Catégorie : Innovations

  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • BOT Traffic Report : quelle part du trafic web est générée par les robots ?

    BOT Traffic Report

    Imperva vient de publier son rapport annuel BOT Traffic Report pour l’année 2016

    Dans cette étude, Imperva analyse 16.7 milliards de visiteurs sur 100 000 domaines sélectionnés aléatoirement dans le réseau Imperva Incapsula afin de répondre aux questions suivantes :

    – Quelle part du trafic web est générée par les robots ?
    – Comment les mauvais bots sont utilisés dans les cyber-attaques ?
    – Quels facteurs encouragent les bons bots à visiter différents sites web ou services ?
    – Qui sont les bons et mauvais bots les plus actifs ?

    Récemment, les botnets étaient à nouveau à la une avec une enquête du blogger sécurité Brian Krebs, qui révèlait des détails sur son travail pour découvrir l’identité de l’auteur de Mirai, Anna-Senphai. Mais aussi avec le serveur de jeu Minecraft qui continue d’être la cible numéro une des attaques DDoS. Les serveurs de gaming ont subi certaines des plus grosses et de plus longues attaques enregistrées récemment. Le réseau Incapsula d’Imperva a dernièrement observé une tendance à la hausse des attaques progressives et complexes détaillées dans ce nouveau blog.

    Le rapport complet est disponible ici, veuillez également retrouver ci-dessous les éléments principaux de ce rapport :

    – En 2016, un visiteur de site web sur trois était un bot d’attaque et 94,2% des sites web inspectés ont subi au moins une attaque de bot durant la période de 90 jours d’enquête.

    – En 2016, les «mauvais bots» représentaient 28,9% du trafic internet.

    – Les bots Impersonator ont été les mauvais bots les plus actifs pour la cinquième année consécutive. En 2016, ils représentaient 24,3% de l’ensemble du trafic du réseau d’Imperva. Les bots Impersonator sont le plus souvent utilisés pour amorcer une attaque DDoS dont les plus célèbres sont Mirai, Nitol et Cyclone.

    – Encore une fois les bots représentent la majorité des visiteurs de sites web (51,8%), une tendance entraînée par l’augmentation de l’activité des bons robots.

    – Les bons bots les plus actifs en 2016 étaient les Feed Fetchers, responsables de 12,2% de tout le trafic. La majorité de leur activité peut être associée à l’utilisation des applications mobiles, illustrant l’engouement des utilisateurs pour le mobile.

    bot-traffic-report-2016

  • Quelles sont les 5 tendances 2017 en matière de données et de technologies ?

    Les 5 tendances  en matière de données et de technologies

     Par Frédéric Marie – Directeur Général – Stibo Systems France

    Il y a un an, “Cloud”, “IoT” et “Intelligence artificielle” étaient les prévisions technologiques phares du secteur informatique. Il est difficile d’affirmer qu’un profond changement s’est opéré ces 12 derniers mois, cependant l’année 2017 s’annonce quelque peu différente dans son approche. De nombreux incidents ont mis en lumière des problèmes liés à la sécurité des données. Le Cloud dévoile désormais des atouts bien supérieurs au simple stockage et l’Intelligence Artificielle est en train de démontrer l’étendue de ses possibilités. Le socle commun de toutes ces technologies ? Les données. C’est pour cela qu’il est indispensable de s’appuyer sur des outils spécifiques pour s’assurer de la qualité et de la pertinence des données exploitées au quotidien.

    Intelligence artificielle et Machine Learning, de la fiction à la réalité
    Le Machine Learning est en passe de devenir une réalité que l’on ne voyait jusqu’ici qu’au cinéma. Cette technologie représente une forme d’intelligence artificielle (IA) qui donne aux ordinateurs la capacité d’appendre sans leur programmation explicite. Pour cela, le Machine Learning utilise des algorithmes et extrait des données existantes pour créer une prévision.

    En 2017, le Machine Learning devrait atteindre un nouveau palier. Alors que cette technologie sert, par exemple, à créer des listes de lecture et recommander des livres, nous voyons à présent d’autres perspectives. Ces dernières se concrétisent avec le lancement récent du service Amazon Go. La dernière innovation technologique d’Amazon, qui vise à permettre aux clients d’éviter de faire la queue à la caisse en quittant simplement le magasin avec leurs produits enregistrés et payés automatiquement, peut constituer la première étape vers une rupture pour l’ensemble de l’industrie alimentaire.

    Le Machine Learning peut également servir aux entreprises pour optimiser leurs fichiers clients. Lorsque dans une même base de données, deux informations sont contradictoires, l’Intelligence Artificielle peut intervenir pour savoir quelle est la plus crédible en recoupant certains critères comme la source de la donnée, la sémantique utilisée pour la qualifier, etc. Cet algorithme peut être capable de créer une source unique de référence en analysant la pertinence des différents champs de la donnée (client, produit, etc.).

    Industrie 4.0 : il est temps que les professionnels s’y préparent
    Le concept d’Industrie 4.0 se définit comme la tendance actuelle à l’automatisation et l’échange de données dans les technologies de production. Le terme désigne spécifiquement la quatrième révolution industrielle et découle directement de l’Internet des objets (IoT) et du Machine Learning. Comme pour toute nouvelle tendance, de grands défis et de grands avantages se dessinent.

    Alors que l’Industrie 4.0 offre la possibilité d’améliorer les moyens de production, la santé ainsi que la sécurité des travailleurs, elle pourrait peser sur l’emploi et les coûts technologiques. Toutefois, comme souvent avec les technologies nouvelles et perfectionnées dans la sphère professionnelle, ceux qui n’optent pas pour la transformation numérique risquent de ne pas pouvoir suivre le rythme.

    Cette tendance technologique, à suivre de près en 2017, devra pour cela s’appuyer sur une gestion irréprochable des données. Qualifier les sources et leurs données doit être une priorité pour les industries de demain.

