Catégorie : Innovations

  • La révolution de l’humain augmenté

    TECHNOLOGIE Et ROBOTIQUE 

    Par Valtech 
    Du robot assistant, digne du dernier spin-off de Star Wars à la messagerie conversationnelle dont l’utilisation a explosé cette année, l’être humain entre fréquemment en contact avec les différentes formes d’intelligences artificielles. Certains vont plus loin et implantent des puces électroniques dans l’organisme pour simplifier le quotidien. Si le sujet prête aux fantasmes futuristes, certaines applications peuvent représenter de réelles avancées. D’autres posent, en revanche, de véritables questions morales. Pour y répondre, il est nécessaire de prendre du recul dans un monde qui se jette souvent dans la quête de l’innovation permanente. Les questions éthiques doivent être le corollaire du développement de la technologie robotique, à mi-chemin entre progrès humains et choix de civilisation.


    Des repas gastronomiques cuisinés par des bras articulés

    C’est le défi incroyable lancé par l’entreprise londonienne Moley Robotics. L’objectif : transmettre à un robot les capacités culinaires d’un chef étoilé pour préparer un repas sans aucune intervention humaine. L’individu pourrait alors décharger cette activité à la technologie et consacrer plus de temps à ses loisirs et sa vie personnelle. Pour l’heure, si beaucoup ont à cœur de cuisiner pour leur foyer, les autres qui rêvent d’échapper à cette corvée auront tendance à être sceptique sur la viabilité du système. Et pourtant, les deux bras articulés, baptisés Automated Kitchen, sont le résultat d’une année de développement en partenariat avec la prestigieuse université Stanford, située au cœur de la Silicon Valley.
    Ce sont ainsi 20 moteurs et 129 capteurs qui permettent de mettre aux fourneaux les 2 bras articulés qui se coordonnent au sein d’un plan de travail spécifique conçu par la société. La technologie utilisée fait appel à plusieurs chefs professionnels. Ces derniers ont conçu plusieurs recettes à l’aide de gants capteurs de mouvements. Les caméras 3D intégrées au robot les ont analysé et transféré dans plusieurs algorithmes qui permettent à Automated Kitchen de recréer ces mouvements humains de façon minutieuse.  Moley Robotics compte mettre plus de 2000 recettes à disposition de ses clients qui pourront les sélectionner depuis une application smartphone. On pourra activer son robot cuisinier à distance pour que le repas soit prêt  en arrivant chez soi. Les premières commercialisations sont attendues en 2017. De quoi espérer la préparation d’un festin, dès Noël prochain, en attendant les bras croisés !

    Trouver le cadeau parfait grâce à la conversation instantanée

    Les professionnels du marketing sont unanimes. L’année 2016 a marqué l’avènement des chatbots dans nos façons de nous informer et consommer. Dans un délai record, ces assistants virtuels intelligents ont envahi nos applications favorites pour discuter de nos envies, nos besoins, les analyser et proposer les services ou produits adaptés. Dans cette nouvelle étape de la transformation digitale et virtuelle, les marques espèrent bien conquérir un large public. On compte 3 milliards d’utilisateurs mensuels de messagerie instantanée sur lesquels les chatbots peuvent être installés.

    Dans l’univers de la beauté, Sephora, enseigne du groupe LVMH, capitalise sur la période des fêtes pour aider ses clients à trouver le cadeau idéal. Si le service tombe à point nommé pour les impatients et les coutumiers de l’achat à la dernière minute, il compte bien séduire tous les publics par la précision de ses recommandations. Accessible via Facebook Messenger, Beauty Bot demande ainsi l’âge, le sexe et le prénom du destinataire du cadeau. À nous d’informer ensuite le robot conseiller sur le style de la personne (BCBG, fashionista, bohême…) et le type de produit souhaité (parfums, soins du corps…). On accède alors aux premières propositions du robot virtuel. Elles peuvent être affinées en mentionnant le budget souhaité. Dès que le cadeau est sélectionné, la géolocalisation informe l’utilisateur de l’ensemble des magasins à proximité où le produit est disponible en stock. Temps moyen du processus : une vingtaine de secondes. Et ce, n’importe quand. Une opportunité d’accroître le trafic web-to-store pour Sephora qui compte développer le service pour de nouvelles occasions comme la Saint Valentin ou la fête des mères.

    L’espèce humaine augmentée

    Et si l’homme pouvait se passer définitivement de son boîtier pour ouvrir la portière de son véhicule ? Si son médecin pouvait contrôler à distance son taux de glycémie tout en restant à domicile ? Ces applications en développement correspondent à une technologie : l’implantation de puces électroniques dans l’organisme.  Elles permettraient à chacun d’accéder à un univers de science-fiction réservé jusque-là aux salles de cinéma. Au sein de l’Epicenter, un immeuble récent du quartier d’affaires de Stockholm, le virtuel est devenu réel. Les salariés des sociétés travaillant dans le bâtiment se sont vus proposer l’implantation d’une puce de technologie RFID pour les accompagner dans la gestion de leurs tâches au quotidien. Dans la pratique, plus besoin de badge ou de mot de passe à taper. Les salariés qui ont accepté passent directement les portiques de sécurité et la photocopieuse réagit à leur présence dès qu’ils sont à proximité. Même logique au restaurant d’entreprise où ils règlent leurs commandes directement grâce à leurs doigts. Les puces RFID (Radio Frequency Identification), pas plus épaisses qu’un grain de riz, s’implantent dans la main en quelques secondes. Pour une douleur comparable à celle d’une piqûre d’aiguille.
    Cette technologie a l’avantage de ne pas être dépendante aux sources d’énergies, à l’inverse de nos objets connectés qui peuvent tomber en panne. Quand au périmètre de reconnaissance de la fréquence de chaque puce, il est de quelques mètres pour chaque lecteur. Ce qui empêcherait en pratique de tracer le porteur tout au long de ses déplacements. C’est sur ce point que les débats sont les plus vifs. Éthiquement, n’est-on pas en train d’assister à l’émergence d’un mode de contrôle permanent de l’espèce humaine ? Aux frontières du choix de civilisation, ces nouvelles applications obligent à poser des cadres juridiques stricts. Et à garantir un niveau de sécurité optimal. Imaginons les conséquences d’un piratage du système. Des hackers seraient alors en mesure de récupérer une série d’informations personnelles et de contrôler nos accès à distance. De quoi vivre le côté sombre d’un film de science fiction.

