Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies
Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix
Les véhicules connectés poussent les entreprises à développer leurs technologies
Par Jim Poole, Vice-Président Ecosystème et Business Developpement, chez Equinix
En cette veille d’ouverture de la nouvelle édition du salon de l’auto au grand public, Kaspersky Lab interpelle le grand public sur les nouveaux pirates de la route.
Nul doute, la voiture connectée sera encore l’une des stars du salon de l’auto cette année. Comme tout ce qui attrait à internet et aux objets connectés, il est légitime de se poser quelques questions notamment sur la sécurité liée au partage des données ainsi qu’à cette forme de déplacement autonome. Un véhicule connecté est en effet doté d’un accès à Internet ainsi que, plus généralement, d’un réseau local sans fil. L’accès Web offre divers services supplémentaires tels que la notification automatique des embouteillages, la réservation de parking, la surveillance du style de conduite (pouvant par ailleurs avoir une incidence sur le montant des primes d’assurance automobiles) etc.
De multiples raisons peuvent motiver les cybercriminels à tenter de pirater un véhicule connecté :
C’est en analysant ses raisons que Kaspersky Lab développe une approche de la sécurité interne des véhicules connectés reposant sur deux principes :
« Dans un proche avenir, le véhicule sera connecté en permanence, échangeant des mégaoctets de données et prenant des décisions pour le conducteur afin de lui faciliter grandement la tâche. Tous ces avantages peuvent se transformer en problèmes majeurs si l’on ne prête pas suffisamment attention à la cybersécurité de l’infrastructure cloud, à l’authentification, au cryptage des données transmises, à la gestion et au stockage des clés, etc. C’est là que les experts de Kaspersky Lab interviennent : notre principale mission en tant qu’acteur de la sécurité est de veiller à ce que la cybersécurité du véhicule améliore la sécurité physique du conducteur », souligne Andrey Nikishkin, directeur des projets spéciaux chez Kaspersky Lab.
Kaspersky Lab s’intéresse depuis longtemps sur le sujet et a d’ailleurs écrit plusieurs articles :
– La Tesla Model S piratée à distance
– Piratage de voitures : une réelle menace ?
– Panique au volant : votre Jeep peut être piratée pendant que vous conduisez.
Par Jean-Pierre Blanger, Solutions & Services Manager, Ricoh France
La transition numérique est souvent envisagée en termes d’outils, là où elle doit d’abord être une évolution majeure des comportements et la culture d’entreprise. En témoigne la profonde transformation de la relation client depuis l’introduction des moyens de communication numérique : le fait majeur à retenir est moins que l’accès aux services et à l’information est devenu plus simple et plus intuitif grâce aux technologies, que cet appétit presque sans fin des clients pour tout ce qui leur permet un gain de temps ou d’efforts.
Après une période d’euphorie marquée par la mise en œuvre et la généralisation des outils numériques, nombre d’entreprises donnent aujourd’hui le sentiment de ne plus pouvoir faire face à cette attente d’innovation continue. Elles se sentent plus proches que jamais d’atteindre leurs limites. La première explication tient bien sûr à la complexité croissante des problématiques posées. Les grands progrès d’hier, comme la possibilité d’envoyer un email au lieu d’un courrier pour contacter le service client, sont aujourd’hui regardés comme appartenant à un passé presque lointain. Hier, la seule mise en œuvre d’une nouvelle technologie pouvait constituer un facteur presque mécanique d’accélération du business ou de différenciation face à la concurrence. Il en va tout autrement aujourd’hui : l’innovation ne réside plus toute entière dans l’introduction de nouvelles technologies mais aussi dans l’art de les combiner entre elles et de les adapter aux usages. En d’autres termes, l’intelligence du business, la compréhension des attentes du client, et même la cohérence des outils mis en œuvre dépend de la capacité de l’entreprise à remettre l’humain au cœur de sa stratégie et des usages collaboratifs.
Nous l’évoquions déjà dans une précédente tribune : il n’y a pas d’expérience client réussie sans expérience utilisateur également réussie. Or, force est de constater que les entreprises se sont souvent concentrées sur la première au détriment de la seconde, comme s’il s’agissait de deux sujets séparés. Sur le papier, les collaborateurs disposent bien d’une large gamme d’outils numériques pour échanger entre eux et avec leurs clients : tablettes, smartphones, PC, vidéoprojecteurs, visioconférence, systèmes d’impression, etc… . Large certes, mais très hétérogène, et très faiblement interopérable sans efforts. Dans un monde des affaires de plus en plus interconnecté où il devient nécessaire d’interagir toujours plus rapidement avec les clients, les fournisseurs ou les partenaires, la construction en silo du socle technologique de ces échanges ne peut plus exiger de chaque collaborateur des efforts constants pour ne fusse que commencer à collaborer. Ce n’est pas seulement du temps qui est perdu ici, c’est surtout de l’intelligence métier, une part de cette capacité unique du cerveau humain à associer en quasi temps réel des idées, à se forger des convictions qui seront ensuite traduites en actions. Qui n’a pas vécu déjà ces minutes embarrassantes pendant lesquelles on en vient à douter de sa propre intelligence face à un vidéoprojecteur récalcitrant, jusqu’à en oublier par quel argument fort on comptait commencer cette réunion préparée depuis longtemps avec un client stratégique ? Vous vous dites alors avec raison que la technologie ne devrait jamais être si compliquée qu’elle en vienne à asservir celui qu’elle est sensé servir.
