Catégorie : IT

  • Et demain on communiquera comment au bureau?

    Lifesize répertorie les 6 tendances qui rythmeront l’année 2016

    Par Hugues de Bonnaventure, General Manager Lifesize France.

     

    1 La conférence en mode web, audio et vidéo

    Beaucoup d’entreprises utilisent encore des solutions de communication (audio, vidéo) différentes selon l’objet de leurs réunions. Pour les salariés, cela présente de gros désavantages. Il faut sans cesse installer de nouveaux logiciels ou utiliser des numéros différents, qu’il s’agisse d’une conférence audio, vidéo ou une présentation. Combiner ensemble les solutions vidéo, audio et web permet de fournir une solution plus simple à utiliser quel que soit le mode retenu. Ceci permettra aussi une optimisation des coûts pour l’entreprise.

    2 La poursuite du développement du WebRTC

    Le WebRTC a été la tendance phare de l’année 2015 en offrant toujours plus de fonctionnalités. Son développement va aller en s’accentuant en 2016. Les options avec lesquelles les utilisateurs sont déjà familiers sont compatibles avec le WebRTC notamment pour le partage des présentations.

    3 L’interopérabilité des différentes solutions de collaboration

    Il est loin le temps où les utilisateurs d’une solution ne pouvaient appeler que des utilisateurs utilisant la même application. En effet, certains éditeurs proposent déjà de pouvoir appeler des utilisateurs qui travaillent dans d’autres environnements. Au vue de la multiplication des solutions de communication, il va falloir penser une façon d’interconnecter simplement les solutions entre elles. Le partage des contacts et l’accès à des fonctionnalités communes va se développer en 2016.

    4 L’adoption de la visioconférence en entreprise pour une meilleure réduction des coûts

    Beaucoup d’études démontrent que la visioconférence permet aux entreprises de réaliser de sérieux bénéfices : salariés plus productifs, gain de temps ou encore des économies conséquentes en matière de frais de déplacements par exemple. D’ailleurs 65% des Responsables Financiers au sein des entreprises envisagent d’investir dans des solutions de visioconférence pour réduire les coûts liés aux déplacements dans leurs entreprises. Vers une entreprise plus mobile ? C’est ce que prédisent plusieurs experts, d’après Research and Markets, en annonçant que d’ici à 2019, la visioconférence aura progressé de 39%, démocratisant ainsi la vidéo dans l’entreprise et en dehors de ses frontières.

    5 Le Cloud va continuer de se répandre

    Les communications ont fortement évolué ces dernières années avec l’avènement du BYOD. Le développement permanent de terminaux mobiles va accélérer les échanges sur un Cloud qui par nature évolue très rapidement pour intégrer ces nouveaux produits. Bien que l’adoption en France se veuille plus timide que les autres pays européens, 36% des entreprise d’au moins 250 salariés et 40% des entreprises de 500 personnes et plus utilisent le Cloud[1]. La force du Cloud réside dans son réseau extensible permettant aux utilisateurs de se connecter de n’importe où, tout en garantissant la sécurité des communications.

    6 La sécurité face à un monde de plus en plus connecté

    L’arrivée de terminaux connectés de plus en plus nombreux peut être considérée comme un facteur de risque d’intrusion supplémentaire. ace à ces inquiétudes et pour éviter un ralentissement de l’adoption dans le Cloud notamment, les éditeurs de solutions promettent sans cesse le renforcement de leur système (authentification, cryptage, filtrage des Spams, tunnelisation, redondance physique et spatiale…).

     

  • Pourquoi collecter des données et que faire avec?

    La data pour réinventer la satisfaction client

    Avis d’expert par Jérôme Chambard, co-fondateur de Skiply

    Pourquoi collecter des données et que faire avec ?
    1 – Valoriser le consommateur en lui montrant que son avis compte
    2 – Améliorer de manière mesurable l’expérience client.

    La transformation numérique, pour rester dans la course.
    Selon CXP, la première tendance 2016 de l’IT sera la transformation numérique. Comme tous les termes un peu galvaudés, il n’est pas évident de savoir ce que recouvre cette expression, et bien souvent d’ailleurs, elle est réduite à ce que nous appréhendons de manière triviale. On pense tout de suite au e-commerce, à la communication sur les réseaux sociaux, ou encore aux «objets connectés », sans parfois même savoir de quoi il s’agit précisément.

    Mais alors comment définir la transformation numérique, ou transformation digitale ? Il s’agit de l’ensemble des nouveaux usages numériques qui vont venir impacter de manière significative la façon de travailler dans les entreprises. Et ils sont nombreux ces usages, de la logistique jusqu’à la vente, en passant par le marketing, la production et la communication interne. Bref, ils seront bientôt partout.

    Cette transformation numérique ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises mais redonne paradoxalement le pouvoir au consommateur. L’avis des clients devient un avantage concurrentiel.

    Réinventer la satisfaction client en utilisant les technologies numériques pour atteindre l’efficacité
    Les nouveaux usages du web permet aujourd’hui de mesurer la satisfaction client en temps réel et dans le contexte de l’expérience client. On n’attend plus que le visiteur soit rentré chez lui pour lui demander son avis sur la qualité du service ou un nouveau produit.

    Si les nouvelles technologies, notamment via les objets connectés permettent de collecter des données pertinentes, la création d’un avantage concurrentiel réside dans l’exploitation de ces données.

    Établir des rapports connectés pour améliorer le quotidien service ou encore tester l’acceptation d’une nouvelle offre. On est plus dans un système pervers de faux avis clients destinés à la communication mais dans une véritable démarche qualité.

    Quel est l’impact de cette technologie sur le service marketing ?
    Si l’évolution des nouvelles technologies est en route, la transformation numérique impacte toutes les entreprises.

    Désormais, les enquêtes et questionnaires de satisfaction ne seront plus vus comme un questionnaire monolithique où l’on demande tout, en une fois. Les entreprises vont devoir réfléchir à quelle question poser, et à quel endroit pour en tirer le maximum de bénéfice. Les données collectées sont ensuite traitées automatiquement. L’entreprise va devoir tenir compte de ces changements dans l’avenir pour être compétitive et revoir ses méthodes traditionnelles pour bénéficier de ces innovations.

    Quelle que soit la méthodologie utilisée, les bénéfices sont nombreux :

    –          Meilleur taux de réponse

    –          Meilleure pertinence des résultats.

    –          Possibilité d’analyses avancées : taux de satisfaction en fonction du temps et au moment de l’expérience client, évolution dans le temps, etc.

    –          Gain de temps : dépouillement automatisé des résultats.

    Plus besoin de mandater des instituts spécialisés et hors de prix pour interroger les clients par téléphone ou par email : les entreprises reprennent leur contrôle sur leurs données de satisfaction.

    Automatiser le reporting et accompagner la transformation numérique

    Si les entreprises sont conscientes de l’importance de la digitalisation de leurs processus, elles doivent prendre en compte leur façon de travailler en impliquant leurs collaborateurs et leurs clients.

