Catégorie : IOT

  • Et si la voix devenait notre nouvel assistant au quotidien ?

    Vivatech 2021 / étude : Plus de la moitié des Français utilisent un assistant vocal – La Poste

    Le marché de la voix est en plein essor : en France, 20 millions de Français utilisent des assistants vocaux, dont 3,2 millions via des enceintes connectées. Une croissance qui semble partie pour durer puisque selon les prévisions, 15% des foyers d’Europe de l’Ouest pourraient disposer d’une enceinte connectée en 2022.

    Afin de dessiner le profil type des utilisateurs de ces assistants vocaux, La Poste vient de mener une étude avec Isoskèle auprès de 2 500 Français. L’objectif ? Comprendre les usages de cet outil, la fréquence d’utilisation, les lieux et type d’utilisation. La Poste s’est également intéressée à la perception de ceux qui n’utilisent pas ces assistants et aux craintes qu’ils peuvent avoir.

    Un allié au quotidien pour les jeunes urbains, et pas que !

    Mais alors qui sont ces utilisateurs ?

    Si l’âge moyen des utilisateurs est de 44 ans, la majorité des consommateurs d’assistants vocaux (27% des Français) ont entre 35 et 49 ans et 39% ont plus de 50 ans. Alors que les idées reçues nous laisseraient penser que ce sont surtout les plus jeunes qui utilisent ces outils, finalement cette technologie séduit toutes les générations !

    Concernant la localisation des afficionados de l’assistant vocal : sans surprise, plus de la moitié de ces utilisateurs vivent en zone urbaine dans des agglomérations de 100 000 habitants de plus. La région Ile de France représente 20% des utilisateurs.

    Pour se connecter à un assistant vocal, les Français utilisent en moyenne 1,5 appareil que ce soit un smartphone (76%), une enceinte connectée (23%), un ordinateur (22%), une tablette (16%) ou encore une TV, un GPS ou une montre connectée (7%).

    Une utilisation quotidienne pour 1/3 des Français

    36% des personnes interrogées utilisent un assistant vocal au moins 1 fois par jour. Seulement 24% des 65 ans et plus en font une utilisation quotidienne.

    Concernant les usages, 7% seulement s’en servent aujourd’hui pour réaliser des achats. Les hommes semblent être les plus sensibles à ce moyen de paiement puisqu’ils représentent 65% de ces acheteurs. Notamment ceux d’au moins 65 ans (24%).

    Les utilisateurs privilégient la recherche d’informations, l’écoute de musique et les fonctions téléphoniques (appels, SMS…) ou pour regarder la TV, mettre le réveil, le minuteur…

    La voix notre nouvel assistant au quotidien ?

    Et si la voix devenait notre nouvel assistant au quotidien ? 78% des personnes interrogées pensent qu’à l’avenir on utilisera davantage notre voix pour gérer notre quotidien.

    De plus, selon les situations, ces assistants peuvent changer le quotidien de certains. En effet, 86% des personnes interrogés sont d’accord avec le fait que les assistants vocaux sont très pratiques pour les personnes à mobilité réduite.

    Enfin, 25% pensent que les assistants vocaux vont progressivement remplacer les sites de e-commerce.

    Nathalie D’Isanto, Directrice du courrier publicitaire pour La Poste, branche Services-Courrier-Colis, commente « La voix est un outil en développement qui permet de capter un nouveau public et de proposer de nouvelles fonctionnalités. Prenons l’exemple d’un peintre qui doit téléphoner ou passer une commande pendant son travail : la voix lui permet de gagner des précieuses minutes. Cet outil devient un allié essentiel de notre quotidien, personnel comme professionnel ! Fort de ce constat, La Poste a développé une offre dédiée aux annonceurs : il s’agit d’un catalogue vocal qui permet aux utilisateurs de passer commande par la voix. »

    L’assistant vocal : un avenir certain !

    Plus des ¾ des utilisateurs d’assistants vocaux considèrent qu’ils améliorent leur quotidien…même si, encore aujourd’hui, tous ne sont complètement sereins lors de l’utilisation d’un assistant vocal :

    55% des Français ont des craintes lorsqu’ils utilisent ces assistants vocaux notamment concernant la gestion de leurs données personnelles (32%).

    Etonnamment, cette crainte est moins présente chez les 65 ans et plus puisqu’ils ne sont que 44% à se méfier de cet outil.

    Pour en savoir plus sur le catalogue vocal proposé par La Poste : https://www.laposte.fr/entreprise/produit-entreprise/mon-catalogue-vocal

  • VIVATECH 2021 : les tops speakers inspirants et les temps forts sur les grands enjeux de société

    VIVATECH 2021 : les tops speakers inspirants et les temps forts sur les grands enjeux de société

    Dan Schulman, CEO de PayPal  discutera de la transformation rapide du secteur financier et du rôle des monnaies numériques dans notre monde en mutation, y compris le passage à une société sans espèces, l’opportunité du portefeuille numérique, et de nombreuses autres tendances fintech que la pandémie mondiale a accélérées. Fait important, il abordera la nécessité d’une innovation responsable pour assurer une reprise inclusive.

    L’année dernière, Zoom est devenu un mot familier sur nos lieux de travail et dans nos foyers (qui sont souvent devenus, compte tenu des restrictions sanitaires, indiscernables les uns des autres). De l’engouement à la saturation, de l’émerveillement à la méfiance, la plateforme créée par Eric S. Yuan a fait l’objet de nombreuses discussions. Le fondateur de Zoom reviendra, sans fard, sur une année particulièrement riche en événements.

