Catégorie : Innovations

  • Comment cultiver son authenticité à l’heure de l’IA générative ?

    Affirmer l’authenticité et les valeurs de sa marque à l’heure de l’IA

    Selon Frédéric Jutant, Responsable Marketing chez Icarus Media Digital

    Depuis l’ouverture d’une version bêta de GPT-3 en 2020 et le lancement de ChatGPT en novembre 2022, les contenus de nombreux sites ont perdu en qualité et en authenticité.
    La multiplication des acteurs développant leurs modèles de langages (LLM) pour concurrencer OpenAI ainsi que les abus liés à l’usage de l’intelligence artificielle générative représentent un défi de taille pour les moteurs de recherche tels que Google ou Bing pour continuer d’offrir aux internautes des résultats de qualité.

    En mars, Google a annoncé une série de mises à jour algorithmiques pour contrer cette vague et préserver la pertinence de ses résultats de recherche.
    Une initiative visant à lutter contre la prolifération de contenus IA de mauvaise qualité, tout en mettant en avant les sites offrant une véritable valeur ajoutée pour les utilisateurs.

    Dans ce contexte, les entreprises doivent être conscientes des enjeux et adopter une stratégie marketing adaptée pour réaliser leurs objectifs business.
    Affirmer ses valeurs, développer une marque solide et cultiver son authenticité sont des facteurs différenciant plus importants que jamais à l’ère de l’IA générative !

    Le contenu IA dans le collimateur de Google

    Le géant de Mountain View a initié il y a quelques semaines une mise à jour algorithmique majeure pour récompenser les contenus fiables tout en combattant les contenus de masse peu originaux, l’utilisation malicieuse de domaines expirés ainsi que les contenus sponsorisés ayant été peu supervisés.

    Une annonce qui sera très certainement la première d’une longue série pour améliorer la qualité de ses résultats de recherche et encourager une utilisation plus réfléchie de l’IA dans la création de contenu.

    Un nouveau défi pour les entreprises

    Cette nouvelle posture du côté de Google face à la réalité de l’IA change la donne pour toutes les entreprises, y compris celles qui n’ont pas encore adopté cette technologie.
    Le monde a évolué depuis la démocratisation de cette innovation, les règles du jeu ont changé et les exigences de qualité sont désormais plus élevées.

    À l’heure où tout le monde peut créer des pages et des pages de contenu sans effort, le défi pour les professionnels est de sortir du lot, de se distinguer, pour faire la différence sur un marché souvent saturé.

    Les équipes marketing doivent intégrer intelligemment l’IA pour apporter de nouvelles perspectives à leur travail, mais il faut que cette stratégie de contenu soit centrée sur la valeur ajoutée apportée à l’utilisateur et que cela reste fidèle aux valeurs de la marque.

    Les professionnels qui parviendront à marier les opportunités offertes par cette innovation technologique avec le côté humain finiront par créer des liens plus forts avec leurs audiences.

    Développer une identité de marque forte

    Face à ce changement de paradigme, construire et cultiver une identité de marque est plus important que jamais. Cela exige une approche marketing intégrée avec une stratégie cross-canal.

    Pour se démarquer, la communication sur chaque canal d’acquisition doit être cohérente et avoir un positionnement assumé – du SEO au social media, en passant par l’email marketing et la publicité payante. L’authenticité, l’expertise et la valeur ajoutée doivent être au cœur de chaque interaction.

    En développant une présence de marque forte sur plusieurs canaux, les entreprises peuvent non seulement répondre aux exigences de Google, se distinguer dans un océan de contenus génériques, mais surtout construire de l’engagement en fédérant une audience de prospects et de clients.

  • Cybersécurité, cloud, IA, …Etat des lieux de la transformation digitale au sein des PME

    TVH Consulting réédite sa 2e édition du baromètre de la transformation digitale

    Deux ans après la publication de la première édition, TVH Consulting dévoile aujourd’hui une nouvelle édition de son baromètre de la transformation digitale.
    Cette étude dresse un état des lieux précis de l’évolution des pratiques digitales au sein des entreprises françaises, en s’appuyant sur une enquête menée auprès de 268 dirigeants de PME et ETI françaises.

    L’étude montre que la transformation digitale reste une priorité pour les décideurs interrogés, notamment pour favoriser la prise de décision (85%) et renforcer la cybersécurité (84%).

    Plus de la moitié d’entre eux prévoient une augmentation des investissements en matière de transformation digitale dans les 12 prochains mois, notamment dans le secteur de la distribution (66%).