    L’utilisation du digital modifie les mentalités. Savoir connecter les collaborateurs avec les nouveaux systèmes reliés directement aux données apportera un vrai plus en termes de motivation et d’implication. Ces changements fondamentaux permettront d’avoir un nouveau regard sur les indicateurs clefs de performance associés. L’utilisation des données est aussi un vecteur de communication interne pour accompagner le changement autour de la transformation numérique.

    Car, tout le monde oublie que la technologie va bien plus vite que son assimilation par l’être humain. Prévoir un dispositif d’accompagnement en termes de communication interne n’est pas un luxe, c’est un prérequis pour se lancer avec succès dans l’entreprise digitalisée.

    Et demain…

    Mais ce n’est là qu’une partie des possibilités offertes par la combinaison du big data et des objets connectés. En couplant tous ces dispositifs, on peut créer de véritables machines à piloter les sous-traitants, et se donner les moyens de fournir un service réellement qualitatif pour faire la différence. L’avenir appartient à ceux qui se digitalisent tôt !

     

  • Pourquoi le numérique est essentiel à la compétitivité ?

    Quand le numérique met sous pression la production informatique des entreprises   

    Une étude de CA Technologies, réalisée par le cabinet d’analystes Freeform Dynamics auprès de 1 442 hauts dirigeants de départements informatiques et métiers, fait  un état de l’art de la transformation numérique dans les entreprises françaises et de plusieurs pays. Cette étude met notamment en exergue que les enjeux associés à la nécessité d’accélérer et d’adapter la production informatique des entreprises pour répondre à un nouveau paradigme de la consommation. 

    La transformation numérique des entreprises est en cours. Avec elle, la promesse d’une expérience client nouvelle, d’interactions plus riches et immédiates, de messages marketing mieux ciblés et de processus internes optimisés. Corollaire de cette évolution, les consommateurs sont de mieux en mieux informés et deviennent plus exigeants et impatients.

    Depuis quelques années, le numérique a permis de multiplier les points de contact : web, smartphones et tablettes, réseaux sociaux, places de marché, click-to-call, etc. Sans cesse de nouveaux canaux apparaissent : il est désormais possible de vendre via Twitter ou via une application mobile de « tchat ». 

    Les résultats de l’enquête de CA Technologies démontrent que pour réussir sur des marchés désormais mondialisés et répondre aux attentes toujours plus pressantes des consommateurs, les entreprises doivent aujourd’hui redéfinir une nouvelle organisation pour fluidifier leur production informatique afin de délivrer rapidement les nouveaux services attendus par les consommateurs ; un peu à la manière du Taylorisme qui a maximisé la production d’automobiles au début du XXème siècle grâce à une nouvelle organisation scientifique du travail. Cette méthode de production informatique – DevOps1 – a pour vocation d’optimiser et d’accélérer les processus de développement informatique, tout en maîtrisant les coûts. 

    Les pionniers de la transformation numérique enregistrent de solides résultats

    L’étude de CA Technologies montre que les entreprises qui ont mis en œuvre ce nouveau modèle d’organisation et de production informatique affichent des performances largement supérieures aux autres : pour elles, le numérique s’est révélé essentiel à leur compétitivité (63% considèrent que le numérique les aide à traiter rapidement des opportunités, 57% à conquérir de nouveaux marchés et 52% à créer de nouveaux business models, contre respectivement 17%, 19% et 15% des entreprises qui n’ont pas initié cette transformation). 

    Parallèlement, elles bénéficient d’une hausse significative de leurs chiffres d’affaires et se révèlent plus profitables : 26% d’entre elles ont enregistré une croissance de leurs revenus, 32% de leur profitabilité et 37% des revenus issus de nouvelles activités, contre 12% ; 13% et 19% des entreprises qui n’ont pas adopté dans DevOps.

    Enfin, 83 % des entreprises pionnières déclarent que leurs initiatives numériques ont suscité des améliorations quantifiables et importantes en matière de fidélisation clients, contre 28% des entreprises moins avancées en matière de transformation numérique. Les chiffres sont comparables en matière d’acquisition de clients et de nouveaux revenus (respectivement : 83% contre 28% ; et 71% contre 24%). 

    La transformation numérique des entreprises françaises est ralentie par une vision plus technologique que business

    Selon l’enquête de CA Technologies, les entreprises françaises sont conscientes de cette nécessité d’innover en continu : 80%pensent que les technologies de l’information seront essentielles pour assurer leur réussite future, 76% considèrent devoir libérer du temps de leurs équipes informatiques pour investir dans le digital et 71% croient nécessaire de privilégier l’innovation continue.  

    Mais, malgré cette compréhension des enjeux immédiats, elles peinent à saisir les opportunités offertes par l’économie numérique. Ainsi, si 87 % des entreprises françaises considèrent comme important que leurs équipes informatiques maîtrisent et comprennent les priorités métiers, seules 29 % ont fait le nécessaire. Dans le même ordre d’idée, 82 % des organisations françaises estiment qu’il est important de faire tomber les barrières culturelles entre les équipes de développement (Dev) et de production (Ops). Mais seulement 33 % d’entre elles ont déjà accompli cette transformation culturelle. 

    Seulement deux tiers des organisations françaises ont déployé ce nouveau mode de production informatique (DevOps)

    Si les chiffres montrent que cette nouvelle organisation de la production informatique commence à creuser son sillon dans les grandes entreprises françaises – près de deux tiers (65 %) des entreprises françaises ont vastement ou partiellement déployé cette approche – ce taux est néanmoins le plus faible d’Europe, à égalité avec l’Italie et derrière l’Allemagne (76 %), la Suisse (71 %), l’Espagne (69 %) et le Royaume-Uni (67 %).

    D’ailleurs, dans les faits, seulement 12 % des organisations françaises peuvent être qualifiées de pionnières, soit moins que la Suisse (23 %) et l’Espagne (13 %) ; autant que l’Italie (12 %) ; mais plus que le Royaume-Uni (11 %) et l’Allemagne (10 %).

    Au-delà de la dimension technologique, on sait que la transformation numérique des entreprises implique surtout des problématiques de culture de management, et decompétences. La lente transformation des entreprises françaises peut notamment s’expliquer par le fait que la culture numérique reste l’apanage des Directions informatiques (48%, contre 13% au PDG ou au Comité de Direction), alors que c’est le contraire en Inde (31 et 33 %) ou en Suisse (26% et 31%). Aux Etats-Unis la répartition est plus équilibrée (32% pour le PDG et 35% pour le Directeur informatique). Les entreprises françaises restent polarisées sur une vision informatique de leur transformation numérique, alors que les autres pays y voient davantage des opportunités business. 

