Catégorie : IOT

  • Quand l’IA permet aux entreprises d’accélérer de 80% la croissance de leurs profits

    Une nouvelle enquête d’Oracle révèle que l’IA permet aux entreprises d’accélérer de 80% la croissance de leurs profits

    Cette enquête mondiale montre comment les entreprises s’appuient sur les technologies émergentes pour améliorer leurs finances et leurs opérations et se constituer de nouveaux avantages concurrentiels

    Les entreprises qui adoptent l’Intelligence Artificielle (IA) et d’autres technologies émergentes pour améliorer leurs finances et leurs opérations accélèrent de 80% la croissance de leurs profits annuels, selon une nouvelle étude menée par Enterprise Strategy Group et Oracle. 700 responsables ont été interrogés dans 13 pays pour réaliser cette enquête intitulée Technologies émergentes : une arme concurrentielle pour les finances et les opérations. Elle montre que les technologies émergentes (IA, Internet des Objets (IoT), blockchain, assistants numériques) ont dépassé le stade de l’adoption, surpassent les attentes qu’elles ont pu susciter et constituent de véritables avantages concurrentiels.
    “L’IA, l’IoT, la blockchain et les assistants numériques permettent d’innover plus vite, de créer des avantages concurrentiels déterminants et d’améliorer les profits des entreprises qui adoptent ces technologies plus résolument que leurs concurrentes,” déclare Juergen Lindner, Senior Vice President, SaaS Product Marketing, Oracle.

    L’IA et les assistants numériques améliorent la précision et l’efficacité des finances

    Les entreprises qui adoptent les technologies émergentes pour la gestion de leurs finances constatent des avantages largement supérieurs à ceux qu’elles avaient pu anticiper :

    ·       Les erreurs au sein des directions financières ont été diminuées de 37% en moyenne.

    ·       72% des entreprises utilisant l’IA ont une meilleure compréhension de leurs performances globales.

    ·       83% des dirigeants sont convaincus que l’IA pourra automatiser complètement les processus de clôture comptable dans les cinq prochaines années.

    ·       Les assistants numériques augmentent la productivité de 36% et accélèrent de 38% l’analyse financière.

    L’IA, l’IoT et la blockchain améliorent la réactivité des chaînes d’approvisionnement

    L’IA, l’IoT, la blockchain et les assistants numériques permettent aux entreprises d’améliorer la précision, la rapidité et l’analyse de leurs opérations ainsi que de leur chaîne d’approvisionnement. Les répondants anticipent d’autres avantages opérationnels avec la généralisation prochaine des applications de blockchain.

    ·       Les entreprises utilisant l’IA dans leurs chaînes d’approvisionnement constatent une diminution de 6,7 jours ouvrés en moyenne es délais de traitement des commandes.

    ·       L’exploitation des données de l’IoT dans les processus de la chaîne d’approvisionnement permet de réduire de 26% en moyenne les erreurs de traitement des commandes.

    ·       L’IA permet de diminuer de 25% les erreurs de traitement des commandes, de 30% les ruptures de stock et de 26% les arrêts de fabrication.

    ·       L’utilisation des assistants numériques dans les chaînes d’approvisionnement augmente de 28% la productivité des salariés et de 26% la vitesse d’analyse.

    ·       87% des entreprises utilisant la blockchain ont atteint ou dépassé le ROI escompté. 82% prévoient d’en tirer des avantages substantiels au cours de l’année qui vient.

    ·       78% des dirigeants sont convaincus que l’utilisation de la blockchain pour vérifier la surveillance de la chaîne d’approvisionnement réduira de 50% ou plus les cas de fraude au cours des cinq prochaines années.

    ·       68% des répondants considèrent que l’amélioration de l’analyse opérationnelle (business intelligence) constitue un avantage clé des technologies émergentes dans le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement.

    Les technologies émergentes apportent systématiquement un avantage concurrentiel

    La grande majorité des entreprises a maintenant adopté les technologies émergentes, et les précurseurs (qui utilisent au moins trois solutions) bénéficient d’avantages encore plus marqués et sont en mesure de devancer leurs concurrents.

    ·       Les technologies émergentes sont devenues courantes et 84% des entreprises utilisent au moins l’une d’entre elles en production (IA, IoT, blockchain, assistants numériques).

    ·       82% des entreprises utilisant au moins trois technologies émergentes devancent leurs concurrentes, alors qu’elles ne sont que 45% parmi celles n’utilisant aucune de ces technologies.

    ·       Les entreprises utilisant plusieurs technologies émergentes sont 9,5 fois plus susceptibles d’avoir la meilleure précision financière ou opérationnelle du marché.

    ·       Pour les technologies émergentes, les entreprises sont 2 à 3 fois plus susceptibles d’acheter des solutions toutes faites plutôt que de concevoir elles-mêmes leurs solutions (le pourcentage varie selon la solution technologique).

    ·       Presque tous les répondants (91%) considèrent que les applis SaaS facilitent l’emploi des technologies émergentes.

    “Cette étude montre clairement que les technologies émergentes ont réussi leur période d’essai et qu’elles entrent maintenant dans une phase de généralisation,” analyse John McKnight, directeur des services de recherche et d’analyse d’Enterprise Strategy Group. “Les avantages de ces technologies dans des domaines tels que les finances ou les opérations apparaissent de plus en plus clairement, et dans la plupart des cas les avantages obtenus dépassent les prévisions. Notre enquête montre aussi que les technologies émergentes complètent et amplifient mutuellement leurs avantages, ce qui souligne l’importance d’adopter une approche holistique.”

  • CES 2020 : gadgets ou vraies innovations ?