    Les “Digital Twins” deviennent une réalité abordable
    Alors que les Digital Twins sont des outils utilisés depuis quelques années déjà, cette tendance constitue un autre résultat direct de l’accessibilité permise par l’IoT. “Un Digital Twins est un logiciel dynamique d’un objet physique ou d’un système qui repose sur des données de capteurs pour comprendre son état, réagir aux changements, améliorer le fonctionnement et créer de la valeur”, d’après la définition de Gartner (1). Les Digital Twins étant déployés en production (automobiles, avions, etc.) depuis un certain temps, pourquoi cette tendance figure-t-elle parmi les prévisions 2017 ?
    En raison de l’essor exponentiel de l’Internet des objets, les Digital Twins deviennent une réalité plus abordable. En 2017, nous pouvons nous attendre à ce que les Digital Twins dépassent le cadre de l’industrie avec des données en temps réel. Les données des appareils connectés intelligents seront agrégées, analysées et transformées en information décisionnelle pour le personnel de maintenance. Les techniciens pourront se concentrer sur la prévention des problèmes plutôt que de devoir effectuer de longs processus de diagnostics à chaque visite d’entretien.
    Prenons un exemple : dans un avenir proche, une voiture connectée sera capable d’analyser le comportement et les habitudes de route de son utilisateur, qui – s’il conduit surtout en ville et sur de courts trajets – sera capable d’ajuster sa consommation et son comportement routier à ses habitudes, le tout en temps réel : c’est tout l’intérêt des Digital Twins.
    Le Cloud, puissance indispensable au traitement des données
    Le Cloud computing était déjà un thème majeur en 2016, et il va continuer à l’être en 2017 alors que des charges de travail toujours plus nombreuses vont migrer vers des plateformes Cloud. Un rapport de Cisco a révélé que plus de 83% du trafic des datacenters sera hébergé dans le Cloud au cours des trois prochaines années (2). Les prévisions Cloud 2017 de Forrester projettent que le marché mondial du Cloud public passera de 87 milliards de dollars en 2015 à 146 milliards en 2017 (3).
    Cependant, cette masse d’informations doit être gérée par des outils adaptés afin d’en tirer le meilleur parti. Par exemple, lorsqu’un magazine continue d’envoyer des offres de réabonnement à la veuve d’un mari décédé plusieurs années auparavant, le problème est souvent lié à un manque d’analyse des données clients. La qualité de la donnée de référence est essentielle à l’efficacité marketing. Une entreprise peut devenir contre-productive en ne mettant pas en œuvre cette donnée ciblée.
    Toutefois, l’explosion en termes d’utilisation va s’accompagner inévitablement de problèmes grandissants en termes de protection des données et de sécurité, de gestion, d’automatisation et d’évolutivité. L’année 2017 devrait apporter de nouvelles solutions à ces problèmes.
    La protection des données va devenir un facteur concurrentiel d’importance croissante
    Les entreprises ont pris conscience que les données constituent désormais le cœur de la technologie et de l’expérience client. En 2017, le grand public en prendra de plus en plus conscience et réalisera que les données personnelles sont effectivement précieuses pour les entreprises. Par conséquent, il va devenir plus critique et plus exigeant vis-à-vis de ceux avec lesquels il partage ses données, de l’usage que ces derniers en font et de ce qu’il en retire.
    Cette tendance est alimentée par un contexte réglementaire entièrement nouveau en matière de protection des données personnelles prévu au début 2018. Le Règlement général sur la protection des données (4) va bouleverser la manière dont les entreprises internationales traitent les données des citoyens de l’UE tout en relevant la barre pour celles qui ne le font pas. La gestion de la protection des données va ainsi devenir une priorité pour les entreprises en 2017.
    Le point commun à toutes ces tendances technologiques demeure la donnée. Il est indispensable, en 2017, que les entreprises adoptent une cohérence de l’information via une gestion centralisée des données. Il faut pour cela établir une réelle gouvernance des données afin que l’information de référence (cross canal, digital, leaflet, etc.) soit alignée et pertinente. Le bénéfice sera alors généralisé : une meilleure gestion des données pour l’entreprise, un ciblage affiné pour les clients et des utilisateurs mieux adressés.
    1. http://www.gartner.com/newsroom/id/3482617
    2. http://www.cisco.com/c/dam/en/us/solutions/collateral/service-provider/global-cloud-index-gci/white-paper-c11-738085.pdf
    3. https://www.forrester.com/report/Predictions+2017+CustomerObsessed+Enterprises+Launch+Clouds+Second+Decade/-/E-RES136262
    4. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0679&from=EN
  • Rapport CES de Las VEGAS 2017 By Olivier EZRATTY

    Rapport CES de Las VEGAS par Olivier EZRATTY

    Chose promise, chose due, voici comme prévu le magnifique Rapport de CES de Las Vegas 2017, 12eme édition ! C’est le compte-rendu le plus détaillé et exhaustif que vous trouverez dans la galaxie, ou dans le système solaire pour rester modeste, de cette énorme foire aux gadgets numériques ou pas qu’est le CES de Las Vegas. Vous y découvrirez même une bonne part de l’actualité de l’année qui n’est pas forcément exposée dans ce salon gigantesque. Le CES de Las Vegas n’est qu’un prétexte pour vous proposer un vaste tour d’horizon !

    Ce rapport complète mon habituel résumé des points clés que j’ai publié le lendemain de la clôture du CES 2017. Vous le retrouverez complété et actualisé dans l’introduction du Rapport complet.

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  • L’Internet des Objets (obscurs) Guide pour se protéger activement face à la menace

    Les entreprises découvriront le « bonheur » de l’IoT en 2017, qu’elles soient d’accord ou non

    Par Sean Ginevan, Senior Director of Strategy, MobileIron

    Beaucoup de réfrigérateurs connectés, installés par des services commerciaux sans méfiance, saturent le réseau Wi-Fi d’un hôpital. Les médecins, qui recourent à la Voix sur Wi-Fi, ne reçoivent plus de communications, et les équipements de surveillance médicale n’envoient plus les dernières données primordiales pour l’administration des soins. Il ne s’agit plus ici d’un simple problème de connexion à Twitter, mais bien de vies réelles.

