Catégorie : Marketing

  • L’omnicanal pour affronter le mode survie !

    L’omnicanal pour affronter le mode survie !

    Selon Jean-Baptiste Gerberon, Expert Omnicanal, SQLI

    « La survie c’est 90% de mental. » Voilà un des principes que vous entendrez rabâcher dans tous les stages de survie à la Mike Horn et autres activités pour survivors. Et pour cause, posséder un matériel ultra-performant ou un physique d’athlète de haut niveau ne vous garantira aucun résultat tant que vous ne disposez pas du « mindset » permettant à votre matière grise de ne pas être paralysée par le stress ou la fatigue. Quel lien avec le digital, me direz-vous ? C’est très simple : les récents évènements du Covid-19 soumettent les entreprises à un stress-test plutôt costaud, et pour beaucoup, leur survie proviendra du digital et de sa capacité à absorber un choc ou continuer à générer du chiffre.

    La transformation omnicanal est aujourd’hui plus nécessaire que jamais pour les entreprises n’ayant pas encore entamé cette démarche. Et pour celles ayant déjà commencé, cette situation fait office de rite de passage. Aussi comme dans toute situation de stress soudain, la première chose à faire est de prendre 5 minutes pour souffler afin de prendre les bonnes décisions, et de se rappeler que toute cette frénésie digitale ne doit pas faire oublier les basiques et encore moins le bon sens.

    L’omnicanal requiert un objectif précis

    L’actualité montre à nouveau que le 100% physique présente un risque, tout comme le 100% digital, puisque le confinement ne sera pas éternel. Visons donc le juste équilibre entre les deux pour atteindre une efficience omnicanal. Premier piège à éviter pour y parvenir : ne pas confondre le multicanal, qui consiste à décliner un message sur l’ensemble des canaux à disposition, avec l’omnicanal, qui vise la création de synergies par la complémentarité des contenus véhiculés par chaque canal autour d’un fil rouge commun (ex : une meilleure expérience utilisateur, une part d’attention plus importante, susciter la curiosité de votre clientèle cible, etc…).

    Pour surmonter cette épreuve, prenez le temps d’un premier auto-bilan sur ce point : Quel est votre fil rouge ? Est-il clair pour tous les acteurs ?

    Le besoin de fédérer

    Maintenant que votre cible est claire, et votre champ de vision dégagé, il est temps d’appliquer un autre principe de survie : vos chances sont plus grandes à plusieurs que tout seul.

    Il vous faudra bien évidemment convaincre l’équipe décisionnaire. Son adhésion est un prérequis non seulement pour sécuriser les budgets, mais aussi pour assurer la disponibilité des interlocuteurs durant toute la période.

    Faites un tour d’horizon : Avez-vous remporté l’adhésion de l’ensemble des équipes impliquées ?

    Toute cette belle mécanique devrait permettre de déployer sans trop de difficultés un éventail de formats complémentaires donnant naissance à un magnifique coup d’éclat omnicanal. Team spirit, Buzz, créativité, tout y est : félicitations ! Profitez déjà de cette première victoire.

    Une épreuve qui se gagne dans la durée

    Nous voici alors face à une autre règle importante : Ne pas relâcher sa vigilance.

    Observez bien comment se déroulera la mesure des résultats de l’exercice. La cohésion est-elle restée intacte ? Ou au contraire, est-ce qu’un département s’est chargé seul de récolter les chiffres et de les interpréter ? Car c’est bien là le risque. In fine, les collaborateurs auront vite tendance à se référer aux mesures de performance individuelles qui fixent le montant de leur prime trimestrielle ou de fin d’année.

    « L’omnicanal c’est bien, mais mon KPI de CA direct est meilleur quand je vise un résultat 100% E- Business… »

    « J’ai déjà consacré suffisamment de temps à l’expérience utilisateur, mais pour l’instant ce qui nous donne à manger à court terme c’est le CA magasin »

    Autant de réflexions qui feront que, très naturellement, vos « collègues du web » continueront à suivre le trafic sur le site web ou le chiffre d’affaires direct online, pendant que les « équipes commerciales » porteront leur regard sur le CA physique ou la fréquentation en magasin.

    Fixez des points de rendez-vous pour synchronisation : sont-ils suffisamment étalés dans le temps pour couvrir une large période ? Attention donc aux coups d’éclat qui ne sauraient démontrer qu’une capacité omnicanal à court terme. Une véritable transformation omnicanal doit s’inscrire dans la durée. Pour cela, rien ne vaut un bon vieil outil qui n’a pas d’âge : le KPI.

    Le bon vieux KPI comme kit de survie

    « N’utilisez que l’équipement que vous jugez réellement fiable. » Le KPI, c’est la boussole qui vous évitera de vous perdre à mesure que vous avancez. Alors il convient de choisir les bons en vous demandant si les indicateurs de performance que vous aurez fixés sont :

    • Alignés avec l’exercice ?
    Vos KPI devront être communs à tous les services concernés afin que tous soient impliqués et avancent dans la même direction.

    • Acceptables pour votre Directeur Financier ?
    Pour éviter que des résultats ne soient pas pris en compte s’ils ne rentrent dans aucune case des tableaux de reporting de votre département financier.

    Les bénéfices de certaines actions peuvent ne pas être mesurables ou directement rattachés à des ventes additionnelles (ex : un gain de notoriété ou de visibilité), ou bien encore avoir un effet dans le temps qui se situera après la prochaine clôture fiscale (ex : accroitre la fidélité de vos clients si vous avez un cycle d’achat long). Puisque l’enjeu est ici de fédérer, deux options s’offrent à vous : « Quantifier pour faire exister » ou trouver un autre KPI.

    • Simples à récolter ?

    Votre BI est-elle techniquement en capacité de vous fournir les informations dont vous avez besoin ? Peut-être faudra-t-il faire se parler divers outils jusqu’à présents indépendants pour vous renseigner, et dans ce cas des développements seront sans doute nécessaires. Y a-t-il un traitement de données à prévoir et par qui ? Et même si techniquement tout cela est faisable, les équipes en charge pourront- elles vous consacrer la ressource nécessaire sur la bonne période ?

    ROPO2, le KPI roi ?

    « Une machette est essentielle dans la jungle, mais s’avèrera inutile dans le désert. » Si vous envisagez une transformation omnicanal, vous avez certainement déjà entendu parler de l’indicateur ROPO2 (Research Online Purchase Offline, le carré signifiant que cela fonctionne dans les deux sens). Alors est-ce le KPI omnicanal ultime ? Comme souvent, la réponse n’est pas binaire et celui-ci s’accompagne de certaines contraintes.

