Catégorie : Mobile

  • Du « mobile first » à l’ère du « mobile-only »

    L’E-commerce est mort, vive le M-commerce !

    Par Xavier Brice, Directeur du Testing Digital (Byron Group)

     Il y a quelques années, le « mobile-first » était une recommandation. Aujourd’hui, il est devenu la norme. A l’heure du tout digital et de la multiplication des devices, le desktop fait presque office de dinosaure pour les nouvelles générations.

    Ces comportements créent de nouveaux besoins : du « mobile first » nous sommes désormais passés dans l’ère du « mobile-only » et le e-commerce, majoritairement façonné pour l’ordinateur, doit repenser son expérience. Pour cela, des tests en conditions réelles sont indispensables.

    À nouveau mode de consommation, nouvelle expérience d’achat.

    Aujourd’hui, la plupart des sites d’e-commerce sont construits pour une interface desktop, puis adaptés sur mobile. Si les notions de site responsive design et de mobile first sont majoritairement acquises dans le secteur, pour les nouvelles générations adeptes du « swipe », les ordinateurs semblent déjà vieux.

    En effet, les jeunes et la technologie réinventent continuellement les codes du shopping : loin d’abandonner les points de vente au profit des boutiques en ligne, il s’agit désormais de lier les deux dans une logique « phygitale » – combinant physique et digital. Pour les marques, l’enjeu est de capter le consommateur dans la rue et au sein même des magasins. Avec le mobile-only, le smartphone s’intègre donc comme nouvelle étape du processus d’achat dont la mobilité est le maître-mot.

    Néanmoins, entre le « penser mobile » et le « mobile-only », il y a une forte latence. En effet, les décideurs, qui conçoivent l’expérience et l’achat en multi-devices, n’ont pas systématiquement les mêmes usages que les utilisateurs – des millenials qui pensent uniquement « smartphone ». Dans le digital encore plus qu’ailleurs, l’écart générationnel peut être décisif.

    Pour ces décideurs, le mobile n’est pas un réflexe et, face à des problématiques d’arbitrage sur la version à développer ou les fonctionnalités à privilégier, un constat demeure : aujourd’hui encore, les sites sont pensés « desktop first » puis adaptés pour mobile. Or, face à de nouveaux modes de consommation, c’est une grave erreur : il est crucial d’inverser le développement au profit du « mobile first ». Le desktop est devenu le parent pauvre des consommateurs, il doit désormais devenir le parent pauvre des concepteurs.

    Test en conditions réelles : un enjeu business !

    Selon la Fevad, le mobile est la première source de trafic sur la quasi-totalité des sites de e-commerce. En parallèle, le m-commerce a connu une très forte croissance en 2017. De plus en plus, le mobile apparaît comme le nouveau « hub » d’accès à un ensemble de services digitaux, processus d’achats inclus.

    Cette bascule du desktop au mobile exige de nouveaux formats de sites web. Les écrans plus petits vont de pair avec la nécessité de réduire et de hiérarchiser les informations, donc de faire des choix éditoriaux radicaux. Pour ces nouveaux concepts, la phase de tests devient primordiale pour s’assurer de prendre les meilleures décisions. En effet, une expérience mal optimisée ou la présence de bugs discriminatoires pourraient pousser l’utilisateur vers la concurrence et générer une forte perte du chiffre d’affaires.

    Pour éviter cela, tester son site sur mobile est plus que jamais indispensable. Mais attention, l’expérience « mobile only » se fonde sur la mobilité. Il est donc crucial d’effectuer ces tests en conditions réelles, c’est-à-dire dans le contexte utilisateur, en dehors du bureau ou du laboratoire de test, où le Wi-Fi est en haut débit.

    De nouveaux usages impliquent de nouvelles façons de tester. Néanmoins, la phase d’apprentissage reste cruciale, que le site soit développé en mobile first ou en mobile only. Il est donc plus que jamais nécessaire de tester et de valider ces nouveaux concepts dans des conditions optimales, mais aussi – et surtout, en situation. Le « mobile thinking » est déjà acquis par les utilisateurs: les entreprises ont dont fort à gagner en l’intégrant à leur stratégie.

  •  m-commerce : quand « m » rime avec « mobile» mais pas réellement avec « mobilité »

     m-commerce : quand « m » rime avec « mobile» mais pas réellement avec « mobilité »

    Si le e-commerce a définitivement trouvé sa place dans les habitudes de consommation des Français, le m-commerce, soit l’achat via mobile, séduit chaque année de plus en plus de nouveaux adeptes. Webloyalty, acteur international dans la monétisation d’audience des sites de e-commerce, a cherché à en savoir plus sur cette tendance. Et, alors que l’on pourrait penser que le m-commerce est largement utilisé en situation de mobilité, c’est bien l’exact contraire qui se produit…

    En effet, près de 6 Français sur 10 (59%) réaliseraient leurs achats sur mobile depuis leur domicile. C’est encore plus vrai pour les 18-34 ans, qui sont 78% à procéder ainsi. Et c’est confortablement assis ou allongés dans leur canapé, qu’ils font leur shopping en ligne. Mais, attention, pas dans leur lit (9%), qui reste un lieu dédié au repos, et encore moins en se déplaçant (5%) dans la maison. Plus surprenant : 40% des Français et même 61% des 55 ans et plus achètent via mobile assis à leur bureau, où se trouve pourtant souvent un ordinateur. L’expérience d’achat serait-elle considérée comme plus agréable sur mobile ? La question se pose…