    La vérité, c’est qu’actuellement nous ne savons absolument pas comment ces terminaux grand public ou prosumeurs sont conçus ou sécurisés. Ces réfrigérateurs intelligents, lecteurs multimédias numériques ou caméras vidéo connectées pourraient très bien être la source d’attaques par déni de service (DDoS) du type de celles perpétrées cette année. Ces cyberattaques ont provoqué des problèmes de connexion à Internet, mais elles auraient pu avoir des conséquences bien plus redoutables.

    Que se passerait-il si la connexion réseau d’une chaîne de magasins tombait en panne suite à une attaque basée sur l’IoT ? Combien de clients, ne pouvant plus payer avec leur carte de paiement, rebrousseraient chemin ? Et combien n’y remettraient plus les pieds ? Ces attaques récurrentes sont fâcheuses et peuvent entraîner de vrais problèmes au quotidien.

    Des centaines de milliers de personnes se sont ainsi retrouvées sans connexion ou dans l’impossibilité d’accéder au Web.

    La tentation serait évidente dans le fait de revenir à une application informatique plus classique : se méfier purement et simplement de toutes les technologies. Nous avons connu ce scénario avec les iPhones à la fin des années 2000 mais également avec le Wi-FI à la fin des années 90. Mais les choses se compliquent avec les nouveaux dispositifs IoT, car ils pourraient vraiment apporter quelque chose de nouveau et d’essentiel. Les réfrigérateurs connectés, au premier abord inutiles, pourraient être source à la fois de revenu et de productivité dans des secteurs verticaux comme l’industrie pharmaceutique. Les caméras IP peuvent aider à la coordination des premiers intervenants urgentistes, en leur transmettant une vidéo en temps réel susceptible de donner un meilleur aperçu de la situation. Les lecteurs multimédias numériques peuvent proposer aux clients une immersion dans n’importe quel magasin du monde, en affichant les produits correspondant à leurs besoins.

    Généralement, les collaborateurs d’une entreprise détiennent le dernier mot. Même si on leur dit « non », les individus ou les services passent outre pour arriver à leurs fins, ignorant au passage les bonnes pratiques en matière de sécurité. Au vu du nombre de dispositifs IoT, estimés d’ici 2020 à entre 50 et 200 milliards, les organisations informatiques seront rapidement dépassées. Aujourd’hui c’est un fait : aucun bureau commercial n’est doté uniquement d’un accès par Ethernet ou n’interdit les iPhones au sein de son organisation. La réponse consiste à préparer un terrain favorable à l’Internet des Objets obscurs. Voici quelques recommandations à suivre pour sécuriser son réseau d’entreprise.

    Segmenter le réseau
    Vous ne voudrez probablement pas connecter à votre infrastructure critique les nouveaux terminaux que vos utilisateurs apporteront sur le réseau ? Alors il est temps de configurer sur ce dernier d’autres SSID et VLAN. Vous avez peut-être déjà mis en place un réseau invité qui permet de se connecter à Internet tout en bloquant l’accès aux ressources de votre entreprise, et c’est un bon début. En revanche, contrairement aux invités, les dispositifs IoT pourraient également avoir besoin d’accéder à certaines de ces ressources. Les responsables informatiques peuvent décider, avec le temps, des ressources à rendre accessibles sur le réseau IoT. Au final, un réseau IoT se situera quelque part entre le réseau entièrement fiable de votre entreprise et celui que vous mettez à la disposition de vos invités.

    Songer à recourir à une infrastructure PKI et à un contrôle NAC
    Vous ne voudriez pas que les utilisateurs saisissent leurs identifiants pour mettre leur réfrigérateur en ligne, car, en cas de piratage, ce dernier pourrait passer pour l’un de vos collaborateurs sur le réseau. Ce pourrait très bien être votre PDG qui utilise ses identifiants pour authentifier son nouveau gadget sur le réseau. Si le gadget est piraté, c’est le nom de votre PDG qui apparaît sur le réseau. Le pirate informatique disposant du nom d’utilisateur et du mot de passe, le réfrigérateur peut se connecter à d’autres objets avec l’identité du PDG. L’infrastructure à clés publiques (PKI, Public Key Infrastructure) permet de s’assurer que seuls les terminaux autorisés enregistrés par l’utilisateur et considérés comme fiables par le service informatique peuvent se connecter. Le recours au contrôle des accès réseau (NAC, Network Access Control) garantit que les terminaux sont approuvés et qu’ils répondent aux exigences de sécurité minimales que vous avez définies. Les dispositifs IoT, moins fiables, sont maintenus à l’écart sur un segment de réseau distinct.

    Bloquer les connexions Telnet
    Si possible, bloquez entièrement les connexions Telnet sur votre réseau. Sinon, interdisez au moins les connexions Telnet provenant de l’extérieur. C’est à cause de connexions non sécurisées comme Telnet, combinées à des terminaux utilisant des mots de passe par défaut, que des vers informatiques tels que Mirai se propagent.

    Considérer le lissage de trafic 
    Vous pouvez arrêter l’hémorragie si certains de vos terminaux sont piratés. Le lissage de trafic, en particulier lorsqu’il s’agit de réguler les flux suspects (paquets courts, longues périodes d’activité, destinations fréquentes), peut aider à limiter les effets des attaques lancées depuis votre réseau, et à améliorer la connectivité des services essentiels.

