Catégorie : IT

  • L’analyse médias du CES 2023 par l’Institut d’Etudes Cision Insights

    5 enseignements clés pour une stratégie de communication réussie

    Quelle stratégie de communication pour rendre ma marque visible, obtenir des retombées media, créer l’engagement sur les réseaux sociaux ?
    C’est la question qui anime tout communicant. L’analyse médias du CES 2023, réalisée par l’Institut d’Etudes Cision Insights

    1- Les évènements physiques ont toujours bien leur place dans un monde post COVID 

    Face aux coûts des évènements, il est légitime pour une marque de réfléchir avant d’investir. Pourtant le retour physique du CES démontre toute la valeur ajoutée de l’IRL. Plus 115% de visiteurs, plus 39% d’exposants, 16% de couverture médias suplémentaires pour 51% d’interactions sociales en plus par rapport à l’édition virtuelle de 2021.

    2 – Samsung, LG et Sony : une stratégie de Relations Presse encore très performante

    Samsung, LG et Sony sont les 3 marques qui ont obtenu la couverture médiatique et social media la plus importante.

    Ce sont également celles qui ont :
    – Communiquer le plus envers les médias en amont et pendant le salon
    – Organiser le plus grand nombre de conférences de presse lors des journée portes ouvertes réservées aux médias

    3 – Le contenu est toujours roi : le fond prime sur la forme pour attirer l’attention

    Journalistes et consommateurs veulent voir les produits, innovations et technologies d’une marque. Parrainer une keynote n’est pas un gage de réussite pour susciter l’intérêt, si il n’y pas une véritable annonce derrière. 

    4 – Communiquer sur l’innovation oui, mais elle doit être « bonne pour la planète et bonne pour l’humain »

    Si les produits d’une marque sont incontournables, la technologie ne suffit pas, et les marques doivent communiquer sous le prisme de leur apport réel à la planète, aux femmes et aux homme qui la composent. Lors du marques qui ont mis en exergue la durabilité de leurs produits (ex : partenariat Samsung et Patagonia), les économies d’énergie, un écosystème circulaire (Sony, BMW) sont dans le Top des marques et / ou des tendances les plus citées par les médias et les internautes.

    5 – Les CEO doivent s’impliquer dans la communication de leur marque et incarner la vision de leur entreprise

    Les 3 Keynotes Speakers qui ont obtenu les plus fortes parts de voix sont des CEO, qui ont porté la vision de leur entreprise, tout en abordant les contextes économiques et sociaux mondiaux. Les marques qui ont su impliquer leur dirigeant ont su bénéficier d’un réel impact médiatique : BMW à travers Olivier Zipse  ou Stellantis grâce à Carlos Tavares et Delta Air Lines grâce à Ed Bastian. 

    Que s’est il passé de marquant durant l’édition 2023 du CES ? Smart Home, Mobiilité, IA, Jeux vidéos, Metaverse, Sustainability… quelles sont les tendances clés à connaitre ? Comment le marché de l’automobile à boosté la visibilité du salon ? Comment l’international s’est-il emparé du CES dans les médias ?
    Réponses dans le CES 2023 Industry Trends Report en intégralité ci dessous (en anglais) 

  • #Influence #Innovations #Technologies #Retail #IA : Les évènements incontournables du 24 au 27 janvier 2023

    MARDI 24 JANVIER 

    Mercredi 25 janvier 

    Jeudi 26 Janvier 

    Vendredi 27 Janvier 

  • Cinq tendances en matière de cybersécurité qui vont transformer notre quotidien dès 2023

    Le secteur de la cybersécurité doit recruter 3,4 millions de professionnels pour neutraliser la menace cybercriminelle dans le monde

    DXC Technology,anticipe le paysage de la sécurité numérique au cours des cinq prochaines année

    1- La course aux armements en matière de cybersécurité va s’accélérer

    Les cybercriminels et les professionnels de la cybersécurité vont tous deux utiliser l’intelligence artificielle (IA) dans une bataille de plus en plus sophistiquée. Dans le cas de la cybersécurité, l’IA a été principalement utilisée pour identifier des modèles de comportements suspects. En raison du volume d’activités suspectes et du nombre de faux positifs, le personnel de cybersécurité est souvent débordé.