  • Les 4 challenges digitaux de l’immobilier en 2017

    Les outils indispensables 2017 pour  les professionnels de l’immobilier

    par Olivier Bugette, PDG de La Boite Immo

    L’immobilier ne cesse d’innover et cela à tous les niveaux depuis maintenant quelques années. Il y a cependant une différence entre les tendances, les innovations et les nouveaux outils qui affectent effectivement le quotidien des agents immobiliers.

    La visite virtuelle, l’enrichissement de l’expérience de visite :

    La visite virtuelle a été l’un des sujets les plus commentés en 2016, devenu primordial pour toutes les agences immobilières. Elle permet de mieux cibler les acquéreurs en leur présentant des biens de manière simple, à distance sans perdre de temps pour les négociateurs. Elle rassure aussi les propriétaires qui constatent des moyens mis en œuvre pour valoriser leur bien. La visite virtuelle aide donc à la prise de mandat. L’expérience immersive proposée par la visite virtuelle a franchi en 2016 une nouvelle étape avec la compatibilité en réalité virtuelle. A l’aide d’un simple smartphone et d’un casque de réalité virtuelle, les acquéreurs / locataires sont transportés dans une visite à 360°, comme s’ils y étaient vraiment ! Un véritable gain de temps et d’argent qui permet une différenciation de taille.

    L’annonce immobilière en vidéo, la valorisation du bien immobilier :

    Au 30 décembre 2016, le site LeBonCoin comptait 1 403 210 annonces liées à l’immobilier, 1 252 355 pour le site SeLoger. Ces chiffres démontrent l’ampleur du nombre de biens présents sur les portails. Comment une annonce en particulier pourra-t-elle faire la différence dans cette masse ? La vidéo est l’une des réponses. 80%  des internautes privilégient la vidéo dans leurs recherches. Pour les propriétaires, 73% préfèrent travailler avec un agent immobilier qui fait de la vidéo*. Un format qui offre de nombreux avantages car il permet aussi l’amélioration du référencement du site internet de l’agence. C’est une source de trafic entre la plateforme qui héberge les vidéos (Youtube, par exemple) et le site internet. Les annonces en vidéos permettent également plus de visibilité sur les réseaux sociaux. Le partage des annonces en vidéos sur une page Facebook, permet d’animer une communauté avec un contenu différenciant qui mettra en avant les biens mais aussi l’expertise et l’engagement de l’agence auprès de ses clients. Les agences immobilières peuvent même automatiser les annonces en vidéos et leur partage sur les médias sociaux.

    *Source : Immo2.0 + Postling/Mashable (2013)

    Facebook, le support d’une communication quotidienne :

    Facebook en 2016, c’est 31 millions d’utilisateurs français actifs par mois,  8 419 000 de visites par jour. Et le réseau social ne s’arrête pas là : plus de 2 milliards de recherches/requêtes sont effectuées et 8 milliards de vues de vidéos sont enregistrées chaque jour.

    Ce réseau social est devenu l’un des premiers médias des internautes pour suivre l’actualité et ce de manière personnalisée en fonction de leurs centres d’intérêts et des pages auxquelles ils sont abonnés.

    Les agences immobilières utilisant ce réseau social à bon escient ont pu créer une communauté engagée auprès de leur agence. Certains professionnels ont même réussi à se passer des portails immobiliers grâce à leur page professionnelle Facebook. En effet, en définissant une communauté bien ciblée, en l’animant quotidiennement avec des thèmes et des contenus variés (photos, vidéos, visites virtuelles…), une communication de proximité s’installe favorisant le dialogue et la prise de contact en direct. Chez certaines agences, environ 30 % de leurs clients prennent désormais contact directement via les réseaux sociaux. Des entreprises spécialisées dans les réseaux sociaux proposent des modules spécifiques qui développent la prise de contact et publient automatiquement vos annonces immobilières sur votre page professionnelle.

    Un espace client en ligne au service de l’optimisation de votre relation client :

    Toute agence immobilière doit pouvoir justifier du travail qu’elle accomplit pour vendre, louer ou trouver un bien. Il s’agit d’une obligation contractuelle. Outre cette notion contractuelle, c’est l’optimisation de la relation client qui est le point central. Pour améliorer cette relation entre agence et client, de nombreux outils ont vu le jour, notamment les espaces clients en ligne. Ces espaces ressemblent à des mini sites, accessibles sur login et mot de passe, donc très sécurisés. Ils s’adressent principalement aux propriétaires, aux acquéreurs en recherche et aux locataires. Les agences de transaction, location ou syndics utilisent ces plateformes pour rester facilement en contact avec leurs clients. Très pratiques, ces espaces offrent de nombreuses fonctionnalités : comptes rendus des actions en cours (bilan des visites réalisées, publication de l’annonce du bien sur les portails…) ; mise à disposition et échanges de documents importants (attestations, bulletins de salaires, quittances de loyer…) ; fenêtre de discussion instantanée…

     

  • L’Internet des Objets (non sécurisés) : la menace fantôme de l’année 2017

    L’Internet des Objets (non sécurisés) : la menace fantôme de l’année 2017

    James Plouffe, Architecte en chef chez MobileIron
    D’après le dernier rapport Hype Cycle for Emerging Technologies, l’IoT n’a pas encore atteint le pic des espérances exagérées (Peak of Inflated Expectations) et n’atteindre pas le plateau de productivité (Plateau of Productivity) d’ici cinq ans à dix ans minimum. Et pourtant, il fait déjà parler de lui de manière positive. Cela va d’histoires assez comiques, comme le fait d’essayer pendant 11 heures de faire bouillir l’eau du thé, à des choses plus affolantes, comme cette cyberattaque record par déni de service distribué (DDoS, Distributed Denial of Service) contre le site Web du journaliste Brian Krebs en passant par l’attaque – aussi record – contre Dyn (fournisseur d’une infrastructure de services DNS essentielle au fonctionnement d’Internet) qui s’est traduite par une panne géante de la toile sur la côte Est des États-Unis, ou encore, plus récemment, l’attaque contre les routeurs ADSL domestiques qui a privé près d’un million d’Allemands de connexion Internet. Le dénominateur commun de ces cyberattaques ? Des terminaux vulnérables connectés à Internet et dans le collimateur du botnet Mirai ou de ses variantes.

