ; Mati Staniszewski, cofondateur d’Elevenlabs
    ; Jean-Charles Samuelian, PDG d’Alan
    ; Niel Zeghidour , PDG de Gradium
    ; et Loïc Henriet, directeur technique et directeur général de Pasqal.

    De grandes entreprises seront également présentes :

    Rodolphe Saadé , PDG et président de CMA-CGM
    ; Bernard Arnault, PDG et président de LVMH
    ; Jeannette Zu Fürstenberg, présidente et directrice générale de General Catalyst
    ; et Mohamed Kande, président mondial de PwC.
    – Valérie BAUDSON, PDG d’AMUNDI
    – Lei ZHANG, fondateur et PDG d’ENVISION GROUP
    – François PROVOST, PDG du GROUPE RENAULT
    – Jeremy ALLAIRE , cofondateur, président et PDG de CIRCLE
    – Glenn D. FOGEL, PDG et président de BOOKING.COM
    – Christel HEYDEMANN, PDGORANGE
    – Jonas PRISING , Président-directeur général de MANPOWERGROUP
    – David SCHRÖDER, Co-directeur général de ZALANDO
    – Lutz DIEDERICHS, Directeur général de BNP PARIBAS
    – Marie-Ange DEBON , Directrice générale de LAPOSTE
    – Philippe PIRON , Directeur général de l’Électrification chez GE VERNOVA
    – Elisabeth STONE, Directrice des produits et de la technologie chez NETFLIX
    – Christophe PORTER, Responsable de la coopération internationale en matière de sécurité chez GOOGLE
    – Jens HOLTINGER, Directeur technique du GROUPE VOLVO
    – Julia WHITE , Directrice marketing d’ALIBABA
    – Roland BUSCH , Directeur général de SIEMENS – Christophe
    FOUQUET, Directeur général d’ASML
    – Shantanu NARAYEN, Directeur général d’ADOBE
    – Yann LE CUN, Président d’ AMI LABS –
    Cameron FINK, Cofondateur et directeur général d’AARU.

    Et les parties prenantes institutionnelles :

    – Henna VIRKKUNEN, Vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, COMMISSION EUROPÉENNE
    – Ekaterina ZAHARIEVA, Commissaire aux startups, à la recherche et à l’innovation, COMMISSION EUROPÉENNE
    – Karsten WILDBERGER, Ministre fédéral de la Numérisation et de la Gouvernementalité Modernisation de l’Allemagne
    – Januš KIZENEVIC Vice-Ministre des Finances de la République de Lituanie
    – Anne LE HENANFF Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l’Intelligence Artificielle et des Affaires Numériques, Gouvernement

    PRINCIPAUX PARTENAIRES FRANÇAIS ET INTERNATIONAUX

    Co-organisateurs : Groupe Les Echos – Le Parisien & Publicis Groupe
    Partenaires fondateurs : BNP Paribas, La Poste Groupe, LVMH, Orange, AWS (depuis 2026)
    Pays de l’Année 2026 : Allemagne
    Partenaires Platine : Adobe, Core42 (Champion de l’IA), Envision, GE Vernova, ManpowerGroup, NVIDIA, PwC, Samsung, Vusion
    AI Partenaire Pays : Inde
    Partenaires Or : Accenture, AXA, Booking.com, Capgemini, Crédit Agricole, Engie, EY, Ministère fédéral des Communications, de l’Innovation et de l’Économie Numérique du Nigéria, Groupe Bouygues, Groupe Caisse des Dépôts, SNCF Groupe, IBM, JCDecaux, KPMG, L’Oréal Groupe, Microsoft, OVHcloud, QuantumBlack AI by McKinsey (partenaire de connaissances), Salesforce, Sanofi, SAP, Scaleway, Sonepar :

     

  • Comment les E-commerçants abordent 2026 ?