    La bonne nouvelle est qu’en 2023 et au-delà, nous devrions être en mesure de commencer à automatiser les contrôles de sécurité et les mécanismes de réponse basés sur l’IA – ce qui aidera à réagir plus rapidement et plus précisément aux cyberattaques, à réduire les éventuels temps d’arrêt et à protéger les données critiques des particuliers et des entreprises.

    « Toutefois, si l’IA peut automatiser la détection et l’élimination des menaces, les processus sous-jacents reposent sur la compréhension des activités passées, ce qui incitera les cybercriminels à rêver de nouveaux types d’attaques », déclare Mark Hughes, President of Security, chez DXC. « Suivre le rythme sera un défi, surtout si l’informatique quantique entre dans la mêlée, ce qui pourrait voir les défenses d’aujourd’hui violées en quelques secondes. »

    1. Nous devrons être prudents quant aux personnes à qui nous pensons parler dans le métavers (tout en gardant la main sur nos portefeuilles numériques).

    2023 devrait être une année importante pour le métavers avec Meta, Microsoft, Virbela et d’autres qui comptent sur les mondes virtuels pour se déployer. Cependant, l’activité dans le métavers peut soulever des questions de légitimité. Comment savoir si la personne à laquelle vous pensez parler est bien celle qu’elle prétend être ? Des certificats numériques reposants sur la blockchain pourraient aider. Ces certificats pourraient également être utilisés pour sécuriser les transactions virtuelles dans le métavers. Ce qui est clair, c’est qu’à mesure que le métavers se développe, les risques augmentent également.

    1. Les attaques géopolitiques de cybersécurité vont se multiplier, mais elles conduiront aussi à l’innovation dans le domaine de la défense.

    L’agression de la Russie contre l’Ukraine nous a rappelé de la manière la plus brutale qui soit que la guerre est désormais hybride et que les risques de cyberattaques à motivation géopolitique sont réels. En conséquence, de nombreuses polices d’assurance cybernétique sont désormais rédigées de manière à exclure les actes de cyberguerre, ce qui crée des difficultés pour l’atténuation des cyber risques.

    Avec des tensions géopolitiques persistantes, cette menace devrait se poursuivre en 2023. Avec plus de 70 pays devant organiser des élections gouvernementales en 2023 (événements fréquemment ciblés par des acteurs soutenus par des états), ce sera une année difficile pour les défenses de cybersécurité. Cependant, nous pouvons tirer des enseignements d’études de cas comme la défense réussie de l’Ukraine contre les attaques russes.

    1. Les attaques de cybersécurité viseront les infrastructures nationales essentielles qui alimentent nos foyers.

    Lorsque les lumières s’éteignent ou que le gaz est coupé, il est peu probable que la plupart des gens pensent que c’est le résultat d’une violation de la cybersécurité industrielle. Mais l’infrastructure opérationnelle est un nouveau champ de bataille pour les cyberattaques, les systèmes qui contrôlent et automatisent les usines et les infrastructures civiles, notamment les centrales électriques et les barrages, devenant une cible.

    Avec les tensions géopolitiques actuelles, la cybermenace liée à l’infrastructure opérationnelle augmentera en 2023, ce qui mettra la pression sur les industries pour qu’elles gardent une longueur d’avance en mettant en place une protection de cybersécurité dans toutes leurs opérations.

    1. Les possibilités de carrière dans le domaine de la cybersécurité vont augmenter

    On estime qu’il manque environ 3,4 millions de travailleurs en cybersécurité dans le monde. Avec les menaces croissantes que représentent les technologies avancées, ce nombre est susceptible d’augmenter.

    Le déficit de compétences cybers crée des opportunités de carrière pour les personnes de tous âges et de tous horizons. Les postes offerts dépassent le nombre des diplômés. Mais les diplômés ne sont pas les seuls à pouvoir en profiter. De nombreuses entreprises offrent la possibilité de se recycler dans le secteur de la cybersécurité.

