Catégorie : IT

  • Sécurité et Soldes : mariage de raison

    3ème Baromètre de Sécurité Dashlane : attention à la sécurité des sites pendant les soldes !

    Les soldes d’hiver démarrent demain, avec leur cortège de bonnes affaires. Les achats sur Internet sont dans ce domaine de plus en plus en vogue. Mais si les soldes offrent de belles opportunités, elles peuvent aussi mettre les utilisateurs à la merci des pirates si la sécurité des sites marchands n’est pas assez forte. Afin d’y voir plus clair et de guider les internautes sur les sites les mieux sécurisés, Dashlane publie son 3èmeBaromètre de Sécurité.

    • Plus d’un site de e-commerce sur deux étudié ne protège pas assez les données personnelles de leurs visiteurs

    • 52% des sites n’imposent toujours pas de mots de passe alphanumériques

    • 36% des cybermarchands acceptent encore des mots de passe aussi basiques que « motdepasse », « azerty », « 123456 »…

    Pour la troisième édition de son baromètre, les équipes de Dashlane, le spécialiste de la gestion des mots de passe et de l’identité en ligne, ont analysé la manière dont les sites d’e-commerce gèrent la sécurité des mots de passe. Les sites sont évalués via une liste de critères (longueur minimale du mot de passe, obligation d’utiliser un mot de passe alphanumérique, nombre de tentatives de connexion successives possibles…). Une note est alors associée à chaque critère et le total permet d’attribuer au site un score de sécurité compris entre -100 et 100.

    On ne le répétera jamais assez. Pour les consommateurs, il est indispensable d’utiliser des mots de passe forts, composés d’au moins 8 caractères, générés aléatoirement et incluant des chiffres et des lettres. Les mots de passe doivent être différents pour chaque site. Ce sont les conditions pour dissuader les pirates. Les sites d’e-commerce ont pour responsabilité d’encourager leurs clients à suivre ces bonnes pratiques.

    Un constat alarmant

    Sur les 25 sites analysés, 52% ont encore un score négatif et n’imposent pas à leurs visiteurs l’usage d’un mot de passe alphanumérique (mélangeant chiffres et lettres), 52% autorisent au moins 10 tentatives de connexion successives, et 36% acceptent des mots de passe faibles comme « motdepasse », « azerty », « 123456 », qui sont aujourd’hui les plus utilisés et donc les plus facile à pirater.

    On est toujours surpris de retrouver des leaders de l’e-commerce français tels que Amazon France, Rueducommerce ou Aramis Auto parmi les plus mauvais élèves. Il est aussi assez stupéfiant de constater qu’une grande marque comme Castorama envoie encore à l’utilisateur son mot de passe en clair par email lors de la création de son compte. Un pirate qui accèderait à sa boîte email pourrait ainsi se connecter à son compte en quelques secondes.

     

  • Dualité de l’informatique : de COBOL à Facebook

    Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ?

    L’Informatique, celle avec un « I » majuscule, est un univers hétérogène et complexe où cohabitent des familles de technologies très différentes les unes des autres. Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ? Pourquoi aujourd’hui, dans la balance décisionnelle, des applications pour smartphone peuvent-elles être en concurrence avec des systèmes-socles vieux de plus de 30 ans parfois ? Les raisons existent, certes. Mais quid des conséquences ?

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode

    « Grosses machines » vs buzz words

    Sans conteste, il existe désormais une différence d’exposition, et donc d’appréciation, entre l’informatique « dure » et les nouvelles technologies de l’information. D’un côté les grands systèmes, les langages historiques comme COBOL ou PL/I qui assurent la production quotidienne, et, en face, les NTIC, Facebook et autres applications mobiles. Sans compter les « big data », « Internet des objets », « transformation numérique »… autant de termes à la mode qui viennent ajouter une couche d’opacité à un univers déjà dense et, pour beaucoup, incompréhensible.

