MARDI 4 FÉVRIER
MERCREDI 5 FÉVRIER
Le cabinet d’études Forrester vient de publier ses Prédictions pour 2025 sur le Marketing BtoC, l’Expérience Client (CX), les comportements des Consommateurs, mais aussi sur le Retail et le E-Commerce, ou encore les Médias, la publicité et les Agences marketing.
● Les investissements visant à unifier les données de fidélisation et de marketing vont tripler. 78 % des responsables du marketing B2C aux États-Unis admettent que leurs technologies de marketing et de fidélisation sont cloisonnées. Des facteurs tels que la pression économique pour accroître l’efficacité et la demande des consommateurs pour une continuité dans les expériences client convergeront en 2025 et pousseront la fidélisation et la martech à se rapprocher.
● Les agents d’IA n’affecteront pas les effectifs des services de marketing en 2025.
S’il ne fait aucun doute que l’IA finira par remplacer la fonction marketing humaine, ce n’est pas pour tout de suite. Si Forrester constate que 45 % des responsables marketing B2C aux États-Unis reconnaissent que l’IA entraînera une réduction des effectifs des services marketing, ce n’est pas ce qui se passera en 2025.
● Une marque sur cinq donnera la priorité aux parrainages en streaming avec des ligues sportives émergentes. Avec la popularité croissante du cricket et de la Formule 1 aux États-Unis, et l’expansion mondiale du pickleball, les ligues sportives professionnelles qui capteront les budgets des marques en 2025 seront différentes – grâce aux préférences générationnelles et à la prolifération du streaming.
● La fidélité aux marques diminuera de 25 %, les consommateurs privilégiant le prix et la valeur plutôt que la fidélité à la marque. En 2025, il faut s’attendre à ce que les consommateurs soient moins fidèles aux marques en général, mais plus attachés à celles qui leur garantissent une valeur sans les tracas du marchandage.
● Alors que les sentiments négatifs à l’égard des médias sociaux feront la une des journaux, leur utilisation augmentera de 10 %. En 2025, les médias sociaux ne seront pas une distraction, mais plutôt indispensables aux consommateurs, ce qui fait de sites comme TikTok et WhatsApp des plateformes idéales pour que les marques établissent des relations tout au long du cycle de vie du consommateur.
● Quatre consommateurs sur dix, soucieux de la protection de leur vie privée, céderont leurs données personnelles pour la commodité de l’IA. En 2025, les avantages de l’IA inciteront les consommateurs à abandonner leur réticence à l’égard de cette technologie et à fournir leurs données personnelles pour en récolter les fruits.
● La GenAI déplacera 100 000 agents de première ligne des principaux outsourceurs mondiaux. En moyenne, 62 % des centres de contact des industries tournées vers les consommateurs sont externalisés. La moitié de ces centres externalisés emploient une main-d’œuvre moins chère, offshore ou nearshore, où la genAI est prête à automatiser les problèmes peu complexes et à réduire la demande d’agents humains.
● Une équipe CX sur cinq réunira des équipes de conception, de recherche et de livraison pour améliorer l’impact. 56 % des responsables CX déclarent qu’ils ne sont pas du tout ou peu efficaces pour relier les commentaires des clients aux données comportementales et aux données sur les produits. Les équipes CX intégrées infuseront des informations sur les clients directement dans les produits, les services et les processus de contact avec les clients, tandis que les équipes totalement autonomes auront encore du mal à avoir un impact.
● La moitié des efforts d’accessibilité auront un impact CX négligeable. 59 % des professionnels mondiaux de la conception affirment que leur entreprise s’est engagée à respecter l’accessibilité numérique, et même si l’échéance de juin 2025 augmentera ce chiffre, seule la moitié des entreprises qui se sont engagées à respecter l’accessibilité numérique prendront des mesures significatives. L’autre moitié prendra des mesures d’exécution, se tournant vers des produits de réparation rapide et des programmes réactifs de recherche et de réparation qui n’améliorent pas matériellement l’accessibilité.