    Top 3 des actions que les entreprises ont prévu de mettre en place pour 2024 :
    En tête de liste, avec une majorité de 51%, se trouve la dématérialisation.
    En deuxième position, à 41%, figure le renouvellement des infrastructures.
    Enfin, avec 38% des intentions, le déploiement d‘outils de type ERP (Enterprise Resource Planning) se profile aussi comme une priorité.

    En résumé : 

    1. La cybersécurité suscite des inquiétudes croissantes parmi les décideurs.
    55% des répondants craignent que leurs projets de transformation digitale ne soient compromis par une cyberattaque.
    Pour y remédier, les entreprises se concentrent sur l’amélioration des sauvegardes de
    données (84%), le renforcement de la gestion des identités et des accès (83%), ainsi que sur la sensibilisation des utilisateurs en interne (83%).

    2. Des préoccupations concernant l’utilisation du cloud.
    39% des répondants expriment des inquiétudes quant à la sécurité des données dans leur utilisation du Cloud, malgré sa popularité croissante.

    3. L’investissement dans la Data s’affirme comme un enjeu prioritaire. L’exploitation des données figure parmi les priorités des entreprises, avec 35% des décideurs considérant la mise en place d’outils Data comme l’une des trois actions clés pour générer de la valeur.

    4. Une certaine maturité des entreprises françaises en matière de transformation digitale.
    Sur l’ensemble des répondant, 60% se considèrent avancés en matière de transformation digitale. Pourtant,
    plus de la moitié des répondants prévoit d’accroître leurs investissements en transformation digitale au
    cours des 12 prochains mois.

    5. Parallèlement à la dématérialisation et à la modernisation de leur infrastructure informatique, 2024 verra une augmentation des investissements des entreprises dans les logiciels métier.
    Pour 69% des décideurs, la transformation digitale implique principalement l’intégration de nouvelles technologies digitales dans les différents métiers. Pour ce faire, les PME et ETI françaises s’appuient sur le déploiement d’outils métier, tels que les ERP ou CRM, ainsi que sur la dématérialisation de leurs activités.

    6. L’innovation, le travail collaboratif et la flexibilité des solutions apparaissent comme des facteurs clés de succès pour réussir la transformation digitale des entreprises.
    En effet, les répondants misent sur une culture axée sur l’innovation, l’acceptation du changement et le travail collaboratif, avec 52 % les classant parmi les trois principaux facteurs déterminants de ce changement.

    En matière de ROI, l’amélioration de la rentabilité est l’objectif le plus attendu des entreprises vis-à-vis de leur transformation digitale, suivie par la satisfaction client : 

    La place de l’IA dans la transformation digitale des entreprises :

    • 49% des entreprises associent la transformation digitale à l’utilisation d’outils d’automatisation (IoT, RPA…).
    • 36% classent les outils de Business Intelligence au moins en 3ème position des actions prioritaires.
    • 20% en moyenne des investissements IT seront consacrés aux outils Data et BI.
    • 32% affirment que l’utilisation de l’IA pour l’analyse des données représente un défi en matière de gestion et d’exploitation des données.

    L’étude souligne également :

    • Un contexte en pleine mutation : l’année 2023 a été marquée par une accélération sans précédent de la transformation digitale des entreprises. La crise sanitaire de 2021 a agi comme un catalyseur, forçant les
    organisations à repenser leurs modèles économiques et à adopter de nouveaux outils numériques.
    • Un besoin d’accompagnement : Les entreprises ont besoin d’aide pour évaluer leur maturité digitale, identifier les meilleures pratiques et définir leur stratégie digitale.

     

  • Quels sont les nouveaux territoires de l’influence ?

    Consommateurs et influence: les grandes tendances 

    A l’occasion de son événement physique “Creators Live Grand Format”, qui a eu lieu mardi 02 avril à L’Elysées Biarritz en présence de marques, de créateurs de contenus et d’experts, Webedia a dévoilé les résultats de deux études inédites menées sur l’influence et le rapport des consommateurs aux contenus des influenceurs dans leur parcours d’achat.

    Webedia a mené en parallèle deux terrains d’étude : 

    • une étude quantitative* adressée à 1000 individus de 18 et plus représentatifs de la population française réalisée en ligne du 12 au 14 mars par l’institut Dynata ;
    • une seconde étude**, réalisée par Webedia, interrogeant 247 créateurs de contenus.

    L’INFLUENCE BIEN INSTALLÉE AUPRÈS DES FRANÇAIS 

    L’influence fait désormais partie de la vie de plus d’un Français sur deux : 54% des 18 ans et plus regardent des contenus d’influenceurs / créateurs de contenu a minima plusieurs fois par semaine. Ce chiffre grimpe à 88% auprès des 18-34 ans.

