Catégorie : MEDIAS

  • Etude Carat – Les dépenses liées au digital dominent la croissance en 2017

    Les dépenses publicitaires mondiales continuent d’augmenter avec une croissance mondiale de +4,4% en 2016

    -Les dépenses liées au digital dominent la croissance en 2017 et sont estimées à 168.2 milliards de dollars US-

    Carat, le réseau mondial leader en achat d’espaces et conseil média, publie aujourd’hui ses prévisions pour les dépenses publicitaires mondiales actualisées qui affichent une perspective positive du marché mondial de la publicité en 2016, et qui devrait continuer en 2017 grâce à la croissance continue du digital.

    Basées sur les résultats de 59 pays des Amériques, de l’Asie Pacifique et de la zone MENA, les dernières prévisions de Carat montrent que les dépenses publicitaires vont atteindre 548.2 milliards de dollars US, ce qui représente une croissance de +4,4% par rapport à 2015. Ces perspectives positives sont alimentées par la dynamique de 2016, marquée par des événements médiatiques importants comme le championnat d’Europe UEFA, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio ainsi que les futures élections présidentielles aux Etats-Unis.

    En 2016, Carat fait état de prévisions positives dans la plupart des régions et plus spécifiquement, en Amérique du Nord avec +5%, ou en Russie avec un redressement de +6,2%, ce qui permet d’atteindre un équilibre par rapport aux prévisions plus faibles de certains pays. Les Etats-Unis continuent de démontrer la confiance du marché avec des prévisions atteignant +5%, les élections présidentielles générant à elles seules 7.5 milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Malgré une légère modération dans la région de l’UE, le Royaume-Uni reste le plus grand marché publicitaire en Europe de l’Ouest, avec une croissance de +5,4% attendue en 2016, dépassant la croissance moyenne de cette région de +2,9%. Les prévisions publicitaires sont également basées sur le fait que l’Amérique Latine et l’Asie Pacifique conservent leur forte croissance, respectivement de +10% et de +3,9% en 2016, malgré la baisse des prévisions au Brésil et des ajustements faits en Chine avec la stabilisation du paysage économique.

    Malgré un léger déclin en raison de l’instabilité de certains marchés, la dynamique des dépenses publicitaires mondiales devrait continuer en 2017, atteignant 570.4 milliards de dollars US, soit une croissance de +4% par rapport à 2015, due à l’essor continu du digital. En tant que premier media dans 13 des pays analysés, le digital continue sa croissance avec des prévisions à deux chiffres : +15,6% en 2016, ainsi qu’en 2017 avec des prévisions à +13,6%. Entrainées par la forte demande du mobile, des vidéos en ligne et des médias sociaux, les dépenses liées au digital devraient atteindre 27.7% dans les dépenses publicitaires globales en 2016, avec une prévision à 30.2% en 2017.

    Cependant, la télévision conserve la plus grande part dans les dépenses publicitaires avec 41,4% en 2016, dû, en partie, aux nombreux événements médiatiques, mais avec une prévision de croissance plus modérée de +2,3% en 2017 et une part plus faible dans les dépenses publicitaires prédite à 40,3%.

    En accord avec les prévisions, les dépenses publicitaires dans l’affichage sont estimées avec une baisse de -5,5% en 2016 et -4,3% en 2017. A l’exception de l’affichage, les prévisions de Carat confirment la croissance de l’ensemble des medias en 2016, et met en avant la croissance positive d’une année sur l’autre du cinéma (+4,5%), de la radio (+2,4%) et de l’OOH (+3,5%), mais avec des prévisions revues légèrement à la baisse pour 2017.

     

      TAUX DE CROISSANCE SUR UN AN A TAUX CONSTANT TAUX DE CROISSANCE SUR UN AN A TAUX CONSTANT
    2016f 2017f
    MONDE 4.4 (4.5) 4.0 (4.5)
    AMERIQUE DU NORD 5.0 (4.6) 3.8 (4.0)
    USA 5.0 (4.7) 3.8 (4.0)
    CANADA 3.0 (3.0) 3.0 (3.0)
    EUROPE DE L’OUEST 2.9 (3.1) 2.7 (3.1)
    ROYAUME-UNI 5.4 (6.2) 4.6 (5.7)
    ALLEMAGNE 2.3 (1.8) 2.1 (1.7)
    France 0.9 (0.6) 1.2 (1.0)
    Italie 1.3 (1.2) 0.8 (0.9)
    Espagne 5.0 (5.3) 4.4 (4.6)
    EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE 4.7 (2.2) 5.5 (4.0)
    RUSSIE 6.2 (0.2) 5.2 (3.5)
    ASIE PACIFIQUE 3.9 (4.4) 4.2 (4.7)
    AUSTRALIE 5.4 (2.5) 4.5 (2.3)
    CHINE 5.7 (5.8) 5.5 (5.7)
    INDE 12.0 (12.0) 13.9 (13.9)
    JAPON 1.8 (1.8) 1.2 (1.1)
    AMERIQUE LATINE 10.0 (10.5) 9.8 (12.1)
    BRESIL 4.8 (6.8) 4.5 (8.4)
    Les chiffres entre parenthèses correspondent à nos prévisions précédentes publiées dans notre rapport de Mars 2016

     

    Jerry Buhlmann, CEO Dentsu Aegis Network, a déclaré:

    “Les dernières prévisions de Carat montrent que la confiance et la dynamique continuent pour les dépenses publicitaires mondiales. Avec une expansion trois fois plus rapide que le taux global, le digital confirme être le pilier de la croissance. Bien fait que l’économie digitale apporte de la complexité, de la vitesse dans le changement et de la disruption, c’est uniquement par ce media que les marques peuvent construire de l’engagement et rester pertinentes aux yeux de leurs audiences sur une base entièrement accessible en temps réel.