    Ainsi, alors même que le m-commerce induit un phénomène de mobilité, la réalité est tout autre. Sans doute y a-t-il un aspect plus rassurant à se retrouver chez soi pour effectuer un achat en ligne, plutôt que dans les transports en commun (23%), un lieu public (31%) ou à son bureau (32%). Cela permet aussi de prendre le temps de choisir, afin de ne pas trop se précipiter, ce que l’on pourrait regretter ensuite. Enfin, le risque de déconnexion en cours d’achat peut potentiellement constituer un frein à l’achat hors domicile.

    Question timing, rien de surprenant donc, à ce que ces achats se déroulent majoritairement en soirée pour 1/4 des Français, lorsqu’enfin ils peuvent se poser. Certains privilégieront l’après-midi (18%) ou la fin de journée (17%), voire la matinée (16%), mais plus rarement le moment de leur café du matin, l’heure du déjeuner (9%) ou la nuit (5%).

    Pour Rodolphe Oulmi, Directeur Général de Webloyalty France : « Depuis plusieurs années les Français sont définitivement convertis au m-commerce. Rien de vraiment étonnant à cela, quand on voit que le smartphone est devenu bien plus qu’un simple téléphone ! Toutefois, l’étude montre bien que la mobilité est loin d’être le premier avantage recherché. On constate dorénavant une préférence presque naturelle pour le device « mobile » par rapport à l’ordinateur, que cela soit pour sa facilité d’utilisation, par réflexe d’usage ou pour une expérience d’achat de plus en plus simplifiée. Les e-commerçants ne s’y trompent pas et deviennent « mobile first » afin de proposer des parcours d’achat optimisés, facteurs majeurs de fidélisation ».

  • Les chatbots constituent-ils la troisième grande famille d’interfaces à développer sur les smartphones ?

    Smart Bot : la Mobile Marketing Association France publie son guide sur les chatbots

    Après les sites et les applications, les chatbots constituent-ils la troisième grande famille d’interfaces à développer sur les smartphones ? Afin de répondre à cette question, le groupe de travail « chatbot » de la commission Messaging de la Mobile Marketing Association France publie son dossier « Smart Bot ».

    Le dossier revient sur le concept de chatbot, propose une cartographie des différents membres de l’Association à même de concevoir ou d’enrichir un chatbot et dévoile également une étude sur les attentes des directeurs marketing ainsi qu’une dizaine de retours d’expérience d’annonceurs.

    Les principaux enseignements de l’étude sont :

    -Une majorité d’entreprises s’intéresse aux chatbots (41,5%) ou en aurait déjà lancé un (28%) et moins de 6% des personnes interrogées excluent le lancement d’une telle interface.

    -Les principaux objectifs recherchés par les entreprises sont l’amélioration de la satisfaction client (78%) et l’innovation (71%), loin devant les problématiques de réduction des coûts (35%), d’augmentation des revenus (33%) ou de notoriété (31%).

    -Les principaux usages sont le support client / CRM (66% et 50%) mais également l’information / promotion (59% et 40%). On note également des usages internes à l’entreprise tels que le support informatique (12%), les ressources humaines (9,5%) ou la formation (9,5%).

    -Les principales craintes des entreprises sont un “bad buzz” lié à une intelligence artificielle défaillante ou un désintérêt des utilisateurs. Les entreprises craignent également un manque d’expertise interne ou un manque de ressources financières.

    -Si le support mail, l’application ou le support téléphonique sont susceptibles d’être cannibalisés par le chatbot, la majorité des entreprises pense que ces canaux sont complémentaires.

    -Si 18% des entreprises excluent d’ajouter de la voix à leur chatbot (voicebot), 6% répondent déjà positivement et 37,5% estiment que l’avenir des bots est multimodal.

    « Près de deux ans après l’ouverture de Messenger Platform, plus de 200 000 bots sont déjà en activité. Mais si cette interface suscite l’intérêt des entreprises, elle n’a pas encore démontré tout son potentiel et les développeurs doivent poursuivre leurs investissements en rendant les chatbots toujours plus « smart » mais également en s’intéressant à d’autres plateformes telles que le SMS et son successeur, le RCS. » indique Jean-Philippe Gallet, Rapporteur de la Commission Messaging de la Mobile Marketing Association France.  

    « Chatbots et voicebots s’inscrivent dans l’émergence d’un nouvel âge des assistants qui prend le relais de celui des outils de recherche. Les marques doivent se préparer dès maintenant à ce nouveau marketing conversationnel en repensant non seulement leurs interfaces mais également toute leur relation avec leurs prospects et consommateurs. » ajoute Renaud Ménérat, Président de la Mobile Marketing Association France.

