Catégorie : IT

  • Cybersécurité: dépasser le stade du simple « faites attention à ce sur quoi vous cliquez » 

    Quelles leçons tirer du mois de la sensibilisation à la cybersécurité ?


    Selon Acronis, spécialiste de la cybersécurité

    C’est une question qui mérite d’être posée, d’autant qu’octobre en tant que Mois de la sensibilisation à la cybersécurité en est à sa deuxième décennie. À une époque où les cybercriminels intensifient sans cesse leurs attaques, l’utilisateur averti reste le meilleur rempart. Mais savoir et agir sont deux choses différentes. Si certains indicateurs montrent que les utilisateurs sont plus conscients des bonnes pratiques de cybersécurité, d’autres, appartenant à des catégories surprenantes, ne se soucient pas suffisamment de les suivre.

    La sensibilisation à la cybersécurité dépassera-t-elle un jour le stade du simple « faites attention à ce sur quoi vous cliquez » ? Que peuvent faire les entreprises pour améliorer les comportements de leurs collaborateurs en matière de cybersécurité ? Les réponses vont au-delà de la simple sensibilisation.

    Quelle efficacité de la sensibilisation à la cybersécurité ne manquent pas

    Dans un article publié en octobre 2023, Cybersecurity Tribe a cité un CISO anonyme qui résume la valeur discutable du Mois de la sensibilisation à la cybersécurité : « Nous commettons toujours les mêmes erreurs stupides qu’il y a 20 ans. »

    Mais est-ce vraiment le cas ? Il semble que les quelques mois de sensibilisation à la cybersécurité organisés au début des années 2020 aient porté leurs fruits. Un indicateur global montre des progrès positifs : le pourcentage de violations de données impliquant un « élément humain » —  le plus souvent, un utilisateur qui clique sur un lien malveillant. En 2022, le rapport Verizon Data Breach Investigations Report a révélé que l’élément humain était impliqué dans 82 % des violations dans le monde. En 2023, le chiffre était de 74 %. Dans le rapport de 2024, ce chiffre est tombé à 68 %.

    Tout cela est encourageant, n’est-ce pas ? Comme l’a suggéré le CISO anonyme, la sensibilisation à la cybersécurité, ou plus précisément à la modification des comportements, a encore du chemin à faire.

    Prenons par exemple l’authentification multifacteur (MFA), un moyen de lutte contre les cyberattaques relativement simple, mais généralement efficace. En 2022, une étude du Cyber Readiness Institute a révélé que 54 % des MSP n’avaient pas implémenté l’authentification multifacteur. Ce chiffre a peut-être diminué en quelques mois de sensibilisation à la cybersécurité.

    Ensuite, les mots de passe demeurent un domaine de la cybersécurité que de nombreux utilisateurs ne parviennent pas à gérer. Le premier d’une liste de six erreurs à éviter en matière de cybersécurité publiée par Google est « Utiliser le même mot de passe partout ».

    Mais que font la plupart des utilisateurs ? Selon Security.org, environ une personne sur cinq utilise quelques mêmes mots de passe pour tous ses comptes, et près de 30 % utilisent le mot de passe de leur gestionnaire de mots de passe pour d’autres comptes (ce qui est une mauvaise pratique). Ce chiffre de 30 % pour 2023 est en hausse par rapport à 19 % en 2021. En outre, un quart des utilisateurs conservent leurs mots de passe dans des notes (non sécurisées) sur leurs ordinateurs ou terminaux mobiles. Cet indicateur est resté stable entre 2022 et 2023.

    La différence entre la formation et la culture de la cybersécurité

    L’un des objectifs de la formation à la sécurité est de mettre un terme à ces mauvaises habitudes. Et cela aide indéniablement. Mais la formation en elle-même n’est pas le problème. C’est ce que les utilisateurs choisissent ou non de faire avec.

    Par exemple, la National Cybersecurity Alliance a constaté que les utilisateurs ayant suivi le plus de formations en matière de sécurité avaient généralement les comportements en ligne les plus dangereux et étaient les plus exposés aux cyberattaques. Voici un extrait assez accablant des conclusions de l’étude menée par l’Alliance dans six pays (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne, France et Nouvelle-Zélande) :

    « De manière étonnante, 43 % des membres de la génération Z et 36 % des millennials ont déclaré avoir été victimes de cyberattaques, soit un pourcentage bien plus élevé que pour les personnes du groupe des silencieux (20 %) et des baby-boomers (15 %) qui n’ont pas suivi de formation à la cybersécurité. Dans le même temps, ces « natifs du numérique » sont deux fois plus nombreux à ne pas reconnaître l’importance de la sécurité. Cela se reflète dans leurs habitudes en ligne, puisque la moitié des membres de la génération Z et 41 % des millennials admettent utiliser des informations personnelles (noms de famille, dates et lieux, par exemple) lorsqu’ils créent des mots de passe. »

    De nombreux utilisateurs, notamment les plus jeunes, qui devraient pourtant savoir comment se protéger, ne prennent pas la peine de suivre les bonnes pratiques de cybersécurité. Il est peut-être révélateur que 39 % des sondés par l’Alliance ont déclaré être frustrés par le processus de sécurisation de leurs activités en ligne, et 37 % le trouvent intimidant.

    Créer une culture de la cybersécurité

    Il n’est pas un secret que l’adoption de bonnes pratiques de cybersécurité est une corvée pour nombre d’utilisateurs. L’authentification multifacteur ajoute une étape supplémentaire pour l’accès à des informations critiques. Pourtant chaque e-mail est une mine électronique potentielle et doit être traité comme tel. Même les méthodes de communication autrefois fiables, telles que le téléphone ou la visioconférence, peuvent être utilisées pour diffuser des deepfakes. Cela suffit à décourager de nombreux utilisateurs qui finissent par renoncer à protéger leurs données.

    Cela n’est bien sûr pas une option ni pour eux, ni pour leur entreprise. Il est essentiel de pratiquer une bonne hygiène informatique, et les collaborateurs doivent en être conscients. La formation est utile et nécessaire, mais elle ne doit pas se suffire à elle seule. Après tout, les participants tendent à terminer leur formation le plus rapidement possible, quel que soit le sujet.

    Les employeurs doivent créer une culture de la cybersécurité qui inclut, mais ne se limite pas à, la formation à la sécurité.

    Voici quelques pratiques de base qui peuvent aider les entreprises :

    Expliquer aux collaborateurs les conséquences réelles d’une cyberattaque

    Les chiffres effrayants et les récits de cyberattaques d’envergure finissent par lasser les utilisateurs. Les dirigeants d’entreprise et les responsables informatiques doivent informer les collaborateurs que la cybersécurité est l’affaire de tous et que les cyberattaques peuvent causer des dommages suffisamment importants pour réduire, voire supprimer, des emplois et des salaires.

    Il ne s’agit pas de menacer de licencier les collaborateurs victimes d’attaques. Il s’agit de faire comprendre à chacun qu’une cyberattaque peut paralyser une entreprise entière, parfois de manière irréversible. C’est ainsi leur emploi qui est menacé tous les jours. Dans ce cas, l’authentification multifacteur ou la création d’un mot de passe unique ne semblent pas être une tâche si fastidieuse.