    Dans un monde où la connectivité et la convergence sont les nouvelles normes, le mobile, le social et les vidéos en ligne conduisent à une croissance rapide des investissements digitaux. Avec plus de flexibilité, de ciblage et de solutions medias basées sur la data, le mobile, le social et la vidéo permettent d’obtenir des engagements plus riches et plus forts de la part des consommateurs, au bon endroit, au bon moment.

     

  • Mozilla lance une pétition à propos des droits d’auteur

    La loi européenne sur les droits d’auteur entrave l’innovation et la créativité sur Internet. Mozilla se bat pour une réforme.

    Mozilla a lancé une pétition– et prévoit une série de vidéos pédagogiques – afin de remettre au goût du jour une loi européenne obsolète sur les droits d’auteur.

    Internet est une plateforme sans précédent moteur d’innovation, d’opportunité et de créativité. C’est ici que les artistes créent, que les développeurs et entrepreneurs construisent des technologies [game-changing], que les éducateurs et chercheurs font avancer les progrès, et que le grand public vit sa vie.

    Internet apporte de nouvelles idées au quotidien, et aide à améliorer les idées déjà présentes. C’est pour cela que nous avons besoin de lois protégeant et conservant précieusement internet comme une plateforme ouverte et collaborative.

    Cependant, au sein de l’Union Européenne, certaines lois semblent ne pas avoir eu le mémo. Le cadre légal en matière de droits d’auteur est obsolète. Il réduit fortement le champ des possibilités et empêche – voire dans certains cas, interdit légalement – artistes, développeurs et autres internautes de créer et innover en ligne. Ce cadre a été établi avant qu’Internet ne change notre façon de vivre. Par conséquent, ces lois ne sont pas en accord avec la vie telle qu’on la connait au XXIe siècle. Voici quelques exemples de lois obsolètes au sein de l’Union Européenne en matière de droits d’auteur :

    Il est illégal de partager une photo de la Tour Eiffel illuminée de nuit. Ces illuminations sont soumises aux droits d’auteur, et les touristes ne disposent pas de l’autorisation des artistes.

     Dans certains pays de l’Union Européenne, créer un meme est techniquement illicite. Il n’y a pas d’exception à l’échelle européenne.

     Toujours dans certains pays de l’Union Européenne, les enseignants ne peuvent pas vision diffuser de films à leur classe ou partager des contenus destinés à l’éducation en salle de lasse à cause d’une loi restrictive en matière de droits d’auteur.

    Il est temps que nos lois suivent le rythme des technologies. C’est maintenant que nous devons faire la différence. Cet automne, la Commission Européenne prévoit de réformer le cadre européen des droits d’auteur.

    Mozilla en appelle à la Commission Européenne pour décréter cette réforme, et invite les citoyens à en faire de même. Aujourd’hui, Mozilla lance une campagne visant à faire entrer la loi sur les droits d’auteur dans le XXIe siècle. Les citoyens peuvent lire et signer la pétition de Mozilla en cliquant ici. En ajoutant son nom, trois grandes réformes sont soutenues :

    Adapter la loi européenne sur les droits d’auteur au XXIe siècle

    Les droits d’auteur peuvent être essentiels lorsque l’on souhaite promouvoir l’éducation, la recherche et la créativité – encore faut-ils qu’ils ne soient pas dépassés et excessivement restrictifs. Les lois européennes actuelles sur les droits d’auteur ont été votées en 2001, avant que les smartphones ne soient présents dans les poches de tout le monde. Il faut mettre à jour et harmoniser les règles afin de pouvoir bricoler créer, partager et apprendre sur Internet. Education, parodie, panorama, remixes et décryptages ne devraient pas être illicites.

     Intégrer ouverture et flexibilité afin d’encourager l’innovation et la créativité

    La technologie évolue rapidement, et les lois ne peuvent pas suivre le rythme. C’est pourquoi ces lois doivent anticiper ces évolutions, et donc être conçues pour rester pertinentes même après 5, 10 ou 15 ans. Il faut autoriser que de nouveaux usages soient faits de créations soumises aux droits d’auteur afin de favoriser la croissance et l’innovation. Il faut capitaliser sur la flexibilité de la loi – par exemple par le biais d’une exception spécifique aux contenus générés par les utilisateurs, et une clause telle qu’une norme ouverte, un échange équitable – afin de permettre aux internautes de développer et améliorer le Web.

