Catégorie : MEDIAS

  • Pourquoi TikTok est en train de s’imposer comme la plateforme de Live Shopping en France ?

    Changer la manière dont le monde consomme
    le e-commerce

    Annie ABELA 

    Il fait beau ce matin sur 1to1 Retailà Monaco
    Il en va de même pour TikTok qui a donné sa keynote sur TikTok Shop sa plateforme de social shopping. Les chiffres explosent en France !


    Avec 200 millions d’acteurs et 100 000 seller social shopping en Europe, le modèle génère des ventes en hausse.
    Pour Laurent Delahodde, Head of Commerce de TikTok France:  » Le commerce de détail connaît aujourd’hui un tournant majeur. Les consommateurs ne suivent plus un parcours d’achat linéaire : ils recherchent des expériences immersives, inspirées par les dernières tendances qui révèlent de nouveaux besoins. »
    TikTok accompagne cette redéfinition des codes du commerce en comblant le fossé entre le digital et le physique : les contenus viraux deviennent de véritables dynamiques commerciales à grande échelle.

    Décryptage sur les temps forts avec :
    Laurent Delahodde, Head of Commerce de TikTok France,
    Mehdi Meghzifene, Country Manager de TikTok Shop France,
    Julie Troadec, Directrice e-commerce @ Colgate-Palmolive
    & Calvin Anderson , SVP Global Direct-to-Consumer SharkNinja 

    1- Quand TikTok réecrit les règles du e-commerce

    Exit les sites e-commerce classiques, place à la sérendipité des contenus!
     » C’est la découverte inattendue et pertinente d’informations lors de la navigation alors que l’utilisateur cherchait autre chose  » explique Laurent Delahodde.
    Favorisée par des algorithmes de recommandation (shuffle, suggestions) et l’exploration libre, elle enrichit l’expérience utilisateur.
    C’est fort. Très fort. Pourquoi ? Parce que l’algorithme devine ce que vous voulez regarder.
    Résultat : l’utilisateur n’explore plus activement un catalogue.
    Le contenu vient à lui.
    64 % des utilisateurs
    trouvent ainsi de nouveaux produits. 
    Dans l’économie de l’attention, cette capacité suffit à transformer TikTok en programmateurs invisibles de la culture populaire.
    Quatre formats sont disponibles : vitrine, boutique, live shopping en one to one ou one to many.

    2- Les marques doivent adapter leur visibilité en ligne 

    Selon une étude publiée par Luminate, les jeunes générations ne vont plus prioritairement sur Google ou Amazon pour chercher un produit.
    Leur 1er réflexe est d’aller sur TikTok, selon Luminate, 64 % des GenZ sont influencés dans leur consommation par TikTok.

    Et c’est la cas du Groupe Colgate Palmolive.

    Julie Troadec, e-commerce Director déclare :
     » Les créateurs de contenu jouent un rôle crucial en tant que prescripteurs, notamment via TikTok Shop où ils créent des interactions directes avec leur audience, transformant des moments de découverte en véritables séances de shopping.  »

    Pour la directrice e-commerce, ce n’est pas simple de changer la communication au sein d’un grand groupe.  » Nous sommes vigilants sur les données personnelles, il a fallu faire notre chemin au niveau légal et reconsiderer le search. »
    La marque mise sur la viralité, utilisant des formats courts et engageants pour transformer le brossage des dents en tendance lifestyle, s’inscrivant dans le boom du contenu beauté sur la plateforme.


    Pour Calvin Aderson SVP Global Direct-to-Consumer chez Shark Ninja –
    L’art de rendre sexy un produit banal

     » Nous avons structuré autour du contenus social media plutôt que que la publicité traditionnelle. Notre format dominant est la démonstration virale »

    Ce format fonctionne car les produits créent des moments visuels sympas qui favorisent la viralité. Une autre particularité forte, SharkNinja conçoit certains produits pour être viralisables. Un exemple ? les machines à glace … elles sont visuellement satisfaisantes et partageables.
    Pourquoi ça marche ? Les vidéos ressemblent à un test et non une publicité. « Show, don’t tell  » toujours démontrer, visiblement un slogan qui réussit à SharkNinja.