    « L’inclusivité de l’espace de cybersécurité s’étend à la neurodiversité », déclare Mark Hughes, président de la sécurité. « Par exemple, le programme Dandelion de DXC aide les personnes atteintes du trouble du spectre autistique, de TDAH, de dyslexie et d’autres troubles neurologiques à faire carrière dans l’informatique, y compris la cybersécurité. La croissance de la cybermenace crée des opportunités de carrière pour les personnes de tous horizons. »

    Les cybermenaces continueront de gagner en vitesse et en complexité en 2023 et au-delà. Mais il en sera de même pour la capacité à appliquer les dernières technologies, approches et talents pour y faire face. « La course aux armements en matière de cybersécurité est une analogie pertinente : la force du bien doit gagner », ajoute Mark Hughes, President of Security chez DXC Technology.

  • Quelle est la place de l’IA, de la data et des technologies dans le retail et l’e-commerce ?

    IA, Tech et Data : être manager dans le retail et l’e-commerce à l’ère du management augmenté

    Quelle est la place de l’IA, de la data et des nouvelles technologies dans le quotidien des managers du retail et de l’e-commerce ? Quelles solutions ont-ils déployé, pour quels usages et quels bénéfices en attendent-ils ?
    Estiment-ils que l’avenir soit au management augmenté et de quoi ont-ils besoin pour y parvenir
     ?
    Quelles différences existent-ils entre eux et les managers des autres secteurs d’activité
     ?

    Une étude Axys Consultants 

    IA, Big data, technologie dans le quotidien des managers du retail /e-commerce

    100 % des managers du retail/e-commerce impactés par la transformation digitaledont 89 % positivement

    Plus enthousiastes que leurs confrères, 89 % d’entre eux déclarent qu’elle a été positive (vs 82 %). Seulement 11% la juge négativement (vs 8 % tous secteurs confondus).

    Tirer parti de la data, de l’IA et des nouvelles technologies : un défi plus important pour les managers du retail/e-commerce que pour leurs homologues (33 % vs 24 %)

    Ils placent ensuite la capacité à faire évoluer les compétences (29 %) quand leurs homologues mentionnent le recrutement et la fidélisation des talents.

    Les technologies davantage utilisées par les managers du retail/e-commerce (66 % vs 63% tous secteurs confondus).

    Parmi ces 2/3 d’utilisateurs, les managers du retail/e-commerce font plus largement appel, non seulement au Big Data (56 % vs 53 %), mais également à l’IA (56 % vs 43 %).

    Les 2 groupes de répondants se servent quasiment autant de la réalité virtuelle (11% pour le retail/e-commerce vs 12 % tous secteurs).

    Le retail/e-commerce mieux équipé en outils faisant appel au Big Data et à l’IA

    Si on retrouve le même classement des outils utilisés dans les 2 groupes de répondants, les taux sont en revanche plus forts pour les retailers/e-commerçants dans 4 cas sur 6.

    Automatisation et prédictif : les 1ers objectifs pour les managers du retail/e-commerce

    L’automatisation des tâches est la première attente vis-à-vis de la technologie/IA/Big Data des managers du retail/e-commerce et de leurs homologues (67 % pour les 2 groupes).

    Mais les managers du retail/e-commerce veulent ensuite que ces solutions les aident à prédire leurs activités (56 %) alors que leurs confrères optent pour une amélioration de l’intelligence collective grâce à des outils collaboratifs

    L’insuffisance de la formation et l’acculturation des managers : 1er frein au développement des nouvelles technologies/IA/Big Data

    Cette insuffisance est ressentie moins fortement par les managers du retail/e-commerce que par leurs confrères (67 % vs 73 %).

    Les 2 handicaps suivants sont constatés par les 2 groupes mais la crainte de ne pas pouvoir expliquer/ interpréter les résultats de l’IA est beaucoup plus marquée dans le retail/e-commerce (56 % vs 37 % tous secteurs). En revanche, le coût des solutions est, pour eux, un frein moindre (44 % vs 55 % tous secteurs).

    Les limites de l’IA ressenties moins fortement par les managers du retail/e-commerce

    On a vu que les managers du retail/e-commerce étaient plus technophiles que leurs homologues. Par conséquent, ils sont moins nombreux à déclarer que machine et IA sont moins performantes que l’humain pour :

    –          animer et créer de la cohésion dans les équipes (67 % vs 73 % pour les autres secteurs)

    –          être créatif (44 % vs 65 %)

    –          prendre des risques (seulement 22 % contre 55 % des managers des autres secteurs)

    En revanche, ils sont plus nombreux que l’ensemble des managers à estimer que machine et IA sont moins performantes pour prendre des décisions fiables (44 % vs 18 %) et favoriser l’intelligence collective (44 % vs 35 % pour les autres secteurs).

