Catégorie : Réseaux sociaux

  • Comment exploiter Instagram pour ses campagnes Marketing ?

    #Instagram, une mine d’or encore largement inexplorée pour les campagnes de marketing

    Les fonctions Business Tools et Instagram Insights permettent aux marques de générer de la valeur. Mais comment les marketers peuvent-ils s’y prendre pour mesurer les répercussions positives pour leur marque du réseau social aux 500 millions d’utilisateurs actifs ?

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Instagram, l’un des réseaux sociaux les plus fédérateurs au monde, intéresse de plus en plus les annonceurs. En Septembre 2016, ceux-ci étaient plus de 500 0001 à utiliser ce réseau social pour promouvoir leur marque et atteindre leur audience.

    La plateforme de partage d’images confirme aussi que près d’1,5 million d’utilisateurs ont adopté sa fonction « Business Tools », lancée cette année. Cette nouveauté permet aux consommateurs d’obtenir les coordonnées des entreprises à proximité pour les contacter et s’y rendre. Les professionnels peuvent aussi s’informer sur ce que leurs clients pensent d’eux via Instagram Insights et évaluer l’impact de leurs publications en termes d’impressions.

    Une entreprise qui utilise Instagram n’attend pas simplement d’exister dans cette sphère, mais de générer de la valeur, de promouvoir sa marque et d’augmenter ses recettes. L’enjeu est donc de mesurer les répercussions positives pour leur marque de ce réseau, de les analyser et de mettre en action les résultats.

    Privilégier les commentaires aux clics

    L’une des toutes premières mesures à la disposition des équipes marketing est celle du niveau d’engagement constaté. Et comme pour les autres réseaux sociaux, Twitter ou Facebook, il est nécessaire d’évaluer les interactions.

    Sur Instagram, on pourrait penser qu’il s’agit du nombre de « j’aime » obtenus pour les photos publiées.Mais s’il est facile de cliquer « j’aime » ; un commentaire a bien plus de valeur. Près de 99% des interactions prennent la forme de « j’aime », contre 1,1% seulement pour les commentaires2

    Les commentaires sont plus longs à écrire et ils demandent un peu de réflexion. Ils signifient que ce que vous avez publié a déclenché une réaction de la part de ceux qui y ont été confrontés. Pensez aux contenus que vous publiez dans l’intention de provoquer une réaction et d’obtenir une réponse. Vous pouvez organiser un concours sur Instagram et inviter les utilisateurs à commenter et partager vos contenus. Les contenus vidéos sont plus efficaces pour obtenir l’attention d’une audience, ainsi que les gifs qu’il est possible de faire avec l’application vidéo Boomerang, développée par Instagram.

    Dès que vous constaterez que le nombre des commentaires que vous recevez augmente, c’est que vous aurez dopé votre niveau d’engagement, mais n’oubliez pas pour autant que les commentaires ne sont pas tous positifs.

    Une étude de 100 grandes marques utilisatrices de l’appli a montré que l’engagement par publication est en progression de 53% par rapport à l’année précédente. Les marques B2B constatent un niveau d’engagement 20 fois supérieur sur Instagram que sur LinkedIn[1], une plateforme conçue exclusivement pour les interactions professionnelles.

    Tenir compte des horaires des publications

    Les marketers qui exploitent au mieux Instagram analysent le « qui, quoi, où, pourquoi » mais aussi le « quand ».

    Une publication sur Instagram a une durée de vie d’environ quatre heures[2] avant qu’elle se noie dans le flux des publications entrantes d’un utilisateur, qui aura alors bien moins de chances de la voir. Les marques ont donc intérêt à choisir le bon moment, celui où elles savent que la majorité de l’audience des followers qu’elles souhaitent atteindre sera le plus active et réceptrice.

    Un utilisateur moyen d’Instagram interagit le plus volontiers avec une marque entre 8h00 et 9h00, sur son smartphone en allant au travail, au moment de la pause-déjeuner vers 13h00 et en début de soirée à partir de 17h00, après sa journée de travail[3]. Forts de cette information, les marketers peuvent adapter leur calendrier de publication pour toucher un maximum de personnes.

    Analysez les publications qui suscitent le plus d’engagement et les horaires auxquels elles ont été publiées et vous verrez se dessiner une courbe d’activité avec des pics d’audience. En sachant quel contenu a le plus d’impact et à quel moment de la journée, la connexion de votre marque à son audience cible sera optimisée.

    S’astreindre à suivre et analyser le trafic

    Un critère important pour les marketers est de savoir à quel point Instagram est efficace en terme de génération de leads pour leur site. C’est là où intervient la nouvelle offre « Business Tools ».

    Les marques qui créent leur profil professionnel peuvent choisir par quel biais exactement elles souhaitent être contactées, par téléphone, e-mail ou même par message texte. L’ajout du bouton « contact » par Instagram simplifie grandement le suivi par les marketers du nombre de personnes qui cherchent à contacter la marque et le canal qu’ils préfèrent pour cela.

    C’est aussi un moyen simple pour suivre l’activité de vos followers et surveiller les pics et chutes du niveau d’engagement au quotidien, sur une semaine ou sur un mois. Ceci dit, si un suivi quotidien vous permet de garder le contrôle de votre compte, il ne vous fournit pas assez de données et de résultats pour vous aider à prendre des décisions avisées.