    3- Un potentiel réel mais qui a ses limites 

    Reste une question essentielle :  » Est-ce que la course à la monétisation de production massive de contenus promotionnelles peut entraîner un sentiment de lassitude et une baisse de l’engagement organique ?  »
    Pas de réponse officielle de TikTok mais ce qui semble logique c’est que le social shopping doit être utilisé dans une stratégie avec un ciblage précis, un story telling cohérent avec les influenceurs.

    Eviter les pièges (source BPI), à savoir :

    • Téléachat 2.0 : Le flux constant de recommandations crée une pression à l’achat, les acheteurs succombant aux achats impulsifs sur les réseaux sociaux.
    • Sursollicitation : Les créateurs deviennent des vitrines publicitaires, délaissant la création de contenu original pour des placements produits répétitifs.
    • Vente > Création : La monétisation prime sur la créativité, transformant l’expérience utilisateur en une succession d’opportunités d’achat

     

     

     

     

     

     

  • Comment TikTok renforce son engagement auprès des acteurs de l’entertainment

    TikTok lance deux nouvelles solutions publicitaires pour connecter les marques entertainment aux fandoms en France et en Europe

    En 2025, TikTok renforce son engagement auprès des acteurs de l’entertainment en Europe avec le lancement de deux nouvelles solutions publicitaires orientées performance.
    Objectif : aider les studios, plateformes de streaming et ayants droit à transformer la puissance des fandoms en résultats business mesurables.

    Deux solutions pensées pour convertir l’engagement en action

    Streaming Ads

    Conçue pour transformer l’intérêt en abonnements, cette solution — alimentée par Smart+ — propose une expérience personnalisée mettant en avant plusieurs titres d’un catalogue, via carrousel vidéo ou Media Card interactive. Les contenus sont recommandés en fonction des centres d’intérêt démontrés des utilisateurs, afin de maximiser la conversion.

    Pensée pour amplifier l’impact des grands temps forts (lancement de film, nouvelle saison, événement sportif), cette solution s’appuie sur des signaux d’intention élevés (préférences de genre, sensibilité au prix, etc.). Elle permet d’atteindre les audiences les plus susceptibles de passer à l’action, par exemple l’achat d’un billet de cinéma ou la souscription à une offre de streaming.

    TikTok, moteur des fandoms entertainment en France et en Europe

    Ces lancements s’inscrivent dans une dynamique déjà bien installée. En 2025, les communautés entertainment sur TikTok ont confirmé leur impact concret sur la performance commerciale des œuvres audiovisuelles.

    En France, 15 des 20 plus grands succès du box-office 2025 ont été des phénomènes viraux sur TikTok, illustrant le rôle croissant de la plateforme dans la création de dynamique culturelle et l’amplification de l’engagement autour des sorties cinéma.

    Source : Media Control, Comscore, Allscreens, Official Movie Charts 2025 – Viral Hit défini comme 1M+ vues sur TikTok.

    À l’échelle mondiale, 6,5 millions de publications liées au cinéma et aux séries sont partagées chaque jour sur TikTok, témoignant de l’intensité des conversations et de la puissance des fandoms tels que #FilmTok, #MovieTok ou #BookTok.

    Cette dynamique influence directement les usages : 4 utilisateurs sur 5 déclarent que TikTok inspire leurs choix de streaming et les encourage à découvrir davantage de contenus.

