Catégorie : IT

  • Pourquoi les « SMART TECHNOLOGIES » ont un impact positif dans l’entreprise ?

    Objets connectés, Analyse de données, Automatisation… ces technologies qui font évoluer l’organisation des entreprises

    Une nouvelle étude Avanade montre qu’une majorité de dirigeants français investissent et bénéficient déjà des technologies intelligentes dans leurs entreprises. L’augmentation directe du chiffre d’affaires reste l’un des impacts majeurs attendus de l’adoption de technologies intelligentes : + 21 % selon les dirigeants et responsables informatiques français. Toujours selon eux, 17% des activités actuelles pourraient être en partie automatisées d’ici 2020. Les dirigeants anticipent ce profond changement et se préparent à former davantage leurs employés, créer de nouvelles fonctions dans l’entreprise, ou faire évoluer leur organisation.

    Le terme « technologies intelligentes » fait référence à l’ensemble des technologies -telles que les objets connectés, l’analyse de données, l’automatisation- permettant aux ordinateurs et machines de réaliser des tâches ou prendre des décisions traditionnellement réservées à l’Homme.

    « Si l’arrivée des technologies dites intelligentes peut inquiéter certains, la réalité est clairement plus rassurante et pragmatique. Les entreprises pionnières constatent d’ailleurs les impacts positifs sur leur activité et prévoient déjà une nouvelle vague d’investissements dans le domaine, » explique Laurent Veybel, Responsable Digital Workplace et Collaboration, Avanade France. « Notre expérience montre que les employés restent les premiers acteurs d’une transformation digitale réussie. Notre rôle est d’accompagner nos clients pour choisir et mobiliser le meilleur de la technologie au service de leurs salariés, mais également de leur activité et de leurs propres clients. »

    Les résultats clés de l’étude sont les suivants :

    • Plus de la moitié des entreprises françaises interrogées (54 %) investissent dans les technologies intelligentes et en retirent déjà des bénéfices, à commencer par des gains de productivité (69% d’entre elles), l’amélioration de l’expérience client (62%) et l’augmentation directe de leur chiffre d’affaires (55%).
    • Pour 83 % des répondants en France, l’intégration des technologies intelligentes dans l’environnement de travail quotidien des entreprises permettra d’attirer et de retenir les meilleurs talents.
    • Pour 69 % des dirigeants français, l’émergence des technologies intelligentes nécessitera d’améliorer les compétences de leurs équipes en termes de résolution de problèmes (64 %), de collaboration (56 %), de gestion et d’analyse de données (49 %).
    • Les entreprises françaises interrogées sont convaincues que les technologies intelligentes seront largement autonomes d’ici 2020 dans l’amélioration de l’expérience client (53 %), la détection de leads (56%), ou encore l’identification de clients « à risque » (37 %).
    • Si les bénéfices des technologies intelligentes sont clairs, les dirigeants français restent attentifs aux enjeux éthiques qu’elles soulèvent : 75% d’entre eux estiment ainsi que leur organisation n’a pas encore pleinement anticipé tous les impacts de cette transformation. Mais 95% sont conscients qu’ils devront définir et respecter des règles éthiques précises et 81 % prévoient largement  d’investir pour accompagner leurs équipes dans cette évolution de leur environnement de travail.

     

     

  • Echecs, revers, découragement et si la transformation digitale était aussi difficile qu’un combat de boxe …

    De la nécessité pour les entreprises, dans un marché en constante mutation,  de se relever, poursuivre le combat, même en cas d’échec.

    Selon Jean-Pierre Ullmo, Vice-président Ventes pour la zone EMEA de Changepoint

    Les entreprises sont aujourd’hui amenées à suivre les évolutions technologies et changer d’ère. L’avènement du numérique contraint les directions informatiques à passer un cap, et amorcer une mutation pas toujours réussie.

    Elles doivent pouvoir identifier rapidement les projets qui échouent et agir. Pour cela, elles doivent bénéficier d’une visibilité en temps réel des projets, pour prendre des décisions de façon plus agile, et savoir arrêter ceux qui ne fonctionnent pas.

    Et ce n’est pas Rocky qui le contredira…

    Interprété par Sylvester Stallone, le boxeur Rocky Balboa est l’un des personnages de cinéma les plus marquants de tous les temps. Vaincu à l’issue du grand combat final du premier film de la saga, il poursuit ses efforts sans relâche pour devenir champion du monde dans la catégorie des poids lourds. Son chemin vers la gloire semé d’embûches en fait une source d’inspiration. Toutefois, dans le monde réel, les revers et les échecs peuvent se révéler bien plus difficiles à accepter.