    Debrief  CES 2020

    Après les deux conférences « Back to CES 2020 » organisée par Dentsu Aegis, le 21 janvier 2020 dans les bureaux de Twitter et celle d’ Olivier Ezraty, le point sur le plus grand salon de l’électronique au monde.
    Q
    uelles seront les nouvelles innovations de demain? Les frenchies étaient-ils au rendez-vous ? Gadgets ou pas … 
    Retour sur cet événement tant attendu en ce début d’année …

    Des chiffres en baisse par rapport aux autres années 

    The Consumer Electronics Show accueillait cette année plus de 170 000 visiteurs divertis par la présence de plus de 4 400 exposants venus du monde entier et répartis sur 269 419 m 2 soit l’équivalent de 24 Stade de France côte à côte. L’énormité de l’événement cache tout de même une légère baisse de fréquentation par rapport à l’année passée qui cumulait plus de visiteurs et d’exposants sur une surface similaire. Certains acteurs se sont fait remarquer par leur absences comme Alibaba ou Baidu. À l’inverse, des acteurs  ont fait leur apparition comme la compagnie aérienne Delta.

    Une french tech en berne

    2019 était l’apogée de la French Tech, 2020 le début du déclin. En effet, en 2019, le pavillon français pouvait se narguer d’être le troisième pays le plus exposé après les Etats- Unis et la Chine, en 2020 du haut de ses 297 stands, La France perd une place au profit de la Corée du Sud, représentée par des géants comme Samsung, LG et Hyundai.
    Un manque de succès cette année combiné avec le chauvinisme de certains investisseurs français qui préfèrent investir dans Vivatech.
    31 sociétés étaient nominées cette année pour « Innovation Awards Honorees » contre 60 en 2019.

    Exposants français pendant le CES de 2006 à 2020, crédit photo : Olivier Ezratty

    Des innovations dans les secteurs de la santé et de la sécurité 

    Le CES est aussi le résumé de nombreuses innovations réalisées par des entreprises à la recherche de profits pour pouvoir rentabiliser leurs nombreuses dépenses en R&D.  Une vitrine ouverte sur le monde où la perception de l’utilité d’un produit est propre à chaque individu.
    En effet, une personne qui habite dans un studio et qui n’a pas 1,2 millions d’euros à dépenser pour « The Wall Luxury », la nouvelle télé Samsung présentée au CES, peut être intéressée par « Ballie », le robot connecté à tous les appareils électroniques de la maison et pouvant jouer avec son animal de compagnie.

    Plis sérieusement, deux secteurs attisent l’intérêt de tous. C’est le cas de la santé et de la sécurité. Jean Viry-Babel, fondateur et président de xRapid, a présenté au CES un petit boîtier permettant le prélèvement et l’analyse de sang sans avoir à se déplacer.
    Il est destiné aux individus ayant des maladies nécessitant des analyses de sang régulières, ce qui lui a valu d’obtenir un Awards au salon.

    Dans le domaine de la sécurité, on retrouve également de nombreuses innovations comme des serrures connectées du fabriquant Netatmo, ou une caméra de vidéo-surveillance nocturne pouvant filmer en couleur avec la Arlo Pro 3.

    Des projets futuristes

    Epoustoufler, ébahir, faire rêver ou simplement faire sourire, se sont les différentes sensations que peuvent susciter les innovations que l’on va voir dans cette rubrique. Dans la catégorie « éviter les bouchons à tout prix », deux projets se démarquent sans pour autant être concurrents.
    Le premier projet vient de l’entreprise Uber, qui, en partenariat avec le constructeur Hyundai, présentait le E S-A1 eVTOL Personal Air Vehicle, en maquette.

    Cet hélicoptère de transport de passagers permettrait à Uber d’ajouter un nouveau moyen de transport à sa flotte, mais rien ne dit encore qu’il va voir le jour dans nos villes.
    Le deuxième projet est tout aussi douteux au niveau de sa viabilité de part sa complexité. Réalisé par l’entreprise Israélienne NFT Inc , il s’agit d’une voiture volante avec des ailes repliables, la ASKA peut décoller à la verticale, non sans rappeler une certaine Doloréane de MartyMcfly.
    Enfin, dans la catégorie «laboratoire vivant », Toyota est le seul représentant avec un projet de ville en construction, bâtie au pied du Mont Fuji:
     la Woven City. Cette ville connectée permettra aux ingénieurs de Toyota de développer des technologies telles que la conduite autonome, la robotique ou encore la domotique dans un environnement réel.

    La ASKA, voiture conçue par l’entreprise Israélienne NFT Inc avec ses ailes repliable

    Les incontournables BUZZ ou Fake 

    Le gros buzz du CES 2020, c’est la pomme de terre connectée de Nicolas Bladeck aka « Potatoman » qui était présent à la conférence de Olivier Ezratty . « Concrètement, j’ai un vrai produit : une carte électronique qui se plante dans la patate et prend son électricité dans la patate et connecte la patate au téléphone, en Bluetooth. » L’ancien étudiant en électronique nous explique qu’une application est connectée directement à la pomme de terre permettant de suivre son état.


    La second buzz, c’est l’intervention de la fille du président Donald Trump, Invanka Trump. Invitée au salon pour ses compétences en technologies. Son interview sur le thème du « Futur du travail » avec Gary Shapiro, président de l’association organisatrice du salon, a tourné en campagne électorale pour son père, défendant la lutte contre le chômage que s’efforce de mener la Maison Blanche.

    Mais l’innovation ne signifie pas forcément progrès 

    En effet, tout ces produits, tous plus innovants les uns que les autres ne sont pas synonymes de progrès pour autant. La notion de progrès reflète une évolution dans la société. Il y a une dimension technologique, mais aussi une dimension morale importante. Faciliter la vie, obtenir une meilleure expérience d’utilisation, gagner du temps ou tout simplement permettre de se divertir, n’est pas forcément gage d’évolution et donc de progrès. 