  • YouTube, TikTok, Instagram : la guerre des formats tue la créativité

    Quand rester créatif relève du défi … 

    Selon  Adham Hassan, Expert Creator Economy

    La Creator Economy s’est construite sur une promesse forte : permettre à chacun de créer librement, de raconter des histoires singulières et de toucher un public sans intermédiaire.
    Mais à mesure que les plateformes ont grandi, cette liberté s’est progressivement encadrée.
    Aujourd’hui, sur YouTube, TikTok et Instagram, les formats ne sont plus de simples supports : ils sont devenus des normes. Une norme de durée, de rythme, de narration. Et dans cette guerre silencieuse entre plateformes, c’est la créativité qui en sort affaibli.

    Quand les formats prennent le pas sur les idées

    La création commence de moins en moins par une intention créative et de plus en plus par une contrainte technique. Avant même de penser à ce que l’on veut dire, il faut se demander si le message tiendra dans un format court, s’il sera suffisamment accrocheur dans les premières secondes, s’il respectera les codes attendus.
    L’idée devient secondaire, presque accessoire. Elle doit s’adapter au moule plutôt que le façonner. Cette inversion du processus créatif appauvrit la réflexion et réduit la création à un exercice d’ajustement permanent.

    Quand les plateformes uniformisent les contenus

    Les algorithmes favorisent ce qui a déjà fait ses preuves. Un type de montage, une structure narrative, un rythme identifiable. À force de récompenser les mêmes signaux, les plateformes encouragent une standardisation massive des contenus. Les créateurs, consciemment ou non, finissent par se copier les uns les autres pour rester visibles. Ce mécanisme produit des flux efficaces, mais interchangeables, où la singularité se dilue dans une esthétique globale dictée par la performance.

    Quand la performance immédiate écrase la vision

    Dans cet écosystème, la valeur d’un contenu se mesure presque exclusivement à sa performance instantanée. Si une vidéo ne fonctionne pas rapidement, elle est considérée comme un échec.
    Or, la créativité ne se développe pas toujours dans l’urgence. Construire une vision, un univers, une narration cohérente demande du temps, des essais, parfois des contenus moins performants. La pression des chiffres pousse les créateurs à privilégier ce qui fonctionne à court terme, au détriment d’une construction plus profonde et durable.

    Quand les créateurs deviennent des exécutants

    À force de suivre des règles imposées par les plateformes, beaucoup de créateurs glissent vers un rôle d’exécutants. Ils appliquent des recettes, reproduisent des formats, adaptent des tendances existantes.
    La prise de risque devient un danger pour la visibilité. Ce glissement est insidieux : il ne supprime pas la créativité, il la canalise, la réduit, la rend prévisible. Peu à peu, la différence entre créer et produire du contenu s’estompe.

    Quand l’adaptation est confondue avec l’innovation

    Changer de format, accélérer un montage ou passer d’un horizontal à un vertical n’est pas innover. Ce sont des décisions stratégiques, pas créatives. L’innovation naît d’un regard nouveau, d’une idée forte, d’un point de vue assumé. En glorifiant sans cesse la capacité d’adaptation aux formats, l’écosystème confond mouvement et progrès. Il donne l’impression d’évoluer, alors qu’il enferme la création dans des cadres toujours plus étroits.

    La guerre des formats dépasse la simple question technique.
    Tant que la création sera guidée par l’optimisation plutôt que par l’idée, elle restera enfermée dans des cadres prévisibles.
    Redonner de l’espace à la créativité, c’est accepter de sortir des formats dominants et de remettre la vision avant la performance.