    Consommation fragilisée, croissance des plateformes asiatiques, transformations technologiques…
    La Fevad dresse le moral des E-commerçants

    Annie Abela

    Ce mardi 10 Mars sur l’évènement 1to1 à Monaco, Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad  (La Fédération du e-commerce et de la vente à distance ) en partenariat avec Toluna -Harris Interactive et LSA a dévoilé les chiffres sur le moral des
    E-commerçants.  

    Découvrez en avant-première, les temps forts de la conférence.

     » Les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros sur internet en 2025!  »
    L’e-commerce confirme son rôle de pilier durable de la consommation, malgré un environnement économique et politique incertain » explique Marc Lolivier et de poursuivre : « Cette croissance est avant tout portée par les usages : les Français achètent plus souvent en ligne, même si la pression sur les prix limite la progression du panier moyen ».
    Mais quel est le moral des e-commerçants ?
    Ont-ils confiance dans l’avenir?
    Quelles sont leurs priorités stratégiques et en investissements ?

    Le moral des e-commerçants 

    Surprise ! le moral des e-commerçants progresse de 36 %. Ils se disent plus optimistes pour 2026, contre 20 % moins optimistes, soit un solde positif de 16 points en hausse de 7 points par rapport à l’an dernier. Même dynamique chez les autres européens avec un solde positif de 23 points.

    Perception sur l’évolution du marché 

    Les e-commerçants décrivent un marché qui reste globalement orienté à la hausse, en France comme dans le reste de l’Europe.

    En France, 44 % des dirigeants estiment que leur marché est en croissance, contre 28 % qui le jugent en baisse. Dans les autres pays européens, 46 % considèrent également leur marché en croissance, contre 21 % en recul.
    Malgré un léger tassement par rapport aux années précédentes, l’exercice 2025 reste globalement positif. La moitié des entreprises françaises déclare un exercice rentable, tandis qu’environ une entreprise sur cinq reste déficitaire, un niveau stable.
    Ce climat plus positif coexiste toutefois avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    Cependant, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Principales tendances à venir pour 2026 

    Ce climat « positif « coexiste  avec de fortes inquiétudes sur la conjoncture économique.

    En France, 98 % des e-commerçants estiment que l’instabilité politique a un impact sur la consommation, et 43 % anticipent une dégradation de celle-ci dans les douze prochains mois, contre seulement 6 % qui envisagent une amélioration.

    Pour 2026, les perspectives d’activité demeurent bien orientées : 67 % des e-commerçants français anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires, contre seulement 8 % qui prévoient une baisse.

    Les perspectives sont également positives en matière de rentabilité : 56 % des entreprises françaises anticipent une progression de leur marge nette.

     

    La montée en puissance des grandes plateformes opérant depuis l’Asie est désormais perçue comme un facteur structurant pour le secteur.
    Ainsi, 70 % des e-commerçants français exposés à la concurrence de ces plateformes déclarent que leur activité est directement impactée, et près d’un tiers indiquent avoir dû adapter leur stratégie commerciale.

    Une donnée intéressante, les dirigeants observent des évolutions profondes des comportements d’achat :

    • 93 % constatent un renforcement de l’attractivité des promotions et des prix bas
    • 95 % estiment que les repères de prix des consommateurs ont changé
    • 80 % observent une hausse des achats impulsifs

    Quelles sont les priorités stratégiques et les investissements ?

     Deux points ressortent de l’étude : l’International et les investissements technologiques. 

    L’international : un levier de croissance majeure
    L’ouverture internationale continue de progresser parmi les acteurs du secteur.
    Deux tiers des e-commerçants français et trois quarts des entreprises européennes déclarent opérer à l’étranger.