    Or, le constat est là : les NTIC sont plus faciles d’accès, et quand on ne fait pas partie des buzz words, il est difficile d’exister. Les raisons d’un tel déséquilibre tiennent le plus souvent au besoin impérieux de profits immédiats : les objectifs court-termistes sont devenus la règle. Les DSI éprouvent aujourd’hui des difficultés à faire remonter les problématiques plus profondes. Même les CEO ont du mal à s’intéresser à leurs systèmes legacy, et tout le monde voudrait que ces systèmes fonctionnent et évoluent tout seuls.

    Pourtant, opposer informatique « dure » et informatique « à sensation » n’a pas de sens. Est-il véritablement nécessaire de rappeler que l’une ne va pas sans l’autre ? Car les NTIC ne sont en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

    Un match déséquilibré… et dangereux

    Persister dans cette opposition inique est dangereux à plusieurs titres.

    D’une part pour des raisons structurelles : les Ressources Humaines ne sont pas en mesure d’absorber les conséquences de cette lutte insensée. Les difficultés de recrutement dans l’informatique dure sont déjà une réalité, et elles vont s’aggraver. Les technologies anciennes n’intéressent plus les jeunes ingénieurs. Ils sont nombreux à commencer leurs études avec l’idée de ne se consacrer qu’au développement d’applications pour le dernier smartphone.

    D’autre part, pour l’image auprès des marchés. Rappelons-nous des entreprises qui n’ont pas su se préparer au bug de l’an 2000 : elles l’ont payé cher. Car oublier les systèmes legacy c’est faire preuve d’un manque certain de compréhension des enjeux. Repousser encore le remaniement des fondations de son SI est donc un mauvais message. De plus, ces problématiques se retrouvent basculées vers le DSI, qui doit alors gérer cette « patate chaude » et supporter par la même occasion responsabilités et pression. Et celles-ci sont bien évidemment à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevées.

    Moderniser son infrastructure, ce n’est pas recréer un mainframe sous Linux pour faire des économies et placer son espérance dans un meilleur COBOL en 2025.  A quoi sert un langage dont les nouvelles générations de développeurs ne veulent pas ?

     

    Revoir les priorités

    Il est aujourd’hui nécessaire de prendre du recul sur les NTIC, Twitter, Facebook et consorts, pour se saisir des problématiques de fond que cette culture de l’immédiateté et de la « mode-rnité » efface dans les cercles décisionnaires. Les dirigeants ne peuvent plus prendre des décisions déraisonnables se basant sur une informatique évanescente. Il ne s’agit évidemment pas d’adopter une position passéiste : ce serait suicidaire. Non. La solution, à la fois la plus raisonnable mais aussi la plus pertinente stratégiquement et économiquement, est de faire cohabiter les deux environnements en intelligence.

    Pour actualiser « la surface », c’est à dire adopter les nouvelles technologies, il faut pouvoir utiliser l’existant sans le redévelopper, le migrer à l’identique sur une plateforme moderne, pour l’exécuter à moindre coût et ajouter directement de nouvelles fonctions à l’existant en utilisant un langage contemporain.

    Comprendre la complexité et la criticité que véhiculent les applications et systèmes obsolescents ne suffit pas à préparer le futur. Il faut agir dans la bonne direction.

  • Cinq prévisions technologiques pour 2016

    Cinq  prévisions technologiques pour 2016

    Otto Berkes CA Technologies

     

     

    Par Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies

     

     

    La gestion des systèmes d’information telle que nous l’avons connu est appelée à disparaître. Alors que l’objectif était auparavant de s’assurer du bon fonctionnement des équipements, aujourd’hui, la mission consiste à s’assurer de la pleine satisfaction des clients, tout cela à l’aide de logiciels.

    Les logiciels sont désormais au cœur des entreprises. Grâce à eux, les organisations conduisent leur transformation numérique en adoptant les méthodologies agiles et de nouvelles technologies permettant d’accélérer, fiabiliser et sécuriser le lancement de nouveaux produits ou services.

    Voici les domaines qui devraient figurer sur l’agenda des DSI en 2016.