    Pour en savoir plus cliquez ici 

     

  • Ce qu’il faut retenir de l’Année Internet 2017 en 10 fact-checking

    Le 22 février dernier, Médiamétrie a dressé le bilan de l’année Internet 2017. Les analyses de : Julien Rosanvallon et Bertrand Krug, respectivement Directeur des Départements Télévision & Internet et Directeur du Département Internet chez Médiamétrie nous ont exposé l’état d’internet en 2017.

    #1 « Aujourd’hui, tout le monde est connecté à Internet »

    L’évolution de l’équipement en écran Internet des foyers a été plus que rapide. La vitesse d’adoption de la télévision est quasiment similaire à celle de l’ordinateur. Le smartphone a été adopté à un rythme fulgurant, tout comme la tablette mais qui reste encore moins répandu. Retenons juste que 92% des foyers français ont au moins un écran Internet (ordinateur, tablette ou smartphone) tandis que 17% d’individus sont non-connectés. En effet, l’enjeu n’est pas d’avoir Internet à tout prix mais surtout d’avoir une couverture haut-débit pour y avoir accès.

    #2 « Nous sommes tous accros aux écrans Internet »

    Les Français passent en moyenne 1h28 chaque jour sur Internet, dont 15% d’internautes les plus consommateurs comptabilisent à eux seuls près de la moitié du temps passé sur Internet.

    #3 « Le mobile avant tout »

    Aujourd’hui, les 2/3 des visites se font depuis un écran mobile. Chaque jour, la moitié des Français privilégient le mobile pour se connecter et on retiendra que 18% des Français se connectent chaque jour en utilisant exclusivement leur smartphone. Même si les Français sont adeptes du multi-écran, on peut voir que le mobile reste leur écran favori. Il est surtout très apprécié par les 15-24 ans avec un taux de 65% d’usage contre 22% pour l’ordinateur et 13% pour la tablette. Mais pourquoi un tel « mobile first » ? Le mobile est surtout là pour accompagner le quotidien de son utilisateur avec les services de messageries instantanées, de plans, cartes, itinéraires et de musique.

    #4 « Il faut tout miser sur les applis »

    Les mobinautes visitent 3 fois plus de sites que d’applications avec environ 52 sites mobiles par mois contre 16 applis par mois. Pourtant, ils consacrent beaucoup plus de temps aux applications. Les applications favorites sont les réseaux sociaux bien sur, ainsi que les jeux et les vidéos. Encore une fois, la concentration est plus marquée chez les jeunes de 15-24 ans.

    #5 « Les écrans Internet vont remplacer le téléviseur »

    Si l’on vous demande pour chaque type d’écran que vous utilisez à quel point il vous est indispensable, lequel serait-il ? Et bien pour les 15 ans et + et les 15-24 ans, c’est le smartphone qui est considéré comme étant indispensable avec respectivement 84% et 94%. Ces résultats ne sont pas étonnants car même si quotidiennement, les Français sont télévores à 72%, les écrans Internet ont une place prépondérante dans leur utilisation quotidienne. Mais pourquoi ? Ici, il faut surtout prendre en compte les contenus proposés sur Internet où ces derniers sont plus que variés. Ainsi, c’est 1/3 de leur temps passé sur Internet qui est consacré à la vidéo. De nos jours, l’offre pléthore de vidéo sur Internet ne fait qu’augmenter le nombre de visiteurs.

    Ainsi, même sans être équipé de téléviseur, les internautes peuvent quotidiennement regarder la TV en live ou en replay sur leurs écrans Internet. Ce phénomène est surtout visible chez les 15-24 ans avec 28,3% d’adeptes à cette pratique. Seule zone d’ombre au tableau : 25% des Français consultent ou téléchargent illégalement des contenus sur Internet.

    #6 « Le digital est l’avenir de l’audio »

    Chaque jour, 7 millions de personnes écoutent la radio sur les supports multimédia dont près de la moitié sur leur mobile. Bientôt, les enceintes intelligentes seront les nouvelles portes d’entrées pour l’audio.

    #7 « Les jeunes ne s’intéressent plus à l’info »

    Les 15-24 ans n’ont pas délaissé les infos, au contraire. 7 sur 10 se rendent mensuellement sur des sites ou apps d’actualité et plus de la moitié le font via leur mobile.

    #8 « On passe notre vie sur les réseaux sociaux »

    50% des Français se rendent sur des plateformes sociales chaque jour :

    Encore une fois, ce sont les jeunes qui sont le plus touché car ils passent plus de la moitié de leur temps Internet dessus. De plus, ils ne se contentent pas d’aller sur une seule plateforme mais sur plusieurs plateformes à la fois. Ainsi chaque jour, 0,9 millions de jeunes utilisent Facebook, Snapchat et Instagram à la fois.

    #9 « Les écrans Internet servent uniquement à se divertir »

    Pour la moitié du temps passé sur Internet, cela est vrai mais pas que. Les internautes s’en servent également pour consommer, gérer ses finances ou encore organiser son quotidien avec les sites ou applis de transport terrestre.

    #10 « Les GAFA captent toute notre attention » 

    61% des Français sont en contact avec les GAFA chaque jour. De plus, les 10 apps les plus consultées appartiennent toutes aux GAFA.

    Méthodologie

    La Mesure d’Audience Internet Global : c’est l’hybridation entre un panel de 30 000 panélistes et de la big data. En somme, c’est une collecte du surf sur les sites et les applications des visiteurs de 2 ans et + en fonction du temps passé et des pages vues.