Mais accuser la technologie de tous les maux est à peu près aussi inefficace que de compter sur elle pour résoudre tous les problèmes. La réalité est que les entreprises, et leurs collaborateurs, ont bien changé à la fois d’outils et de comportements d’usages, mais la manière de travailler est restée la même. Il existe un décalage croissant entre la réalité d’utilisation des outils et l’attente grandissante d’une expérience sans couture d’accès et de partage de l’information. La simple problématique de transfert de l’information d’un outil tel qu’une tablette à une autre, ou l’accès en mobilité à l’imprimante de son client, suffit à témoigner de l’intensité du fossé qui se creuse. Sans parler de la difficulté d’accéder à l’information au moment précis où l’on en a besoin pour nourrir sa réflexion, par exemple à ce tableau de chiffres qu’on aimerait pouvoir consulter depuis son mobile en marchant vers son rendez-vous… Ce qui peut être vrai en économie ne l’est pas pour ce qui concerne les technologies : elles ne se réguleront pas toutes seules pour créer comme par magie l’environnement ubiquitaire de nos rêves. En la matière, les entreprises ont a reprendre l’initiative. Cette innovation des modes de travail, ou « Workstyle innovation », a déjà trouvé plusieurs expressions concrètes à travers des dispositifs permettant de faire suivre ses impressions là où l’on se trouve, ou de vidéoprojecteurs à courte focale « bords de table », conçus pour s’installer et être opérationnels en quelques secondes, ou encore aux imprimantes 3D utilisables indépendamment d’un ordinateur. Mais ces nouvelles possibilités techniques ne seront rien sans la volonté des entreprises de transformer en profondeur leur approche, en remettant l’utilisateur et ses modes de travail au centre. Il ne s’agit plus d’opérer une transformation numérique mais de s’obliger à penser transversalité de l’intégration des technologies pour offrir de nouveaux modes de travail relevant d’une culture numérique.
L’étude menée auprès de 4 000 TPE et PME en Europe, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis constate une augmentation record de leur chiffre d’affaires l’an dernier. 60% des TPE françaises ont enregistré une croissance de leur activité en 2016.
Une étude internationale publiée par l’assureur spécialiste international Hiscox met en évidence pour la troisième année consécutive une forte croissance des bénéfices des petites entreprises. En s’appuyant sur l’innovation produit, les PME affichent de belles perspectives d’embauche l’année prochaine même si elles semblent en revanche peu confiantes vis-à-vis de la politique gouvernementale.
Cette huitième édition du rapport annuel Hiscox ADN de l’entrepreneur révèle que deux TPE sur trois ont constaté une hausse de leurs profits cette année. Pour la première fois, l’ensemble des six pays étudiés enregistrent une croissance d’activité au sein de leurs entreprises. La confiance des entreprises en l’avenir baisse légèrement tout en restant à des niveaux historiquement hauts. Les Français restent les plus pessimistes du panel, 41% des interrogés envisagent l’année 2017 de manière positive. L’élargissement de la clientèle et l’augmentation du nombre de commandes sont les deux principaux moteurs de croissance identifiés cette année.
Bronek Masojada, CEO d’Hiscox, affirme : “Notre étude apporte un point de vue unique sur le moral et la stabilité financière des petites entreprises et les marqueurs étudiés sont en forte hausse. Notez que tous les pays interrogés profitent d’un regain de croissance, et plusieurs indicateurs nous laissent espérer de belles années à venir. Ces résultats viennent confirmer les tendances que nous observons au quotidien auprès de nos 366 000 clients TPE et PME dans le monde : ceux-ci ont collectivement généré une croissance à deux chiffres au cours des deux dernières années. Les PME sont un réel moteur de croissance et il est nécessaire que leurs intérêts soient pris en compte par la classe politique.”
Les grands enseignements de l’étude sont :
Les innovations produit, moteur de croissance : Elles sont en hausse en France où 56% des entreprises interrogées prévoient de développer de nouveaux produits ou services dans les 12 prochains mois. Les plus fortes prévisions d’investissements produits sont enregistrées en Espagne (67% d’intentions de lancement de nouveau produit/service).
Poussée de croissance pour les TPE : Deux TPE sur trois déclarent avoir enregistré une augmentation de leur profit. Revirement de situation en France et en Espagne où respectivement 60% et 69% des entreprises rapportent une croissance de leurs activités par rapport à 54% et 62% relevés l’an passé. Les plus fortes performances sont enregistrées aux Etats-Unis et en Allemagne où 70% des entreprises enregistrent une hausse de leur recette.
Moins de recrutements en 2016 mais plus d’embauches en prévision : La proportion des entreprises ayant recruté de nouveaux employés l’an dernier a chuté de 21% à 13%et une entreprise sur dix a dû procéder à des licenciements cette année. Mais les dirigeants restent optimistes, 21% d’entre eux pensent recruter l’an prochain et seulement 4% prévoient des licenciements. En France, les recruteurs sont majoritairement à la recherche de profils pour des postes de production (43% des profils recherchés).
A la recherche d’économies d’échelle : Le rapport révèle une fracture entre grandes et petites entreprises. Plus de cinq entreprises dont le profit est supérieur à 10 millions £ sur six (85%) constatent une augmentation de leur revenu, elles étaient 70% l’an dernier. A l’opposé, seulement trois entreprises enregistrant des ventes inférieures ou égales à 100,000 £ sur cinq constatent une amélioration de leur profit.
La cybercriminalité en hausse : Pour la première fois dans l’histoire de cette étude, 11% des répondants affirment avoir subi une cyber-attaque alors que 8% ne savent pas s’ils ont été ciblés par des hackers. 26% (23% en France) de ceux qui ont été touchés affirment que ces attaques leur ont coûté cher et seulement 15% (21% en France) ont pu formuler une réclamation auprès de leur assureur. Seulement 8% (3% en France) des entreprises interrogées bénéficient d’une police d’assurance risques cyber.
Les entrepreneurs français plus touchés par les problèmes de paiement : Si en moyenne 38% des dirigeants affirment que leurs clients les payent plus tard qu’avant, en France ils sont 49% à s’en plaindre (47% en 2015) et 68% des PME françaises estiment que ces retards de paiements ont un impact négatif sur leurs finances. De même, 22% d’entre elles avouent payer leurs fournisseurs avec plus de retard que l’an dernier.
Minoration de l’impact du Brexit : 72%des PME françaises pensent que le Brexit n’aura pas d’impact sur leur activité, mais la préoccupation reste importante dans la mesure où 19% d’entre elles affirment qu’il aura un impact négatif, ce chiffre atteint d’ailleurs 31% pour les entreprises britanniques et 29% pour les espagnols. Les entreprises qui exportent seront certainement les plus concernées, en France 37% des entrepreneurs affirment que le Brexit aura un impact négatif sur leur capacité à exporter, de même l’augmentation des coûts est la préoccupation principale de 37% d’entre elles.