    Parler ouvertement de cybersécurité tous les jours

    Personne n’a envie de jouer les mouchards pour dénoncer les collaborateurs qui ne verrouillent pas l’accès à leur ordinateur portable avant de quitter le bureau. Ce n’est d’ailleurs pas le sujet. L’idée est de faire de la cybersécurité un sujet de conversation quotidienne, y compris lors des réunions d’équipe, des entretiens individuels avec les managers et même des réunions d’entreprise.

    Sans vouloir faire la morale à vos collaborateurs pour qu’ils adoptent de bonnes pratiques en matière de cybersécurité,  rappelez-leur l’importance cruciale de la cybersécurité et le rôle que vous jouez tous pour rester en sécurité en ligne. C’est un exercice d’équipe comme il en existe tant dans le monde professionnel, et tout le monde doit y participer pour le bien du groupe. Présentez la cybersécurité comme une pratique positive plutôt que comme un frein ou un obstacle. Répondez aux questions. Encouragez la curiosité et les retours d’expérience.

    Montrer l’exemple

    Personne ne doit connaître votre mot de passe, bien entendu. Cependant, les dirigeants d’entreprise et les responsables informatiques peuvent toujours adopter de bonnes pratiques d’hygiène de la cybersécurité en public. Utilisez l’authentification multifacteur dans les réunions, lorsque cela est possible. Envoyez des avertissements concernant les e-mails suspects dès que vous les recevez (mais ne les transférez pas, bien entendu). Fournissez un gestionnaire de mots de passe aux utilisateurs et formez-les à l’utiliser.

    Il est essentiel de montrer que la cybersécurité n’est pas uniquement une question de responsabilité du service informatique, mais bien une responsabilité partagée par tous, du PDG aux stagiaires d’été. Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour faire connaître votre propre engagement en faveur de la cybersécurité et pour encourager les autres à en faire autant. L’idée n’est pas de mettre en place un État policier, mais de favoriser un sentiment d’appartenance et de travail d’équipe.

    Adopter la technologie adaptée

    Malgré tous vos efforts et ceux de vos collaborateurs, les risques ne disparaîtront pas. Les cybercriminels perfectionnent en permanence leurs techniques, avec l’aide de l’intelligence artificielle, et multiplient les attaques.

    Proposez des formations de sensibilisation à la cybersécurité. Il ne s’agit pas d’une solution miracle pour maintenir une culture de la cybersécurité, mais d’une obligation nécessaire pour toute organisation qui souhaite renforcer ses défenses. Utilisée à bon escient, c’est une base solide pour bâtir une culture de la cybersécurité.

    La formation de sensibilisation à la sécurité n’est pas difficile à implémenter. Vous pouvez même utiliser un logiciel pour automatiser et planifier les sessions de formation. Vous pouvez également vous en servir pour rappeler régulièrement aux collaborateurs les bonnes pratiques de cybersécurité. La clé est de considérer la formation comme un élément central d’une culture de la sécurité plus large.

    Le Mois de la sensibilisation à la cybersécurité est encore en phase de développement et en attente de résultats mesurables. Mais les tendances mondiales n’ont pas de réelle importance pour votre entreprise. Ce qui importe, c’est le comportement de vos collaborateurs en ligne, et vous pouvez faire beaucoup pour les orienter dans la bonne direction.

     

  • Pourquoi l’éthique de l’IA est un enjeu majeur?

    L’IA et la conformité IT : un duo indispensable pour une entreprise innovante

    Selon Antony Derbes, Président d’Open Lake Technology,

    Dans un monde de plus en plus dominé par les données, la gestion de l’information est devenue une priorité absolue pour les entreprises. L’intelligence artificielle (IA) s’est imposée comme un levier incontournable pour exploiter ces données à grande échelle.

    Cependant, alors que l’IA ouvre des horizons sans précédent, elle apporte également son lot de défis, notamment en matière de conformité IT.

    L’IA : une révolution aux implications juridiques

     L’IA transforme la manière dont les entreprises fonctionnent, en optimisant les processus, en augmentant la productivité et en ouvrant la voie à l’innovation. Toutefois, cette technologie soulève des questions fondamentales en termes de protection des données, d’éthique et de respect des réglementations en vigueur.

    Avec l’avènement de la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD) en Europe et d’autres réglementations similaires à travers le monde, les entreprises sont sous pression pour garantir que l’utilisation de l’IA respecte scrupuleusement les normes de conformité. Une simple faille dans ce domaine peut non seulement ternir la réputation d’une entreprise mais aussi entraîner des sanctions financières sévères.

    L’importance d’une approche proactive

     La conformité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité de renforcer la confiance des clients et des partenaires. Pour y parvenir, les entreprises doivent adopter une approche proactive en matière de conformité IT. Cela implique une compréhension profonde des lois et règlements applicables, ainsi qu’une intégration systématique des principes de conformité dès la conception des systèmes d’IA.

    Il est essentiel d’investir dans des solutions technologiques qui permettent non seulement d’automatiser les processus de conformité, mais aussi de les adapter en temps réel aux évolutions réglementaires. Une IA bien déployée peut jouer un rôle clé dans cette démarche, en surveillant en continu les flux de données, en détectant les anomalies, et en alertant les responsables en cas de non-conformité potentielle.

    Vers une IA éthique et responsable

     Au-delà de la conformité, l’éthique de l’IA est un enjeu majeur.
    Une IA déployée de manière responsable peut éviter les biais algorithmiques, respecter la vie privée des utilisateurs, et garantir l’équité dans les décisions automatisées. Les entreprises qui s’engagent dans cette voie ne se contentent pas de respecter les règles, elles contribuent activement à construire un environnement technologique plus juste et durable.

    Adopter une approche de confiance

    Faire de la conformité IT une pierre angulaire de sa mission est essentiel pour toute entreprise souhaitant innover de manière responsable. L’innovation technologique doit impérativement aller de pair avec une responsabilité accrue, en particulier lorsqu’il s’agit de déployer des solutions d’IA.
    Accompagner les organisations dans la mise en œuvre de solutions d’IA conformes et éthiques, tout en les aidant à naviguer dans un paysage réglementaire complexe et en constante évolution, est une démarche primordiale.

    Il est recommandé d’adopter une approche basée sur une expertise technique approfondie, combinée à une compréhension claire des enjeux légaux et éthiques propres à chaque secteur d’activité. Travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour créer des solutions sur mesure, qui répondent aux exigences actuelles tout en anticipant les défis futurs, constitue un gage de réussite.

    En conclusion, l’intelligence artificielle représente un atout considérable pour les entreprises modernes, mais son utilisation doit s’accompagner de prudence et de responsabilité. En intégrant la conformité IT au cœur de leur stratégie d’IA, les entreprises peuvent non seulement se protéger contre les risques juridiques, mais aussi se positionner en tant que leaders de l’innovation éthique. Une telle démarche permet de bâtir un avenir où l’IA et la conformité œuvrent de concert pour le succès et la durabilité de l’entreprise.