    « Les interactions numériques avec les clients, partenaires et fournisseurs se font de plus en plus par le biais d’applications et de services en ligne. Afin de proposer des expériences client innovantes, de faire preuve de plus d’agilité et d’accroître leurs chiffres d’affaires, les grandes entreprises françaises doivent générer de la valeur plus rapidement et en continu pour se démarquer de leurs concurrents. Elles doivent également donner à leurs équipes informatiques les moyens d’être plus réactives et performantes », conclut Mos Amokhtari, Directeur Avant-Ventes chez CA Technologies France. « DevOps est clairement un moyen de parvenir à ces objectifs, comme le prouvent les résultats obtenus par les entreprises qui l’ont adopté de manière anticipée. L’étude de CA Technologies démontre que la réussite des projets DevOps implique un changement de culture de l’entreprise et un nouvel équilibre entre les équipes informatiques. Ainsi, la gestion du changement, le soutien du management et la communication sont des éléments essentiels, tout comme la définition d’indicateurs communs à toutes les équipes intervenant sur le projet et l’évolution des compétences individuelles en interne. DevOps est une méthodologie en 9 points, dont il faut patiemment assembler les pièces – de la définition de la stratégie jusqu’à la sécurité et à la conformité – pour mettre en œuvre le nouveau modèle de production informatique rendu nécessaire par l’évolution du marché vers le numérique ».

  • FORRESTER – Prévisions 2016 sur la gestion de la Technologie

    Rôle du CIO : une nouvelle lignée de CIO férue de technologie numérique et obsédée par le client va conduire la croissance

    En 2016, les CEO vont demander aux CIO qu’ils utilisent les technologies pour augmenter les revenus de l’entreprise plutôt que d’en être de simple « gardiens ». Ce changement de culture et d’apprentissage des mécanismes – et pas seulement du jargon – de l’expérience client (CX) sont les facteurs cruciaux du succès d’un CIO. Cela va rendre le travail du CIO plus difficile et nécessiter qu’il prenne des mesures en matière de communication, d’exécution, d’investissement, d’évaluation des risques, de recrutement et bien d’autres encore.

    • IoT : l’Internet des Objets va mettre les CIO au défi de faire évoluer la manière dont les entreprises opèrent et s’engagent  avec les clients.

    Le battage autour de l’Internet des Objets (IoT) va continuer en 2016, mais les CIO doivent prêter attention au fait que l’IoT va entraîner des changements concrets au sein de leurs entreprises dans des secteurs critiques tels que la gestion des données à travers le cycle de vie du client, le reporting financier, les métriques commerciales, la sécurité et l’architecture système.

    • Services numériques : la pression de plus en plus importante des services numériques va changer les priorités des entreprises et de leurs fournisseurs.

    2016 verra le début de changements importants sur le marché des services technologiques. Une dynamique en trois parties va modifier la façon dont les entreprises achètent ces services – à mesure que la pression de la transformation digitale va surmonter la fragmentation des prises de décisions et des budgets. – et va forcer les prestataires à évoluer, de leurs stratégies go-to-market jusqu’à la façon dont ils vendent et livrent.

    • Développement applicatif : le développement moderne se généralise.

    Le monde du développement et de la distribution des logiciels change rapidement, mais les changements les plus importants – tels que la distribution continue, le DevOps, les applications composables, les micro-services et la gestion des API – restaient encore la chasse gardée des équipes AD&D (Application Development and Delivery) les plus avancées. Cela va changer en 2016.

    • Big Data : les responsables Tech entament la transition des data vers l’exécution et les systèmes d’insight.

    La vitesse soutenue du changement en matière de données et d’analytique va encore s’accélérer en 2016, et les architectes d’entreprise et les responsables technologiques auront d’autant plus de difficulté à en saisir la signification. Forrester dévoile ses prévisions pour les sept domaines les plus brûlants – gestion des données, big data, analytique, business intelligence, insight services, monétisation des données et systèmes d’insight – et vous indique les pistes à suivre en la matière.

    • L’Architecture d’entreprise (EA) se réorganise pour répondre aux objectifs

    Les programmes d’architecture d’entreprise (EA) ont eu du mal à prouver leur valeur, particulièrement  quand le rythme de l’innovation technologique s’accélère, que l’exécution agile devient la norme et que les entreprises se concentrent sur leurs clients et sur l’évolution rapide de leurs produits et services. Les meilleurs programmes d’EA vont devoir redéfinir leur valeur autour de l’habilitation technologique de bout en bout plutôt que des stratégies d’entreprise – en changeant la façon dont ils travaillent, avec qui ils travaillent et la valeur qu’ils apportent.

    • Cloud : le cloud accélère alors que l’automatisation parvient à battre en brèche les craintes relatives à la sécurité dans le cloud.

    Après avoir emporté l’acceptation générale en 2015, le cloud va passer à la vitesse supérieure en 2016. Cette nouvelle étape va être centrée sur l’expansion des cas d’utilisation du cloud, l’attitude des professionnels Infrastructure et Opérations (I&O) sur l’automatisation et un certain relâchement en matière de contrôle. L’objectif de faire opérer des écosystèmes opérationnels entiers dans un mélange de services cloud est à portée de main.

    • Workforce Tech : 2016 sera une année record en matière de changement des technologies dédiées aux collaborateurs

    Les responsables Infrastructure et Opérations (I&O) en charge des technologies dédiées aux collaborateurs de l’entreprise jouent un rôle critique dans le succès de celles-ci à l’ère du client car, pour satisfaire les clients, les collaborateurs de votre entreprise doivent être plus agiles, informés et réactifs. En 2016, des changements majeurs vont intervenir dans les équipements technologiques des collaborateurs : BYO (Bring Your Own), Windows 10, wearables et robotique.

    • Cadres supérieurs et cybersécurité : des candidats à la présidentielle jusqu’aux CEO, la sécurité devient une passion.

    En 2015, clients, citoyens et patients s’inquiétaient de l’usurpation d’identité financière ou médicale. Anthem, Ashley Madison, le Bureau de la gestion du personnel américain (US Office of Personnel Management) et Sony ont vu leurs noms largement cités mais pour une mauvaise raison : des cyberattaques dévastatrices. Les responsables Sécurité et Risque (S&R) savent aujourd’hui qu’il est vital pour la marque, sa croissance et sa profitabilité, de protéger à la fois les données clients et la propriété intellectuelle de l’entreprise. En 2016 les responsables S&R vont réaliser qu’ils ne peuvent se reposer sur une cyberassurance, et qu’ils doivent se préparer à entrer dans la sphère des investissements en matière de cybersécurité.

    • Cybersécurité : la prévention a de nouveau intégré les agendas cybersécurité.

    De nombreuses cyberattaques ont frappé les unes après les autres tous les secteurs d’activités, des organismes gouvernementaux aux assurances maladie, des fournisseurs aux revendeurs. Les responsables Sécurité et Risque (S&R), leurs dirigeants et les conseils d’administration recherchent donc désespérément à assurer une meilleure protection des données clients et leur propriété industrielle contre les cybercriminels. La détection va continuer à jouer un rôle important, mais Forrester prévoit qu’en 2016, les responsables S&R reviendront à une approche davantage holistique qui s’appliquera à tous les niveaux de la Targeted-Attack Hierarchy Of Needs (Hiérarchie des besoins en cas d’attaque ciblée) selon Forrester pour traiter toutes les menaces qu’elles soient nouvelles ou existantes.