    Le seul moyen d’améliorer votre offre sur les réseaux sociaux et en particulier sur Instagram est de savoir ce qui fonctionne le mieux pour votre entreprise, or seuls des efforts de suivi, de surveillance et de comparaison dans le temps vous apporteront des éclairages utiles. En savoir plus sur les gens qui vous suivent et s’engagent vous aidera à produire des contenus plus pertinents et adaptés aux attentes de vos audiences.

    Instagram est la plateforme qui affiche les plus hauts taux d’engagement et les plus faibles taux de rebond de tous les réseaux sociaux, ce qui signifie que le trafic généré est extrêmement porteur et précieux pour n’importe quelle entreprise. Si vous ne mesurez pas l’engagement sur Instagram et si vous n’appliquez pas les enseignements à votre stratégie marketing, alors vous risquez de manquer ce rendez-vous avec vos audiences.

     

     

     

     

  • Images et luxe : les nouveaux codes du luxe en ligne

    Comment passer au numérique sans nuire à l’image de marque ?

    Une problématique au cœur de l’évènement Digital Luxe qui se déroulera à Lyon le 28 novembre prochain.

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    Pour y répondre Bettina Frohlich, co-fondatrice de Luxe Partenaires, un groupe d’entrepreneurs œuvrant dans les services de prestige.

     

    My Digital Week : Pouvez-vous dresser un état des lieux du luxe sur Internet ?

    Bettina Frohlich : Quand j’ai crée Luxe Partenaires en 2007, le luxe n’était pas prêt à franchir le pas sur Internet. A cela deux raisons : la première avec le numérique qui implique une démocratisation, l’ouverture de la marque auprès d’un public plus large. La seconde raison est simple : le luxe propose une notion d’exclusivité, d’élitisme, de prix élevés…

    Aujourd’hui, les grandes maisons placent le digital au coeur de leurs priorités stratégiques, tout en veillant à ne pas écorcher leur image, et prouvent, expériences à l’appui, que luxe et digital forment un mariage d’exception.

    My Digital Week : Quels sont les enjeux pour les marques de luxe ?

    Bettina Frohlich : A l’ère d’Internet et du digital, l’enjeu majeur pour les marques de luxe n’est plus de savoir s’il faut être présent ou pas. L’enjeu désormais est de comprendre comment jouer le jeu avec les réseaux sociaux ? Comment établir une conversation avec ses clients et les blogueurs d’influence ?

    My Digital Week : Comment passer du luxe 1.0 au luxe 3.0 ?

    Bettina Frohlich : Avec l’avènement du Web 2.0 et de l’interactivité des internautes, les maisons de luxe contrôlaient de moins en moins leur communication, suite à la forte apparition de blogs dédiés à la mode et aux marques de luxe. Aujourd’hui, les blogueurs sur les réseaux sociaux créent l’audience et sont des leaders d’opinion incontournables.

    Les marques de luxe ont dû revoir leur stratégies de communication pour les solliciter et assurer la promotion de leurs produits.

    My Digital Week : Quels sont les prochains challenges ?

    Bettina Frohlich : Le plus  gros challenge va se jouer dans le retail. Les consommateurs souhaitent retrouver sur le Net même expérience que dans les boutiques. Les marques de prestige doivent faire preuve d’innovation pour toujours aller plus loin dans l’expérience utilisateur avec des services et des expériences uniques.

    My Digital Week : Quelle est votre dernière expérience en boutique ?

    Bettina Frohlich : C’est chez Alexandre Mac Queen. La vendeuse a commencé à échanger avec moi, sur mes goûts , la marque, etc… Je souhaitais un modèle de sac précis, elle m’a proposé le sac dans une autre couleur. J’ai pu voir des photos mais surtout elle a su créer une relation qui n’était pas uniquement dirigée vers la vente en prenant son temps, dans une écoute de qualité … La relation client est dans l’ADN du luxe. Tous les commerces devraient s’en inspirer…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Quels sont les services clients efficaces ?

    Relation Client : les enseignements de l’Élection du Service Client de l’Année 2017


    Un mois après le palmarès de la 10ème édition de l’Élection du Service Client de l’Année, Viséo Customer Insights tire les enseignements des tests clients mystères, qui ont permis de distinguer les services clients efficaces par téléphone, e-mail, réseaux sociaux (Facebook) et navigation Internet.

    Ce qu’il faut retenir :

    • Réseaux sociaux : les échanges sont plus efficaces via un message privé qu’en postant sa demande sur le mur Facebook, à la vue de tous,
    • Les sites des marques sont peu adaptés à un usage mobile : écart de qualité de plus de 2 points entre la note de l’ordinateur et du smartphone
    • La qualité globale de la relation client baisse, même sur Facebook
    • Les lauréats répondent au moins 2 fois plus vite que l’ensemble des participants.

    Un mois après le palmarès de la 10ème édition de l’Élection du Service Client de l’Année, Viséo Customer Insights tire les enseignements des tests clients mystères, qui ont permis de distinguer les services clients efficaces par téléphone, e-mail, réseaux sociaux (Facebook) et navigation Internet.

    La qualité des services clients baisse, même sur Facebook
Alors que les échanges par e-mail se sont banalisés entre les Français et les marques comme avec l’administration (les impôts par exemple), en 7 ans, la qualité des échanges via e-mails / formulaires est en recul de 9,6% (entre 2010 et 2016), avec une note de 11,6/20 cette année. Le téléphone, lui, recule de 5,7% pour atteindre 13,71/20. Contre toute attente ce n’est pas la qualité de service (86% – équivalente à celle de l’édition précédente) qui est en cause, mais plutôt le manque de maîtrise des bonnes pratiques par les collaborateurs en termes de relation client par téléphone. 