    Maëva Ramsahai

    Envoyée spéciale MyDigitalWeek

  • Digimind dévoile les tendances phares du MWC 2018 sur les médias sociaux

    Digimind dévoile les tendances phares du MWC 2018 sur les médias sociaux

    Alors que l’édition 2018 du Mobile World Congress s’achève ce soir, Digimind analyse les marques et tendances les plus remarquées sur le web et les médias sociaux* lors du salon phare du mobile. La marque Samsung et ses smartphones occupent la première place du podium, la 5G s’impose comme une tendance incontournable tandis que TheICollection, Phonandroid et BF Tech & Services confirment leurs positions en tant qu’influenceurs majeurs.

     Les marques qui dominent les discussions

    Samsung dévoile les Galaxy S9 et… les AR Emojis

    Sur les médias sociaux, Samsung domine les conversations avec 16% de parts de voix. La marque coréenne a suscité de nombreux commentaires avec la conférence dédiée au Galaxy S9/S9+ ainsi qu’avec des échanges sur le DexPad et des interrogations et conjectures sur un futur Galaxy S10. Enfin, ses  “AR emojis”, ses emojis dynamiques  en réalité augmentée ont été largement partagés sur Instagram.

    https://twitter.com/sandrinecassini/status/967786948935942145

    https://twitter.com/cervosgeek/status/967817027019837442 

    Chez Nokia, le vintage l’emporte sur le haut de gamme

    Nokia se place en 2ème position. L’ancienne marque star du mobile, dont la communication et commercialisation sont gérées par HMD, a présenté de nouveaux modèles (Nokia 6 2018 et Nokia 7 Plus). Elle a aussi joué sur la nostalgie avec le Nokia 8110 4G, sorte d’anti-smartphone retro. Ce modèle vintage a suscité le plus de commentaires pour la marque, devant le tout nouveau produit haut de gamme Nokia 8 Sirocco.

    Huawei brille avec l’IA

    A la 3ème place, le chinois Huawei concentre les conversations avec des actualités diversifiées : le Huawei Matebook Pro, un ultrabook avec écran bord à bord, des fuites sur le Huawei P20 présenté le 23 mars et le fameux Huawei RoadReader qui a retenu l’attention : la conduite d’une Porsche via un smartphone et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    https://twitter.com/twandroid/status/968407041818681344

    Les produits en vedette

    Les très attendus Galaxy S9 et S9+ captent un quart des conversations sur les produits lors du MWC 2018. La marque coréenne a créé l’événement avec sa conférence dès le dimanche précédent l’ouverture officielle du salon en présentant ce produit qui ambitionne de devenir son porte-drapeau et, surtout, un concurrent direct des iPhone 8. La présentation des AR Emojis a renforcé le buzz pour le grand public.

    https://twitter.com/cervosgeek/status/967823835654389761

    Loin derrière, 10% des conversations concernent la gamme Sony Xperia XZ2 avec les Xperia XZ2 et XZ2 Compact, modèles avec lesquels Sony modifie le design et les finitions de ses smartphones haut de gamme.

    https://twitter.com/DTechfr/status/966826067297259522

    Symbole de la puissance de la notoriété de la marque, Apple réussit à se placer en 3ème position des produits commentés, sans présenter de nouveaux produits. Tous les messages commentent en effet les rumeurs sur de nouveaux iPhone X. En effet, d’après plusieurs médias américains, l’entreprise  de Cupertino préparerait trois nouveaux modèles pour la rentrée 2018, dont « l’iPhone le plus grand jamais produit ».

    https://twitter.com/Numerama/status/968803140597411841

    Autre raison de la présence du smartphone dans de nombreuses conversations : les nombreux clones chinois de l’iPhone X.

    https://twitter.com/chrischromis/status/968121373142016005

    Les grandes tendances du salon

    La 5G occupe près d’un tiers des conversations sur le MWC 2018

    La première place est occupée par les réseaux 5G, qui représenteront 14%  des connexions d’ici 2025 et près d’un milliard d’abonnés à l’horizon 2023, comme le précise le rapport « Mobile Economy » de la GSMA, publié à l’occasion du Mobile World Congress et Ericsson.

    https://www.businesswire.com/news/home/20180226005844/fr/

    En effet, la plupart des marques présentes proposent des applications pour cette norme, depuis les smartphones (débit multiplié par 10) aux voitures connectées en passant par le pilotage de drone rendu possible grâce à des temps de réactivité plus performants que le cerveau humain.

    L’Intelligence Artificielle

    La seconde tendance technologique, qui sonne comme une évidence tant elle est commentée et analysée depuis deux ans, est l’Intelligence Artificielle. Si le concept reste souvent abstrait, le MWC a donné l’occasion de montrer des applications concrètes voire spectaculaires : la Porsche conduite à distance via un smartphone Huawei, la reconnaissance de sujets pour le réglage de l’appareil photo chez LG, l’assistance vocale en sont des illustrations marquantes.