    • IAM : Les clients IAM augmentent et les prestataires fusionnent

    Pour les entreprises, la gestion des identités et des autorisations d’accès (Identity and Access Management – IAM) implique bien plus que seulement assurer et mettre en œuvre l’accès des collaborateurs aux ressources de l’entreprise. Elles doivent maintenant gérer les autorisations d’accès de différents groupes de personnes, qu’ils soient collaborateurs, partenaires ou clients, sans que leur expérience en soit affectée. Elles doivent également protéger les ressources corporate, stockées dans le cloud ou non, tout en fournissant aux utilisateurs un accès sécurisé à ces ressources depuis différents terminaux.

    • Risques liés aux médias sociaux : les responsables vont redoubler d’efforts pour limiter le risque en matière de réputation.

    Les médias sociaux constituent pour les organisations un canal d’engagement important – et donc risqué. Les entreprises qui cherchent à profiter de l’ère du client tirent parti de ces médias pour asseoir leurs marques et interagir avec leurs clients. Mais la possibilité d’erreurs et de comportements malveillants augmente le risque de dévoiler des données, d’affaiblir la marque ou d’avoir un impact négatif sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.

    • Confidentialité des données : la confidentialité des données va séduire les clients et limiter le risque.

    En 2016, les entreprises les moins clairvoyantes commettront l’erreur de penser qu’assurer la confidentialité des données consiste seulement à répondre aux exigences réglementaires et de conformité au plus bas coût possible. En revanche, les entreprises plus éclairées vont reconnaître qu’il s’agit en fait d’un moyen de bâtir de meilleures relations – reposant sur la confiance – avec leurs clients. Les responsables Sécurité & Risque (S&R) qui l’auront compris vont participer à la croissance de l’entreprise, à l’acquisition de nouveaux clients et à l’enrichissement des relations clients.

    • Gouvernance et Conformité : les prestataires/fournisseurs sont gagnants, la gestion du risque perd

    En 2015, nous avons pu constater qu’une conformité et une gestion du risque inefficaces provoquaient des situations cauchemardesques pour les responsables Risque comme pour les dirigeants. Le cas du scandale Volkswagen en est un bon exemple ; les entreprises dont les programmes de gouvernance, de gestion du risque et de conformité (GRC) sont mal gérés peuvent être exposées à d’énormes amendes, à l’érosion de la confiance de leurs clients et – plus important encore – subir des pertes de plusieurs millions voire milliards. 2016 verra son lot d’incidents de type GRC, et les quelques améliorations technologiques déjà apportées ne pourront pas faire grand-chose pour inverser la tendance.

  • Pourquoi l’analytique en mode Cloud devient la nouvelle norme ?

    L’analytique un marché en forte expansion

    Selon une étude réalisée par IDG pour le compte d’Informatica, l’adoption de l’analytique en mode Cloud a atteint un point de basculement : 68 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles rechercheraient, analyseraient ou envisageraient activement de déployer des solutions d’analyse en mode Cloud au cours des 12 prochains mois. En outre, 74 % ont déclaré qu’elles envisageaient d’adopter une solution d’analyse hybride ou en mode Cloud uniquement au cours des trois prochaines années.

    Cette étude du marché de l’analytique Cloud a été réalisée par IDG en septembre 2015 auprès de 203 décideurs IT et métiers européens (France, Royaume-Uni et Allemagne).

    Définie comme la mise en œuvre d’au moins une des trois composantes principales de l’analytique métier (intégration de données, data warehousing et Business Intelligence) dans le Cloud, l’analytique en mode Cloud est apparue comme la solution permettant de mieux tirer parti de l’augmentation des sources de données internes et externes pour enrichir les informations et améliorer les décisions des employés dans chaque ligne métier ; 15 % des personnes interrogées ont déjà déployé une ou plusieurs solutions d’analyse en mode Cloud.

    Principaux constats

    L’étude d’IDG indique que le marché des solutions d’analyse en mode Cloud est en pleine expansion ; les entreprises qui ont commencé à en déployer en dégagent déjà une valeur significative.

    • L’adoption de l’analytique en mode Cloud est principalement stimulée par le fait que les entreprises ont de plus en plus besoin de renforcer leurs capacités d’analyse :elles souhaitent notamment améliorer la qualité et la cohérence des données entre les systèmes (81 %), l’analyse visuelle des données (70 %), ainsi que l’agrégation et l’analyse des données en temps réel (71 %).
    • Cette adoption est également stimulée par le besoin d’accéder à un nombre croissant de sources de données, dans le Cloud et sur site :les personnes interrogées ont cité le besoin d’analyser les données des applications sur site (55 %), les entrepôts de données sur site (55 %), les entrepôts de données en mode Cloud (49 %) et les applications SaaS (44 %). La prise en charge des sources Big Data est un autre besoin spécifique (67 %).
    • L’analytique en mode Cloud se développe rapidement :les entreprises interrogées qui ont des projets d’analyse en mode Cloud ont en moyenne 17 projets d’analyse en cours ou planifiés au cours des 12 prochains mois. Parmi ces projets, 46 % nécessiteront l’utilisation de solutions d’analyse en mode Cloud.
    • Les solutions d’analyse en mode Cloud présentent plus d’avantages que les solutions d’analyse sur site : les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud citent le coût d’acquisition plus avantageux (60 %) que celui des solutions sur site, une plus grande agilité et la réduction des délais de commercialisation (61 %), l’évolutivité plus rapide et plus rentable des grands jeux de données (60 %), ainsi que les fonctions de libre-service pour les personnes qui n’ont pas un profil technique (51 %).
    • Les cas d’utilisation sont plus nombreux :les entreprises qui ont déployé des solutions d’analyse en mode Cloud les utilisent à diverses fins, y compris pour intégrer l’analyse dans les systèmes CRM et SCM ainsi que d’autres applications opérationnelles (43 %), rentabiliser plus rapidement les projets d’analyse (39 %), analyser les sources de données en mode Cloud, telles que le SaaS, les réseaux sociaux et l’IoT (37 %), ainsi que le data warehousing hybride (32%).
    • Cinq principaux critères d’évaluation des solutions :les personnes interrogées ont identifié plusieurs critères d’évaluation clés pour l’achat d’une solution d’analyse en mode Cloud. Les cinq premiers sont la robustesse de la plate-forme de protection des données (81 % citent ce critère comme étant essentiel ou très important), la facilité d’utilisation (78 %), la facilité d’administration (77 %), la capacité à intégrer les données sur site et dans le Cloud (78 %), et la capacité à rapprocher et nettoyer les données (74 %). Ces critères sont suivis de près par la disponibilité des ressources de mise en œuvre et la rapidité de mise en œuvre.
    • « Aujourd’hui, avec la plupart des solutions d’analyse d’entreprise, le développement itératif, l’expérimentation et les déploiements incrémentiels sont devenus la norme. Cette agilité et l’adaptabilité des solutions sont les principaux avantages des services d’analyse en mode Cloud qui permettent aux clients de tester les solutions, de les acheter, de les dimensionner et de répondre rapidement à de nouveaux besoins imprévus ».Dan Vesset, Vice-Président en charge des programmes, Business Analytics and Information Management, IDC
    • « L’étude d’IDG montre que l’analytique en mode Cloud devient rapidement la nouvelle norme en ce qui concerne les solutions d’analyse d’entreprise, car ce modèle répond aux besoins des utilisateurs en matière de fonctionnalités améliorées, d’accès flexible aux données, de simplicité, de réduction des coûts IT et d’agilité. En outre, l’étude indique clairement que les entreprises qui adoptent ces solutions pour bénéficier de ces avantages ne compromettront pas la sécurité des données. Elle révèle également que les entreprises souhaitent tirer parti de la flexibilité et de la facilité d’utilisation de leurs solutions d’analyse en mode Cloud pour faciliter la tâche des utilisateurs sans cesse plus nombreux qui ont besoin de solutions d’analyse, mais qui n’ont pas les compétences requises par les solutions sur site existantes ». Ajay Gandhi, Vice-Président du marketing produit, Informatica Cloud