    Gérer ce qu’il est possible de gérer
    Vous pouvez mettre en place une solution EMM ou d’autres infrastructures de sécurité pour gérer certains terminaux connectés. Si votre organisation développe les prototypes de ses propres dispositifs IoT, tournez-vous vers des plateformes telles que Windows 10 et Android qui disposent d’outils de sécurité plus avancés que les plateformes de développement destinées au grand public. Si vos terminaux ne peuvent pas être configurés sur une plateforme centralisée, voyez avec vos collaborateurs de manière à éviter les types de configurations par défaut qui ont conduit aux attaques du même type que les botnets Mirai.

    Certes, la mise en œuvre d’infrastructures de sécurité et de bonnes pratiques nécessaires pour préparer le terrain de l’IoT en entreprise est chronophage, mais les risques que présentent les terminaux connectés à Internet donnent sincèrement à réfléchir. Ces recommandations aident à la sécurisation des futurs périphériques connectés en entreprise.

  • La révolution robot est en marche dans le retail français

    ROBOTS ET RETAIL 

    Etude du cabinet Roland Berger 

    Avec les signes avant-coureurs de désertion des magasins challengés par la montée en puissance des ventes digitales – qui vont doubler en 10 ans pour atteindre 20 à 25% en moyenne – ; les points de vente physique doivent repenser leur modèle, passant de la focalisation sur l’offre et la transaction vers un rôle d’image et de conseil, allié du canal digital.

    Apportant une des briques possibles pour répondre à ce défi, et après avoir investi le retail japonais, les robots sont en train de faire leur entrée dans le retail français.

    L’arrivée et la commercialisation de solutions efficientes dans d’autres pays, le succès des tests actuellement en cours chez de nombreux distributeurs, ainsi que la baisse des coûts et la constante augmentation des capacités des softwares créent, en 2016, l’environnement propice à la révolution robotique du retail.

    Les chiffres clés du secteur
    • 10 milliards d’Euros : taille du marché des robots androïdes en 2025
    • 26% : baisse annuelle du coût de fabrication d’un robot capable d’interagir avec un humain
    • 30 fois : plus d’interactions par jour entre un humain et un robot qu’entre un humain et une borne digitale

    « Robots & Retail » présente cette révolution et repense le modèle des magasinsen évaluant l’impact actuel et futur des robots sur l’ensemble de la chaine de valeur du retail, tout au long des parcours marchandises et clients, et jusqu’à l’analyse des données.

    La robotique doit permettre plusieurs choses : 

    • Créer des expériences client inédites : Les robots humanoïdes permettraient de relancer la fréquentation des magasins physique via l’ultra personnalisation de l’accueil client. Roland Berger a identifié dans son étude les formats d’enseigne les plus pertinents à leurs déploiements.
    • Optimiser le parcours client en fournissant de données inédites sur le flux physique, et de nouveaux outils d’analyse en temps réel. Les fonctionnalités des capteurs les plus simples comme le comptage client ou le suivi des trajectoires, et celles plus avancés comme l’analyse du comportement ou des émotions, ont des implications importantes aussi bien opérationnelles (allocations des employés) que marketing et merchandising.
    • Apporter de la fluidité dans les procédures du magasin en permettant une réduction sensible des points de friction, comme le temps passé en caisse ou le picking produit automatisé.
    • Enfin, et surtout, les robots en magasins doivent servir à exécuter de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée client. Actuellement, 30% du temps des vendeurs sont affectés aux taches de back office. Les robots pourraient est la solution aux ruptures de stocks et aux inventaires chronophages.

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  • Quand les entreprises françaises sous-estiment leur capacité à adopter les technologies d’Intelligence Artificielle d’ici à 2020

    Etude mondiale Infosys / Vanson Bourne 

    L’indicateur « AI Maturity Index » d’Infosys révèle que les entreprises en pointe en matière d’intelligence artificielle récoltent déjà les fruits de leur investissement. Ces « early adopters » sont 39% à anticiper une croissance de leur revenu d’ici 2020 et 80% déclarent être attachés à fidéliser leurs employés et à les former. Les organisations françaises semblent cependant plus frileuses que leurs voisins quant à leur aptitude à relever le défi de la Quatrième Révolution Industrielle déjà enclenchée.

    Infosys (NYSE: INFY), leader mondial dans le conseil et les services technologiques de nouvelle génération révèle aujourd’hui les résultats d’une étude mondiale sur la maturité du marché et les attentes des entreprises vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle (AI) et sur ses premiers impact en matière commerciale. Cette étude intitulée « Amplifying Human Potential: Towards Purposeful Artificial Intelligence » (L’Intelligence Artificielle à l’ère de la maturité : vers l’amplification du potentiel humain) a été menée auprès de 1 600 dirigeants de grandes entreprises à travers le monde à savoir en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine, en Inde et en Australie.

    Le rapport met en lumière le lien évident entre la croissance des revenus d’une entreprise et sa maturité vis-à-vis de l’usage de l’Intelligence Artificielle.
    Les entreprises qui signalent une croissance plus rapide de leurs revenus au cours des trois dernières années étaient également plus enclines à être à un stade avancé de maturité concernant l’IA. L’Intelligence Artificielle est perçue comme une priorité stratégique à long terme pour l’innovation avec 76% des répondants citant l’IA comme essentielle dans le succès stratégique de leur entreprise. 64% pensent que la croissance à venir de leur entreprise est dépendante de l’adoption massive des technologies d’Intelligence Artificelle. Bien qu’il existe des préoccupations liées aux questions éthiques et de travail, 62% des sondés sont convaincus que des normes éthiques rigoureuses sont nécessaires pour assurer le succès de l’IA. La plupart d’entre eux semblent d’ailleurs optimistes concernant le redéploiement des employés impactés par ces changements, et ce, grâce à des tâches plus qualifiées. Une forte majorité (85%) prévoit de former les collaborateurs autour des bénéfices et des usages de l’IA, et 80% des entreprises qui remplaceront des postes par les technologies d’Intelligence Artificielle déclarent qu’elles proposeront une évolution des profils de postes ou redéploieront les employés touchés.