    1. La containérisation s’imposera comme un processus de développement flexible et évolutif

    2016 sera l’année où (l’un des vieux rêves de la décennie va se réaliser) on pourra développer en assemblant différents composants. Associée aux méthodologies agiles et  à un mode de déploiement continu, la containérisation transformera les modèles de production des organisations avec une rapidité sans précédent. Les efforts seront concentrés sur des services à échelles réduites, pouvant être déployés indépendamment, et fournissant en permanence de nouvelles fonctionnalités. Plus besoin d’attendre la mise à jour intégrale d’une d’application.

    Les conteneurs et les micro-services offriront plus de flexibilité et d’évolutivité dans le cadre des processus de développement. Ils transformeront la façon dont les développeurs créent, déploient et mettent à jour leurs applications. La nécessité d’adopter les méthodologies agiles pour anticiper les évolutions des marchés et des besoins des clients, s’accentuera.

    Cependant, la prolifération des conteneurs nécessitera davantage de gestion et de contrôle, tout comme ce fut le cas pour les PC lorsqu’ils se sont démocratisés. La sécurité, l’optimisation des réseaux, le stockage ou encore les opérations de sauvegarde nécessiteront des efforts afin de gérer les multiples mises à jour déployées en continu (parfois plusieurs fois par jour grâce aux micro-services riches en fonctionnalités).

    Des investissements devront être consentis afin de prendre en charge toute cette nouvelle complexité, et pour concrétiser l’intégralité du potentiel de cette tendance que représentent les conteneurs.

    2. La sécurité deviendra « agile » 

    La sécurité ne peut plus passer en second plan. Elle doit désormais être prise en compte à tous les niveaux : de la conception, au développement en passant par le déploiement d’une application.

    L’accélération des cycles de développement implique d’intégrer cet aspect au début de chaque projet ou processus de développement. Ainsi, la fréquence des failles, leur impact financier et l’attention que leur prêtent les grands patrons d’entreprises feront tout naturellement de la sécurité un élément central.

    En 2016, toutes les routes mèneront à l’émergence d’un concept de « sécurité agile ». L’intégration précoce de la sécurité (ainsi que l’adoption de la culture DevOps et Agile) permet de bâtir un troisième pilier crucial pour pouvoir développer rapidement des logiciels à grande échelle.

    Associées aux outils adéquats, les API contribuent à simplifier les problématiques de sécurité pour les développeurs, amplifiant ainsi l’impact des processus agiles et faisant de la fiabilité et de la confiance des éléments de base de l’expérience client.

    Les technologies de sécurité et les méthodes modernes de développement peuvent accélérer la création d’applications innovantes, tout en tirant parti et en protégeant les données sensibles et les actifs existants.

    Au cours des dernières années, l’analytique est passée de l’analyse décisionnelle à  l’analyse de données transactionnelles, puis aux Big Data. Les fonctionnalités d’analyse en temps réel,  permettant d’améliorer l’expérience client en liant des informations prédictives à des actions concrètes, seront la norme.

    Nous entrons dans une ère d’optimisation des outils de segmentation des clients, ce qui permettra aux organisations de personnaliser en temps réel : les types services, les gammes de prix, les techniques de ventes et les produits eux-mêmes.

    L’analytique permettra également d’améliorer les expériences client en intégrant la sécurité en arrière-plan pour protéger le client.  De nouvelles techniques d’analyse de schémas comportementaux, basées sur l’apprentissage automatique, aideront à distinguer les véritables clients des fraudeurs, et à proposer des transactions et des expériences plus fluides.

    Pour résumer, l’analytique est plus utile pour résoudre des problèmes spécifiques. La solution n’est pas d’utiliser d’énormes offres d’analytique pouvant traiter continuellement des données afin de repérer une aiguille dans une botte de foin.

    L’analytique ne sera jamais la solution à quoi que ce soit, mais elle fera de plus en plus partie de la solution à tous les problèmes.

    4. Les objets connectés passeront du rêve à la réalité

    Avec la généralisation des objets connectés en 2016, l’« identité des objets » deviendra un thème majeur. Tout comme l’identité d’un utilisateur doit être établie, celles d’un appareil et de n’importe quel flux de données doivent également être confirmées et fiables.