    Le manager du retail/e-commerce de demain : un manager augmenté ?

    Des managers du retail/e-commerce moins familiers avec la notion de manager augmenté (33 % vs 46 % de leurs homologues)

    L’IA : 1ère caractéristique du manager augmenté pour 29 % des managers du retail/e-commerce (vs 23 % tous secteurs confondus)

    Viennent ensuite :

    –          la capacité de faire le tri face à l’infobésité (21 % ex-aequo)

    –          la faculté de percevoir les signaux faibles (14 %) alors que leurs homologues optent pour le fait de travailler de façon collaborative (14 %)

    Être formés à la stratégie digitale afin de créer de la valeur grâce à la data : 1ère attente des managers du retail/e-commerce pour devenir « augmentés »

    Les deux groupes ont les mêmes besoins afin de devenir un manager augmenté mais pas dans les mêmes proportions.

    Les managers du retail/e-commerce sont demandeurs :

    –          63 % : de formation à la stratégie digitale afin de créer de la valeur grâce à la data (63 % vs 43 % pour les autres secteurs)

    –          50 % : de coaching managérial pour développer certains softskills – créativité, prise de risques…- (vs 49 % tous secteurs).

    Mieux équipés en solutions technologiques, ils sont demandeurs de formation aux nouvelles technologie/ IA… mais dans une moindre mesure que leurs homologues qui citent ce besoin en premier (38 % vs 57 % pour les autres secteurs d’activité).

    Des managers du retail/e-commerce convaincus que le management sera de plus en plus humain mais en plus faible proportion que leurs homologues des autres secteurs

    La vision d’un management de plus en plus humain à l’avenir est un peu moins forte dans le retail/e-commerce (67 % vs 74 % pour leurs homologues). En conséquence, ils sont légèrement plus nombreux à estimer qu’il sera plus technologique (22 % vs 20 %) et quasiment deux fois plus qu’il sera plus vertical (11 % vs 6 % tous secteurs confondus).

     

  • Quand les leaders de l’économie innovante, étudiants et dirigeants se rencontrent pour réfléchir aux tendances de demain ….

    Six tendances à suivre pour le monde de demain 

    Face aux crises peut-on encore se projeter ?
    Quelle sera la place de l’humain dans le futur ?
    Comment les innovations technologiques vont-elles impacter notre vie?

    Pour y répondre, KPMG Innovation Lab, a réuni les parties prenantes du monde de demain – leaders de l’économie innovante, acteurs du changement, dirigeants et décideurs, étudiants, experts de KPMG France – pour élaborer son « Book de tendances ».

    Rencontre avec Albane Liger-Belair, Directrice associée Innovation chez KPMG pour décrypter
    les 6 tendances

    Annie Lichtner : face aux crises sanitaire, économique, géopolitique, … KPMG propose une prospective pour le monde de demain.
    Pourquoi un Cabinet d’Audit et de Conseil se lance-t-il dans une telle approche d’identification des tendances à court et long terme ?

    Albane Liger- Belair : Le rôle de l’Innovation Lab que je dirige est d’accompagner les organisations dans leurs enjeux de transformation et d’innovation. L’idée à travers ce book de Tendances est donc de prendre suffisamment de hauteur pour répondre aux défis actuels et futurs ou d’ouvrir des pistes, vers un monde de transferts positifs où s’articulent harmonieusement l’humain, la tech et l’environnement.

    Annie Lichtner : pour y parvenir, quelle méthodologie avez-vous employée ?

    Albane Liger- Belair : C’est le fruit d’un travail collectif. Entre mars et mai 2022, nous avons organisé 3 ateliers d’une vingtaine de participants chacun :
    Le 1eratelier, a réuni un collectif de personnalités inspirantes, artistes, designers, chercheurs et entrepreneurs afin de recueillir leur vision macro des tendances à venir ;
    Le 2ème atelier regroupait des étudiants de différentes formations, incarnant la nouvelle génération. Ils ont été amenés à se projeter et à formuler leurs aspirations et idées pour demain.
    Enfin, le 3ème atelier était consacré aux décideurs. Des dirigeants d’entreprise et des collaborateurs KPMG reconnus dans leur domaine d’expertise ont été encouragés à penser les modèles d’organisation de demain.