     

     

    Ne pas laisser Internet s’effondrer

     

    Un aspect essentiel faisant d’Internet une ressource incroyable réside dans le principe d’innovation sans permission – n’importe qui, n’importe où, peut créer et s’adresser à un public sans que qui que ce soit se mette en travers de son chemin. Cependant, ce principe clé est menacé. Certaines personnes souhaitent mettre en place des frais de licence et autres restrictions auprès d’entreprises Web pour des choses basiques telles que la création d’hyperliens ou la mise en ligne de contenus. D’autres veulent que de nouvelles lois autorisent de surveiller et filtrer les contenus en ligne. Ces changements établiraient des gardiens et barrières en ligne, et risquent donc d’ébranler Internet entant que plateforme génératrice de croissance économique et de liberté d’expression.

     

    Mozilla défend la notion d’un Internet exceptionnel. Cela signifie se battre pour des lois qui font sens au XXIe siècle.

  • Quand les JO dominent l’information…

    Les JO : l’information la plus visible durant la compétition

    Avec 42 médailles remportées à Rio, la France bat son record de 2008 à Pékin et se positionne au 7ème rang du classement par pays.
 D’un point de vue médiatique, ces olympiades ont également fait beaucoup parler d’elles, puisque sur les 18 jours étudiés par Kantar Media, les JO ont sans surprise dominé l’information.

    Durant la compétition, les Français ont potentiellement été touchés 197 fois par une information liée aux JO soit 19 676 UBM. Cette médiatisation a naturellement été accentuée quand les Bleus ont remporté des médailles comme ce fut le cas notamment le lendemain du 12 août où 7 médailles ont été décrochées – 4 en or et 3 en argent.

    A noter toutefois que l’Euro 2016 avait engendré 50% de retombées médiatiques supplémentaires (31 500 UBM).

    Capture d’écran 2016-08-25 à 15.04.34

    L’évènement a rassemblé 160 annonceurs en télévision

    Lors de la retransmission des épreuves, les écrans publicitaires classiques ainsi que les opérations de parrainage ont accueilli 7 052 spots réalisés par 160 annonceurs. A titre de comparaison, les JO de Londres en 2012 comptabilisaient 158 annonceurs mais la pression publicitaire brute a été deux fois plus élevée pour cette édition 2016.

    Une activité plus dense cette année qui a généré 28,7 millions d’euros de pression publicitaire brute dont 18% issus du secteur alimentation. Le classement est complété par les secteurs culture loisirs, banque assurance, voyage tourisme et mode. L’automobile, habituellement présente dans le top 5, est reléguée au 20ème rang des secteurs avec la seule présence de Volkswagen.

    Avec 469 spots, FDJ a été le 1er annonceur sur les jeux olympiques 2016 suivi de l’assureur Allianz et du nouveau jeu en ligne Clash Royale.

    Capture d’écran 2016-08-25 à 15.07.47

    Capture d’écran 2016-08-25 à 15.07.31Si Samsung s’est placé au 9ème rang des annonceurs, il a signé le spot publicitaire le plus long de la compétition avec une création de 60 secondes pour promouvoir son smartphone Galaxy S7 Edge.

    Le deuxième plus long format concerne le jeu en ligne Clash Royale avec un spot publicitaire de 45 secondes.

    Un bilan positif qui ne rivalise pas avec le football

    Même si les marques ont été au rendez-vous de ces JO, force est de constater que l’activité publicitaire reste plus faible que pour les rencontres footballistiques. Rien d’étonnant à cela quand on sait que cet évènement mondial a eu lieu en plein été, période plus creuse pour la publicité, et que le football reste le sport préféré des Français, devant le rugby et le tennis.

    Capture d’écran 2016-08-25 à 15.13.29

  • Rio 2016, les « Jeux Olympiques sans quitter son canapé »

    Adobe Digital Insights : les « Jeux Olympiques sans quitter son canapé »

    Les fans des Jeux Olympiques vont très probablement savourer cette édition 2016 confortablement installés dans leur fauteuil plutôt qu’au stade, révèle la dernière étude Adobe Digital Insights (ADI) en date.

    Selon cette analyse, réalisée à l’aide des outils Adobe Analytics et Adobe Social, les réservations de vols pour Rio de Janeiro sur les six premiers mois de l’année sont nettement inférieures à celles qui ont précédé la Coupe du Monde 2014 (organisée, elle aussi, par le Brésil), même si deux fois plus de billets (7,5 millions[1]) sont en vente pour les JO de Rio 2016 que pour la Coupe du Monde, il y a deux ans. Les craintes liées au virus Zika, largement commenté sur les réseaux sociaux ces derniers mois, ne sont sans doute pas étrangères à la frilosité dont font montre les inconditionnels des JO pour se rendre à Rio.