    Pour en savoir plus sur l’étude d’IDG et ses conclusions, cliquez sur :

  • Les 4 tendances clefs sur le marché des ERP en 2016

    4 tendances clefs sur le marché des ERP en 2016

    Les prédictions selon Epicor, Software Corporation

     

    La troisième révolution industrielle

    Notre paysage industriel est en profonde mutation d’une part grâce au développement de nouvelles techniques de production mais aussi avec la transformation de nos modes de consommation, plus orientés services que produits. L’impression tridimensionnelle ou encore ALM (additive layer manufacturing) par exemple permet de combiner des composants ou de créer des prototypes jusque-là impossibles à réaliser, ouvrant des possibilités de design et de créations sans limite. Ces nouvelles méthodes permettent aussi un mode de production plus efficient avec un minimum de gaspillage et une utilisation optimale de tous les matériaux.

    D’autre part de plus en plus de consommateurs cherchent à acheter non plus un produit mais un service. Il n’est plus question d’acheter une machine à laver mais 2000 cycles de lavage. Cette nouvelle approche transforme les modes de production et exige une certaine souplesse et une plus grande capacité à produire en fonction des besoins spécifiques des utilisateurs.

    Si les systèmes ERP ont toujours permis aux entreprises d’être plus précises et contrôlées dans leur production, aujourd’hui, la rapidité de réponse et d’adaptation sont devenues essentielles et font partie des missions des systèmes ERP de nouvelle génération.

    L’ère de l’analytique: comprendre des données et non plus répéter des processus de manière automatique

    D’après une étude du cabinet Forrester, 1/3 des entreprises utilisent déjà l’Internet des objets ou ont le projet de le faire.i En connectant des systèmes de stockage, des machines et des produits il est possible de créer des systèmes de production plus intelligents qui peuvent contrôler les processus de leur chaîne de production de manière indépendante avec très peu d’intervention manuelle. Les machines sont capables d’alerter les fabriquant lorsqu’elles doivent être réparées ou contrôlées ou lorsqu’elles ne sont pas utilisées de manière optimale. Les processus de production peuvent aussi être contrôlés à distance permettant d’installer des zones de production dans le monde entier tout en continuant à les gérer en temps réel.

    Traditionnellement les entreprises comptent sur les expériences passées pour planifier leur production. Aujourd’hui, en combinant simultanément les données des machines sur la ligne de production, les chiffres des ventes et les retours d’expériences clients il est possible de faire des prévisions très précises et d’ajuster le rythme de production en temps réel.

    L’avènement de l’esprit mobile ou comment les applications vont éclipser les ERP

    Alors que la génération Y entre en masse sur le marché du travail et impose ses codes, les applications deviennent les principaux canaux d’accès à la technologie. De plus en plus d’employés vont préférer des interfaces intuitives plutôt que des systèmes ERP. D’après Forrester, notre dépendance aux smartphones a transformé notre approche. “The mobile mind shift” ’ii ou l’avènement de l’esprit mobile place les applications au coeur de nos modes de communication et de la résolution de nos problèmes. Les systèmes ERP seront toujours là mais les utilisateurs seront de plus en plus nombreux à les utiliser indirectement via une application ou une interface plus ergonomique.

    Les natifs du numériques font la loi

    L’entrée de la génération Y sur le marché du travail change la donne pour le marché des ERP – ces derniers ne veulent plus des systèmes qui demandent des formations, de la patience et de la précision, ils souhaitent travailler avec des technologies accessibles, facile à utiliser tout de suite et compatibles avec leurs modes de vie nomade.

    La génération de demain est en osmose avec la technologie à qui elle fait confiance et dont elle est dépendante sur de nombreux plans. Facile d’accès et personnalisable – voilà ce qu’elle attend de tout système d’information et elle n’hésitera pas à remettre en question des systèmes trop conservateurs, rigides ou dépassés.

  • Politique de cybersécurité : encore des efforts !

    La perception des enjeux de la cyber sécurité par les dirigeants d’entreprises

    Avec l’essor du big data, du cloud computing et des terminaux connectés, l’entreprise revoit son organisation pour faire face à des attaques toujours plus nombreuses et ciblées. Orange Business Services, et sa filiale Orange Cyberdefense, ont réalisé une étude menée par OpinionWay sur la maturité des dirigeants de grandes entreprises (hors DSI) sur leur politique de cyber sécurité.

    « Nous constatons des décalages importants entre la vision que les dirigeants ont de la cyber sécurité et la réalité qu’ils décrivent. Si l’enjeu de la cyber sécurité est reconnu et les risques associés très élevés, le sujet n’est pas pour autant identifié comme une priorité stratégique et les entreprises sont très nombreuses à connaitre des failles. De façon globale, l’étude pointe le fort besoin d’accompagnement des entreprises pour lever les freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité efficace » commente Michel Van Den Berghe, Directeur Général d’Orange Cyberdefense.

    82% des dirigeants conscients de l’exposition de leur entreprise à ces risques

    L’entreprise est perçue par les dirigeants comme étant l’acteur le plus exposé aux risques liés à la cyber sécurité (66%) devant les individus et les Etats (17% et 17%). De fait, 82% des dirigeants considèrent que leur entreprise est exposée à ces risques. Tous les domaines de l’entreprise sont susceptibles d’être affectés : la relation avec les clients (86%), l’image de marque (84%), l’activité de l’entreprise (83%) ou encore les ressources financières (78%). Une grande majorité des dirigeants (86%) vont jusqu’à déclarer qu’une défaillance pourrait menacer l’existence même de l’entreprise.