    Parmi ces entreprises présentes à l’international, 77 % anticipent une augmentation de la part de leur chiffre d’affaires réalisée hors de leur marché domestique dans les deux prochaines années, confirmant le rôle croissant de l’export dans les stratégies de développement du e-commerce

    Investissements : priorité à l’informatique et au marketing

    Les priorités d’investissement pour 2026 traduisent une volonté de consolider les fondamentaux du modèle e-commerce. Les principaux domaines d’investissement concernent :

    • l’informatique et la cybersécurité (58 % des entreprises françaises prévoient d’augmenter leurs budgets)
    • le marketing et la publicité (48 %)
    • le développement international et la monétisation de l’audience (marketplaces, retail media…)

    A noter que les budgets marketing se concentrent principalement sur les réseaux sociaux, le référencement naturel (SEO) et la publicité en ligne, tandis que les canaux hors ligne (TV, radio, presse ou imprimés publicitaires) restent globalement stables ou en recul.

     

    Impact de l’IA dans les organisations

    L’IA, et en particulier l’IA générative, s’impose désormais comme un levier majeur de transformation du e-commerce. Ce sont 94 % des entreprises françaises qui déclarent utiliser au moins une solution d’IA générative. Elle est perçue comme l’innovation la plus prometteuse à horizon trois ans, notamment dans les domaines de :

    • la relation client
    • le marketing
    • la logistique et la sécurité.

    Cette diffusion s’accompagne d’une transformation rapide des métiers : 87 % des dirigeants déclarent observer des évolutions organisationnelles liées à l’introduction de solutions d’IA.

     

    Les dirigeants interrogés expriment également une attente forte en matière de souveraineté numérique européenne.

    • 90 % estiment que l’Europe est aujourd’hui trop dépendante des technologies et plateformes américaines et asiatiques
    • 83 % se déclarent insatisfaits de la politique européenne actuelle dans ce domaine

    En matière de politique européenne de souveraineté numérique, deux priorités se détachent très nettement aux yeux des dirigeants :
    👉faire respecter plus strictement les règles européennes par les acteurs extra-européens 👉et alléger les charges qui pèsent aujourd’hui sur les entreprises européennes.

     

     

     

  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Promotions : coup de pouce ou coup de bluff ?

    Promotions : qu’en pensent les français ?

    Une étude réalisée par Converteo, et PricingHUB, montre que 77 % des Français estiment que les promotions leur permettent de faire de bonnes affaires, mais seulement 47 % considèrent qu’elles reflètent de réelles réductions de prix. 

    Converteo, cabinet de conseil hybride spécialisé en Pricing data et intelligence artificielle, et PricingHUB, plateforme SaaS intuitive et boostée à l’intelligence artificielle d’optimisation des prix, annoncent la publication des résultats de leur étude exclusive : La perception des promotions par les Français.
    Alors les promotions : coup de pouce ou coup de bluff ? Qu’en pensent vraiment les français ? 

    Les promotions : un levier d’achat incontournable mais saturé 

    L’étude révèle que 36 % des consommateurs affirment que les promotions représentent au moins la moitié de leurs achats, tandis que 60 % déclarent que les promotions influencent souvent ou très souvent leurs décisions d’achat. Le secteur alimentaire ressort comme le plus affecté, avec 66 % des répondants déclarant être particulièrement attentifs aux promotions dans cette catégorie. 

    Cependant, cette attention élevée aux promotions s’accompagne de surcharges perçues, particulièrement sur la publicité en ligne (59 %), l’email (52 %) et les réseaux sociaux (46 %).
    42 % des consommateurs expriment un sentiment de surcharge promotionnelle, ce qui pourrait potentiellement diluer l’impact de ces offres.
    « Les promotions sont un levier puissant mais leur surabondance crée une certaine fatigue chez les consommateurs. Les retailers doivent repenser la fréquence et la personnalisation des promotions pour maintenir leur efficacité » explique Jérôme Laurent, CEO et co-fondateur de PricingHUB.

    La promotion : un outil à double tranchant – moteur de découverte mais challenge pour la fidélité

    Véritable levier d’activation, la promotion permet aux consommateurs de découvrir de nouveaux produits ou marques : 56 % des répondants déclarent en avoir découvert grâce à une offre, et parmi eux, 72 % ont réitéré leur achat, et ce, même hors promotion. Mais si la promotion séduit, elle ne fidélise pas pour autant.
    Près d’un tiers des consommateurs (32%) n’hésite pas à changer de marque lorsqu’une promotion est proposée par un concurrent, et seuls 34 % estiment que les promotions renforcent leur confiance envers une marque.