    Commencez par oublier la tendance « 80% des gens effectuent des recherches en ligne avant d’acheter », car cela varie non seulement en fonction du secteur (Restauration, Services ou Biens de consommation) mais aussi du Business model. Soyez donc prêts à remonter des chiffres bien plus faibles que ce 80%, et à justifier un « Pourquoi si peu ? ». Malgré cela, cet indicateur présente l’énorme avantage de mettre un chiffre sur un concept abstrait. Et rien que pour ça il mérite d’être mis en place !

    Autre difficulté, il existe plusieurs façons de calculer le ROPO2 et aucune n’est parfaite. Vous allez donc devoir composer la vôtre :

    • –  Définissez clairement ce que vous souhaitez évaluer
    • –  Listez les moyens à votre disposition
    • –  Puis choisissez entre mesures incomplètes et projections car vous devrez accepter une marge d’approximationEn effet, malgré tous vos efforts vous ne pourrez jamais réconcilier 100% des interactions (RGPD, navigation privée, multi-devices, étalage inégal des interactions dans le temps, etc…). Vous ne pourrez donc mesurer que de façon partielle l’impact de vos investissements dans ce domaine. En bref, fiez- vous autant à votre instinct de survie qu’à votre équipement.

      Alors que faire ? Comme en situation de survie, raccrochez-vous au bon sens en prenant le ROPO2 non pas pour une boule de cristal mais pour ce qu’il est, à savoir juste un indicateur.

      Ainsi lorsque vous aurez défini votre méthode de calcul, monitorez-le de façon humble et constante. Il vous permettra alors d’observer des tendances d’amélioration de votre performance omnicanal. Pas plus pas moins, à vous d’en faire bon usage.

      Comme quoi, dans cette jungle de nouvelles technologies et de transformations, comme en milieu hostile, le « Back to the basics » vous permettra souvent de vous en sortir !

       

  • Quand le design d’expérience bascule du côté obscur de la force

    Design d’expérience : entre vertu et addiction

    Par Amandine Brétignière et Christophe Cotin Valois, Welcome Max, agence de conseil en design d’expérience utilisateur (UX-CX)

    Quand elle est bien appliquée, la méthodologie du « design d’expérience » permet de concevoir des produits ou des services répondant vraiment aux besoins des consommateurs. Vertueuse, cette approche est cependant parfois détournée de son objectif premier par certaines plateformes sociales ou applications mobiles.

    Pour conquérir de nouveaux clients puis les fidéliser, de plus en plus de marques font appel à des designers d’expérience. Ces professionnels de l’expérience utilisateur (UX) n’ont qu’un seul objectif en tête : créer de nouvelles offres faisant vivre aux clients une expérience « mémorable », à la fois fonctionnellement et sensoriellement.

    Cette expérience « mémorable » est le résultat d’une multitude de petits détails, invisibles pour le consommateur, mais qui ont été minutieusement étudiés en amont. L’utilisateur perçoit – inconsciemment – toute une série de bénéfices à se servir d’un objet, à se connecter sur un site ou une application ou bien encore à faire appel à tel ou tel prestataire de service.

    Des produits ou services qu’on apprécie naturellement, intuitivement

    Ainsi, peut-être avez-vous remarqué que les visioconférences réalisées sur certaines plateformes sont plus agréables, plus fluides que d’autres ? C’est normal. Certains fournisseurs ont en effet étudié avec soin les « irritants », ces fonctionnalités mal conçues qui vous empêchent de profiter pleinement de votre rendez-vous audio ou vidéo. A l’inverse, ils ont repéré les paramétrages qui optimisent ce moment passé, à distance, avec vos collègues ou amis.

    Quand vous ne parlez pas, ils baissent le volume sonore de votre micro pour empêcher tout bruit parasite. Et lorsque vous vous exprimez, ils neutralisent les sons issus de votre environnement, tout en montrant aux autres que vous prenez la parole. Cela facilite les échanges. Et c’est idéal quand on se trouve au bord d’une piscine avec le bruit des cigales en arrière-plan… #souscontrole

    Quand le design d’expérience bascule du côté obscur de la force

    Mais parfois, certains designers d’expérience utilisent leur savoir-faire à mauvais escient. Leur objectif est alors de faire consommer toujours plus. Le design d’expérience se transforme en design incitatif, également appelé « persuasive design ». Les « dark patterns » (en français : « interfaces truquées » ou « design douteux ») entrent en jeu. Le livre « Hooked : comment créer un produit ou un service qui ancre des habitudes », écrit par Nir Eyal, décrit les mécaniques permettant de tromper les consommateurs ou de les rendre dépendants d’un produit ou d’un service.

    Jouant sur vos émotions et sur certains biais cognitifs, de nombreux réseaux sociaux et start-ups sont passés maîtres dans l’art de vous faire agir à votre insu. On ne parle alors plus de bénéfice utilisateur mais de manipulation. Un des premiers leviers est de jouer sur la rareté, une astuce vieille comme Hérode, pour vous pousser à l’achat… Sur le site Booking.com, par exemple, lorsque vous recherchez un hôtel, le message suivant apparaît assez rapidement : “ X personnes regardent cette page”. Puis, plus bas, alors qu’une offre avantageuse vous est proposée : “Plus que deux chambres disponibles à vos dates”. Par crainte de voir s’échapper cette bonne affaire, vous cliquez et la vente est conclue.

    Même logique avec le « confirmshaming ». Vous surfez sur un site de mode et l’inscription à une newsletter « bons plans » vous est proposée. Vous hésitez car vous en recevez déjà des dizaines… que vous ne lisez pas. Le pop-up vous propose deux options : « Oui, je m’abonne » et « Non merci, je préfère payer le prix fort ». Cette deuxième option vous interpelle. Vous réfléchissez… puis vous vous abonnez. Cette petite phrase a généré en vous un sentiment de honte, la honte de refuser une pareille offre. Vous vous êtes senti(e) humilié(e) au simple fait de penser que vous pourriez faire partie de cette masse d’imbéciles qui payent le prix fort pour leurs vêtements. Franchement, où aviez-vous la tête ?

    Vous reprendrez bien une petite dose de dopamine ?