    Depuis Cupertino, Tim Cook, le CEO de Apple prendra la parole pour la première fois à VivaTech mercredi 16 juin 2021.
    En tant que PDG d’Apple, Tim Cook a supervisé l’introduction de certaines des technologies les plus innovantes au monde, de l’Apple Watch à la gamme d’iPhone 12 compatible 5G, en passant par la puce M1.
    Tim Cook s’est fait le champion de l’inclusion et de la diversité chez Apple et a poursuivi l’engagement de l’entreprise considérant la protection de la vie privée comme un droit universel. Partant du principe que les meilleurs produits du monde doivent être les meilleurs produits pour le monde, Apple alimente ses installations mondiales en énergie 100 % renouvelable et aide l’ensemble de sa supply chain à suivre le même chemin, tout en poursuivant l’objectif ambitieux d’une chaîne d’approvisionnement en circuit fermé qui ne procède plus à l’extraction de ressources

    Cette année encore, de grandes figures de la technologie et de l’économie prendront la parole à VivaTech. Cette cinquième édition sera marquée par les interventions de Tim Cook (CEO – Apple), Eric S. Yuan (Founder & CEO – Zoom), Mark Zuckerberg, (Founder & CEO – Facebook), Thomas Kurian (CEO – Google Cloud), Thierry Breton (Commissaire européen pour le marché intérieur), Peggy Johnson (CEO – Magic Leap), Stéphane Richard (Chairman & CEO – Orange), Arvind Krishna (Chairman & CEO – IBM), Ken Hu, (Deputy Chairman – Huawei), Brad Smith (Président – Microsoft), Marguerite Bérard (Head of French Retail Banking – BNP Paribas), Dan Schulman (CEO – PayPal), Bernard Arnault (Chairman & CEO – LVMH), Sébastien Missoffe (Managing Director & VP France – Google France), Thibaud Hug de Larauze (Co-Founder & CEO – Back Market), Mitchell Baker (CEO – Mozilla Corporation & Chairwoman, Mozilla Foundation), Jonathan Cherki (Founder & CEO – ContentSquare), Sonali de Rycker (Partner – Accel), Niklas Zennstrom (Managing Director – Atomico), Sandeep Mathrani (CEO – WeWork), Boris Winkelmann, (CEO DPD – Groupe La Poste), Nick Clegg (VP of Global Affairs – Facebook), Aurélie Jean (Founder & CEO – InSilicoVeritas), Marie Barbesol (co-Founder – Klaxoon), et bien d’autres (liste disponible ici)

    Plus de 500 innovations qui répondent aux grands enjeux de société

    Plus de 500 innovations, 15 lancements ou premières mondiales, plus de 100 modélisations 3D/AR pour cette édition hybride de VivaTech, notamment sur des technologies à impact :

    • Tech for the environment
      Ehang, startup chinoise, présentera le premier taxi aérien (eVTOL) autonome et électrique. Déjà commercialisé, ce nouveau moyen de déplacement fait entrer la mobilité personnelle dans une nouvelle dimension.
      Cueillette urbaine, startup française retenue dans les 1000 solutions labellisées Solar Impulse, conçoit, installe et exploite des espaces de production maraîchère sur des toits, des terrasses, dans des cours… Ils utilisent notamment l’aeroponie, une méthode de culture hors-sol qui utilise 90% d’eau en moins que l’agriculture classique, dans un espace réduit et pour un rendement jusqu’à dix fois plus important.
      EZ-1 : Fraîchement dévoilé, l’EZ-1 Prototype appartient à la catégorie de l’autopartage. Il s’agit de la toute première solution urbaine électrique de Mobilize, la nouvelle marque du groupe Renault, destinée à un usage partagé et disponible à la location.
    • Tech for society
      Hable, une manette intelligente connectée par Bluetooth et par la pensée qui permet aux personnes aveugles d’interagir avec leur smartphone, œuvrant pour un numérique plus inclusif.
      ExactCure, startup soutenue par Huawei, propose une solution personnalisée pour un bon usage des médicaments. Concrètement, le jumeau numérique d’un patient simule la concentration des médicaments dans son sang en fonction de ses caractéristiques telles que l’âge, le sexe, son état hépatique…
      Life Plus, hébergée sur le Lab de BNP Paribas, accompagne les professionnels du grand âge dans la prévention de la fragilité grâce à des solutions connectées d’assistance et de télésuivi médical. Life Plus mesure en temps réel l’activité et les constantes de santé (rythme cardiaque et saturation en oxygène) de son utilisateur,détecte les chutes ou moments d’inactivité anormale et transmet une alerte aux proches ou au centre de téléassistance
      Geointelligence des territoires. Avec cette solution, la Poste permet de mesurer la déperdition thermique des bâtiments à l’aide de capteurs placés sur les véhicules des facteurs pendant leur tournée et d’en dresser ensuite une cartographie précise.
    • Tech to watch
      Sense Glove : des gants haptiques qui rendent réaliste l’entraînement et la mise en situation professionnelle par réalité virtuelle. Ils permettent de s’initier à moindre coût et à moindre risque aux tâches à faire en situation réelle.
      Next Modular développe des essais de véhicules électriques (bientôt autonomes) et modulaires. Ces “bus” du futur peuvent se détacher ou s’assembler en mouvement pour une optimisation de la capacité du véhicule, de la fluidité des déplacements et des coûts de transport. Des tests ont déjà été réalisés à Dubaï, et des projets de solutions logistiques sont en cours de développement.
    • Future of work
      Microsoft Mesh permet la présence et les expériences partagées de n’importe où – sur n’importe quel appareil – grâce à des applications de réalité mixte.
      Experis Career Accelerator par ManpowerGroup, le GPS de reconversion, conçu en partenariat avec des entreprises, des sociétés de recrutement et des gouvernements pour aider les travailleurs à effectuer des transitions professionnelles plus rapides, plus intelligentes et plus réussies à l’ère de l’automatisation.
    • A noter également, la création de showrooms virtuels et d’expériences immersives accessibles depuis la plateforme digitale de l’événement :
    • Le Discovery showroom consacré à la transition bas carbone, avec EDF
    • Le Robot tech showroom, avec EDF
    • Le Pet Health tech showroom, avec Royal Canin
    • Le 5G tech showroom, avec Ericsson
    • Le Space tech showroom, avec Arianespace
    • Le Construction tech showroom, avec Bouygues Construction
    • Le Mobility showroom
    • Le Sustainability showroom
    • L’Immersive 5G Lab, d’Orange : expérience immersive unique pour découvrir tout ce que la 5G s’apprête à transformer positivement dans nos vies. dans les domaines de la santé au gaming, du divertissement à l’industrie, des smart cities aux nouvelles formes de mobilité.