    Personnalisation des promotions

    L’étude montre que 38 % des consommateurs jugent la personnalisation des promotions importante.
    Toutefois la protection des données reste un enjeu important : 50 % des répondants refusent de partager leurs habitudes de consommation. “Ces chiffres révèlent une crise de confiance des consommateurs, plus que jamais sensibles au prix.

    Pour les distributeurs et les marques, l’enjeu est de passer d’une logique purement volumétrique à un pilotage ROIste des actions promotionnelles .
    « L’analyse fine des données de vente et de la perception prix des consommateurs doit être au cœur des décisions promotionnelles pour proposer la bonne offre, au bon moment » explique Rémi Casanova, Principal chez Converteo.

  • Comment ChatGPT redéfinit le retail media ?

    ChatGPT redéfinit discrètement l’avenir du retail media

    Par Lee Metters, Retail Media Lead, Awin

    Le retail media est l’un des domaines de la publicité digitale qui connaît la croissance la plus rapide. Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, chaque espace publicitaire est un terrain de jeu pour attirer l’attention des consommateurs – et ChatGPT est en train d’en changer les règles.

    Cette année, OpenAI a lancé une nouvelle fonctionnalité, Product Finder, qui permet aux utilisateurs de découvrir et d’acheter des produits directement dans ChatGPT.
    Plutôt que de saisir une requête dans un moteur de recherche traditionnel ou sur un site web, les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils recherchent et recevoir des recommandations de produits générées par l’IA, accompagnées de comparaisons, d’avis, d’avantages et d’inconvénients, ainsi que des liens pour acheter les produits – un parcours somme toute très simple, de la découverte du produit à la conversion.

    Bien qu’aucune donnée officielle n’ait été publiée sur les taux de clics de Product Finder, nous savons que ChatGPT traite plus d’un milliard d’interactions web chaque jour.
    Même si seule une petite partie de ces interactions est liée à des achats, cela signifie que des dizaines de millions de sessions de découverte de produits ont lieu chaque semaine sur la plateforme. Ce volume a le potentiel de drastiquement transformer la manière dont les gens découvrent, évaluent, et achètent les produits en ligne.

    Mise en situation : recherche d’un babyphone

    Ma femme et moi attendons un enfant. J’ai donc demandé à ChatGPT de me recommander un babyphone. Nous avions des critères précis en tête, que nous avons inclus dans notre prompt, et laissé ChatGPT faire son travail. Parmi les options proposées, le premier produit recommandé était le Hubble Connected Nursery Pal Glow. ChatGPT a fourni une description détaillée de ses fonctionnalités, et nous a recommandé de l’acheter dans un magasin spécifique.

    Ne faisant pas entièrement confiance à la recommandation de ChatGPT, j’ai consulté directement le site web du magasin suggéré et recherché « baby monitors ». Le premier produit répertorié, un placement sponsorisé sur cette page de catégorie, était le même moniteur Hubble. Ce placement était très certainement le résultat d’une campagne retail media endémique, par laquelle les marques paient pour obtenir un emplacement de choix sur le site web ou l’application d’un retailer.

    Ce conflit potentiel a attiré mon attention : ChatGPT m’a dirigé directement vers la page du produit, contournant ainsi efficacement le placement publicitaire endémique sur la page de catégorie. Si ChatGPT fait apparaître le même produit, provenant d’un contenu média tiers (tel qu’une annonce sponsorisée par le distributeur lui-même) ; nous assistons à une convergence importante dans les stratégies de retail media.

    L’impact de la découverte de produits par l’IA

    Cette expérience, certes modeste mais révélatrice, soulève une question plus importante : si des plateformes telles que ChatGPT deviennent un élément central du processus de découverte de produits, qu’adviendra-t-il des stratégies traditionnelles de retail media ?