    Certaines applications vous envoient de très nombreuses notifications. Leur but est de générer en vous la production d’un taux suffisant de dopamine pour que vous y reveniez… le plus rapidement possible. Car la dopamine, également appelée hormone du bonheur, crée au fil du temps une addiction dont il est difficile de se défaire.

    En multipliant les notifications au sein de leurs applications, les réseaux sociaux nous alertent aussi sur le caractère très urgent de suivre les dernières actualités et interactions de nos amis, exploitant ainsi un autre biais cognitif : notre aversion à la perte. C’est la raison d’être des « stories » disponibles pendant un temps limité, nous incitant à les consulter rapidement, au risque de passer à côté d’une information ou d’un événement important. Les exemples sont très fréquents et de nombreux utilisateurs se font piéger.

    Alors, pour rester vigilant, on ne serait trop vous recommander de relire les ouvrages de Christophe André sur la pleine conscience, de regarder le ciel (et les étoiles, s’il y en a) et vous verrez qu’en quelques jours déjà, on arrive à décrocher. #vachercherbonheur.

    Dans le même thème à voir le documentaire sur Netflix « Derrière nos écrans de fumée »

  • Les dépenses Instagram avant, pendant et après COVID

    Le marché des dépenses Instagram est optimiste pour le futur des activations d’influence 

    A quoi ressembleront les partenariats de demain ? Les marques et les influenceurs ont-ils tiré des leçons marketing de la pandémie ?
    Comment organiser des actions promotionnelles à toute épreuve ?
    Deux acteurs de l’influence, Webedia via son offre de nano influence Sampleo et HypeAuditor décident de joindre leur expertise dans une étude exclusive consacrée aux dépenses Instagram avant, pendant et après COVID.

     LE MARCHÉ DE L’INFLUENCE CONNAÎT UNE REPRISE RAPIDE

    A travers l’analyse de 6 marchés clés (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Pologne) et de 3 millions de posts publiés sur des comptes vérifiés grâce à la technologie HypeAuditor, l’ambition de l’étude a été de montrer comment des pays de taille et de maturité différentes en matière d’influence, se sont adaptés aux circonstances d’un confinement généralisé.

    Première surprise, les investissements Instagram traduisent la confiance des marchés dans l’influence. Estimé à 5,24 milliards de dollars en 2019, le marché de l’influence aurait, comme tout secteur, bien été impacté par la COVID puisque, comparativement au premier semestre 2019, le premier semestre 2020 enregistre bien une décroissance de 5%.

    Avec une décroissance moindre mais bien réelle de 2,6% estimée pour fin 2020, 2021 s’annonce comme l’année où la croissance redevient possible. Avec une hausse des investissements annoncée à 15%, le marché atteindra dans un an, une capitalisation de 5,9 milliards de dollars.

    LES IMPACTS VARIENT SELON LA TAILLE DES MARCHÉS ET LEUR MATURITÉ

    A l’échelle de l’année 2020 dans son entier et comparativement à 2019, tous les pays de l’étude présentent une croissance positive en terme d’investissements Instagram. Pour les progressions les plus fortes, notons tout d’abord celle de la Pologne (+21.2%), marché en pleine croissance, et celle des Etats-Unis (+4.8%), marché le plus mature de l’étude. En bonne position se situent également le Royaume-Uni (+2.9%), l’Espagne (+1.1%), la France (+0.8%) et l’Allemagne (+0.4%).

    CINQ CATÉGORIES SE DÉMARQUENT QUELQUE SOIT LE CONTEXTE CULTUREL

    Si chaque marché de l’étude montre bien des spécificités, cinq catégories ont unanimement suscité l’intérêt, montrant une croissance supérieure à 20% durant le confinement. Ces catégories sont, sans surprise : le divertissement, la cuisine, les enfants, la maison, la santé et l’information.

    Bien sûr, selon le contexte, chaque pays exprime bien des préoccupations différentes. Pour les Etats-Unis, ‘l’Économie et la Finance’ reste un enjeu majeur en vue des présidentielles de novembre 2020. Pour le Royaume-Uni, le “Do It Yourself” et le « Design » (les loisirs créatifs) passent en tête, quand en Allemagne, les « Enfants et les Jouets » arrivent premiers. Enfin, en France, la catégorie numéro 1 est « la Santé et le Bien-Être », en Espagne « L’Éducation » et en Pologne, la « Nourriture » et la « Cuisine ».

    L’INFLUENCEUR CONTINUERA DE CHANGER DE RÔLE EN 2021

    Enfin, pour Raphaël Demnard, co-fondateur de Sampleo (groupe Webedia), l’influence va continuer de s’acheminer vers de nouvelles responsabilités : “ les campagnes ont évolué presque instantanément vers plus de solidarité, mais pas seulement. Les marques françaises ont eu une opportunité unique de s’affirmer, et les influenceurs ont eu une opportunité incroyable de donner une nouvelle profondeur à leur ligne éditoriale. Stratégiquement, la crise sanitaire a surtout prouvé qu’il était important, pour réagir rapidement, de disposer de moyens marketing facilement activables à tout moment. C’est et ce fût le plus grand atout de l’influence de crise. »

    Hélène Pitois, Business Developer (Sampleo Espagne) confirme en ce sens que « la COVID a été un moment très délicat pour les relations publiques […] dans le monde entier et parmi toutes les verticales. L’opportunisme est apparu comme le deuxième fléau de la période. Dans ce contexte, faire appel à des influenceurs s’est avéré être un outil marketing rassurant, même en cas de baisse des budgets. C’est finalement un moment (trans)formateur pour tout le monde car l’objectif est plus clair que jamais : il faut envoyer le bon message avec le bon ton et la bonne intention, quel que soit le produit.  »

    Si les dépenses d’influence se maintiennent sur un réseau comme Instagram, l’étude et ses participants soulignent à quel point le secteur s’attache à revoir ses best-practices.

    POUR RETROUVER L’ÉTUDE DANS SON INTÉGRALITÉ, TELECHARGEZ LE LIVRE BLANC OU VISIONNEZ LE REPLAY

  • Etude Linkedin – Un seul mot d’ordre pour les directeurs marketing : donner du sens

    Comprendre l’impact du Covid-19 sur les métiers du Marketing

    L’Institut CSA pour LinkedIn a réalisé en sortie de confinement une étude auprès des directeurs marketing d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activités afin de recueillir leur opinion sur le rôle du sens et de la confiance dans la stratégie des marques. Cette étude a également pour objectif de comprendre l’impact du Covid-19 sur leur métier en constant changement. Les enseignements nombreux montrent tout d’abord que 83% des directeurs marketing estiment que le sens et la confiance sont deux piliers prioritaires de la stratégie des marques dans l’ère post-Covid-19, la moitié d’entre eux les jugeant totalement primordiaux. 