    Cyber sécurité : un enjeu qui n’est pas encore stratégique

    Même si la conscience du risque est avérée, la cyber sécurité se place au 5ème rang des enjeux prioritaires pour l’entreprise (23%) derrière la satisfaction des clients (58%), les résultats financiers (53%), l’image de l’entreprise (26%) et la Recherche et Développement (24%). Ce constat peut s’expliquer par le sentiment de protection des dirigeants face à aux risques : 80% d’entre eux considèrent leur entreprise assez bien voire très bien protégée et plus d’un dirigeant sur deux juge sa politique proactive.

    Plus de 60% des dirigeants déjà victimes d’une faille de sécurité

    Bien qu’ils s’estiment protégés, 64% des dirigeants déclarent que leur entreprise a subi une défaillance de sécurité. Les causes sont l’attaque externe (49%), la défaillance humaine interne involontaire (47%), la défaillance technique interne (44%) et la défaillance humaine interne volontaire (29%). La défaillance conduirait à la perte de confidentialité (44%) ou à la destruction (33%) d’informations sensibles. Dans un tiers des cas (33%), aucune mesure spécifique n’a été adoptée suite à une faille de cyber sécurité de cause interne, et dans 25% des cas suite à des attaques externes.

    Encore de nombreux freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité

    Pour 45% des dirigeants interrogés, le bénéfice d’une politique de cyber sécurité efficace permet d’assurer la pérennité de l’entreprise et de dissuader les cyberattaques, suivi par la réassurance des clients, partenaires et investisseurs (29%).

    Le principal frein à la mise en place d’une politique de cyber sécurité dans l’entreprise est lié aux coûts (41%). Néanmoins, 28% des dirigeants déclarent que le budget 2016 de leur entreprise sera en augmentation.

    Les autres freins identifiés dans ce sondage : la complexité technique (31%), la sous- estimation des risques de cyberattaques (29%) et la difficulté à faire adopter les bonnes pratiques en interne (27%).

  • 3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Infosys livre les tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Selon Nigel Watling, Architecte Technique & Delivery Lead in France for Cloud and Digital chez Infosys en France

    La transformation numérique reste au centre des préoccupations des entreprises pour 2016. La sécurité, et notamment du Cloud seront toujours des sujets de débats cette année puisque 65% des entreprises (selon une récente étude de NetWrix) émettent encore des réserves quant au passage d’un informatique classique vers des environnements dans le Cloud.

    Sécurité : Les périmètres d’entreprises s’étendent ayant pour conséquences de fragiliser les systèmes de sécurité qui pourraient devenir plus vulnérables

     Face à l’industrialisation des “cyber-menaces”, quel modèle de sécurité adopter ? Cyber extorsion, panne de réseau, piratage de données, corruption de sites internet, contamination de bases de données… Aujourd’hui, les entreprises sont de plus en plus sensibles aux menaces planant sur elles. Les spécialistes de la sécurité s’accordent également tous pour dire que les attaques sont plus fréquentes et destructrices et plus organisées qu’auparavant…

    Les entreprises mondiales poussent leur business grâce à des initiatives telles que le cloud, le social etc. Des informations qui, auparavant, étaient cantonnées à une circulation intramuros au sein des entreprises seront désormais disséminées dans le cloud et ce notamment via différents services comme : les applications locales, les offres de cloud public, les médias sociaux et mobiles. La principale conséquence sera la possible divulgation de données des consommateurs, des entreprises voire de gouvernements.

    L’intérêt de la sécurité dans le Cloud et sa simplification pour les entreprises seront des éléments clés pour cette nouvelle année.

     En 2016, nous allons voir évoluer les systèmes de sécurité dans le Cloud vers des solutions simplifiées, des contrôles et des solutions virtualisées qui ont intégré les processus de sécurité pour aider à la cartographie des systèmes informatiques actuels. Les systèmes d’anciennes générations deviendront rapidement obsolètes et engendreront des failles critiques difficiles à colmater. La tendance ira, pour 2016, vers plus de flexibilité et de d’évolutivité.

    Faire du Cloud Hybrid une réalité…

     Pour ne pas avoir un écosystème de Cloud Hybrid qui ne ferait que complexifier et fragmenter l’IT des entreprises, il faut réussir l’agrégation de personnes, de processus et de technologies en s’appuyant sur une architecture et une gouvernance prédéfinie. Les entreprises devront faire un effort soutenu sur l’intégration, la normalisation de la politique IT, des opérations, de différents prestataires-fournisseurs, et de l’autonomisation de l’utilisateur final à pouvoir mettre en œuvre une stratégie hybride réussie.

     

  • Comment améliorer la confiance numérique ?

    Les entreprises font face à de nouveaux défis en matière d’utilisation des données personnelles, selon un nouveau rapport d’Accenture

    Le rapport propose un certain nombre de pistes pour responsabiliser les entreprises et améliorer la confiance numérique

    Selon un nouveau rapport d’Accenture, l’utilisation des données personnelles par les entreprises soulève aujourd’hui un certain nombre de questions. Le rapport préconise plusieurs stratégies et principes pour aider les entreprises à protéger les données de leurs consommateurs, renforcer leur capital-confiance tout en continuant à développer leurs activités.

    Si le rapport, intitulé « Guarding and Growing Personal Data Value », reconnaît que l’utilisation des données personnelles apporte de réelles innovations en matière de service client, de développement de nouveaux produits et marchés, il souligne toutefois les difficultés croissantes que rencontrent les entreprises par rapport à l’utilisation de ces données. De plus, ce phénomène est amplifié par une implication sans précédent des différentes parties prenantes que sont les clients, les instances réglementaires et les organismes de surveillance.

    « Les données clients constituent un véritable trésor numérique pour une entreprise. Mais la capacité de cette dernière à collecter, analyser et monétiser cet actif doit souvent aujourd’hui être réorientée sous l’effet de l’évolution des perceptions, des préférences, des règlementations et des risques », explique Stéphane Geyres, Accenture Strategy, directeur exécutif, responsable de l’activité conseil en cyber sécurité en Europe. « Par-dessus tout, l’administration et la protection des données personnelles sont des conditions essentielles pour instaurer un climat de confiance numérique.Si ces éléments ne sont pas bien pris en compte, cela aura des conséquences, y compris sur le modèle opérationnel des entreprises, qui doivent donc prendre leurs dispositions pour protéger les données qui leur sont confiées. »

     

    Le rapport s’appuie sur des travaux menés par l’Accenture Institute for High Performance, qui a notamment mené une enquête auprès de 600 cadres dirigeants dans huit secteurs d’activité, conduit des entretiens avec des experts universitaires, et mené des travaux de recherche complémentaires. Quatre-vingt-dix pour cent des répondants citent l’administration des données (Data Stewardship) comme le principe le plus important pour préserver la réputation de leur entreprise et assurer une gestion responsable des données personnelles, 74 % d’entre eux déclarant par ailleurs que leur entreprise a déjà pris des mesures concrètes allant dans ce sens.