     

  • IA, IOT, robots autonomes… les technologies qui transforment l’industrie 4.0

    Comprendre les tendances clés qui transformeront l’industrie de demain 

    Source Robot-Magazine.fr 

    👉 Avec une densité de robots en constante augmentation, des pays comme la Corée du Sud se distinguent en tête avec une adoption massive, propulsant les secteurs de l’automobile, de l’électronique et de la métallurgie vers de nouveaux sommets.

    👉 Les investissements dans l’automatisation explosent, et les leaders mondiaux comme Fanuc, ABB et Yaskawa dominent le marché grâce à leurs innovations constantes et à leurs partenariats stratégiques.

    👉 Cette révolution technologique redéfinit les normes industrielles et positionne les entreprises à l’avant-garde de l’innovation et de la compétitivité.

    Découvrez comment ces technologies transforment le paysage industriel et ouvrent de nouvelles perspectives pour les entreprises du monde entier.

  • Ma petite entreprise ne craint pas la crise…

    Croissance, investissement, RSE, formations… les commerçants français restent optimistes contre vents et marées

    Baromètre Acsel « Croissance & Digital »

    Dans un contexte économique incertain, impacté par l’inflation et les crises successives, les commerçants français composent avec la situation et affichent un optimisme rassurant : près d’un quart d’entre eux (22%) tablent sur une croissance de +5% en 2024. 


    Ils envisagent de développer de nouvelles offres et de nouveaux services toujours plus éco-responsables (+6 pts en un an).
    Cette dynamique est massivement portée par le digital qui est perçu, par une très large majorité (62%), comme le moteur de leur activité. Formations, recrutements, ils ont multiplié les leviers pour conduire cette transformation digitale et disposent désormais des compétences numériques fortes. 28% des commerçants ont déjà même recours à l’IA générative pour améliorer leurs process, leur relation client ou trouver des relais de croissance.

    Croissance, investissement et RSE sont au rendez-vous malgré la crise

    L’optimisme est le mot clé de cette édition.
    Les commerçants gardent le cap, une très large majorité (86 %) estime que son chiffre d’affaires sera stable (48%) voire en croissance (38%) en 2024.
    Engagés dans une dynamique de développement, 64% continuent à investir dans le digital malgré la crise. Ils optent, par ailleurs, à 68% pour des offres éco-responsables (+6 pts), plus que jamais conscients de l’impact de leurs choix sur l’environnement et des attentes de leurs clients. Près d’un tiers d’entre eux (29%) se sont diversifiés avec des produits de seconde main.

    L’engagement envers la planète grimpe d’ailleurs à la 3ème place de leurs préoccupations en matière de croissance, cité par 57% des personnes interrogées (+7 points), juste derrière la marge et le chiffre d’affaires.

    Le digital : un large contributeur de croissance

    Depuis 2020, le digital est devenu un pilier plus important chaque année, de la stratégie de développement des marchands. 100% des commerces de plus de 20 salariés sont engagés dans une politique de transformation digitale.

    Perçu comme une opportunité par plus de la moitié des commerçants (53%), le digital est reconnu par 62% d’entre eux comme un contributeur du chiffre d’affaires, en hausse de 11 points par rapport à 2023.

    Le digital participe non seulement à leur visibilité, 78% (+6 pts) possèdent un site internet et 84% (+11 pts) une page pro sur les réseaux sociaux, mais également à leur activité, 13% des marchands réalisent plus de 25% (+5 pts) de leur chiffre d’affaires en ligne.

    Formations et recrutements en hausse pour soutenir la transformation digitale du commerce

    Le commerce ne cesse de se digitaliser et les commerçants en mesurent aujourd’hui les bénéfices.
    63% d’entre eux disposent, grâce à la formation, des compétences numériques nécessaires pour accompagner la montée en puissance des pratiques numériques.
    Pour parachever la digitalisation de leur activité, ils accélèrent le recrutement des profils spécifiques, 34% (+13 pts) d’entre ont recruté ou envisagent de le faire.
    Pour ce faire, ils se tournent vers les jeunes talents, au premier rang desquels les alternants apprentis (+5 pts) suivis des stagiaires (+17 pts) plus aptes à maîtriser les outils numériques et plus engagés dans la transformation digitale. En la matière, les entreprises de moins de 20 salariés se distinguent : 75% (+21 pts) se sont ou envisagent de se tourner vers les jeunes talents.

    Cette montée en compétence va, logiquement, de pair avec une baisse des besoins d’accompagnement, -7 points en un an. Les banques sont plus que jamais les partenaires privilégiés pour accompagner la transformation digitale (34% en hausse de +7 pts).

    Enfin, plus matures et mieux armés, les commerçants sont désormais plus à même de lutter face à la menace cyber, 79% (+7 pts) d’entre eux disposant d’outils et de solutions pour protéger leur activité et leurs collaborateurs.

    Une appétence pour le digital, qui amène les commerçants à mettre en pratique l’IA

    Loin d’être une technologique exotique que les commerçants observent de loin, l’Intelligence Artificielle est déjà au cœur de leurs réflexions : 63% d’entre eux estiment que c’est un facteur de gain de temps (+ 4pts) et 61% qu’elle permet d’améliorer la distribution (+7 pts).

    1/3 d’entre eux a d’ailleurs pris le sujet à bras le corps en faisant usage plus précisément de l’IA générative de façon régulière ou occasionnelle. Les grandes entreprises ont un recours encore plus important à l’IA générative (39%), principalement pour créer du contenu personnalisé (30%), améliorer leur efficacité opérationnelle (26%) ou gérer la relation client (10%). Toutefois 24% des marchands n’identifient pas encore l’impact significatif de cette technologie

  • Comment le Digital Market Act va rebattre les cartes du Search ? 

    Digital Market Act comment se préparer ? 

    Par Jimmy Barens, Senior Vice President Global Sales Engineering chez Yext

    Maintenant que les premières exigences du Digital Market Act sont entrées en vigueur, quelles entreprises sont concernées, quels sont les changements, comment se préparer ? Un état des lieux s’impose pour y voir plus clair.

    En quoi consiste le Digital Market Act ?

    Entré en vigueur le 6 mars 2024, le Digital Market Act (loi des marchés numériques) de l’Union européenne vise à réguler le pouvoir des grandes entreprises technologiques identifiées comme « gatekeepers » dont l’influence au sein de l’Union est considérable en raison de leur grand nombre d’utilisateurs et de leur puissance financière. Le but étant de prévenir les abus de pouvoir et d’offrir aux consommateurs plus de liberté de choix ainsi qu’une meilleure protection de leurs données.

    Les principales exigences du DMA consistent à interdire aux « gatekeepers » des pratiques visant à favoriser leurs propres produit et services, imposer l’interopérabilité avec les services concurrents, contraindre à des restrictions dans la collecte et l’utilisation des données personnelles et réguler les classements de recherche en évitant le favoritisme des « gatekeepers » pour leurs propres services. Ainsi, les utilisateurs d’Android peuvent plus facilement changer de moteur de recherche par défaut, Apple autorise d’autres magasins d’applications sur ses appareils, et Google affiche des pages de résultats de recherche avec des informations supplémentaires issues de sites tiers.