  • Netflix prépare une mutation silencieuse vers le modèle des créateurs

    Netflix multiplie les signaux d’ouverture vers les créateurs issus de YouTube

    Face à une concurrence qui se joue désormais sur l’usage plutôt que sur le catalogue.
    Selon Adham Hassan, Expert Creator Economy

    Les grandes manœuvres de Netflix attirent souvent l’attention lorsqu’elles concernent des acquisitions spectaculaires ou des stratégies de consolidation du divertissement traditionnel. Ces annonces occupent l’espace médiatique, mais elles masquent parfois des évolutions plus discrètes, et pourtant déterminantes pour l’avenir de la plateforme.
    Depuis quelque temps, Netflix s’ouvre à des contenus portés par des créateurs indépendants, issus de plateformes ouvertes comme YouTube.
    Cette évolution marque une inflexion vers des logiques proches de l’UGC (User Generated Content, ou contenus créés par les utilisateurs), sans pour autant renier l’ADN éditorial de la plateforme.
    Podcasts intégrés à l’offre, formats YouTube adaptés ou programmes développés par des créateurs déjà installés en ligne : pris ensemble, ces choix dessinent une trajectoire claire.

    La coexistence de deux stratégies chez Netflix

    Netflix avance aujourd’hui sur deux fronts.
    > D’un côté, la plateforme poursuit une stratégie de consolidation du divertissement traditionnel, en renforçant ses catalogues et en sécurisant des contenus premium.

    > De l’autre, elle intègre progressivement des formats développés hors de son écosystème historique, portés par des créateurs. Cette coexistence n’est pas contradictoire. Elle traduit une prise de conscience stratégique : la valeur ne se concentre plus uniquement dans la possession de grandes franchises, mais aussi dans la capacité à capter des audiences déjà constituées autour de contenus nés sur le web.

    L’intégration progressive de contenus issus de YouTube

    Les choix récents de Netflix illustrent cette ouverture.
    La plateforme accueille des podcasts auparavant diffusés ailleurs, adapte des formats YouTube déjà populaires et intègre des émissions dont l’audience s’est construite en dehors des circuits traditionnels.
    Ces contenus présentent un avantage décisif pour Netflix. Ils arrivent avec des communautés existantes, une narration éprouvée et une relation déjà installée entre créateurs et publics. En s’appuyant sur ces formats, Netflix limite le risque créatif tout en élargissant son offre éditoriale et en touchant des audiences parfois éloignées de ses productions classiques.

    La comparaison structurelle entre Netflix et YouTube

    La principale concurrence de Netflix ne se limite plus aux autres plateformes de streaming ou aux acteurs historiques du divertissement.
    Elle se situe désormais face à YouTube, qui capte une part croissante du temps passé devant les écrans, notamment sur les usages télévisuels. Là où Netflix repose sur un modèle fermé et fortement éditorialisé, YouTube s’appuie sur un système ouvert, alimenté par une création continue et portée par des créateurs indépendants. Netflix ne peut ni racheter YouTube, ni en reproduire entièrement le fonctionnement, mais il peut en intégrer certains mécanismes clés, notamment ceux liés à l’usage et à la fidélité des audiences.

    L’émergence d’un modèle à deux niveaux pour les créateurs

    L’évolution la plus probable du modèle de Netflix repose sur une structuration différenciée de la création.
    Une première catégorie pourrait accueillir des créateurs produisant des contenus épisodiques, avec des règles plus souples et une logique orientée vers des offres soutenues par la publicité.
    Une seconde catégorie serait réservée à des créateurs plus établis, capables de livrer des formats durables et monétisables sur le long terme. Netflix pourrait alors licencier leurs catalogues existants et commander des productions originales, dans une logique déjà amorcée avec certains formats issus de YouTube.

    Le rôle de YouTube comme incubateur pour Netflix

    Dans cette configuration, YouTube conserve une place centrale. La plateforme reste le lieu où les formats émergent, se testent et se stabilisent. Les créateurs y construisent leur audience, affinent leur identité et démontrent la solidité de leurs concepts. Netflix intervient ensuite comme un accélérateur, en intégrant les formats les plus matures dans un environnement plus structuré et plus premium. Sans le formaliser explicitement, YouTube devient ainsi un véritable terrain d’incubation pour Netflix.