    • 2/3 d’entre eux estiment que le sens de la marque a un impact positif sur la réputation de l’entreprise vis-à-vis de ses employés et des candidats.
    • Selon eux, le local, l’écologie et l’innovation incarnent le mieux le sens d’une marque dans l’ère post-Covid 19.
    • 58% d’entre eux estiment qu’un service client irréprochable est le 1er critère pour créer une confiance durable avec les clients.
    • Les réseaux sociaux sont désormais le media privilégié pour expliquer le sens d’une marque et développer ainsi la confiance des clients.

    L’Institut CSA pour LinkedIn a réalisé en sortie de confinement une étude auprès des directeurs marketing d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activités afin de recueillir leur opinion sur le rôle du sens et de la confiance dans la stratégie des marques. Cette étude a également pour objectif de comprendre l’impact du Covid-19 sur leur métier en constant changement. Les enseignements nombreux montrent tout d’abord que 83% des directeurs marketing estiment que le sens et la confiance sont deux piliers prioritaires de la stratégie des marques dans l’ère post-Covid-19, la moitié d’entre eux les jugeant totalement primordiaux.

    Un seul mot d’ordre pour les directeurs marketing : donner du sens.

    Cette quête de sens et de confiance doit donc être considérée comme un incontournable en termes de marketing et de communication. Selon les directeurs marketing, elle repose sur la communication interne et les pratiques vertueuses qui s’incarnent à travers l’image et la réputation (32%), les critères d’achat de l’entreprise (30%) et ses valeurs (23%). Ces trois piliers ont un rôle crucial dans la matérialisation du sens aux yeux des différents publics en particulier les clients et les collaborateurs. Au-delà d’un discours engagé sur le sens des actions portées par l’entreprise, les différentes parties-prenantes attendent également des preuves tangibles des discours énoncés et une communication qui soit cohérente avec la gouvernance de l’entreprise. A cet égard, l’interne et l’externe revêtent une importance comparable sur la réputation d’une marque mais également sur la confiance qu’ils portent à son égard.

    Le sens que revêt aujourd’hui une marque a un impact positif sur la réputation à la fois en interne, à l’égard des employés et futurs employés de la marque (cité à 66%), mais également à l’extérieur, sur les consommateurs (62%) et les autres parties-prenantes externes (62%). Aussi, plus des trois quarts des directeurs marketing déclarent que le sens a un impact positif sur la confiance que les clients ont envers la marque (77%), dont un quart d’entre eux jugent cet impact très positif. Le sens est donc un levier à actionner pour gagner en capital confiance vis-à-vis des clients et créer une relation durable et solide entre eux et la marque.

    Cette recherche de sens intervient dans l’univers professionnel : pour plus d’un directeur marketing sur deux notamment lorsqu’ils doivent trouver un prestataire pour les actions de communication (56%) mais également dans le cadre d’une recherche d’emploi (55%) et lors du recrutement d’un futur collaborateur (54%). Mais c’est essentiellement dans la vie personnelle que cette recherche de sens prend place et notamment lors de l’achat de produits alimentaires (pour 63% d’entre eux), les achats dits de « plaisir » (62%) et le choix d’un prestataire de services (58%).

    Un triptyque gagnant : le local, l’écologie et l’innovation.

    Cette quête de sens ne doit pas seulement servir les entreprises, mais également le pays tout entier. Incarner le sens porté par une marque passe par le développement de l’économie locale, cité à 44%, le respect de l’environnement avec l’écologie (43%) et également de l’innovation (41%). Il s’agit ici de participer à une nouvelle économie plus locale, à la pointe en matière environnementale et avant-gardiste. Plus précisément, les directeurs marketing jugent prioritaire une production localisée en France (70%) primant sur le développement du bien-être des salariés (cité à 42%), la réduction d’une empreinte énergétique et un service client irréprochable (40%). On retrouve également le Made in France dans les leviers de confiance des clients à l’égard d’une marque, cité par plus de la moitié d’entre eux (57%) au coude à coude avec le service client (58%). Le Made in France figure par ailleurs juste devant le bouche-à-oreille et la réputation des produits ou services (52%), soit ce qui symbolise les preuves tangibles d’une belle expérience client. On retrouve ainsi en filigrane tout au long des résultats de l’étude le pragmatisme associé à la notion de confiance, qui s’incarne avant tout dans un ancrage local et la considération portée aux clients.

    Les réseaux sociaux : le vecteur incontournable pour démontrer les preuves du sens d’une marque.

    Que ce soit pour communiquer sur le sens porté par une marque ou pour développer la confiance des clients, le constat est le même : les réseaux sociaux sont plébiscités, suivis du site Internet de la marque. Encore une fois, les retours d’expérience – que ce soit des clients ou des salariés – sont cruciaux pour permettre efficacement aux marques de favoriser la confiance de la part des consommateurs : les avis et commentaires sur les réseaux sociaux sont cités à 53%, suivis des informations présentées sur le site Internet (42%) et les témoignages des salariés sur les réseaux sociaux (39%) devant les actions de marketing ou encore les informations publiées.

    Le sens et la confiance à l’épreuve du Covid-19.

    Si la crise sanitaire a mis à mal l’activité de nombreuses entreprises (87% des directeurs marketing déclarent que les mesures sanitaires ont impacté leur activité dont 58% fortement), le Covid-19 agit comme un véritable catalyseur et accélérateur du changement. Cette quête de sens qui existait déjà avant la crise sanitaire se voit renforcée par cette dernière : les marques veulent ainsi redonner un sens à leur action (66%) tandis que parallèlement les consommateurs prêtent davantage attention au sens porté par les marques (54%).

    Conséquence logique : les marques vont devoir revoir leur manière de communiquer suite à la crise (53%). 41% des directeurs marketing déclarent que leur marque a modifié sa communication depuis le début de l’épidémie du Covid-19 (ce ratio s’élevant à 66% pour les entreprises de plus de 200 salariés), que ce soit la communication pour informer de l’activité durant le confinement (82%), le sens de l’activité pendant cette période (74%) et la mise en valeur de l’engagement des salariés (70%).

