Catégorie : Réseaux sociaux

  • Pourquoi Instagram est si prisé par les entreprises ?

    Instagram : Une source d’engagement fiable pour le e-commerce

    Allan Ménard, Marketing Manager France, Trusted Shops

    Avec ses 500 millions d’utilisateurs actifs dans le monde dont 11 millions de visiteurs uniques en France, Instagram est le réseau Incontournable de 2016. Alors qu’il s’apprête à fêter son sixième anniversaire, beaucoup de marques considèrent déjà le réseau social comme leur canal marketing favori grâce à son expérience utilisateur attractive et ses évolutions commerciales. Mais alors qu’est-ce qui fait d’Instagram un media si prisé ? Comment les boutiques en lignes peuvent-elles profiter de ce succès ? Voici quelques éléments de réponse.

    Créativité et Inspiration

    Sur Instagram le rapport à l’image est omniprésent. L’image y est non seulement sous forme plastique, avec des photographies ou des vidéos mais également sous forme d’émotion, grâce à des communautés de fans et à l’image de marque. Si on le compare à Facebook, un contenu Instagram génère 60 fois plus d’engagement grâce aux sentiments transmis par les images. Frank Jamet, cofondateur de l’agence Tribegram Lab spécialisé dans les Médias sociaux, défini trois avantages au réseau social : l’audience, le contenu de marque et l’engagement. Il ajoute, « Apparaître comme un découvreur de talents photographiques ou sponsoriser des événements autour de la photo mobile créent de la valeur et place une marque au cœur des nouveaux usages. »

    capture-decran-2016-10-07-a-10-14-00Audience mobile et connectée

    Selon une étude réalisée par Socialbakers publiée en août 2016, l’audience d’Instagram est composée à 80% de personnes âgées de moins de 35 ans et se situe en majorité en dehors des Etats-Unis.  Les secteurs les plus engageants sont les médias, la mode, la beauté l’automobile et le sport, des marques comme Nike, GoPro ou Mercedes-Benz y frôlent d’ailleurs les 50 millions de fans.

    Instagram dispose par ailleurs de sa propre plateforme d’annonces sponsorisées pour entreprises visant à améliorer la connaissance des produits, à apporter du trafic et à augmenter les téléchargements. La bonne nouvelle pour les boutiques en ligne, le système d’annonce Instagram se base sur celui de son grand frère, Facebook et permet de lier à la fois les cibles des campagnes et des contenus.

    capture-decran-2016-10-07-a-10-14-10

    Raconter une histoire

    Le Storytelling, c’est diffuser un message simple et pertinent à une audience ciblée en utilisant les codes du récit. C’est justement ces codes émotionnels du récit qu’Instagram met à disposition et auxquels il vous faut ajouter créativité et attractivité. Les e-marchands peuvent, par exemple profiter d’une photo Instagram pour présenter leurs produits sous un angle différent, diffuser des vidéos événements, présenter des promotions ou encore montrer les dessous de la création de vos produits. The North Face est une des marques les plus actives sur le réseau social utilisant le storytelling pour faire la promotion de ses produits.

    capture-decran-2016-10-07-a-10-14-19Instagram est avant tout un réseau social qui s’adresse à une communauté. Il est nécessaire d’alimenter régulièrement le profil des e-commerçants avec des contenus créatifs, graphiques et émotionnels pour provoquer l’engagement de leurs consommateurs. A ne pas oublier non plus, la notion d’influenceurs, en réussissant à construire une communauté forte autour des produits et des services, les fans seront les ambassadeurs de la marque et la promouvront autour d’eux.

  • HUB FORUM – Ce qu’il faut retenir de l’édition 2016

    HUBFORUM Paris 2016 « Hack your success! »

     La 7e édition de la conférence HUBFORUM Paris s’est terminée aujourd’hui et a mobilisé 3 000 participants pendant 2 jours autour du thème « Hack your success ! ». Cette édition 2016 a été l’occasion pour les décideurs du marketing et du digital d’échanger autour de 4 grandes sessions :
    . Jusqu’où l’expérience client réinventera-t-elle le marketing ?

    . Data, Real time & Créativité au service de la performance

    . Data, CRM & Programmatique, repensez votre relation client

    . Face à l’innovation & à la disruption : priorité à la transformation

    Ce qu’il faut retenir du HUBFORUM 2016 :

     Les tendances de la transformation digitale pour 2017 : 

    1.     « Marques ! Les gens ne veulent pas être vos amis ! »

    Les clients recherchent avant tout des produits et des services efficaces et réclament de la publicité intéressante ou divertissante. Il est donc primordial de se demander comment leur être vraiment utile, plutôt que de chercher à créer une communauté de « fans ». Il est également impératif de considérer le social media avant tout comme un média et de ne pas négliger la dimension payante et le ciblage intéressant qu’elle permet.

    2.     Le succès des marques invisibles 

    Les marques à succès ne sont pas toujours celles qui font le plus de bruit. Aujourd’hui certaines marques parmi les plus puissantes sont celles qui arrivent à devenir invisibles tellement l’expérience client proposée est simple, pratique et rapide. C’est par exemple le cas pour Uber. Ainsi, les marques qui sauront le mieux maîtriser et interpréter la donnée pour créer des parcours personnalisés leur permettant de rendre leurs services plus intuitifs, à l’image d’Amazon qui ne cesse d’innover, marqueront beaucoup de points dans les prochaines années. Bref moins de promesses, et une expérience plus efficace.