    Quant aux marketeurs, s’ils veulent s’adresser à ce vaste public international, ils devront compter avec ceux qui suivent les Jeux chez eux ou — comme c’est de plus en plus le cas pour les contenus sportifs sur certains marchés tels que l’Europe ou les États-Unis — sur des appareils mobiles de type téléphones ou tablettes. Selon un récent rapport ADI Best of the Best Europe, dans les cinq pays européens considérés, les consommateurs disent posséder six équipements connectés en moyenne pour leur usage personnel, dont trois qu’ils utilisent activement au quotidien. Il y a tout lieu de penser que la plupart seront mis à contribution pour suivre le déroulement des épreuves à Rio.

    « Rio 2016 est en passe de se transformer en « JO sans quitter son canapé », soit l’occasion unique pour les marketeurs de s’adresser à un public international qui suivra la compétition sur une multitude de canaux et d’équipements numériques », commente Becky Tasker, Managing Analyst d’Adobe Digital Insights. « Le marketing est plus que jamais en position de force pour offrir des expériences de marque personnalisées, à grande échelle et sur tous types d’équipements, à des catégories de publics aussi vastes que diversifiées, comme ces Jeux Olympiques le prouveront sans doute. »

    Dans la catégorie « Buzz sur les réseaux sociaux », les États-Unis remportent la médaille d’or et la Grande-Bretagne la médaille d’argent

    Comme on pouvait s’y attendre, le buzz sur les réseaux sociaux autour des Jeux Olympiques continue à s’intensifier à l’approche du coup d’envoi, avec une moyenne de 39 000 mentions quotidiennes en juin contre 64 000 en juillet. S’agissant de l’implication des passionnés de sports sur les réseaux sociaux, ce sont les États-Unis qui mènent la danse, d’après l’outil ADI FanScore qui mesure la perception par les supporteurs de leur équipe olympique nationale sur les canaux sociaux. En Europe, c’est la Grande-Bretagne qui arrive en tête, suivie de la France, la Suède et l’Allemagne.

    Le Britannique Tom Daley est de loin l’athlète olympique qui alimente le plus la chronique sur les réseaux sociaux en Europe, comptabilisant près de 20 000 mentions au cours des quatre mois qui ont précédé les Jeux, suivi par ses compatriotes Mo Farah et Jessica Ennis-Hill. Le cycliste néerlandais Tom Dumoulin et le footballeur allemand Julian Brandt figurent également en bonne position, avec plus de 5 000 mentions chacun sur la même période. Mais, sur cet indicateur également, l’Europe reste à la traîne, loin derrière les États-Unis, puisque l’athlète américaine Serena Williams  enregistre 422 300 mentions depuis avril, soit bien davantage que n’importe quel autre athlète au monde, et quatre fois plus que ses compatriotes.

    Adobe

    Liens utiles

    http://www.cmo.com/adobe-digital-insights/articles/2016/7/22/adi-emea-rio-olympics-.html

     

    Adobe Digital Insights : aperçu des Jeux Olympiques d’été 2016 à Rio

    Résultats de l’analyse de données groupées et anonymes : 

    86 000 réservations de vols pour Rio et les aéroports voisins depuis 2014 et jusqu’au 15 juillet 2016

    4,8 millions de mentions relatives aux Jeux Olympiques et à la Coupe du Monde sur les réseaux sociaux (d’avril à la mi-juillet 2016)

    76 millions de visites sur des sites marchands commercialisant des équipements sportifs en rapport avec les JO et le football (2013 – 2015)

    Adobe Digital Insights : la méthodologie Best of the Best

    Le rapport Best of the Best 2015 concerne des entreprises utilisant Adobe Marketing Cloud et classées parmi les 20 % de clients d’Adobe les plus performants dans leur secteur sur la base de différents indicateurs de performance clés. Le nom de ce rapport s’explique par le fait que les clients d’Adobe Marketing Cloud ont déjà pris une longueur d’avance sur la concurrence en faisant le choix d’investir dans l’excellence. L’analyse européenne s’appuie également sur une enquête réalisée auprès de 5 000 consommateurs au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas.

    L’ADI se compose de données groupées et anonymes issues de 200 milliards de visites sur plus de 10 000 sites web américains, de 100 milliards de visites sur plus de 3 000 sites européens et de 100 milliards de visites sur plus de 3 000 sites asiatiques au cours de l’année civile 2015. Ces données ont été recueillies via Adobe Analytics et Adobe Social. Les moyennes nationales dépendent des secteurs analysés.

  • Les campagnes multi-écrans se multiplient en France

    Le nombre de campagnes multi-écrans a augmenté de 166% entre le premier et le second trimestre 2016,

     Etude Videology 

    Videology, acteur technologique de la convergence des campagnes publicitaires TV & vidéo, publie aujourd’hui les conclusions de son baromètre du programmatique en France pour le second trimestre 2016 (Q2 2016). Ce baromètre révèle notamment que le nombre de campagnes multi-écrans a augmenté de 166% entre le premier et le second trimestre 2016, avec désormais 40% des campagnes qui sont programmées sur au moins deux écrans (contre 15% en Q1 2016).