    Le rapport identifie un certain nombre de tendances qui influencent les perspectives des entreprises en matière d’utilisation des données personnelles :

     

    • Crise de confiance sur la sécurité des données – De nombreux clients ne feront pas affaire avec des entreprises auxquelles ils ne font pas confiance eu égard au traitement de leurs données (le problème, c’est que le déficit de confiance est encore bien présent).
    • Préoccupations des consommateurs en matière de sécurité – Les mesures souhaitées par les consommateurs pour protéger leurs données personnelles pourraient venir à l’encontre du volume et de la qualité des données collectées par les entreprises.
    • Des consommateurs qui attendent un dividende sur leurs données – Près de 60 % des répondants issus du secteur des biens de consommation rapportent que leurs clients monétisent activement leurs propres données (par exemple en les revendant à des intermédiaires).
    • Paradoxe des consommateurs se mettant « hors réseau » – La généralisation des technologies dédiées à la protection de la vie privée pourrait avoir un impact sur la richesse des données clients dont disposent les entreprises.
    • Nouvelles règlementations, nouvelles pratiques en matière de collecte des données – Les Etats renforcent la réglementation pour tenter de répondre aux préoccupations des citoyens en matière de confidentialité de leurs données.
    • Vigilance renforcée des instances de surveillance sur les pratiques des entreprises Des groupes tels que Data Fair (Royaume-Uni) ou l’Electronic Frontier Foundation (Etats-Unis) surveillent les pratiques des entreprises en matière de gestion des données personnelles.

     

    « Plutôt que d’essayer de lutter contre ces tendances, les entreprises doivent mettre en œuvre des stratégies proactives pour s’adapter aux changements à venir », déclare Stéphane Geyres. « Elles doivent investir dans le développement des talents et des technologies qui leur permettront de renforcer leurs capacités à déléguer aux clients la protection de leurs données. Pour renforcer la confiance numérique, elles doivent ainsi définir un modèle opérationnel aligné sur des objectifs clairs en matière de gestion des attentes, tout en respectant quelques grands principes. »

    Les cinq grands principes énoncés dans le rapport sont les suivants :

    • Administration numérique des données – La gestion des données personnelles doit satisfaire aux exigences des personnes qui les fournissent.Des mesures visibles en matière d’administration des données personnelles pourront aider votre entreprise à se différencier. Deutsche Telekom a ainsi travaillé avec les fournisseurs de messagerie Web.de, T-Online et GMX pour lancer un service de communication e-mail sécurisé de bout en bout, qui stocke les données de l’utilisateur en Allemagne, en réponse aux craintes liées à la surveillance externe des e-mails. La société a enregistré une augmentation à six chiffres du nombre de ses abonnés suite aux révélations d’Edward Snowden en 2013.
    • Transparence numérique – Les entreprises doivent faire preuve de transparence sur les mesures prises pour protéger les données personnelles.Les entreprises peuvent renforcer leur transparence en démontrant de manière proactive, à leurs clients et autres parties prenantes, comment elles stockent et utilisent leurs données. Nectar, un programme de fidélisation qui assure à ses 18 millions de clients une visibilité complète sur la collecte et l’utilisation de leurs données, a ainsi été cité comme un modèle de transparence par le gouvernement britannique.
    • Responsabilisation numérique : donner aux clients les moyens de prendre le contrôle de leurs données.En maîtrisant les deux volets de « l’autonomisation numérique » (permettre aux clients de mettre à jour les données détenues à leur sujet ; et s’appuyer sur l’analytique pour aider les clients à prendre de meilleures décisions), les entreprises peuvent améliorer la satisfaction client et générer de nouvelles sources de revenus.

          . Equité numérique – Clarifier et, si possible, renforcer les avantages dont bénéficient les clients en échange       du partage de leurs données. Les entreprises peuvent renforcer l’équité numérique en proposant aux clients des avantages monétaires ou en nature, en échange de leurs données. Kreditech, une start-up allemande spécialisée dans l’évaluation des risques de crédit, a octroyé plus de 1,5 million de prêts à la consommation depuis son lancement en 2012, sur la base des données personnelles issues des réseaux sociaux ou de comptes client e-commerce.

     

    • Inclusion numérique – Utiliser les données personnelles dans un but sociétal.Lorsqu’elles sont partagées de manière appropriée, les données personnelles peuvent avoir un impact positif sur la société dans son ensemble. En 2013, la société de télécommunications française Orange a travaillé avec un groupe de réflexion pour cartographier l’activité économique de la Côte d’Ivoire en se fondant sur les données de téléphonie mobile de ses clients. Conçu à l’origine pour aligner les efforts de développement urbain avec les besoins économiques du pays, le projet a également permis à Orange de développer ses opérations en Côte d’Ivoire.

     

    Ce rapport est fondé sur (1) une enquête en ligne menée auprès de 578 professionnels, représentant sept grandes économies (Brésil, Chine, France, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et Etats-Unis) et huit secteurs d’activité ; (2) des entretiens menés avec des experts universitaires au Royaume-Uni ; et (3) des recherches complémentaires, avec notamment des analyses documentaires, des études de cas et d’autres activités menées par des spécialistes Accenture. L’enquête en ligne a été menée par Kadence International entre juillet et août 2015. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.accenture.com/digitalresponsibility.

  • BYOD ou CYOD la stratégie passe par les collaborateurs

    BYOD (Bring Your Own Device) ou CYOD (Choose Your Own Device) : le choix donné à vos collaborateurs est déterminant pour mener à bien votre stratégie 

    Par Franck Trognée, Directeur des ventes Europe du Sud, HID Global

    À mesure que les terminaux mobiles deviennent omniprésents, que leur utilisation se systématise, aussi bien à la maison qu’au travail, et que ces équipements se complexifient, les entreprises se trouvent confrontées à une succession d’enjeux dès l’instant où leurs collaborateurs entendent accéder à des ressources professionnelles en tout lieu, à tout moment et sur l’appareil de leur choix. Les données recueillies récemment par Eurostat témoignent d’une dépendance croissante envers les mobiles en Europe : 51 % des citoyens de l’UE âgés de 16 à 74 ans se sont servis d’un terminal mobile pour se connecter à Internet en 2014, contre 36 % en 2012. L’utilisation du mobile étant tellement répandue et fréquente, il est naturel que les collaborateurs veuillent utiliser ces appareils à des fins professionnelles, mais aussi pour leur convenance personnelle.