    Aujourd’hui, le retail media endémique s’articule principalement autour de placements sur site, tels que des listes de produits sponsorisés, des bannières et des carrousels dans les écosystèmes digitaux des retailers. Cependant, les outils basés sur l’IA tels que ChatGPT introduisent une nouvelle dynamique, en déplaçant le point de départ du parcours d’achat des consommateurs en dehors de ces écosystèmes.

    Cela marque un changement fondamental dans la manière dont l’influence est acquise. Pour rester dans la course, les marques et les retailers doivent repenser la façon dont ils allouent leurs dépenses dédiées au retail media, et dont ils garantissent leur visibilité et leur influence dans la découverte de produits générée par l’IA.

    De nouvelles opportunités

    Avec l’essor des outils IA tels que ChatGPT, les sites média (sites de comparatifs, par exemple) jouent désormais un rôle de plus en plus important dans l’écosystème du retail média endémique hors site. Selon Digiday, ChatGPT a généré plus de 243,8 millions de visites sur des sites média en avril 2025, soit une augmentation spectaculaire de 98 % depuis janvier 2025. Bon nombre de ces sites sont cités directement dans les recommandations de produits générées par l’IA, contribuant à les positionner efficacement comme des intermédiaires de confiance dans le parcours d’achat.

    Si l’on reprend l’exemple du babyphone, l’une des sources citées par ChatGPT était Expert Reviews, un site média qui fournissait non seulement la recommandation, mais incluait également un lien d’affiliation redirigeant vers le magasin recommandé par ChatGPT. Cela montre clairement comment le contenu hors site alimente le commerce basé sur l’IA, et souligne la nécessité de stratégies intégrées et multicanales.

    Si les plateformes d’IA telles que ChatGPT doivent devenir le nouveau sommet du funnel, les stratégies de retail media doivent évoluer au-delà des limites des placements sur site. Les retailers et les marques doivent envisager d’allouer une partie de leur budget publicitaire endémique au financement de contenus hors site de haute qualité, en particulier ceux susceptibles d’être classés dans les recommandations générées par l’IA.

    En fin de compte, l’association à des éditeurs, affiliés et créateurs de contenu devrait constituer une méthode pertinente pour gagner en compétitivité à mesure que les parcours d’achat en ligne évoluent.

  • Le commerce de proximité à l’ère du digital : quelles sont les attentes des consommateurs ?

    Les Français fidèles au commerce local malgré la pression du pouvoir d’achat

    À l’heure où le numérique transforme les habitudes de consommation et où les tensions économiques poussent les Français à arbitrer différemment leurs dépenses, le commerce de proximité conserve une place centrale dans leur quotidien.

    Pour mieux comprendre leurs nouvelles attentes, MEDIAPOSTE, acteur de la communication locale, dévoile une étude réalisée par l’institut de sondage Infopro Digital & LSA : “Le commerce de proximité à l’heure du digital : les nouvelles attentes des consommateurs”.

    L’enquête révèle un attachement fort et persistant au modèle physique, et une attente croissante envers des publicités ciblées, choisies et utiles.
    Elle dévoile également une fidélité affirmée aux supports traditionnels – notamment au catalogue papier, toujours plébiscité, y compris par les jeunes générations.
    Dans un monde de plus en plus connecté, les consommateurs affirment leur besoin de repères physiques, de lien avec le local et le contact humain.

    Le commerce local résiste 

    En 2025, dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, le commerce local reste profondément ancré dans les pratiques quotidiennes des Français. L’étude révèle que 97 % des consommateurs, tous profils confondus, déclarent fréquenter un commerce de proximité.

    Les moins de 35 ans confirment cette tendance car ils sont 88% à fréquenter un commerce de proximité au moins une fois par semaine. Cette fidélité s’explique principalement par la proximité géographique, citée par 93 % des personnes interrogées, suivi par la praticité à 57%, la relation de confiance et le contact humain à 45%.
    Dans l’esprit des consommateurs, le commerce de proximité est avant tout associé aux produits alimentaires, pour 88 % d’entre eux, suivi des produits de santé et de bien-être (33 %).