● Seulement 20 % des marques ajouteront le commerce conversationnel, malgré l’ouverture des clients. Plus d’un tiers des adultes en ligne aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni – et plus de deux tiers en Chine métropolitaine et en Inde métropolitaine – utilisent déjà la messagerie instantanée, le chat ou le message direct une fois par mois ou plus souvent pour communiquer avec des entreprises ou des marques lorsqu’ils recherchent des produits ou des services à acheter. Cependant, en ce qui concerne l’IA conversationnelle, les décideurs numériques sont préoccupés par la manière d’ajouter des interfaces stables et réussies qui génèrent un contenu fiable et digne de confiance pour les clients.
● Seul un détaillant sur 10 dans la région Amérique du Nord et EMEA mettra à jour les systèmes de ses magasins pour les adapter à la technologie « omni-fy ». Plutôt que d’entreprendre de grands projets de reformatage, 34 % des décideurs mondiaux en matière de stratégie commerciale numérique dans le commerce de détail et de gros se concentrent sur de petits changements technologiques avec comme priorité absolue la technologie customer-facing.
En raison des pressions financières et de la baisse du moral des consommateurs, seuls 10 % des grands détaillants d’Amérique du Nord et de la région EMEA s’engageront dans des refontes plus vastes qui lieront plus étroitement les systèmes des magasins à la technologie numérique.
● Un détaillant sur cinq aux États-Unis et dans la région EMEA lancera des applications genAI orientées vers le client. D’ores et déjà, 15 % des professionnels du commerce et de la technologie des entreprises de vente au détail et en gros qui connaissent bien l’IA déclarent avoir déployé plusieurs applications de genAI à l’échelle de l’entreprise. Bien que les détaillants doivent surveiller méticuleusement les résultats de l’IA, Forrester s’attend à ce que la genAI se rapproche des consommateurs en 2025.
● Un grand détaillant va cesser d’utiliser son outil genAI pour les collaborateurs en magasin. Les grandes enseignes déploient des chatbots LLM pour aider les nouveaux embauchés, répondre aux questions et/ou aider les employés à trouver des articles en magasin. Toutefois, le coût élevé de l’IA incitera les détaillants à réduire l’utilisation de l’IA générique pour les employés des magasins. Forrester constate en outre que près de 20 % des décideurs mondiaux en matière d’IA dans le retail ont déclaré que les décisions basées sur l’IA ont causé des préjudices aux clients ou aux employés au cours de l’année écoulée.
● Deux grands détaillants américains vont lancer des solutions biométriques pour lutter contre le vol interne. Pour les détaillants, l’identification biométrique peut protéger l’accès aux parties des magasins réservées aux employés, aux entrepôts et à tous les endroits où des produits coûteux sont exposés ou stockés.
● TikTok ne sera pas interdit ou désinvesti aux États-Unis en 2025. Malgré les pressions intenses exercées par le gouvernement américain pour qu’il cède TikTok à la société chinoise ByteDance, la plateforme reste en place. Toutefois, si la plateforme est interdite, Meta et YouTube ont tout à y gagner. Les données de Forrester montrent que si TikTok est interdite aux États-Unis, les utilisateurs de TikTok se tourneront vers les films et les courts métrages – exactement ce qui s’est passé lorsque l’Inde a interdit TikTok en 2020.
● Les spécialistes du marketing consacreront 10 % de leur budget « performance media » au commerce social. Alors que le commerce social est déjà établi dans l’APAC, les autres régions ont été plus lentes à adopter ce comportement. Cependant, 2025 sera l’année où le commerce social deviendra un élément essentiel des plans médias. Par exemple, Forrester a constaté que 46 % des adultes américains en ligne qui ont fait des achats pour la rentrée scolaire cette année ont acheté directement à partir d’une annonce qu’ils ont vue sur les médias sociaux.
● La recherche intégrée à l’IA triplera les budgets de référencement. La GenAI changera à jamais l’aspect et la convivialité des moteurs de recherche, car les liens bleus classés seront remplacés par des résumés alimentés par la GenAI. Il faut s’attendre à ce que les budgets de référencement augmentent l’année prochaine, car les consommateurs font de plus en plus confiance aux résumés organiques alimentés par la GenAI.