Si Facebook est désormais largement investi par les marques pour partager de l’information avec les consommateurs, ce canal reste l’un des moins bien utilisés en relation client. Avec un score de 13,33/20, les réseaux sociaux sont en progression de seulement 13% en 4 ans, mais en baisse de 7,4% sur l’année.

    En parallèle, les réponses sont de plus en plus rapides : le temps d’attente est descendu de 20 minutes par rapport à l’année dernière, pour atteindre 3 heures 22 minutes en moyenne.

    Sur Facebook, on est mieux servi en privé que sur le mur de la marque !
En revanche, la qualité des réponses sur les réseaux sociaux régresse et certains écarts surprenants apparaissent. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les réponses aux questions posées en message privé sont plus efficaces (14,6/20) que sur le mur (11,4/20) et l’écart se creuse d’année en année (2 points l’année dernière contre 3,26 points de différence cette année).

    Quid de l’impératif de mobilité ?
    Depuis 2 ans, l’Élection du Service Client de l’Année teste les sites Internet des participants depuis des appareils mobiles (smartphone et tablette), dans un contexte où la part du m-commerce devient écrasante dans les volumes de ventes à distance. Pour certains pure players du web, les ventes sur smartphone ou tablette représentent plus de 50% du chiffre d’affaires.

Cette nouvelle donne oblige les entreprises à innover en faveur de l’expérience utilisateur sur mobile. En revanche, les résultats de l’Élection du Service Client de l’Année 2017 révèlent un écart de notation de plus de 2 points entre la note obtenue depuis un ordinateur et celle d’un smartphone (17,95 contre 15,32/20). En cause, une perte de certaines fonctionnalités, uniquement accessibles sur PC, mais aussi des faiblesses de design : le  » responsive « .
« Le principal écueil détecté chez les entreprises évaluées par les tests clients mystères réside dans les réponses incomplètes. Il ne suffit pas par exemple d’indiquer à un client qu’il sera remboursé, il a besoin de savoir en combien de temps » constate Ludovic NODIER, Fondateur de l’Élection du Service Client de l’Année. « L’Élection du Service Client de l’Année met également en lumière 2 axes d’amélioration : la formation et le manque d’outils adaptés aux canaux émergeants (réseaux sociaux). Pour une meilleure relation client, les entreprises ont besoin de mieux initier les conseillers aux nouveaux outils et aux usages de la relation client et de leur mettre à disposition des outils adaptés. »

    capture-decran-2016-11-24-a-22-40-42Alors que la note globale de l’ensemble des participants recule légèrement (-1,9%) depuis 2010 pour atteindre 13,5/20, la note moyenne des lauréats culmine à 16/20 en progression de 9,44% (14,7 en 2010). Ces derniers affichent une qualité de service de 94% pour le téléphone, un taux de réponse de 92% pour les e­mails et formulaires, et 93% pour les réseaux sociaux ; contre respectivement 86%, 76% et 83% pour l’ensemble des participants.

    En termes de réactivité, les lauréats répondent au moins 2 fois plus vite que l’ensemble des participants, tant par e-mail (en moyenne ½ journée), que sur les réseaux sociaux (seulement 1 heure et 59 minutes)

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  • Quand le digital s’engouffre dans le monde de la cosmétique

    COSMETIQUE ET DIGITAL, HISTOIRES D’UNE (R)EVOLUTION 

    Par Pascal Malotti, directeur conseil et marketing chez Valtech France

    Skin care, Hair care, Brow Care… En 2016, le ramage et le plumage se font concurrence, et cette évolution se fait également sentir au niveau de l’écosystème commerçant. En effet, le monde de la beauté et du bien-être est en forte croissance, alors que d’autres font grise mine… Le digital s’est engouffré dans ce marché en plein essor, boostant les ventes et modifiant les pratiques.
    Focus sur 3 volets de cette évolution.

    Bloggeurs et marques, meilleurs ennemis ?

    YouTube a consacré ses nouvelles stars, et ce sont les vloggeurs. Ces capteurs d’attention, d’identification et d’attachement ont su créer de gigantesques communautés. Prenons la carrière de l’une des plus grandes bloggeuses au monde, Michelle Phan, qui poste sa première vidéo en 2007 et voit son audience exploser deux ans plus tard grâce à une vidéo « tuto » pour recréer les yeux de Lady Gaga dans le clip « Bad Romance », qui incarne à elle seule ce phénomène. Aujourd’hui, près de 9 millions d’internautes sont abonnés à sa chaîne YouTube, attribuant à son auteur une puissance de frappe supérieure à celle de certaines enseignes.
    Ces rassembleurs auraient pu devenir les compétiteurs des marques traditionnelles, mais les deux parties ont opté pour un partenariat fructueux, construisant des marques en co-branding, en s’appuyant sur la popularité des uns afin de doper les ventes des autres.

    De la communauté au passage en caisse

    Au-delà des révolutions digitales, il s’avère que l’acte d’achat reste traditionnel, un moment de rencontre entre le consommateur et le produit qu’il convoite, au sein d’un magasin physique.
    Pour des marques comme Sephora, un achat est aussi profitable selon qu’il s’effectue on ou off line. Le parcours utilisateur n’est impacté que par la collecte d’informations, qui passera forcément par le web.
    D’autres marques, plus jeunes, ont intégré les pratiques digitales dans leur ADN. Leur agilité les autorise à veiller les tendances et à rebondir rapidement en proposant les produits ad hoc. Au cœur de ces procédés, c’est l’algorithme capteur de datas qui permet un ciblage et une connaissance accrue des cibles.
    Ces enseignes ont contaminé leurs grandes souœurs, et des marques comme L’Oréal Paris sont aujourd’hui à même de « renifler les tendances », et de les intégrer dans des pop-up stores, ou des collections capsule en partenariat avec des makeup artists. Bien joué.