    Par Tanguy Meshaka, étudiant en Ecole de Commerce et stagiaire chez MyDigitalWeek

     

     

  • Avalanche d’événements le 30 janvier 2020

    Tous les événements pour comprendre les tendances Sociétés – Marketing – Retail et Innovations

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-maddy-keynote-mutation-by-maddyness/?instance_id=4606

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-le-paris-images-digital-summit-by-centre-des-arts/?instance_id=4625

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-le-big-bang-du-ecommerce-by-ebrand-commerce/?instance_id=4651

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-techforgood-the-world-expo-of-solutions-for-the-planet-by-changenow/?instance_id=4631

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-rewind-to-the-future-by-the-coding-machine/?instance_id=4663

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-booster-votre-relation-client-par-le-marketing-digital-by-afrc/?instance_id=4632

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-utiliser-la-social-data-pour-une-strategie-dinfluence-efficace-les-experts-du-web/?instance_id=4561

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quelle-strategie-de-marque-mettre-en-place-by-ebg/?instance_id=4627

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-les-influenceurs-et-les-marques-by-reech/?instance_id=4664

  • #INNOVATIONS #TRANSFO – Les rendez-vous incontournables pour faire le plein d’inspiration…

    MARS 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-webinar-industrie-du-futur-4-0-quels-impacts-sur-les-competences-webikeo/

    AVRIL 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-webinar-le-big-bang-de-la-la-e-sante-et-de-la-tele-medecine-by-hubinstitute/?instance_id=4877

    MAI 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-10000-startups-pour-changer-le-monde-2020-by-la-tribune/

    JUIN 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-smarcities-produrable-2020-by-aef-info/

    JUILLET 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-it-partners-2020-by-reed-expositions/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-workspace-expo-2020-by-weyou-group/

    SEPTEMBRE 2020 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-iot-world-mtom-embedded-et-cloud-by-infoexpo/

    OCTOBRE 2020

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-le-festival-transfo-by-la-frenchtech-in-the-alps/

  • Moteur de recherche vocale dans le ecommerce : les nouveaux usages

    Recherche vocale : quelles perspectives dans le e-commerce ?

    Par Stéphane Vendramini fondateur de Sensefuel

    Nous connaissons tous la barre de recherche présente dans notre navigateur, sur notre ordinateur ou notre smartphone. Celle-ci nous permet de faire des recherches sur internet pour trouver des sites web, des informations, des produits ou bien encore des services. Tous ces résultats sont référencés par des moteurs de recherche. Lorsque l’on parle de recherche, il ne faut pas oublier qu’il existe aussi des moteurs de recherche internes, propres aux sites que nous visitons et indépendants de toute influence externe. Par exemple, sur un site e-commerce, le moteur interne permet aux visiteurs d’affiner leur recherche de produits grâce à des critères bien précis comme la couleur, la taille, la matière, etc. Cette aide est la bienvenue, un e-commerçant qui souhaite vendre doit tout faire pour faciliter l’accès à l’information concernant le produit recherché par le visiteur. C’est pourquoi un moteur de recherche interne efficace est primordial pour éviter de se perdre dans l’arborescence d’un catalogue conséquent.

     L’avènement du vocal dans la recherche

    Avec l’utilisation généralisée du smartphone, dont le clavier ne facilite pas toujours la frappe et dont l’écran – plus petit que celui d’une tablette ou d’un ordinateur – affiche moins d’informations, nous avons découvert de nouveaux modes d’interactions. Tout naturellement, le smartphone s’est donc mis à nous parler en se transformant par exemple en GPS mais également en gestionnaire de tâches et d’agenda, et finalement même en assistant pour faciliter la vie de l’utilisateur (émettre des appels, lire/envoyer des SMS, répondre à des questions, etc.). Ces nouveaux usages permettent d’interagir avec son téléphone en ayant le moins de contact physique possible.

    Quel est l’usage de la recherche vocale dans l’e-commerce ?

    Les canaux d’accès au vocal se multiplient, mais l’un des premiers reste le mobile. Gartner prévoit que 30 % des sites visités en 2020 le seront par la voix et ComScore prévoit que la même année, 50 % des recherches seront vocales.

    L’introduction des fonctionnalités vocales remonte à l’arrivée de Siri chez Apple en 2011. Quant à l’intégration du vocal dans le parcours de vente, elle est encore plus récente puisque cela ne fait qu’un peu plus de deux ans seulement. Mais durant cette période, 1,8 milliard de dollars auraient déjà été générés par la voix en 2017 aux États-Unis selon OC&C Strategy. Alors que les enceintes connectées font beaucoup parler d’elles, l’usage prioritaire du vocal s’effectue toujours par le biais du smartphone. D’ailleurs, il est important de rappeler que les fonctionnalités vocales sur ces deux types de devices sont identiques. Et même si près de deux tiers des utilisateurs de smartphones ont déjà utilisé l’assistant vocal de leur téléphone, on est encore loin d’un usage quotidien, car seuls 20 % l’utiliseraient plus d’une fois par mois.

    Côté e-commerce, seuls 15% des utilisateurs d’assistants vocaux aux États-Unis et au Royaume-Uni s’en seraient servis pour effectuer un achat de bout en bout. On note également que plus de 85% des achats effectués avec la voix ont des paniers moyens de moins de 100 dollars aux États-Unis. Le consommateur n’a pas encore pleinement pris confiance dans l’outil vocal. La recherche vocale a encore de nombreux défis à surmonter pour réellement pénétrer le marché du e-commerce.

    Faut-il inventer un parcours client 100 % vocal ?

    Dans un contexte omnicanal et omni device, il y a désormais deux parcours qui permettent d’effectuer une recherche : les parcours textuel et vocal. Ces deux moyens d’expression ne sont pas en concurrence. Au contraire, ils ne répondent pas aux mêmes besoins et sont tout à fait complémentaires. La voix permet de libérer la parole du consommateur et vient enrichir sa question. Quant à la réponse, elle s’exprime soit de manière visuelle sur un écran, soit par une réponse vocale concise et précise – si le contexte s’y prête. La recherche interne peut bénéficier du meilleur des deux mondes. L’affichage de produits, lorsque cela est nécessaire, pour éclairer le choix du client et la prise de commande par le vocal lorsqu’il s’agit juste de confirmer un achat par exemple. Au cœur de ce parcours, l’intelligence artificielle doit tenir compte de l’approche du client qui est de plus en plus hétéroclite et imprévisible.