    Si les publicités diffusées en fin d’année sont un indice de ce qu’ont été les cadeaux offerts à Noël, on peut  supposer  qu’un grand nombre de dispositifs connectés se sont bien retrouvés au pied du sapin.  Nous pouvons également en déduire, sans trop nous avancer, que les logiciels dont ces nouveaux gadgets sont équipés ne sont pas moins vulnérables. On parle de menace fantôme de l’Internet des Objets.

    Face à tous ces appareils photo vulnérables à SQLi, à ces DVR avec mot de passe par défaut non modifiable, à ces systèmes de sécurité domestique piratables à loisir dont le firmware ne peut être mis à niveau, et à ces routeurs dont la configuration peut être modifiée sans authentification avec une connexion non chiffrée, la question est de savoir ce qui peut être fait.

    Devant la menace imminente d’attaques plus importantes et catastrophiques, il serait possible de se tourner vers le néo-luddisme, et renoncer aux technologies ou nous employer activement à les détruire. Certes, la menace serait neutralisée, mais cette « solution » est tout aussi irréalisable que le pronostic est irréaliste. Nous pourrions également émettre cette hypothèse tout aussi utopique selon laquelle nous allons tout d’un coup nous surpasser en programmation, faisant disparaître comme par magie toutes ces failles. Voici donc quelques conseils concrets qui vous seront utiles quelque soit votre métier.

    Si vous êtes reponsables produits ou gestionnaires de programmes : Vous pouvez vous inspirer de Benjamin Franklin : « Il vaut mieux créer un code pour prévenir plutôt que pour guérir », une position peu téméraire, mais qui constitue un excellent point de départ. Vous devez intégrer la sécurité et son cycle de vie dans la conception de vos produits. Cela peut faire peur, mais c’est en fait plus facile (et, encore mieux, plus économique) qu’il n’y paraît. Vous êtes sceptique ? Prenez en compte les excellentes recommandations de John Overbaugh de chez InfoSecure.io sur le cycle de vie du développement sécurisé (SDLC) avec un budget dérisoire. En matière de coûts, gardez ce point à l’esprit : modifier techniquement et conceptuellement un produit en dernière phase d’un projet parce que l’audit de sécurité réalisé lors de la validation de son cycle de vie n’était pas bon vous coûtera moins cher que de revoir la conception et la création d’un produit après sa commercialisation.

    Si vous êtes ingénieur informatique ou développeur :  Un mauvais chiffrement est tout aussi mauvais que l’absence de chiffrement. Essayez les défis du site Cryptopals (Cryptopals Crypto Challenges). Mettez à profit ces huit exercices pour affiner votre compréhension de la cryptographie logicielle, en particulier l’identification, l’exploitation et la prévention des failles du chiffrement. Apprenez à effectuer des tests d’intrusion, car vous pouvez être sûr que la « Red Team » de quelqu’un s’attaquera à votre logiciel. Alors, autant prendre les devants. En étant conscient de la manière dont les attaques contre les applications se produisent, vous apprendrez à éviter les erreurs les plus courantes et rédigerez un code plus sécurisé.

    Si vous êtes opérateur réseau/sécurité, architecte ou ingénieur :  Il faut se préoccuper des « MANRS ». Oui, c’est naturel de vouloir bien faire pendant les fêtes de fin d’année, mais les normes communément adoptées d’Internet Society en matière de sécurité du routage (MANRS, Mutually Agreed Norms for Routing Security) fournissent un cadre simple qui permet au « I » de « IoT » de se tenir bien droit tout au long de l’année. Les recommandations MANRS mettent en avant quatre actions et tout responsable de réseau se doit d’accomplir la seconde : prévenir tout trafic d’adresses IP provenant de sources usurpées. L’impact des cyberattaques DDoS qui se sont produites en 2016 aurait facilement pu être limité si le trafic issu des adresses usurpées avait été relégué en marge d’Internet. Si, en guise de bonne résolution pour la nouvelle année, vous voulez vous impliquer davantage, envisagez sérieusement de segmenter le réseau. Les dispositifs IoT vulnérables constituent des cibles parfaites et sont des tremplins vers les autres segments de votre infrastructure. Si segmenter le réseau n’est pas une mince affaire, c’est votre meilleure parade contre les dispositifs IoT faciles à pirater.

    James Plouffe est architecte en chef chez MobileIron et consultant technique pour la célèbre série Mr. Robot qui s’inspire directement de l’œuvre de Charles Dickens, ainsi que d’autres auteurs. Il possède une bouilloire électrique, mais non connectée.

  • 8 tendances digitales pour 2017 selon AOL France

    Créativité – Mobile – Data – Live – Micro-vidéo les tendances digitales pour 2017

    Selon AOL France

    Si vous espériez qu’il y ait un changement en 2017, vous avez de la chance. L’industrie est appelée à bouger avec des stratégies et des tendances liées au mobile, à la vidéo et à la data qui vont secouer ! L’identification de ces tendances pour 2017 est issue de l’interview des différents experts AOL travers le monde. C’est bien entendu une vision subjective qui nous semble raisonner particulièrement sous le prisme de ces quatre mots clés : Créativité – Mobile – Data – Live – Micro-vidéo.

    La créativité se met au niveau des attentes des utilisateurs

    Selon une nouvelle étude d’AOL, les annonceurs et les éditeurs s’accordent dire que la création d’une « technologie créative de meilleure qualité » stimulera la publicité vidéo numérique en 2017.

    Les consommateurs d’aujourd’hui ont plus que jamais le contrôle sur leur expérience en ligne. Avec des investissements dans les deux domaines de la créativité et de la technologie, les attentes des utilisateurs sont finalement satisfaites avec des publicités pertinentes et des formats attrayants. Ce processus de personnalisation mène à des expériences créatives réelles fondées sur des données.

    Mais il est important que les marques surveillent les obstacles éventuels, comme par exemple un mauvais ciblage. Les utilisateurs finaux soupçonneront quelque chose de bizarre par rapport à leur expérience en ligne si la création ne suscite par leur intérêt. Ces obstacles peuvent être évités grâce à de nouvelles plateformes programmatiques qui optimisent et restituent des expériences publicitaires dynamiques auprès des consommateurs, leurs permettant de se sentir inclus et apportant aux marques les outils dont elles ont besoin pour réussir.