    Tirer des enseignements du passé

    Les projets de transformation numérique figurent en bonne position dans les priorités de nombreuses entreprises pour 2016. L’échec de certaines initiatives est donc une possibilité bien réelle. Lorsque que nous évoluons en territoire de plus en plus inconnu, il ne peut exister aucune garantie de succès retentissant de nos tentatives. Il importe cependant de garder à l’esprit les mots de John Wooden, entraîneur de basket-ball : « L’échec n’est pas une fatalité. L’incapacité à changer peut l’être. »

    Impossible de reculer devant le défi que représente la transformation numérique des entreprises. Ceux qui s’obstinent à rester dans le monde de l’analogique auront de plus en plus de mal à suivre.Prenez l’exemple de Kodak : anciennement leader de la photographie, l’entreprise a manqué le virage des technologies numériques et a été largement distancée par ses concurrents, ce qui l’a conduite à la faillite. Autre nom célèbre, Blocbkuster Video qui, en 2000, a rejeté une proposition de partenariat avec la jeune entreprise numérique Netflix et a persisté avec son modèle de magasins de location.Avec l’utilisation accrue du streaming et le délaissement des magasins de location et des DVD pour visionner des films tels que Rocky, Blockbuster a touché le fond en l’espace d’une décennie.

    En tant que leaders du marché contraints de rendre des comptes à leurs actionnaires et d’atteindre des objectifs trimestriels, Kodak et Blockbuster Video craignaient d’échouer dans leurs tentatives de transformation numérique. Mais en préférant l’immobilisme, dans un contexte de mutation généralisée, à la possibilité d’un échec partiel de leurs initiatives numériques, ils ont assisté les bras croisés au naufrage de leurs entreprises.

    Acceptation de l’échec : savoir quand jeter l’éponge

    Pour les entreprises qui passent au numérique, il est essentiel de savoir reconnaître le moment où il est préférable d’arrêter les pertes et d’abandonner un projet spécifique, plutôt que de courir à une faillite certaine. Parfois, des facteurs tels qu’un manque de planification et de diligence appropriée, une exécution médiocre ou des actions émanant de forces extérieures incontrôlables peuvent anéantir des projets.

    Bien sûr, il est difficile de renoncer à un projet dans lequel vous avez investi du temps et de l’argent, particulièrement vis-à-vis des personnes qui y ont participé. Toutefois, il est vital que les directeurs informatiques et autres décideurs agissent de manière décisive et limitent les dommages en éteignant les petites flammes avant qu’elles ne s’avivent et ne consument toute l’entreprise. Un projet de transformation numérique interne mal lancé et mal géré peut consommer une quantité croissante de ressources. La dernière chose dont les entreprises ont besoin lors de la transformation est d’un gouffre engloutissant leur temps et leur budget.

    Pour identifier rapidement les projets qui échouent et agir, les directeurs informatiques doivent bénéficier d’une visibilité en temps réel. En s’appuyant, par exemple, sur un rapport mensuel papier posé sur un bureau, les problèmes pourraient passer inaperçus et s’aggraver. Ainsi, il est essentiel que l’ensemble du portefeuille soit visible par les directeurs informatiques. Le contexte leur permettra de prendre des décisions agiles sans s’inquiéter des répercussions qu’elles pourraient produire sur les autres projets. Ces informations sont précieuses à long terme : les données doivent être enregistrées afin d’être étudiées pour brosser un tableau exact des problèmes survenus et des raisons pour lesquelles ils sont survenus. Les boxeurs comme Rocky Balboa prennent le temps avec leurs entraîneurs d’étudier les vidéos et les statistiques des combats précédents et d’analyser ce qui s’est passé. L’adoption d’une telle approche devrait éviter que l’histoire ne se répète ultérieurement.

    Champion du monde dans la catégorie des poids lourds

    Tandis qu’elles évoluent pour opérer dans la nouvelle économie numérique, les entreprises se mettent en danger d’échec. La clé pour survivre est de ne pas craindre les coups : on ne devient pas champion du monde dans la catégorie des poids lourds sans encaisser quelques coups en chemin. Ne vous mettez pas à genoux lorsque vous recevez un crochet du droit : acceptez que chaque initiative et chaque projet ne soient pas couronnés de succès. Tous les projets doivent être visibles par les dirigeants au fur et à mesure, et il faut avoir l’humilité nécessaire pour arrêter les frais lorsque ces projets ne fonctionnent pas. Accepter l’échec de la sorte permet de continuer, fort des enseignements tirés.