    Des temps forts inédits et de nouvelles initiatives
    Viva Technology a renouvelé son programme afin de répondre aux différents enjeux de notre société. Ainsi, plusieurs initiatives inédites rythmeront les quatre jours de l’événement :

    • L’Equality lounge, avec Salesforce, promeut l’égalité des sexes dans le secteur des technologies à travers des rencontres entre femmes de la tech, et la diversité via des sessions interactives et des programmes d’égalité dans les entreprises.
    • +50 partenariats d’impact : organisations, associations et réseaux professionnels collaboreront autour de structures d’accompagnement des jeunes, de l’inclusion et de l’entrepreneuriat social pendant VivaTech. Parmi eux Sista, 50inTech, Willa, Social Builder, Diversidays, Black Girls Code, Women in Africa, Ashoka, Le Collectif Mentorat ou encore l’Escalator.
    • Pour la troisième année consécutive, VivaTech, en partenariat avec 50inTech et avec le soutien de Axa, Clear Channel, Salesforce et Société Générale, lance le Female Founder Challenge (FFC) avec deux objectifs principaux : faciliter les rencontres entre VC et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes, et inciter les fonds de VC à s’engager pour plus d’égalité entre les sexes à tous les niveaux.
    • Dans la continuité du Top 100 des scale-ups européennes , réalisé en partenariat avec GP Bullhound et avec le soutien du European Innovation Council, VivaTech récompensera six startups à travers le Next Unicorn Awards, dans cinq thématiques par secteur d’activité (Fintech et Insurtech, Marketplaces, Enterprise Saas, Digital Media, AI, Deep Tech et Big Data) ainsi qu’un coup de cœur du jury.
    • Scale-Up Europe : Cette initiative, qui rassemble plus de 150 fondateurs de scale-ups, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels, a élaboré ces derniers mois une série de recommandations pour accélérer l’émergence de champions technologiques européens. Les membres de Scale-up Europe présenteront leurs recommandations au Président de la République, Emmanuel Macron au moment de VivaTech.
    • Startup Challenge with UNESCO : VivaTech s’engage aux côtés de l’UNESCO en mettant son savoir-faire en matière d’open innovation et de collaboration avec les startups autour de 3 grands défis liés à l’intelligence artificielle : l’utilisation de l’IA pour préserver la biodiversité, la lutte contre les biais liés au genre dans l’IA et l’accès à l’information dans les langues à faibles ressources en faisant tomber la barrière de la langue grâce aux données et à l’IA
    • Pour sa 5ème édition, le LVMH Innovation Award distinguera les solutions les plus innovantes. 28 finalistes ont été présélectionnés : six startups parmi six catégories seront récompensées. L’une d’entre elles recevra le LVMH Innovation Award 2021.
    • Une série de talks inspirants et uniques, proposés en ligne par Google sur des sujets aussi variés que la data gouvernance, la diversité, l’industrie 4.0 ou encore le futur du retail
    • Enfin, les gagnants des nombreux autres challenges mis en place par les différents partenaires de Viva Technology seront également annoncés. Réels temps forts pour les startups sélectionnées, ces challenges favorisent la création de liens business durables entre jeunes pousses et grands groupes.

    Le samedi 19 juin : Un programme grand public au service des grands thèmes de société
    VivaTech ouvre ses portes aux visiteurs grand public le samedi 19 juin, sur trois sessions de trois heures : 9h-12h / 12h-15h / 15h-18h.
    Innovations, expériences et débats de société rythmeront cette journée. Des intervenants inspirants, des influenceurs et des entrepreneurs tels que André Manoukian, Bastien Oggeri (co-fondateur Innovafeed) et Philippine Dolbeau (fondatrice Newschool) viendront débattre en français de sujets d’actualité (diversité et inclusion, environnement, ville du futur, education, sport et innovation, musique & tech, tech au service du bien-être, futur de la food…).

    Des initiatives seront mises en place tout au long de la journée :

    • Mega Women & Girls in Tech sera également lancée à cette occasion. Il s’agit du plus grand collectif intergénérationnel de femmes et de jeunes filles de la tech initié par Simplon, BNP Paribas et Digital Ladies & Allies pour valoriser les parcours existants et féminiser le secteur.
    • Prep’Apprentissage : la formation en ligne d’Openclassrooms sera au cœur d’un programme de rencontres entre des jeunes et des entreprises partenaires de VivaTech qui s’engagent à leur réserver des places d’apprentis dès la rentrée prochaine.
    • Coaching Jeunes: L’Escalator, l’EFAP et EY s’associent durant VivaTech pour soutenir les nouvelles générations dans leur recherche d’emploi. Des sessions de speed coaching de 30 minutes seront proposées à plusieurs centaines de jeunes par des coachs bénévoles issus des entreprises et startups partenaires de VivaTech.
    • Une Chance Pour Chaque Jeune : la civictech Make.org présentera les résultats de la Grande Cause « Comment donner une chance à chaque jeune ? », lancée en 2018 à VivaTech avec Accor, Google, BNP Paribas et PwC. Des ateliers seront organisés sur le Lab BNP Paribas pour passer de l’expérimentation à l’échelle.
    • Next Startupper Challenge avec French Founders : lancé en 2019, ce challenge inter-écoles et universités a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat chez les étudiants, de mettre en avant leur créativité et agilité en ces temps de crise, et plus concrètement de leur permettre de tester et booster leurs projets auprès de professionnels. Cette année, la thématique “Tech for Good / projet à impact” sera à l’honneur.

    Cette journée sera aussi l’occasion de mettre en avant plusieurs expériences digitales artistiques et immersives :

    • CADAF sera présent à l’occasion du Digital Art Month et présentera différentes œuvres d’artistes digitaux de premier plan.
    • Avec le soutien de BNP Paribas, le festival “Les ailleurs” proposera un nouveau rendez-vous en s’associant à Fisheye et à la Gaîté Lyrique pour faire découvrir des œuvres en réalité virtuelle.
    • Le studio Creative Motion fera vivre au public une expérimentation inédite visuelle et sensorielle totalement immersive

    Enfin, VivaTech jouera également la carte de l’entertainment avec plusieurs animations participatives:

    • Un tournoi de eFoot,
    • Un défilé de Cosplay,
    • Des démonstrations de combats au sabre laser. Des séances d’initiation seront proposées dans l’après-midi.

  • La France est – elle toujours dans la course technologique ?

    19 experts livrent leur analyse

    Etat des lieux, enjeux et avenir de la tech en France

    Dans la continuité de la grande journée de débat sur la recherche et l’innovation, organisée le mardi 6 avril 2021, et alors qu’il apparaît primordial de remettre la France dans la course technologique, le Cercle des économistes dévoile aujourd’hui son dernier Cahier réunissant 16 contributions inédites sur cette thématique.

    Dans ce cahier, les 19 auteurs dressent un état des lieux de la France en matière de recherche et d’innovation, et fournissent leurs indispensables contributions : rôle des pôles de compétitivité dans le renouveau de la recherche française, pénuries de semi-conducteurs, acceptabilité et confiance dans les nouvelles technologies (5G ou intelligence artificielle), émergence d’une culture d’innovation et d’une « nation scientifique », biotechnologies, agriculture du futur, tech et climat comment résoudre l’équation…

    Les différentes contributions des experts réunis par le Cercle des économistes, apportent une résonnance toute particulière au débat public ainsi qu’aux questions soulevées dans notre société contemporaine.