    3.     « Vous avez un problème de contenu ! »

    Il existe actuellement chez les marques un réel problème de gestion du contenu. Internet nécessite d’être nourri tous les jours et les entreprises ne disposent pas d’une organisation interne et externe (les agences) adaptée pour produire le volume de contenus nécessaire à notre époque. A l’heure actuelle, la plupart des entreprises sont moins bien équipées pour produire de contenus que certains youtubeurs, il leur manque un vrai rédacteur en chef ou Chief Content Officer !

    4.     Les grandes entreprises doivent travailler davantage leur sex-appeal 

    L’attrait provoqué par les startups et les leaders digitaux rend chaque jour plus complexe le recrutement des talents dans les grands groupes. Les grandes entreprises doivent savoir se transformer et devenir plus attrayante aux yeux des jeunes diplômés et des talents pour continuer à les attirer et les fidéliser. Cela passera par plus de liberté d’innover, des conditions de travail plus attractives et notamment par la création de sens. Dans les grands groupes, les équipes en charge du digital doivent encore trop souvent justifier leur valeur, c’est une perte d’énergie source de démotivation.

    5.     Human first 

    On parle beaucoup, et à juste titre, des nouvelles technologies qui se font de plus en plus présentes dans les entreprises, mais il devient impératif de penser à la place que l’on souhaite accorder à l’humain. Envisagez-vous demain la possibilité d’être licencié par un algorithme ? Si l’on souhaite préserver l’humain au cœur de nos entreprises c’est à nous de définir ce qui est acceptable et ce que nous souhaitons implanter dans nos technologies. Un algorithme n’a pas de moral ou de conscience. Et changer la technologie sans changer la culture ou l’organisation (humaines par essence) sera inutile.

    6.     Don’t believe the hype ! 

    Suivre les tendances pour anticiper les changements à moyen et long termes est indispensable. Cela ne doit cependant pas se faire au détriment du court terme et des objectifs business qui sont ceux que rencontrent actuellement les entreprises. Il faut être capable de prendre les décisions qui s’imposent dans l’immédiat tout en se projetant dans l’avenir. Attention donc à ne pas se concentrer sur les buzzwords du moment : réalité augmentée, blockchain, DMP…

    7.     Demain, un Chief Performance Officer dans les entreprises ? 

    La donnée en elle-même ne vaut rien, pour être efficace, elle doit être traduite et analysée pour être mise au service du business et de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise. Les entreprises vont ainsi devoir devenir ultra-compétitives dans leur capacité à interpréter le plus précisément et le plus rapidement possible leurs données pour faire des choix plus vite et avec pertinence. A l’avenir il existera certainement un Chief Performance Officer dont l’objectif sera de déterminer comment faire des données un facteur clé de succès et un avantage compétitif.

     

    « Les mentalités changent, lors des premières éditions du HUBFORUM nous étions encore dans l’acculturation et la vulgarisation, aujourd’hui on est passés de la parole à l’acte. Les participants ne viennent plus au HUBFORUM pour parler de la transformation digitale, ils viennent notamment assister aux workshops pour la mettre en pratique et avoir de véritables retours d’expérience » déclarent Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier, co-fondateurs du HUB Institute et organisateurs du HUBFORUM.

     

    L’édition 2016 en chiffres…

    3 000 participants

    100 experts intervenants

    15 000 tweets avec le #HUBFORUM pour 64 millions d’impressions

    et 5,3 millions de reach estimé

    12 500 consultations des live HUBFORUM

     

     

  • Prendre en main sa réputation plutôt que de la subir !

    Prendre en main sa réputation plutôt que de la subir ! 

    Dans le cadre du RECOM 16 – RDV des e-commerçants et chefs d’entreprise à Rouen les 5 et 6 octobre 2016 , rencontre avec Brahim Ben Helal – Head of Strategic Development chez Trustpilot, 1ere communauté en ligne d’avis clients. 

    MyDigitalWeek : Trustpilot est une communauté en ligne qui développe les liens entre les consommateurs et les entreprises ? Vous confirmez ?

    capture-decran-2016-09-29-a-13-53-01Brahim Ben Helal : Je le confirme, et les chiffres également : il y a plus de 88% des consommateurs qui recherchent des informations sur une entreprise lors d’un acte d’achat en ligne d’un produit ou d’un service. Il y avait donc clairement un besoin en ce sens, et c’est pour cela que Peter Muhlmann a fondé Trustpilot en 2007 : il constatait que ses parents achetaient de plus en plus en ligne, et qu’il fallait les guider vers les bons choix.

    MyDigitalWeek : Qui sont vos clients ? Quelles sont leurs problématiques ?

    Brahim Ben Helal : La solution Trustpilot est utilisée aujourd’hui par des milliers d’entreprises partout dans le monde et dans différents secteurs d’activités. En France, nous avons de nombreuses références dans le e-commerce (LDLC, Spartoo, Menlook, JustFab, Showroomprivé… ), dans le e-tourisme (AccorHotels, Ebookers, Booking, La France du Nord au Sud…), ou encore dans les e-services (Leetchi, Vestiaire Collective, Companeo …).

    La problématique centrale de tous ces acteurs, c’est de pouvoir se mettre à l’écoute de leurs clients pour en améliorer la satisfaction. Plus concrètement, cela va se traduire par une volonté de bâtir une e-réputation solide, d’augmenter le trafic de leur site web, d’améliorer les conversions, et d’optimiser leur service client.

    MyDigitalWeek : Que représente pour vous l’événement Recom’16 organisé par Web & Solutions ?