     

  • L’Open Data mirage ou réalité ?

    Open Data, un avenir radieux ?

    par Christophe Chmiel, Directeur de l’activité IT Solutions au sein du Groupe Jouve

    Aujourd’hui, plus de 550 000 fichiers répartis dans 21 000 jeux de données sont référencés sur data.gouv.fr 1, site lancé par la mission gouvernementale de promotion de l’Open Data Etalab. L’Open Data, tendance née des les pays anglo-saxons, prône l’ouverture et la mise à disposition de données de manière libre par les institutions publiques et privées. Les données peuvent ensuite être réutilisées pour créer des applications innovantes dans de nombreux domaines : suivi du trafic et de l’affluence dans les transports publics en temps réel, disponibilité des centres de santé autour de soi par spécialité médicale…

    Une  législation à ses balbutiements

    La loi NOTRe du 7 août 2015 et celle pour une république numérique d’Axelle LEMAIRE  ont commencé à définir un cadre législatif pour l’Open Data en l’instituant « par défaut » pour les administrations d’Etat, certaines institutions chargées d’une mission de service public et les communes de plus de 3 500 habitants.  Les contours de cette nouvelle législation doivent encore être détaillés, notamment au niveau du format des fichiers partagés et des modèles économiques à adopter.  La fragmentation des données sur de nombreuses plateformes pose aussi la question de la coordination entre initiatives privées et initiatives publiques. Toutes ces interrogations soulèvent un problème plus large : comment réaliser les promesses de l’Open Data ?

    Une nécessité de coordination

    Les enjeux de l’Open Data sont considérables autant pour les institutions publiques que pour les acteurs privés, qui commencent à combler leur retard en matière d’Open Data. En effet,  les analystes estiment que la réutilisation des données de l’Open Data devrait rapporter plus de 2 600 milliards de dollars à l’échelle de l’économie mondiale 2. Des acteurs comme la SNCF, Veolia, l’INSEE ont déjà lancé leurs initiatives Open Data. A terme, la majorité des grandes entreprises devrait leur emboîter le pas. Néanmoins, le risque d’une dispersion des données est réel. Une centralisation et une coordination des initiatives permettraient aux citoyens de s’y retrouver plus facilement. La nécessité d’une homogénéisation des formats et d’une interopérabilité dans le temps sont aussi des enjeux de taille pour l’open data.

    Des modèles économiques à affiner

    Au-delà de la problématique de la coordination se posent aussi des questions économiques. Tout d’abord, certaines données ouvertes aujourd’hui étaient auparavant payantes et leur gratuité remet en cause certains business models existants. A titre d’exemple, le modèle atmosphérique global de Météo France accessible gratuitement coûtait initialement 120 000€ par an…

    Pour être rentable, deux approches semblent aujourd’hui se distinguer : le modèle « freemium », privilégié par les institutions publiques et le modèle de mise à disposition différée, poussé par les entreprises privées.  Ces deux modèles restent sur le postulat de mise à disposition gratuite des données. Ainsi, les données issues de la fluctuation des carburants reposent sur le modèle de mise à disposition différée : les données sont ouvertes à J+7 et si les utilisateurs veulent les données de la semaine en cours, ils doivent alors reverser une redevance de 32 500€ par an. Dans le modèle « freemium », la réutilisation des données doit créer des applications gratuites et partagées. Dans le cas contraire, l’entreprise paye une redevance à l’usage.

    Le champ des possibles de l’Open Data reste aujourd’hui vaste et la France avance dans le bon sens. Face à cette tendance, l’accompagnement des institutions publiques et des entreprises privées sera décisif. Néanmoins, l’Open Data promet de belles initiatives et applications qui devraient  rapidement changer notre quotidien.

  • Quelle est la définition d’une bonne expérience du poste de travail ?

    L’impact de l’expérience du poste de travail

    L’éditeur AppSense, spécialiste de la Gestion de l’Environnement Utilisateur (UEM),  a demandé à Dimensional Research de réaliser un sondage auprès de professionnels de l’informatique et d’utilisateurs métier issus de sources indépendantes. Ils ont été interrogés sur l’environnement des postes de travail de leur entreprise, sur ce qui, selon eux, constituait une bonne et une mauvaise expérience utilisateur et sur la façon dont ces expériences influaient sur les résultats de l’entreprise.