    On observe par ailleurs que malgré un repli des campagnes diffusées exclusivement sur des inventaires PC (36% des campagnes en Q2, contre 75% au premier trimestre), ce type de media reste le support de prédilection des annonceurs. La part des campagnes livrées uniquement sur des inventaires Mobile a quant à elle plus que doublé passant de 10% au premier trimestre à 24% au cours du trimestre écoulé. La vidéo digitale et mobile devient un véritable prolongement efficient des campagnes TV des annonceurs.

    Les français utilisent désormais plusieurs terminaux de communication de manière simultanée, encourageant les annonceurs à déployer des stratégies multi-écrans pour optimiser leurs performances. Passer à une approche holistique est devenu incontournable pour pouvoir capter le consommateur sur l’intégralité de son parcours d’achat, explique Jana Eisenstein, directrice Europe de Videology.

    Le baromètre confirme également que le principal indicateur de performance des campagnes vidéo pour les annonceurs français reste le taux de complétion (vidéos vues à 100%). En effet, 77% des campagnes livrées en France au second trimestre visaient à maximiser le VTR – View Through Rate (résultat stable par rapport à Q1 2016). Le taux de visibilité reste le second objectif de campagne privilégié par les annonceurs, même s’il accuse un repli de plus de 40% par rapport au premier trimestre.

    Autres conclusions du baromètre Videology Q2 2016 pour la France :

    • 86% des impressions ont été livrées sur des players Medium et Large, illustrant la volonté des annonceurs d’enrichir l’expérience de visualisation et de proposer des inventaires premium valorisés.
    • Les annonceurs ont plutôt privilégié les formats courts, avec 70% de publicités vidéo diffusées en format 15 ou 20 secondes au second trimestre
    • Le Mobile a enregistré les meilleures performances, avec un index de taux de clic de 160% (contre 67% au premier trimestre).
    • Le taux moyen de visibilité constaté est de 55% (61% en Q1). Avec un taux de visibilité de 82% (76% en Q1), les places de marché privées des éditeurs maintiennent leur position dominante.
    • La restauration reste le premier secteur d’activité en termes d’investissements (24%). Viennent ensuite les secteurs des boissons et l’industrie automobile avec respectivement 21% et 19% des investissements sur la période.

    Le baromètre complet Videology Q2 2016 (en anglais) peut être téléchargé via ce lien.

  • Les startups vont hacker la campagne Présidentielle de 2017

    Bilan de la consultation internationale de France Digitale : les startups vont hacker la campagne Présidentielle de 2017

    France Digitale veut faire bouger les lignes de la campagne Présidentielle de 2017.
    Dans cette optique, France Digitale a entamé la plus large consultation depuis le Pacte de Nicolas Hulot en 2007. Cette consultation des entrepreneurs français est sans précédent : 20h d’échanges, 200 participants, 8 étapes dont 3 à l’international (Londres, New-York, et San Francisco).

    Une consultation pour définir : « Comment permettre aux startups de hacker la campagne Présidentielle 2017 ? »

    L’aventure numérique est aujourd’hui en marche. Elle se diffuse partout, dans les grands groupes, les organisations, les administrations. La France est même devenue une « startup nation », les entreprises à forte croissance sont de plus en plus nombreuses à se monter. Mais des obstacles au développement de l’écosystème numérique existent encore en France. Le but de la consultation de France Digitale est de les identifier et de proposer des pistes pour y remédier et propulser le digital dans le débat public, sur le modèle de ce qu’a fait Nicolas Hulot avec l’Environnement en 2007. La consultation doit permettre à France Digitale

    de dresser un programme politique pour la France numérique idéale.

    « Si les candidats à la Présidentielle veulent offrir un avenir aux jeunes Français, ils doivent comprendre le monde dans lequel ces jeunes veulent se projeter ! » explique Jean-David Chamboredon, PDG de ISAI, co-président de France Digitale.

    Des revendications pour faire avancer la France… en s’inspirant des good practice rencontrées par les entrepreneurs français dans leurs expériences à l’étranger

    À Londres :

    • ●  Proposer une révolution culturelle : une administration qui conseille vs une administration qui surveille ;
    • ●  Générer un environnement fiscal favorable aux investissements, en s’inspirant notamment du système de défiscalisation Seed Enterprise Investment Scheme (SEIS), United Kingdom Trade and Investment (UKTI), et Sirius program.
    • ●  Créer un statut « entreprise en croissance », qui assouplirait les procédures de licenciement/recrutement dans les secteurs à forte croissance ;
    • ●  Ouvrir des campus internationaux pour chaque université française ;
    • ●  Classer les Grandes Ecoles en fonction du nombre d’entreprises et d’emplois crééspar les alumni, plutôt qu’en fonction des revenus perçus par les alumni ;
    • ●  Développer l’intra-entrepreneuriat ;
    • ●  Encourager l’éducation à l’entrepreneuriat dès l’école élémentaire.

    À New-York et à San Francisco :

    • ●  Déterminer un pourcentage d’accès à la commande publique pour les startups ;
    • ●  Ériger la stabilité fiscale en principe de gouvernance ;
    • ●  Décloisonner le savoir et protéger les salariés : assouplir les clauses de non-concurrence dans le droit du travail ;
    • ●  Instaurer un secrétaire d’Etat au e-gouvernement ;
    • ●  Augmenter le coefficient des langues étrangères au Baccalauréat.