    Brahim Ben Helal : Nous avions déjà participé au Recom’15 l’année dernière, et cet événement est pour nous l’occasion de pouvoir sensibiliser les professionnels sur les enjeux de la e-réputation, et l’impact sur le développement de leur entreprise. De plus, nous avons tissé naturellement des liens avec les équipes de Web&Solutions, et leurs partenaires, et c’est également l’occasion de les retrouver dans une ambiance conviviale dont seuls les seinomarins et seinomarines ont le secret.

    MyDigitalWeek : Qu’allez vous présenter sur Recom16 ?

    Brahim Ben Helal : Sur le Recom16, nous allons animer un atelier dont le titre est “Exploiter les avis clients pour booster l’e-réputation de votre e-commerce”. Cet atelier se veut pratique et opérationnel, afin de donner des pistes concrètes aux professionnels qui seront de passage, afin de prendre en main leur e-réputation plutôt que de la subir.

    MyDigitalWeek : Quels messages souhaitez-vous faire passer ?

    Brahim Ben Helal : N’hésitez pas à venir nous poser vos questions sur les avis clients et sur la e-réputation en général, car la réalité c’est que 9 français sur 10 vérifient en ligne avant d’acheter, la réputation en ligne de votre entreprise est donc capitale. Et j’en profite également pour recommander aux internautes la lecture de ce dossier complet sur l’importance de la e-réputation publié sur notre blog.

  • Communication de crise : comment bien se préparer ?

    eReputation: chercher les signaux faibles

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    On ne le répète jamais assez : une communication de crise ne se prépare pas une fois que la crise a lieu, mais s’anticipe bien avant. Plus vous serez préparés, moins la crise sera difficile à gérer. Voici quelques conseils et idées à mettre en place dès aujourd’hui pour anticiper vos éventuelles futures crises !

    Chercher les signaux faibles

    Vous n’avez probablement pas le temps de veiller chaque jour aux crises potentielles. Mais vous pouvez tout de même planifier une routine que vous pourrez tenir, pouvant aller d’une fois par semaine à 2 fois par trimestre par exemple.

    Commencez par établir une liste des potentiels déclencheurs de crise. Réfléchissez aux types de messages que vous avez déjà envoyés, susceptibles de causer problème ou polémique. Discutez avec vos commerciaux et vos responsables de la relation client des problèmes qu’ils ont pu identifier également.

    En utilisant un outil de media intelligence, vous pourrez établir des recherches, dans la presse et sur les réseaux sociaux, sur ces sujets sensibles, comme par exemple :

    • Vos dirigeants : les journalistes, parfois même les consommateurs, sont sensibles à ce que les dirigeants d’une entreprise disent (souvenez-vous des crises d’Abercrombie et Barilla). Prêtez donc une grande attention à leurs comptes Twitter, Linkedin, Facebook… ce qu’ils y postent, ainsi qu’à la portée de leurs messages et leur réception par le public.
    • Vos concurrents : surveillez autant les mentions de vos concurrents que celles de vos marques, car leur crise pourrait très vite devenir la vôtre. De même, si un concurrent s’en prend à vous sur la place publique, vous voudrez sans doute être le premier au courant et lui répondre, avant que le message ne soit trop amplifié.
    • Votre marché : parfois, une crise peut vous atteindre indirectement. En suivant comment votre marché est perçu et tous les événements qui peuvent l’impacter (catastrophe naturelle, nouvelle législation…) vous serez prêts à gérer ce problème, en tant qu’expert du marché.
    • Vos événements : lorsque vous avez des événements importants prévus, restez à jour sur ce qui se dit à propos de vos intervenants, de vos sponsors, de vos partenaires, pour éviter qu’un de leur problème ne se répercute sur vous.
    • Vos clients : en cas de critiques, vos consommateurs s’en prendront souvent à vous sur les réseaux sociaux. Suivant la manière dont le reproche est traité, et le relai dont bénéficie le consommateur, cela peut vite devenir hors de contrôle. Soyez-surs d’être avertis assez tôt de ces cas-là.

    Elaborer un planning de gestion de crise

    Vous venez d’identifier un signal faible, qui pourrait devenir un plus gros problème si rien n’est fait! Heureusement, vous savez exactement quoi faire, et n’avez qu’à suivre votre planning.

    Etape 1 : Appréhender la situation 

    Tout d’abord vous devez comprendre pleinement le problème qui se dresse face à vous. Qui sont les acteurs impliqués ? Quelle est la cause ? Sur quelle durée ? Quel est l’impact présent du problème ? N’entreprenez rien tant que vous n’aurez pas une vision globale de la situation, et préparez-vous une fiche où vous listerez toutes les informations essentielles.

    Etape 2 : Répartir les rôles en interne 

    Régler une crise n’est pas le travail d’une seule personne, et les fronts sont multiples. Décidez qui gérera la relation avec les influenceurs impliqués, qui tiendra vos dirigeants, actionnaires et partenaires informés, qui prendra en charge les relations publics, etc. Ainsi, une fois confronté au problème, chacun saura déjà exactement quoi faire et vous gagnerez un temps fou !

    Etape 3 : Identifier les experts de votre entreprise

    Une crise peut nécessiter des informations très techniques. Vous aurez besoin de vous coordonner avec vos équipes IT, comptables, ressources humaines etc. Identifiez toutes les fonctions et personnes pertinentes, et sachez comment les contacter rapidement.

    Avoir autant de contenu pré-écrit que possible

    Sur les réseaux sociaux tout va très vite, attendre que vos dirigeants approuvent vos déclarations peut endommager votre marque. Le temps que vous mettrez à communiquer votre première réponse pourrait devenir un argument de plus en votre défaveur.