    La mutation engagée par Netflix ne relève pas d’un simple ajustement opportuniste. Elle traduit une évolution stratégique face à un changement durable des usages et à la montée en puissance de la création issue du web. En s’ouvrant progressivement à des contenus portés par des créateurs indépendants, Netflix adapte son modèle à une nouvelle réalité du divertissement, où l’attention et l’usage pèsent désormais autant que le catalogue.

     

     

  • Relation presse ou médias sociaux pourquoi choisir ?

    Relations presse et réseaux sociaux :
    pourquoi les entreprises doivent arrêter de penser l’un sans l’autre

    Selon Charlotte Coufon, fondatrice de l’Agence Cornaline Communication

    Pendant longtemps, les stratégies de communication ont été bâties en silos.
    D’un côté, les relations presse, considérées comme le socle de la crédibilité d’une entreprise.
    De l’autre, les réseaux sociaux, souvent perçus comme un canal plus léger, plus instantané, parfois même secondaire.

    Aujourd’hui, cette vision fragmentée ne fonctionne plus.

    Nous évoluons dans un paysage où l’attention se gagne difficilement et se perd très vite. La communication n’est plus une succession d’actions indépendantes : tout est lié, et chaque prise de parole influence la suivante.  Dans cet environnement, dissocier RP et réseaux sociaux revient à se priver d’un potentiel considérable.

    La presse fait émerger, les réseaux sociaux prolongent

     Une présence médiatique forte reste un atout majeur : elle légitime, rassure, et offre un cadre rigoureux pour porter un message. Mais un article, une interview ou une chronique n’ont plus aujourd’hui le même impact s’ils ne circulent pas au-delà du média d’origine.

    Les réseaux sociaux ne viennent pas “doubler” l’information, ils viennent l’incarner.
    Sur LinkedIn, la prise de parole prend une dimension professionnelle : on contextualise, on explique, on partage les coulisses de la réflexion. C’est un espace où les marques comme les individus construisent un discours cohérent, argumenté, ancré dans leur expertise.

    Sur Instagram, le message se transforme : il devient visuel, émotionnel, accessible. On y touche un public souvent différent, qui ne lit pas nécessairement la presse économique ou sectorielle, mais qui s’intéresse à ce que l’entreprise raconte, montre, inspire.

    Deux réseaux, deux publics, deux rôles

    L’erreur serait de croire que LinkedIn et Instagram remplissent la même fonction.

    LinkedIn structure le discours ; Instagram élargit la portée.

    LinkedIn rassure ; Instagram engage.

    LinkedIn construit l’expertise ; Instagram construit la relation.

    Les entreprises qui parviennent à articuler ces deux plateformes autour de leurs retombées presse créent un effet de caisse de résonance : le message ne vit plus seulement le temps d’une publication, il se diffuse, se transforme, circule dans différents cercles d’influence.

    Capitaliser sur la visibilité médiatique n’est plus une option

    Dans un monde où chacun peut prendre la parole, où les informations s’enchaînent et se concurrencent, ne pas relayer ses retombées presse sur les réseaux sociaux revient à laisser une partie de l’impact sur la table.

    À l’inverse, publier sur les réseaux sans assise médiatique, c’est prendre la parole sans contexte ni profondeur.

    Le véritable enjeu aujourd’hui n’est donc pas de choisir entre RP et réseaux sociaux, mais de comprendre la manière dont ces deux leviers se nourrissent mutuellement. Une stratégie de communication cohérente doit circuler entre les médias, LinkedIn, Instagram ou d’autres plateformes, selon la nature du message et le public visé.

    La communication ne se segmente plus : elle s’orchestre

    Les organisations qui réussissent ne multiplient pas les prises de parole, elles les coordonnent. Elles ne cherchent pas à être visibles partout : elles cherchent à être comprises durablement.

    Dans cet écosystème en mouvement, combiner relations presse et présence réfléchie sur les réseaux sociaux n’est plus un avantage concurrentiel. C’est devenu une nécessité pour exister, émerger et durer.