    Le rapport souligne la valeur potentielle des solutions de gestion de l’environnement utilisateur pour améliorer l’expérience des employés sur leur poste de travail. Cette étude démontre aussi les difficultés présentées par les utilisateurs dans le cadre des projets d’infrastructure de bureau virtuel (VDI), notamment face à la baisse de performances des applications et la résistance au changement des utilisateurs, etc.

    De nombreux facteurs influencent l’expérience utilisateur

    La majorité des utilisateurs métier (86 %) estiment que le facteur le plus important n’est autre que de bonnes performances lors de l’utilisation du poste de travail (accès aux fichiers, délais de traitement des applications). Ce facteur « Bonnes Performances » est suivi de près par la fiabilité (81 %), et une connexion et une déconnexion rapides (63 %). Il est intéressant de noter que les professionnels IT citent également ces trois facteurs.

    Une bonne expérience du poste de travail influe sur les résultats de l’entreprise

    Interrogés sur l’impact d’une bonne expérience du poste de travail sur les résultats de l’entreprise, plus de la moitié des utilisateurs IT (55 %) ont estimé que fournir aux employés une excellente expérience du poste de travail avait un impact considérable sur les résultats de l’entreprise. Seul un petit nombre (4 %) n’a sélectionné aucun impact sur l’entreprise. Affiné jusqu’au niveau de chaque utilisateur, 71 % des utilisateurs métier estiment qu’une bonne expérience du poste de travail influe sur la qualité et la productivité de leur travail. 26 % estiment qu’une bonne expérience a un certain impact.

    Pendant les implémentations VDI, les performances sont la principale réclamation des utilisateurs

    Interrogés sur les types courants de réclamations utilisateurs ou de tickets de helpdesk reçus pendant une migration de postes physiques vers des bureaux virtuels, 47 % des professionnels IT ont mentionné le ralentissement des performances. Vient ensuite le fait que les utilisateurs métier ne retrouvent plus leurs applications à cause du changement de position ou d’aspect des icônes et des menus (37 %), puis la confusion générée par une nouvelle interface utilisateur (32 %) et enfin la perte de fichiers et de favoris (28 %). Une petite minorité (9 %) a indiqué ne pas avoir reçu de réclamation.

    La résistance des utilisateurs affecte les projets VDI

    Selon les professionnels IT, près de trois projets VDI sur quatre sont influencés négativement par la résistance des utilisateurs. Les conséquences les plus fréquemment citées sont le retard des projets (45 %) et une réduction du nombre prévu d’utilisateurs VDI (25 %). Uniquement un quart environ des participants (27 %) ont estimé que la résistance des utilisateurs n’avait jamais été un problème pour leur organisation.

    Le ralentissement des postes de travail entraîne des distractions importantes

    Les utilisateurs, en particulier la « génération Y », sont distraits par des ordinateurs lents

    Une écrasante majorité des utilisateurs (83 %) sont distraits lorsque les ordinateurs de l’entreprise sont lents. En outre, en examinant les réponses par âge, il apparaît que la génération Y (28 %) est davantage distraite par des ordinateurs lents que les autres groupes d’âge.

    Les distractions personnelles sont plus fréquentes lors de l’attente devant un ordinateur

    On pourrait supposer qu’un employé qui attend la disponibilité de son ordinateur passe durant ce bref délai à une autre tâche liée à son travail. Toutefois, c’est rarement le cas. En fait, 71 % des utilisateurs métier passent à des distractions personnelles lorsqu’ils attendent devant leur ordinateur.

    Les utilisateurs métier ne veulent pas attendre plus de 30 secondes pour se connecter

    Parmi les utilisateurs métier, 42 % considèrent que moins de 30 secondes est tolérable. 21 % estiment que moins de 15 secondes est acceptable. En revanche, le département informatique est prêt à attendre beaucoup plus longtemps pour les systèmes de traitement. Plus précisément, 42 % estiment que moins de trois minutes est acceptable et 41 % déclarent que moins de 30 secondes est satisfaisant.

    Le département IT voit une énorme valeur dans les solutions UEM

    Interrogés sur l’efficacité des solutions UEM, 98 % des professionnels IT sont conscients de leur valeur. Les avantages les plus appréciés incluent des temps de connexion plus rapides (63 %), la prévention de la corruption ou du gonflement des profils utilisateurs (52 %) et un accès étroitement contrôlé aux applications (45 %). 2 % uniquement des participants estiment qu’aucun de ces avantages ne serait souhaitable ou utile pour leur entreprise.