Instabilité politique et faible soutien des politiques : Plus d’un tiers des répondants (36%) affirment que l’instabilité politique dans leur pays est un problème pour leur entreprise. Plus de la moitié des entreprises françaises sont d’accord avec cette affirmation (54%) et les espagnols sont les plus concernés puisque deux tiers (64%) des entrepreneurs affirment que l’instabilité politique met en danger leur business.
Une fois de plus, ce rapport met en évidence les divergences d’opinion entre entrepreneurs et gouvernement. Seulement 29% des répondants considèrent que leur gouvernement soutient les petites entreprises (14% en France). Les attentes restent identiques à celles constatées dans la précédente étude à des niveaux significativement équivalent, preuve que les entrepreneurs ne se sentent pas entendus par les gouvernements ou que les réponses apportées ne répondent pas à leurs attentes. Les mesures importantes qui encourageraient la croissance sont la réduction des taxes pour 83% des répondants (83% en 2015), la simplification des règles à 73% (74% en 2015), la mise en place de financements ou stimulation de nouveaux modes de prêts par les banques pour les PME pour 68% des répondants (71% en 2015) et l’assouplissement des lois du travail pour 52% (55% en 2015).
Malgré les nombreuses réformes annoncées par le gouvernement français en faveur des entrepreneurs, les premiers intéressés ne semblent pas réceptifs. En effet, 64% des entrepreneurs affirment que la situation est pire qu’il y a 5 ans en matière de soutien aux PME (57% en 2015).
Pour une simplification des polices d’assurance : 26% des dirigeants interrogés affirment ne pas savoir face à quels risques ils sont assurés, seulement 21% des répondants français affirment comprendre leur police d’assurance. Cette incompréhension des risques pour lesquels ils sont assurés est un risque majeur pour la pérennité des entreprises. Ces chiffres révèlent également une baisse des assurances responsabilités des dirigeants en France.
Par Valtech
Si le digital s’affirme comme soutien névralgique dans chacun des domaines de notre vie quotidienne, il intervient aussi dans notre façon d’apprendre, de nous former à un métier ou d’améliorer nos compétences.
Tous les champs d’activités doivent s’adapter aux évolutions continues de la technique. Permettre à chacun de pouvoir approfondir ses acquis ou développer de nouvelles compétences devient la norme au sein d’une société en mutation. Le laboratoire d’idées « Regards sur le Numérique » édité par Microsoft France nous explique que près des 2/3 des étudiants actuels exerceront un métier qui n’existe pas encore une fois diplômés.
Le potentiel des plateformes éducatives s’illustre dans une complémentarité réalisée en bonne intelligence avec l’intervention de l’équipe pédagogique pour adapter la formation aux profils des apprenants et non l’inverse. C’est tout l’enjeu de l’analyse DATA dont l’optimisation permettra d’affiner la compréhension des pratiques de chacun sur ces nouveaux outils. Les acteurs implantés sur le marché du e-learning qui devrait représenter 250 milliards d’euros à l’horizon 2017 l’ont bien compris.
Personnaliser l’enseignement
L’adaptive learning est une pratique qui illustre les bénéfices apportés par le digital dans les universités lorsqu’elle est exploitée dans une stratégie d’accompagnement avec les enseignants. L’objectif est d’apporter aux étudiants un suivi personnalisé de leurs cursus, adapté à leurs besoins que ce soit au niveau du contenu qui leur est proposé, que du rythme d’apprentissage le mieux adapté. En France, la start-up Domoscio a pris de l’avance sur ce marché en nouant un partenariat inédit avec l’université Paris-Descartes. Au sein d’un diplôme de remise à niveau destiné aux bacheliers, des cours de français sont proposés pour rattraper les lacunes en orthographe et grammaire. Les étudiants sont invités à utiliser l’outil conçu par Domoscio, rattaché à la plateforme Internet de l’université.
Au travers d’algorithmes, un test de positionnement identifie les connaissances générales de chacun pour proposer les rappels de cours et exercices idéaux. Puis c’est la vitesse d’oubli qui est mesurée afin de connaître le temps nécessaire dans la mémorisation d’une donnée. Les exercices seront réalisés à des dates calculées selon la vitesse de mémorisation et d’acquisition des connaissances. Domoscio peut alors suivre l’élève et lui donner accès à un coaching personnalisé. En parallèle, c’est une aide précieuse pour l’enseignant dans le cadre du suivi pédagogique. L’utilisation de la plateforme par l’élève est recensée dans un tableau de bord où sont enregistrés les résultats de chacun, la régularité de leurs connexions ou les moments d’abandons. L’étudiant est mieux encadré dans un système qui identifie les points de blocages et propose les solutions pour progresser.
La formation sur consoles
Le Groupe Genious, spécialisé dans les technologies innovantes, a lancé en octobre 2015 la plateforme Curapy.com qui regroupe plusieurs serious games destinés aux professionnels de santé. Véritables jeux vidéos thérapeutiques, ces logiciels ont pour objectif de former en transmettant les connaissances dans un cadre ludique et interactif. On peut alors stimuler l’attention de l’apprenant sur une phase plus longue et l’encourager à utiliser la plateforme régulièrement.
Parmi cette offre, le jeu EPHAD’PANIC s’adresse aux infirmiers et aides-soignants qui peuvent tester leurs compétences pratiques au sein d’un établissement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). EHPAD’PANIC place le joueur au cur de situations concrètes qui exigent de solides réflexes comme le refus de soins ou les manifestations de démences. Disponible sur tablette, l’utilisateur peut accéder à l’application quand il le souhaite et bénéficier de fiches pédagogiques sur les comportements à adopter tout au long de son parcours. Les formateurs qui utilisent ce support en complément d’un enseignement traditionnel bénéficient de renseignements précieux pour adapter leurs sessions selon le profil de chacun : temps et nombres de connexions ; fiches pédagogiques consultées ; taux de réussite et type de missions effectuées
Dialoguer entre collègues pour progresser ensemble
L’impact des réseaux sociaux offre un canal de formation privilégié. Surtout lorsque l’entreprise atteint une taille de développement critique. L’émulation entre salariés devient plus complexe, les interactions entre services moins évidentes notamment lors d’une multiplication des succursales ou d’une extension à l’international. Pourtant, l’entreprise doit être en phase avec les attentes du marché et anticiper les évolutions, ce qui implique pour les équipes d’être réactives et à la page.