     

     

  • Vérités humaines à l’ère algorithmique

    Simplicité, sociabilité et attention : les 3 piliers pour la croissance des marques dans un monde guidé par les algorithmes

    Dentsu dévoile son rapport 2026 « Vérités humaines à l’ère algorithmique », qui explore 3 piliers comportementaux humains intemporels : la simplicité, la sociabilité et l’attention. Ces comportements joueront un rôle clé dans la croissance des marques dans un monde de plus en plus guidé par les algorithmes.

    « Vérités humaines à l’ère algorithmique », ce rapport, fruit de la réflexion de 30 experts internationaux, décrypte les transformations qui redéfinissent le marketing et l’investissement média à l’échelle mondiale.
    Alors que l’intelligence artificielle, l’automatisation et la convergence culturelle bouleversent la façon dont les individus découvrent, interagissent et consomment, le rapport identifie les vérités humaines universelles qui perdurent et montre comment les marques peuvent s’y appuyer pour accroître leur influence et leur impact en 2026 et au-delà.

    « À une époque où chaque clic et chaque scroll sont influencés par des algorithmes, les enseignements les plus puissants restent profondément humains », déclare Will Swayne, Global Practice President, Media and Integrated Solution chez dentsu. « Les marques doivent concentrer leur réflexion stratégique sur ce qui demeure stable dans le temps, en s’ancrant dans des comportements humains fondamentaux afin de déterminer, avec rigueur, où investir à l’ère algorithmique. »

    Les 3 vérités humaines qui guideront la croissance en 2026 :

    1. Nous sommes simples… jusqu’à ce que nous devenions complexes

    Dans un monde toujours plus complexe, la commodité règne, mais seulement jusqu’à un certain point. Les marques doivent trouver un équilibre entre efficacité et émotion, en concevant des expériences à la fois simples et surprenantes. Parmi les opportunités émergentes figurent l’optimisation de l’expérience de recherche dans les environnements conversationnels et multimodaux, le déploiement stratégique de l’intelligence artificielle agentique et la montée du paradoxe de la friction.

    1. Nous sommes des êtres sociaux

    Le besoin de connexion reste au cœur du comportement humain, même dans des écosystèmes avant tout numériques. Alors que l’influence se décentralise, le rapport explore comment les communautés et les créateurs redéfinissent désormais la culture, des forums Reddit aux fandoms du streaming. Les marques qui favorisent la participation à travers des expériences live, des références nostalgiques partagées ou des canaux de messagerie conversationnelle renforcent l’engagement et la défense de la marque.

    1. Nous ne lisons plus la publicité

    L’attention est devenue la ressource la plus rare du marketing. Les recherches menées par dentsu montrent que les marques doivent privilégier la qualité plutôt que la saturation, en tirant parti des audiences générées par l’IA pour obtenir des informations plus précises, des vidéos NextGen pour mesurer l’impact de la marque, ainsi que de nouveaux formats de divertissement, des séries documentaires sur le sport, des jeux vidéo, des dessins animés et des mini-séries, afin de renforcer leur pertinence culturelle à long terme.

    Le rapport 2026 réaffirme que les médias ne sont plus de simples canaux mais chacun devient un véritable moteur de croissance, reliant créativité, commerce et culture. En utilisant les médias comme leviers dynamiques entre récit de marque et expérience consommateur, les marques peuvent passer de l’adaptation à la prise de leadership à l’ère algorithmique..

    Téléchargez le rapport complet ici 

     

     

  • Quand l’IA analyse la réputation des dirigeants

    Le baromètre de réputation IA des dirigeants


    Selon JIN agence de conseil en communication, spécialiste de l’influence digitale et des relations publics

    Après le CAC 40 au printemps, JIN dévoile la deuxième édition de son baromètre de la réputation IA, étendue cette fois aux dirigeants du SBF 120 (120 plus grandes entreprises du CAC 40 et Euronext). L’étude révèle une tendance nette : les dirigeants apparaissent solides sur les critères de performance et gouvernance, mais peinent à se distinguer aux yeux des intelligences artificielles.