    Les experts estiment d’ailleurs que d’ici la fin 2018, plus aucun smartphone haut de gamme ne sera dépourvu de son unité d’IA.

    https://twitter.com/pascalparole/status/968568973280374784

    Les influenceurs incontournables

    Digimind identifie les leaders d’opinion et les médias français qui se sont intéressés au Mobile World Congress et ont réuni le plus grand nombre d’interactions à travers leurs messages sur les réseaux sociaux du 25 au 28 février.

    @TheiCollection : Ce Youtubeur passionné de tech a bénéficié de nombreuses interactions sur ses tweets qui diffusent ses vidéos via des messages très participatifs.

    https://twitter.com/TheiCollection/status/968167224090550273

    @phonandroid  : le magazine, spécialisé dans le mobile, a posté de nombreuses prises en main des nouveaux smartphones présentés au MWC 2018.

    https://twitter.com/phonandroid/status/968604027801030656

    @BF_TechServices : Le réseau de professionnels #Tech de l’agence de développement@BusinessFrance a bénéficié, elle aussi, de nombreuses interactions sur les innovations mais aussi la Frenchtech.

    https://twitter.com/BF_TechServices/status/96852718493884825

  • Quand les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications

    Le rapport « Global Commerce Review » de Criteo confirme la puissance des mobiles et de l’omnicanal pour stimuler les ventes

    • Cette dernière édition du « Global Commerce Review » de Criteo révèle que les retailers européens réalisent 54% des ventes mobiles via des applications. au 4ème trimestre 2017
    • En France, les consommateurs sont actifs sur tous les environnements et achètent de plus en plus via leur smartphone.

    Principaux enseignements :

     L’opportunité des applications

    Lorsque les commerçants priorisent l’optimisation des applications en plus du web mobile, les gains de performance sont substantiels :

    ·         Au niveau mondial, les annonceurs ont enregistré une augmentation de près de 50 %, d’une année à l’autre, des transactions via des applications, lesquelles ont atteint une proportion de 46 % au 4ème trimestre 2017.

    ·         En Europe, les applications représentent 54% des ventes sur mobile pour les commerçants qui investissent conjointement sur navigateur mobile et application marchande.Le taux de conversion pour les applications marchandes atteint 13 %, un chiffre plus de trois fois supérieur au taux de 4 % habituellement observé sur le web mobile.

     Croissance des mobiles

    L’utilisation du web mobile est arrivée à maturité mais les consommateurs sont volatiles, multipliant les allées et venues entre les écosystèmes fermés, et continuant de faire leurs achats en situation de mobilité, à différentes fréquences, sur tous les appareils connectés.

    ·         Les transactions par smartphoneen France ont augmenté de 45 % en comparaison au 4ème trimestre 2016 (hors applications). L’utilisation des tablettes est en recul, générant 7 % de transactions en moins par rapport à l’année précédente. Les ordinateurs demeurent les plus utilisés aux heures de bureau mais accusent une petite baisse des transactions d’une année sur l’autre (6 %).

    ·         Les secteurs affichant les plus fortes proportions de ventes sur mobiles sont les articles de sport (35 %), l’habillement (35 %) et la santé et les cosmétiques (34 %).

    ·         Les variations saisonnières ont entraîné un léger fléchissement du nombre des transactions sur ordinateur précédées d’un clic sur mobile, les consommateurs étant plus actifs sur les appareils mobiles durant l’été. Au 4ème trimestre, 28 % des transactions sur ordinateuren France ont été précédées d’un clic sur mobile.

     Omnicanal

    Les stratégies omnicanal contribuent à guider les consommateurs au cours de leur parcours sinueux, ce qui a pour effet d’améliorer les résultats en ligne.

    ·         Au niveau monde, les omnishoppers présentent la valeur la plus élevée sur le long terme pour les marques et les commerçants, générant 27 % de l’ensemble des ventes, bien qu’ils ne représentent que 7 % des consommateurs.

     Moments d’achat

    Les consommateurs ne cessent d’alterner entre ordinateur et mobile, en fonction du moment de la journée et du jour de la semaine.

    ·         Les commerçants ciblant la population active doivent tenir compte de la prédominance de l’ordinateur durant les heures de bureau, en particulier dans la matinée.

    ·         En revanche, il est essentiel d’optimiser le ciblage des smartphones et tablettes en soirée et le week-end.

     Combinaison des données

    La combinaison des données recueillies entre les différents appareils peut aider les commerçants à rattraper leur retard en raison d’une  part moins importante des ventes sur les mobiles.

    ·         La combinaison des données d’intentions d’achat donne également la possibilité d’augmenter les opportunités d’achat pour chaque consommateur, car le montant moyen du panier est nettement plus élevé – jusqu’à 8 % en moyenne en France – pour les consommateurs identifiés. Cette tendance est particulièrement apparente dans les secteurs de la mode et du luxe, de la santé et des cosmétiques ou encore dans la high-tech.

     

     

  • After St Valentin – 10 événements à ne pas manquer le 15 février !

    Les événements à ne pas manquer le 15 février ! 

    Votre soirée de Saint-Valentin n'a pas été à la hauteur de vos espérances ?

     

    Ne vous en faites pas ! Pour vous faire oublier cette soirée , MyDigitalWeek vous propose de  faire le plein d'idées et d'inspiration le 15 Février.  et en savoir plus sur la fraude et la publicité, la cryptomonnaie, les risques des réseaux sociaux et bien d'autres !