    Sandeep Dadlani, President & Head of America chez Infosys déclare : « L’adoption de l’Intelligence Artificielle (IA) est en hausse et nous sommes ravis de constater les investissements croissants que les entreprises réalisent progressivement en matière d’IA et qui sont la preuve de changements significatifs et créatifs. Les réalisations déjà entamées sont remarquables et les possibilités offertes par l’IA sont infinies. Alors que l’IA gagne en maturité et se développe, il y a fort à parier que, comme le montre notre étude, les quatre années à venir voient de nouveaux pics d’intérêt et un regain d’optimisme quant à la valeur et aux bénéfices que peuvent représenter le choix de l’IA. En tant qu’industrie nous devons prendre les mesures nécessaires qui garantissent que l’IA soit développée de façon morale et éthique au sein des organisations, que les collaborateurs participent activement à cette réflexion et qu’ils aient les ressources et la formation nécessaires pour être au cœur de cette aventure. »

     Les chiffres clés de l’étude :

    • Concernant l’AI, les entreprises prévoient une adoption puis une croissance sensibles d’ici à 2020 : les entreprises qui ont déjà déployé ou prévoient de déployer des technologies d’IA s’attendent à une augmentation de leurs revenus de 39% en moyenne d’ici 2020, parallèlement à une réduction de 37% des coûts. Surtout, 76% des décideurs dans l’IT et le développement commercial considèrent que l’IA est essentielle au succès de leur organisation.
    • Les entreprises prévoient d’investir dans le développement des compétences : dans 80% des cas où les entreprises remplacent des postes initialement occupés par des humains par des machines « intelligentes », les organisations redéployent ou font évoluer leur personnel pour les conserver dans l’entreprise. Par ailleurs, 53% d’entre elles prévoient d’investir spécifiquement dans le développement des compétences. Selon l’étude Infosys, les organisations ayant le moins de compétences liées à l’IA sont plus susceptibles de se concentrer sur le redéploiement des collaborateurs touchés par l’adoption de l’IA, alors que celles qui ont plus de compétences liées à l’AI sont à  fortiori davantage susceptibles de consacrer plus de moyens à re-former leurs employés. Les principales industries qui prévoient de conserver et d’attribuer de nouvelles missions à leurs travailleurs sont les secteurs des biens de consommation courante (94%), l’aérospatiale et l’automobile (87%), l’énergie, pétrole et gaz (80%), l’industrie pharmaceutique et les sciences de la vie (78%). L’étude révèle ainsi que l’IA amènera davantage d’investissements dans les effectifs existants, notamment en Chine (95%), en France (90%), en Allemagne (89%), au Royaume-Uni (82%) et aux États-Unis (76%).
    • La prise en compte des préoccupations éthiques est essentielle dans le succès de l’IA :les deux tiers des personnes interrogées n’ont pas pleinement pris en considération les questions éthiques liées à l’IA, comme  par exemple les inquiétudes des employés face à l’abandon du contrôle humain ou les changements de règlementations en lien avec l’arrivée de ces technologies. De plus, une majorité de répondants reconnaissent que l’adoption de l’IA implique de nouveaux défis et préoccupations pour leurs collaborateurs (90%) et pour leurs clients et fournisseurs (88%). Au total, 53% sont d’accord sur le fait que les préoccupations éthiques constituent un frein important à l’application efficace des technologies liées à l’IA.
    • Des réponses différentes selon les secteurs ou les zones géographiques :les entreprises en Inde et en Chine sont davantage susceptibles d’affirmer leur avance sur leurs concurrents industriels quand il s’agit de l’utilisation de l’IA. S’ensuivent l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les biens de consommation courante (57%) et les télécommunications (48%) signalent plus volontiers qu’ils ont déjà senti que l’IA perturbe leur secteur. Les secteurs des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie ont plus largement fait état du bon fonctionnement des technologies de l’IA en adéquation avec leurs attentes, ce qui leur donne de meilleurs scores dans l’indice de maturité de l’IA par industrie.
    • Les entreprises sont au début de leur parcours concernant l’IA : seul un répondant sur dix qui a déployé des technologies d’IA croit que son organisation maximise pleinement les avantages et les capacités actuels de l’IA. La majorité (90%) affirme que les employés de leur organisation sont confrontés à des problèmes ou des préoccupations liés à l’adoption de l’IA. Environ quatre répondants sur dix estiment que le temps nécessaire entre la mise en œuvre, la fluidité d’utilisation et l’interopérabilité avec d’autres systèmes et plates-formes, sont des domaines de l’IA qui nécessitent le plus d’améliorations avant d’être efficaces au sein des entreprises. Il existe aussi des domaines d’adoption de l’IA qui doivent être abordés avec la formation, l’éducation et la transparence dans le milieu professionnel. La sécurité des données (43%), la sécurité de l’emploi (4%) et les taux de rémunération (3%) sont les principaux domaines de préoccupation de la main-d’œuvre malgré les perspectives largement positives apportées par l’adoption de l’IA.

    D’autres résultats clés de l’étude incluent :

    • L’IA en action :l’automatisation des données (65%) et l’analyse prédictive (54%) sont les principales applications de l’IA aujourd’hui. En moyenne, les entreprises sondées ont investi 6,7 millions de dollars dans l’IA au cours de la dernière année et ont utilisé activement l’IA durant deux ans en moyenne. La direction informatique est le premier adoptant (69%), suivi de l’exploitation (operations)(34%), du développement commercial (33%), du marketing (29%) et des services de ventes et de relation clientèle (28%).
    • Risque et récompense :71% des sondés s’entendent pour dire que la montée de l’IA dans le monde du travail est inévitable, signifiant un changement positif en matière de perspectives commerciales, pour les employés et pour la société en général. Cependant, plus de la moitié (51%) admettent que la réduction des coûts est le domaine de l’IA  nécessitant le plus d’amélioration pourêtre efficace pour leur organisation.
    • Déploiement :88% déclarent également que les clients et les fournisseurs de leur organisation font face à des défis et des préoccupations concernant l’adoption de l’IA. Quatre répondants sur dix font état d’un manque de compréhension des avantages et des utilisations prévues, alors que 38% font état d’une méfiance générale vis-à-vis de ces technologies. Un nombre comparable (37%) indique préférer travailler aux côtés des travailleurs humains et interagir avec eux plutôt qu’avec des machines.