    Des notes élevée mais un paysage trop lisse

    Avec une moyenne de 7,1/10, portée par la performance financière et une gouvernance maîtrisée, les dirigeants bénéficient d’une perception positive par les IA. Ces critères, désormais considérés comme des pré-requis réputationnels, ne suffisent néanmoins pas à créer la différence : les scores de communication, d’éthique et de relation employés, plus émotionnels, restent en retrait, et les écarts entre profils sont faibles.

    Cette homogénéité nourrit une réputation peu polarisée, sans pic ni creux marquant.
    L’IA peine ainsi à identifier des profils vraiment distinctifs, ce qui expose les dirigeants à une forme de banalisation.

    Des contenus officiels, clef stratégique pour exister auprès de l’IA

    Le baromètre montre que près d’un dirigeant sur deux est mal identifié ou insuffisamment documenté dans les résultats fournis par les IA génératives, alors même que leurs réponses inspirent une confiance quasi automatique.

    Cette donnée est décisive : les trois dirigeants en tête du classement :
    Estelle Brachlianoff (Veolia Environnement),
    Tim Albertsen (Ayvens)
    Benoît Bazin (Saint-Gobain)

    Ils disposent tous de pages issues du site officiel de leur entreprise dans les sources IA, contrairement aux trois derniers
    Cyrille Bolloré (Groupe Bolloré),
    Philippe Salle (Atos)
    Yves Guillemot (Ubisoft), qui n’en ont aucune.

    Cette différence  souligne la nécessité d’une communication maîtrisée sur l’ensemble des canaux – grande presse, médias digitaux, réseaux sociaux mais aussi plateformes communautaires comme Reddit – en s’appuyant sur des contenus institutionnels afin de renforcer la précision, la cohérence globale et la légitimité des informations.

    Sur les IA, maîtriser ces sources et les articuler avec une communication incarnée devient un levier stratégique pour se démarquer.

    Pour Augustin Leclerc, Directeur général de JIN : “Les résultats de ce baromètre illustrent chez l’IA une nouvelle ère de la e-réputation où les contenus officiels, maîtrisés, sont clés pour bien figurer sur les moteurs de recherche IA. Les formats innovants, sur des plateformes variées, permettant de démarquer, sont le petit plus qui permettront aux dirigeants de sortir du lot par rapport à leurs homologues, tout en respectant leur personnalité”.

    Visibilité et risques, clefs de la différenciation

    Une fois les bases posées, la différenciation passe par une communication plus audacieuse, à condition qu’elle soit en phase avec la stratégie de l’entreprise et la personnalité du dirigeant.
    Prendre position sur des enjeux sociétaux et environnementaux, varier les formats et multiplier les canaux pour nourrir l’écosystème IA de contenus riches et diversifiés. Lorsque ces prises de parole reflètent réellement les valeurs portées, elles deviennent déterminantes pour créer une réputation singulière et durable.

    Certains secteurs montrent déjà la voie : l’hôtellerie-restauration bénéficie d’une perception éthique positive et d’une expérience client tangible, offrant ainsi un modèle de différenciation dont d’autres industries peuvent s’inspirer.

    L’exemple de Veolia est emblématique : en ouvrant les portes de son quotidien à un influenceur pour une immersion de deux jours, sa dirigeante a su créer un contenu nourrissant à la fois le site officiel et les réseaux sociaux, renforçant ainsi la crédibilité et la portée de sa réputation IA.

    L’initiative a permis de produire un contenu riche, nourrissant à la fois le site officiel et les réseaux sociaux, qui renforce la crédibilité et la portée de sa réputation IA.

    Ethique, Relations employés, Communication : 3 critères différenciants