    La vidéo en direct prendra les devants

    La montée de la vidéo est devenue indéniable – et la vidéo live en tête avec 36 % des consommateurs regardant des contenus vidéo en direct chaque jour (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017). Avec un engagement en ligne plus personnalisé avec des formats interactifs, les utilisateurs s’attendent ce que leurs vidéos soient également une expérience inédite. C’est exactement ce que le direct leur offre avec un accès facile et exclusif qui les place au cœur de l’action.

    Bien que cette forme authentique de vidéo soit en hausse, 2017 est l’année où les marques tout comme les consommateurs la reconnaîtront comme étant la mécanique la plus populaire. Les annonceurs et les éditeurs espèrent que le live génère des revenus, alors que +47 % des consommateurs s’attendent regarder davantage des vidéos en live en 2017 par rapport à 2016. Toutefois pour que la vidéo live domine complètement et réponde aux demandes des consommateurs, il est nécessaire qu’elle offre aux utilisateurs finaux une meilleure visualisation de la vidéo en direct multi-écrans/multiplateformes. Cela signifie plus de contenu organique et moins de mise en mémoire tampon. Plus de la moitié des consommateurs arrêtent la visualisation d’une vidéo après avoir subi deux interruptions de mise en mémoire tampon (ce nombre passe à 79 % après 3 interruptions de mise en mémoire tampon).

    Les récits immersifs deviennent le principal enjeu

    Les consommateurs ne sont pas intéressés par une expérience passive. Ils veulent quelque chose d’engageant, quelque chose d’immersif. Ils veulent quelque chose de plus et les plateformes comme VR, 360, AR et live leur donnent un contenu visuellement stimulant.

    Cette forme émergente de récit donne au public la possibilité de faire partie de l’histoire, et de ne pas rester seulement spectateur. Et parce que le pourcentage de personnes qui consomment du contenu immersif devrait augmenter en 2017, les annonceurs et les éditeurs commencent s’intéresser ces nouveaux formats.

    • 70 % des annonceurs et des éditeurs pensent qu’il y a de la place pour la réalité virtuelle sur le marché de la vidéo numérique.

    • Les annonceurs et les éditeurs prévoient la vidéo 360 comme l’un des deux principaux formats qui généreront le plus de revenus au cours des 12 prochains mois.

    • 73 % des annonceurs s’attendent ce que la vidéo 360 génère le plus de revenus au cours des 12 prochains mois, par rapport à tous les autres nouveaux formats.

    • 23 % des annonceurs prévoient entrer dans l’espace VR au cours des 12 prochains mois. Mobile First

    Si vous ne pensez pas en premier au mobile, vous êtes déj en retard. L’étude montre que 60% des consommateurs « ne peuvent pas vivre sans » leurs smartphones et que le pourcentage va certainement augmenter, étant donné que 67,1 % de la population mondiale vont devenir des utilisateurs mobile d’ici 2019. Avec des nombres comme ceux-là, il est important que les marques portent leur attention d’abord sur la technologie mobile – et ce pas seulement quand il s’agit de contenus. Les plates-formes mobiles émergentes comme VR, 360 et AR exigent des formats évolutifs qui correspondent à leur stimulation visuelle. Et en 2017, ce sera l’année pour sauter le pas pour les marques !

    Si les marques ne sont pas disposées s’adapter cette première ère mobile, elles ont besoin de se préparer à voir leur stratégie dépassée par leurs concurrents ciblant le mobile en premier.

    • 67 % des consommateurs regardent des vidéos en ligne chaque jour sur leur téléphones portables (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017).

    • 49 % des consommateurs utilisent leur téléphone ou leur tablette lorsqu’ils se réveillent avant de sortir du lit (Source : AOL, Sondage Omnibus, 2016).

    • Un nombre croissant de consommateurs dispose de plus d’un appareil. Le nombre d’appareils mobiles connectés par habitant atteindra 1,5 d’ici 2020. (Cisco Visual Networking Index, 2016).

    • 40 % des annonceurs prévoient une augmentation de 50 % ou plus des dépenses publicitaires digitales sur mobile.

    • 42 % des éditeurs s’attendent une augmentation de 50 % ou plus des dépenses publicitaires digitales sur mobile.

    La micro vidéo demeure un élément essentiel

    La durée d’attention des consommateurs est en train de se dissoudre – et avec 59 % des gens qui regardent des vidéos d’une minute ou moins, il appartient aux annonceurs et aux éditeurs de trouver un moyen d’atteindre ces utilisateurs éphémères. Cela signifie évoluer avec les habitudes des consommateurs afin que les agences puissent améliorer leurs relations avec leurs consommateurs avec un contenu à grignoter. Et les consommateurs ne sont pas les seuls à être affamés de formats courts. Les annonceurs sont impatients de se concentrer sur ce désir d’histoires courtes, la moitié d’entre eux attendant des vidéos de courte durée (5 minutes ou moins) pour présenter différentes possibilités plus variées au cours des 12 prochains mois (Source : 2017 State of the Video Industry Research Study, AOL, 2017).

    Les données ouvrent de nouvelles portes

    Ce sera une bonne année pour les spécialistes du marketing. En 2017, ils auront la technologie nécessaire pour organiser et activer les données collectées. Ces statistiques qui sont impératives pour l’attribution, permettent aux spécialistes du marketing d’améliorer la façon dont ils mesurent les performances de la campagne. En collectant davantage que des mesures simplistes, les spécialistes du marketing augmentent ainsi leurs chances de réussir à atteindre leur public cible.

    Le mobile mènera la croissance du programmatique

    Le programmatique Mobile peut avoir enregistré un démarrage lent, mais a atteint une vitesse et une puissance incroyables au cours de l’année passée. En 2016, les dépenses relatives l’approche programmatique mobile ont augmenté de 66 %, dépassant le taux de croissance Internet fixe. Et vu que le nombre de consommateurs adoptant la technologie mobile augmente continuellement, on peut s’attendre ce que le programmatique mobile devienne l’élément clé dans ce contexte. Les annonceurs commencent maintenant s’éloigner du fixe et se concentrent sur ce qui compte vraiment : le mobile.