    Préparer un message pré-approuvé, qui reconnaît que vous êtes au courant du problème, sans trop en dire, vous permettra de rassurer votre public. Voici un exemple de texte court, facile à compléter, qui peut être utilisé dans de nombreuses situations :

    Un(e)_____________ à ____________impliquant_________ a eu lieu aujourd’hui. Une enquête a d’ores et déjà été ouverte, plus d’informations vous seront communiquées très prochainement.

    Une crise n’est pas une fatalité. En étant bien préparée, elle peut être surmontée, et devenir une source d’enseignements pour le futur !

     

  • Quand 68 % du trafic Web est généré par la pub …

    Une étude Adobe révèle que 68 % du trafic web en Europe est généré par la publicité

    La course au trafic s’accélère, en dépit du ralentissement de la croissance générale du trafic web

     Les canaux de publicité digitale demeurent une source de trafic primordiale pour les sites web en Europe, générant la majorité des visites (68 %), selon la dernière étude Adobe Digital Insights. Cette dernière montre qu’un peu plus de la moitié (54 %) des sites web européens ont vu leur trafic augmenter ces trois dernières années, même si le trafic web agrégé sur cette période enregistre une légère baisse. L’étude indique également que la publicité mobile rattrape son retard en Europe : alors qu’elle ne générait qu’un peu plus de la moitié du trafic sur les smartphones il y a trois ans, elle est aujourd’hui à l’origine de deux visites sur trois sur ces équipements.

    Concernant l’utilisation de tactiques publicitaires mieux ciblées ou plus personnalisées — email, référencement payant, publicité sur les réseaux sociaux, etc. — pour générer du trafic sur les sites web, l’Europe est en retard sur l’Amérique du Nord : sur les sites européens, trois visites sur quatre sont générées par des tactiques non ciblées comme le référencement naturel et la redirection à partir de liens proposés sur d’autres sites web. Les sites web européens qui ont vu leur trafic augmenter ces trois dernières années enregistrent, grâce aux canaux publicitaires personnalisés, 8 % de trafic en plus que les autres. Aux États-Unis, les sites en plein essor enregistrent 36 % de trafic en plus grâce à ces mêmes canaux, ce qui prouve que l’adoption de tactiques ciblées est plus rapide sur ce marché.

    L’étude met en avant une corrélation entre la croissance du trafic web et l’utilisation de formes publicitaires plus personnalisées : en Europe, les sites dont le trafic est en hausse enregistrent 2,6 fois plus de trafic grâce aux tactiques comme la publicité sociale — et près de 1,2 fois plus de trafic via le référencement payant — que les sites dont le trafic est en baisse. Une corrélation similaire est observée avec le trafic mobile : les sites en pleine croissance depuis trois ans enregistrent 50 % de visites en plus sur les smartphones que les sites en déclin.

    « Le trafic Internet frôle la saturation en Europe et ailleurs. L’ère de la croissance organique du trafic web touche à sa fin. Pour renouer avec la croissance, les modes de pensée doivent évoluer et tenir compte de l’expérience client dans sa globalité — en capitalisant sur la mobilité, en déployant un marketing mix qui prend en charge le parcours client et en créant du contenu personnalisé pertinent pour le client », explique Becky Tasker, Managing Analyst at Adobe Digital Insights.

    Bien que toujours réceptifs à la publicité, les Européens souhaitent plus de personnalisation

    L’étude révèle que les Européens demeurent réceptifs à la publicité. Parmi ceux qui utilisent des bloqueurs publicitaires, 44 % le font parce qu’ils jugent les publicités ennuyeuses et/ou gênantes. La majorité des consommateurs britanniques, français et allemands n’ont pas envie de regarder les publicités qui lancent automatiquement de la musique ou du son, les plus réticents étant les Français (66 %), suivis des Britanniques (60 %) et des Allemands (59 %).

     En attendant, l’usage du blocage publicitaire en Europe est assez comparable, en moyenne, à celui des États-Unis, bien qu’il varie énormément d’un pays européen à l’autre, allant de 12 % en France à 28 % en Suède. Mais malgré leurs sensibilités, 40 % des consommateurs européens estiment que les annonceurs se sont améliorés au cours des deux dernières années, avec des publicités plus pertinentes et plus attrayantes. Près de deux consommateurs européens sur trois apprécient les annonces personnalisées qu’ils reçoivent au quotidien. Il reste cependant beaucoup à faire puisqu’ils sont seulement 27 % à estimer qu’elles sont suffisamment personnalisées.

    En échange de la transmission de leurs informations personnelles, les consommateurs attendent aussi des récompenses de la part des marques — sous la forme de contenus pertinents ou d’offres spéciales : dans des pays comme le Royaume-Uni et la France, plus de la moitié des consommateurs s’accordent à dire que plus ils communiquent d’informations personnelles, plus ils devraient être récompensés par des offres et contenus pertinents, avec un chiffre particulièrement éloquent (près de 60 % en moyenne) chez les individus de la génération Y (18-24 ans).

    Pour consulter le rapport complet : http://www.cmo.com/adobe-digital-insights/articles/2016/9/12/advertising-demand-report-2016–europe-edition.html#gs.8rJ9fik

    Adobe Digital Insights – Rapport sur la demande publicitaire en 2016 : Europe

    Sources des données utilisées dans ce rapport :

    L’étude a été réalisée auprès d’entreprises nord-américaines et européennes dans différents secteurs d’activité : médias et divertissement, grande distribution, tourisme, finance, automobile.