    Néanmoins, ce changement de paradigme divise largement les professionnels du marketing 50% jugent que l’attention accordée au sens est un simple effet de mode versus 47% estimant qu’il s’agit d’un changement durable des attentes des différents publics.

    Ioana Erhan, Directrice de LinkedIn Marketing Solutions en France, déclare : « Cette nouvelle étude réalisé par l’Institut CSA démontre l’importance croissante du sens et de la confiance portée aux marques dans les stratégies marketing.  Cela a d’autant plus été renforcé par le contexte Covid-19 qui de fait a aussi eu un impact sur la manière de  communiquer des marques. LinkedIn accompagne les directeurs marketing et leur propose de nouveaux outils, tels que les stories ou les évènements virtuels,  afin de les aider pour ces enjeux. »

  • Data : certains secteurs et pays sont mieux préparés que d’autres 

    Les données sont précieuses, mais la peur qui les accompagne est réelle

      Splunk Inc. fournisseur de la plateforme Data-to-Everything, a annoncé aujourd’hui les résultats d’une nouvelle étude qui s’est interrogée sur la façon dont les entreprises sont préparées à l’aube de l’ère des données. Les deux tiers (67 %) des personnes interrogées pensent que le volume des données sera multiplié par près de cinq d’ici 2025. L’étude montre que les décideurs voient une opportunité significative dans cette explosion de données, et qu’ils pensent que les données sont très ou extrêmement précieuses pour le succès global de leur entreprise (81 %), l’innovation (75 %) et la cybersécurité (78 %). Pour obtenir l’intégralité des résultats , rendez-vous sur le site de Splunk et téléchargez le rapport : « Nous sommes entrés dans l’ère des données. Êtes-vous prêt ? »

    Le rapport, élaboré à partir d’une étude conduite par TRUE Global Intelligence et dirigée par Splunk, a interrogé 2 259 décideurs IT et métier des États-Unis, de France, de Chine, d’Australie, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon et des Pays-Bas. La très grande majorité des participants (81 %) pensent que les données sont très ou extrêmement précieuses, mais ils sont plus de la moitié (57 %) à craindre que le volume des données n’augmente plus vite que la capacité de leur entreprise à les gérer.

    Doug Merritt, Président et PDG de Splunk, explique : « Nous sommes entrés dans l’ère des données. Nous pouvons maintenant quantifier la place centrale qu’occupent les données pour les industries du monde entier. Comme le démontre cette nouvelle étude, les entreprises comprennent la valeur des données mais elles sont dépassées par l’effort d’ajustement aux nombreuses opportunités et menaces que représente cette nouvelle réalité. Les opportunités sont innombrables pour les entreprises prêtes à apprendre et à s’adapter rapidement, à adopter les nouvelles technologies et à exploiter la puissance des données. »

    L’avènement de l’ère des données est stimulé par des technologies émergentes qui découlent de la croissance exponentielle des données autant qu’elles y contribuent. Les principales technologies émergentes sont l’Edge Computing, les réseaux 5G, l’Internet des objets (IoT), l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning (IA/ML), la Réalité Augmentée et Virtuelle (AR/VR), et la Blockchain. Ce sont ces mêmes technologies que près de la moitié (49 %) des personnes interrogées pensent utiliser pour dompter la puissance des données. Cependant toutes technologies confondues, en moyenne, ils ne sont que 42 % à indiquer qu’ils les comprennent très bien.

    Les données sont précieuses, mais la peur qui les accompagne est réelle

     Pour réussir dans cette nouvelle ère, toutes les entreprises ont besoin d’avoir une vision complète de leurs données et des informations en temps réel pour pouvoir passer à l’action sans délai. Cependant, beaucoup d’entre elles se sentent dépassées et mal préparées. La nouvelle étude de Splunk et TRUE Global Intelligence quantifie l’émergence de cette ère des données ainsi que la reconnaissance qu’ont les entreprises de devoir fournir des efforts pour utiliser efficacement les data et ainsi prospérer.

    • Les données sont très ou extrêmement précieuses pour le succès global de l’entreprise (81 %), l’innovation (75 %) et la cybersécurité (78 %).
    • Et pourtant, 66 % des décideurs IT et métier indiquent que la moitié ou plus des données de leur entreprise sont des dark data (inexploitées, non quantifiées, inutilisées), soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.
    • 57 % estiment que le volume de données augmente déjà plus vite que la capacité de leur entreprise à le gérer.
    • 47 % reconnaissent que leur organisation ne sera pas à la hauteur d’une augmentation rapide du volume de données.

    La plupart des entreprises françaises comprennent la valeur croissante des données

    La majorité des sociétés françaises comprennent la valeur croissante des données mais craignent également de ne pas être prêtes à relever les défis de la prochaine vague de données. 48 % seulement des données qu’elles possèdent sont maîtrisées, ce qui signifie que plus de la moitié (52 %) sont des dark data. De plus, l’ascension et l’adoption des nouvelles technologies apportent leur lot d’implications et de défis.

    • Le potentiel des données : au cours des 10 prochaines années, 2 entreprises sur 3 (67 %) pensent que les données deviendront plus précieuses pour la réussite de leur entreprise. L’industrie des services financiers (61 %) est le secteur le mieux placé pour bénéficier de la prochaine vague de données, loin devant la fabrication (33 %) et la vente au détail (32 %).
    • Des doutes sur l’avenir : toutefois, près d’un participant sur 4 (23 %) n’a pas confiance dans la capacité de son entreprise à être suffisamment prête à faire face à la vague des données lorsqu’elle impactera véritablement les opérations. 47 % des participants affirment que leur entreprise ne comprend pas l’envergure des défis que pose cette vague de données.
    • Adoption des nouvelles technologies : le principal défi est la difficulté à gérer les données. Les autres défis les plus souvent cités sont le manque de personnel compétent, la difficulté à découvrir et utiliser les dark data et le manque de maîtrise des technologies concernées. D’autre part, selon les participants français, l’adoption de ces technologies va vraisemblablement résoudre une partie des problèmes de dark data mais risque d’en aggraver d’autres.
      • L’Edge Computing et l’IoT sont les technologies les plus utilisées actuellement (22 %), juste devant la Blockchain (21 %) et l’AR/VR (19 %)
      • La 5G est la technologie que les entreprises prévoient d’implémenter à l’avenir (65 %), devant l’IA/ML (56 %) et l’IoT (47 %).