Le social learning permet de faciliter la mise en relation des collaborateurs de façon simple et économique pour que chacun puisse s’enrichir des connaissances des autres. La société e-doceo, spécialisée dans les solutions blended learning (formation mixte avec présentiel et support digital), a récemment lancé l’application SkillCatch. Ce réseau social diffuse les savoir faire ou les informations au reste des salariés grâce à la vidéo. L’utilisateur peut alors partager les gestes de manipulation d’une machine, une information importante concernant un client ou encore un argumentaire de vente sans être un spécialiste du montage de film. L’application permet d’adjoindre des photos, textes ou pictogrammes pour maximiser la pertinence. Chacun peut créer et partager son propre tutoriel de manière rapide et intuitive. Ces vidéos seront ensuite commentées par les autres collaborateurs qui y ajouteront leurs points de vue afin de créer une émulation durable au sein de la communauté.
Elargir l’horizon des connaissances grâce à la réalité virtuelle
La démocratisation progressive de la réalité virtuelle offre de nouvelles perspectives dans le domaine de l’enseignement. Ce support est idéal pour mettre les étudiants au cur d’expériences concrètes dans leurs domaines de spécialisations. En les amenant virtuellement « sur le terrain » on facilite l’ouverture d’esprit, les connexions entre les points de vue et on construit des ponts entre les milieux scolaires et professionnels.
L’école de commerce NEOMA basée à Paris, Reims et Rouen développe pour la rentrée 2016 un nouveau format de cours magistral où chaque étudiant est équipé d’un casque de réalité virtuelle. Au cours de l’immersion, on découvre une société de réparation d’appareils mobiles en passant par chaque département stratégique. Commerciaux, techniciens et responsables marketing y expliquent leurs missions et leurs places dans la chaîne de valeurs.
L’étudiant est davantage impliqué avec un support pédagogique plus stimulant qu’un cas pratique sur papier. L’école, quant à elle, résout les contraintes logistiques qui empêchent de déplacer plusieurs centaines d’étudiants hors des murs. Cette technologie permettra à terme de découvrir certains endroits inaccessibles pour les étudiants comme une plateforme pétrolière ou un complexe nucléaire. Là encore, on ouvre l’horizon du savoir pour les apprenants afin d’aiguiller leurs choix de vies et renforcer leur insertion sur le marché du travail.
Smartphone : l’outil pédagogique de poche
Notre smatrphone ne nous quitte plus de la journée, on le consulte en moyenne 221 fois par jour. De quoi intéresser les acteurs du marché pour inclure nos appareils au coeur des solutions blended-learning. Ces solutions permettent de garder un outil de formation dans sa poche et peuvent s’avérer très utile notamment sur le lieu de travail.
Clarins a déployé une application mobile avec la technologie de la société Teach on Mars à l’attention de ses forces de vente en Malaisie et à Singapour. Le recours au mobile learning s’intègre ici parfaitement dans la construction d’une formation classique. En amont des sessions avec un formateur, les équipes sont invitées à découvrir les caractéristiques des produits sur leurs smartphones. Au cours des séances, l’application est utilisée pour un premier bilan des acquis afin d’identifier les points qui méritent d’être approfondis pour chacun. Un coaching personnalisé se met alors en place via la solution m-learning en proposant des exercices de mise en situation réalisés sur le point de vente afin d’optimiser les performances. Mais le dispositif ne se limite pas au contexte de la formation. L’équipe de conseils beauté peut ainsi se servir du smartphone en toute occasion face au client afin de mieux le conseiller, l’orienter vers la gamme répondant à ses besoins ou lui proposer des produits complémentaires.
par Pierre BAUDOIN, Directeur d’ABAS France
Aujourd’hui, l’industrie de la fabrication sur mesure aux Etats-Unis et au Canada est la plus compétitive des industries. Elle est également celle dont le secteur d’activité évolue le plus vite. Les entrepreneurs ont l’obligation de comprendre les tendances des nouvelles technologies et d’adopter celles qui pourraient bien améliorer leur chiffre d’affaires et leur résultat net par le biais d’une des 4 mesures suivantes :
Réduction du temps de cycle :
Comme les demandes personnalisées évoluent, les organisations subissent de multiples pressions pour accélérer le temps de cycle pour gagner un avantage concurrentiel. Les manufactures peuvent utiliser des technologies émergentes pour mettre sur le marché des produits, accélérer les opérations de la chaîne logistique et recevoir les commandes personnalisées des clients le plus vite possible.
Augmentation continue de la qualité :
Être compétitif sur la qualité montre la voie pour atteindre la position de leader, quand les entreprises recherchent à améliorer leurs produits sans créer de nouveaux coûts excessifs ou un délai de livraison trop long néfaste au produit.
Agilité/flexibilité :
Une grande capacité de personnalisation peut aider les industries manufacturières à s’aligner au besoin de changement du marché, à aller de l’avant, et à mettre en place des procédures de fabrication ainsi que le développement des capacités de production.
Efficacité :
Optimiser les opérations pour une plus grande efficacité est un facteur des plus importants pour gagner un lead face aux concurrents.
Les entrepreneurs peuvent atteindre cet objectif par l’innovation. En ayant des processus opérationnels, un business model et une technologie, avancés.
Optimiser les opérations pour une plus grande efficience est un facteur des plus importants pour gagner un lead face aux concurrents.
Les entrepreneurs peuvent atteindre cet objectif par l’innovation. En étant avancé au niveau de leurs processus, de leur technologie, de leurs business model. Aujourd’hui, les préoccupations des entrepreneurs tournent autour du thème suivant : comment rester compétitif en faisant évoluer sa technologie ? Pour y répondre, nos experts vous proposent de suivre 6 tendances spécifiques qui sont en train de transformer littéralement l’industrie manufacturière : l’internet des objets, l’Advanced analytics, la robotique, l’imprimante 3D, la réalité augmentée et les drones.