    Que peut-on attendre en 2019 de la voix dans la recherche e-commerce ?

    L’oral est le mode de communication le plus simple; on apprend à parler bien avant de savoir écrire ! Être en capacité sur son site e-commerce de donner la parole à ses clients est la garantie de libérer leur expression du carcan du clavier et des comportements induits par 20 ans d’expérience de recherche sur internet.

    Bien entendu, il faut pouvoir tenir promesse ! C’est à dire écouter attentivement la demande, la comprendre et y répondre de manière précise et adaptée. C’est encore plus important si l’on prend en compte que bon nombre de comportements actuels sur les sites marchands sont liés à des frustrations d’usage. Le consommateur a par exemple appris à se servir d’un moteur de recherche en simplifiant énormément ses questions pour se garantir de trouver des réponses. L’évolution des comportements est un processus lent, le consommateur a une certaine aversion du risque, il lui faut du temps pour essayer et encore plus pour accorder réellement sa confiance et modifier ses habitudes.

    L’adoption de la recherche vocale ne dérogera pas à la règle même si les “Digital Natives”, non formatés par les capacités technologiques historiques, la plébiscitent déjà. Dans le retail, il faut comprendre qu’avec la recherche vocale, on est sur un impact similaire à la révolution du e-commerce.

    Faut-il dès lors, comme beaucoup l’ont fait à l’époque, limiter ses investissements au regard des seuls revenus directs et immédiats ? La première révolution a, par déficit d’investissement des acteurs historiques, généré de nouveaux concurrents devenus des leaders mondiaux.  Faut-il avec cette deuxième révolution les laisser définitivement prendre l’avantage ?

    Le phénomène va prendre de l’ampleur dans les prochaines années. En effet, le chiffre d’affaires généré par le commerce vocal pourrait atteindre 40 milliards de dollars dans le monde d’ici 2022, contre 2 milliards actuellement (chiffres OC&C Strategy Consultants) Alors, autant prendre le virage dès à présent !

    S’il paraît donc évident, à la lumière de l’histoire récente, d’épouser au plus vite cette courbe de changement, il est primordial d’assurer quatre fondamentaux :  Optimiser (vraiment) l’expérience client , être disponible sur tous les devices, comprendre le sens de chaque demande et dépasser “l’exprimé consommateur”.

     

     

  • Quel avenir pour les chatbots ?

    Quel avenir pour les chatbots ?

    par Damien Jouhaud et Emmy-Lou Nicolai du cabinet de conseil PMP

    Marketing, service client, ressources humaines, santé, vente, loisirs culturels, RGPD… Aucun domaine ne semble aujourd’hui échapper à la vague des chatbots, comme s’ils avaient réponse à tout.

    Annoncés il y a quelques années comme LE nouveau canal de communication entre les entreprises et leurs clients, les chatbots font dorénavant partie intégrante du paysage numérique, au même titre que les réseaux sociaux. Pourtant, ils font l’objet de plus en plus de critiques : il paraitrait que les chatbots ne seraient pas si intelligents que ça, n’en déplaise à l’IA, au deep learning et autres NLP.

    Qu’en disent les principaux intéressés ?

    Les chatbots se sont durablement installés dans le paysage numérique et les entreprises en font une arme marketing de choix

    Toujours disponibles, spécialistes de leurs domaines, ludiques… Il n’est aujourd’hui plus nécessaire de dresser la liste des avantages des chatbots mis en avant par les entreprises. Parmi ceux-ci, le besoin d’immédiateté, auquel le chatbot répond parfaitement : 65% des consommateurs attendent des réponses et des interactions en temps réel de la part des marques, ce chiffre s’élevant même à 84% pour les clients professionnels, tandis que 83% des cyberacheteurs reconnaissent avoir besoin d’assistance au cours de leur recherche.

    De fait, 80% des entreprises seront équipées d’un chatbot en 2020 et le marché des chatbots approchera le milliard de dollars en 20241, contre 250 millions aujourd’hui2. C’est tout un écosystème qui se met en place pour répondre à cette demande et faire économiser quelque8 milliards d’euros et 27 milliards d’heures aux entreprises3.

    Logiquement, un grand nombre d’acteurs s’est installé sur ce marché, la France en comptait déjà plus de 60 au début de l’année 20184. Environ la moitié se positionne sur la mise à disposition des technologies nécessaires à la construction d’un bot simple au travers d’outils ou de plateformes de création comme le fait notamment la startup parisienne Botfuel, tandis que certaines entreprises proposent un bot « opérationnel », répondant à un service bien précis à l’instar de Zelros. D’autres, comme the chatbot factory, offrent un service complet, de la création d’un bot à sa maintenance, à destination de grandes entreprises.

    Pourtant, ces bots font face à de plus en plus de critiques

     Les attentes placées dans cet outil étant probablement trop élevées, de plus en plus de personnes se disent déçues par un bot moins performant que ce qu’elles imaginaient. Le terme IA a été, il est vrai, quelque peu galvaudé par un certain nombre d’acteurs prétendant mettre sur le marché un chatbot intelligent, ne cessant d’évoluer et pouvant s’adapter à différents types d’interlocuteurs.

    Certes, il existe plusieurs degrés « d’intelligence » parmi les chatbots, et certains sont plus performants que d’autres. On peut en distinguer trois types :

    • Les chatbots de première génération qui ne sont pas dotés « d’intelligence », et sont dorénavant rares sur le marché. Pour échanger avec leur interlocuteur, ils se basent sur une arborescence définie en amont par les équipes métier. Les grandes entreprises telles que Oui.sncf, Orange ou AirFrance ont abandonné ce type de bots pour se tourner vers des modèles plus performants.
    • Les chatbots de seconde génération qui proposent des fonctionnalités plus étendues. Ils exploitentles technologies NLP (Natural langage processing) et NLG (Natural langage generation), qui permettent au bot de comprendre le langage humain et de créer un véritable dialogue basé sur la reconnaissance du langage et le Machine Learning. Beaucoup d’acteurs sont désormais positionnés sur ce créneau, notamment The Chatbotfactory, OWI et IBM
    • Les chatbots de nouvelle génération, qui seront dotés d’une IA plus performante et seront surtout capables d’apprendre par eux-mêmes dans un futur proche. Cet apprentissage sera induit par les informations émanant des données de l’entreprise, l’historique des conversations ou de bases de données tierces.