    À propos de France Digitale

    Fondée en 2012, France Digitale se « donne pour mission de transformer la France en territoire propice au développement des startups, en métropole ou à l’international ». Elle déploie son action autour de deux axes : d’abord, la montée en puissance de l’écosystème (construction de la communauté, sentiment d’appartenance, networking, transfert de connaissances, échanges de bonnes pratiques) et ensuite, le lobbying auprès des institutions publiques françaises, des grands acteurs économiques, des médias et de la Commission Européenne. Olivier Mathiot, co-fondateur et président de PriceMinister et business angel, en est le co-président aux côtés de Jean-David Chamboredon, CEO de ISAI.

    Les membres de l’Advisory Board de France Digitale :

    Nicolas Célier (Investir&+), Jean-David Chamboredon (co-Président France Digitale and Président ISAI), Jean-Daniel Guyot (Captain Train), Guillaume Dupont (Caphorn Invest), Jérôme Lecat (Scality), Claire Houry (Ventech), Eric Carreel (Withings), Emmanuel Levi (360 Capital Partners), Stéphanie Delestre (Qapa), Xavier Lorphelin (Serena Capital), Xavier Lazarus (Elaia Partners), Mickael Froger (Lengow), Cyril Zimmermann (Hipay Group), Philippe Collombel (Partech International), Patrick Amiel (MyBestPro), Marie Ekeland (Daphni), Olivier Mathiot (co-Président de France Digitale et co-fondateur PriceMinister), Olivier Cohen (A Little Market), Thierry Petit (Showroomprive.com), Patrick Robin (CEO 24h00), Delphine Villuendas (Partech Ventures), Nicolas Reboud (Printic)

  • Quelles sont les femmes les plus influentes sur le Web ?

    L’Argus de la presse, entreprise française d’intelligence économique qui permet aux entreprises de piloter leur influence et leur réputation et d’orienter leur stratégie de communication et de développement, dévoile aujourd’hui les résultats de ses baromètres* autour des femmes françaises influentes les plus citées dans les médias traditionnels et sur le réseau social Twitter au cours du 1er trimestre de 2016 dans trois catégories : politique, direction de grandes entreprises et médias/chaînes TV.  

    POLITIQUE : Ségolène Royal en tête des médias traditionnels et Najat Vallaud-Belkacem, star de Twitter

    Ce premier baromètre révèle les résultats des femmes membres du gouvernement les plus citées dans les médias et sur Twitter. Celui-ci met en avant, du 1er janvier au 31 mars dernier, la part de voix des ministres et secrétaires d’Etat pendant cette période.

    PhotoRS1

    RS2

    Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education, arrive en tête des femmes les plus citées sur Twitter alors qu’elle n’arrive qu’en 4e position dans les médias traditionnels. L’affaire Barakacity a en effet largement soulevé les twittos indignés (près de 28 000 tweets relatifs à son attitude durant l’émission Le Supplément de Canal +) alors que les médias traditionnels ont été moins mobilisés sur le sujet. C’est justement Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, qui arrive en tête des femmes les plus citées dans les médias traditionnels (2e position sur Twitter). Son actualité ne connaît pas de temps mort et suscite tout au long du trimestre l’intérêt des journalistes.

    L’annonce faite en janvier 2016 du remboursement à 100% de l’intégralité des actes autour de l’interruption volontaire de grossesse (consultations, analyses, échographies…) mais également, son souhait d’augmenter de manière « forte et significative » le prix du paquet de cigarettes, sont notamment les principales actualités qui hissent Marisol Touraine, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, en seconde position des femmes politiques les plus citées dans les médias traditionnels, et 3e position sur Twitter. Plus discrète dans les médias traditionnels, Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement, s’affiche toutefois en 4e position des femmes politiques les plus citées sur Twitter, notamment en raison des commentaires qui ont accompagnés sa nomination début février 2016.

    GRANDES ENTREPRISES : Delphine Ernotte Cunci occupe largement la première place du podium

    Les résultats de l’étude ci-dessous concernent les femmes dirigeant les plus grandes entreprises françaises les plus citées dans les médias et sur Twitter. Celui-ci met en avant, du 1er janvier au 31 mars 2016, la part de voix des femmes dirigeantes parmi les 750 plus grandes entreprises en France.

    Sur Twitter comme dans les médias traditionnels, Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions arrive en tête des femmes dirigeantes les plus citées. Ses prises de décision quant à la stratégie du groupe mais également ses décisions quant aux grilles de programme, ont émaillé durant tout le premier trimestre l’actualité : la fin de « 30 millions d’amis », ses propos sur l’éviction de Julien Lepers (« je ne veux plus de visage pâle de plus de 50 ans »), son intervention au FIPA 2016, le rejet des recours contre sa nomination, la lettre adressée par des réalisateurs de renom à son attention, son intervention à la Journée de la Femme Digitale, etc. sont autant de sujets qui ont animés les journalistes et les communautés sur Twitter.