    L’IA offre un voyage personnalisé au client

    L’Intelligence Artificielle renforce les relations que les marques ont avec les consommateurs en anticipant les besoins du public avant qu’ils ne deviennent réalité. L’IA fait cela l’aide de points de contact consommateurs et de plates-formes publicitaires qui traitent les données pour aider les annonceurs interagir avec leur public de manière plus personnalisée. C’est exactement ce que les consommateurs recherchent : une publicité contextuelle et pertinente qui a le potentiel d’offrir de l’aide, des conseils ou des produits en fonction de leurs intérêts. Les spécialistes du marketing peuvent utiliser ces idées pour façonner leurs stratégies publicitaires et anticiper le prochain besoin de leurs consommateurs – c’est un réel service maintenant.

  • Quatre challenges pour 2017 en matière d’Intelligence Artificielle

    Pourquoi maintenant et si vite ?

     Par Jérôme Froment-Curtil, Directeur Général de Unit4 France

    Nous avons assisté au passage des applications de bureau aux applications Web, des applications Web aux applications mobiles et nous assistons maintenant la montée de l’IA, des bots et des assistants digitaux… Il s’agit pour nous du prochain changement technologique majeur. L’essor de l’Internet mobile et le nombre croissant d’appareils connectés rendent l’intégration multicanale courante. L’interconnexion accrue des personnes conduit à l’estompement des frontières entre monde réel et monde numérique.  Plusieurs thèmes méritent toute notre attention en 2017.

    Challenge 1 : Faire évoluer la technologie pour favoriser la communication homme-machine

    Au quotidien, les collaborateurs souhaitent de plus en plus simplifier les interactions avec les systèmes d’information de leurs entreprises. La technologie évolue pour favoriser la communication homme-machine au travers du langage courant, en s’affranchissant de formulaires préformatés, écrans imposés ou autres interfaces utilisateur désuètes. Une étude récente de Markets and Markets évalue ce marché de l’intelligence artificielle à 5,05 milliards de dollars d’ici à 2020 porté par une très forte croissance de plus de 62% par an.

    Challenge 2 : Mêler du mieux possible sphère privée et sphère professionnelle 

    Selon Workfront Survey 2015, 52% d’entre nous se connectent à des applications professionnelles en dehors des heures de bureau. Ce chiffre démontre la porosité de la frontière vie privée/vie professionnelle.

    Alors que la différence entre nos identités publiques et privées s’efface, nous attendons des solutions technologiques d’entreprise qu’elles soient aussi simples et rapides que les applications adoptées à titre personnel.

    Challenge 3 : Automatiser les tâches manuelles traditionnelles et chronophages

    Nous entrons aujourd’hui dans une ère où la volatilité est omniprésente. Le World Economic Forum la qualifie de quatrième révolution industrielle.

    L’intelligence artificielle et les assistants numériques vont permettre l’automatisation et la rationalisation des tâches et donc d’accroître l’efficacité et la productivité. Le personnel qualifié ainsi libéré de tâches chronophages pourra se consacrer à son cœur de métier, améliorant ainsi la performance de l’entreprise ou encore le service rendu aux clients finaux.

    D’après les analyses du cabinet Gartner, les investissements IT mondiaux repartent à la hausse pour atteindre 3 500 milliards de dollars en 2017, largement soutenus par l’innovation et notamment les investissements dédiés à l’intelligence artificielle.

    Challenge 4 : Prendre en compte la montée de la silent conversation

    Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes ont au moins une application de messagerie téléchargée et nous sommes de plus en plus habitués à utiliser plusieurs applications de messagerie, de Slack ou Skype for Business dans le milieu professionnel à Facebook Messenger ou encore WhatsApp à titre privé.

    Processflows.com a déclaré que 32% des interviewés préféreraient le texte au téléphone et itproportal.comprédit que d’ici 2020, 40% interagiront principalement avec des logiciels grace à des technologies people-literate (chat/voix). Lors d’une déclaration à F8, Mark Zuckerberg a précisé : « Nous pensons que vous devriez être en mesure d’écrire à une entreprise de la même manière qu’avec un ami ». De même, Chris Messina de Über a récemment déclaré que « d’ici la fin de cette année, nous trouverons tout à fait normal de parler à des marques et des entreprises via des applications de messagerie ».

    Des tendances qui dirigent la nouvelle ère de l’IA, des assistants digitaux et des chatbots.

  • Comment opérer la transformation digitale ?

    Quand la transformation digitale passe par une évolution profonde du management

    Par Jérôme CARFANTAN – Coach Agile chez SOAT

    En moins d’une dizaine d’années, les technologies que nous utilisons ont fortement évolué. Dans notre vie quotidienne, les smartphones, tablettes et autres objets connectés ont induit de nouveaux usages et créé une grande fluidité dans notre manière d’accéder à des services de toutes natures. Mais cette fluidité des usages n’a pas connu le même essor dans la sphère professionnelle, où les outils n’ont pas évolué au même rythme.

    Un secteur professionnel traditionnel qui a du mal à se moderniser

    Les entreprises traditionnelles sont aujourd’hui fortement challengées par l’arrivée de nouveaux entrants qui font bouger les lignes et mettent à mal des activités jugées jusqu’alors indétrônables. Les nouveaux Big Four du numérique, les NATU (Netflix, Airb&b, Tesla, Uber) ou des success story françaises comme Blablacar ont, malgré leurs divergences, un point commun : être des « Digital Natives » qui placent les feedbacks clients au coeur de leur modèle de croissance et privilégient une organisation centrée sur l’utilisateur pour optimiser l’impact de leur produit. C’est dans cette logique “Customer First”, que ces nouveaux acteurs du numérique ont su innover et s’imposer sur des marchés pourtant saturés.

    Face à cette concurrence d’un nouveau genre, les entreprises traditionnelles n’ont plus le choix, elles doivent rapidement faire évoluer leur business modèle et leur organisation, il en va de leur survie.

    Ce besoin impérieux doit également répondre à un enjeu d’attractivité. En effet, l’arrivée progressive sur le marché de collaborateurs de la génération Y est un réel challenge pour les entreprises traditionnelles qui doivent intégrer leurs codes et leurs exigences, tout en leur proposant un environnement de travail propice à l’instantanéité et la fluidité.

    Pour cela, elles doivent mettre à leur disposition des outils digitaux efficaces et modernes qui optimisent la collaboration, le partage et la productivité au quotidien. Ces générations ont en outre, des attentes très différentes vis-à-vis du management.

    Comment opérer cette transformation digitale ?