     Outre les critiques sur les limites de l’outil, la nature même de robot peut provoquerdes réticences. À terme, si ce modèle n’est pas piloté au sein des entreprises, les marques pourraient perdre le contact humain avec leurs utilisateurs.En effet, si le chatbot a vocation à satisfaire toutes les interrogations et actions basiques, il n’a pas pour autant vocation à se substituer complètement à l’humain, d’autant plus qu’il n’en a pas encore démontré sa capacité. Lorsque le bot bloque sur une demande, la possibilité d’échanger avec une personne bien réelle doit être donnée à l’utilisateur.Oui.sncf l’a bien compris : bien que son bot soit l’un des plus aboutis, les utilisateurs peuvent choisir de poursuivre la conversation avec un agent humain en cliquant sur un simple bouton.

    Les chatbots prennent la parole

    Alors que les chatbots continuent de se développer, un nouveau canal de communication des entreprises arrive dans nos foyers depuis 2017 et commence à leur faire de l’ombre : les voicebots. Ces derniers fonctionnent avec des technologies similaires à celles utilisées pour les chatbots, à la différence près que les échanges sont vocaux. Les usages de ces voicebots sont pour le moment limités, mais leurs perspectives d’évolution semblent, elles, illimitées.

    Air France est la première compagnie aérienne française à prêter sa voix aux enceintes connectées d’Amazon, après avoir pris tôt le tournant des chatbots. Pour l’instant seulement 500 personnes par mois utilisent son voicebot, sans doute en raison de fonctionnalités limitées : le voicebot permet d’obtenir des informations sur un vol précis (statut du vol, services à bord et informations pratiques). Depuis, la filiale Transavia a elle aussi lancé son bot fin 2018, mais cette fois avec Google Assistant. Air France fait ainsi figure de pionnier en lançant ses voicebots, et surtout en testant à la foisles solutions pr oposées par Google et Amazon. Oui.scnf va un peu plus loin avec l’assistant Google : en plus d’apporter le même type d’information qu’Air France, le bot propose la pose d’option sur un billet et les abonnés TGV Max peuvent, depuis peu, réserver un billet. Dans un autre secteur, à l’occasion de sa foire aux vins d’automne, l’entreprise Cdiscount, très habituée des chatbots, a proposé son premier voicebot dont les fonctionnalités étaient limitées au recueil d’informations.

    Ce marché des voicebots est pour le moment dominé par un faible nombre d’acteurs. Si Apple (Siri) et Microsoft (Cortana) sont présents, ce sont bien Amazon (Alexa) et Google (Google Assistant) qui mènent la course. D’ici 2 à 5 ans, ces acteurs promettent des applications qui bouleverseront notre approche des nouvelles technologies, comme le prouveGoogle Duplex, présenté en mai 2018.

    Avec l’arrivée de ces nouveaux outils laissant apparaître le spectre de la disparition du clavier au profit de la voix, plus naturelle pour les utilisateurs, une question majeure se pose aux entreprises. Lorsque la mise en place d’un assistant conversationnel s’avère pertinente, faut-il privilégier chatbots, voicebots ou les deux ?

     

     

     

    Au sujet de PMP                                          

    Fondé en 2003 et dirigé par un partnership de 14 associés, PMP (http://www.pmpconseil.com) est un cabinet de conseil en stratégie, développement et transformation entièrement indépendant. Le cabinet intervient principalement auprès des Directions Générales, auxquelles il offre une prestation qui allie profondeur en matière de réflexion et de conseil stratégique et forte capacité à livrer une exécution sans faille. PMP, avec ses quatre bureaux France, Benelux, Canada, AMEA, dispose d’équipes spécialisées autour de quatre grands secteurs : Télécom/média/tech, transport/mobilité/tourisme, énergie et banque/assurance. Par ailleurs, PMP possède des équipes expertes sur les sujets de transformations digitales/numériques, d’expérience client et de performance financière. La société a aussi créé récemment un Data Lab et recruté une équipe de Data Scientists afin de renforcer ses expertises et d’exploiter le potentiel du Big Data. PMP a aussi lancé YouMeo pour travailler à repousser les frontières en intervenant sur de nouvelles formes de conseil comme le design thinking, l’innovation et la disruption. Fort d’un solide esprit entrepreneurial et d’une ouverture sur la scène internationale, PMP se positionne comme une référence en matière d’accompagnement en Direction Générale grâce à une méthodologie qui combine contenu, expertise et cocréation.

     

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  • Data, Expérience Client et Intelligence Artificielle : des leviers de développement clés pour les marques

    Data, Expérience Client et Intelligence Artificielle : des leviers de développement clés pour les marques

    Par Olivia Faucheux,  Customer eXperience Sales Development Manager,
    Oracle Cx

     
    Chaque jour les clients interagissent avec les marques. Ils expriment leur satisfaction sur l’utilisation des produits et services, ils en apprécient les améliorations, et partagent leurs avis avec leurs pairs, leurs amis, voire avec des inconnus. En étant à l’écoute de ses clients, on constate qu’ils sont tout à fait prêts à partager avec ces précieuses informations. Se pose alors la question de savoir comment les entreprises, réagissent face aux comportements de leurs clients. La réponse à cette question est d’importance car elle détermine le niveau de qualité de l’expérience client que proposée.