     

    Dans l’ensemble, l’étude démontre le rôle que l’IA peut jouer dans la croissance des entreprises et  la création d’opportunités pour les humains, au-delà de leur emploi actuel et de l’éducation dont ils ont pu bénéficier jusqu’ici. Elle insiste sur la capacité de l’IA à générer des avantages macro-environnementaux à long terme. Les décideurs estiment que l’IA fera ressortir le meilleur des employés en entreprise (65%), et qu’elle peut apporter des changements sociaux positifs (70%) voire économiques (76%).

     

  • Quand 88 % des salariés pensent que la création d’une culture d’innovation incombe aux employeurs

    En dépit des nouveaux défis imposés par le numérique, seuls 50 % des salariés trouvent leur entreprise innovante 

    Selon une nouvelle enquête de BMC Software

    Forum économique mondial – Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent cette semaine pour aborder les défis qui attendent le monde en 2017, une nouvelle étude BMC révèle que les salariés estiment qu’il incombe davantage aux employeurs de les doter des moyens nécessaires pour réussir à faire face aux multiples changements engendrés par l’économie numérique.

    Le thème retenu cette année à Davos porte sur un « leadership réactif et responsable », à l’heure où les secteurs traditionnels sont redéfinis et où de nouveaux secteurs se créent de toutes pièces. Les progrès dans les domaines de l’apprentissage automatique (Machine Learning), de l’intelligence artificielle, de la robotique, de l’Internet des objets, des véhicules autonomes et des nouvelles technologies de paiement sont nombreux et contraignent les entreprises, les pouvoirs publics et les individus à se pencher sur les méthodes de travail et les compétences requises pour répondre aux exigences et aux besoins du numérique.

    L’étude de BMC, réalisée auprès de plus de 3 200 employés dans 12 pays, montre que bon nombre des employés sont enthousiastes devant le potentiel qu’offrent les nouvelles technologies d’améliorer leur vie professionnelle et de susciter de nouvelles opportunités de carrière. Cependant, ils sont en moyenne 40 % à craindre de ne pas pouvoir suivre le rythme des changements imposés parl’entreprise numérique. Pour 88 % des répondants, la création d’une culture d’innovation incombe d’ailleurs à leur employeur.

     

    Paul Appleby, EVP Transformation numérique chez BMC, commente : « Les bouleversements liés au monde du numérique tel que nous le connaissons actuellement obligent les collectivités et les entreprises à créer de nouveaux environnements d’apprentissage afin de former leur personnel à faire face aux nouvelles exigences qui en résultent. L’étude révèle que les salariés veulent être des “acteurs du changement numérique” et cherchent à acquérir de nouvelles compétences, mais ils attendent de leur employeur une offre de formations plus complète pour pouvoir répondre aux impératifs de l’ère numérique. Pour faire simple : les entreprises qui seront pionnières dans cette démarche aujourd’hui seront les leaders de demain. »

    Les salariés s’attendent à voir leurs rôles et leurs compétences évoluer considérablement d’ici à 2020

     L’enquête de BMC révèle qu’environ 47% des salariés (monde) estiment qu’ils doivent apprendre l’utilisation de nouveaux logiciels et de nouvelles applications. Cette proportion atteignant 57 % aux Etats-Unis. Conscients que le numérique permet aux machines de jouer un rôle plus important sur le lieu de travail, un tiers des salariés (33 %) s’attendent à une automatisation de certaines de leurs tâches d’ici à 2020, en particulier dans les pays où le secteur de la fabrication prédomine, tel que la Chine (48 %).

    Face aux changements engendrés dans les modes de travail, l’étude indique que de nombreux salariés sont également enclins à adopter ces changements et à saisir de nouvelles opportunités : 74 % en moyenne s’estiment armés pour le faire, cette proportion s’élève à 96% en Argentine et 93% au Mexique. Cette flexibilité nécessite un environnement de travail dans lequel des leaders réactifs et responsables font la promotion d’une culture d’innovation. 71 % des salariés interrogés jugent en outre leur lieu de travail propice à cet apprentissage ; le Brésil (80 %), la Nouvelle-Zélande (75 %) et le Canada (74 %) se situant sur le podium sur ce sujet. Cependant, tous ne considèrent pas comme positifs pour leur poste, le rythme et le changement insufflés par l’entreprise.

    Les craintes s’accroissent alors que les salariés redoutent de ne pas pouvoir s’adapter assez vite

     En Europe, 77 % des salariés reconnaissent que les bouleversements et l’augmentation de la concurrence nécessitent davantage de personnes possédant des compétences numériques indispensables à la compétitivité à l’échelle mondiale. Cette proportion culminant à90 % en Espagne. Cependant, plus d’un tiers (41 %) des salariés (monde) s’inquiètent de ne pas pouvoir acquérir ces compétences numériques assez vite pour réussir dans l’environnement de travail de demain, en particulier dans les pays d’Amérique latine.

    Se pose alors la question de savoir à qui il incombe de fournir les outils et compétences nécessaires pour transformer la façon dont les salariés travaillent dans l’économie numérique. Par exemple, les employés chinois ne pensent pas qu’il soit de leur propre ressort de veiller à posséder les compétences numériques les plus récentes (39 %). Les Latino-Américains estiment par contre qu’ils sont responsables de leurs compétences et sont plus nombreux que la moyenne (62 %) à se dire prêts à suivre des formations sur leur temps personnel afin de combler un déficit de compétences numériques. Les leaders réactifs feront en sorte de mettre leurs salariés en situation de réussite ou de leur faire d’acquérir les nouvelles compétences nécessaires.