    L’erreur serait de croire que la transformation digitale ne s’aborde que sous un angle technologique. Certaines entreprises font le choix de recruter un Chief Digital Officer pour assurer cette transition mais il ne suffit pas de créer un nouveau poste hiérarchique ou de développer des applications mobiles pour opérer une transformation digitale. En tombant dans ces pièges, les entreprises passent à côté de l’essentiel.

    En effet, la digitalisation est l’un des facteurs qui accentue grandement la complexité de leur environnement, et c’est en réponse à cette complexité que l’agilité prend tout son sens.  L’agilité a émergé du secteur du développement logiciel dans le but de trouver un meilleur mode d’organisation pour traiter la complexité de son activité.

    Mais pour être véritablement agile, il ne suffit pas d’appliquer de nouvelles pratiques ou méthodes d’organisation. Il faut également s’approprier les valeurs et principes de l’Agilité qui touchent directement à la culture des organisations.

    La transformation digitale suppose donc une évolution organisationnelle et culturelle profonde dont la finalité est de remettre le client au cœur de la stratégie des entreprises. Aussi toute transformation digitale est surtout et avant tout, une transformation agile.

    Former le management à cette transition indispensable

    Reste que les entreprises n’ont pas attendu le digital ou l’agilité pour commencer à se transformer, et se sont systématiquement appuyées sur le management pour opérer leurs plus profonds changements.

    Le management est le garant de la culture et de la structure des organisations. Pour réussir une transformation agile et digitale, il est donc essentiel de réussir en premier lieu à transformer le management.

    Il faut promouvoir un management plus en phase avec les attentes des générations “Digital Natives” et favorisant une posture responsabilisante, par la transparence et la confiance. Les managers doivent être les co-créateurs d’une vision inspirante, porteuse de sens et d’ambition. Ils doivent encourager l’initiative, donner le droit à l’erreur, être acteur de l’innovation et proposer un cadre propice à l’émergence de l’intelligence collective. Le manager du futur doit être un manager Agile.

    Conclusion

    Transformation digitale, agile et managériale sont donc indissociables et constituent un tout harmonieux. En effet, comme l’a évoqué Gilles de Richemond DG de VSCT, le digital est une nécessité de marché et, l’agilité est aujourd’hui la meilleur réponse à apporter pour satisfaire cette nécessité. De plus, le manager reste un acteur clé pour engager cette transformation. Plus qu’une transformation, il s’agit plutôt de mettre en place un processus d’évolution continu afin de coller au plus près aux évolutions du marché. C’est en prenant ce chemin que les organisations traditionnelles pourront survivre, gagner en qualité de service et en attractivité, pour devenir des organisations apprenantes.

     

  • Paiement sans contact, bitcoin, blockchain, open banking… Quel futur pour les banques ?

    Prévisions bancaires pour 2017

    Par Bob Wiederhold, PDG de Couchbase

    La finance accélère sa métamorphose en donnant la priorité au numérique, avant de lui réserver l’exclusivité : ce n’est qu’une question de temps. Bon nombre de générations futures ne mettront jamais les pieds dans une agence bancaire et, avec le paiement sans contact, le bitcoin et la blockchain, la monnaie elle-même devient progressivement digitale, jusqu’à l’abstraction. L’année 2017 s’affirmera dans la progression logique de cette tendance, qui verra se banaliser les start-up FinTech exploitant des technologies émergentes de type blockchain. Elles laisseront dans leur sillage les grandes banques, incapables de pourvoir aux besoins de l’économie digitale.

    À court terme, l’année 2017 sera également celle de la révolution « open banking » et de la migration massive de la clientèle, avec des services numériques et une expérience utilisateur à l’importance inégalée jusqu’ici. Il sera plus facile, pour les clients, de « changer de crèmerie » et d’avoir accès aux données leur permettant de décider s’il est judicieux de quitter leur banque, à quel moment et pour quel établissement. Ainsi averties, les banques s’emploieront à se montrer plus ouvertes, compétitives et modernes. Elles dispenseront, en définitive, à leurs clients l’expérience numérique exigée : depuis l’accès à l’ensemble de leurs comptes à partir d’une seule et même application jusqu’à la diffusion d’un service introuvable ailleurs, en passant par la transmission des informations et alertes dont ils ont besoin, au moment voulu.

    Résumé de l’actualité bancaire en 2016

    L’année 2016 a consacré la start-up FinTech. En marge des votes de protestation en faveur du Brexit et de Trump qui provoquent un cataclysme dont sont victimes le monde et l’économie mondiale, les grandes banques et l’establishment financier ont, eux aussi, été sévèrement touchés cette année. Les clients, las de plusieurs années de services médiocres, se sont rués en masse vers des banques challenger, en quête d’une meilleure expérience, plus personnalisée et davantage fédératrice sur le plan émotionnel.

    Cette année fut également celle de la banalisation de technologies émergentes telles que la blockchain, celle où les coups de pub sont finalement devenus réalité. Même s’il reste encore un sacré bout de chemin à parcourir.

    Les données sont également mieux exploitées. Si les banques utilisent depuis longtemps les données pour prédire les tendances et opportunités futures, traiter les règlements et calculer le risque à moyen ou long terme, elles retirent toujours davantage de valeur ajoutée de leurs données opérationnelles. Précisons néanmoins qu’il reste encore bien des choses à améliorer dans ce domaine. Fortes de ce capital données, les banques se révèlent de plus en plus capables de proposer des offres personnalisées à leurs clients en temps réel. Profitant d’un accès optimisé aux données opérationnelles et d’une meilleure utilisation de celles-ci, ces établissements peuvent faire diligence auprès de leurs clients en peaufinant les solutions proposées. Comme un complément d’assurance habitation à de nouveaux propriétaires ou une offre de change de devises aux clients qui se rendent à l’étranger, dès leur arrivée sur leur lieu de destination.

    Prévisions technologiques pour 2017

    En 2017, les entreprises devront s’investir dans une économie digitale articulée autour de l’utilisateur, que celui-ci soit client e-commerce ou ingénieur industriel. Cette nouvelle économie génère d’importants bouleversements dans tous les secteurs d’activité : depuis Amazon qui transforme nos modalités d’achat, à Netflix qui redéfinit notre manière de regarder la télévision, en passant par Uber qui révolutionne nos formules de déplacement. S’adapter à ce phénomène revient à faire appel à des applications visant à déployer l’expérience utilisateur adaptée, que ce soit sur mobiles, le web ou des appareils connectés, via une gamification sociale ou une banque à distance optimisée. Ainsi, d’après l’ONS, la part totale du chiffre d’affaires tiré du e-commerce dans les entreprises s’inscrit en progression constante, passant de 13,7 % en 2008 à 19 % l’an dernier – les enseignes dépourvues de site e-commerce sont donc perdantes et se privent d’une clientèle appréciable. Les entreprises incapables de tirer avantage de l’économie digitale ne tarderont pas à se retrouver à la traîne, tout comme celles incapables de mettre à profit le potentiel de technologies émergentes comme Blockchain.