● La croissance des agences internes va décélérer à cause des agences de production de contenu par l’IA. Les agences externes sont la voie la plus rapide pour les CMO pour les capacités de genAI : 61 % des agences utilisent actuellement la genAI dans l’exécution du marketing, mais seulement 17 % des cadres américains du B2C déclarent que leur agence interne utilise la genAI dans leurs efforts de marketing.
● Un tiers des agences spécialisées dans les médias numériques deviendront des agences « full-funnel ». Selon l’enquête Q4 2023 B2C Marketing CMO Pulse Survey de Forrester, 46 % des personnes interrogées prévoient d’ “intégrer les missions liées à la performance et à la marque auprès d’une seule agence média” et 35 % prévoient d’ “intégrer les missions liées à la création et aux médias” au cours des 12 prochains mois.
● Les agences de création vont réunir l’art de la création et l’exécution à grande échelle. La pression de la rentabilité a obligé à séparer l’idéation créative de la production créative – désintégrant les services de développement créatif de bout en bout. Des spécialistes indépendants de la création comme Gut, Mischief, Nice&frank et Zulu Alpha Tango fournissent des services d’idéation, tandis que des holdings maintiennent des mastodontes de la production comme Hogarth de WPP, TAG de dentsu et Prodigeous de Publicis Groupe. En 2025, un nouveau partenariat créatif verra le jour, réunissant la grande idée et l’activation à grande échelle.
Le FutureBrand Index est une étude unique sur la perception des marques, qui interroge des professionnels avertis sur les plus grandes entreprises mondiales. Il réévalue le classement des 100 plus grandes entreprises établi par PwC (basé sur leur capitalisation boursière) en se basant sur l’affinité avec les marques.
Le FutureBrand Index mesure la force de chaque marque selon 18 attributs clés répartis en deux catégories : Expérience et Raison d’être.
Expérience :
Raison d’être :
Pour son 10ème anniversaire, le FutureBrand Index 2024 offre une vue d’ensemble sur une décennie de performances de marque.
Cohérence, Fluidité, Raison d’être, Gestion des ressources, Authenticité, Mission… les critères clés
En moyenne, les marques ont vu leur performance et leur perception par les consommateurs s’améliorer de manière significative au cours des dix dernières années, traduisant des expériences de marque plus fluides et fiables.
Des attributs tels que la Cohérence et la Fluidité, deux des 18 critères évalués par le FBi, ont enregistré une croissance notable. La Fluidité est passée de 22 % en 2014 à 34 % en 2024, tandis que la Cohérence a progressé de 25 % à 36 %. De même, le Respect a bondi de 22 % à 34 %, soulignant un accent accru sur la satisfaction et le bien-être des clients.
En lien avec les attributs associés à la Raison d’être, la Gestion des Ressources a connu la plus forte amélioration, grimpant de 18 % en 2014 à 30 % en 2024, en écho à une demande croissante des consommateurs pour des pratiques plus durables et responsables. L’Authenticité et la Mission ont également augmenté de manière significative, atteignant respectivement 37 %.
Toutefois, l’Indice de Personnalité moyen a diminué, passant de 36 % en 2022 à 33 % en 2024, tandis que les attributs Histoire et Attachement ont connu une légère baisse. Cela suggère que, bien que les marques aient excellé dans plusieurs domaines, maintenir un récit distinctif et engageant reste un défi.
Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »
Apple, Disney, Samsung restent en haut du podium
L’index révèle également que les organisations ayant investi de manière soutenue et incarné pleinement leur marque ont réussi à réaliser leur vision et à atteindre le statut de « marques du futur ».
Apple, Disney et Samsung en sont les exemples les plus frappants. En alignant un leadership stratégique sur une vision claire de la Raison d’être et de l’Expérience, ces marques ont su renforcer leur attractivité tant auprès des consommateurs qu’auprès des talents.
Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »
Et de poursuivre :« Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »
A l’inverse Volkswagen et Boeing : deux marques disparues
Boeing et Volkswagen, qui étaient bien classées en 2014 mais ont totalement disparu du FutureBrand Index 2024, est un avertissement. Les marques qui ne parviennent pas à respecter les valeurs fondamentales sur lesquelles elles ont bâti leur réputation subissent des dommages importants à leur réputation et perdent la confiance des consommateurs.
Jon Tipple poursuit : « Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »
« Il est évident qu’exceller dans un seul domaine ne suffit plus. Pour réussir, les marques doivent offrir des performances cohérentes sur plusieurs fronts, tant en termes de Raison d’être que d’Expérience. Penchez trop vers la Consistance, et vous devenez banal. Insistez sur l’Individualité et vous risquez de manquer la rigueur opérationnelle que les consommateurs d’aujourd’hui attendent. Nous savons que les gens veulent se connecter émotionnellement aux marques, ce qui impose aux entreprises d’être authentiques, tournées vers l’avenir et d’avoir un impact réel. Le véritable secret du succès à long terme réside dans l’équilibre – trouver le bon ton sur l’ensemble des 18 attributs de perception de marque. »
Ce qui ressort clairement, c’est que les marques dotées d’une approche claire, guidée par la Raison d’être, et qui restent fidèles à leurs valeurs même sous pression, sont celles qui prospèrent. Celles qui compromettent leurs valeurs, leur mission ou leur capacité d’innovation subissent des dommages réputationnels. Les petites décisions quotidiennes qui ne s’alignent pas avec la marque s’accumulent et finissent par la dévaloriser. La leçon pour les Directeurs Marketing est simple : compromettre votre raison d’être, c’est compromettre votre avenir.
Aux yeux des Français, certaines marques tirent leur épingle du jeu en termes de capital sympathie. Trente d’entre elles sont nommées dans le classement des « marques préférées des Français« , de la récompense éponyme.
Avec plus de 3,5 millions de réactions générées sur les réseaux sociaux en 2024, ces marques brillent et assoient leur crédibilité.
Mais, comment capter son audience sur ces canaux ?
Comment créer du lien en ligne et le maintenir ?
Et comment se démarquer dans un monde où les tendances évoluent constamment ?
Pour y répondre, Visibrain, vient de publier une étude, au sommaire :
Pour les marques, bien comprendre leurs clients réels et potentiels est une priorité.
Pour les aider en ce sens, Initiative, en collaboration avec Converteo, spécialiste français de l’intelligence artificielle sémantique, dévoile son nouvel « Etat des Cultures en France ».
Un GPS culturel pour mieux appréhender les cibles marketing et media de demain.
Cette année, l’agence média s’est penchée sur les grandes tendances culturelles du numérique et les rôles qu’il joue dans le quotidien des Français.
Pour réaliser cette étude, le département Stratégie d’Initiative s’est appuyé sur des données conversationnelles issues d’Instagram, X (ex-Twitter), Facebook, TikTok et YouTube de mars 2023 à mars 2024.
L’analyse de 648 000 conversations spontanées permet de disposer d’un décodeur des rôles du numérique dans la vie des Français et de déterminer leur dynamique sur le court et long terme.
Ce « GPS » souligne le rôle primordial et positif du digital dans le quotidien des Français, bien loin des polémiques, trolls, fausses nouvelles, théories du complot et autres algorithmes nieurs de démocratie. Non pas que cette facette du numérique n’existe pas, mais elle est compensée par un souhait fort d’apprentissage pour évoluer, grandir, se reconvertir ou se protéger, voire protéger les autres, et de maintenir un espace de débat, d’entraide et d’engagement.
« En s’appuyant sur cet observatoire, les entreprises peuvent identifier, comprendre et « hacker » les tendances d’usages du numérique les plus dynamiques et les plus pertinentes pour créer un écosystème de communication plus pertinent », explique Françoise Fassin, COO Strategy & Content d’Initiative. « Ces insights exclusifs sont, en effet, transformables en audiences activables sur différents canaux tels que le Search, le média online (classique ou programmatique), le paid social ou encore l’influence marketing. »
Les 6 principales motivations d’usage du numérique en France
Cet observatoire a permis à Initiative de distinguer 6 grandes motivations d’utilisation du digital. Toutes viennent nourrir deux principaux besoins : participer à la société (apprentissage, travail, engagement) et « augmenter » notre vie personnelle (divertissement, santé, consommation).