    Il n’y a pas si longtemps, les consommateurs étaient assez limités dans leurs échanges avec les marques. L’adoption généralisée des nouvelles technologies de ces dernières années a considérablement développé les échanges entre marques et consommateurs. Ces nouvelles manières de communiquer avec le marché ont logiquement amené les entreprises à revoir leurs processus métiers, et tout particulièrement ceux relatifs à l’expérience client. Les marques doivent cesser de parler de façon abstraite de l’expérience client et développer des initiatives concrètes, spécifiques, capables d’être mesurées et optimisées ; grâce aux données et expériences connectées, ainsi qu’aux nouvelles technologies digitales.

    Les données connectées

    Pour rendre l’expérience client aussi fluide que possible, il est essentiel de supprimer les silos de données et d’unifier les actions marketing, commerciale et celles d’autres services en vue de générer des interactions pertinentes entre tous. Il est essentiel que les marques définissent une véritable stratégie concernant ces données : quelles informations doit-on récolter, et quelle sera leur utilisation. L’un des meilleurs moyens d’améliorer rapidement l’expérience client passe par la personnalisation. Quand l’expérience proposée est personnalisée et cohérente tout au long du parcours du client, tout le monde y trouve son compte.

    L’émergence des intelligences connectées

    Les avancées technologiques façonnent nos habitudes de consommation. Les entreprises qui ne prennent pas en compte ces changements fréquents dans les comportements de leurs clients prennent de gros risques : elles perdent non seulement des parts de marché à court terme, mais elles se privent aussi d’informations précieuses qui pourtant les aideraient à faire progresser leur expérience client.

    Alors qu’aujourd’hui les activités marketing se développent principalement à partir de scénarios prédéfinis et du comportement attendu des consommateurs, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, appelé couramment « machine learning », offrent des avantages bien plus importants. Créer de façon immédiate des réactions pertinentes et spécifiques à chaque situation, conduit à des expériences client bien plus efficaces, plus rapides et plus personnalisées. Ce nouveau concept d’intelligence connectée va rapidement s’imposer à toutes les marques qui veulent rester en tête de la course.

    La réalité augmentée est aussi un domaine en plein essor, capable d’améliorer significativement la qualité de l’expérience client. L’ajout d’informations contextuelles à des environnements réels via des applications smartphones ou des lunettes de réalité augmentée, permet d’attirer l’attention des clients, et d’améliorer leur apprentissage et leur engagement. Une autre tendance à laquelle les entreprises doivent s’intéresser est l’internet des objets, avec la mise en place de capteurs tout au long d’un processus donné, pour établir un lien entre le monde physique et l’univers virtuel. Pour les marques, l’internet des objets améliore de façon considérable les processus métier grâce à l’analyse et l’exploitation systématiques des données récoltées.

    Enfin, l’augmentation continue des interactions entre marques et consommateurs exige des entreprises des efforts croissants d’écoute et de réactivité face aux exigences du marché. L’utilisation d’assistants numériques virtuels, appelés couramment « chatbots », est un moyen efficace de pallier à cette exigence, et de gérer de façon automatisée ce volume croissant de données.

    Les expériences connectées : un point stratégique pour les marques

    Aujourd’hui, les consommateurs sont en ligne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.  Ils utilisent Internet pour rechercher les informations dont ils ont besoin, et ils s’attendent tout naturellement à ce que les marques s’inscrivent dans cette disponibilité permanente. Ce changement de paradigme « omnicanal », visant à savoir quand, où et comment servir les clients, est d’une importance capitale pour l’ensemble des entreprises et constitue pour elles un énorme défi. Les consommateurs d’aujourd’hui vivent dans un monde où tout leur est accessible en un clic et l’entreprise se doit d’y participer, notamment parce que les grandes marques les ont formés à cette attente. Dire que « le client passe avant tout » n’est pas un simple slogan, c’est devenu un moteur nécessaire à la survie des entreprises.

    Une stratégie omnicanale réussie nécessite l’adoption de solutions dynamiques qui permettent à la marque d’établir des relations suivies avec ses clients, via des canaux de communication qu’ils ont eux-mêmes choisis, tant en ligne que hors ligne. La collecte, l’analyse et l’exploitation des données provenant des interactions avec les consommateurs sont essentielles pour aider les décideurs à prendre les bonnes décisions. Les entreprises sont alors mieux armées pour concevoir des solutions personnalisées, et offrir à leurs clients une expérience
    L’adoption des nouvelles technologies au sein des entreprises devient donc un atout concurrentiel indéniable. Leur intégration dans les processus marketing, ventes et services facilite la création d’une expérience client complète et pertinente, en phase avec le marché. Les entreprises peuvent alors bénéficier de la croissance et de la fidélisation durable de leur clientèle.

     

  • 5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions TMT pour 2019

    5G, IA, impressions 3D, radio, TV et enceintes connectées : Deloitte dévoile ses prédictions Technologie, Médias et Télécommunications pour 2019

    En 2019, l’industrie TMT sera confrontée à de nouveaux défis et de nouvelles opportunités. La 5G, l’Intelligence artificielle, les imprimantes 3D, la radio, les paris sportifs à la télévision et les enceintes connectées sont quelques-unes des tendances à fort potentiel, examinées dans ce rapport. Chaque année depuis 2001, Deloitte propose ses prédictions concernant les tendances de l’industrie TMT.

    • 2019 sera l’année de la 5G : d’ici à 2020, plus de 50 opérateurs proposeront ce service.
    • Parmi les entreprises utilisant l’Intelligence Artificielle, 70% obtiendront ces fonctionnalités via le cloud.
    • La TV redynamisée grâce aux paris sportifs : 60 % des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent des programmes sportifs à la TV feront des paris sportifs. Une tendance qui ne se confirme pas en France.
    • Les revenus de la radio vont augmenter d’1% : 3 milliards d’individus dans le monde écoutent la radio chaque semaine
    • L’impression 3D continuera sa croissance en 2019
    • Les enceintes connectées devraient dépasser les 250 millions d’unités installées.