    Certains secteurs sont mieux préparés que d’autres 

    L’étude quantifie l’avènement de l’ère des données et l’adoption des technologies émergentes dans différents secteurs :

    • Tous secteurs confondus, l’IoT compte le plus d’utilisateurs actuels (mais avec 28 % seulement). La 5G affiche le moins d’utilisateurs actuels mais possède le délai d’implémentation le plus court avec un horizon à 2,6 ans.
    • Les participants ont une confiance variable dans leur compréhension du potentiel de la 5G : 59 % en France, 62 % en Chine et seulement 24 % au Japon.
    • Pour cinq technologies sur six, les services financiers sont à la première place du développement des cas d’usage. Le secteur de la vente au détail arrive en deuxième position dans la plupart des cas, en dépit d’un retard notoire dans l’adoption de l’IA.
    • 62 % des entreprises du secteur de la santé disent que la moitié de leurs données ou plus sont des dark data.
    • Le secteur public est en retard sur les entreprises privées dans l’adoption des technologies émergentes.
    • Les décideurs du secteur de la fabrication (78 %) prévoient une croissance du volume de données supérieure à tous les autres secteurs ; et ils sont 76 % à anticiper une hausse de la valeur des données.

    Certains pays sont mieux préparés que d’autres

    L’étude a également révélé que les pays considérés comme des leaders technologiques, tels que les États-Unis et la Chine, sont plus optimistes quant à leur capacité à exploiter les opportunités de l’ère des données.

    • 90 % des décideurs métier de Chine pensent que la valeur des données va croître. Ils sont de loin les plus optimistes concernant l’impact des technologies émergentes et s’y préparent activement. 83 % des entreprises chinoises sont préparées, ou en train de se préparer, à faire face à une augmentation rapide des données, contre 47 % toutes régions confondues.
    • Les décideurs américains arrivent deuxième en termes de confiance dans leur capacité à se préparer à une croissance rapide des données : 59 % indiquent en effet qu’ils sont au moins assez confiants.
    • En France, 59 % des participants indiquent que personne ne parle de l’impact de l’ère des données dans leur entreprise. Au Japon, 67 % des participants indiquent avoir des difficultés à tenir le rythme, contre une moyenne globale de 58 %.
    • Les responsables britanniques indiquent une utilisation actuelle relativement faible des technologies émergentes, mais ils envisagent avec optimisme de les utiliser à l’avenir. Par exemple, seuls 19 % des participants britanniques indiquent utiliser actuellement les technologies d’IA/ML, mais 58 % indiquent leur intention de le faire dans un avenir proche.
  • Marketing de l’engagement : quelles sont les marques les plus engagées ?  

    Etude – Marketing de l’engagement : nouvelle stratégie de marque ou réelle transformation de l’entreprise ?

    Les attentes des consommateurs envers les marques ont évolué et ces dernières prennent conscience qu’elles sont de plus en plus évaluées sur leur impact environnemental, leurs valeurs, leur éthique. En se préoccupant de leur environnement, des femmes et hommes de la planète, elles espèrent conserver leurs talents, augmenter la fidélité de leurs clients et attirer des prospects : c’est l’ère du marketing de l’engagement.

    Où en sont les entreprises sur la question de l’engagement ? Est-ce une simple tendance ou une réelle stratégie ? Quels sont leurs objectifs et motivations ? Comment ces engagements modifient les missions des marketeurs ? Quelles sont les marques les plus engagées ?  

    La crise sanitaire a-t-elle renforcé ou au contraire annihilé le phénomène ? 

    Eléments de réponses à travers une étude co-réalisée par Cision, le Club des Annonceurs et le salon E-Marketing Paris, auprès de 408 professionnels du marketing en France, interrogés entre le 10 février et le 19 juin 2020*. Cette étude devait être présentée au Salon E-Marketing reporté aux 7,8 et 9 avril 2021.

     1- L’engagement plébiscité par les marketeurs est même une question de survie

    90 % des professionnels du MarCom (MarCom = Marketing Communication) estiment qu’une marque doit porter des engagements sociétaux et/ou environnementaux. Au-delà de l’image, 80% des répondants estiment que c’est même une question de survie pour la marque.

    Impact de la COVID19

    Après le confinement, 41% des professionnels MarCom ont précisé avoir été explicitement missionnés par leur Direction Générale pour axer plus fortement leur communication autour de l’engagement.

    2- Une marque engagée : un facteur de performance et d’influence

    84 % pensent qu’une marque engagée contribue concrètement à la performance marketing. Elle permettrait également de beaucoup gagner en influence auprès des salariés (67 %), des communautés sur les réseaux sociaux (58 %), des clients (55 %) et des influenceurs (44 %).

    3- Des actions concrètes déjà mises en œuvre

    Les entreprises sont assez matures sur la question de l’engagement, qui s’est déjà traduite par des actions concrètes pour la majorité d’entre elles (58 %). 15 % ont prévu de passer à l’action en 2020. Le sujet va être abordé cette année pour 16 % des entreprises et seules 11 % répondent qu’il n’est pas d’actualité.

    mpact de la COVID19

    La période de confinement et son impact économique ont eu des effets très différents selon les sociétés sur les programmes d’engagement prévus avant la crise.

    • 41% suivent leur cours comme prévu
    • 28% sont devenus une priorité de l’entreprise
    • 18% ont été mis en veille voire stoppé

    4- Les gestes écoresponsables en premier lieu, l’égalité femmes/hommes au second plan

    Les actions initiées commencent pour 90% des entreprises par la mise en place de bonnes pratiques internes : économie de papier, tri des déchets, réduction de la consommation d’énergie… Viennent ensuite celles qui assurent le bien-être des salariés (engagement porté par 69 % entreprises), puis les achats et productions durables et responsables à 59 % (réduction des émissions de CO2, choix de partenaires locaux, lutte contre l’obsolescence programmée, économie solidaire, respect des droits de l’homme…).

    L’importance de ces thèmes se confirme quand il est demandé aux répondants de choisir un seul engagement prioritaire. Sur le podium arrivent « L’achat et la production durable et responsable » à 34%, « le bien être des salariés » à 26% et « les bonnes pratiques écoresponsables internes » à 22%.

    L’engagement pour « la promotion de la diversité ou l’inclusion » est choisi par 9% des répondants seulement. « L’égalité Femmes-Hommes » arrive dernier avec 6% des réponses.