    Trois grands leviers ont été identifiés :

    1- Quelles sont les technologies d’avenir ? 
    2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ?
    3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui

    Les contributions inédites publiées dans ce cahier, ventilées en trois chapitres :

    1 – Quelles sont les technologies d’avenir?

    – Résilience stratégique et politiques industrielles : le cas des semi-conducteurs.

    Par Mathieu Duchatel (Institut Montaigne)

    – L’intelligence artificielle, une question de confiance. 

    Par Anne Bouverot (Fondation Abeona, Technicolor) et Tanya Perelmuter (Fondation Abeona)

    – Le numérique : levier de l’agriculture durable.

    Par Véronique Bellon-Maurel (INRAe) et Isabelle Piot-Lepetit (INRAe)

    – IOT, 5G, IA, Processeurs Quantiques, tout s’accélère…en route vers le futur

    Par François Barrault (IDATE DigiWorld)

    – ITER et la fusion de l’hydrogène, un atout économique décisif ?

    Par Bernard Bigot (ITER Organization)

    – Energie, grand projet et technologies. 

    Par Guy Turquet de Beauregard (SEVY Conseil, Nuclear Medicine Europe)

    – L’avenir des biotechs françaises passe-t-il par un Nasdaq européen ?

    Par Denis Lucquin (Sofinnova Partners) 

    2 – Comment développer de grands projets technologiques aujourd’hui ?

    – Le renouveau technologique passe par des Pôles de compétitivité 

    Par Jean-Hervé Lorenzi (Cercle des économistes)

    – L’avenir de la France comme grande nation scientifique 

    Par Alain Trannoy (Cercle des économistes, EHESS)

    – Financement de la recherche en France : un focus sur le système universitaire français 

    Par Valérie Mignon (Cercle des économistes, Université Paris Nanterre, EconomiX-CNRS, CEPII)

    – Les innovations, les ménages, les entreprises et l’ambition de l’Etat : une nouvelle répartition à définir 

    Par Erwann Tison (Institut Sapiens)

    – Quelles priorités technologiques pour l’autonomie stratégique européenne ? 

    Par André Loesekrug-Pietri (Joint European Disruptive Initiative)

    – France et systèmes nationaux d’innovation

    Par Elie Cohen (CNRS, SciencesPo) 

    3 – Répondre aux enjeux d’aujourd’hui

    – Climat – énergie, la technologie peut-elle répondre à tout ?

    Par Claire Waysand (Cercle des économistes, ENGIE)

    – Quelques leçons à tirer du débat sur la 5G

    Par Françoise Benhamou (Cercle des économistes, Sorbonne Paris Nord)

    – Comment réindustrialiser la France ?

    Par Lionel Fontagné (Cercle des économistes, Ecole d’Economie de Paris)

    Pour en savoir plus et télécharger l’ebook c’est ici 

    https://lecercledeseconomistes.fr/wp-content/uploads/2021/04/cahier-france-course-technologique.pdf?&extc=fV1OMri

  • Assurance : douze domaines d’innovation et six facteurs clés de succès

    Les douze travaux des assureurs pour capter les bénéfices de l’innovation

    Salesforce, et Roland Berger, cabinet de conseil de direction générale d’envergure internationale, publient leur livre blanc sur l’innovation dans l’assurance en France.
    Il révèle qu’un mouvement profond d’innovation est à l’œuvre chez l’ensemble des assureurs, quel que soit leur portefeuille d’activités, leur modèle opérationnel ou leur gouvernance. Il touche à la fois l’adaptation des modèles opérationnels et le lancement de nouveaux modèles. La technologie est au cœur de cette lame de fond, mais pas au détriment du capital humain qui doit au contraire être renforcé.

    Fin 2020, Roland Berger et Salesforce ont mené 15 entretiens individuels avec des dirigeants d’assureurs représentatifs de la diversité du secteur en France. Cette diversité s’exprime en termes de clientèles (Particuliers et Entreprises), de lignes de produits (Assurance de Biens et Responsabilité, Assurance Santé et Prévoyance, Epargne et Retraite), d’actionnariat et de gouvernance (assureurs et bancassureurs, mutuelles et groupes cotés, institutions de prévoyance) ainsi que de priorités stratégiques.

    Une nouvelle phase d’innovation

    Si les professionnels interrogés reconnaissent que le secteur n’est pas considéré comme le plus innovant, cette innovation s’inscrit dans un contexte d’évolutions incrémentales plutôt que de vagues disruptives majeures.
    Quelques nouveaux entrants (Alan, Luko…) dynamisent le secteur mais aucun n’a eu d’effet perturbateur similaire à Amazon dans le commerce de détail ou Tesla dans l’automobile. En effet, l’assurance est marquée par de fortes barrières à l’entrée, à commencer par ses contraintes réglementaires, mais aussi la nature même de l’offre, qui nécessite des forces de vente expérimentée et une capacité à gérer des cycles longs valorisant davantage la fidélisation des clients plutôt que l’acquisition.

    Alors qu’au cours des dernières années l’innovation des assureurs a principalement porté sur la digitalisation des offres et des parcours clients (souscription, de gestion de la vie du contrat, gestion des prestations), les assureurs entrent aujourd’hui dans une nouvelle phase d’innovation centrée davantage sur l’exploitation de la donnée client, permettant de mobiliser la connaissance client pour améliorer l’interaction. A cet égard, si la pandémie de Covid-19 a été un accélérateur d’innovation, elle a surtout révélé l’énorme besoin pour les assureurs d’améliorer leur relation avec les clients et d’apporter une plus forte attention à l’humain dans un contexte de distanciation accentuant les fragilités et les inégalités.

    Douze domaines d’innovation et six facteurs clés de succès

    Le rapport met en lumière douze grands domaines d’innovation à destination de trois types de partie prenante (les clients, les partenaires, et les collaborateurs) : la tarification, l’approche servicielle, mais aussi la stratégie de plateforme ou encore la montée en compétences sont autant de chantiers à mettre en œuvre pour les assureurs.