    Des outils de gestion de l’identité et des accès ou IAM (à l’image des tableaux d’interactions que les médecins et pharmaciens utilisent pour les médicaments sous ordonnance) sont nécessaires pour interagir avec les bons « objets », de manière compatible et sans créer de doublons dans l’environnement géré.

    Les capteurs associés à ces objets connectés vont proliférer et interagir avec nous dans des domaines critiques, comme la santé et l’automobile. Ces avancées permettront progressivement de nous simplifier (voire même de nous sauver) la vie et d’améliorer l’expérience utilisateur.

    5. La technologie Blockchain s’installera sur la durée

    La surprise de 2016 sera le regain de popularité de la technologie Blockchain dans des domaines où elle pourra vraiment s’installer, en dehors du registre de transactions Bitcoin.

    Blockchain était le mot à la mode dans beaucoup de startups il y a deux ans, et cette technologie devrait connaître un renouveau si l’on tient compte du développement anticipé des objets connectés; ainsi que de la nécessité de sécuriser les interactions entre les appareils et d’en conserver les traces.

    En tant que technologie basée sur un réseau d’ordinateurs et ayant la confidentialité comme principe de base, Blockchain sera important dans le cadre de l’adoption de l’Internet des Objets et de la transformation numérique des organisations. Cette approche permet en effet de rationaliser encore davantage les activités, afin de faire preuve de plus d’agilité et de répondre plus rapidement aux attentes des clients.

    Blockchain devra néanmoins surmonter la mauvaise image des Bitcoins afin d’éviter l’amalgame, mais cette technologie détient le potentiel pour devenir la solution de stockage privilégiée pour l’internet des objets et les capteurs.

     Une tendance de fond : les logiciels sont le facteur de changement

    En 2016, les entreprises auront le potentiel pour aller au-delà des attentes des clients à tous les niveaux, en favorisant la mise en place de la transformation numérique de leurs activités selon les méthodes agiles.

    La possibilité de donner vie à des idées à une vitesse inimaginable il y a encore cinq ans favorisera l’émergence d’agitateurs sur leur marché. Ils capitaliseront sur leurs bonnes dynamiques et deviendront les nouveaux leaders dans leurs secteurs.  Tout cela ne sera possible qu’en intégrant le logiciel comme facteur essentiel de ce nouveau monde numérique. La quatrième révolution industrielle est en marche.

  • Quand l’analytique envahit les Clouds sectoriels

    3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Par Emmanuel Serrurier, Directeur Général Informatica France

     

    1.  L’analytique envahit les Clouds sectoriels

    Nous assistons à une augmentation considérable des nouveaux types de données avec l’intégration des périphériques connectés qui s’est intensifiée cours de l’année écoulée. Les entreprises cherchent donc à savoir comment tirer le meilleur parti des informations qui en découlent. En 2016, plutôt que de construire une nouvelle infrastructure d’analyse des données, elles adopteront de plus en plus des « Clouds sectoriels » pour l’analyse. Ce sont des infrastructures d’analyse spécifiques hébergées dans le Cloud qui peuvent être utilisées par les entreprises pour résoudre certains problèmes communs à leur secteur. Cette tendance s’avère particulièrement utile pour les secteurs, riches en données, qui utilisent les périphériques connectés, tels que les télécommunications, les « utilities », le transport, la logistique et la distribution.

    Par exemple, en matière d’analyse des données, les entreprises du secteur des « utilities » ont des besoins similaires. Qu’elles distribuent de l’électricité, du gaz, ou encore de l’eau ces entreprises doivent contrôler et traiter d’énormes volumes de données. Un Cloud sectoriel pour l’analyse leur permet d’y parvenir à moindre coût et le plus efficacement possible. Aujourd’hui, dans le secteur du transport et de la logistique, la plupart des véhicules sont équipés d’au moins un capteur de surveillance qui produit des données. Si chaque moteur appartenant à une entreprise est doté d’un capteur supplémentaire, des dizaines de milliers de données supplémentaires doivent être traitées, ce que les entreprises ne sont pas encore en mesure de faire. Cependant, la disponibilité d’un Cloud sectoriel rend l’analytique accessible à toute entreprise qui souhaite tirer parti de la valeur ajoutée apportée par les données connectées.