    Pour tirer avantage de la nouvelle économie et des technologies sur lesquelles elle repose, les données sont déterminantes. Peu importe la manière dont elles sont générées : leur éclairage est précieux pour les projets futurs de l’entreprise, et elles donnent à celle-ci les moyens de prendre et d’appuyer les meilleures décisions opérationnelles en temps réel. Sachant que moins de 25 % des grandes entreprises exploitent des données en provenance d’appareils intelligents ou de capteurs comme aides à la décision, toujours d’après l’ONS, il reste encore des progrès à accomplir. En définitive, les entreprises doivent veiller à se doter de la base de données adéquate. Concrètement, il ne s’agit pas seulement d’être en mesure d’opérer une montée en capacité qui garantira une expérience irréprochable à plusieurs millions d’utilisateurs potentiels aux quatre coins du monde, à tout moment. Il s’agit également d’être capable d’exploiter ces données à tout moment, indépendamment du format exigé ― que ce soit pour analyser des événements susceptibles de se produire au cours de la prochaine décennie, ou assurer des performances optimales sur-le-champ ― sans avoir à saisir, récupérer et analyser des données en fonction de critères bien particuliers. Des acteurs tels que Ryanair, LinkedIn et General Electric ont d’ores et déjà prouvé les avantages induits par ce mode d’utilisation des données, et en 2017, d’autres les rejoindront ou disparaîtront.

  • DIGITALISATION DES ENTREPRISES « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 »

    La  CCI Paris Ile-de-France récompense 4 entreprises innovantes

    La CCI Paris Ile-de-France s’est engagée depuis plusieurs années dans un plan d’action pour accélérer la transition numérique des entreprises. Elle a la volonté de favoriser l’accès des dirigeants de TPE et PME aux nombreux leviers d’amélioration opérationnels offerts par la révolution digitale, qui peuvent révolutionner leur activité, développer leur chiffre d’affaires et améliorer leurs marges. Ce processd’accompagnement de la transition numérique a connu une accélération depuis plusieurs mois, avec le lancement de la plateforme et de la marque Les Digiteurs.

    Après avoir lancé en juin la plateforme lesdigiteurs.fr grâce à laquelle les entreprises prennent contact avec les conseillers de la CCI pour une approche pratique de leur digitalisation après un premier diagnostic, la CCI Paris Ile-de-France a ouvert une nouvelle étape de son dispositif Les Digiteurs le  14 décembre dernier : une après-midi consacrée à la transformation digitale des entreprises avec  des tables rondes, des animations et des présentations de solutions digitales.

    A l’occasion de cet événement, Les Digiteurs ont également remis les prix du premier concours « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 » à 4 PME innovantes.  Grâce à ce concours, la CCI Paris Ile-de-France a récompensé des entreprises d’Ile-de-France pour leurs innovations en terme de solutions digitales. Les gagnants ont été départagés en 4 catégories distinctes : vente, finance, RH et marketing.

    A l’issue des phases de sélection, 8 finalistes ont été présentés au public qui a voté en temps réel pour désigner le lauréat de chaque catégorie.

     Catégorie Vente : 

    Lauréat : Too good to go, une application permettant de réduire le gaspillage alimentaire en récupérant à prix réduits les invendus des commerçants à la fermeture !

    Second : Smile and Pay, un terminal de paiement électronique mobile (TPE) qui permet les encaissements avec un lecteur de carte bancaire portable pour smartphone et tablette.

    Catégorie Finance :

    Lauréat : Unilend, le premier site qui permet à tout le monde, particuliers ou personnes morales, de prêter de l’argent directement à des entreprises et d’obtenir des intérêts.

    Second : Finexkap, un modèle qui repense le secteur de l’affacturage et démocratise le financement pour les entreprises grâce à la technologie.

    Catégorie RH :

    Lauréat : Mobiliwork, qui propose aux sociétés une gestion RH optimisée et aux salariés de la mobilité sécurisée.

    Second : Flatchr, un service qui s’adresse aux petites et moyennes entreprises qui n’ont pas toujours, le temps, les moyens, ou les compétences pour recruter.

    Catégorie Marketing :

    Lauréat : Pitchy, qui développe une solution innovante permettant de réaliser une vidéo professionnelle à partir de modèles personnalisables.

    Second : Pocket Result, un service qui développe des solutions digitales nouvelle  générationpour explorer, valoriser et profiter de toutes les données multi-sources des entreprises.

     

     

     

     

     

    Avec Les Digiteurs, premier dispositif d’envergure consacré à la transformation digitale des entreprises en Ile-de-France,  la CCI Paris Ile-de-France  s’est fortement engagée à accompagner les PME et TPE dans leur développement et dans leur transformation numérique  afin d’améliorer leurs performances. Le prix de la solution digitale fait partie des actions concrètes lancées par Les Digiteurs pour accélérer la transition numérique des entreprises.

     

    Retrouvez la liste des gagnants sur : http://www.lesdigiteurs.fr/

     

  • Expérience client : les tendances pour 2017

    L’expérience client en 2017 : au menu, chatbots, réalité virtuelle et IoT 

    Genesys, leader mondial en solutions d’expérience client omnicanal et de centre de contact, publie ses prédictions pour l’année 2017 en matière d’expérience client (CX).
    2016 avait déjà été riche en innovation. En 2017 les avancées technologiques devraient gagner en maturité et être intégrées aux outils de relation client pour permettre aux entreprises d’offrir des expériences hyperpersonnalisées.
    L’année des chatbots et des micro-applis
    La courbe globale des téléchargements d’applis est en panne de croissance mais celle des applis de messagerie continue de croître. Les micro-applications vont jouer un rôle de catalyseur de l’expérience client. L’enjeu consistera à intégrer de nouvelles technologies comme les chatbots ou l’IoT aux processus.
    L’hyper-personnalisation en bonne voie pour multiplier les canaux d’engagement client
    Elle consiste à analyser et exploiter des données en vue d’offrir au consommateur des contenus, produits et services toujours mieux ciblés.
    Cette tendance est appelée à jouer un rôle essentiel dans des secteurs où les fermetures d’implantations physiques (agences bancaires, grands magasins…) rendent primordial le maintien d’une présence digitale ou virtuelle. D’où l’importance de trouver le bon équilibre en termes de personnalisation et de fréquence des contacts. Car si une expérience trop personnalisée peut paraître excessivement envahissante et rebutante aux yeux du consommateur, une expérience générique lui semblera insipide et anonyme.