    Même les utilisateurs métier, qui ne sont pas les principaux acheteurs de solutions UEM, reconnaissent les avantages potentiels de ces solutions pour les rendre plus productifs. Selon ce groupe, les principaux avantages influant sur leur rendement sont le fait de disposer d’un ordinateur plus rapide (50 %) et d’un environnement familier à chaque connexion (39 %).

    Conclusion

    La meilleure expérience utilisateur a lieu lorsque le poste de travail fonctionne tout simplement, avec des connexions rapides, des applications qui s’exécutent parfaitement et l’accès rapide aux fichiers, le tout dans un environnement familier et cohérent. Les participants à cette étude ont systématiquement signalé que lorsque ce type d’expérience utilisateur était présent, les entreprises bénéficiaient d’avantages importants, notamment une productivité, une efficacité et un engagement accrus des employés.

    Le rapport d’étude est disponible à partir du lien suivant :

    http://go.appsense.com/Dimensional_Research_la_valeur_d_une_bonne_experience_du_poste_de_travail.html

  • Cybersécurité qui sont les responsables ?

    Question Cybersécurité : il reste encore beaucoup à faire …

    Une nouvelle étude de Palo Alto Networks révèle qu’il reste encore beaucoup à faire dans les domaines de la collaboration et du partage de responsabilités pour ce qui est de la prévention des cyberfailles – deux démarches pourtant cruciales que doivent adopter les entreprises en France si elles veulent éviter de lourdes pénalités financières et préserver leur réputation.

    Le principal enseignement de cette étude d’envergure européenne est que l’essentiel des responsabilités repose exclusivement sur les épaules des professionnels de l’informatique, puisque près de la moitié (46 %) des décideurs estiment que la protection d’une entreprise contre les risques de cybersécurité est en définitive du ressort du service informatique. Les effectifs de ce service admettent d’ailleurs, dans une proportion significative (57 %), être seuls compétents pour assurer cette sécurité.

    Ces conclusions interviennent alors même que l’Union européenne est en passe de finaliser son Règlement général sur la protection des données, qui obligera les entreprises à se conformer à certaines spécifications de pointe en matière de cybersécurité. Ces dernières les aideront à prévenir les risques de non-conformité et, ce faisant, à éviter des amendes de l’ordre de 10 à 20 M€ (jusqu’à 2 à 4 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial). En cas de fuite avérée, ce règlement engage également la responsabilité de quiconque a accès aux données – depuis le service clients jusqu’à la direction en passant par les informaticiens.

    Nombre de décideurs ont toujours bien du mal à appréhender la cybersécurité

    Ces résultats semblent indiquer que la pierre d’achoppement, s’agissant de la répartition inégale des responsabilités, pourrait être la conséquence d’une méconnaissance de la cybersécurité au niveau de la direction. Plus d’un décideur sur dix (13 %), parmi les participants explicitement interrogés à ce sujet, avoue cerner « à peu près » ce qui constitue un risque pour la sécurité en ligne de l’entreprise, mais « devoir malgré tout faire appel à Google pour obtenir des éclaircissements ».

    Si les participants prennent de plus en plus la mesure des cyber-risques auxquels sont confrontées les entreprises, un salarié sur dix demeure convaincu que les dirigeants de sa société n’ont pas une idée suffisamment précise ou exacte des problématiques de cybersécurité actuelles pour mettre obstacle aux cyberattaques, et éviter ainsi qu’elles ne portent atteinte à l’environnement informatique.

    La définition des critères de « réussite » indispensable à l’attribution des rôles

    Divers règlements et dispositifs normaliseront les critères de réussite déterminant l’efficacité de la cybersécurité ; néanmoins, dans l’intervalle, un accord interne doit être trouvé permettant de définir les rôles et responsabilités de chacun, et de parvenir à un consensus sur une approche unifiée entre entreprises.

    Les résultats de l’étude mettent en exergue le fait que les évaluations de sécurité réalisées par les entreprises ne prennent pas en compte la totalité des éléments composant le risque. À l’heure actuelle, une entreprise sur quatre (25 %) mesure l’efficacité de la cybersécurité en fonction du nombre d’incidents bloqués par sa politique de cybersécurité ; une sur cinq (21 %) se réfère à la durée de résolution des incidents. Elles sont 13 % à prendre en compte la date du dernier incident. Des mesures préemptives et en temps réel, comme la capacité d’une entité à superviser la totalité du trafic sur son réseau, doivent être prises en compte pour évaluer précisément les risques encourus.