    Ces dernières années, avec l’adoption de stratégies BYOD, les entreprises aspirent à tirer le meilleur parti de la montée en puissance des smartphones.
    La commodité est un critère décisif de l’expérience utilisateur, et le phénomène BYOD a longtemps été perçu comme un moyen d’y parvenir, compte tenu des gains de souplesse et de productivité induits. Alors qu’une étude Tech Pro Research observe que 74 % des entreprises basées aux Etats-Unis ont déjà adopté une stratégie BYOD ou envisagent de le faire, le même rapport constate également que cette tendance est loin d’être aussi répandue en Europe, où un sondage IDC fait valoir qu’à peine 36 % des entreprises adhèrent au BYOD.

    Que ce soit pour des questions de sécurité, en raison de la législation sur la protection des données personnelles ou à cause de simples différences de culture, une charte CYOD pourrait être une démarche bien plus efficace pour les entreprises européennes.

    Avec une stratégie de type BYOD, les entreprises doivent inévitablement prendre en compte le facteur sécurité. Comment parvenir à sécuriser en permanence leurs propres données avec tant d’équipements et d’utilisateurs différents à surveiller ? Comment protéger leurs systèmes alors que des virus, des logiciels malveillants et des menaces persistantes avancées risquent de contaminer les terminaux dont se servent leurs collaborateurs pour leur usage personnel ? Après tout, une récente étude de Forrester laisse entendre qu’au moins 60 % des entreprises seront victimes d’une fuite de données confidentielles en 2015. Celle-ci pourrait être causée involontairement par leurs collaborateurs, que ce soit par l’usage impropre, la perte ou le vol de ressources.

    Les entreprises disposent de plusieurs moyens pour renforcer leur sécurité lorsque les collaborateurs se servent de terminaux mobiles. Une solution possible consiste à créer des espaces distincts sur chaque équipement, dévolus aux données professionnelles et personnelles de chaque utilisateur. En résumé, cela suppose que les établissements créent sur l’appareil un espace administré à distance, renfermant la totalité des données de l’entreprise et protégé par les normes de cryptage les plus draconiennes et la technologie de sécurité la plus poussée.

    Voilà qui réduit significativement le risque de croisement de virus et d’autres menaces lié à l’utilisation personnelle du terminal. Ce type de procédure se révèle encore plus crucial à la lumière des récentes prévisions de Gartner selon lesquelles plus de 75 % des applications mobiles échoueront à des tests de sécurité élémentaires en 2015(1). En l’associant aux toutes dernières techniques d’authentification bi- et multifactorielles comme, par exemple, l’utilisation de « jetons logiciels » mobiles pour générer des mots de passe à usage unique, les entreprises se donnent toutes les chances de rendre les terminaux mobiles inoffensifs sur le lieu de travail.

    Paradoxalement, c’est là où se situent les limites de la stratégie BYOD sur le plan de la sécurité. Si les collaborateurs peuvent commodément accéder à leurs données personnelles et professionnelles, la multitude de terminaux mobiles à disposition comme la pluralité de leurs utilisateurs rendent, la plupart du temps, toute approche standard impossible voire irréaliste en matière de sécurité des données. Une authentification forte et exhaustive peut contribuer grandement à préserver les données de l’entreprise dans un cadre BYOD, mais un degré de risque significatif subsiste. Et c’est précisément à ce niveau qu’une stratégie CYOD peut apporter d’autres avantages.

    La mise en œuvre d’une stratégie CYOD permet aux entreprises d’adopter les mêmes dispositifs de sécurité qu’avec une charte BYOD, notamment des espaces réservés aux données cryptées et des procédures d’authentification aussi efficaces que faciles à suivre. En parallèle, en offrant à leurs collaborateurs le choix parmi une gamme restreinte de terminaux, les entreprises sont mieux à même de les contrôler, en écartant les équipements pour lesquels elles doivent élaborer une stratégie de sécurité. Voilà qui, au final, limite le choix proposé à leurs collaborateurs, tout en permettant néanmoins d’aboutir à un compromis efficace : les salariés en Europe en viennent à attendre de leurs employeurs qu’ils prennent à leur charge des terminaux mobiles qui serviront à accéder aux données de l’entreprise, et la stratégie CYOD constitue un moyen efficace de gérer cette tendance. Avec une charte CYOD, il est, en outre, plus facile pour les entreprises de mettre en œuvre une politique de sécurité sans faille, alors qu’au sein d’un environnement BYOD, elles n’auront pas nécessairement testé tous les appareils en vue de garantir une cohérence d’action et d’expérience utilisateur.

    Les multiples législations draconiennes sur la protection des données personnelles en Europe rendent également la stratégie CYOD souhaitable. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne, ont des règles destinées à protéger les salariés de tout espionnage opéré via leurs terminaux mobiles. D’après les analystes Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis et Terrence Cosgrove, « Une autre difficulté surgit dans le cadre BYOD dès lors qu’il s’agit de supprimer des données professionnelles sur le terminal d’un utilisateur. D’après le droit de l’UE, les données stockées sur le terminal d’un individu sont, semble-t-il, la propriété de cet individu et non de l’entreprise ; les effacer peut par conséquent être illégal, en fonction de la localisation géographique du salarié. Ce problème n’a pas lieu d’être avec le CYOD puisque le terminal appartient à l’entreprise(2). »

    Le WYOD (Wear Your Own Device) qui s’esquisse aujourd’hui officiera, à l’avenir, comme stratégie de substitution ou d’accompagnement pour le BYOD ou le CYOD. Une étude récente d’IDC prévoit que le nombre d’accessoires connectés commercialisés en 2015 s’inscrira en hausse de 173 % par rapport à 2014 : les wearables ont de beaux jours devant eux. Même s’il en est encore à ses premiers balbutiements, le WYOD intégrera une nouvelle dimension intéressante dans l’équation BYOD ou CYOD, à mesure que le nombre d’équipements augmente et que les salariés sont toujours plus nombreux à attendre des entreprises qu’elles développent des logiciels leur permettant d’utiliser leurs accessoires connectés à des fins professionnelles.

    Le phénomène BYOD a assurément rencontré un certain succès aux États-Unis et au Royaume-Uni, et les avantages offerts aux salariés en termes de souplesse et de commodité sont manifestes. Néanmoins, rendre une stratégie BYOD totalement inattaquable relève de la gageure pour les entreprises. Compte tenu du large éventail d’appareils sur le marché, il est impossible d’élaborer une stratégie de sécurité adaptée à chacun et, pour préserver la sécurité des données de l’entreprise, l’authentification forte est donc mise à rude épreuve. Le CYOD atténue quelque peu ces problématiques, en restreignant le nombre d’appareils qu’une entreprise doit surveiller. En Europe en particulier – où la protection des données personnelles, priorité culturelle, est strictement légiférée – cette stratégie possède un réel avantage juridique que le BYOD ne peut offrir.

    1 : Gartner, Gartner Security & Risk Management Summit 2015, 14 – 15 September, London, UK, http://www.gartner.com/binaries/content/assets/events/keywords/security/sec16i/sec15_gartner_predicts_1.pdf

    2 : Gartner, BYOD Versus CYOD: A Regional Best-Practice Guide, Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis, Terrence Cosgrove, 30 December 2014