    Comprendre et anticiper les potentielles évolutions

    Face à ces nouveaux changements de paradigme, voici quatre conseils simples pour optimiser sa présence digitale.

    1- Enrichir et détailler les informations disponibles

    Pour améliorer la visibilité et favoriser l’interaction, l’enrichissement des fiches Google My Business est incontournable. En ajoutant des descriptifs, en répondant aux avis, en fournissant des détails sur les produits et en complétant la liste de services ; toutes ces informations structurées contribuent à un meilleur référencement local.

    2- Dépasser les mots-clés génériques

    Identifier de nouveaux mots-clés en observant les questions et les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux ou sur Google, ainsi que tout autre contenu produit par les utilisateurs. En s’inspirant de ces retours terrain, cela permet de créer des contenus personnalisés et plus engageants.

    3- Une expérience client plus cohérente

    Conformément au DMA, les marques doivent offrir le libre choix et un accès à une pluralité de sources. Pour garantir l’exactitude des informations partout sur le Web, y compris sur les réseaux sociaux, les marques doivent effectuer une analyse régulière et maintenir à jour leurs données afin de délivrer une expérience cohérente et conforme. Une telle expérience renforcera la confiance des consommateurs.

    4- Un pilotage des analytics

    Surveiller l’évolution des pages de résultats de recherche et les performances Analytics des sites Web permet de prendre les bonnes décisions grâce aux données. Réunir sur un même tableau de bord toutes les données Web et des réseaux sociaux, ou tout autre plateforme digitale, offre une vue d’ensemble pour mieux comprendre les changements et leurs mécanismes.

    Considérés comme « gatekeepers », Google, Facebook, Instagram et LinkedIn peuvent induire des changements dans la façon dont une fiche d’entreprise apparaît. Pour garantir la visibilité d’une marque, les données doivent être fiable sur tous les sites car avec les règles du DMA, les « gatekeepers » doivent afficher plus de sources dans leurs résultats de recherche. Ces évolutions réglementaires se traduisent donc par plus ou moins d’impressions.

    Qu’est-ce que cela change pour Google ?

    Pour se conformer au DMA, Google a procédé à des mises à jour donnant lieu à des changements dans l’affichage d’autres sources et limiter l’autoréférencement. Avec des carrousels enrichis d’ »unités d’agrégation » et des « chips de filtre », Google teste des pages de résultats de recherche permettant aux internautes de voir et de comparer plus facilement les résultats d’agrégation liés à d’autres sites.
    Ces unités appelées « sites de lieux » affichent par exemple les résultats d’autres « listings » avec leurs propres informations telles que leurs images, leurs avis, leurs notes et d’autres attributs. Il sera intéressant d’observer les évolutions de comportements, une fois que cette mise à jour sera entrée dans les habitudes.

    Il est possible que des marques ne remarquent aucune différence en termes de classement, de clics et d’engagement. Mais dans le cas de changements notables, cela signifierait que Google a une influence et que les entreprises devraient prendre en compte d’autres critères que ce même classement. C
    ertes, il est peu probable qu’un grand nombre d’internautes quittent Google en raison des changements imposés par le DMA mais avec le temps, différents sites et leurs fonctionnalités pourraient être plus appréciés. Il sera donc stratégique pour une marque d’être bien classée sur ces nouveaux espaces incontournables. Quoi qu’il en soit, ce n’est que le début et la légalisation européenne continuera à évoluer en fonction de l’application du DMA et des nouveaux usages.

  • Le management de la data : un enjeu normatif et économique pour les entreprises industrielles

    Quand rassembler une data éparpillée et hétérogène devient une obligation 

    Selon Lionnel Delaunay, Consultant Industrie / Excellence opérationnelle Enera Conseil Magic Software France

    Imposé par la directive européenne CSRD, le management des données environnementales est l’un des grands défis auquel les industries vont être confrontées.
    Une réelle opportunité pour elles de réaliser d’importantes économies.
     

    La question énergétique constitue l’un des grands défis globaux que les entreprises industrielles vont devoir relever dans les mois et les années à venir. De l’industrie au retail, sans oublier la logistique, c’est l’ensemble des processus des organisations qui est actuellement mis en demeure de muter, en lien avec les nouvelles normes et obligations de reporting ESG (environnementale, sociale et de gouvernance) initiées par la dynamique de décarbonation de la COP26 (CSRD, Corporate Sustainability Reporting Directive).
    Celles-ci obligent les organisations à s’engager dans le Data Management, c’est-à-dire à se réinventer fortement. 

    Directive CSRD : 50 000 entreprises impactées 

    Afin de bien comprendre le virage qui doit actuellement être pris par les entreprises, il convient de rappeler ce que sont ces normes issues de la CSRD.
    Technique, cette dernière émane de la Commission européenne et a été publiée le 16 décembre 2022 au Journal Officiel de l’UE. Soutenant le « Pacte vert », la CSRD se caractérise par une ambition de durabilité forte : la réduction d’au moins 55% des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2030, par rapport à 1990.
    Décidée lors de la COP26 de 2021, la démarche pose ainsi des objectifs de décarbonation et de pilotage énergétique qui touche 50 000 entreprises à l’échelle continentale. Cette obligation légale doit être adoptée par les organisations dès l’année 2024, et ce jusqu’à 2030. Elle comprend 12 reportings obligatoires, dont les plus importants concernent l’environnement et la partie sociale.

    Évaluer les actions « vertes » : la data comme indicateur

    Ces reportings sont loin d’être neutres pour les entreprises. Ils obligent ces dernières à engager une démarche profonde de Data Management.
    Au-delà du Big Data, l’enjeu consiste ici à être en capacité d’établir des rapports complets au sein desquels les données jouent un rôle central d’indicateurs et de preuves. Il s’agit par exemple d’identifier en les chiffrant les leviers de décarbonation de l’entreprise. Il convient également d’établir la liste exhaustive des actions clés engagées en faveur de cette transition.
    Il s’agit encore d’évaluer qualitativement et quantitativement les émissions générées lors des déplacements professionnels des collaborateurs, de comptabiliser les montants investis, de communiquer sur la dimension sociale de cette transition « verte » … Le défi est de taille, notamment parce qu’il oblige à rassembler des données issues de deux grandes catégories de technologies, l’IT (Information technology) et l’OT (Operational Technology).