    1 100 milliards de visites ont été recensées sur 1 100 sites web entre janvier 2013 et juin 2016.

    Les sites web ont été segmentés en fonction de l’évolution du nombre de visites au cours des trois dernières années :

    Sites web avec trafic croissant : augmentation du nombre de visites entre le deuxième trimestre 2013 et le deuxième trimestre 2016.

    Sites web avec trafic en baisse : réduction du nombre de visites entre le deuxième trimestre 2013 et le deuxième trimestre 2016.

    Plus de 4 000 consommateurs américains et européens ont été interrogés en août 2016 sur leurs perceptions et préférences en matière de publicité digitale et de blocage publicitaire.

    Les statistiques sur le blocage publicitaire ont été fournies gracieusement par PageFair et sont basées sur des données de juin 2016, notamment le nombre de bloqueurs publicitaires sur les postes de travail et les terminaux mobiles dans plus de 21 pays.

     

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  • Comment influencer … les influenceurs ?

    Les influenceurs : comment les solliciter quand on est un marketeur ?

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Ce n’est plus un épiphénomène mais une lame de fond, les consommateurs se tournent maintenant en majorité vers les réseaux sociaux pour leurs décisions d’achats. Les marketeurs ne peuvent donc plus ignorer le potentiel de ces « influenceurs marketing », ceux qui créent et génèrent de vraies conversations en ligne à propos d’une marque ou même d’une idée. Il y a peu, les consommateurs étaient surtout influencés par les publicités. Aujourd’hui, les consommateurs avertis se tournent plutôt vers leurs amis, leurs abonnés, ou même les personnalités et célébrités sur Facebook, Twitter, Youtube, Instagram, Snapchat, Pinterest et autres plateformes avant de décider d’acheter.

    L’émergence des « influenceurs marketing »

    D’immenses opportunités s’offrent alors aux marketeurs. C’est tout un nouveau monde que les marques peuvent investir pour communiquer directement avec les consommateurs, qu’ils soient clients ou pas encore. Auparavant, les comportements d’achat des consommateurs variaient selon les publicités auxquelles ils étaient exposés. Aujourd’hui, ils prennent leurs décisions d’achats en se basant sur les avis en ligne, de ceux qui ont déjà acheté le produit ou le service auquel ils s’intéressent.

    Cependant, les « influenceurs marketing » sont une nouveauté et la plupart des entreprises restent sceptiques ou mal informées quant à la manière d’en tirer parti. Et les marketeurs qui hésitent encore sur la démarche à suivre, prennent le risque d’être distancés par leurs pairs qui ont déjà mis en place une stratégie d’engagement.

    Créer une réaction en chaîne instantanée comme un “call to action” !

    L’influenceur marketing est une nouvelle réalité et il est nécessaire que les entreprises exploitent cette nouvelle opportunité. Les consommateurs attendent maintenant des marques qu’elles échangent avec eux, ils ne veulent plus qu’elles leur disent seulement ce qui est le mieux pour eux. Dans ce nouveau paradigme, les influenceurs jouent un rôle majeur. Les marketeurs doivent donc s’associer stratégiquement avec ces influenceurs afin de créer des conversations, qui génèreront plus d’intérêt vers leur marque. Car en vous associant à un influenceur, vous attirez aussi l’attention de toute sa communauté.

    Créer un scénario gagnant-gagnant

    Mais il faut créer un scénario gagnant-gagnant pour que l’influenceur parle de vous à ses abonnés – avec du contenu sur des sujets qui intéressent cet influenceur. Prenez par exemple la campagne de Blendtec’s. Ses mixeurs coûtant entre 400 et 600 dollars, ils devaient cibler des personnes qui recherchaient des mixers de haute qualité dans le cadre d’un mode de vie sain. L’entreprise s’est alors associée à des diététiciens, des nutritionnistes et des athlètes pour créer du contenu authentique et attractif. Ils ont alors contacté des instagrammeurs et des blogueurs pour qu’ils partagent leur expérience et leurs recettes créées avec le Blendtec. Résultat ? Blendtec a vu son nombre d’abonnés augmenter considérablement, ce qui a eu un impact positif instantané sur ses ventes.

    Il y a deux types d’influenceurs à prendre en compte lors de création d’une stratégie influenceur.

    • Les influenceurs par impact (ceux qui ont le plus d’abonnés)
    • Les influenceurs par volume (ceux qui mentionnent votre marque ou produit le plus souvent)

    Il est alors important de définir ceux que vous souhaitez cibler et de quelle manière ; et pour ce faire, de bien les identifier.

    Et c’est là où de bons outils de veille des médias et des niveaux d’engagement peuvent vous aider à identifier et à entrer en contact avec ces influenceurs clés. En un clic, vous pouvez obtenir des analyses pertinentes comme l’efficacité du contenu, le niveau d’engagement, le nombre d’abonnés sur Twitter et le nombre de « j’aime » sur Facebook. Ces insights peuvent être présentées grâce à des visuels simples et segmentés selon le lieu, le sentiment ou la portée.

    Tout community manager rêve que sa dernière campagne de pub fasse le buzz comme celle de l’ALS ice bucket challenge. Alors, avec les bons outils, vous pouvez vous aussi entrer en contact avec les influenceurs les plus influents de votre marché et en faire profiter votre marque. Allez-y !

     

     

     

  • Comment construire une stratégie réseaux sociaux efficace ?