    Le spectre d’un géant… Amazon

    L’objectif, proposer un catalogue produit le plus large possible et une ultra personnalisation du parcours client… cet adage fait bien sûr penser à Amazon, dont l’efficacité sur ces sujets n’est plus à démontrer. Cela étant, l’enseigne n’est pas vraiment identifiée comme un géant du cosmétique. Un univers pour le moment pas très glamour, même si son chiffre d’affaires progresse clairement dans cet écosystème.
    Au programme, appliquer des recettes qui ont fait de la marque un incontournable dans les autres univers à celui de la beauté…
    La logique de désintermédiation, consécration de la suprématie digitale dans la consumer journey, sera possible quand les marques « branderont » leurs opérations marketing auprès de l’audience la plus ciblée et idéale pour leurs produits, là elles pourront vendre au mieux leur produit sans besoin d’intermédiaire.

    Le marché du cosmétique vibre depuis l’arrivée et la montée en puissance fulgurante des bloggeurs et changera bientôt fondamentalement en se réglant à l’heure du digital. Les survivants de cette révolution seront les acteurs capables de récupérer et de transformer en action les datas de leurs utilisateurs. Les start ups « nées numériques » sauront-elles faire de leur agilité une force ? Et les géants sauront-ils se renouveler et s’adapter aux attentes des consommateurs ?
    To be continued…

  • Facebook : converser pour mieux acheter

    Quelle est est la stratégie de Facebook face à son nouveau format publicitaire ? 

    Par Jean-Christophe Bernard, Senior Product Consultant chez Marin Software

    Facebook a annoncé récemment un nouveau format publicitaire pour promouvoir son compte Messenger dans le newsfeed.
    Quelle est la stratégie de Facebook pour ce nouveau support ?
    En quoi consiste-t-il ?
    Quels sont les avantages pour les annonceurs ?

    Les bots ou chatbots sont devenus un sujet d’actualité de par leur capacité à pouvoir créer une relation interactive avec les utilisateurs. Certains annonceurs les perçoivent comme une formidable opportunité de rentrer en relation directe avec leurs clients. Dans ce contexte, Facebook, fort de son milliard d’utilisateurs de son application Messenger vient de lancer un nouveau format publicitaire permettant de sponsoriser un Page Post dans le fil d’actualités (newsfeed) de l’utilisateur qui sera redirigé non pas sur le site de l’annonceur mais dans le chatbot de Facebook. A partir de là, une conversation pourra s’engager automatiquement entre la marque et l’utilisateur.

    L’objectif affiché est celui d’accompagner le consommateur sur l’ensemble du comportement d’achat (en amont de l’acte d’achat, pendant l’acte d’achat à après l’achat) en créant un véritable échange entre l’utilisateur et la marque, similaire à une discussion privée.

    Ainsi, l’annonceur s’assure de bien comprendre le besoin ou la recherche de l’utilisateur afin de l’orienter vers le ou les produits / services susceptibles d’être achetés.

    La marque intervient donc en amont du processus d’achat et ce nouveau format vient combler en partie la méconnaissance des habitudes de consommation d’un nouveau client avant l’acte d’achat potentiel. De fait, au lieu de rebasculer directement le prospect directement sur son site sans connaitre son intention d’achat au risque de le perdre, l’annonceur aura l’occasion unique de rentrer en conversation avec lui pour identifier ses goûts avant de le diriger vers les produits / services les plus appropriés en espérant améliorer le taux de conversion finale.

    Par exemple, une compagnie aérienne pourra répondre aux questions de l’utilisateur sur les destinations idéales pour un mois de décembre si l’utilisateur le demande et ensuite le rediriger sur la page du site avec les prix pour ces destinations, accompagnant ainsi l’acheteur dans son achat final.

    Il existe aussi d’autres utilisations de cette nouveauté Facebook, notamment celle d’intégrer la fonction Messenger sur son site. L’annonceur pourra ainsi pousser des promotions ou nouveautés produits aux utilisateurs inscrits ou en finalisation d’un processus d’achat. Facebook a bien compris qu’il y avait une demande et un intérêt des marques à rester en contact et au plus près de ses clients et futurs clients. Reste à savoir si ce nouveau format correspond à une réelle attente des consommateurs et suscitera leur adhésion dans leur processus d’achat.

    Facebook compte bien profiter de cet engouement pour les chatbots mais devra aussi veiller toujours plus à garder le bon équilibre entre publicité et expérience utilisateur.