    Être en capacité d’éliminer les silos de données de l’entreprise

    Dans un tel contexte, la capacité de l’entreprise à rassembler une data nécessairement éparpillée et hétérogène est une clé majeure, tout comme, celle qui consiste à la synthétiser. L’efficacité énergétique oblige désormais les acteurs économiques à « dé-siloter » leur vision ainsi que leurs pratiques effectives. Confrontées à des univers pluriels où les applications comme les logiciels sont très divers, les entreprises sont mises en demeure de rassembler au sein d’une même matrice des applications qui servent par exemple à évaluer les horaires des salariés, à les rémunérer (logiciels de paie), à calculer leurs frais kilométriques, à jauger de l’efficacité de la production, à établir les ordres de celle-ci, etc. Elles doivent être en capacité de dire : voici ce que je produis en globalité, voici ce que les collaborateurs génèrent en C02, voici quelle est ma production, qui sont mes sous-traitants et en quoi ceux-ci s’inscrivent également dans le Pacte Vert de la CSRD.

    Elles doivent encore actionner et réduire toutes les consommations qui entourent l’intégralité du processus de fabrication. Nous sommes bel et bien face à un défi majeur, celui d’une empreinte carbone globale et mesurée.

    Face à de tels enjeux, les industriels ne sont pas seuls. Des solutions technologiques existent afin de collecter l’intégralité des données de l’entreprise en les rassemblant par exemple dans un Data Lake, c’est-à-dire un « lac de données » qui contient des données de manière non structurée, sans hiérarchie. Cette technologie poussée permet de créer des workflows qui concilient toutes les données nécessaires (données RH, Production, data énergétique, taux de rendement global, taux de rendement économique, factures énergétiques…), et finalement rapprochent les univers de l’IT et de l’OT.

    Grâce à ce type technologie, la data est plus facilement collectée, agrégée, analysée et désormais filtrée, ce qui permet à l’organisation de satisfaire non seulement à la directive européenne, mais également d’orienter plus efficacement ses consommations et ainsi de pouvoir lutter contre les fluctuations actuelles des coûts de l’énergie.

    Et au-delà des obligations CSRD de l’Union Européenne, la bataille pour la synthétisation des données permet déjà à certaines entreprises de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20 à 30% dans certains secteurs industriels.

    Un argument pragmatique, de plus en plus connu par les équipes de direction, et qui les pousse de plus en plus à réinventer le management de leurs données.

  • Pourquoi le retail doit-il se transformer ?

    Transformation de l’infrastructure du retail : une évolution et une révolution

    Selon Henk Ijspeerd, directeur des ventes retail EMEA, chez Vertiv

    Dans le paysage du retail, l’appel à la transformation n’est pas seulement un mot à la mode, mais une nécessité stratégique.

    L’interaction complexe des comportements des consommateurs, stimulée par la poussée irrésistible de la révolution numérique et accentuée par des événements mondiaux tels que la pandémie COVID-19, met en évidence la nécessité d’une réévaluation profonde et complète de l’infrastructure informatique pour les acteurs du retail.

    Naviguer dans la révolution numérique

    Les principes du secteur de la vente au détail sont en train de changer, car les préférences des consommateurs continuent de s’orienter vers les plateformes numériques.

    L’impact de la pandémie a accéléré ce changement, poussant les retailers à s’adapter aux modèles en ligne pour répondre aux demandes des consommateurs bien plus rapidement que prévu.
    Toutefois, cette évolution reflète une tendance plus large du comportement des consommateurs qui résistera à l’épreuve du temps, car ces derniers apprécient la rapidité et la commodité des achats en ligne.

    La réussite des entreprises du secteur repose sur la cohérence entre les différents canaux. La frontière entre les expériences en ligne et en point de vente continue de s’estomper, ce qui nécessite une transition transparente entre les interactions virtuelles et physiques avec les marques.

    L’optimisation des systèmes, la rationalisation de la logistique et le maintien de niveaux de stocks cohérents sont autant d’éléments qui font partie intégrante de la garantie d’une expérience positive et cohérente pour le client.
    Les consommateurs ne se contentent plus d’un bon service à la clientèle, ils s’attendent à être comblés.

    Pour les détaillants, l’adaptation de l’infrastructure de vente au détail est marquée par des défis réglementaires, en particulier dans les régions confrontées à des enjeux énergétiques, comme l’Irlande et les Pays-Bas.
    La conformité avec les réglementations environnementales locales et internationales amplifie encore les complexités de ce processus.
    Les acteurs du retail doivent naviguer dans un paysage complexe de règles et de normes tout en s’efforçant de construire une infrastructure efficace et résiliente.

    Outre une fine compréhension du paysage réglementaire actuel, le succès des détaillants réside aussi en une forte capacité à se positionner vis-à-vis des dernières innovations technologiques. Cette double approche garantit non seulement la conformité, mais aussi une résilience, permettant aux retailers d’anticiper les changements réglementaires à venir.

    Pressions sur les infrastructures retail à l’ère numérique

    L’essor des transactions numériques et la dépendance croissante à l’égard de la technologie entraînent toute une série de considérations pour l’infrastructure du retail.
    Les exigences en matière de stockage, en particulier pour les grandes quantités de données telles que les images, associées aux complexités de l’offre d’expériences personnalisées aux clients, constituent un exercice d’équilibre délicat.
    Il est essentiel de parvenir à une normalisation, mais également de prévoir les besoins en infrastructure.

    Au-delà de la sphère numérique, les espaces physiques des entrepôts et des magasins posent également des défis spécifiques.
    La sécurité physique des entrepôts,
    les variations de température dans les différents magasins et les diverses conditions environnementales nécessitent des solutions d’infrastructure adaptables et résistantes.
    Il est essentiel de comprendre et d’anticiper les attentes des clients dans les années à venir pour concevoir une infrastructure durable.

    Face à la pression croissante exercée sur les réseaux énergétiques, les retailers jouent également un rôle crucial au-delà de la consommation – ils deviennent des contributeurs potentiels à la stabilité du réseau.
    La mise en œuvre de solutions d’alimentation sans interruption (ASI ou onduleurs) évolutives dotées de fonctions de soutien dynamique du réseau, l’intégration de sources d’énergie renouvelables telles que les panneaux solaires et les éoliennes, et le stockage stratégique de l’énergie dans des batteries vont au-delà des mesures de continuité de l’activité.

    En adoptant des pratiques énergétiques plus durables et en contribuant de manière responsable à la stabilité du réseau, les retailers renforcent non seulement leur propre infrastructure contre les perturbations, mais contribuent également à la résilience globale et à la réduction de l’empreinte carbone de l’infrastructure énergétique qui constitue le socle du [MP1]commerce moderne.
    Ce double impact souligne le rôle essentiel que jouent ces acteurs dans la construction d’un avenir plus durable.

    Le partenaire informatique, véritable boussole pour une résilience à long terme

    La planification stratégique à long terme est au cœur de la pérennisation des infrastructures de vente au détail.
    En ce sens, les fournisseurs de solutions d’infrastructures critiques jouent un rôle essentiel dans l’adaptation du retail à l’ère numérique.
    En plus d’être des fournisseurs de solutions, ils doivent également être des partenaires stratégiques qui s’engagent à assurer la disponibilité, la fiabilité et l’efficacité continues des éléments essentiels dans des environnements de vente en constante évolution. Les partenaires qui adoptent une approche globale – de l’innovation et de la conception à la fabrication et à l’assistance continue – offriront une expérience transparente et efficace tout au long du cycle de vie de l’infrastructure.