    Impact de la COVID19

    28% des professionnels composant le panel disent avoir changé d’engagement prioritaire et donc d’avoir réorienté leur stratégie d’engagement après confinement.

    Achat et production responsable gagne 21% de suffrage après confinement. En revanche le bien être des salariés perd 7% et l’égalité homme femme n’est plus du tout cité.

    5- Le soutien de la Direction : 1ère condition pour agir

    Parmi les entreprises qui ont déjà initié des actions, la question de l’engagement a été soutenue au plus haut niveau dans 90% des cas. La Direction a même été leader du projet dans 69% des cas et continue de s’impliquer dans sa mise en œuvre dans 54 % des cas.

    6- L’engagement de la marque : un rôle le plus souvent porté par le MarCom

    L’engagement est suivi et mis en œuvre par le département MarCom dans 45% des entreprises interrogées. Dans 27% des cas c’est la Direction des Ressources Humaines qui prend le projet en main.

    Il est intéressant de constater que dans 20 % des cas il existe une cellule dédiée à la mise en œuvre et au suivi de l’engagement.

    7- Le marketing de l’engagement change en profondeur les métiers du MarCom

    65 % des professionnels du marketing sont d’accord avec cette affirmation et estiment à 79 % que leur rôle est devenu plus transverse. Ils pensent aussi à 80 % que le management de l’engagement n’impacte pas que les métiers du MarCom mais également tous les services de l’entreprise.

    8- Les professionnels du marketing bien armés pour conduire une stratégie de marque engagée ?

    Les professionnels du marketing ont des atouts certains pour conduire la stratégie d’engagement de leur marque et faire évoluer les choses : de bonne relations interservices (80 %), suffisamment d’influence en interne (63 %). En revanche seulement 55% d’entre eux estiment avoir suffisamment de légitimité et 33% suffisamment de budget.

    9- Communiquer sur ses engagements : une nécessité après avoir fait ses preuves

    La stratégie de communication autour de l’engagement semble être un sujet sensible et 41% des marketeurs pensent que le bashing est inévitable. Afin de minimiser le phénomène, il est indispensable d’apporter des preuves concrètes de ses engagements (à 86 %) et d’avoir mobilisé et convaincu ses salariés avant de communiquer (67 %).

    Pour un marketing de l’engagement réussi, c’est d’ailleurs une campagne d’employee advocacy qu’ils préconisent (36%), devant une campagne de marketing d’influence (34%) et loin devant une campagne de relations presse (16%) ou de publicité (8%).

    10- Un engagement plutôt désintéressé : l’environnement avant les bénéfices financiers

    La première motivation citée par les entreprises à leur engagement est de contribuer positivement à la planète (52 % des répondants). Les considérations RH arrivent ensuite (28 %) : fidéliser les salariés et valoriser la marque employeur. En dernier lieu, ex-aequo à 10%, on retrouve le développement de l’image positive de l’entreprise dans les médias et l’augmentation du CA.

    « Une volonté d’engagement de la part des marques en hausse accélérée par la crise et des investissements en baisse… comment résoudre ce paradoxe ? Ce qui est frappant c’est que l’on constate que les dirigeants et collaborateurs sont convaincus à 90 % de l’importance des engagements sociétaux et qu’une marque engagée est un levier de performance marketing. Pour autant ils sont 67 % à estimer que cela n’est pas suivi par l’entreprise en termes d’investissements budgétaires nécessaires pour le faire savoir et que le bashing est un frein redoutable pour trouver le bon territoire de communication et les bons leviers d’influence. » décrypte Karine Tisserand, Directrice du Club des Annonceurs avant de poursuivre : « A l’aune des impacts de cette crise sanitaire et des conséquences économiques, comment répondre à ce dilemme entre cohérence budgétaire et ambitions afin de rendre concrète et légitime cette volonté d’engagements à travers les stratégies de communication et marketing de la marque ?»

    Cyndie Bettant, Directrice Communication de Cision conclut : « Si l’engagement de marque est clairement plébiscité par les professionnels MarCom, sa mise en œuvre concrète et factuelle est plus complexe. Comme souvent, la place des Directions Marketing et/ou Communication au sein des entreprises est mise en cause avec près de la moitié des professionnels déplorant un manque de légitimité pour conduire cette transformation. Le manque de représentation de ces métiers aux plus hautes instances de l’entreprise est un vrai frein à la démarche de marque engagée, qui nécessite une transformation en profondeur.
    Pendant la crise sanitaire, trop de marketeurs ont confondus marques engagées et effort de guerre. L’engagement s’applique au quotidien et sur le long terme, ce qui assure au consommateur de la légitimité, de la crédibilité et de l’authenticité du discours de marque. C’est pourquoi l’implication et l’exemplarité de la Direction sur l’engagement de la marque est sans conteste un facteur clé de réussite. Pour s’en assurer, il suffit de s’inspirer des entreprises qui ont bien réfléchi à leur raison d’être : Franck Riboud pour Danone, Alexandre Bompard pour Carrefour, Pascal Demurger pour Maïf pour ne citer que des entreprises françaises. Ces PDG ont tous été les premiers inspirateurs et ambassadeurs de la transformation de leur entreprise vers des entreprises à mission et continuent de porter cette vision au quotidien. »

    « Enfin, gardons tout de même à l’esprit que l’engagement pour une grande majorité des consommateurs en manque de pouvoir d’achat reste un « must have ». La raison économique ne l’emportera-t-elle pas sur la raison d’être au moment décisif de l’acte d’achat ? »

     Top 20 des marques citées spontanément : 

    Quand il s’agit de marques engagées, voici les marques qui ont été citées le plus souvent par notre panel : (Fev 2020)

    1. Patagonia
    2. Danone
    3. Carrefour
    4. Veja
    5. Biocoop
    6. Yves Rocher
    7. Innocent
    8. Nature & Découvertes
    9. Respire
    10. Le Slip Français
    11. Faguo
    12. ENGIE
    13. MAIF
    14. Dove
    15. Nike
    16. Décathlon
    17. C’est qui le patron ?
    18. 1083
    19. Michel et Augustin
    20. Super U

    Pour télécharger l’étude cliquez ici 

  • Les webinars incontournables Mardi 30 Juin : Summer Adtech – Global Industrie – Podcasts mythes et réalités – lesBigBoss- Réussir sa campagne d’influence – IA & Marketing …