Tendance n’1 : L’internet des objets ou (IOT)
Les industriels ont identifié cette tendance, elle est si importante, qu’il n’est pas rare d’entendre le terme IOT : industrie de l’internet des objets ou encore l’industrie 4.0 lorsqu’ils en parlent. Cette tendance pousse les entreprises à gagner en transparence en ce qui concerne leurs opérations. Des détecteurs distribués non seulement dans les usines, mais aussi sur les machines fonctionnant sur des emplacements distants, peuvent faire un rapport au niveau de l’inventaire, au niveau des conditions d’opération, au niveau des performances des devis et d’autres détails du même acabit, ce qui permet aux entreprises de prendre des mesures.
Par exemple, une entreprise qui crée et réalise la maintenance des distributeurs automatiques peut utiliser l’IOT pour suivre une variété d’indicateurs.
Une des options que l’on pourrait choisir via un objet connecté, serait de surveiller l’utilisation en temps réel du distributeur, afin que les conducteurs chargés de la livraison puissent gérer précisément pour chaque arrêt, les produits et les quantités qu’ils doivent réapprovisionner.
Tendance n’2 : Advanced analytics
Toutes les données glanées par les dispositifs IOT peuvent être utilisées pour réaliser des analyses sur les données en temps réel et en abreuver le processus de décision stratégique et opérationnel. Les analyses peuvent, par exemple, orienter l’entreprise vers l’amélioration de la précision de la maintenance préventive et l’analyse des possibles défaillances. Dans les cas hypothétiques présentés plus haut sur les distributeurs automatiques, un programme d’analyse prendrait des données de performance recueillies par des machines ce qui permettrait aux utilisateurs de transformer les informations en actions concrètes. Parmi les types de données qui peuvent être collectées, on a :
-Des données sur la performance qui informent les travailleurs réalisant la maintenance sur le moment auquel ils doivent nécessairement ajuster le niveau du liquide de refroidissement ou remplacer une partie pour éviter une panne.
-Des informations sur la température qui peuvent mettre en évidence un problème et alerter le personnel pour qu’ils vérifient cela sur les machines avant que des défaillances techniques n’apparaissent.
-L’utilisation de données peut aider le personnel à effectuer une maintenance en identifiant le meilleur moment pour effectuer la réparation ainsi que des tâches similaires pour éviter au client une quelconque perturbation.
-Ce retour peut être utilisé pour améliorer la conception et la réalisation du produit.
Il y a juste une multitude de façons pour un programme d’analyse relié à un système IOT de transformer les opérations actuelles. Toutes ces fonctions ajoutées ont pour but de réduire le temps de cycle, d’obtenir de meilleures prévisions concernant la demande et de réduire les temps d’arrêt, ce qui entraînera une croissance des revenus.
Tendance n’3 : La robotique
Les robots ont parcouru un long chemin depuis les étampes, les perceuses et autres machines similaires, puisque depuis maintenant 10 ans, ils transforment les usines. Aujourd’hui, les robots sont capables de :
Utiliser des capteurs pour identifier comment les différents matériaux s’imbriquent, ce qui leur permet de se livrer à des tâches d’assemblages de spécialistes comme la soudure.
Améliorer le contrôle de la qualité son efficacité en remplaçant les erreurs potentielles humaines par les robots
Orienter le travail de l’être humain sur des tâches demandant de la réflexion et ou d’autres formes de création de valeur qui par le passé, ont été reléguées au second plan.
Réaliser des opérations en étant plus flexible, jongler entre les interventions concernant le matériel, la peinture, et les projets.
Tous ces petits plus, vous rendront plus flexible, et vous permettront d’évoluer dans un environnement de production plus efficient ce qui induit un changement à 360 degré du mode de production qui passeront d’un modèle basé sur le stock, à un modèle basé sur une méthodologie de la demande. Cette dernière est particulièrement efficace dans les usines fabriquant du sur mesure lorsqu’elles réalisent leurs opérations en fonction de la demande, au lieu de les faire en gérant des stocks ou en produisant trop. La réactivité des fabricants sur mesure augmente, ainsi que leur capacité d’adaptation
4ème tendance : L’imprimante 3D
Ces dernières années, à l’image de la robotique, l’imprimante 3D prend son essor. A l’inverse de cette dernière, la technologie de l’imprimante 3D est récente, et commence tout juste à transformer les processus opérationnels dans les manufactures. Dans leurs formes les plus simples, les imprimantes 3D prennent de la matière première, la combine, pour créer un nouvel objet en se basant sur des dessins industriels. Cette méthode est très utilisée dans la conception assistée par ordinateur (CAO) : dessiner et amener à la vie, et ce même avec du plastique. Cependant les imprimantes 3D ont évolué de sorte à pouvoir intégrer un large éventail de matière première, même si cette dernière est très solide, comme par exemple la fibre de carbone. On constate qu’il y a différentes catégories d’imprimante, cela va de la petites et délicates machines à des imprimantes de la taille d’une maison.
Si vous implémentez dans votre entreprise une imprimante 3D, cela aura un impact sur bon nombre de vos opérations, y compris la gestion de l’innovation et la création de prototypes. Une des dernières conséquences observables de l’implémentation d’une imprimante 3D dans une entreprise, c’est le développement des capacités de fabrication d’additifs dans les manufactures, en prenant de la matière première en les mélangeant ensemble, pour créer un nouveau produit, en éliminant la ferraille et les autres déchets.
Tendance 5 : La réalité augmentée
La réalité augmentée peut donner une idée claire de comment un produit sur mesure fonctionne dans la vie de tous les jours, en créant de nouvelles opportunités que ce soit en termes d’interaction avec le consommateur ou en termes d’efficacité opérationnel.
Par exemple, imaginez que le consommateur recherche une piscine hors-sol sur mesure pour son arrière-cour. Au lieu de leur montrer un dessin, vous pourrez apporter chez eux une tablette et leur montrer une vue réelle de leur site, ainsi qu’une image virtuelle de la piscine installée, comme s’ils y étaient. Couplée avec des outils pour modifier la configuration du produit, vous pourriez apporter des modifications quant à la taille ou la forme de la piscine instantanément, en les aidant à visualiser le produit de façon réaliste, et finalement, augmenter les chances de vendre le produit.