    Une collaboration étroite avec les retailers pour élaborer des stratégies sur mesure répondant à leurs besoins spécifiques, fera la différence, en particulier sur des sujets à haute valeur ajoutée telle que l’intelligence artificielle.
    Un partenaire possédant une expertise avérée dans le domaine de l’IA contribuera à placer stratégiquement les organisations à l’avant-garde de la révolution du retail, où l’IA commence déjà d’être embarquée dans les processus, comme pour la création de profils de données clients.

    La mise en place d’une infrastructure adéquate n’est pas un événement ponctuel, c’est un engagement durable. Il s’agit de créer une infrastructure informatique résiliente et adaptable, capable non seulement de résister aux perturbations, mais aussi de tirer parti des opportunités émergentes, en exploitant la puissance des partenaires de l’infrastructure numérique.
    Grâce à cet engagement permanent, les retailers peuvent se positionner non seulement comme des entités dans l’écosystème actuel du retail, mais aussi comme des architectes qui façonnent un avenir plus durable pour l’ensemble du secteur.
    En s’engageant dans cette évolution permanente, les retailers renforcent leur pertinence, en veillant à ce que leur infrastructure ne réponde pas seulement aux besoins actuels, mais anticipe également les tendances transformatrices qui façonneront le secteur de la vente au détail de demain.

     

  • Quand les cybercriminels s’emparent de l’IA….

    L’intelligence artificielle, source de nouvelles cybermenaces ?

    Par Thomas MANIERRE, Directeur EMEA Sud de BeyondTrust

    L’Intelligence artificielle (IA) est vraiment arrivée en force en 2023.
    L’IA générative, surtout, a marqué les esprits avec l’arrivée fracassante de ChatGPT dans la conscience collective, à la maison comme au bureau. L’acceptation globale de l’application de l’IA à tous types d’opérations, de la programmation à la comptabilité, promet de nombreux avantages et gains de productivité, mais change aussi la donne en termes d’exposition aux cybermenaces.

    L’explosion des menaces liées à l’IA

    Les développements de l’IA se poursuivront en 2024 et au cours des 5 prochaines années, mais les menaces liées à l’IA risquent bien aussi d’exploser rapidement selon trois critères :

    1 – Les cybercriminels s’emparent de l’IA

    De plus en plus, les cybercriminels humains vont se doter de capacités IA qui vont décupler leur force, leur portée d’action et leurs moyens techniques.

    Nous avons déjà constaté combien l’IA peut être utilisée pour générer des ransomwares et des malwares, sans que nous y voyions une cybermenace impossible à bloquer pour le moment. L’IA générative (des technologies comme ChatGPT) prépare ce qui va suivre : l’IA faible (Weak AI) ou étroite (Narrow AI), qui se concentre sur de petites tâches spécifiques. La Weak AI va prospérer en 2024 et conférer un avantage de taille aux cybercriminels pour découvrir des vulnérabilités et tromper les mécanismes de détection par exemple.

    L’IA forte (Strong AI) devrait évoluer rapidement également pour donner accès à une plus grande intelligence, davantage calquée sur l’intelligence humaine. On l’appelle également intelligence générale artificielle ou AGI (Artificial General Intelligence) ou encore super intelligence artificielle ou ASI (Artificial Super Intelligence). On pourrait envisager que des cybercriminels informatiques soient bientôt capables de perpétrer des cyberattaques de façon totalement autonome.

    L’IA forte permettra à un seul cybercriminel d’agir comme une armée. Non seulement les capacités techniques seront nettement supérieures à celles des pirates humains mais les gains de rapidité et d’échelle leur conféreront une longueur d’avance sur les concurrents humains pour capitaliser sur le marché noir.

    2 – De nouveaux vecteurs de menace basés sur l’IA

    L’IA va continuer d’améliorer les vecteurs d’attaque connus, comme le phishing, le vishing et le smishing. De nouveaux vecteurs d’attaque verront le jour en fonction de la qualité des résultats produits par l’IA générative.

    Il est certain que l’IA générative va changer le monde dans des proportions comparables à l’avènement du .com au début des années 2000. Pour certains, c’est tout aussi révolutionnaire que l’arrivée d’Internet.

    Les cybercriminels cherchent toujours à détourner les nouvelles technologies à leur profit. On en voit les prémices sous la forme d’articles à base de fake news dans de grands journaux, de faux casiers judiciaires et de faux courriers et annonces à l’en-tête d’organisations officielles. Bientôt, ce seront des vidéos, des audios, des publicités et même de faux récapitulatifs de faits ou des annonces de produits fictifs, et nous serons contraints de devoir distinguer le vrai du faux.

    3 – Nouvelles vulnérabilités créées par la programmation par l’IA

    Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’adoption accrue des assistants IA risque d’introduire davantage d’erreurs au cours du développement de logiciels, par la création de vulnérabilités de sécurité dans le code source.

    Des chercheurs de Stanford ont publié les conclusions d’une étude qui montre que les développeurs qui utilisent des assistants IA pour écrire du code sont davantage enclins que les autres à y introduire des vulnérabilités de sécurité.

    Au gré de l’adoption par les développeurs d’outils qui leur simplifient la vie et les font gagner en productivité, il est probable que le code source sera envoyé à des services cloud à la sécurité possiblement faillible avec à la clé des risques au sein du code source. L’usage intensif de ces outils introduira à terme et sans le vouloir des vulnérabilités créées par l’IA et des défauts de configurations dans les logiciels.

    Les modèles d’IA générative entraînés sur des échantillons de code en ligne qui comportent des erreurs vont faire que ce sont des erreurs machine plutôt que des erreurs humaines qui seront la cause des vulnérabilités logicielles.

    4- Les chaînes d’approvisionnement de l’IA dans le viseur

    Les états-nations vont devoir veiller aux risques d’introduction de points faibles dans les chaînes d’approvisionnement de l’IA ouvrant la voie à des exploitations futures.

    Les assistants de programmation IA peuvent notamment ajouter de subtiles vulnérabilités dans les données d’entraînement et même dans la documentation, soit par ciblage direct des assistants IA, soit par diffusion en ligne de désinformation dont l’assistant IA se nourrira. Finalement, ce sont les outils visant à accroître l’efficacité de codage qui vont injecter automatiquement des vulnérabilités dans le code.

    L’adoption croissante des technologies IA va progressivement amener les entreprises à confier des données confidentielles et sensibles aux services IA. Ces précieuses données vont faire de l’infrastructure IA une cible fort lucrative. Et ce type de risque va être difficile à gérer, surtout que les entreprises n’auront pas toujours le contrôle sur les outils IA que leurs salariés utilisent pour se faciliter le travail, comme pour automatiser la vérification orthographique et grammaticale d’une documentation interne ultra-sensible.

    5. Les évolution de l’IA seront difficiles à encadrer par une gouvernance unique

    Les champs de la gouvernance et de la conformité de l’IA vont assurément progresser rapidement dans les 5 ans.