    Ces ateliers ont été complétés par une dizaine d’interviews qui ont permis d’enrichir les tendances identifiées par des regards experts et points de vue.

    Annie Lichtner : Il émerge 6 grandes tendances que nous allons analyser.
    Tendance 1 « L’humain au cœur »: ne pensez-vous pas que c’est un paradoxe de remettre l’humain au cœur des interactions, face à la promesse d’un monde de plus en plus en virtuel ?

    Albane Liger- Belair : C’est au contraire fondamental. Avant, lorsque nous parlions d’innovations, elles étaient forcément technologiques. Aujourd’hui, on essaie de comprendre l’impact de l’innovation sur l’humain. Il s’agit avant tout de remettre la technologie à sa place, et de se poser en partant des aspirations et des besoins humains. L’entreprise doit se réinventer, pour répondre aux exigences de plus en plus fortes des collaborateurs en quête de sens et d’impact positif.

    Annie Lichtner :
    Tendance 2 « Economies du lien » : qu’entendez-vous par là ?

    Albane Liger- Belair : L’économie du lien s’appuie sur des écosystèmes étendus de partenaires où la création de valeur se construit aussi hors des frontières de l’entreprise. Le lien avec l’extérieur est indispensable.

    Annie Lichtner :
    Tendance 3 « Plus de moins » :
    à mesure que les signaux d’alerte sociaux et environnementaux se multiplient, nos modes de développement apparaissent de plus en plus incompatibles avec un avenir positif et durable. Il s’agit donc de penser à de nouveaux modèles dont celui de l’économie de sobriété.
    Pourquoi ce sujet suscite-t-il un regain d’intérêt?

    Albane Liger- Belair : Depuis quelques mois nous entrons dans un monde de pénurie, de rationalisation des chaînes de production et sommes challengés sur des modèles de performance de moins en moins pérennes, la sobriété s’impose comme un nouveau champ de création de valeur durable, reposant sur de nouvelles valeurs et une quête de sens.

    Annie Lichtner :
    Tendance 4 « Bio-continuum »
    . Un nouveau paradigme émerge visant à restaurer et établir une nouvelle relation avec nos écosystèmes. comment cela se traduit-il ?

    Albane Liger- Belair : L’année 2023 va voir s’opérer un changement radical des modèles d’innovation. Ils devront s’inscrire dans des approches symbiotiques nouvelles, et une prise en compte plus globale des impacts écologiques.
    Demain l’inspiration viendra du vivant et de la régénération de l’environnement.

    Annie Lichtner
    Tendance 5 « ADN Tech »
    la data est au coeur de la personnalisation, ce n’est pas un phénomène nouveau. Pour vous, l’ADN Tech fait appel à l’ultra personnalisation qu’est-ce que cela apporte de plus ?

    Albane Liger- Belair : En effet, les données massives partagées vont permettre de l’ultra personnalisation. Les défis de la tech ouvrent la voie à l’exploration de nouvelles raisons d’être pour faire évoluer nos quotidiens. L’apprentissage automatique, l’IA ainsi que les traitements des données, vont améliorer notre expérience client.

    Annie Lichtner
    Tendance 6 « Multicrise »
    Face à la multiplication des tensions actuelles, comment les organisations peuvent-elles anticiper pour rester compétitives ?

    Albane Liger- Belair : L’accumulation des crises met en tension les modèles traditionnels des entreprises. La capacité des organisations à résister et à anticiper devient un facteur de compétitivité majeur. Les modèles de création de valeur se réinventent, autour par exemple de KPIs extra financiers et de pactes d’actionnaires, pour s’inscrire dans des logiques de durabilité.

    Annie Lichtner : Pour terminer, dans ce book de Tendances vous évoquez aussi les zones à rêver pour un futur souhaitable. Est-ce une façon de rester positif malgré le contexte ?