    Le livre blanc met également en avant six facteurs clés de succès de l’innovation dans l’assurance :

    • Une gouvernance adaptée en matière de choix technologique
    • Une gestion optimisée des systèmes informatiques existants
    • Le développement de l’engagement des collaborateurs
    • Une adaptation du capital humain
    • Davantage de transversalité dans l’organisation
    • Une ouverture plus forte vers l’extérieur (écosystème d’innovation, implication du client dans l’innovation…)

    “Le monde de l’assurance est à la croisée des chemins pour Cyril Cymbler, en charge des services financiers EMEA chez Salesforce. Toute l’industrie est en train de changer, au bénéfice du client d’ailleurs, mais l’organisation des assureurs va devoir évoluer fortement pour leur permettre de capter les bénéfices potentiels liés à l’innovation. La question n’est pas seulement de savoir quels changements opérer, mais aussi d’évaluer où ils en sont dans leur démarche d’innovation.”

    Pour Christophe Angoulvant, Senior Partner chez Roland Berger, deux grandes tendances sont à l’œuvre pour l’innovation dans l’assurance. D’abord, un développement de l’utilisation de la data, autour des données clients, partenaires et collaborateurs, qui conduit à la génération de modèles prédictifs nourris à l’intelligence artificielle. La seconde tendance réside dans le fait que cette évolution ne se fait pas au détriment du collaborateur. Au contraire, la technologie se met au service de l’humain et le décharge de tâches à faible valeur ajoutée.

    Téléchargez ici l’intégralité du livre blanc. La synthèse est disponible sur demande.

  • Quelles sont les technologies qui vont façonner le monde industriel post pandémie ?

    Secteur industriel : pourquoi les technologies à destination des Opérateurs Connectés sont aujourd’hui prioritaires ?

    Selon Gary Louazil, DG France et Europe du Sud de Parsable 

    Au moment où le monde industriel affronte les difficiles réalités de la crise sanitaire et économique, les travailleurs de première ligne en usine, maillons essentiels de l’économie et des chaînes logistiques, sont eux aussi touchés de plein fouet.

    Dans ce contexte, l’apport des technologies n’a jamais été aussi fort, mais quelles sont les tendances qui vont continuer à façonner le monde industriel suite à cette pandémie?

    1. La sécurité : principal facteur, lorsque la technologie emporte l’adhésion des travailleurs.

    Face à la dure réalité de la crise du COVID-19, les entreprises ne peuvent plus éluder la question de la sécurité et de la protection de leurs collaborateurs. Elles qui déploient de nouvelles procédures applicables à l’ensemble de leurs équipes et de leurs sites doivent s’assurer que les effectifs les suivent correctement et qu’ils sont avertis à chaque changement imposé par l’évolution de la situation sanitaire.

    La majorité des entreprises industrielles ont renforcé les règles d’utilisation des équipements de protection individuels (EPI) afin de limiter le risque d’infection. Elles ont également dû repenser les processus de rotation des équipes afin de respecter les règles de distanciation sociale, et mis en place un accès distant pour leurs experts en télétravail partiel.

    La sécurité devient, les technologies de connexion des travailleurs, les processus peuvent être aussitôt actualisés au niveau de l’usine — voire de l’entreprise toute entière — à partir du moment où il existe un moyen plus sûr d’exécuter une tâche. LNS Research précise, par exemple, qu’un fabricant de produits forestiers du classement Fortune 500 a créé, en haut lieu, un comité en charge de la connexion des travailleurs pour renforcer la sécurité en entreprise en misant sur les technologies.

    A l’heure où la sécurité est désormais un sujet traité en direct par les Directions Générales, une nouvelle approche émerge dans les usines. Les consignes de sécurité sont appliquées par tous dès qu’elles sont promulguées, elles ne sont plus laissées au bon vouloir de chacun. Grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, les processus peuvent être immédiatement mis à jour dans toute l’usine – et même dans toute l’organisation.

    2. La connexion homme-machine accélère la transformation du travail des opérateurs de première ligne.

    Les machines et l’automatisation de pointe, autrefois considérées comme une menace pour les emplois industriels, sont aujourd’hui indissociables du travail humain et contribuent à faire évoluer le travail des opérateurs de première ligne. Les entreprises industrielles qui reconnaissent cette connexion homme-machine verront, à n’en pas douter, le niveau de productivité et de qualité évoluer et ce dans un cadre plus sécurisé.

    Le travail industriel connecté est un volet essentiel de la connexion homme-machine, et une étape fondamentale de la transformation digitale au sens large. Dans le cadre d’un travail connecté, les collaborateurs dotés de moyens numériques sont en mesure de communiquer avec les équipements et les systèmes et d’accéder aux informations leur permettant d’exécuter les procédures avec une exactitude et une efficacité accrues. Selon Accenture, 85 % des industriels dans le monde estiment que la connexion des collaborateurs sera monnaie courante dans leurs usines.

    L’époque des classeurs répertoriant les procédures opérationnelles, du talkie-walkie et des progiciels de gestion intégrés complexes touche à sa fin, les nouvelles méthodes de travail nécessitent des solutions logicielles modernes.

    Mars Inc., par exemple, fait appel à l’intelligence artificielle (IA) pour accroître la productivité en usine. Pour son CEO, Grant Reid, l’entreprise investit également dans ses ressources humaines « qui jouent un rôle croissant au fil du temps » et fait en sorte qu’elles possèdent les compétences et outils numériques adéquats pour travailler efficacement.

    De plus, les technologies favorisent le travail connecté et permettent aux travailleurs de mieux accomplir leur tâche et d’optimiser les processus. Ces technologies associées au machine learning donnent aux entreprises un accès inédit à des données indispensables à l’amélioration des processus et des résultats. Les travailleurs de première ligne — aujourd’hui épaulés par les technologies — pourront donc prendre des décisions avisées dans leur travail au quotidien.

    3. L’épuisement des ressources naturelles oblige les entreprises industrielles à faire plus avec moins.

    L’effritement des ressources naturelles n’est pas une vue de l’esprit et les implications pour les entreprises industrielles sont non négligeables. Bien sûr, les chaînes logistiques se complexifient, les réglementations évoluent et quantité d’autres corollaires échappent à leur contrôle. Mais ce que les entreprises peuvent maîtriser, à court terme, c’est leur propre efficacité opérationnelle. En optimisant les processus au niveau des usines, grâce aux technologies à destination des Opérateurs Connectés, elles peuvent réduire les déchets, optimiser le recyclage tout en restant productives et compétitives malgré les contraintes qui pèsent sur les ressources.