    Les Français voient clair sur le rôle qu’ont les influenceurs / créateurs de contenu et sur ce qu’ils leur apportent : 34% des 18+ affirment que le rôle des influenceurs / créateurs de contenu est de partager des avis sur des produits / marques, 30% de partager leur univers, leur quotidien (47% auprès des 18-34 ans), 25% de donner des bons plans, réductions ou encore 21% de faire rêver, inspirer.

    Les Français savent ce qu’ils veulent voir dans les partenariats entre marques et influenceurs / créateurs de contenu. En premier lieu, que le créateur parle d’un produit qu’il consomme déjà (41%) mais aussi qu’il soit spontané et ne récite pas le discours de la marque (36%), qu’il soit sélectif dans le choix des marques avec lesquelles il travaille (29%) ou encore qu’il sache répondre aux questions de sa communauté sur le produit mis en avant (26% au total des Français et 34% auprès des 18-34 ans).

    Webedia a également interrogé un échantillon d’influenceurs afin de compléter le point de vue des consommateurs.
    Lorsque l’on demande aux créateurs comment ils sélectionnent les marques avec lesquelles ils travaillent, ce sont les items de pertinence par rapport à leur univers (82%) et la cohérence avec leurs valeurs (63%) qu’ils privilégient.

    L’échantillon de Français a également été interrogé sur la forme concrète de partenariat qu’ils préféraient. Ainsi, parmi les types de contenus qu’ils apprécient le plus, on retrouve les tutos d’utilisation du produit et les tests (38%), puis les avis argumentés sur le produit ou “review” (28% pour l’ensemble des Français et 37% auprès des 18-34 ans) ou encore les jeux-concours et challenges (24% pour les 18 ans et plus et 34% pour les 18-34 ans).

    De leur côté, les créateurs affirment que, quelle que soit la forme de partenariat, leurs communautés sont en attente de contenus toujours plus authentiques

    INFLUENCE : DES RÔLES DÉFINIS POUR CHACUN SELON SA PUISSANCE

    Créateurs de contenus / influenceurs, avis consommateurs et entourage : pour les Français, chaque levier de recommandation a un rôle bien précis.

    Pour 55% des Français de 18 ans et plus, les créateurs renommés permettent de découvrir de nouveaux produits (87% auprès des 18-34 ans).

    Les avis consommateurs permettent, eux, de comprendre le produit (51% des Français les utilisent pour juger de la qualité du produit, 39% pour savoir si c’est fait pour eux ou encore 30% pour comprendre le caractéristiques du produit) et de se décider en vue d’un achat : pour 72% des Français, les avis et notes des consommateurs sur Internet sont importants lors du passage à l’achat.

    Si les avis consommateurs peuvent motiver un achat, ils peuvent surtout dissuader puisque 63% des 18 ans et plus ont déjà renoncé à un achat à cause de ces avis (79% des 18-34 ans).

  • Pourquoi la fidélisation client en France est aussi en crise …

    Quand 76 % des consommateurs en France sont moins fidèles aux marques

    Une étude de ServiceNow  

    Les clients sont au cœur de la réussite des entreprises. Dans le paysage concurrentiel actuel, centré sur le service, la fidélisation client est plus importante que jamais – mais aussi plus difficile à obtenir.

    Le dernier Consumer Voice Report de ServiceNow, créé en partenariat avec Opinium, révèle une crise de la fidélisation sans précédent à travers toute l’Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA).

    En effet, 78 % des 15 000 consommateurs interrogés (2000 en France) sont moins fidèles aux marques qu’il y a deux ans. Et la France n’est pas en reste (76 %).

    La guerre du prix est-elle déclarée ? 

    Selon la dernière étude de ServiceNow, il existe aujourd’hui un véritable décalage entre ce qui compte véritablement pour les consommateurs à première vue, et ce qui les fidélise réellement.
    En effet, pour plus d’un Français sur deux (52 %), le traitement des collaborateurs représente un critère de différenciation clé dans l’acte d’achat – au même titre que son engagement en faveur du développement durable (42 %).
    Pourtant,
    ils sont 43 % à se tourner vers l’option la moins chère.
    47 % d’entre eux estiment d’ailleurs
    que proposer des réductions/promotions doit rester en tête des priorités des marques. Le facteur prix dépasse donc largement d’autres considérations telles que la  la fidélité à une marque.  
     

     Rémi Trento, directeur général de ServiceNow en France, déclare “Dans un contexte de polycrise, les entreprises qui tireront leur épingle du jeu seront celles qui miseront sur une offre tryptique : durabilité, offres compétitives et service client. Ce seront bel et bien les clés pour surmonter cette nouvelle crise de confiance et ré-insuffler une relation pérenne entre les marques et les consommateurs – bien au-delà de la simple transaction économique.” 