    Les salariés attendent de leur direction qu’elle soit réactive et encourage le changement

     Globalement, les employés de bureau sont intimement convaincus que les employeurs doivent créer une culture de l’innovantion afin de fidéliser et favoriser le succès de leurs salariés dans des rôles et responsabilités de plus en plus numériques. Toutefois, le niveau d’encouragement que les salariés estiment actuellement recevoir pour mener le changement au travail varie grandement. Seuls 64 % des participants aux Etats-Unis se sentent épaulés par leur entreprise pour conduire l’innovation, tandis que 90 % des Mexicains trouvent que leur environnement de travail les incite au changement.

    L’étude souligne par ailleurs que la fréquence à laquelle la direction recherche des idées en matière de changement et le degré d’écoute que les salariés perçoivent, influencent également la façon dont ils se sentent encouragés ou accompagnés pour conduire le changement au sein de leur poste. 57 % des salariés américains considèrent que la direction de leur entreprise leur offre la possibilité de proposer des changements uniquement pendant les entretiens d’évaluation, tandis que les Européens (39 %) se voient plutôt invités à formuler des suggestions par l’intermédiaire de questionnaires. Les Américains et les Britanniques se sentent parmi les moins mis en situation de conduire leur changement (64 % et 47 %, respectivement).

     

    Le risque est réel pour les entreprises qui ne se montreraient pas proactives pour doter leurs salariés des compétences numériques nécessaires ou pour développer de nouvelles méthodes pour motiver les employés à mener les changements. Ces entreprises pourraient disparaître.

    Informations complémentaires :
     eBook

    Pour aider les dirigeants d’entreprise à accompagner les acteurs de la transformation numérique et encourager l’innovation au travail, BMC publie aujourd’hui un eBook gratuit intitulé « Mission : Launch a Digital Workplace ». Ce document présente cinq façons dont les leaders réactifs et responsables peuvent améliorer l’engagement et la productivité des salariés avec des initiatives numériques sur le lieu de travail.

    Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.bmc.com/forms/DSM_ALL_TopRank_Q3FY17.html.

     

     

  • Les six tendances technologiques auxquelles les PME devront prêter attention en 2017

    Les technologiques qui pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017

    par Claude Cordier, Directeur Marketing Produits & Services chez Sage 

    Les chatbots, l’intelligence collective et la blockchain font partie des grandes tendances technologiques qui transformeront la façon dont les entrepreneurs gèrent leurs activités en 2017. Les entrepreneurs doivent se tenir prêts à saisir les opportunités apportées par ces évolutions technologiques.  Parmi ces évolutions, six grandes tendances pourraient bien bouleverser les méthodes de travail des entrepreneurs en 2017 et dans les années à venir.

    Tendance 1 : chatbots et interfaces autonomes

     Les interfaces autonomes, telles que les chatbots ou les assistants virtuels, seront de plus en intégrés dans différentes solutions dont les entrepreneurs se servent pour gérer et contrôler leurs activités. Ces interfaces changeront radicalement la façon dont l’homme et les ordinateurs interagissent entre eux. Alors qu’il fallait autrefois utiliser un clavier ou une souris pour interagir avec un PC, nous pourrons progressivement parler avec nos systèmes, ou bien encore interagir avec eux via des fonctions de contrôle gestuel basées sur les mouvements de la main, de la tête ou des yeux. Il ne s’agit pas seulement de simplifier l’expérience utilisateur, mais aussi de la rendre plus agréable. Ces systèmes fonctionneront de manière autonome et seront dotés de fonctions d’auto-apprentissage. À terme, les logiciels s’exécuteront sans intervention de l’utilisateur ou se contenteront de poser une question une seule fois et d’utiliser cette information pour les activités à venir.

    Tendance 2 : Intelligence artificielle et collective

    D’après une étude Sage[1], 48% des PME considèrent qu’une grande tendance en matière de technologies en 2017 est l’Intelligence artificielle et 51% de ces PME sont à l’aise avec l’idée qu’une intelligence artificielle puisse se charger de la gestion de l’entreprise.

    La prolifération des données provenant de toutes sortes de capteurs et d’appareils, ainsi que de la puissance de calcul informatique, des logiciels d’analyse spécialisés et des agents intelligents de plus en plus abordables et performants, permettent aux entreprises de trouver des moyens de tirer parti du Big Data pour développer leurs connaissances.

    La solidarité entre PME peut devenir une force dans les limites de leurs politiques de protection des données d’entreprise et des lois sur les droits individuels.  Le partage, par exemple, de leur puissance de calcul et de leurs données de manière structurées leur permettent de bénéficier d’une base d’informations plus vaste et de meilleure qualité dont elles pourront tirer davantage de renseignements. À l’instar des mécanismes de « crowdsourcing », cette base de données enrichie leur permet de mieux appréhender le comportement des clients ainsi que leurs besoins, de leur proposer une offre adaptée et de savoir dans quels secteurs d’activité investir.

    Tendance 3 : blockchain, ou comment instaurer la confiance à l’ère du numérique

    Les entrepreneurs ont également tout intérêt à déterminer si la blockchain influera sur leur business model actuel. Cette approche innovante devrait en particulier affecter tous les professionnels servant d’intermédiaire entre deux parties, comme les avocats, les notaires, ou les courtiers immobiliers ou financiers. La blockchain devrait également avoir un impact sur les méthodes de travail des comptables car elle élimine une part importante de la charge de travail aujourd’hui inhérente à cette profession, comme la vérification et l’enregistrement des transactions, les transferts de fonds ou le paiement des factures.

    Quels sont les principes de la blockchain ?