    Quelques conseils pour construire une stratégie de réseaux sociaux efficace


    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Quelque soit le secteur, les réseaux sociaux ont un impact croissant sur les entreprises. Et c’est à l’équipe marketing de montrer la voie face à ces changements, en construisant une stratégie réseaux sociaux pour atteindre et engager son public cible. Pour survivre dans un monde fortement numérisé, les entreprises doivent évidemment élaborer une stratégie de médias sociaux et avant tout, mettre en place une veille efficace.

    En premier lieu, écoutez et comprenez votre public

    Avant de définir vos objectifs et votre stratégie, il est important d’écouter ce qui se dit sur votre marque, vos produits et vos concurrents. Comment faire ?

    Veillez les réseaux sociaux et les publications liées à votre univers et votre marque pour bénéficier d’un aperçu des conversations auxquelles votre public cible prend part. Mesurez le volume et surtout le sentiment de ces conversations et vous comprendrez comment votre marque, vos produits ou vos offres sont perçues par vos clients et vos prospects. Appréhendez les habitudes de vos clients, les tendances qu’ils suivent, les réseaux sociaux sur lesquels ils sont les plus actifs et ce qu’ils aiment ou pas. Etablissez plusieurs profils de clients types grâce à ces résultats et créez des messages qui leurs sont adaptés.

    L’objectif principal, suscitez l’engagement !

    Parler à son public est un bon début, mais encore faut-il qu’il réagisse ! Sur les réseaux sociaux, l’engagement est la clé et les échanges vont dans les deux sens ; le public communique activement avec la marque. Pour cela, il faut créer du contenu en accord avec ce public.

    Sachez que les visuels sont bien plus appréciés que les textes simples, ils sont reconnus pour accroître considérablement le taux d’engagement. Essayez alors de poster des photos comme celles des coulisses d’un évènement, de nouveaux produits, des activités des employés, etc. selon l’intérêt de votre public cible.

    Rendez votre contenu amusant avec un peu d’humour dans vos publications ! Suscitez l’intérêt de votre public à travers des concours et des infographies.

    Et surtout, montrez que vous êtes à l’écoute en répondant à tous les commentaires sur vos réseaux sociaux.

    Identifiez les vrais influenceurs 

    Beaucoup d’instagramers, de blogueurs et de twittos ont construit une communauté sur les réseaux sociaux avec succès et ont parfois autant d’influence que les médias sur une grande variété de sujets. Il est important d’engager le dialogue avec ces influenceurs et d’exploiter leur crédibilité et leur communauté. N’hésitez pas à vous doter d’outils pour vous aider, non seulement à identifier les influenceurs de votre secteur, mais aussi à les catégoriser pour mieux communiquer avec eux.

    Gardez un œil sur l’activité de ses concurrents

    Pour avoir un vrai recul sur vos performances, comparez votre marque à celle de vos concurrents. En vous munissant des bons services d’analyse, vous trouverez quels concurrents prennent de l’ampleur et vous pourrez vous inspirer de leurs succès et éviter leurs échecs. Si votre marque a plus ou moins d’interactions que vos concurrents, vous pouvez identifier les différences en comparant votre contenu et le profil de vos abonnés.

    L’analyse concurrentielle vous aidera à réévaluer vos stratégies et à atteindre un meilleur taux d’engagement auprès de votre public.

    Et surtout instaurez une veille permanente

    Effectuer une veille régulière de vos réseaux sociaux en évaluant votre nombre d’abonnés, d’interactions, de partages, d’influenceurs et le sentiment des conversations autour de votre marque, vous aidera efficacement à renforcer votre stratégie de médias sociaux. Les bons outils du marché vous fourniront des insights commerciaux précis, en temps réel, afin de vous aider à toucher plus de clients et à maîtriser la présence en ligne de votre entreprise.

    Mettez en pratique ces techniques et vous pourrez construire une stratégie de réseaux sociaux qui vous permettra de devancer vos concurrents !

     

     

  • Quand les JO dominent l’information…

    Les JO : l’information la plus visible durant la compétition

    Avec 42 médailles remportées à Rio, la France bat son record de 2008 à Pékin et se positionne au 7ème rang du classement par pays.
 D’un point de vue médiatique, ces olympiades ont également fait beaucoup parler d’elles, puisque sur les 18 jours étudiés par Kantar Media, les JO ont sans surprise dominé l’information.

    Durant la compétition, les Français ont potentiellement été touchés 197 fois par une information liée aux JO soit 19 676 UBM. Cette médiatisation a naturellement été accentuée quand les Bleus ont remporté des médailles comme ce fut le cas notamment le lendemain du 12 août où 7 médailles ont été décrochées – 4 en or et 3 en argent.

    A noter toutefois que l’Euro 2016 avait engendré 50% de retombées médiatiques supplémentaires (31 500 UBM).

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    L’évènement a rassemblé 160 annonceurs en télévision

    Lors de la retransmission des épreuves, les écrans publicitaires classiques ainsi que les opérations de parrainage ont accueilli 7 052 spots réalisés par 160 annonceurs. A titre de comparaison, les JO de Londres en 2012 comptabilisaient 158 annonceurs mais la pression publicitaire brute a été deux fois plus élevée pour cette édition 2016.

    Une activité plus dense cette année qui a généré 28,7 millions d’euros de pression publicitaire brute dont 18% issus du secteur alimentation. Le classement est complété par les secteurs culture loisirs, banque assurance, voyage tourisme et mode. L’automobile, habituellement présente dans le top 5, est reléguée au 20ème rang des secteurs avec la seule présence de Volkswagen.

    Avec 469 spots, FDJ a été le 1er annonceur sur les jeux olympiques 2016 suivi de l’assureur Allianz et du nouveau jeu en ligne Clash Royale.