    Du Lundi 29 juin au Mercredi 1er Juillet 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-adtech-virtual-event-by-smart/?instance_id=5057

    MARDI 30 JUIN 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-global-industries-by-gl-events/?instance_id=5054

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-podcast-mythes-et-realites-by-cmit/?instance_id=5049

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-summer-online-meetings-by-lesbigboss/?instance_id=5062

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-digital-workplace-dyas-by-jalios/?instance_id=5060

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-bien-lancer-sa-campagne-dinfluence-b2b-et-les-best-practices-by-lewis/?instance_id=5056

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-engager-votre-audience-avec-un-hub-de-contenu-dactualite-by-scoop-it/?instance_id=5051

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-webinars-un-succes-pour-votre-pipe-marketing-by-busybiz/?instance_id=5055

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-a-la-sortie-de-la-crise-quels-leviers-et-perspectives-pour-la-consommation-en-france-by-lechangeur-bnp-paribas/?instance_id=5061

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-lintelligence-artificielle-simplifiee-au-service-des-cas-dusage-marketing-by-adobe/?instance_id=5016

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-prospectif-des-lieux-evenementiels-by-eventmaker/?instance_id=5059

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-cartographie-des-tendances-2020-2021-by-cap-digital/?instance_id=5042

  • #ETUDE « Don’t Stop, the future is now » quand les salariés et les entreprises souhaitent rester informés

    Quand un tiers des consommateurs et des salariés considèrent que l’absence de communication des entreprises pendant la pandémie du COVID-19 augure de mauvaises nouvelles

    Une nouvelle étude réalisée par l’agence de RP Berkeley et Arlington Research révèle que près d’un tiers des sondés (31%) s’inquiètent du fait que les entreprises restées silencieuses pendant la pandémie de Covid-19 (sans actualité ni partage de contenus) puissent connaître des difficultés financières et ils hésitent donc à faire des affaires avec elles. C’est le cas pour 32% des sondés en France, 39% en Italie et en Espagne, 33% aux Etats-Unis et 27% au Royaume-Uni.

    Etude mondiale auprès de 13.000 consommateurs dans 14 pays

    En résumé : 

    • 31% s’inquiètent qu’une entreprise restée silencieuse pendant la crise connaisse des difficultés financières
    • 34% des salariés au France craignent pour leur emploi si leur employeur ne communique pas
    • Plus d’un tiers (35%) des sondés confirment qu’ils sont davantage enclins à dépenser auprès des marques qui, durant la crise, les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir.

    Des salariés inquiets face au silence

    Et côté salariés, si c’est leur entreprise qui garde le silence, les sondés craignent de mauvaises nouvelles pour leur emploi. C’est surtout vrai pour les hommes (34%) et les actifs urbains (35%) plus inquiets que les personnes vivant en zones rurales (26%), alors même qu’il est généralement plus facile de trouver du travail en ville qu’en campagne.

    C’est le cas des actifs au Japon (37%), aux Etats-Unis (35%), au Royaume-Uni et en Roumanie (34%), ainsi qu’en France, Belgique et Espagne (33%). Les actifs de la génération Z sont les plus préoccupés par l’absence de communication (37%), alors qu’un quart (24%) des baby boomers se disent inquiets.

    « Sans une stratégie de communication claire, vous prenez le risque que les consommateurs se fassent leur propre avis et ne soient pas nécessairement dans le vrai. Votre entreprise est peut-être en train de sortir de la tempête mais vos équipes et/ou vos clients l’ignorent et ces derniers pourraient bien hésiter à vous passer commande de peur que vous ne puissiez l’honorer. Il en va de même pour l’économie, pour restaurer la confiance, il est indispensable d’informer les salariés et de les renseigner sur les changements et perspectives futures », commente Paul Stallard, directeur général d’Arlington Research.

    Plus d’1/3 davantage enclins à dépenser auprès des marques qui les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir

    Les consommateurs ont également précisé ce qu’ils attendent de la communication des marques. Plus d’un tiers (35%) des sondés confirment qu’ils sont davantage enclins à dépenser auprès des marques qui, durant la crise, les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir. C’est surtout vrai en ville (39%), notamment aux Etats-Unis (45%), au Royaume-Uni (41%) ainsi qu’au Portugal et en Espagne (40%). Et plus particulièrement pour les représentants de la génération des millennials (42%), ceux de la génération Z (39%) et ceux de la génération X (35%). Les baby boomers et les membres de la « génération silencieuse » sont moins de 3 sur 10 à en être d’accord (29% et 28% respectivement).

    Une consommation de contenus amplifiée et notamment pour d’autres actualités que celles traitant de la pandémie

    Sans surprise, 46% des personnes interrogées ont confirmé que leur consommation de contenus s’était intensifiée pendant la pandémie. Ceci s’explique bien entendu par le confinement, les gens ayant passé beaucoup plus de temps, chez eux, en ligne. C’est surtout vrai pour les populations urbaines (51% contre 38% pour les ruraux). Si l’on regarde les pays où l’on a plus consommé de contenus pendant la pandémie, le Portugal arrive en tête (57%) suivi par l’Espagne (55%), l’Italie (51%), les Etats-Unis (50%) et le Royaume-Uni et la France 45%).

    L’étude éclaire aussi sur les thématiques les plus recherchées. Près de la moitié des sondés (47%) disent vouloir d’autres actualités que celles traitant de la pandémie. 20% seulement disent le contraire. Toutes les générations souhaitent se détourner des actualités liées au COVID-19, 51% des sondés chez les millennials, 43% pour les membres de la « génération silencieuse ». Les pays où l’on est le plus avide « d’autres nouvelles » sont la Hongrie (62%), l’Autriche et le Royaume-Uni (56%), l’Allemagne (53%) et les Etats-Unis (47%).

    « Les gens veulent être informés et inspirés. La majorité des 13.000 consommateurs sondés dans 14 pays nous a confirmé que la façon dont une entreprise aura réagi pendant la crise du coronavirus aura un fort impact sur leur décision d’acheter ou non auprès de l’enseigne à l’avenir. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l’instant présent. Il’est temps de soigner vos communications, dès aujourd’hui », conclut Paul Stallard.

     

    D’autres conclusions de l’étude d’Arlington Research sont disponibles dans la version en ligne du rapport « Don’t Stop, the future is now », ainsi que des compléments d’information sur le blog de l’agence Berkeley.