    Une blockchain, organise les échanges d’actifs numériques entre deux parties d’une manière tout à fait inédite. Au lieu de passer par des tiers de confiance ou des intermédiaires (banques, notaires, autorités publiques, plates-formes commerciales, etc.) pour légitimer l’échange de certains actifs (tels que des propriétés numériques, des biens numériques, des contrats numériques ou même des transactions financières au moyen d’une monnaie virtuelle comme le Bitcoin), la blockchain permet le transfert direct, sécurisé et immuable entre deux parties. Un grand livre distribué et décentralisé (à savoir une base de données d’actifs partagée par plusieurs participants), combiné à des algorithmes crypto-économiques, constitue la technologie de base d’une blockchain. Les participants d’une blockchain, baptisés « nœuds », ont accès au grand livre distribué recensant les actifs numériques pertinents. Tous les membres de ce réseau possèdent une copie identique de ce registre comptable. Chaque modification qui lui est apportée est appliquée à l’ensemble de ses copies en l’espace de quelques minutes ou secondes. Ce système transparent permet d’établir une relation de confiance entre tous les nœuds sans l’intervention d’une autorité tierce pour légitimer les transactions.

    Tendance 4 : Bouleversement des flux financiers

    La façon dont les personnes gèrent leur argent et transfèrent des fonds d’un compte vers un autre a déjà amorcé une transformation radicale : côté « front-end », les solutions de paiement « in-app » (au sein même de l’application) permettent aux utilisateurs d’effectuer des paiements en un clic et d’acheter des produits via des appareils mobiles ou des sites Web. De nombreuses applications sont d’ores et déjà dotées de cette fonctionnalité. Côté back-end, en revanche, des systèmes comme les logiciels de comptabilité pêchent par leur manque de convivialité et d’intégration. Il est, par exemple, pratiquement impossible aux entreprises de régler leurs factures en un clic ou de gérer facilement leurs transactions financières avec leurs partenaires, fournisseurs et banques.

    En 2017, de plus en plus de solutions permettront aux entreprises d’établir une chaîne de valeur des paiements de bout en bout avec leurs fournisseurs et clients. Ces nouvelles méthodes de paiement immédiates et multicanal, en tout lieu et à tout moment, seront entièrement intégrées aux systèmes de comptabilité financière des entreprises de demain. Toutes les parties intéressées, comme les plates-formes de commerce électronique, les banques, les FinTech ou les partenaires, profiteront de normes d’API ouvertes qui faciliteront la création de nouveaux services, avec un traitement transparent et entièrement automatisé des paiements et des transactions financières.

    Tendance 5 : Infrastructure basée sur des plates-formes

    En 2017, de plus en plus de PME remplaceront leurs systèmes logiciels autonomes sur site par des solutions logicielles intégrées s’exécutant sur des plates-formes cloud d’envergure internationale lesquelles offrent à leurs utilisateurs une multitude d’applications professionnelles et de services intégrés. Les entreprises profiteront en outre de plates-formes d’applications mobiles, comme celle proposée dans le cadre du programme MPP d’Apple. Le principal avantage de ces plates-formes est qu’elles mettent à la disposition des petites entreprises des services et des solutions logicielles métier innovants qu’elles n’auraient pas eu les moyens de s’offrir il y a encore cinq ans. Ces types de plateformes Cloud démocratisent l’accès des entreprises à des applications de pointe ainsi qu’à des technologies intelligentes et évolutives. Grâce à elles, les entrepreneurs découvrent de nouvelles méthodes de travail et bénéficient de l’infrastructure dont ils ont besoin pour recevoir toutes sortes de données de leurs partenaires ou de l’Internet des Objets, les analyser, puis, un peu comme des « Citizen Developer », créer de nouvelles solutions productives.

    Tendance 6 : Émergence de nouveaux services et profils professionnels grâce à l’Internet des Objets

    Les PME devront se tenir à l’affût des nouvelles opportunités offertes par l’Internet des Objets. Les flux de données multiples en provenance d’une grande diversité de capteurs intégrés à des machines, à des véhicules, à des objets mobiles et immobiles, à des vêtements ou même à des êtres humains (à des fins de suivi médical, par exemple) leur fourniront une précieuse mine d’informations dont elles pourront se servir pour créer une foule de nouveaux services.

    Les PME doivent réfléchir à la façon d’exploiter ces flux de données pour développer leur activité :

    • Les entreprises de mécanique élaboreront de nouveaux services, tels que la maintenance prédictive, pour un large éventail d’infrastructures techniques.
    • Les entreprises de logistique pourront optimiser la navigation de leurs flottes de camions en s’appuyant sur les données de trafic émanant de différentes sources, notamment des « villes intelligentes » (feux de signalisation, voix publique, autres véhicules, etc.).
    • Les services de conciergerie développeront divers services de surveillance grâce aux Nouvelles Technologies d’habitat intelligent.
    • Les entreprises de distribution et les commerçants se connecteront aux appareils équipant l’habitat intelligent, comme les réfrigérateurs ou les dispositifs similaires aux « Dash Button » d’Amazon, pour approvisionner leurs clients en produits et services de manière automatique et anticipée.
    • Les services médicaux mobiles pourront tirer parti d’une multitude de nouveaux appareils pour innover (amélioration de la prise en charge des personnes âgées vivant seules chez elles, etc.).

    En 2017, toutes les entreprises devront changer le regard qu’elles portent sur elles-mêmes et se considérer comme des acteurs technologiques. Pour rester compétitives, il leur faudra saisir les opportunités offertes par ces évolutions et repenser pratiquement chaque aspect de ces méthodes de travail plus ou moins traditionnelles. Grâce à ces Nouvelles Technologies, les tâches d’administration pourraient bientôt devenir aussi simples qu’envoyer un texto à un ami, ou être entièrement automatisées grâce aux capacités d’auto-apprentissage des machines. Au lieu de perdre leur temps en procédures administratives basiques, les entrepreneurs pourront se consacrer plus pleinement au développement de leur activité, tout en contribuant au développement de leurs communautés et à la croissance économique.