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/mmaf-fraude-publicite-mobile-by-mmaf/?instance_id=2857

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/digital-matinale-bien-reussir-application-mobile-by-cellenza/?instance_id=2917

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/fintech-frenchweb-day-fintech-special-crypto-monnaies-by-frenchweb/?instance_id=2907

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-reseaux-sociaux-maitriser-risques-by-altana/?instance_id=2921

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-vendre-plus-mieux-combinant-lintuition-vendeurs-datas-by-adetem/?instance_id=2820

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bigboss-bancassurance-2018-by-digilinx/?instance_id=2845

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bonnes-pratiques-gestion-de-crise-web-medias-sociaux-marques-by-digimind/?instance_id=2935

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transformation-nouveaux-enjeux-directeurs-financiers-deti-by-echos-events/?instance_id=2906

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-cles-reussir-campagne-de-communication-by-foliweb/?instance_id=2910

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/bilan-2018-by-ebg/?instance_id=2852

    Maëva Ramsahai

  • E-Commerce & Soldes : analyse des tendances 2018 versus 2017

    Commerce en ligne : HiPay dresse l’analyse des tendances de la première semaine des soldes d’hiver (2018 versus 2017)

    Par Hipay, acteur de paiement international 

    HiPay analyse les transactions réalisées en France auprès d’une centaine de e-commerçants utilisant ses services. Pour ce faire, HiPay fait appel à son outil d’analyse des données : HiPay Intelligence. L’étude porte sur la comparaison entre les 8 premiers jours des soldes d’hiver en janvier 2017 et en janvier 2018.

    Le panier moyen global sur la période 2017 était supérieur de 4,49 € à celui de 2018 (87,97 € vs. 83,48 €). La tendance suivit par le panier moyen est la même en 2018 et en 2017 : une baisse abrupte de 11 € du panier moyen, suivie d’une phase de croissance sur les 4 jours suivants, avant de connaître une évolution irrégulière sur les 3 derniers jours.

    HiPay constate que la valeur du panier moyen global en ligne est moindre sur la première semaine des soldes d’hiver 2018 par rapport à 2017, cela s’explique en partie par la plus grande variance du montant du panier moyen chez les marchands.

    Cette baisse du panier moyen est à relativiser car le volume de transactions enregistrées sur la période 2018 est globalement supérieur à celui de la même période sur 2017. Malgré la baisse du panier moyen, le chiffres d’affaires global des marchands est plus élevés en 2018 qu’en 2017, notamment grâce à un volume de transactions autorisées en forte hausse.

    En matière de volume de transactions autorisées, HiPay remarque la même tendance globale sur 2018 et 2017, à savoir un fort pic dès la première journée. Ce pic représente la journée la plus dense en termes de transactions de la première semaine de soldes 2018 comme 2017.

    HiPay note un léger creux dans le boost d’activité procuré par les soldes sur les 2ème et 3ème journées qui se matérialise par deux chutes successives de 28 % puis de 21 % du volume de transactions autorisées, soit un volume de transactions 43 % plus faible que le 1er jour des soldes. HiPay observait le même phénomène en 2017 de façon légèrement moins intensive.

    Les 4ème et 5ème jours, soit le 1er weekend des soldes, constituent une période de second souffle portée par une croissance stable et régulière. HiPay notait également ce second souffle en 2017, mais toutefois avec des performances plus mesurées.

    Sur les trois derniers jours de soldes, HiPay observe une baisse de 10 % du volume de transactions sur le 6ème jour de soldes, puis une stagnation.

    Une progression des achats sur mobile, les tablettes en léger recul

  • #MMAFP : quels enjeux pour les marketeurs mobiles en 2018 ?

    #MMAFP : quels enjeux pour les marketeurs mobiles en 2018 ?

    Par Sarah Rolland, Responsable France Appsflyer

    Suite au Marketing Mobile Association Forum qui se déroulait le 7 décembre, il est nécessaire de revenir sur les enjeux que devront faire face les marketeurs mobiles en 2018. Retour sur 3 nouveaux challenges à prendre véritablement en compte.

    La réalité augmentée à l’échelle du marketing mobile

    À mesure que les capacités techniques de nos appareils évoluent, les données mobiles et la valeur des applications mobiles changent. En 2016 et 2017, de nombreux spécialistes du marketing mobile ont étendu leurs stratégies mobiles pour tirer parti à la fois de la fonctionnalité du podomètre et des wearables. A mesure que nous entamerons 2018, les marketeurs commenceront à reconnaître le potentiel accru de la réalité augmentée (RA), mais aussi des nouveaux signaux de données fournis : par exemple, une application RA produisant une superposition amusante sur le visage ou l’environnement de l’utilisateur fournit également aux marketeurs des informations sur les données de localisation. Les spécialistes du marketing intelligent rechercheront non seulement des expériences utilisateurs étonnantes, mais aussi des moyens créatifs d’utiliser les nouvelles données produites par ces interactions.