1. Le divertissement (378K conversations, 1,5M requêtes) est la monnaie sociale des communautés culturelles : il permet de s’enrichir personnellement mais également d’enrichir ses relations interpersonnelles, voire d’être une monnaie d’échange sur les réseaux sociaux. Spectatrices ou créatrices, les communautés culturelles liées au divertissement (un tiers des communautés identifiées) recherchent l’inspiration, l’évasion, des pairs ou même le grand amour.
2. L’apprentissage (199K conversations, 67K requêtes) irrigue toute la carte de navigation, ce qui place le numérique comme l’outil majeur pour apprendre, se former, se reconvertir / changer de vie ou saisir de nouvelles opportunités. C’est également l’occasion d’appréhender les nouvelles technologies dans toutes leurs dimensions (Crypto, NFT, IAG), tout en se protégeant au mieux des arnaques, de la cybercriminalité et des fake news.
3. Le travail (125K conversations, 198K requêtes) est synonyme depuis longtemps d’un usage plus ou moins approfondi du numérique. Aujourd’hui, les conversations sont focalisées sur le télétravail et sur l’ensemble de ses implications liées à la technologie, la santé, la productivité ou la location.
4. La consommation (91K conversations, 226K requêtes) a, comme le travail, été bouleversée par le numérique depuis bien longtemps. En période d’inflation, les notions de coûts, prix bas, soldes et promotions sont légion. Les communautés culturelles évoquent leur recherche de frugalité, jusqu’à souligner leur sentiment de ne plus avoir de place dans la société. Cette situation ne les empêche cependant pas de se faire des petits plaisirs, si importants pour se sentir bien.
5. L’engagement (70K conversations, 248K requêtes) pour des causes est largement facilitée par le numérique. Bien qu’il soit aussi le lieu de la polémique, des fausses nouvelles et du clickbait, le numérique est perçu avant tout comme un outil qui favorise la démocratie. Il permet aux citoyens de s’informer, d’accéder à des ressources rapidement, de se tenir informer, de débattre, de défendre ses convictions, de se politiser, de relever des nouveaux défis.
6. La santé (50K conversations, 432K requêtes) et le numérique sont de plus en plus liés dans une quête du mieux vivre, que ce soit pour faire face aux déserts médicaux ou pour monitorer sa santé au quotidien. Un autre axe santé émerge très fortement : la recherche d’équilibre, voire de régulation de son usage du numérique pour lutter contre la perte d’attention, l’addiction et le cyberharcèlement.
Le Top 5 des communautés culturelles numériques intègrent le numérique dans leur quotidien pour plus de bien-être
Les 30 communautés culturelles identifiées par Converteo et Initiative illustrent chacune un état d’esprit et des motivations spécifiques. A noter que ces Cultures ne sont pas exclusives: chaque internaute peut donc fait partie de plusieurs communautés.
Le top 5 des Cultures Numériques en France reflète des besoins classiquement attribués au digital que sont la recherche de contenu et de partage, mais également la nécessité d’ajuster le rôle du digital au quotidien pour un bien-être augmenté.
Les tendances au développement le plus rapide font du numérique un lieu de rencontres, de protection et de débat.
L’indice de vélocité culturelle reflète la vitesse à laquelle se développe une culture. Il est calculé à partir des évolutions de recherches sur les 3 derniers mois, sur les 12 derniers mois et sur le volume de recherche annuel.
5 communautés culturelles se distinguent par leur développement rapide, aussi bien sur le court terme (3 derniers mois) que sur le long terme (12 derniers mois):
Des communautés culturelles activables sur les médias online et via les influenceurs en complément des outils d’audience existants
En analysant les dynamiques conversationnelles et les liens entre les différentes discussions au sein de l’écosystème du numérique, cette étude :
Les usages de cette étude en média sont précieux, riches et multiples :
La quinzième édition de l’enquête* « State Of The Media » publiée par Cision a fait un focus sur les journalistes des secteurs de la technologie et de l’ingénierie, soit un groupe de 500 répondants à travers le monde.
Quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?
Qu’attendent-ils des communicants ?
Ce rapport fait ressortir leur quotidien par rapport à leurs homologues.
Les journalistes Tech plus préoccupés par le déclin de la publicité et des revenus, mais moins par la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus
Les quatre premiers défis sont identiques pour les journalistes de la technologie et leurs confrères des autres secteurs. Néanmoins, ils sont légèrement plus inquiets du déclin de la publicité et des sources de revenus.
Ils sont également plus attentifs à l’émergence de l’intelligence artificielle, qu’ils positionnent en cinquième défi, là où l’ensemble de la profession cite la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus – qui préoccupe moins le secteur de la Tech à 24 % vs 28 %-
| Top 6 des plus grands défis du journalisme en 2023 (3 réponses possibles) | Tech | Tous secteurs |
| Le maintien de la crédibilité en tant que source d’information fiable et la lutte contre les « fake news » | 43 % | 42 % |
| L’adaptation à l’évolution des comportements de l’audience en matière de consommation des médias | 41 % | 41 % |
| Déclin de la publicité et des sources de revenus | 36 % | 34 % |
| Le manque de personnel et de ressources | 35 % | 36 % |
| L’émergence de l’intelligence artificielle | 28 % | 26 % |
| La concurrence des influenceurs de réseaux sociaux et des créateurs de contenu pour gagner l’attention du public | 24 % | 28 % |
Journalistes et IA
Les journalistes Tech font un peu plus appel à l’IA
Le taux d’adoption de cette technologie reste faible pour l’ensemble de la profession. Les journalistes Tech sont moins nombreux à indiquer qu’ils ne servent « pas du tout » de l’IA (49 % vs 53 %) et légèrement plus à le faire « souvent » (7 % vs 5 %).
| Utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Bard (aujourd’hui Gemini) dans le cadre du travail ? | Tech | Tous secteurs |
| Pas du tout | 49 % | 53 % |
| Assez peu | 31 % | 28 % |
| Régulièrement | 12 % | 12 % |
| Souvent | 7 % | 5 % |
Des différences notables dans l’utilisation de l’IA
Les journalistes Tech se servent davantage de l’IA, notamment pour effectuer des recherches sur certains sujets (26 % vs 23 %).
Si les deux autres usages sont quasiment équivalents : l’IA pour aider à créer les grandes lignes de sujets (20 % vs 19 %) et pour inspirer de nouvelles idées (14 % vs 13 %), ils font davantage appel à l’IA pour créer des supports multimédias (12 % vs 8 %).
Journalistes et Réseaux sociaux
Les journalistes Tech, plus grands utilisateurs des réseaux sociaux
Non seulement 98 % des journalistes Tech surfent sur les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, mais ils en ont un usage plus intensif que leurs homologues.
C’est particulièrement manifeste quand il s’agit de veiller l’information (plus 8 points), publier / mettre en avant du contenu (plus 5 points), se connecter avec des experts ou demander des interviews (plus 5 points) ou encore réseauter (plus 4 points).
Le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes. Mais en quatrième position, on retrouve la veille de l’information pour les journalistes de la Tech quand leurs confrères préfèrent le réseautage.
| Les raisons de l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de votre travail, au cours de l’année passée. Plusieurs choix possibles. | Tech | Tous secteurs |
| Pour publier/mettre en avant du contenu + 5 points | 76 % | 71 % |
| Pour obtenir des informations + 4 points | 71 % | 67 % |
| Pour échanger avec mon public + 2 points | 65 % | 63 % |
| Pour veiller l’information (un sujet, un mot clé ou les médias concurrents)
+ 8 points |
62 % | 54 % |
| Pour faire du réseautage + 4 points | 59 % | 55 % |
| Pour vous informer sur les « trending topics » + 1 points | 55 % | 54 % |
| Pour contrôler ou vérifier des informations + 2 points | 53 % | 51 % |
| Pour vous connecter avec des experts ou demander des interviews + 5 points | 52 % | 47 % |

Les journalistes Tech accélèrent sur LinkedIn, les autres sur Instagram
Plus de la moitié des journalistes Tech comptent utiliser davantage Linkedin, avec un très fort écart par rapport leurs homologues (51 % vs 39 %), qui préfèrent se tourner vers Instagram (44 % vs 39 % pour les Tech).