    « Les nouvelles réglementations de l’UE obligeront les entreprises à intensifier leurs pratiques en matière de cybersécurité, et il s’agira là d’une opportunité ou d’un risque, selon l’approche qu’elles auront choisie. En définitive, il est essentiel que les décideurs admettent que la cybersécurité relève de la responsabilité de chacun – car il ne s’agit plus ici d’un artifice obscur, mais d’une pratique quotidienne à laquelle aucun échelon de l’entreprise ne peut se soustraire », commente Arnaud Kopp, Directeur Technique Europe du Sud chez Palo Alto Networks

    Recommandations aux entreprises européennes

    Palo Alto Networks recommande aux entreprises de prendre les mesures suivantes pour consolider leurs environnements informatiques et mieux les protéger des cyberattaques :

    1. Élaborer une stratégie de cybersécurité axée sur la prévention des cyberattaques à chaque stade du cycle de vie des attaques, en sensibilisant et responsabilisant les collaborateurs.
    2. Faire appel à une technologie de sécurité automatisée de pointe qui, non seulement, se conforme aux réglementations, mais donne également aux collaborateurs les moyens de travailler efficacement avec les outils qui leur sont indispensables.
    3. Sensibiliser tous les acteurs de l’entreprise au rôle qui doit être le leur afin de prévenir la menée à bien des cyberattaques à son encontre.

     

  • Best pratices : classer vos données pour mieux sécuriser votre propriété intellectuelle

    Sécurisation de vos données: une priorité

    Par Christophe Auberger, Directeur Technique France chez Fortinet 

    Le piratage médiatisé du site Ashley Madison devrait inciter toute entreprise hébergeant des données (à vrai dire, toutes les entreprises de la planète) à se pencher sérieusement sur la sécurité de leurs données. Dès lors que vous saisissez des informations d’une personne dans la base de données de votre entreprise, vous devez vous assurez que ces dernières restent privées et confidentielles. Cette exigence fait partie des bonnes pratiques, et, dans certains pays, elle est même réglementaire.  En cas de piratage et de divulgation de ces données, vous pourriez bien encourir des poursuites judiciaires et des pénalités… sans compter la mauvaise presse qui ternira l’image de votre entreprise.

    Les entreprises soumises aux réglementations les plus strictes, dans les métiers de la finance et des soins de santé par exemple, connaissent plutôt bien les informations dont elles disposent, ainsi que leur niveau de confidentialité. Mais de nombreuses autres entreprises ne sont pas forcément au fait de leurs obligations en matière de sécurité de leurs bases de données. A titre d’exemple, un point de vente est susceptible de détenir des informations personnelles liées à un programme de fidélité, tandis qu’un acteur de la vente par correspondance gère des centaines ou des milliers de numéros de carte de paiement. Autant de données qui exigent d’être parfaitement sécurisées.

    Et il ne s’agit pas que des informations personnelles : toute ressource ou donnée confidentielle ou propriétaire (propositions commerciales, rapport de gestion de la relation clients, plans stratégiques, et autres), bien que ne relevant pas forcément de la réglementation en matière de confidentialité des données, doit néanmoins rester à l’abri des regards indiscrets.  Et pour compliquer les choses, dès que vous stockez les données dans le Cloud ou dans des centres de données tiers, vous perdez quelque peu le contrôle sur la gestion de ces données. Pas simple et clair de connaître précisément vos obligations et responsabilités.

    Les métadonnées, essentielles à la protection des données

    L’une des étapes clé lorsque vous sécurisez vos bases de données est de classifier ces données. Toutes les données ne représentent pas la même valeur pour votre entreprise. Certaines, d’ordre financière, ou portant sur des informations clients ou personnelles, exigent une protection optimale. D’autres éléments, à l’image de documents internes généralistes ou de brochures marketing ne sont pas aussi sensibles. Il est donc pertinent de ne pas traiter toutes vos données de la même façon. La hiérarchisation des données peut également impacter le stockage. Certaines données peuvent être stockées en mémoire pour un accès rapide, tandis que d’autres trouveront leur place sur des bandes magnétiques.

    Le concept essentiel qui sous-tend cette approche est celui de la métadonnée. C’est une information à propos d’une information. Une métadonnée descriptive, lorsque formulée de manière appropriée, présente un réel atout pour votre stratégie de sécurité de données. Les métadonnées peuvent contenir des champs dédiés au niveau de la confidentialité (public ou privé, secret, très sensible, etc.), la date de recueil des données, le détail des traitements réalisés sur les données, les niveaux d’accès (rôles et profils pouvant accéder à cette donnée) et, très important, le délai à partir duquel ces données peuvent être supprimées.