    4. Redéfinir le travail industriel oblige les entreprises à revoir leurs méthodes de recrutement, de fidélisation et de gestion de carrière

    La problématique des ressources naturelles n’est pas la seule en cause ; celle du recrutement des ressources humaines se pose également. L’automatisation et l’Intelligence Artificielle redéfinissent le travail industriel. Les emplois en usine et sur le terrain nécessitent plus que jamais une formation spécialisée et des compétences techniques. Or, ceux qui possèdent ces profils ne sont pas précisément enclins à intégrer la filière industrielle, encore trop souvent perçue comme low-tech et mal payée.

    Mettre en place un environnement de travail connecté où les collaborateurs de première ligne disposent d’outils mobiles de collaboration en temps réel pour accéder instanément à une formation et appliquer les enseignements tirés des données peut rendre le travail industriel considérablement plus attrayant.

    Cette pandémie a fondamentalement transformé le monde. Elle a également mis à nu l’urgence de protéger et de doter les travailleurs de première ligne des outils nécessaires et cela commence avec des technologies de connexion entre les travailleurs. Elles accélèreront le déploiement à grande échelle de perfectionnements profitables aux ressources humaines et amélioreront les processus en termes de sécurité, de qualité et d’efficacité.

  • Les webinars à ne pas manquer cette semaine : France AI – Hello Tomorrow – Women@IBM – Sigfox connect…

    Semaine du 16 au 20 novembre 2020 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-france-is-ai-by-france-digitale/?instance_id=5255

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-hello-tomorrow-global-summit-by-hello-tomorrow/?instance_id=5206

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/reglementation-decouvrir-les-facettes-professionnelles-du-droit-du-numerique-by-efutura/?instance_id=5257

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/rh-womenibm-france-by-ibm-france/?instance_id=5264

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-reussir-sa-communication-rse-grace-aux-communautes-by-woo/?instance_id=5249

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-maitriser-et-piloter-efficacement-sa-e-reputation-by-square/?instance_id=5248

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-usages-solutions-de-collaboration-de-demain-by-keyrus/?instance_id=5240

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-soph-i-a-summit-by-universite-cote-dazur/?instance_id=5252

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sigfox-connect-by-sigfox/?instance_id=5232

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-ai-for-industry-by-startup-inside/?instance_id=5250

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quels-outils-pour-faire-performer-vos-reseaux-sociaux-by-adetem/?instance_id=5267

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/rh-re-invent-by-heyteam/?instance_id=5268

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-dessus-dessous-sest-positionne-en-leader-sur-son-marche-grace-a-linnovation-by-magento-commerce/?instance_id=5261

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-rentabiliser-votre-site-web-by-zoho/?instance_id=5243

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-understand-verify-and-act-on-the-security-of-your-kubernetes-clusters-by-scaleway/?instance_id=5266

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-feminismecamp-by-association-francaise-du-feminisme/?instance_id=5265

  • Quand la crise sanitaire fait émerger le nécessaire besoin d’agilité.

    Cyberrisque et IA : deux enjeux majeurs pour répondre aux défis économiques de la crise sanitaire

    Par Ludovic Delaire, Directeur Général du CITC – IoT Cluster et organisateur de l’IoT Week

    La crise sanitaire a fait émerger le nécessaire besoin d’agilité. Encore plus aujourd’hui, l’IA est au cœur des enjeux de croissance des entreprises. Et avec elle, la question du cyberrisque qu’on ne peut plus décorréler.

    Dans le monde de la tech, des ruptures s’opèrent tous les 10 ans

    L’Intelligence Artificielle n’est pas une question nouvelle. Le concept des réseaux de neurones artificiels, dont l’IA est étroitement associée, fut inventé en 1943 par deux chercheurs américains. Et en 1957, le plus ancien algorithme de Machine Learning, dont l’IA est une catégorie, fut créé. Mais à l’époque, la matière technologique était insuffisante pour développer ces fonctionnalités. C’était alors à l’homme de s’adapter à la machine. La technologie a évolué et depuis la fin des années 2000 les foyers se sont équipés d’un ordinateur. Puis d’un smartphone (connecté en 2007 et l’arrivée des IoT en 2009). En 2010, nous sommes arrivés à un nouveau point de rupture : l’utilisation massive du numérique et l’émergence des réseaux sociaux ont modifié les comportements. On a commencé développer plus largement les IoT et c’était alors l’amorce de la Data.

    Aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle, couplée à l’IoT, a totalement bouleversé le business model des entreprises.  D’une économie du produit, nous sommes passées à celle du service et de l’usage. Les produits, sur la base des IoT, sont désormais des éléments de captation et de restitution de l’information.

    L’IA valorise la Data en créant de nouveaux usages, mais génère dans le même temps des nouveaux risques de sécurité

    La crise sanitaire que nous vivons oblige les entreprises à revoir leurs modèles et leurs méthodologies. L’amorce d’une transition digitale était déjà présente, notamment dans les grands groupes. Mais les TPE et PME ont été contraintes de faire bouger leurs lignes. L’Intelligence Artificielle qui était jusqu’ici encore considérée comme une sorte d’eldorado s’est faite plus concrète. Les entreprises, et notamment celles exerçant dans l’industrie ou le retail, se sont rendues compte des possibilités qu’offre une bonne gestion des données, en matière de maintenance prédictive, d’aide à la décision et d’identification de signaux faibles…

    Mais plus on intègre l’IoT, plus on se doit de sécuriser ses opérations. Numérique et cyberrisque sont étroitement liés. L’un ne peut plus fonctionner sans l’autre. Pendant très longtemps, nous étions sur la notion de IA numérique : le traitement de données de masse. C’est par exemple le chatbot d’un site e-commerce, les systèmes de recommandations… Mais cette nouvelle étape peut générer de l’IA malveillante. D’où la nécessite de coupler cyberrisque et IA. L’IA de demain est celle de la symbolique, autrement dit avoir la capacité de créer des arbres de décision et de comprendre les outils d’aide à la décision, facilitant son appropriation et réduisant les risques de cyber criminalité associés à l’IA.

    Les prochains défis de la transition digitale : l’acculturation

    Une transition digitale ne peut pas s’opérer en un claquement de doigt. Il est nécessaire d’évoluer étape par étape en validant chacune d’elles avant de passer à la suivante. Et pour que la transition digitale fonctionne, il faut aussi intégrer dès le départ l’humain. Si à l’époque la machine avait tendance à remplacer l’homme, aujourd’hui l’IA permet de donner une nouvelle valeur à certains métiers. La technologie permet d’appuyer sur un bouton. Et à l’homme de lui donner du temps de réflexion pour penser à la manière dont il faut opérer pour être plus compétitif et pour rendre des solutions plus adaptables, plus agiles. C’est l’exemple de l’Oréal qui est parvenue à reconfigurer sa chaîne de production pour fabriquer du gel hydroalcoolique. Cette marque avait déjà fait appel au Deep Learning dans le domaine du diagnostic personnalisé de la peau, via le développement d’un algorithme personnalisé.