    La fréquentation est restée stable, voire en hausse depuis la crise sanitaire, ce qui montre que les habitudes sont bien ancrées dans le quotidien des Français : 88 % des répondants déclarent fréquenter leur commerce local autant qu’avant la crise du COVID, voire davantage.

    Mais un pouvoir d’achat réduit et une inflation galopante redessinent les attentes des consommateurs.

    Inflation et pouvoir d’achat redessinent les attentes des consommateurs 

    Si les Français restent fidèles à leurs commerces de proximité, leurs attentes évoluent sous l’effet des contraintes budgétaires des ménages. Pour 90 % des personnes interrogées, le prix est aujourd’hui le critère principal dans le choix d’un commerce de proximité.

    Cette préoccupation est particulièrement marquée chez les non-fréquentants : 69 % d’entre eux estiment que les tarifs pratiqués sont trop élevés.

    Face à la pression économique qui perdure, les consommateurs attendent davantage d’offres et de réductions. Ainsi, 53 % des répondants souhaitent bénéficier de promotions ou d’offres spéciales

    Publicité papier : la boite aux lettres reste le canal privilégié

    Dans un environnement saturé d’informations, les Français deviennent plus sélectifs quant à la publicité qu’ils reçoivent. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) se dit intéressé pour ne recevoir que des publicités correspondant à ses centres d’intérêt.

    Malgré la progression du digital, la boîte aux lettres reste le canal privilégié pour la publicité locale.
    Chez les moins de 35 ans, 41 % préfèrent recevoir des catalogues et prospectus papier en boîte aux lettres, contre 34 % qui privilégient le SMS et 30 % l’e-mailing.

    Le catalogue papier demeure un support de référence pour consulter les offres promotionnelles et les nouveautés des commerces de proximité.

    Il est plébiscité par 60 % des sondés, contre seulement 40 % qui préfèrent consulter ces informations en ligne. Cette préférence pour le papier est marquée dans tous les secteurs. Par exemple, 32 % des répondants préfèrent recevoir un catalogue ou un prospectus pour être informés des actualités des commerces alimentaires, un chiffre bien au-dessus des 16 % qui choisissent les réseaux sociaux pour ce secteur.

    Le marketing exclusivement digital montre ses limites : à titre d’exemple, 46 % des répondants déclarent ne pas être incités à se rendre en point de vente après avoir reçu un e-mail, et un Français sur deux suite à la réception d’un SMS.

    Différences générationnelles 

    Si le commerce de proximité conserve une place centrale dans le quotidien des Français, les motivations qui poussent à sa fréquentation varient fortement en fonction des générations interrogées. Chez les plus de 65 ans, 80 % considèrent ces lieux comme des espaces de lien social. À l’inverse, cette dimension relationnelle est moins présente chez les moins de 25 ans, qui ne sont 28% à partager ce sentiment.

    Les seniors mettent également en avant la qualité de l’accueil et des conseils personnalisés : 50 % des plus de 65 ans et 51 % des 55-64 ans estiment que ce sont des avantages clés du commerce de proximité par rapport à la grande distribution.

    En résumé : 

    • Les commerces de proximité sont un pilier du quotidien des Français, même avec un pouvoir d’achat contraint.
    • Le point de vente physique conserve toute sa place, et pour suivre les actualités et repérer les bonnes affaires disponibles dans son quartier, le catalogue papier demeure la référence, tous âges confondus.
    • Les usages étant différents selon les profils et le lieu d’habitation, il convient de prendre en compte le choix des consommateurs pour adapter les stratégies de communication locale.
    • MEDIAPOSTE accompagne ses clients dans une approche omnicanale, alliant la puissance du print, la précision du digital et la personnalisation des campagnes pour créer des communications pertinentes, efficaces et choisies.

    Pour télécharger l’étude complète c’est ici