    À mesure que les technologies à base d’IA et de machine learning (ML) vont s’étendre à toujours plus de systèmes, processus, produits et technologies, la volonté d’une régulation responsable de l’intelligence artificielle va s’imposer aux secteurs privé et public, contraignant les entreprises à se conformer.

    Les autorités de régulation voudront s’assurer que l’IA est créée et utilisée conformément à des règles éthiques et de protection de la vie privée. Au début, ces efforts de régulations seront possiblement très variables d’une région à une autre. Il faut s’attendre à ce que cette diversité de lois, règles et frameworks conditionne ce que l’IA pourra faire ou non dans telle région, tel secteur et tel pays.

     

     

     

     

  • #Linkedin – Quels sont les métiers à la plus forte croissance en France en 2024 ?

    Classement des métiers en forte croissance en France 

    Pour la quatrième année consécutive, LinkedIn dévoile son classement annuel des 25 métiers qui ont connu la plus forte croissance en France ces cinq dernières années  sur la plateforme. Ces données permettent de comprendre l’évolution actuelle du marché du travail et mettent en lumière des professions en plein essor, qui ont connu des taux de croissance de plus de 20% ces cinq dernières années parmi les intitulés de poste des membres français de LinkedIn*.

    Premier constat : les métiers de la vente et du marketing restent particulièrement demandés en France. Cette année la première place du classement est ainsi occupée par le métier de Responsable du développement commercial, qui prend la suite du Growth Marketing Manager passé de la 1ère place l’année dernière à la 6e cette année.

    Les besoins en termes de transition écologique, et surtout énergétique, ont par ailleurs généré des transformations notables au sein de cette édition 2024, avec l’émergence de nouvelles professions et la montée en puissance de métiers propres à ce secteur. Le métier de Courtier en énergie gagne ainsi deux places cette année, tandis que ceux d’Energy Manager, de Responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), et de Responsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) intègrent le classement 2024. Selon le rapport 2023 des talents et compétences vertes de LinkedIn, la part des talents “verts”* parmi ses membres en France a augmenté de 38% depuis cinq ans.

    Par ailleurs, avec l’accélération de la transformation digitale des entreprises, les talents du numérique continuent d’être très convoités, en particulier l’architecte cybersécurité, qui se hisse à la 7è place du classement 2024 (+5 places vs 2023). L’ingénieur en Intelligence Artificielle (IA) fait également son entrée  à la 23e place, les entreprises anticipant une accélération des besoins dans ce domaine. Sur LinkedIn, les offres d’emploi mentionnant l’IA ont presque triplé en France (x 2,8) depuis deux ans.

    Enfin, le poste de Directeur d’Hôtel intègre cette année le classement de LinkedIn, illustrant la reprise post Covid-19 du secteur du tourisme en France, qui a connu une année record en 2023.

    Les 25 métiers à la plus forte croissance en France en 2024 

    1. Responsable du développement commercial
    2. Responsable des admissions (au sein des établissements d’éducation supérieure)
    3. Courtier en énergie
    4. Chief Revenue Officer (ou Directeur des revenus)
    5. Directeur d’établissement de santé
    6. Growth Marketing Manager  (ou Responsable de la croissance via les outils marketing)
    7. Architecte cybersécurité
    8. Chargé de recrutement
    9. Responsable des relations entreprises-écoles
    10. Directeur de cabinet (“Chief of Staff”)
    11. Technico-commercial
    12. Energy Manager (Responsable de l’efficacité énergétique)
    13. Chargé de clientèle dans le secteur de la banque/assurance
    14. Ingénieur en fiabilité de site
    15. Responsable ingénierieResponsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement)
    1. Graphiste Motion Designer
    2. Responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
    3. Customer Success Manager (Responsable du succès client )
    4. Responsable Data
    5. Directeur d’hôtel
    6. Consultant en développement durable
    7. Ingénieur en Intelligence Artificielle
    8. Lighting Artist
    9. Coordinateur pédagogique (au sein d’un organisme de formation)

    Mehdi Ramdani, Rédacteur en chef LinkedIn Actualité en France déclare :
     »
    L’essor de l’intelligence artificielle, les enjeux de cybersécurité, la prise de conscience des enjeux environnementaux ou encore la hausse du coût de l’énergie ont créé de nouveaux défis pour les entreprises, et donc de nouvelles opportunités pour les professionnels.” 

    Un marché de l’emploi devenu plus compétitif, qui pousse les candidats à adopter une nouvelle approche de la recherche d’emploi pour se démarquer

    Alors que LinkedIn a observé un pic de croissance de 16% dans les recherches d’emploi sur sa plateforme en France depuis 1 an, de facto la concurrence s’intensifie. Or la nature même de la recherche d’emploi reste stressante. Selon une étude menée par la plate-forme auprès de plus de 1000 professionnels français en ce début d’année, près d’un sur deux (47 %) déclare que la recherche d’un emploi est frustrante et ils sont autant (45 %) à ressentir un stress accru au cours du processus. 41% déclarent également qu’ils ont rarement des nouvelles des recruteurs après avoir postulé à un emploi, et témoignent qu’un refus ou retour négatif peut impacter leur confiance en eux.

    Si le monde du travail évolue aujourd’hui très rapidement, les professionnels ont su toutefois en miroir faire évoluer leur approche de la recherche d’emploi (43 %). Ils sont 55 % à déclarer valoriser dorénavant leurs compétences plutôt que leurs diplômes dans leur processus, et 42% déclarent entretenir plus activement leur réseau pour augmenter leurs chances de décrocher un emploi. Par ailleurs, 40 % déclarent que l’IA pourra notamment les aider à rendre leur recherche d’emploi plus efficace et à gagner du temps.

  • Orange France et l’UAE : partenaires pour accompagner les auto-entrepreneurs

    Accompagnement et solutions techniques :
    le binôme gagnant pour réussir son projet 

    Parce que l’auto-entrepreneuriat est en pleine croissance, le 4 septembre 2023,
    Orange France et l’UAE ( Union des Auto-Entrepreneurs ) ont signé un accord de partenariat pour accompagner les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs déjà en activité.
    L’objectif est double :
    > proposer aux auto-entrepreneurs des solutions numériques et des équipements sécurisés nécessaires à la réussite de leur projet.
    > Les accompagner étape par étape dans leurs démarches de professionnalisation

    Quelles sont les modalités de ce partenariat ?
    Comment bénéficier de cet accompagnement ?

    Décryptage avec :


    François Hurel
    Président de l’UAE
    (Union des Auto-Entrepreneurs)

     


    Frédéric Dufal
    Directeur Marketing Professionnel & PME chez Orange France, pour les entreprises de 0 à 49 salariés.

     

    Annie ABELA :  En 2023, la France compte environ 3 millions d’auto- entrepreneurs, soit près de 12 % de la population active.
    François Hurel vous êtes à l’origine du statut de l’auto-entrepreneur en 2009, comment expliquer un tel engouement ? Qui sont ces auto-entrepreneurs ?