Tendance n’6 : Livraison par drone
Les options de livraison et de logistique sont en constantes évolutions, comme les drones qui permettent actuellement de transporter rationnellement des produits. Quand vous combinez les solutions suivantes : gestion des flux de travail, l’impression 3D et les drones vous pouvez réaliser la commande suivante :
Un client vous appelle à 10h du matin pour obtenir un produit sur mesure.
La requête est traitée et envoyée à l’imprimante 3D à 11h00.
A midi, l’imprimante 3D a terminé d’exécuter la commande, et elle est livrée en drone à l’adresse du consommateur.
Le bien personnalisé a été créé, acheminé dans l’après-midi, quelques heures après la demande initiale.
Les drones peuvent paraître accessoires, mais combinés à ces autres outils, ils peuvent permettre aux industries fabriquant du sur mesure, d’adopter entièrement un nouveau business model.
« L’Intelligence Artificielle (IA) est le domaine de l’informatique qui étudie comment faire faire à l’ordinateur des tâches pour lesquelles l’homme est aujourd’hui encore le meilleur »1.
Par Eric Cohen, Fondateur & PD-G de Keyrus
Après l’euphorie presque utopique des années 60-70 et les espoirs déçus des années 1980 qui ont vu reculer l’approche symbolique, l’IA a su renaitre de ses cendres à cette même période au travers d’une approche connexionniste qui voit l’avènement de systèmes multi-agents, de mémoires auto-associatives et de réseaux de neurones artificiels (RNA) performants.
Une soixantaine d’années de recherches et d’avancées majeures font ainsi de l’IA un puissant vecteur de transformation du monde qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble des activités humaines, l’entreprise et les modèles économiques. Oscar Wilde considérait le progrès comme l’accomplissement des utopies. C’est finalement cette approche qui convient le mieux aux évolutions actuelles de l’intelligence artificielle qui augure les plus grandes innovations.
L’apprentissage machine (Machine Learning)
Apparus au début des années 1950, les réseaux de neurones constituent les éléments fondateurs de l’apprentissage automatisé. Grâce à eux, un programme est désormais capable « d’apprendre » et d’améliorer ses réponses par l’expérience. C’est cette capacité d’apprentissage (supervisé ou non supervisé) transférée à une machine qui révolutionne les pratiques numériques et font le succès de l’IA. Les progrès de l’IA impactent en effet l’ensemble des activités humaines, de l’industrie aux services, de la santé à l’enseignement, de l’agriculture aux transports, de la sécurité à la défense.
Aucune expertise ne peut se prévaloir aujourd’hui de spécificités qui la rendrait incompatible avec les capacités fonctionnelles de l’IA. Accompagnant l’augmentation des puissances de calculs (la loi de Moore), l’IA constitue le principal moteur de la révolution numérique, premier enjeu des entreprises.
Elle fait l’objet d’une course à l’innovation de la part des grands acteurs du domaine. Qu’ils soient privés ou étatiques, ces acteurs ont parfaitement mesuré le caractère « stratégique » de son développement et tentent pour cela d’imposer leurs normes en mettant à disposition des plates-formes de briques algorithmiques « Opensource ». D’une manière générale, l’IA permet d’exploiter de façon pertinente les mégadonnées (Big Data) issues des capteurs, des objets connectés, et toutes les données produites sur internet et les réseaux sociaux.
L’apprentissage machine se révèle ainsi des plus performants dans de nombreuses tâches : traitement du signal, maîtrise des processus, robotique, classification, pré-traitement des données, reconnaissance de formes, analyse de l’image et synthèse vocale, cybersécurité, diagnostics et suivi médical, marché boursier et prévisions, demande de crédits et de prêts immobiliers, recrutement et analyse automatique de cv…
Un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive
En matière d’IA, les géants américains GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) occupent une position dominante. Ce leadership ne doit pourtant pas masquer le fort potentiel européen et l’excellence française, régulièrement reconnus à l’international.
En choisissant d’implanter à Zurich son groupe de recherche (GRE) dédié au Machine Learning et en confiant sa direction au français Emmanuel Mogenet, Google mise pleinement sur l’excellence européenne. Sa filiale londonienne Google Deep Mind, fleuron mondial de l’IA, enchaîne les succès d’innovation avec notamment les victoires d’AlphaGo contre le champion du monde Lee Sedol.
Facebook a installé ses trois laboratoires « Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) » à Paris, dirigés par le français Yann Le Cun, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes au monde du Deep Learning. Ces implantations « stratégiques » dessinent un axe européen de l’IA qui témoigne de l’intérêt des GAFAM pour le savoir-faire européen.
L’Europe et notamment la France font preuve d’un réel dynamisme dans la création de startups centrées sur l’Intelligence Artificielle. De nombreux élèves ingénieurs et doctorants travaillent pendant leur scolarité sur un projet embarquant de l’IA puis concrétisent ce projet par la création d’une startup soutenue par l’incubateur de l’école d’ingénieurs. Ce mode opératoire (qui a fait ses preuves) permet d’accompagner efficacement l’entreprise et de la stabiliser durant ses premiers mois d’existence.
Parmi les startups françaises qui ont fait le pari de l’Intelligence Artificielle, on peut citer Alkemics pour une connexion intelligente des marques et des distributeurs afin de mieux servir l’expérience omnicanal des consommateurs, Blue Frogs Robotics pour les robots compagnons (Buddy), Cardiologs Technologies pour la prise en charge des pathologies cardiaques, Elum Energy pour la gestion intelligente de l’énergie photovoltaïque, Scortex et Craft.Ai pour l’application de l’IA aux objets connectés, Julie Desk pour l’assistant personnel, ou encore Smart Me Up pour la reconnaissance faciale en temps réel.
On notera que plusieurs startups de cette liste ont remporté des prix d’innovation en 2015 et 2016. Soutenues par des incubateurs académiques (ParisTech Entrepreneurs, X-UP l’accélérateur de l’École polytechnique…), ces startups font preuve aujourd’hui d’un fort dynamisme susceptible d’inspirer les différents acteurs de l’économie numérique et les décideurs politiques. Les grands groupes industriels français doivent eux-aussi jouer leur rôle en acceptant le risque et en rachetant ces startups lorsqu’elles sont mises en vente pour ne plus laisser s’échapper des concentrés d’excellences technologiques.