    Albane Liger- Belair : Oui d’une certaine manière, cela permet de se projeter surtout dans un futur souhaitable.
    Nous avons imaginé ors des ateliers d’exploration de nouvelles raisons d’être, mais aussi la définition d’une nouvelle prospérité via l’économie des transferts positifs. C’est le cas de la place du vivant ou encore la combinaison des technologies et de l’humain pour bâtir une nouvelle société.

    Annie Lichtner : pour conclure, quel message souhaitez-vous faire passer ? 

    Albane Liger-Belair : Après une période très focalisée sur la technologie, nous sommes en train de redonner du sens en partant des aspirations et des besoins humains et c’est une bonne nouvelle.
    Plus largement, ces tendances mettent en lumière la nécessaire transformation de notre économie pour une prospérité durable et positive.

    Pour télécharger le Book de tendances 2023,c’estICI :
    L‘Économie des Transferts Positifs – KPMG France (home.kpmg)

     

  • Cloud, environnement, sécurité, recrutement…comment s’adapter à un environnement complexe

    AWS en France : s’adapter à un environnement complexe

    Cloud, environnement, sécurité, recrutement…
    Au travers d’une étude sur son impact économique en France, AWS fait le point sur sa contribution sur le territoire depuis 2017.
    Quel est l’impact du cloud pour les entreprises françaises ?
    Quel est l’impact des investissements réalisés dans l’hexagone ?
    Quel est l’impact d’AWS pour réduire son bilan carbone ?
    Réponses avec Julien Groues, Géneral Manager France & Italie d’AWS
    Propos recueillis par Fabrice Frossard, journaliste spécialisé en innovations et IT

     Impact du cloud

    Fabrice Frossard : Depuis deux décennies, le cloud est un moteur d’innovation et vient bénéficier au secteur de la technologie comme à l’économie. De l’informatique dite « on premise », ou hébergée au sein de l’entreprise, ces dernières basculent progressivement tout ou partie de leur système d’information vers des infrastructures distantes.
    Selon la Commission européenne, 22 % des entreprises françaises ont adopté le cloud. Comment analysez-vous cette proportion ?

    Julien Groues : La crise du de la Covid a accéléré l’adoption du cloud en démontrant l’importance majeure des technologies cloud pour permettre aux organisations d’adapter leurs coûts informatiques à une hausse ou une baisse soudaine d’activité, tout comme elle leur a permis de lancer de nouvelles offres rapidement.
    Les freins à l’adoption du cloud, qui pouvaient être par exemple une méconnaissance des mécanismes de sécurité de cette technologie, se lèvent progressivement. D’autant qu’aujourd’hui, il est possible de concilier sécurisation des données, innovation, réduction des coûts, et réduction de son empreinte carbone.

    Fabrice Frossard : vous évoquiez la sécurité comme pilier de développement, sur ce point la demande doit être exponentielle ?

    Julien Groues : Une étude de Public First sur l’impact d’AWS en France en 2021 révèle que 90 % des utilisateurs d’AWS sont convaincus que le cloud aide à sauvegarder et préserver les données. La sécurité est la priorité chez AWS, car nous sommes dans un business de confiance.

    Fabrice Frossard : Comment construisez-vous cette confiance ?

    Julien Groues : Sur un modèle de responsabilité partagée : nous garantissons la sécurité des infrastructures et le client la sécurité de ses applications. Si le client met une clé d’accès sur le web, nous avons des outils pour le détecter, mais c’est de sa responsabilité. Nous les accompagnons évidemment pour les aider à sécuriser leurs applications.

    Fabrice Frossard : quelles sont les entreprises qui ont choisi de travailler avec vous ?

    Julien Groues : Nous travaillons avec tout le spectre des organisations privées ou publiques, du grand compte au développeur en passant par les ETI et dans tous les domaines. Aujourd’hui, 80 % des entreprises du CAC 40 et 70 % des licornes françaises travaillent avec nous. Avec nos partenaires, nous accompagnons les entreprises tout au long de leurs migration vers le cloud.

    Fabrice Frossard : Sur l’accompagnement, avez-vous une demande récurrente ?