    François HUREL : Cet engouement s’explique car ce statut fait appel à trois ressorts importants : l’indépendance, la liberté et la responsabilité. Les Français souhaitent exprimer leurs talents. L’auto-entrepreneuriat leur offre l’occasion de concrétiser leurs aspirations et de transformer leur vie professionnelle.

    Au travers de notre association, nous remarquons qu’un grand nombre ont entre 18 et 30 ans et viennent de tous les horizons sociaux. Ils peuvent aussi être d’ex-salariés, ou encore cumuler plusieurs activités et emplois. Ce régime de l’auto-entrepreneur est surtout universel :  il s’adresse à tous, quel que soit son âge, ses compétences, ou son origine.

    AA : Quel est le rôle de l’UAE ?

    François HUREL : Notre association s’est donné pour objectif de défendre et de promouvoir ce régime de l’auto-entrepreneur. Il séduit de plus en plus de français.
    Notre démarche est de les accompagner avec bienveillance en leur proposant des outils, des solutions, ainsi que des conseils et des formations.
    Nous travaillons pour cela en partenariat avec de grandes entreprises, telle qu’Orange France.

    AA : Acteur de confiance auprès des professionnels, Orange France a choisi de mettre toutes son expertise au service des auto-entrepreneurs.
    Comment ce partenariat y répond-il ?

    Frédéric DUFAL : Ce partenariat avec l’Union des Auto-Entrepreneurs (l’UAE) s’insère dans une stratégie globale d’accompagnement chez Orange France. Nos objectifs avec l’UAE sont parfaitement alignés : proposer aux auto-entrepreneurs les bons outils numériques pour passer facilement de l’idée à l’action. Le temps est précieux pour les auto-entrepreneurs, d’où ce partenariat fondé sur des services opérationnels.

    AA : À l’ère de la digitalisation, avoir les bons outils numériques est essentiel pour préparer son projet et pour gérer son activité.
    Que propose Orange pour les auto-entrepreneurs ?

     Frédéric DUFAL : Nous proposons à la fois des outils mais aussi les conseils de nos experts car tous les auto-entrepreneurs ne vont pas avoir les mêmes besoins.

    En ce qui concerne les outils, ils vont se décliner sur trois thématiques :
    La connexion (fixe et mobile), la visibilité sur Internet et la cybersécurité.

    Sur l’item communication, si on prend les taxis ou VTC, les livreurs de vente à emporter, les dépanneurs, les agents immobiliers indépendants… la continuité de la connexion mobile est absolument essentielle pour leurs activités.
    Pour beaucoup d’autres professions, la connexion à internet par la fibre, ou quand elle n’est pas disponible par le cuivre (xdsl) sont indispensables. Or il peut arriver de perdre son mobile, ou qu’une infrastructure de transmission soit endommagée par un coup de pelleteuse.

    C’est pourquoi nos offres Pro intègrent des solutions de continuité de service/ connexion, qui prennent le relais en cas de dysfonctionnement ou de panne : un boitier 4G pour prendre le relais de l’Internet fixe, ou encore un n° de secours qu’il est possible de programmer à l’avance pour acheminer les appels vocaux vers un numéro alternatif, par exemple sur le mobile, et un prêt de mobile

    En ce qui concerne Internet, la visibilité, ça se travaille : la présence dans les annuaires en ligne, le nom de domaine qui vous valorise, un site web clé en main vitrine ou e-commerce, la prospection par mail, etc. Orange conçoit et met en œuvre les outils les mieux adaptés à la bonne visibilité sur Internet.

    En prime, les auto-entrepreneurs ont accès à des fonctions de cybersécurité, nouvelle génération. La protection des données et des équipements connectés est assurée 24h/24 et 7j/7.

    Enfin, pour aborder leur projet sereinement, les auto-entrepreneurs bénéficient d’une remise de 30 % sur nos offres pros pendant un an.

    AA : Accéder aux technologies, c’est important, mais que propose Orange pour aider les auto-entrepreneurs, à choisir les offres les mieux adaptées à leurs attentes ?

    Frédéric Dufal : Pour cela, le contact humain est indispensable. Notre force est de proposer un service dédié aux pros et petites entreprises, et surtout adapté à la situation de chacun. C’est pourquoi nos experts pros sont engagés aux côtés des auto-entrepreneurs pour les aider à formuler leurs besoins et y répondre avec les offres les plus adaptées, aussi bien en ligne, par téléphone ou en boutique.

    AA : Concrètement comment bénéficier de l’accompagnement de l’UAE et des technologies d’Orange ?

    François HUREL : L’UAE accompagne tous les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs installés, à travers leur adhésion à notre association et grâce à un parcours de formation, tel que notre programme « Réussite », Au-delà, notre site internet est une pépite d’information pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la préparation de leur projet ou souhaitent faire grandir leur activité.

    Nous communiquons sur les offres pros d’Orange et nous enrichirons nos actions de communication en donnant accès à des solutions numériques et efficaces pour les auto-entrepreneurs et à un guide du créateur.
    Enfin nous serons présents, ensemble, avec Orange sur les événements et salons dédiés à l’entrepreneuriat, tel que le Salon SME, l’événement dédié aux dirigeants et créateurs de petites entreprises, qui aura lieu à Paris le 25 et 26 septembre.

    Frédéric DUFAL : Nous proposons des briques de solutions, un savoir-faire, des webinaires et un guide pédagogique « Entreprendre avec les bons outils numériques » pour répondre aux attentes des petites entreprises. L’enjeu est de faire connaitre ces informations aux moments où l’auto-entrepreneur en a besoin. L’UAE sait orienter les auto-entrepreneurs dans le cadre de leurs parcours, auquel contribuent nos webinaires et notre savoir-faire.

    Les évènements comme le salon SME sont importants pour échanger, conseiller, informer avec bienveillance les porteurs de projets.

    D’ailleurs, lors de ce salon, nous coanimerons une conférence sur la
    Cyber Sécurité le 26 septembre afin de sensibiliser et accompagner les créateurs sur le sujet avec des conseils pratiques.

    AA : Un message à faire passer ?

    François HUREL : Dans le mot « auto-entrepreneur » il y a le préfixe « auto », qui signifie seul. Mais être seul, ne veut pas dire ne pas être accompagné. Accéder à des solutions adaptées et sécurisées, des conseils, et une écoute, sont les bases indispensables pour démarrer une activité en confiance. L’essentiel est le projet des auto-entrepreneurs, notre priorité est leur réussite !

    Fréderic DUFAL Le statut d’auto-entrepreneur est important. Il permet de tester de nouveaux projets, et de développer l’économie française. C’est un grand honneur pour moi d’être au service des petites entreprises, qui font vivre notre tissu économique. Nous souhaitons continuer à innover avec elles et tous ceux et celles qui souhaitent devenir autonomes et concrétiser leurs projets.

    Pour en savoir plus : 

    Les solutions et services proposées par l’UAE 
    https://www.union-auto-entrepreneurs.com/partenaires/solutions-services-numeriques-auto-entrepreneur-orange/

    Le Mag Orange 
    https://pro.orange.fr/lemag

    Orange Digital Center : 
    https://orangedigitalcenter.orange.fr/entreprendre