Instagram est le seul canal sur lequel le pourcentage d’intention d’utilisation est moins élevé chez les journalistes Tech. Pour tous les autres, on note une volonté chez ces derniers de s’en servir davantage que leurs confrères. C’est notamment le cas pour YouTube avec un écart de 5 points (21 % vs 9 %).
| Top 5 des réseaux sociaux que les journalistes ont l’intention d’utiliser DAVANTAGE dans le cadre de leur métier dans l’année à venir ? Plusieurs choix possibles. | Tech | Monde |
| 51 % | 39 % | |
| 39 % | 44 % | |
| 35 % | 34 % | |
| YouTube | 33 % | 28 % |
| X (anciennement Twitter) | 28 % | 24 % |

Journalistes et communicants
Les journalistes Tech sont plus sollicités que l’ensemble de la profession
Par semaine, le nombre de sollicitations s’élève à plus de 151 pour 22 % d’entre eux contre 15 % pour leurs homologues. À l’inverse, alors que 49 % de ces derniers en reçoivent moins de 50, ils sont « seulement » 37 % dans la Tech.
Mais que ce soit dans la Tech ou pour l’ensemble des autres secteurs, ces sollicitations sont jugées peu pertinentes par près de ¾ des journalistes (72 % dans la Tech vs 73 %).
À noter que le support par lequel ils souhaitent recevoir un pitch est l’e-mail à 91 % (vs 87 % pour leurs confrères).
Les journalistes Tech davantage demandeurs des contenus
En règle générale, les journalistes Tech apprécient davantage recevoir des contenus de la part des communicants que leurs homologues. Le CP reste un incontournable pour 77 % d’entre eux (plus 4 points par rapport à l’ensemble de la profession.), suivi des rapports de recherche originaux à 68 % (plus 7 points). On note également un engouement plus grand pour les interviews d’experts à 52 % (plus 8 points).
| Le type de contenu que les journalistes souhaitent recevoir de la part des communicants | Tech | Tous secteurs |
| Des communiqués de presse | 77 % | 74 % |
| Des rapports de recherche originaux (tendances, données sur le marché) | 68 % | 61 % |
| Des informations exclusives | 55 % | 55 % |
| Des pass à des événements | 45 % | 44 % |
| Des interviews d’experts de l’industrie | 52 % | 44 % |
| Du multimédia (vidéo, audio, Infographie, contenu interactif) | 29 % | 30 % |
| Des produits/échantillons à tester | 29 % | 26 % |
Les contenus : une grande source d’inspiration pour les journalistes de la Tech
Si les journalistes Tech apprécient davantage que leurs confrères de recevoir des contenus, ils sont également plus nombreux à les trouver utiles pour leur inspirer des sujets. Le trio de tête reste pour les deux groupes, avec des pourcentages supérieurs pour la Tech, le CP (plus 4 points pour la Tech à 72 % contre 68 %), les experts du secteur (plus 9 points à 56 %) et les courts pitchs par mail (plus 5 points à 52 %).
En quatrième position, la Tech préfère la newsroom de l’entreprise que ce sont les grandes agences de presse (AFP, Reuters…) qui sont choisies par l’ensemble de la profession.
| Top 5 des sources d’information considérées comme les plus utiles pour inspirer des sujets | Tech | Tous secteurs |
| Communiqués de presse | 72 % | 68 % |
| Experts du secteur | 56 % | 47 % |
| Courts pitchs directement par mails | 52 % | 47 % |
| Newsroom de l’entreprise | 39 % | 33 % |
| Agences de presse (AFP, Reuters |