    Les enjeux de la fraude publicitaire en 2018

    En 2018, les marketeurs vont dépenser plus que jamais en publicité mobile – surprenant, n’est-ce pas ? Ce qui est stupéfiant c’est que les marketeurs acceptent la fraude publicitaire comme un coût, et augmentent les dépenses publicitaires en dépit de la fraude. Les marketeurs ne savent pas quels sont les différents types de fraude ou d’où viennent les mauvais acteurs, encore moins comment les arrêter, car la publicité mobile continue d’évoluer et de devenir plus sophistiquée, de même que la fraude. Au cours de l’année qui vient, les publicitaires et les agences investiront davantage dans l’acquisition des connaissances, des compétences et des outils nécessaires pour lutter contre la fraude publicitaire mobile, ce qui augmente leur capacité à la comprendre et à minimiser son impact afin que les annonceurs obtiennent de meilleures performances de leurs campagnes. – en particulier avec l’arrivée de l’iPhone X – et les marketeurs qui sont mieux en mesure de lutter contre la fraude publicitaire mobile auront un avantage concurrentiel.

    L’analyse prédictive des données marketing à 360°

    Aujourd’hui, les marketeurs ont plus que jamais de meilleures perspectives quantitatives et qualitatives à 360 degrés, mais nos attentes quant à ces perspectives devraient changer avec le temps. Nous ne voulons pas seulement collecter des données plus nombreuses et de meilleure qualité, nous voulons également les comprendre et les utiliser pour améliorer les connaissances, les relations et les conversions de clients. Dans un sens, nous sommes passés de la collecte de données à l’activation et à l’automatisation. Les entreprises les plus avancées d’aujourd’hui utilisent le mobile comme fil conducteur pour toutes les interactions avec les clients et récoltent les fruits de cet investissement dans des données marketing à 360 degrés. Cependant, nous n’avons pas et ne pourrons jamais atteindre la perspicacité de client à 100%. Ce niveau d’intimité, de compréhension et d’activation n’est pas un point d’arrivée, mais un voyage vers des données plus nombreuses, meilleures et plus intelligentes. L’essor des entreprises connectées, des appareils mobiles et des API robustes continue de révéler de nouvelles profondeurs de données à exploiter et des opportunités d’exploration. Les vrais gagnants en 2018 seront ceux qui construisent des entreprises axées sur la connaissance, en déplaçant les données de la collecte à l’activation.

     

  • Top 10 des prévisions pour l’app économie en 2018

    Top 10 des prévisions pour l’app économie en 2018

    Une étude menée par APPANNIE

    L’année 2018 marquera le 10e anniversaire de l’App Store et d’Android Market. En l’espace d’une dizaine d’années seulement, l’app économie a évolué sous bien des angles avec désormais plus de 3,5 et plus de 2 millions d’applis sur Google Play et l’App Store d’iOS respectivement et l’équivalent d’un mois par an de temps passé sur les applis par utilisateur dans les pays développés. L’aspect pratique, entre autres, joue un rôle fondamental et c’est sur cet indicateur que nous avons basé la plupart de nos prévisions pour l’année à venir.

    Plus de 100 milliards de dollars dépensés sur les app stores dans le monde

    L’évolution constante des marchés dans le monde a favorisé la croissance continue de la monétisation des applications. Une tendance qui devrait se confirmer en 2018, avec une augmentation des dépenses consommateurs de 30 % sur une année dans le monde, pour un total de plus de 110 milliards de dollars. Si la catégorie Jeux enregistrera une fois encore le plus gros chiffre d’affaires, la part des dépenses des autres catégories devrait également augmenter l’an prochain — son taux de croissance dépassant de loin celui des jeux.

    La Chine, l’Inde et le Brésil : des marchés prometteurs

    La Chine restera un marché clé en matière de dépenses consommateurs, étant le pays enregistrant les plus grosses dépenses consommateurs sur l’App Store d’iOS. L’année 2018 connaîtra également une hausse du temps passé sur Android, avec l’arrivée de marchés émergeants comme l’Inde et le Brésil. Au 31 octobre 2017, les utilisateurs indiens et brésiliens avaient passé beaucoup plus de temps sur les applis qu’à la même époque en 2016 (50 % en plus pour l’Inde et 30 % pour le Brésil). Les deux pays comptent encore de nombreux habitants dépourvus de smartphones dont l’adoption progressive devrait donc accroître le temps passé sur les applis et donc les dépenses.

    La curation du contenu app stores dynamise les achats intégrés et profite aux développeurs indépendants

    Si la diversité des applis est un véritable atout pour les utilisateurs, difficile pour celles-ci d’être découvertes au milieu d’un tel catalogue. En juin 2017, Apple et Google annonçaient tous deux une mise à jour de leurs app stores respectifs, grâce à la curation du contenu des applis. Ils auront en 2018 des répercussions non négligeables sur les applis principalement axées sur le divertissement. Ce type d’applications sera maintenant plus susceptible d’être proposé aux consommateurs lorsqu’ils naviguent dans les app stores. À l’inverse, les applications « de première nécessité » (comme la livraison de repas à domicile, le paiement électronique, etc.) sont plus susceptibles d’être promues par le bouche-à-oreille ou une recherche bien spécifique.