     

  • Les erreurs à éviter pour une stratégie de contenu efficace

    11 pièges à éviter pour une stratégie de contenu efficace

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Rien ne dure dans le monde numérique et tout s’opère de plus en plus vite. Alors oui, c’est difficile d’être à la pointe des tendances tout le temps, mais sans tenir le rythme, l’audience d’une marque pourrait être remise en question : “Pourquoi n’ont-ils pas mis à jour leur page d’accueil ?” “S’ils écrivent ça, puis-je faire confiance à leurs produits ?”…

    Alors voici quelques erreurs à éviter pour une stratégie de contenu efficace :

    1- Utiliser la même mise en forme pour toutes les publications

    Ce n’est pas parce qu’on fait partie d’une même cible qu’on doit nécessairement apprécier le même type de contenu. Certains aiment se plonger dans un long article qui va vraiment au fond du sujet tandis que d’autres préfèrent parcourir un texte court pour ne garder que les détails essentiels. Changer le style et la longueur des contenus permet d’attirer un public plus large. Il est possible d’alterner la publication d’articles sous différentes formes pour rendre le contenu plus varié donc plus attrayant. On peut même essayer de publier le même article sous deux formes et laisser le public choisir celui qu’il préfère lire.

    2- Ne rien formaliser

    Une bonne stratégie de contenu est une stratégie définie et planifiée. Pour démarrer, l’organisation d’une réunion permettra de faire prendre conscience de la nécessité d’une vraie stratégie de contenu. Tous les membres de l’équipe connaîtront ainsi ses principaux objectifs, le calendrier éditorial et les instructions de publication. Une fois officialisée, son suivi sera facilité.

    3- Ne pas prendre de risques

    Eviter les risques est aussi risqué que d’en prendre – ça fait beaucoup de risques ! Afin de ne pas lasser votre public, il est indispensable d’essayer de nouvelles choses. Une nouvelle plateforme de réseaux sociaux, une campagne publicitaire originale ou une vidéo de collègues entrain de travailler. Faire quelque chose de nouveau, d’original ou de surprenant tous les mois, est un bon rythme pour séduire son auditoire.

    4- Tout miser sur le numérique

    Le marketing traditionnel n’est pas mort, il est juste différent aujourd’hui. En concentrant tous ses efforts sur le numérique, on en vient à oublier qu’on ne passe pas tout son temps sur un écran. Créer des cartes de visite originales, éditer des affiches percutantes, soigner son accueil téléphonique, tout est contenu et tout peut conduire les consommateurs vers une marque.

    5- Oublier le contenu après l’avoir mis en ligne

    Le contenu ne fait pas toujours mouche dès le premier essai. Un échec ne signifie pas automatiquement que ce contenu est mauvais. Il est très efficace de définir une stratégie pour chaque contenu à partager – comment le garder à jour et quand le laisser de côté. Ce conseil est particulièrement valable pour le contenu de la page d’accueil d’un site. Pourquoi la laisser identique en permanence ? C’est un vrai espace de vie. Alors pourquoi la laisser dormir?

    6- Ecrire pour les moteurs de recherches plutôt que pour des personnes

    C’est un fait, on peut le regretter, les moteurs de recherche récompensent peu l’écriture. Et les consommateurs ne sont pas intéressés par les marques qui publient des articles basiques et truffés de mots-clés. Alors, écrire pour les moteurs de recherche n’est pas la solution. Il vaut bien mieux s’informer sur les tendances en ligne et contextualiser le contenu en fonction de ces tendances, en gardant à l’esprit ce qu’aime le public, pas les moteurs de recherche. Et c’est seulement une fois le contenu réalisé qu’il faut ajouter les mots-clés.

    7- Ecrire sur des sujets rebattus juste pour publier quelque chose

    Certains sujets ont des centaines ou des milliers de résultats de recherche, mais ils disent tous la même chose. C’est une chose d’être dans l’actualité, c’en est une autre de répéter. Si un thème génère énormément d’articles, il faut alors trouver une nouvelle approche pour le traiter. Ecrire les mêmes articles-liste ou les how-to ressassés, surtout si d’autres entreprises l’ont fait avant (et peut-être mieux), ne rendra pas votre contenu performant. Indispensable donc de rechercher le contenu disponible sur un sujet avant de décider de l’exploiter.

    8- Faire payer votre contenu à haute valeur ajoutée

    Si vous n’offrez rien gratuitement, quelqu’un d’autre le fera. Analyser son contenu pour ses bénéfices sur le long terme est une stratégie payante. Publier des ebooks, des livres blancs, des guides, positionnera votre entreprise comme un leader fort. Et quand les lecteurs auront besoin des produits ou de services, ils auront en tête votre marque, pas celle de vos concurrents.

    9- Utiliser une méthode d’écriture dépassée

    Les lecteurs modernes ne sont pas intéressés par la lecture de textes publicitaires des années 90 ou par un article plein de synonymes longs de 10 lettres plutôt que des mots courants. Les lecteurs veulent lire quelque chose de décontracté auquel ils peuvent s’identifier. Ou quelque chose de sérieux mais pas ronflant. Sans pour autant utiliser d’argot, le contenu doit suivre les tendances de communication actuelles.

    10- Oublier le pouvoir du contenu généré par les utilisateurs

    Les consommateurs savent ce que les autres consommateurs veulent lire et ne le font pas pour accroitre leurs ventes. La campagne du National Geographic Wanderlust sur Instagram a encouragé des milliers d’utilisateurs à partager leurs images pour gagner un voyage dans la Toundra Arctique. Et ce fut un immense succès. Alors, même si vous n’avez pas le budget pour offrir un voyage de rêve, vous pouvez trouver des moyens simples d’inclure vos clients loyaux et vos fans dans votre stratégie de contenu pour renforcer l’attractivité de votre marque.

    11- Avoir un budget de contenu trop faible

    La visibilité en ligne est trop importante pour la laisser de côté, alors le budget pour la création de contenu doit suivre. Un bon contenu est un réel investissement qui générera d’importants retours. Ne lésinez pas sur un des atouts marketing des plus impactants. Lancez-vous dès maintenant pour garder une longueur d’avance sur la concurrence.