    Arbitrer le coût de la sécurité/du stockage des données et leur valeur 

    Les audits de données gagnent en importance et témoignent de la lutte menée par les organisations pour sécuriser et stocker des bases de données toujours plus volumineuses. Avec la business intelligence, les référentiels de données et le Big Data, les organisations se contentent de recueillir les données une fois, pour ensuite les propager sur l’ensemble de leur parc systèmes. Le stockage et la sécurité des données sont onéreux et les meilleures pratiques incitent à évaluer vos investissements de sécurité et de stockage compte tenu de la valeur de chaque profil de données pour votre organisation. Les métadonnées forment ainsi un levier qui permet d’effectuer des audits de données efficaces et exhaustifs.

     

  • Et si la Direction Informatique n’était plus un centre de coûts ?

    L’interconnexion, catalyseur de croissance de l’économie numérique

     par  Régis Castagné, Directeur général Equinix France

    L’interconnexion du système d’information d’une entreprise avec celui de ses fournisseurs, partenaires, sous-traitants, voire clients, est devenue aujourd’hui l’une des principales priorités des directions informatiques. Les résultats d’une enquête mondiale sur le futur de l’entreprise que nous avons réalisée auprès de 1100 décideurs informatiques issus de 14 pays du globe, démontrent qu’à l’horizon 2017, 84% des entreprises auront développé un modèle d’interconnexion, contre seulement 38% aujourd’hui. 

    Dans le contexte de la numérisation de l’économie, l’interconnexion est devenue une nécessité absolue. Car l’entreprise doit de plus en plus compter sur des partenaires (co-innovation, open innovation) et des sous-traitants qui prennent en charge ce qu’elle ne veut ou ne peut plus gérer en interne. De surcroît, les consommateurs et les salariés des entreprises considèrent qu’une connexion permanente doit aujourd’hui être la norme. Divers exemples illustrent cette nécessité : les spécialistes du reciblage publicitaire doivent être proches de leurs annonceurs afin de garantir des performances optimales d’affichage des bannières (quelques millisecondes seulement). Dans le même esprit, le trading haute fréquence réclame des performances qui ne peuvent être obtenues que dans le cadre d’une interconnexion ou du développement d’un écosystème entièrement dédié. 

    Avec la montée en puissance de l’Internet des objets, des Big Data, de la mobilité, du Cloud, etc. le besoin de nouvelles compétences est impérieux, ce qui justifie le développement d’environnements permettant de collaborer en toute sécurité et de manière instantanée avec tout son écosystème. 

    La Direction informatique n’est plus qu’un simple centre de coûts

    Dans ce contexte, la Direction informatique passe d’un statut de centre de coûts à celui d’un centre de profit. Les résultats de notre étude démontrent que l’interconnexion a un impact direct sur la rentabilité des entreprises qui la pratiquent et que ces bénéfices sont quantifiables. Plus d’un tiers des entreprises interrogées qui ont déjà déployé des solutions d’interconnexion soulignent une création de valeur d’au moins 10 M€. 58% des entreprises considèrent que cette création de valeur est issue de nouvelles opportunités commerciales, alors que 42% pensent qu’elle est liée aux réductions de coûts. Concrètement, l’interconnexion contribue à réduire en moyenne de 42% les délais de latence et de 40% les coûts de bande passante. 

    Parallèlement, les résultats de cette enquête montrent que les priorités des départements informatiques évoluent vers des problématiques de rentabilité. 40% des décideurs interrogées déclarent que la croissance du revenu est la première priorité des DSI, et que l’interconnexion est le moyen principal pour y parvenir, notamment via le déploiement d’infrastructures supportant la création de nouvelles offres (69%), la création de nouveaux canaux d’interaction avec les clients (68%), le renforcement de la présence à l’international (55%) et enfin, l’intégration d’intelligence (analytique, données, contenus) dans les processus métiers (54%). 

    Plus de sécurité, plus de collaboration, plus de croissance

    L’interconnexion est également une solution efficace pour lutter contre les cyber-attaques ; 59% des décideurs informatiques plaçant la sécurité au premier rang de leurs préoccupations. D’ailleurs, 64% des entreprises considèrent que les problématiques de cybersécurité vont les contraindre à revoir leur infrastructure informatique dans l’année qui vient. L’interconnexion directe au sein d’un data center neutre non seulement apporte plus de proximité et donc une réactivité accrue, mais permet également aux entreprises de s’affranchir des connexions Internet peu sécurisées. 