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    Capture d’écran 2016-08-25 à 15.07.31Si Samsung s’est placé au 9ème rang des annonceurs, il a signé le spot publicitaire le plus long de la compétition avec une création de 60 secondes pour promouvoir son smartphone Galaxy S7 Edge.

    Le deuxième plus long format concerne le jeu en ligne Clash Royale avec un spot publicitaire de 45 secondes.

    Un bilan positif qui ne rivalise pas avec le football

    Même si les marques ont été au rendez-vous de ces JO, force est de constater que l’activité publicitaire reste plus faible que pour les rencontres footballistiques. Rien d’étonnant à cela quand on sait que cet évènement mondial a eu lieu en plein été, période plus creuse pour la publicité, et que le football reste le sport préféré des Français, devant le rugby et le tennis.

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  • Instagram se lance sur le marché B2B

    Instagram lance de nouveaux outils destinés aux entreprises françaises et européennes.

    Plus de 200 000 annonceurs sont présents sur Instagram et cherchent à se démarquer auprès de leurs clients, à savoir si ce qu’ils entreprennent sur Instagram est efficace et à générer des objectifs commerciaux sur téléphone mobile. C’est pour ces raisons, qu’à partir d’aujourd’hui, Instagram lance les profils commerciaux ainsi que des insights sur l’exécution de tout contenu, et la possibilité de promouvoir des publications pour les entreprises en France.

    Caractéristiques de nouveaux outils dédiés aux entreprises

    • Profils commerciaux :Les profils commerciaux permettent aux entreprises de rapidement signaler aux utilisateurs d’Instagram qu’il s’agit bien d’une entreprise, et permettent aux clients d’utiliser un bouton « contact » pour se lier à elles sur Instagram.
    • Insights :Insights est un outil simple d’utilisation sur mobile, qui permet aux entreprises de savoir si ce qu’elles entreprennent sur Instagram est efficace. Les aperçus regroupent les informations pratiques sur les personnes connectées à une entreprise dans un format visuel et facilement compréhensible.
    • Promouvoir :Promouvoir offre la possibilité aux entreprises de générer un objectif commercial en utilisant la créativité, propre à la communauté Instagram, à alimenter une publication performante aussi bien qu’une publicité pour atteindre de nouveaux clients où qu’ils soient en utilisant le ciblage et la mesure à la pointe, développé par Facebook.

    Amy Cole, Directrice du développement d’Instagram en Europe explique :

    « Les PME ont été une pièce maîtresse de la communauté Instagram depuis le commencement, et elles représentent actuellement la majorité des 200 000 entreprises qui font de la publicité sur notre plateforme. Cela s’explique par le fait qu’Instagram permet de se lier facilement à une audience adéquate, n’importe où dans le monde en ayant la découverte comme moteur de leur état d’esprit. Les petites entreprises font partie des plus créatives et innovantes de notre communauté et il est incroyable de voir combien d’entreprises ont évolué en utilisant la plateforme. Mais nous souhaitons qu’Instagram leur apporte encore plus d’efficacité, et c’est pourquoi nous avons attentivement écouté leurs retours pour comprendre les défis qu’elles doivent relever, et les outils dont elles ont besoin pour générer de véritables résultats commerciaux.  Avec ces nouveaux outils maintenant disponibles à travers l’Europe, il sera encore plus simple pour les PME de recevoir des insights, de se lier à de nouveaux clients et de promouvoir leurs publications préférées à partir d’un téléphone mobile. »

    Vous trouverez ici des vidéos ainsi que des prises d’écrans de chaque nouvel outil :

    Profils : https://we.tl/qZz4OgHxpn

    Insights : https://we.tl/hd6NvloDsB

    Promouvoir : https://we.tl/Lf2crhJJt5

    Un lien pour trouver les guides d’utilisation : https://we.tl/YwWKN4U9mb

    Enfin,  voici la publication sur le blog d’Instagram: http://blog.business.instagram.com/post/145212269021/new-business-tools

     

  • Comment tirer parti de Pokémon GO dans sa stratégie marketing ?

    Vos acheteurs sont des Pokémon, mais c’est à vous d’évoluer ! 

    Par François Rychlewski, Directeur Europe du Sud de Marketo

    Pokémon GO, la nouvelle application mobile vous permettant de capturer des monstres de poche autour de vous au travers de votre GPS et de la réalité augmentée, génère plus d’engagement au quotidien que Facebook Messenger et Instagram combinés, d’après des données révélées par SimilarWeb. A date du 11 juillet, soit seulement 5 jours après son lancement, l’application avait déjà été installée sur 10,8% des appareils Android aux Etats-Unis ; des chiffres qui atteignent respectivement 15,1% et 16% pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De plus, Pokémon GO rassemble plus d’utilisateurs que Tinder, ce qui signifie que vous avez plus de chance de rencontrer votre âme sœur en cherchant un Dracaufeu qu’en zappant un profil vers la droite.

    Avec l’aide de créatures fictives et (le plus souvent) adorables apparues dans les années 90, Pokémon GO a rapidement changé la donne de l’engagement, et aux quatre coins du monde, les marketeurs curieux commencent à se poser quelques questions :

    Comment puis-je tirer parti de Pokémon GO dans ma stratégie marketing ?

    • Qu’est-ce que le jeu peut m’apprendre que je pourrais appliquer à mes activités marketing quotidiennes ?
    • Quelle est la meilleure approche : attraper tous ces Nosferapti et utiliser les bonbons pour obtenir un Nosferalto, ou attraper un Pokémon déjà évolué ?