    Le marketing devrait être original et gratifiant, pas ennuyeux et démodé. La fin de l’année est le moment parfait pour faire souffler un vent de renouveau sur votre stratégie de contenu et garder l’avantage sur vos concurrents. Amusez-vous lors de sa mise en place et débutez dès aujourd’hui à construire une marque en ligne reconnaissable et attrayante.

     

  • Social Selling : les clés d’une stratégie réussie

    Les entreprises ont-elles passé le cap ? 

    Par Mélanie Corolleur, Marketing Manager France chez Brandwatch

    Avant que le social selling ne devienne un buzzword, avant même l’arrivée d’Internet, l’art de vendre a toujours été un procédé social. Des discussions sur les meilleures tondeuses à gazon entre voisins jusqu’à la (fausse) gentillesse des vendeurs de voitures d’occasion, les relations étaient au centre de ces échanges.

    La prolifération des médias sociaux a simplement amplifié ce phénomène. La facilité avec laquelle un consommateur peut rechercher des produits ou des services signifie qu’il y a une grosse opportunité pour les marques de générer des ventes en adaptant leur discours (et son timing) à l’activité des consommateurs sur les médias sociaux.

    Le cabinet d’audit Pricewaterhouse Coopers (PwC) a mené un sondage auprès de 23 000 e-shoppers à travers le monde. 45 % d’entre eux ont déclaré que les avis et commentaires clients sur les médias sociaux influencent leur comportement d’achat en ligne. 78 % ont confirmé que les médias sociaux les influencent d’une manière ou d’une autre. En moyenne, un consommateur consulte trois revendeurs avant d’effectuer un achat.

    Alors les entreprises ont-elles passé le cap ?

    En 2014, une étude de Quicksprout a démontré qu’elles étaient seulement 6 % à utiliser les médias sociaux pour générer des ventes. Alors comment les 94 % restantes peuvent s’adapter pour bénéficier des avantages du social selling et s’assurer de ne pas rester au second plan (télécharger gratuitement ce livre blanc pour le découvrir) .

    Contenu et influenceurs

    Alors qu’il est incontestablement difficile de mesurer le ROI du social selling, ces statistiques montrent que les médias sociaux sont une pièce incontournable du mix marketing.

    Selon le cabinet Forrester, les acheteurs peuvent avoir accompli jusqu’à 90 % de leur parcours d’achat avant de contacter un revendeur. A ce stade, influencer la décision d’achat est une tâche difficile voire impossible pour les commerciaux.

    Le content marketing est à la base de tous vos efforts social selling. Une stratégie de contenu solide en phase avec votre funnel permet aux marketers d’adresser chaque étape du parcours d’achat avec un contenu adapté. De cette manière, vous pouvez influencer les acheteurs avant même qu’ils n’entrent en contact avec vous.

    Avec la généralisation des médias sociaux, le marketing d’influence a également pris de l’importance. En effet, les consommateurs sont plus sensibles aux individus qu’aux entreprises sur les réseaux sociaux. Autre facteur, les changements d’algorithme de certains réseaux qui ont eu pour conséquence de réduire la portée organique.

    Comment trouver proactivement des leads

    La digitalisation a apporté son lot d’innovations technologiques qui permet d’améliorer les performances des entreprises. Parmi elles, on trouve la social media intelligence.  S’il existe différentes manières de l’utiliser, la social media intelligence peut être un atout clé pour vos efforts de social selling.

    On peut distinguer trois aspects : faire des recherches, prendre part aux discussions et répondre aux questions.

    > Faire des Recherches

    Un bon vendeur comprend la valeur des insights et le pouvoir de l’empathie en plus d’avoir un bon produit et des techniques de persuasion. En effectuant des recherches sur votre cible, vous serez mieux armé pour leur vendre vos produits ou services.

    Monitorez vos profils d’acheteurs pour confirmer vos hypothèses

    Composante de toute stratégie marketing efficace, le buyer persona vous aide à mieux comprendre votre cible, leurs besoins, leurs problématiques et leurs attentes.  Une fois que vous avez créé un profil, vous pouvez vérifier que votre perception correspond à la réalité en analysant les discussions en ligne d’un groupe de personnes correspondantes.

    Découvrez des sujets pertinents pour votre contenu

    Vous pouvez également monitorez ces profils d’acheteurs pour identifier le contenu qu’ils partagent régulièrement. Vous comprendrez ainsi à quoi ils sont sensibles. D’une manière plus générale, vous pouvez également rechercher des mots-clés pertinents à votre activité et utiliser les résultats pour vous en inspirer pour votre propre contenu.

    Suivez les tendances

    Surveiller les tendances de votre secteur d’activité peut aussi être une bonne source d’inspiration ainsi qu’un moyen de rester « dans le coup ». Cela peut s’apparenter à une étude de marché en continu sans les contraintes de temps ou de coût des méthodes plus traditionnelles.

    Découvrez des insights concurrentiels

    Suivre vos concurrents de près vous permet d’apprendre de leurs erreurs, de répliquer leurs succès et potentiellement de récupérer des prospects ou clients.

    Découvrir comment vos concurrents interagissent avec des clients potentiels peut permettre à vos équipes commerciales et marketing d’ajuster leur stratégie d’approche.

    Cette veille concurrentielle est également un moyen simple de mieux comprendre le marché dans lequel vous évoluez.