La France ne manquera pas le train de l’Intelligence Artificielle. Elle n’a pas d’autres choix que de soutenir cet écosystème en créant un environnement favorable à l’innovation numérique. Elle dispose pour cela d’un vivier de compétences et d’expertises unanimement reconnu qui devrait favoriser une transformation réussie de ses entreprises et par là, de l’économie française !
par Capgemini et Hewlett Packard Enterprise (HPE)
La transformation digitale des entreprises, au cœur de leur stratégie IT, accentue la pression sur l’assurance qualité et les tests pour améliorer leur compétitivité et fournir des services à valeur ajoutée à leurs clients.
Selon l’étude World Quality Report 2016,Capgemini, leader mondial du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Sogeti, sa filiale dédiée aux services de technologie et d’ingénierie, publient le World Quality Report 2016. Réalisée en collaboration avec Hewlett Packard Enterprise (HPE), l’étude analyse le niveau de qualité des applications et les différentes pratiques de test dans de nombreux secteurs d’activité de 32 pays différents. L’édition de cette année révèle que, bien que 85% des entreprises exploitent l’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) dans le cadre de leurs opérations, plus des deux tiers (68%) ne disposent pas d’une stratégie de tests adaptée à cette branche spécifique de l’IT.
68% des entreprises déclarent avoir des projets en risque faute de ressources adaptées à l’Internet des Objets
Les entreprises, qui doivent déployer de nouveaux produits et services digitaux à un rythme toujours plus soutenu, rencontrent souvent des difficultés à trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité de développement, et plus particulièrement dans le cadre de l’IoT. Après avoir augmenté de 18% à 35% au cours des quatre dernières années, la part du budget IT dédiée à l’Assurance Qualité a diminué cette année pour revenir à 31%.Les prévisions indiquent néanmoins que ces dépenses devraient remonter à 40% d’ici 2019.
Outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents : nouveaux vecteurs d’efficacité et de réduction des coûts
Cette année, le World Quality Report révèle que de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur des technologies intelligentes pour réduire leurs coûts et améliorer leur efficacité opérationnelle. L’adoption croissante des technologies digitales représente une part importante des budgets IT et les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts : 48% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas parvenir à gérer les besoins multiples et hétérogènes des environnements de test. Le rapport recommande donc aux entreprises d’investir davantage dans les outils de test et d’Assurance Qualité intelligents afin de pouvoir identifier et résoudre les problèmes de qualité le plus tôt possible.
Montée en puissance des approches agiles et DevOps
L’étude souligne également que de plus en plus d’entreprises adoptent des méthodes agiles et DevOps pour accélérer le déploiement de nouveaux produits et services. Cependant, 44% d’entre elles se montrent réticentes à l’idée de faire participer les équipes de test à la phase initiale de planification craignant que cela ne retarde la mise en vente. Pourtant, sans cette étape cruciale, elles mettent en risque la sécurité de leurs activités. En matière de DevOps, le rapport montre que les défis de l’adoption vont bien au-delà des simples problèmes d’Assurance Qualité et de risque métier. Les entreprises peuvent fortement limiter les bénéfices de l’approche DevOps si elles ne parviennent pas à faire travailler ensemble les directions métiers. Pour compenser les coûts supplémentaires induits par l’adoption de ces nouvelles technologies, 40% des organisations s’appuient sur des systèmes d’analyse prédictive permettant d’automatiser une grande partie du processus de test.
Selon Hans van Waayenburg, membre du Comité Exécutif du groupe Capgemini et responsable de la ligne de service mondiale Testing : « Le World Quality Report 2016 montre que l’adoption d’une approche mature et stratégique en matière d’assurance qualité et de tests est de plus en plus nécessaire pour les entreprises. La transformation digitale représente un vecteur de croissance considérable ; pour en tirer pleinement profit, le plein engagement des clients et des parties prenantes est indispensable. Les organisations doivent proactivement supprimer les silos qui scindent leurs activités commerciales, le développement, la qualité et les opérations, avoir recours aux méthodes agiles ou DevOps et se concentrer sur la création de valeur pour le client final. Pour prendre une longueur d’avance, les acteurs en charge des tests et de l’Assurance Qualité doivent intégrer les écosystèmes de tests automatisés, l’analyse prédictive, ainsi que des outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents. »
« Compte tenu de l’omniprésence des logiciels dans nos interactions, le test doit aujourd’hui couvrir l’ensemble de l’expérience utilisateur », explique Raffi Margaliot, Senior Vice President and General Manager, Applications Delivery Management chez HPE Software. « Ce rapport met en avant trois éléments plus importants que jamais : la sécurité, l’expérience utilisateur et la qualité. C’est sur ces piliers que les entreprises doivent s’appuyer pour atteindre la rapidité, la qualité et l’évolutivité nécessaires à leur succès. »
A l’heure où l’Internet des Objets joue un rôle de plus en plus important dans le cadre des activités des entreprises, celles-ci doivent adopter une stratégie de tests basée sur la gestion des risques pour créer un écosystème de test sécurisé. L’étude recommande aux organisations d’investir dans des solutions « as-a- service » pour la gestion des environnements et des données de test, l’exécution des tests, et d’augmenter le niveau d’ingénierie des équipes de test. Elles pourront ainsi préserver l’intégrité de leurs systèmes tout en favorisant l’innovation dont elles ont besoin.
Méthodologie
Cette année, dans le cadre de l’étude World Quality Report, 1 600 personnes basées dans 32 pays ont été interrogées. Publié tous les ans depuis 2009, il s’agit du seul rapport international consacré à l’analyse de la qualité des applications et aux tendances en matière de tests. Les données de cette 8 édition ont été recueillies en ligne et par entretien téléphonique. Les répondants ont été classés en six groupes : DSI, VP Application, directeur informatique, responsable QA/Testing, directeur des données/marketing et directeur des technologies/responsable produits. Ils ont participé à des entretiens quantitatifs suivis de discussions qualitatives approfondies.