    La formation est par ailleurs très importante pour faire évoluer des champs de compétences, sans avoir recours obligatoirement au recrutement.

    Enfin, l’un des prochains défis est aussi de « labelliser » les entreprises qui ont opéré une transition significative. Un travail est actuellement mené avec des grands groupes pour identifier des baromètres de sécurité et accompagner les entreprises à se mettre en ordre de marche. L’IA, associée à la bonne gestion du risque, est une réponse à l’accélération de l’incertitude et, par conséquent, aux défis de transition numérique.

  • Comprendre, suivre et maximiser l’impact des investissements IoT sur l’activité de son entreprise

    10 conseils pour gérer l’explosion de l’IoT à venir
     
    Par Claire Kago, Sales & Business Development Manager France chez Paessler AG
    Nous n’en sommes qu’au début de l’avènement des environnements IoT, mais il faut se préparer à y faire face. La supervision des réseaux et systèmes IoT est un élément clé de la réussite des projets et demande de l’anticipation.
    L’adoption des technologies de l’IoT (Internet des Objets) a connu une croissance exponentielle ces dernières années. Cette tendance ne devrait pas montrer de signes de ralentissement à l’avenir selon Strategy Analytics puisque l’on peut s’attendre à 38 milliards d’appareils connectés sur le réseau d’ici 2025 et jusqu’à 50 milliards d’ici 2030.
    Nous prenons de plus en plus l’habitude d’utiliser des appareils IoT, qu’il s’agisse de montres intelligentes ou de voitures connectées. L’IoT fait ainsi partie de la vie quotidienne de la plupart des consommateurs modernes. Pour les entreprises, la mise en œuvre des technologies IoT promet de nombreux bénéfices, de la gestion automatisée jusqu’à la satisfaction client accrue. Toutefois, le grand défi réside dans la bonne gestion des réseaux IoT, cela afin d’assurer un retour sur investissement et de répondre aux besoins toujours croissants des clients.
    Evaluer l’impact de la mise en œuvre de l’IoT
    Selon Gartner, il existe cinq niveaux de maturité de l’IoT permettant d’évaluer le chemin parcouru par les entreprises, et jusqu’où elles doivent encore aller. Les DSI peuvent utiliser ce modèle pour comprendre, suivre et maximiser l’impact des investissements IoT sur l’activité de leur entreprise. Les cinq étapes sont : initiation, exploration, définition, intégration et optimisation.
    À l’heure actuelle, la plupart des entreprises se situent entre la première et la troisième étape. Nombre d’entre elles viennent tout juste de commencer à tout connecter à un système central. Ce qui veut dire que les processus ne fonctionnent plus de manière cloisonnée et que les entreprises se concentrent sur la façon de créer une entreprise connectée, afin de pouvoir progresser et finalement travailler dans un environnement davantage axé sur les données.
    Lorsque les choses commencent à évoluer, les entreprises se dirigent naturellement vers la quatrième étape, car l’intégration est une étape cruciale pour atteindre la maturité de l’IoT. Les entreprises du monde entier se rendent ainsi compte qu’elles doivent complètement intégrer leurs projets IoT dans leur stratégie globale et leurs objectifs à long terme. Un point primordial pour s’assurer que l’infrastructure IoT crée de véritables expériences connectées et transparentes à tous les niveaux de l’entreprise.
    Il ne peut y avoir d’IoT sans stabilité du réseau
    Au fur et à mesure qu’ils se développent et deviennent plus complexes, les réseaux IoT risquent de devenir instables s’ils ne sont pas continuellement supervisés pour détecter des problèmes d’infrastructure ou de machines virtuelles. Un système solide de supervision permet aux gestionnaires de réseau d’anticiper, de diagnostiquer et de résoudre les problèmes, souvent avant même qu’ils n’aient un impact sur l’utilisateur final. Étant donné que les réseaux IoT se multiplient dans les entreprises et les foyers, une défaillance peut avoir un effet désastreux sur la productivité et peut considérablement nuire à l’expérience globale du client.
    Sécuriser chaque point de terminaison
    Un réseau IoT est aussi solide et sécurisé que son point de terminaison le plus faible. Chaque objet connecté est une passerelle potentielle vers le réseau, il est donc essentiel que les gestionnaires de réseaux puissent surveiller chaque appareil (nouveaux et anciens) pour détecter ceux pouvant présenter un risque. La sécurité est une préoccupation majeure des équipes IT en raison de l’importance des données en jeu et de la complexité technique existant dans le réseau de communication et l’infrastructure cloud. Les hackers disposent en effet de trois cibles principales pour accéder aux fonctionnalités et aux données d’un objet connecté : les appareils et matériels, l’infrastructure cloud et le réseau de communication.
    Nous ne savons pas encore si l’IoT sera à la hauteur du battage médiatique, mais nous sommes convaincus que cela aura certainement un impact sur la façon dont nous expérimentons l’informatique et la manière dont les entreprises doivent superviser leur infrastructure IT.
    10 conseils pour la planification et la mise en œuvre de l’IoT
    Il existe un certain nombre d’éléments auxquels chaque entreprise devrait réfléchir pour anticiper et préparer la supervision de son environnement IoT :
    1. Qu’est-ce que l’IoT apporte à l’entreprise ?
    L’Internet des Objets changera certaines entreprises plus que d’autres. Une entreprise de services pourrait être concernée par l’intégration d’un thermostat intelligent, tandis qu’un fabricant devra relever le défi d’unifier un certain nombre de systèmes, machines et appareils disparates. Les administrateurs réseaux seront en première ligne du processus d’intégration et auront un rôle important à jouer pour rendre les objets connectés fonctionnels et utiles.
    1. Connexions
    Alors que certains objets connectés seront produits et conçus pour s’intégrer parfaitement dans les réseaux, d’autres seront plus « artisanaux » et nécessiteront une personnalisation importante. Avec autant de types d’appareils différents, l’intégration deviendra un vrai challenge. Il est donc essentiel que tous les objets connectés soient regroupés sous un même toit afin de pouvoir être supervisés avec précision.
    1. Comprendre la connectivité
    Trois protocoles principaux sont utilisés pour connecter l’Internet des Objets : le protocole SNMP (Simple Network Management Protocol), les API REST et XML. En acquérant une meilleure compréhension de la façon dont les appareils interagissent, il est possible de concevoir des architectures réseaux plus sophistiquées, rendant la supervision bien plus simple.
    1. Tous les objets connectés ne sont pas nouveaux
    Tous les objets connectés ne représentent pas le matériel le plus récent et performant des sociétés leaders du secteur. De nombreux appareils sont obsolètes, en particulier dans les environnements industriels, ou bien sont connectés par de petits ordinateurs comme le Raspberry Pi. Il est important de comprendre les nombreux fonctionnements des différents objets et comment les connecter, même s’ils datent du siècle dernier.
    1. Savoir s’adapter
    L’Internet des Objets est probablement le plus grand défi auquel les administrateurs réseaux doivent faire face depuis les services cloud et le BYOD. Il y aura certainement des pressions des dirigeants d’entreprise pour la mise en place de cette nouvelle tendance lourde de l’IT. Il faudra être à la fois patient et flexible pour relever les défis complexes de la supervision d’un réseau d’objets connectés et faire face à la pression de la direction.
    1. Planifier en amont
    En ce qui concerne la supervision réseau, la planification est une bonne alliée. L’utilisation des équipements personnels de communication (BYOD) a eu des effets majeurs sur les réseaux et la bande passante, tout comme l’Internet des Objets en aura. Pour maintenir une bonne disponibilité du réseau, il faut s’assurer de planifier l’utilisation de la bande passante des objets connectés.
    1. Si c’est connecté, cela peut être piraté
    Les hackers d’aujourd’hui sont à la fois intrépides et créatifs, une combinaison dangereuse pour les services IT. Tout ce qui possède une adresse IP peut être piraté et l’Internet des Objets élargit le vecteur de menace. Avant de connecter le frigo au système d’informations, il faut s’assurer d’avoir un plan de sécurité en place.
    1. Personnaliser
    L’un des aspects les plus passionnants de l’Internet des Objets est qu’il n’y a apparemment aucune limite à ce qui peut être connecté. En termes de supervision, cela soulève des défis qui peuvent être résolus en créant de nouveaux capteurs et des rapports personnalisés. Cela est particulièrement intéressant dans les environnements industriels, où les données extraites des objets peuvent être utilisées pour rendre les processus métier plus intelligents et plus efficaces. C’est l’occasion de montrer son côté créatif et de créer des solutions personnalisées pour ces problèmes de supervision.
    1. Connaître ses objets
    Les systèmes IT modernes sont souvent chaotiques. Il est devenu incroyablement facile de faire tourner une machine virtuelle, de télécharger et d’exécuter un logiciel cloud, ou maintenant de connecter un appareil. La cartographie et le suivi de chaque « objet » ajouté au réseau au fur et à mesure pourra éviter de nombreux maux de tête sur la durée.
    1. Penser à l’objectif final
    Les projets d’objets connectés commencent souvent petits dans la plupart des entreprises, et beaucoup n’auront pas de grandes conséquences. Mais, à terme, le monde connecté fournira de nouvelles données et informations sur le fonctionnement des entreprises. Ces données deviendront des moteurs de décisions clés et il s’agira donc de les collecter et de les analyser pour les transformer en informations. Même si la période actuelle est encore balbutiante, anticiper les opportunités n’en reste pas moins crucial.
     