    > Prendre part aux discussions

    Trouvez des conversations sur vos produits

    En faisant cela, vous aurez une meilleure vision de la nature des conversations et du langage utilisé par les consommateurs lorsqu’ils évoquent vos produits ou services.

    Identifiez les demandes d’aide

    Les clients satisfaits sont un atout incroyable, surtout sur une plateforme aussi publique et visible que les médias sociaux. Apporter de l’aide rapidement renforcera l’idée que votre entreprise est fiable et qu’il fait bon faire du business avec vous.

    > Répondre aux questions et demandes de recommandations

    Découvrez les questions sur vos produits

    En vous plongeant dans les résultats obtenus, vous découvrirez sans doute des personnes posant des questions sur vos produits ou catégories de produit, ou demandant des recommandations.

    Les questions qui ne s’adressent pas à une marque en particulier sont une excellente opportunité de rejoindre la conversation et de commencer une relation avec un prospect (et de placer votre marque).

    Trouvez les intentions d’achat

    En plus des questions d’ordre général, il est possible de chercher les termes qui indiquent une volonté d’acheter. Ces conversations indiquent qu’un individu arrive à un stade avancé de son parcours d’achat, et il se peut qu’il demande des conseils plus spécifiques à d’autres utilisateurs.

    Vous avez alors la possibilité d’offrir vos conseils d’experts et ainsi de commencer une relation. Au delà des médias sociaux, ces questions peuvent se trouver sur des sites comme Yahoo Questions/Réponses, Quora ou Reddit.

    Une bonne stratégie de social selling implique de produire un contenu de qualité adapté, de travailler avec des influenceurs pour transmettre votre message et d’apporter une assistance client efficace sur les médias sociaux.

    A l’heure où les consommateurs sont au pouvoir il est primordial d’écouter les conversations et les questions de ces derniers, et surtout d’être prêt à réagir rapidement. Cette approche vous aidera à générer plus des ventes. Les résultats sont parlant : selon Forbes, 78 % des vendeurs qui ont intégré le social selling obtiennent de meilleurs résultats que ceux qui n’ont pas adopté cette démarche.

    Pour en savoir plus sur le social selling et ses pratiques, téléchargez gratuitement notre livre-blanc sur le sujet.

     

     

  • TOP 10 des marques françaises sur Instagram

    Iconosquare dévoile son top 10 des marques françaises les plus influentes sur Instagram

    Les marques appartenant aux secteurs de la mode et du luxe, qui ont fait d’Instagram leur réseau social privilégié, dominent largement le classement

     – Selon les statistiques dévoilées par Iconosquare, les marques françaises les plus influentes sur Instagram appartiennent à l’industrie de la mode et du luxe. Chanel, Louis Vuitton et Dior figurent en tête du classement.

    Instagram est devenu en quelques années la plateforme sur laquelle le milieu de la mode et du luxe, domaine d’excellence et de réussite pour la France, se réunit pour échanger et fédérer de nouvelles communautés. Les marques françaises du secteur bénéficient à ce titre d’un fort rayonnement international sur la plateforme.

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  • Les médias sociaux : une source intarissable de connaissance consommateur

    Stratégie Customer Insights, ou la connaissance consommateur boosteur de business !

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    En tant que professionnels du marketing, il est dans notre intérêt de nous pencher sur toutes les données disponibles, pour mieux engager notre audience, découvrir les tendances de notre marché et mesurer notre performance. Il faut non seulement les collecter, mais aussi les traiter, pour en tirer des enseignements décisifs. Et parmi ces enseignements, il en est un très important : la connaissance du consommateur, ou les insights consommateurs.

    Connaître ses consommateurs est d’une importance capitale. Leur comportement évolue au rythme des innovations technologiques, que ce soit pour communiquer, s’informer ou même se déplacer. Et ne pas rester en phase avec ses clients peut se révéler critique pour une entreprise !
    Cependant, rares sont les entreprises qui mettent en place l’équipe et le budget nécessaires à une bonne compréhension de leur audience. Et encore moins pour l’exploitation de ces résultats !

    Quelles utilisations pour les insights consommateurs ?
    Dans une étude publiée en août 2016 le BCG* a identifié 4 niveaux d’utilisation d’insights consommateur en entreprise :

    #1 Les insights consommateurs traditionnels
    Purement tactiques, les recherches sont orientées sur les résultats des ventes des produits/services que propose l’entreprise, sur ses propres canaux et localisations.

    #2 Les insights consommateurs comme partenaires économiques
    A ce stade, les recherches se font en temps réel, sur des innovations à court-terme, comme des nouveaux packagings, des extensions de gamme, des changements de prix ou des promotions. L’objectif est de transformer cette connaissance du consommateur en recommandations business, et envisager de nouvelles perspectives.

    #3 Les insights consommateurs comme partenaires stratégiques
    Les recherches se font sur les améliorations et les innovations des produits/services, en expérimentant de nouvelles sources de données et de nouvelles méthodologies. Ces insights consommateurs vont alors permettre de challenger les décisions stratégiques et économiques.

    #4 Les insights consommateurs comme avantage compétitif
    A ce niveau, les insights ont une influence sur toutes les décisions de l’entreprise : marketing, développement de nouveaux produits, R&D, recrutement, et même sur le business model.
    Les niveaux 3 et 4 sont idéaux pour permettre à une entreprise de rester pertinente et en avance sur son marché. Mais par où commencer ?