    Des applis « coup d’œil » pour encourager l’adoption de la réalité augmentée (RA)

    Si Pokémon GO et Snapchat ont su susciter l’engouement des utilisateurs pour la réalité augmentée, leur conception ne fait qu’effleurer le potentiel qu’offre cette technologie. Nous prévoyons que l’année 2018 sera un véritable tournant pour la RA. Côté jeux, la sortie prochaine de Harry Potter: Wizards Unite par Niantic devrait venir gonfler la popularité du développeur de Pokémon GO en même temps que l’engouement général pour la réalité virtuelle.

    Alors qu’un nombre grandissant de développeurs se lance dans la course à la réalité augmentée, on s’attend à voir fleurir des applis « coup d’œil » reposant sur l’ajout de couches d’informations contextuelles sur le monde. Ce type de fonctionnement, plus simpliste et susceptible de plaire au plus grand nombre, sera plus à même d’attirer durablement un maximum d’utilisateurs vers la RA.

    La fragmentation du marché du streaming vidéo s’accélère

    2017 a été une nouvelle année prolifique pour les services de VOD. En 2017 nous avons noté une augmentation des dépenses de 85 % sur iOS contre 70 % sur Google Play comparé à la même époque en 2016 — un record. L’année 2018 devrait caractériser le point d’inflexion du secteur sur le plan de la fragmentation. Le grand nombre d’acteurs tentant de se tailler une part de ce marché devrait toutefois fragmenter le secteur. Tandis que les utilisateurs se dirigeront vers le service auquel ils préfèrent consacrer leur temps et leur argent, les autres succomberont aux pressions budgétaires pour se noyer dans un secteur ultra compétitif.

    Au fil des ans, les téléphones portables sont devenus de véritables alliés pour les consommateurs. En conséquence, les commerçants traditionnels ont adopté les applis et révolutionné le parcours consommateur. Ainsi au 31 octobre 2017, les utilisateurs Android américains et anglais passaient en moyenne près d’une heure par mois sur les applis de shopping. Gageons qu’en 2018, ces changements influenceront les habitudes de consommation des utilisateurs qui réévalueront leur relation aux canaux de vente existants, voire, la nature même de certains d’entre eux. Citons l’exemple de la Chine, où les consommateurs voient de plus en plus les boutiques physiques comme des lieux où récupérer la marchandise achetée sur mobile. Par ailleurs, le rôle d’enregistrement des paiements des caisses enregistreuses risque fort de se voir confier, en partie tout au moins, aux terminaux mobiles.

    Les agrégateurs de restaurants développent le mobile, à mesure que la livraison à domicile pénètre les marchés premium

    L’an prochain, nous prévoyons que les grands groupes (comme Grubhub, Just Eat, Yogiyo) continueront de cibler les marchés potentiels où l’offre est rare et convertiront les amateurs de restauration rapide à l’utilisation des applis. Dans le même temps, les services de livraison (comme UberEATS, Deliveroo) gagneront des parts sur les marchés premium où les consommateurs sont plus enclins à payer plus pour des expériences de qualité et l’accès à des restaurants haut de gamme ne possédant pas de service de livraison. En outre, davantage de restaurants à service rapide (RSR) seront susceptibles de contrer la concurrence grandissante en s’associant à des applications proposant des services de livraison à l’image du partenariat fructueux entre McDonald’s et UberEATS.

    Le marché des assistants vocaux dynamisé par de nouveaux concurrents et les achats saisonniers

    La tendance des assistants vocaux devrait s’accentuer en 2018, avec une augmentation des ventes au gré des évènements saisonniers (fêtes de fin d’année, Prime Day) et des opérations promotionnelles. Les ventes d’assistants vocaux seront également dynamisées par la sortie du Google Home Mini (vendu 49 $) et de nouveaux arrivants sur le marché comme Apple, Samsung ou les géants chinois Alibaba et Baidu. Si cette soudaine popularité a éveillé l’intérêt des développeurs pour ces plateformes, leur mode d’utilisation restera plus ou moins inchangé en 2018 (musique, recherches internet basiques et tâches utilitaires). En attendant de trouver de nouvelles utilisations pour les assistants vocaux, les utilisateurs les plus aguerris devraient se tourner de plus en plus vers d’autres objets connectés (contrôle de l’éclairage, du chauffage, de l’équipement audiovisuel, etc.).

    Les applis de paiement en P2P ont le vent en poupe :

    Les applis de paiement entre particuliers (P2P) ont été au cœur de la révolution des applications de Fintech. En 2018, ces services devraient jouer de leur popularité et multiplier les services proposés et concurrencer les banques traditionnelles. Les applis de paiement P2P devraient d’ailleurs enregistrer un plus grand nombre de transactions, les virements instantanés et les méthodes de paiement alternatives ayant le vent en poupe et étant de plus en plus adoptées par les vendeurs et les commerçants.

    La nouvelle directive européenne sur l’open banking bouleverse la chaîne de valeur 

    En 2018, l’adoption de la directive PSD2 permettra à davantage d’acteurs de proposer une offre complète de services financiers sur leur appli, tout en garantissant un accès entièrement sécurisé, sous législation gouvernementale. Les banques de détail traditionnelles continueront par ailleurs de se réinventer à travers le monde.