    En deuxième position, Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de la Française des jeux, s’affiche largement derrière la présidente de France Télévisions. Si en janvier 2016, la publication des résultats annuels de la Française des Jeux la place sur le devant de la scène médiatique, la présentation de la stratégie sport du groupe a généré largement plus de commentaires la citant sur Twitter.

    Elisabeth Borne, Présidente-directrice générale de la RATP, annonce en mars 2016, sur l’antenne de RTL, le recrutement de 3000 salariés et 850 contrats aidés et fait exploser son volume de médiatisation et de commentaires sur Twitter. Beaucoup plus discrète, Valérie Poinsot, Directrice générale déléguée des Laboratoire Boiron, intervient le 14 mars aux trophées des Femmes en Action 2016, et s’affiche en 3e position sur Twitter sans toutefois parvenir à mobiliser davantage les médias

    influence entreprises 1

    influence 2

     

    CHAINES DE LA TNT : Claire Chazal et Enora Malagré, deux générations au top des citations

    L’Argus de la presse a également réalisé une étude autour des animatrices des chaînes de la TNT les plus citées dans les médias sur le premier trimestre 2016. Celui-ci met en avant, du 1er janvier au 31 mars, la part de voix des animatrices des chaînes de la TNT dans les médias traditionnels et sur Twitter.

    L’arrivée de Claire Chazal sur l’antenne de France 5, pour animer « Entrée libre » s’accompagne d’une explosition médiatique qui la hisse en 1èreposition des Femmes médias les plus citées dans les médias traditionnels et en 3e position sur Twitter. Salaires, succès d’audience, invités … journalistes et Twittos scrutent à la loupe cette nouvelle carrière de l’ancienne journaliste du 20h qui dit avoir définitivement tourné la page de TF1.

    Sur Twitter, la très forte activité d’Enora Malagré et de Valérie Benaïm, animatrices de « Touche pas à mon poste » font exploser les compteurs et les affiche en tête des femmes médias les plus citées sur le réseau social. Leur nombre d’abonnés (respectivement 683 000 followers et 592 00 followers) ayant fortement contribué à leur place à la tête de ce classement.

    La diffusion, le 2 février, d’un reportage de Cash Investigation intitulé « Produits chimiques : nos enfants en danger » , fait beaucoup parler la sphère médiatique qui place Elise Lucet, animatrice de l’émission, en 2e position des femmes médias les plus citées dans les médias traditionnels. Le reportage, largement commenté sur Twitter, lui permet d’occuper la 4e place du classement des femmes médias les plus citées sur le réseau social.

    Ces premiers baromètres seront réactualisés tous les trimestres de manière à suivre la médiatisation de ces personnalités durant toute l’année 2016.

    influence3

     

    influence 4

     

  • Agences marketing : plan ORSEC pour survivre…

    Agences marketing : l’urgence d’un nouveau modèle

    Par Serge Hauser, Directeur Général de Wide France, groupe Micropole

    Naguère centré sur la marque, à grand renfort d’investissements publicitaires, le marketing glisse peu à peu vers une stratégie centrée sur l’Expérience Client. Si Apple, Nike ou Amazon ont ouvert la voie, l’ensemble des secteurs d’activité sont désormais concernés et, petit à petit, les directeurs marketing et directeurs du Digital cèdent du terrain aux directeurs de l’Expérience Client. C’est que la véritable ubérisation, c’est ça : mettre le besoin du client au centre de la stratégie et lui apporter une expérience enrichie et enrichissante.

    Même l’univers du luxe, pourtant ultime sanctuaire de la Marque-Toute-Puissante, investit aujourd’hui massivement dans le développement de l’Expérience Client : connaissance client, plate-forme de gestion des données (DMP), CRM omnicanal… Les plus conservateurs sont désormais focalisés sur ce nouvel enjeu.      

    Ces enjeux sont considérables : selon Forrester, les entreprises américaines les plus matures en matière d’expérience consommateur enregistrent en 2015 un accroissement de leur chiffre d’affaires de 2,5 à 6,5 fois supérieur à leurs compétiteurs directs ! 

    Nous sommes passés des signaux faibles au plan Orsec en 2 ans

    La démarche vers l’expérience consommateur n’a en réalité rien de fondamentalement nouveau et nombre d’entreprises l’ont adoptée depuis plusieurs années. Ce qui change, c’est l’accélération de la nécessité et la place stratégique qu’elle occupe aujourd’hui dans la performance de l’entreprise.

    Tous les signaux, de moins en moins faibles, sont réunis pour justifier cette transformation. La défiance grandissante des consommateurs vis-à-vis des marques et la montée en flèche des adblockers (+40% par an) sont sans doute parmi les plus significatifs. Le consommateur crie à qui veut l’entendre qu’il n’est pas une marchandise dont les données sont exploitables à merci ni un espace public que l’on peut envahir sans vergogne. Il nous rappelle chaque jour plus fortement qu’à l’ère de la maturité digitale, le maître du jeu, c’est lui.