    « 2019 sera définie par la manière dont les nouvelles technologies modifient constamment notre façon de vivre et de travailler » a déclaré Duncan Stewart, Directeur du Centre de recherches technologies, médias et télécommunications chez Deloitte. « Des enceintes intelligentes au réseau 5G, l’accès aux technologies de pointe s’améliore rapidement. À mesure que les obstacles seront dépassés, le potentiel de connectivité accrue et d’innovations augmentera de manière exponentielle. »

    La 5G arrive, permettant des connexions plus rapides

    En 2019, les réseaux sans fil de cinquième génération (5G) devraient arriver à grande échelle, offrant des connexions plus rapides aux consommateurs comme aux entreprises et augmentant les opportunités de revenus des entreprises de télécommunication.

    Parmi les opérateurs de réseaux sans fil, 72 opérateurs testent actuellement une offre 5G. Deloitte prévoit qu’en 2019, 25 opérateurs de réseaux sans fil lanceront le service 5G, un chiffre qui devrait doubler d’ici 2020. Au total, ce marché devrait atteindre les 15 à 20 millions d’unités d’ici 2020. Un million supplémentaire de modems 5G devrait également être vendu en 2019.

    « La 5G permet de multiplier par cent le trafic et l’efficacité du réseau par rapport à la 4G, ce qui offre un potentiel de transformation pour l’avenir de la connectivité dans le monde » déclare Ariane Bucaille, associée responsable TMT chez Deloitte France.

    L’IA va toucher l’ensemble des entreprises

    Deloitte prévoit qu’en 2019, les sociétés accéléreront davantage leur utilisation des logiciels et des services d’intelligence artificielle (IA) basés sur le cloud. Parmi les entreprises utilisant l’IA, 70% obtiendront des fonctionnalités d’IA via des logiciels d’entreprise basés sur le cloud, 65% créeront des applications d’IA à l’aide de services de développement basés sur le cloud et, d’ici 2020, le taux de pénétration des logiciels d’entreprise avec intégration d’IA, et le développement des services d’IA sur le cloud, atteindront respectivement environ 87% et 83%.

    « Jusqu’à présent, les géants de la technologie ont bénéficié en premier de l’Intelligence Artificielle » continue Ariane Bucaille. « Nous prévoyons que la mise en œuvre de solutions intégrant de l’Intelligence Artificielle s’étendra rapidement à toutes les entreprises, en particulier sur des plateformes basées sur le cloud. »

    Miser sur les retransmissions sportives

    Deloitte prévoit que 60% des hommes nord-américains âgés de 18 à 34 ans qui regardent le sport à la télévision effectueront également des paris sportifs. Par conséquent, 40% de l’audience des programmes télévisés américains à destination des hommes âgés entre 25 à 34 ans sera motivée par les paris sportifs.

    La percée des imprimantes 3D

    Les ventes d’imprimantes 3D professionnelles, de matériaux et de services pour les grandes entreprises publiques dépasseront 2,7 milliards de dollars en 2019 et 3 milliards de dollars en 2020, avec une croissance de 12,5% par an. Le nombre de matériaux pouvant être imprimés en 3D a plus que doublé au cours des cinq dernières années, ce qui (avec d’autres améliorations) a conduit à un rebond du potentiel de croissance du secteur.

    La radio reste un medium pertinent

    Deloitte prévoit que plus de 85% de la population adulte écoutera la radio au moins une fois par semaine dans les pays développés (la même proportion qu’en 2018), et cette proportion varie dans les pays en développement. Au total, près de 3 milliards de personnes dans le monde écouteront la radio chaque semaine. Aux États-Unis, Deloitte prévoit que plus de 90% des 18 à 34 ans écouteront la radio au moins une fois par semaine en 2019. Ils consacreront donc probablement plus de temps à écouter la radio qu’à regarder la télévision d’ici 2025.

    Des enceintes intelligentes

    Selon les prévisions de Deloitte Global, le marché des enceintes connectées s’élèvera à 7 milliards de dollars américains en 2019, devenant ainsi la catégorie des appareils connectés affichant la plus forte croissance. Cependant, l’industrie devra surmonter des obstacles afin d’atteindre son plein potentiel de croissance. Les technologies de reconnaissance vocale continuent de s’améliorer, mais la prise en compte des particularités de toutes les langues devra être élargie pour que la technologie devienne inclusive et puisse être adoptée au niveau mondial.

    Les autres sujets abordés dans les Prédictions TMT 2019 :

    • La connectivité de la Chine nourrit de nouveaux modèles d’activité numérique – Deloitte prévoit que la Chine disposera de réseaux de télécommunication de premier plan en 2019. Son infrastructure de communication pourra générer des dizaines de milliards de dollars de revenus par an d’ici 2023.
    • Les eSports continuent de progresser – Le marché nord-américain des eSports augmentera de 35% grâce à la publicité, aux licences de diffusion et aux ventes de franchises.
    • Informatique quantique – L’informatique quantique deviendra l’une des plus importantes sources de revenus pour les nouvelles technologies au cours de la prochaine décennie, mais il est peu probable qu’elle remplace les ordinateurs classiques. Le futur marché de l’informatique quantique devrait être comparable à celui des supercalculateurs : environ 50 milliards de dollars par an d’ici 2030.
  • Les principaux défis que les acteurs des réseaux de distribution devront relever en 2019 !

    Les principaux défis que les acteurs des réseaux de distribution devront relever en 2019 !

    Ces dernières années les innovations technologiques ont eu un impact considérable sur l’écosystème, disruptant les règles du jeu, renouvelant sans cesse les modèles économiques et mettant à mal les acteurs traditionnels. Les réseaux de distribution n’échappent pas à la règle. S’ils ne revoient pas leur copie et résistent au changement, beaucoup se verront dépassés et incapables d’intégrer en continu les innovations sur des marchés en constante transformation. Ainsi, ils perdront de nombreuses opportunités au profit d’entreprises en mesure de répondre aux besoins de l’entreprise interconnectée.