    On le voit, l’interconnexion des personnes, des sites, des données et des environnements Cloud, est une condition nécessaire pour sécuriser la croissance des entreprises. Les systèmes informatiques, devenus progressivement des commodités, reviennent sur le devant de la scène en s’enracinant toujours plus profond au cœur des problématiques métiers. Et le data center, qui se transforme peu à peu en place de marché, regroupant des milliers de fournisseurs, est l’outil idéal pour matérialiser les promesses de l’interconnexion. 

    Car les systèmes d’information traditionnels des entreprises n’ont pas été conçus dans l’optique de cette ouverture. En revanche, des réseaux de data centers d’une part réunissant les principaux opérateurs télécom et fournisseurs de services Cloud, et d’autre part, offrant une connexion directe à différents acteurs d’un même écosystème, apportent une valeur ajoutée inestimable en répondant aux besoins de performance et de sécurité des entreprises. Si Internet a largement facilité les échanges des entreprises, ce sont les data centers qui, désormais, rendent possible les révolutions du digital en réalisant les promesses de l’interconnexion. 

     

  • Et si demain vous monétisez vos données personnelles ?

    A quand la gestion marchande par les Français de leurs données personnelles ?

    Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC

    Les Français semblent être sur la bonne voie…

    A l’heure où le rapport Terrasse sur l’économie collaborative a été remis au Premier ministre, Capgemini Consulting publie les résultats d’une étude menée par OpinionWay, portant sur « Les Français et l’ubérisation de l’économie ».

    L’étude révèle que 20% des Français ont déjà utilisé un service collaboratif et que 15% des sondés ont l’intention d’y avoir prochainement recours. Il est démontré que ce nombre ne cessera de croître dans les années à venir. La tranche d’âge des 18-24 ans est la plus concernée par ce nouveau phénomène tant en termes d’offre que de demande. Ainsi 43% d’entre eux utilisent ou utiliseront prochainement un service issu de l’économie collaborative.

    Trois facteurs explicatifs doivent être pris en compte.
    Tout d’abord, 70% des Français se disent avoir confiance dans l’e-commerce. Ensuite, les prix et la qualité des services proposés sont les arguments avancés par 65% des personnes interrogées pour le premier et 44% pour le second. Le développement des services collaboratifs s’explique enfin par la dégradation de l’offre des entreprises traditionnelles. En effet, 24% des 18-24 ans font part de leur mécontentement en la matière.

    Ce sondage montre également que 55% des Français sont enclins à partager leurs données à caractère personnel en contrepartie de l’obtention d’un service à moindre prix, de meilleure qualité ou personnalisé.

    L’exigence de qualité semble donc être privilégiée par les Français, à celle du strict respect de leur vie privée. Reste à savoir sur la base de quelles données à caractère personnel l’étude a été menée. Cette information permettrait d’établir un baromètre à partir duquel il serait possible de déterminer jusqu’où les Français sont prêts à révéler leur vie privée pour obtenir un service qu’ils estiment plus intéressant.

    Ce troc de la donnée personnelle contre un meilleur service démontre a contrario la prise de conscience des Français quant à la valeur économique que représentent leurs données. La donnée est un bien marchand à l’égard duquel les Français ont exprimé au travers du projet de loi pour une République Numérique, la volonté d’en reprendre la maitrise de gestion face à la croissance du Big Data. C’est un business pour tout à chacun, qu’il est possible au travers de l’économie collaborative de faire fructifier.

    A cet égard, Arnaud Bouchard, Senior Vice- Président en charge de l’entité Marketing & Sales à Capgemini Consulting fait remarquer que « nous observons peut-être ici le passage d’une société de la possession à une société qui fait la part belle à l’économie collaborative, au sein de laquelle la co-création de nouveaux services ou produits avec les entreprises deviendrait monnaie courante ».

  • Prédiction Forrester : Le Saas principal modèle de déploiement

    Le marché mondial des applications de processus métiers, qui va des solutions de contact-client à la gestion des RH, des finances, des opérations et des produits, va passer de 141 milliards de dollars en 2015 à 169 milliards de dollars en 2017, selon les prévisions de Forrester (cf. graphique ci-dessous). D’ici 2020, le Saas sera le principal modèle de déploiement d’application sur le marché, générant plus de 50% du revenu total des logiciels.

     

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    Les applications BT (Business Technology), c’est-à-dire les technologies requises pour acquérir, servir et fidéliser les clients, vont doper la croissance. Forrester estime que 59 % des dépenses des entreprises liées aux applications seront consacrées aux solutions BT contre 41% aux solutions IT.

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.