    Qu’attend le consommateur ? De la reconnaissance, de l’estime, de la personnalisation, de la légitimité. Il attend que les marques le surprennent, le considèrent, le charment, le servent conformément à ses attentes, nées de sa maturité digitale.

     La nécessité d’un nouveau modèle d’agence

    Aborder complètement la notion d’expérience consommateur – expérience vécue, perçue et d’usage – demande une agrégation intime de compétences « émotionnelles », scientifiques et techniques.

    La DataScience est, et reste, le carburant de la démarche. Elle nous permet de comprendre les comportements en agrégeant des données de plus en plus souvent hétérogènes (Big Data, DMP…), de mesurer ces comportements, d’identifier les leviers d’optimisation et d’en prévoir les effets. Elle cimente l’action des designers d’expérience client dont la réflexion démarre la plupart du temps – et c’est tant mieux ! – par une approche empirique, nourrie de bon sens, de design thinking, de culture digitale et d’innovation. 

    A la croisée de ces chemins est la dimension technologique. Bien sûr, qui dit techno dit innovation. Non seulement l’innovation « palpable » est devenue un facteur clé d’attirance à la marque (d’où une course effrénée à l’innovation chez les marques historiques), mais elle permet surtout d’appréhender des comportements futurs. Les nouvelles technologies liées aux moyens de paiement ou à la réalité virtuelle, en sont sans doute les plus parfaits exemples. 

    Mais l’innovation se joue en grande partie dans l’arrière-cour, notamment chez les éditeurs tels qu’Oracle, IBM, Salesforce, SAP… Les plates-formes développées par ces acteurs majeurs permettent la maîtrise de l’omnicanalité, condition sine qua non d’une expérience client performante. Ils permettent de relier chaque dimension de la relation (web, social, mobile, ventes, service client et distribution), d’industrialiser des relations individuelles, et d’inscrire l’expérience dans le temps, de l’envisager sur l’ensemble du cycle de vie d’un client et non en parcours isolés. Dès lors, la connaissance intime de ces solutions devrait être un pré-requis pour quiconque prétend définir une stratégie dédiée à l’expérience client. 

    Enfin, la capacité d’inscrire la démarche au cœur de la marque, de la définir dans le sillage de la plate-forme de marque, est tout aussi fondamentale. Ses valeurs, sa vision, sa philosophie nourrissent la tonalité, la nature et le type d’expérience à proposer. Nespresso, Uber, AirBnB ou bien sûr Apple… toutes ces marques ont essentiellement forgé leur solidité sur le particularisme de l’expérience qu’elles proposent et non sur la singularité de leur offre produit comme on pourrait – trop facilement – le croire et comme l’ont cru leurs concurrents historiquement installés et aujourd’hui fragilisés. 

  • Forrester décrypte le parcours client des « shoppers » en France

    Atteindre les consommateurs français via les médias exige de plus en plus d’efforts

    La consommation média des Français les rend particulièrement difficiles à atteindre au travers des canaux médias, et notamment des médias en ligne, selon le nouveau rapport Forrester sur le parcours client des « shoppers » en France. Ils consomment les médias de façon modérée et plutôt traditionnelle et font preuve de peu de patience envers la publicité. Cette étude Forrester menée auprès de plus de 2 000 personnes donne pistes et recommandations aux responsables marketing français désireux d’établir des priorités entre les différents canaux clients. Elle révèle notamment que les consommateurs français :

    –          Évitent tout particulièrement les publicités : Les deux tiers des adultes français connectés évitent systématiquement les publicités en ligne – ce qui les place au top des consommateurs les moins patients avec la publicité en Europe. Leur principale motivation ? Une meilleure expérience de navigation en ligne.

    –          Utilisent peu (mais de plus en plus) le mobile dans leur parcours d’achat : Les consommateurs français accusent un retard quant à la façon dont ils utilisent le mobile pour leurs achats. Mais les smartphones sont en train de devenir un outil de recherche important en magasins ; tout comme les tablettes le sont à domicile.

    –          Placent la valeur de l’achat au-dessus de l’expérience client : l’expérience client constitue un facteur secondaire dans le parcours client des consommateurs français. Ils privilégient plutôt les bonnes affaires et refusent de donner accès aux données relatives à leurs achats.

    –          Utilisent toujours largement les canaux physiques pour découvrir des produits : Au-delà des visites en boutique et des publicités télévisées, les prospectus distribués en boîte aux lettres et le courrier papier constituent toujours une solide source d’information qui mène les Français à l’achat, tout particulièrement pour les 25 ans et plus.

    Pour s’y retrouver dans le processus d’achat de plus en plus complexe et fragmenté des Français, Samantha Merlivat, analyste chez Forrester, recommande aux responsables marketing de remplacer leur approche en entonnoir pour adopter celle du cycle de vie du client : « La numérisation de l’expérience d’achat et l’augmentation des points de contact en ligne et physiques obligent les responsables marketing à planifier leurs actions et leurs investissements publicitaires de manière plus efficace de manière à couvrir l’ensemble des interactions entre les consommateurs et les marques, depuis la découverte produit jusqu’à l’achat, voire au-delà ».

     

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.