Informations complémentaires
Pour télécharger la version complète du World Quality Report 2016, rendez-vous sur : www.worldqualityreport.com
Etude publiée par Changepoint
Les chefs d’entreprise rencontrent des obstacles à la création d’une entreprise agile : cloisonnement entre les chefs de projet et la direction générale, manque de transparence, mauvaise communication et utilisation de feuilles de calcul
Le changement est le nouveau quotidien des entreprises. Un jour, vous hélez un taxi, et le lendemain, Uber ou Lyft vient frapper à votre porte. Si les entreprises valorisent l’innovation et recherchent cet état d’esprit axé vers la nouveauté, elles n’ont pas confiance dans leur capacité à s’adapter au changement.
Une nouvelle étude intitulée « Business Agility : Is it Easy to Pivot? » souligne le fossé entre souhait et réalité, et identifie les pièges potentiels d’un environnement économique en pleine mutation. Pour cette étude, Changepoint (http://www.changepoint.com) a analysé l’agilité des multinationales et demandé aux répondants d’évaluer les défis et les freins que rencontrent les PMO (Project Management Office) pour créer des entreprises plus agiles.
L’agilité organisationnelle est essentielle pour une entreprise. Pourtant, quel que soit le secteur d’activité, les entreprises du monde entier n’ont pas les systèmes leur permettant de s’adapter. Si les dirigeants sont préoccupés par l’arrivée de nouveaux entrants, seuls 10 % des répondants ont confiance dans leur aptitude à transformer leur entreprise en cas de nécessité. Cette lutte permanente est encore compliquée par le fossé entre les chefs de projet et les cadres de direction. Plus de la moitié des répondants (53 %) reconnaissent n’avoir aucune certitude sur les objectifs et les valeurs de leur entreprise. De même, la moitié des répondants citent la mauvaise communication entre les services et au sein des services comme l’aspect le plus difficile de la gestion des équipes.
« La vérité, c’est qu’à tout moment, votre entreprise risque de perturber ou d’être perturbée », explique Alan Shefveland, directeur de la gestion des produits, en charge de la stratégie et de l’innovation chez Changepoint. « La meilleure façon de prospérer face à un changement rapide consiste à repenser votre stratégie et à dynamiser les opérations internes. »
Les organisations agiles mobilisent des soutiens au sein de la direction, adaptent les projets à la stratégie et mettent en place un PMO efficace. La communication, la collaboration et l’engagement sont essentiels pour permettre le changement et gérer le risque efficacement, car ils représentent des freins importants pour les PMO. Selon les répondants à l’enquête, les obstacles majeurs à l’agilité incluent le manque de transparence en temps réel des projets (41 %) et des ressources (49 %), ainsi que l’utilisation excessive d’outils de reporting comme les feuilles de calcul (75 %).
Les autres principales conclusions sont les suivantes :
Agilité freinée par l’existence de plusieurs systèmes cloisonnés
Les chefs de projet et les dirigeants veulent un système interconnecté capable de gérer les projets, les portefeuilles et les ressources. La plupart des organisations utilisent encore une mosaïque de systèmes obsolètes – logiciels SaaS mutualisés, logiciels hébergés, logiciels locaux, systèmes propriétaires et feuilles de calcul manuelles – pour gérer les tâches et les informations des projets. Les trois principales fonctionnalités PPM (Project Portfolio Management) sont la gestion des projets (35 %), la gestion des portefeuilles (20 %) et la gestion des ressources (19 %). Sans la gestion des projets et des ressources pour garantir un fonctionnement agile, le PMO et, plus globalement, l’entreprise sont vulnérables.
Manque d’outils de communication efficaces compliquant la gestion des projets
Malgré la pléthore d’outils de communication professionnels, près d’un tiers (31 %) des répondants affirme manquer d’outils pour mieux gérer la communication entre les équipes et les projets. En fait, pratiquement la moitié (49 %) des répondants cite la communication, au sein de chaque service et entre les services, comme l’aspect le plus difficile de la gestion d’un projet. Curieusement, les chefs de projet identifiés comme agiles ont encore plus de problèmes avec la communication (60 %).
Gestion des charges de travail et des plannings : un frein permanent à l’agilité
Les chefs de projet consacrent la majorité de leur temps à gérer les charges de travail et les plannings des équipes, 43 % considérant cette tâche comme la plus difficile dans l’exécution des projets. 65 % passent plus de trois heures par jour à gérer des personnes, et 55 %, plus de trois heures par jour à définir et gérer des processus.
« Pour préparer le changement organisationnel, chefs de projets et chefs d’entreprise doivent partager la même vision. Ceci passe par un processus de décision fiable et une hiérarchisation des initiatives de l’entreprise », poursuit Alan Shefveland. « Un système PPM connecté fournit des informations en temps réel et assure une communication entre les différentes fonctions, deux conditions préalables requises pour mener à bien le changement organisationnel. »
Cette étude a été réalisée par Changepoint, un leader des applications de gestion de portefeuilles de projets, de l’architecture d’entreprise et de la gestion des services professionnels. Changepoint a interrogé 1 257 chefs de projet et dirigeants de grandes et moyennes entreprises de différents secteurs d’activité, comme les services informatiques, l’administration publique, la fabrication et la santé. Plus de la moitié des répondants réside en Amérique du Nord, un quart vit dans la région EMEA, et le dernier quart se répartit entre l’Amérique du Sud et la région Asie-Pacifique. Pour obtenir une copie de cette étude de Changepoint sur l’agilité des entreprises, cliquez sur le lien : http://changepoint.com/resources/white-papers/ppm-business-agility-survey-report.
« Les développeurs d’applications bancaires doivent prendre conscience de ces cinq tendances qui seront la pierre angulaire de leur agenda BT (Business Technology). Ils doivent donc changer la manière dont ils conçoivent, développent, sélectionnent et déploient les applications bancaires en 2017 » commente Jost Hoppermann, analyste Forrester, dans le résumé de son étude. « Ceux qui ne tiendront pas compte de ces tendances passeront à côté d’une opportunité d’aider leurs banques à atteindre leur pleine maturité ».