    Mais quels sont les principaux facteurs au cœur de ce changement ? Quelles technologies doivent-ils choisir, et comment peuvent-ils adapter leurs modèles économiques pour éviter de perdre pied ? Equinix s’est penché sur quelques-uns des principaux changements façonnant l’industrie et sur ce que l’année 2019 réserve aux acteurs des réseaux de distribution.

    1. La puissance du cloud

    2018 a été l’année du réveil du cloud : celle où les acteurs des réseaux de distribution ont commencé à en comprendre l’importance et les avantages. 2019 devra être celle où ils mettent en œuvre leur propre offre afin d’en faire un véritable pilier de leur stratégie d’entreprise.

    En 2021, les dépenses dans des services cloud devraient atteindre les 100 milliards de dollars sous l’impulsion des entreprises cherchant à tirer parti de son agilité critique, de son évolutivité et de ses avantages en matière de rendement. Ainsi, le 2e volume du Global Interconnection Index – une étude de marché publiée récemment par Equinix – prévoit que la bande passante d’interconnexion directe entre entreprises et fournisseurs de services cloud et informatiques devrait augmenter à un taux de croissance annuelle composée de 98 % (TCAC).

    La popularité croissante des services cloud auprès des entreprises est à la fois une bénédiction et une malédiction pour les partenaires. En effet, ces derniers doivent s’assurer de disposer des technologies, des compétences et de l’expertise nécessaires pour soutenir leurs clients dans l’intégration du cloud à leur stratégie numérique. Pour cela, ils devront changer leurs structures et processus internes, par exemple en adoptant un nouveau modèle de facturation afin de procéder sur un rythme mensuel, ou en changeant de plan d’indemnisation afin de s’adapter aux nouveaux modes d’achat et d’accélérer le développement des services de conseil et complémentaires du cloud.

    Des changements importants ont d’ores et déjà bouleversé et continueront de révolutionner l’industrie. IDC a reconnu ce risque pour la première fois dans ses prédictions pour 2018, en annonçant qu’en 2021, au moins 30 % des acteurs de réseaux de distribution n’existeront plus tels que nous les connaissons aujourd’hui. L’année 2019 devrait être marquée par de nombreux changements importants sur le marché, et faire apparaître quelques grands gagnants et perdants.

    2. Les technologies émergentes

    Compte tenu de l’accélération du progrès technologique, les partenaires doivent s’assurer que leurs structures informatiques sont suffisamment flexibles pour s’adapter au changement. Isolés, les partenaires traditionnels ne parviendront pas à évoluer dans l’environnement plus complexe lié aux tendances telles que l’IA, la blockchain et la 5G. Ces technologies émergentes sont un sujet de conversation pour beaucoup d’entreprises, et 2019 sera l’année où les précurseurs commenceront à les mettre en œuvre. Elles pourront ainsi se démocratiser rapidement en profitant de la rivalité entre les entreprises cherchant à se démarquer de la concurrence sur le marché du numérique.

    Il est impossible de fournir des conseils et produits spécialisés dans tous les domaines. Par conséquent, les partenaires doivent collaborer avec d’autres acteurs. Ce changement possède des similarités avec celui auquel l’industrie des services financiers a été confrontée il y a quelques années. En effet, lorsque les banques traditionnelles ont été déstabilisées par l’arrivée des fintechs, qui ont révolutionné le paiement en ligne, elles ont dû s’adapter très rapidement. Les entreprises les mieux préparées ont pu se restructurer rapidement et développer ces nouvelles fonctionnalités en interne. Quant à celles qui étaient prises au dépourvu, elles ont opté pour le rachat de plus petits acteurs et le déploiement de leurs offres à l’échelle mondiale.

    La nouvelle génération de partenaires ne s’embarrasse pas des contraintes des modèles traditionnels, alors que les plus établis doivent s’adapter ou fusionner pour ne pas disparaître. D’ores et déjà, certains envisagent de formuler des propositions commerciales communes avec un nombre croissant de fournisseurs ou de partenaires, chacun d’entre eux apportant sa pierre à l’édifice pour créer une solution complète au profit de clients passés à l’heure du numérique. Pour réussir voire survivre, il faudra donc inéluctablement passer par la collaboration.

    3. La maîtrise des risques de cyberattaques

    La sécurité est devenue un élément clé de l’ensemble des décisions commerciales et relatives à la gestion des systèmes d’information. L’entrée en vigueur du RGPD, la recrudescence des fuites de données publiques et l’ampleur grandissante  des cyberattaques ont engendré une situation compliquée. En 2019, les partenaires devront se prémunir plus que jamais contre ces risques.

    L’ensemble des acteurs du réseau de distribution doivent être bien informés des problèmes potentiels. Les entreprises adoptant une approche axée sur l’interconnexion ne risquent pas d’être affectées par des failles de sécurité, car elles ne passent pas par l’internet public et sont donc moins exposées à des cyberattaques. Compte tenu de la prolifération des menaces, ce type de solution est voué à séduire de plus en plus d’acteurs de l’industrie.

    4. L’émergence des offres multipartenaires

    Le marché informatique devient bien plus complexe et sophistiqué qu’auparavant. Des segments jusqu’ici isolés (sécurité, stockage, serveurs, réseaux et technologies de nouvelle génération) convergent. Désormais, ces questions ne peuvent plus traitées de façon isolée car elles sont étroitement liées les unes aux autres.

    Cette complexité accrue empêche la plupart des partenaires de proposer une solution complète . Ils doivent s’associer avec d’autres membres de leur écosystème (« ecosystem sales ») pour proposer une offre intégrale, associant leurs produits à d’autres. Cette tendance devrait s’accélérer en 2019 face à la variété croissante des services requis par les entreprises interconnectées modernes. Ce faisant, les partenaires pourront continuer à créer des solutions innovantes et uniques pour leurs clients, et prendre un avantage décisif sur la concurrence.