    Julien Groues : Cela varie. Certaines entreprises n’ont plus de datacenter et ont déjà réalisé leur transformation, mais elles souhaitent être accompagnées dans la transformation de leur business et utiliser l’IA pour prendre des décisions. Il y a aussi les PME et les ETI qui souhaitent réduire leurs coûts informatiques, être sécurisées, se développer à l’international et notre rôle est de les y aider en leur faisant oublier la technologie. Nous sommes encore aux prémices de la transition numérique : il y a moins de 10 % de l’informatique qui est dans le cloud.

    Impact sur le respect de l’environnement

    Fabrice Frossard : côté environnement, l’objectif d’AWS est significatif : 3 600 tonnes de CO2 en moins grâce aux investissements en infrastructures écoénergétiques.
    Quelle est votre feuille de route pour atteindre cet objectif ?

    Julien Groues :  Amazon sera neutre en carbone en 2040 et AWS approvisionné à 100 % par les énergies renouvelables d’ici 2025. Nous avons cinq ans d’avance sur cette trajectoire entérinée par l’initiative The Climate Pledge. Nous devons aussi réduire en parallèle notre consommation et celle de nos clients, car l’énergie la plus verte c’est celle que l’on ne va pas consommer. On réduit le coût pour nos clients et on réduit notre impact sur la planète, c’est vertueux.

    Fabrice Frossard : outre la conception des datacenters, quels sont les autres leviers pour réduire la consommation énergétique ?

    Julien Groues : nous avons une expertise dans l’architecture et la conception des équipements à l’intérieur des datacenters jusqu’au niveau du processeur.
    Le processeur Graviton3 est un exemple de la façon dont AWS construit du matériel informatique dans une perspective de durabilité. Les instances Amazon Elastic Compute Cloud Amazon (EC2) basées sur Graviton3 utilisent jusqu’à 60 % d’énergie en moins pour les mêmes performances que les instances Amazon EC2 comparables. En raison des besoins croissants mondiaux en infrastructures informatiques et autres infrastructures réseaux, il est essentiel d’innover en permanence au niveau des microprocesseurs pour pouvoir alimenter durablement les charges de travail de demain.

    Fabrice Frossard : avec les techniques de développement agile, n’y a-t-il pas une tendance à une inflation applicative et la consommation énergétique afférente ?

    Julien Groues : notre objectif est d’aider nos clients de manière durable et frugale à développer des applications peu consommatrice en ressources : une application bien développée avec quelques lignes de code, déployée sur du serverless consommera beaucoup moins qu’une application mal conçue fonctionnant 24 h/24 sur une machine virtuelle.

    Fabrice Frossard : outre l’infrastructure et la couche applicative, quelles sont les autres initiatives pour réduire le bilan carbone ?

    Julien Groues : grâce à l’IA et à la data, nous analysons l’empreinte carbone liées aux usines, aux transports et à la supply-chain. Nos clients peuvent ainsi jouer sur les 4 tableaux : la fourniture d’énergie renouvelable, l’efficacité de nos infrastructures, l’accompagnement dans le développement d’applications optimisées et l’utilisation du Big data et de l’intelligence artificielle pour réduire la consommation chez nous.

    Impact sur l’économie française

    Fabrice Frossard : Quelle est la contribution d’AWS sur l’économie française ? Pouvez-vous faire un point et partager des indicateurs ?

    Julien Groues : La demande croissante de technologies cloud en France a donné lieu au lancement de la Région AWS Europe (Paris) en décembre 2017, parallèlement à un plan sur 15 ans visant à étendre les infrastructures et les activités connexes entre 2017-2031. Depuis 2017, entre la maintenance et l’exploitation nous avons déjà investi 700 millions d’euros, et, sur les 9 années qui viennent, nous allons encore investir 5,3 milliards d’euros en France, soit 6 milliards d’euros au total.

    Cette présence en France séduit de nombreux clients à l’instar de the The Fork, Schneider Electric, Quonto, Société Générale, entre autres pour des raisons de latence, mais aussi des entreprises étrangères a l’instar d’Epic Game, éditeur de Fortnite, qui souhaitent avoir des services proches de leurs clients.

    Fabrice Frossard : comment avez-vous mesuré les impacts de ces investissements sur l’économie française ?

    Julien Groues : Sur 15 ans, ce sera 1,8 Mds d’euros apportés au PIB français par les entreprises qui utilisent nos services et nos activités.