    Voici quelques remarques et conseils sur la façon dont Pokémon GO peut s’insérer dans une stratégie marketing.

    Définir des objectifs clairs et réalistes

    Les statistiques citées ci-dessus, couplées à l’activité de mon fils de ces dernières semaines, démontrent clairement que Pokémon GO est addictif, les utilisateurs étant déterminés à atteindre leur objectif. Dans le cadre de campagnes marketing, il faut faire preuve de la même détermination pour évaluer les objectifs, établir une échelle de mesure, et identifier quelles activités permettront de les atteindre. Pourquoi acheter de l’espace publicitaire dans une publication économique lorsque son lectorat n’inclut pas notre audience cible ? Pourquoi dépenser son argent dans des campagnes coûteuses d’acquisition quand la rétention est actuellement la priorité des équipes en interne ? Pourquoi attraper de nouveaux Pokémon quand il faudrait plutôt se concentrer sur l’évolution de ceux déjà capturés afin de défier et récupérer une arène ?

    Inciter et fournir de la valeur aux acheteurs

    En tant que joueur de Pokémon GO, mon fils est très friand de PokéStops, ces endroits où l’on peut faire le plein d’objets. Pour que les clients actuels et potentiels interagissent avec une marque, il faut leur donner une bonne raison de le faire. Cela peut être assez basique, comme fournir du contenu engageant apportant une valeur ajoutée à leur activité, leur quotidien ou autre programme de fidélité. La clé ici est de garder son audience au top de ses priorités et de lui expliquer comment vous pouvez les aider. Les autres aspects tels que les revenus suivront.

    D’un point de vue très pratique, si votre commerce a la chance d’être un PokéStop dans le jeu, il faut capitaliser dessus. Quelques-unes des entreprises déjà sélectionnées ont d’ailleurs eu des réactions assez différentes que vous achetiez ou non dans leur magasin, endroit stratégie Pokéstops

    Cette stratégie est quitte-ou-double : des joueurs particulièrement fervents n’hésiteront pas à mettre la main à la poche pour accéder aux récompenses, alors que d’autres décideront de simplement se diriger vers d’autres PokéStops. Il est donc intéressant d’accueillir les joueurs de Pokémon GO à bras ouverts, au lieu de les effrayer. Il y a des chances pour que vous puissiez bénéficier de la fréquentation du lieu, surtout si vous faites preuve de créativité dans votre approche publicitaire.

    Même si votre entreprise n’est pas un PokéStop référencé, il existe d’autres façons pour mettre un pied dans le jeu :

    1. Les publicités seront bientôt disponibles au sein de l’application sous la forme de localisations sponsorisées
    2. Il est possible de placer des leurres dans le jeu pour attirer les Pokémon dans votre entreprise et les rendre accessibles aux autres pendant 30 minutes. C’est à peu près comme une vente flash… avec des créatures tirées d’un dessin animé. Pour les marketeurs B2B, il est possible par exemple de placer un leurre dans un salon pour attirer les participants et générer des leads.
    3. Découvrez quels Pokémon peuvent être trouvés autour de votre entreprise et informez les passants. Le but ultime de Pokémon est de tous les attraper, cela permettra donc d’attirer les joueurs n’ayant pas attrapé tel ou tel Pokémon ou souhaitant en attraper d’autres pour récupérer leurs bonbons et ainsi les faire évoluer.
    4. Récompensez les joueurs avec quelques avantages gratuits. Rappelez-vous : il ne s’agit pas de ce que vous gagnez en acquérant un nouveau client, il s’agit de leur valeur sur le long-terme, ce qui inclut leur pouvoir de recommandation auprès de leur réseau. D’après une étude Teradata, 61% des consommateurs affirment qu’ils partageraient une expérience positive avec leurs proches (amis, familles, etc.) et 27% déclarent qu’ils seraient prêts à adhérer à un programme de fidélité dans la foulée.

    Etre pertinent

    Vous ne pensiez vraiment pas pouvoir attraper Artikodin dans le Sud de la France ? Niantic, les créateurs de Pokémon GO, ont bien étudié leur produit afin que les Pokémon apparaissent au sein d’environnements représentatifs de leurs origines (les Pokémon eau près d’endroits aquatiques, les Pokémon plante dans des parcs, etc.)

    Les directeurs marketing devraient s’en inspirer : pas besoin de faire de la publicité pour de la crème glacée en plein milieu de l’hiver en Scandinavie. En parallèle, si votre audience cible se compose de Millennials, alors oui, il faut absolument considérer l’intégration de Pokémon dans votre stratégie marketing. L’âge moyen des joueurs est d’environ 25 ans, ce qui fait de cette application un essentiel pourles acheteurs Millennials difficiles à attirer.

    Maintenant… Attrapez les tous !

    Peut-être que d’ici une semaine, plus personne ne jouera à Pokémon GO. Peut-être que nous serons en train de suivre une toute autre tendance. Cela est difficile à déterminer, ce qui signifie que si l’on souhaite surfer sur cette vague, il faut le faire vite (comme si vous souhaitiez attraper le Rattatac CP 142 qui vous échappe toujours).

    Pour le moment, profitez de cette rare chance d’intégrer d’adorables personnages animés dans votre stratégie marketing et concentrez-vous sur les retours que vous pouvez obtenir de la part de ce qui pourrait vite devenir le jeu le plus viral de tous les temps.

    Et si cela ne fonctionne toujours pas, courez à droite à gauche en lançant des Pokéballs sur les gens, au moins vous attirerez leur attention !