  • LES STRATÉGIES DES GAFAM ET DES BIGTECH DANS LA SANTÉ

    IA, IoT, MedTech, EHR, robotique, e-commerce :
    comment ces technologies vont elles révolutionnerl’organisation et le financement des soins ?

    Partenariats avec des établissements hospitaliers, mise à disposition d’infrastructures cloud, développement d’appli santé embarquées dans les enceintes et montres connectées… Les initiatives stratégiques dans le secteur de la santé se multiplient parmi les acteurs leaders de l’économie numérique et des fournisseurs d’infrastructures informatiques.

    Leurs domaines de prédilection : le Big data et l’Intelligence artificielle, mais aussi l’IoT, la digitalisation des dossiers patients et la distribution physique des produits de santé.Des projets ou investissements emblématiques permettent de prendre la mesure de cette offensive. Citons Microsoft, dont le cloud Azure a été retenu en France comme prestataire d’hébergement du Health Data Hub. Aux Etats-Unis, Amazon investit dans la distribution pharmaceutique, ouvre à Seattle sa propre clinique de soins primaires et s’associe à JP Morgan et Berkshire Hathaway pour optimiser la gestion des prestations d’assurance maladie de leur personnel respectif. IBM Watson a récemment investi 50 Mds$ dans l’intelligence artificielle, en partenariat avec des établissements hospitaliers américains pour optimiser la gestion des dossiers médicaux électroniques et soutenir le développement de la médecine de précision. Alphabet dispose de cinq filiales dans le secteur de la santé, dont la principale, Verily, rassemble une équipe de 300 chercheurs, développeurs, ingénieurs et médecins qui travaillent dans la recherche médicale, l’IA, l’analyse de données et l’Internet des objets. Quant à Apple, le groupe a créé en 2018 la filiale AC Wellness Network, chargée de tester des solutions numériques innovantes et de gérer des centres de santé destinés à ses propres employés.

    Améliorer l’organisation des soins et réduire les coûts de santé

    La santé constitue un marché stratégique pour ces acteurs, dont le modèle de création de valeur repose sur la collecte massive de données, la capacité à les centraliser et à les monétiser. Les GAFAM et les BigTech partagent des ambitions communes : améliorer l’efficience des soins, renforcer la place de la prévention et faciliter l’accès aux soins. Ces nouveaux entrants disposent de moyens considérables pour relever ces défis, nettement plus importants que les acteurs historiques de la santé (laboratoires pharmaceutiques et fabricants de dispositifs médicaux). La capitalisation boursière combinée d’Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet et Facebook a dépassé en début d’année les 5 000 milliards de dollars. Et les chiffres d’affaires cumulés des 10eGAFAM et BigTech représentent plus de 3,5 fois ceux des 10 groupes leaders de la pharmacie.

    Dans ce contexte, l’étude réalisée par Les Echos Etudes répond aux questions suivantes :
    • Quels sont leurs ambitions et projets dans le domaine de la santé ?
    • Quels sont les moyens engagés et les organisations mises en place ?
    • Quels sont leurs partenaires et leurs stratégies d’alliances ?
    • Peuvent-ils devenir des partenaires incontournables des acteurs historiques de la santé?