    L’Internet des objets (IoT) : la disruption

    Pour l’entreprise, chaque objet connecté constitue désormais une voie d’accès instantané à l’utilisateur. Avec plus de 20 milliards d’objets connectés dans le monde à l’horizon 2020, le secteur devrait connaître un formidable engouement pour de nouvelles formes de communication sur des canaux sécurisés et actuellement non supportés. Ainsi, l’année 2017 verra les entreprises évoluer vers des expériences clients omnicanal qui poseront les bases de et s’appuieront sur l’IoT.
    En pleine transformation digitale, les entreprises font migrer leurs centres de contacts vers le cloud
    « Les clients aspirent à de nouvelles formes d’interaction que seul le cloud permet d’envisager. Il permet aussi aux entreprises de simplifier l’exploitation et d’améliorer l’agilité de leurs centres de contacts » commente Merijn te Booij, Directeur Marketing de Genesys. Celles-ci profiteront d’analyses automatisées facilitant la prise de décision en temps réel et d’une élasticité pour monter ou descendre en charge en fonction de variations horaires, territoriales, saisonnières, etc. Côté gestion des effectifs, ces données en temps réel aideront les managers à mieux accompagner les agents et à mieux résoudre les problèmes.
    Des plateformes CX unifiées pour analyser les données collectées sur tous leurs points de contact
    Les entreprises pourront analyser des données issues du self-service, des interactions mobiles ou encore du Big Data.
    Aujourd’hui, l’analytique fournit des informations précieuses aux marques. Mais en matière de centres de contacts, elle doit s’appréhender globalement, au niveau de l’entreprise en général comme des clients et de chaque agent en particulier. Les solutions traditionnelles de gestion de l’expérience client fonctionnent en vase clos : elle se limitent à une fonction (vente, marketing, support…), un canal (voix, mobile, digital, réseaux sociaux…) voire un canal par fonction. Un tel cloisonnement étouffe l’idée même de traçabilité et de responsabilité. Le client moderne recherche une expérience digitale parfaitement fluide. Au moindre accroc, il risque d’aller voir ailleurs.
    Réalité virtuelle : « The next fronteer » ? 
    Applications de co-navigation, planification des ressources du centre de contacts, visualisation des données… la réalité virtuelle apporte simplicité et clarté dans la gestion de l’expérience client. Face à la demande constante des clients pour de nouveaux canaux d’interaction, la réalité virtuelle s’impose comme le prochain cap dans le domaine de l’expérience client.
  • REPLAY – FORUM BLOCKCHAIN – 8/12

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    Forum Blockchain 

     

    Le 8 décembre 2016 s’est tenu, à Paris, le Forum Blockchain, un colloque international majeur autour de la blockchain.

    Majeur à divers titres :

    • Par son importance :sur une journée entière, plus de 150 participants, une quarantaine d’orateurs venus de France mais aussi de l’étranger (Suède, Estonie, USA, Canada…), 11 keynotes, 7 ateliers interactifs, des pitches de startups, des sessions de networking.

    Par son ambition: intitulé « From closed to open innovation, blockchain coopetition platforms », le Forum a permis de sortir la blockchain de son créneau de la Fintech pour montrer qu’elle va impacter tous les secteurs et fonctions : santé, énergie, alimentaire, juridique, finance, co-création, etc. Le Forum avait ainsi comme fils directeurs l’open innovation et la coopétition.

    • Par les annonces et découvertes faites à cette occasion :

    >   Bertrand Copigneaux a présenté en avant-première l’étude de marché de l’IDATE sur la blockchain. Pour l’Idate, la blockchain permet de réduire les coûts de fonctionnement des organisations, notamment dans les échanges inter-organisations (réduction des délais, fiabilité accrue). Elle peut contribuer à réduire le nombre d’intermédiaires sur certains cas d’applications. Mais globalement elle ne devrait pas remettre significativement en cause les chaînes de valeur existantes.

    >  A l’occasion de l’événement, Mickaël Réault, CEO de Sindup, plateforme de veille stratégique, a présenté le tableau de bord des tendances du secteur Blockchain. Chaque participant bénéficie d’un accès d’un an au tableau de bord pour détecter les événements clés du secteur : levées de fond, lancement de produits et service, partenariats, fusions-acquisitions, salon et rencontres du domaine… Ces 3 derniers mois, ce sont ainsi 824 événements détectés et restitués au travers d’une interface graphique interactive afin de suivre de près ce secteur en pleine ébullition.

    >  Philippe Bournhonesque, CTO d’IBM France, a annoncé le lancement de leur écosystème ouvert basé sur Hyperledger

    > Une session dédiée a permis d’entendre le pitch de 6 startups du domaine de la blockchain et a révélé quelques pépites :

    • La startup norvégiennePillar remporte le startup pitch : « À l’ère de la santé connectée et du Big Data, Pillar sécurise le flux des données et garantit leur intégrité, processus indispensable pour améliorer et personnaliser les soins de santé. Cette approche permettra au patient d’être traité au plus près de son domicile, d’avoir un meilleur contrôle de ses données médicales et globalement de réduire les frais de santé. L’échange sécurisé de données alimentera également la recherche axée sur les données, en respectant la réglementation sur la protection des données et le consentement des citoyens ». Pillar est la première entreprise commerciale exploitant IOTA, une nouvelle Blockchain / Distributed Ledger Technology. Son équipe internationale, qui comprend les leaders de la fondation IOTA, développe sa première preuve de concept pour début 2017 www.pillarlab.com, www.iotatoken.com
    • Crypviser : sécurisation des transactions
    • Connecting Food : traçabilitéalimentaire
    • iExec :solution de cloud décentralisée, avec annonce du lancement d’une crowdsale.