    Comment exploiter les insights consommateurs ?
    Les insights consommateurs peuvent provenir de nombreuses sources et prendre bien des formes. De la data structurée depuis votre site internet et vos réseaux sociaux, ou non-structurée comme les conversations en ligne, le feedback de vos commerciaux, les transcriptions des interactions avec votre service client, etc.

    Et de la data, il y en a pléthores. Chaque jour, nous créons environ 2,5 trillions d’octets de données ! Il est impossible pour une entreprise de vouloir exploiter ces insights, sans un plan pour collecter et analyser en temps réel ces données. Vous aurez donc besoin de mettre en place une stratégie impliquant des moyens humains et technologiques.

    Voici quelques pistes à suivre pour mettre en place une stratégie guidée par la connaissance des consommateurs :Développez ou équipez-vous de programmes pour collecter et analyser vos donnéesMettez en place des systèmes d’alerte pour vous prévenir quand une information requiert votre attention, comme plusieurs plaintes de consommateurs sur un même thèmeFaites en sorte que ces alertes soient immédiatement communiquées à la personne appropriéeCréez des tableaux de bord pour visualiser vos informations pour qu’elles puissent être comprises rapidement par un humainMettez en place un système de rapport régulier, à partager avec tous vos collaborateurs.Formez votre équipe marketing à l’utilisation de ces outils et de ces méthodes pour optimiser leurs performances.

    Et surtout, il faut que cette volonté de prendre en compte les insights consommateurs soient partagées dans toute votre entreprise, notamment en haut de la hiérarchie, quitte à dépoussiérer certaines mentalités !

    Les médias sociaux : une source intarissable de connaissance consommateur
    Les conversations entre consommateurs révèlent une quantité d’informations extrêmement utiles pour l’entreprise. Et en 2016 on ne manque pas de conversations !
    Sur les réseaux sociaux, les forums ou les sites d’avis consommateurs, vous pouvez avoir une meilleure connaissance de votre audience, découvrir des problèmes liés à vos produits, identifier des pistes de développement, analyser la concurrence ou encore identifier des tendances émergentes sur votre marché !

  • Etude Kantar Media : 15 millions de Français sont des Advisers (soit 31%)

    Qui sont les Advisers ?


    Etude Kantar Media

    Ils sont plutôt jeunes ! 50% d’entre eux (soit plus de 7 millions de Français) ont moins de 35 ans.

    Ils remplissent également le rôle d’amplificateur de message : 30% d’entre eux sont des influenceurs avec plus de 100 followers et 6% en comptent plus de 400.

    Urbains, mobiles, ultra connectés et « trendy » , 45% des Advisers déclarent aimer faire du lèche-vitrine et flâner dans les magasins. 30% apprécient fréquenter les grandes surfaces sans nécessité d’achat et 48% apprécient de pouvoir « faire de plus en plus de choses » dans les grands magasins.

    72% d’entre eux voient en internet la possibilité de s’entraider, de trouver des réponses à leurs questions. Les Advisers ont par ailleurs tendance à privilégier les sites qui donnent la parole à leurs utilisateurs (30% – soit deux fois plus que la moyenne des Français).

     Quelles sont leurs habitudes d’achat ?

     82% des Advisers font du shopping en ligne (vs 63% des Français). 65% d’entre eux (vs 52% des Français) sont adeptes du ROPO (Research Online, Purchase Offline). Pour autant, ils ne délaissent pas les magasins physiques puisque la moitié des Advisers fréquentent plus de 30 magasins par an – soit 18 points de plus que la moyenne tricolore.

    Les marques cherchent donc à séduire les Advisers en leur proposant de nouvelles expériences de consommation ou un parcours d’achat innovant voire « phygital » (mélange de magasin physique et digital) uniques, inédits et exclusifs associant personnalisation et esthétisme.

     Que commentent-ils ?

     Les loisirs ont une place importante. Ainsi, les Advisers commentent en premier lieu le contenu culturel : 72% des Advisers like, commentent ou partagent l’information, l’actualité, la musique, les vidéos,… Les marques ne sont pour autant pas en reste ! Elles sont également scrutées, commentées, partagées et likées par 37% des internautes.

     Les marques doivent-elles prendre en compte les Advisers ?

    En parallèle, 38% des Français (soit 20 millions) déclarent consulter des avis avant d’acheter un produit, cela représente 50% des moins de 35 ans.

    Les Advisers sont donc de véritables relais pour les marques. Heureusement pour elles, les ¾ des commentaires des Advisers sont positifs, faisant d’eux des ambassadeurs de marque.

     Comment les approcher ?

     Même si les réseaux sociaux et les points de contacts digitaux occupent une place primordiale chez les Advisers, ils sont joignables par de nombreux points de contacts : presse, affichage, courrier publicitaire, cinéma, promotion en magasin, sur internet,…

    capture-decran-2016-10-13-a-14-44-47L’intéractivité est aussi un facteur clé pour engager ces consommateurs. Ici Mobile et affichage représentent un bon « mix ». Ainsi, 16% des Advisers se montrent intéressés par la réception d’informations, de promotions en passant devant une campagne d’affichage.

    Selon Kantar Media, pour toucher cette nouvelle cible, il est recommandé de miser sur la synergie des touchpoints. d’offrir plus d’expérience, de découverte et de valoriser leur pouvoir en co-créant avec eux.

    L’Adviser doit désormais être considéré comme un media à part entière dans un dispositif cross.

    Méthodologie : Etude TGI Clickstream – 15 600 individus représentatifs des individus de 15 ans et plus vivant en Franc