    En 2020, selon une étude Public First, les entreprises françaises avaient généré 1,6 milliard d’euros de croissance économique en augmentant leurs revenus et réduisant leurs coûts. Pour la comparaison, si en 2020 La France avait eu le même taux d’utilisation du cloud AWS que l’Angleterre, ce ne serait pas 1,6 milliard de valeur générées, mais 16 milliards.

    C’est pour cela que nous investissons fortement en France, pour accélérer la transformation numérique et créer de la valeur pour les entreprises.

    Impact sur le recrutement et la formation

    Fabrice Frossard : autre sujet : celui de la pénurie de compétences. Comment abordez-vous cette problématique ?

    Julien Groues : effectivement, le frein le plus important à l’accélération numérique est le manque de talents et de compétences. Dans le rapport « Débloquer le potentiel numérique de l’Europe », AWS et Public First ont pu constater qu’en France, seuls 59 % de la population française devraient avoir des compétences numériques de base d’ici à 2030. En réponse, AWS investit pour former 29 millions de personnes dans le monde d’ici à 2025. Nous offrons une variété de programmes éducatifs, de formation et de certification en ligne, en classe et en entreprise pour aider la main-d’œuvre française à développer des compétences numériques et à adopter les technologies du cloud. Depuis 2017, nous avons soutenu la transformation numérique de la France en formant plus de 100 000 personnes dans le pays à des compétences cloud telles que le développement, l’architecture, les données et l’analytique, la sécurité, l’apprentissage automatique et plus encore.

    Fabrice Frossard : outre les formations initiales, comment accompagnez-vous les entreprises pour assurer une montée en compétence de leurs équipes ?

    Julien Groues : Nous avons mis en place des programmes d’accompagnement pour nos clients. Par exemple, la possibilité d’analyser les compétences en interne et celles dont ils pourraient avoir besoin. Nous les accompagnons ensuite et ce jusqu’à plusieurs milliers de personnes simultanément. C’est par exemple le cas de Nexity, avec qui nous avons travaillé en partenariat sur la Cloud First Academy, un plan de formation ayant pour but d’identifier le niveau de maîtrise du cloud des collaborateurs afin d’orienter au mieux les efforts de formation.

    Beaucoup pensent que cette transformation est plus compliquée que ce qu’elle n’est réellement. C’est finalement assez simple de se former aux nouvelles approches des technologies du cloud.

    Fabrice Frossard : l’IT est un vrai vivier d’emplois, avez-vous des actions vers des personnes qui souhaitent se reconvertir pour ré-orienter leur carrière ?

    Julien Groues : Absolument, nous avons d’ailleurs un programme qui me tient à cœur : AWS Re/start. Son ambition ? aider les personnes éloignées de l’emploi à retrouver un emploi. Nous les formons pendant trois mois aux technologies du cloud avec un premier niveau de certification, ensuite un second et nous les aidons à trouver un emploi chez nos partenaires.

    Fabrice Frossard : Pour conclure sur la formation, que conseilleriez-vous à un étudiant qui souhaite se tourner vers l’informatique ?

    Julien Groues : Plus qu’une spécialisation, l’important est l’état d’esprit. Il faut rester ouvert !
    II est très important de se concentrer sur le traitement de la data, de l’IA, de la robotique. La sécurité, l’optimisation financière sont aussi des sujets majeurs. Il y a des principes importants à prendre en compte pour optimiser l’utilisation du cloud. Tous les sujets sont porteurs, et chacun peut choisir en fonction de son appétence.

    Fabrice Frossard : d’autant plus que tous les métiers tendent à s’irriguer de technologie, vous confirmez ?

    Julien Groues : Tout à fait, tous les métiers de l’entreprise deviennent des métiers tech aujourd’hui. Pensez au marketing, aux commerciaux, ils ont besoin d’analyser la data, de comprendre les chiffres. Aujourd’hui la question que se posent les entreprises est : comment devenir une société technologique ? Je suis une société de tech qui vend de l’énergie, qui vend des voitures etc. Tout le monde se transforme et c’est une opportunité fantastique. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour être dans la tech.

    Pour télécharger l’ Étude de l’impact économique d’AWS cliquez ici

    MyDigitalWeek en partenariat avec AWS France