    1. Données pour le plus grand nombre

    En 2016, l’analyse des données va vraiment se démocratiser pour les entreprises. Jusqu’à maintenant, seules « quelques entreprises privilégiées » disposaient des ressources et des compétences requises pour exploiter pleinement les données. Désormais, grâce aux innovations technologiques, toutes les entreprises peuvent accéder aux données dont elles ont besoin.

    Le secteur de la distribution illustre bien ce concept de démocratisation. Par exemple, les employés des magasins peuvent désormais accéder à des données pertinentes qui facilitent leur travail, cela reste essentiel pour les employés de première ligne, qui sont en contact direct avec les clients en magasin. La représentation physique de cette évolution est caractérisée par un plus grand nombre de clients dans les magasins avec des appareils mobiles tels que des iPads, qui utilisent des applications pouvant leur fournir directement des informations. Le processus d’analyse ainsi démocratisé permet désormais à un employé qui ne connaissait pas le client se trouvant devant lui d’établir immédiatement une bonne relation avec lui et d’améliorer son expérience.

    Cette disponibilité des données en temps réel pour le plus grand nombre signifie également que les entreprises peuvent désormais prévoir très finement les tendances futures. Ce niveau de connaissance en temps réel sera un véritable avantage des données pour le plus grand nombre.

    1. « L’expérience de la relation » devient primordiale

    L’année 2016 marquera une évolution des habitudes d’achat des consommateurs. Avec des produits et des services de plus en plus homogènes, les consommateurs feront des choix reposant plus que jamais sur la confiance et l’expérience client. Bien sûr, la sécurité des données est un facteur de différenciation important pour fidéliser les clients et nouer des relations basées sur la confiance, mais, bientôt, un vol de données ne sera plus nécessaire pour écorner la fidélité des consommateurs cyniques d’aujourd’hui : leur nom mal orthographié ou une adresse de livraison incorrecte suffira pour perdre leur confiance.

    Selon une étude réalisée récemment au Royaume-Uni par YouGov, le principal facteur qui motiverait la perte de confiance des consommateurs vis-à-vis d’une marque n’est pas le vol de données en tant que tel, mais un manque de communication suite à au vol. Cette étude révèle également que les entreprises sont aujourd’hui obligées de gagner la confiance des clients. La transparence sur l’utilisation des informations personnelles (50%), l’application d’une politique de confidentialité (43%) et la résolution rapide des problèmes (38%) sont les trois principales mesures que les entreprises peuvent prendre pour gagner leur confiance.

    En 2016, les marques qui exploiteront les données pour obtenir une vue à 360 degrés du client et personnaliser au maximum la relation client se démarqueront rapidement de la concurrence. Des stratégies de tarification précises ont déjà été mises en place dans la plupart des secteurs d’activité, mais, l’année prochaine, les entreprises se concentreront davantage sur la « valeur ajoutée » pour que ces stratégies soient plus personnalisées et favorables pour les clients.

    Prenons le secteur du tourisme, par exemple. Aujourd’hui, la technologie permet aux compagnies aériennes qui utilisent intelligemment les données de renforcer les relations avec les clients afin d’améliorer leurs voyages, notamment en personnalisant l’enregistrement à l’aéroport, ainsi que les divertissements et le service de restauration proposés à bord de l’avion. Les données peuvent également favoriser un certain nombre de choix une fois que le client s’est éloigné du site Web. Par exemple, si les données indiquent que vous êtes un conducteur, la compagnie aérienne peut vous proposer un service de voiture pour le même prix qu’une place de stationnement. Si les données font ressortir vos marques préférées, elle peut vous proposer des offres au sein de l’aérogare. Si elle est connectée à vos réseaux sociaux, elle peut savoir si vous voyagez avec vos amis et vous proposer des offres de groupe.

    Pour conclure, côté marchés et clients, selon les prestataires, le Big Data et donc l’évolution des données devraient s’étendre vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouveaux métiers, touchant également le grand public via les personal devices (tablettes, portables…). C’est dans ce contexte également que de nouveaux modèles de commercialisation devraient émerger, posant notamment la question de la monétisation des données.