    Ce paradoxe pose un nouvel enjeu crucial pour les marques : comment traduire ces préoccupations en comportements d’achat effectifs ?
    Les
    entreprises doivent donc aujourd’hui développer des stratégies qui intègrent efficacement la durabilité dans leur proposition de valeur, tout en restant compétitives sur le plan financier pour répondre aux attentes évolutives des consommateurs français.
     

    Le service client : moteur de l’acte d’achat et de la fidélisation client ? 

    Afin de travailler sur les enjeux liés à la fidélisation client, les entreprises se doivent de mieux comprendre ce qui anime les décisions d’achats des consommateurs.

    L’étude révèle les grandes préférences des consommateurs français en matière de choix des entreprises : 91 % des consommateurs en France souhaitent un service client efficace – suivi de près par une sécurité accrue des données (90 %) et un traitement correct de ses collaborateurs (88 %).
    Des chiffres qui illustrent pleinement la nécessité d’un service client sans couture, la prise de conscience généralisée des enjeux liés à la sécurité des données et les problématiques liées à la dissonance cognitive entre le discours de marque et le discours interne (symétrie des attentions).
     

     Par ailleurs, 83 % des consommateurs en France exigent une large gamme d’options pour s’appuyer sur la solidité d’un service client – allant des chatbots aux appels téléphoniques, en passant par les courriels.
    C’est donc incontestable : il est nécessaire d‘adopter une approche omnicanale pour répondre aux besoins diversifiés des clients.

    De plus, 69 % des consommateurs français préfèrent miser sur une combinaison de technologies avancées, comme les chatbots et l’interaction humaine pour résoudre des problèmes complexes.
    Les
    entreprises doivent donc adapter leurs stratégies de service client pour offrir une expérience complète et flexible, qui doit être pleinement alignée sur les préférences variées de leurs clients.
    Ces chiffres révèlent également que
    76 % des consommateurs français anticipent une augmentation significative des services client axés sur la technologie d’ici 2050, soulignant la nécessité pour les entreprises de rester à la pointe de l’innovation pour répondre aux attentes évolutives de leurs clients. 

    Le service client sera profondément Humain ou ne sera pas 

    En ce qui concerne l’avenir du service client, les opinions divergent sur ce qui deviendra la norme.
    41
    % des consommateurs ne souhaiteraient jamais voir un service client entièrement autonome piloté par l’IA, tandis que plus de la moitié (57 %) souhaiteraient un retour à un service client basé sur l’humain pour minimiser les interactions automatisées d’ici l’année prochaine.
    Ces tendances reflètent les attentes des clients en matière de personnalisation, de confiance et d’authenticité dans leurs interactions avec les marques.

    L’Humain reste donc encore un pilier crucial de la relation client malgré des innovations technologiques toujours plus avancées. 

    “Les entreprises doivent équilibrer et aligner la rapidité de le demande technologique avec les préférences des consommateurs en France. Des consommateurs qui s’accordent tous à donner la priorité aux interactions « humaines ». Comprendre les véritables nuances humaines dans l’expérience client est donc devenu tout aussi impératif que d’implémenter une IA transparente”, conclut Rémi Trento, General Manager France, ServiceNow. 

  • Pourquoi l’IA va transformer la gestion des contenus ?

    Quand 81 % des responsables en entreprises pensent que l’IA va révolutionner la gestion des contenus

    A  l’heure où l’AI Act vient tout juste d’être adopté par le Parlement Européen, l’intégration et l’exploitation de l’intelligence artificielle (et ses technologies dérivées) sont au cœur des débats au sein des entreprises.

    Hyland, un des principaux fournisseurs internationaux de solutions de contenu intelligentes, annonce les résultats de sa nouvelle étude internationale sur les évolutions de la gestion de contenu en entreprise.
    Menée par Forrester Consulting, cette étude souligne la place prépondérante de l’automatisation et de l’IA dans l’évolution de la gestion de contenu d’entreprise.

    Réalisée auprès de plus de 400 décideurs d’entreprise à travers le monde, Hyland partage également son analyse ainsi que des conseils pour permettre aux entreprises d’appréhender au mieux l’IA pour leurs processus de gestion de contenu.

    Trop d’outils tuent l’outil 

    Pour les entreprises, la gestion de contenu améliore les processus en entreprise. Aujourd’hui, les dirigeants souhaitent créer un environnement pour que les différentes parties prenantes (internes et externes) puissent accéder et interagir avec des contenus en toute transparence. L’objectif étant d’accroître la productivité et d’améliorer l’expérience des utilisateurs.

    Cependant, il est difficile de trouver un équilibre entre l’accessibilité, la convivialité, la pertinence, la collaboration, la sécurité et les performances ; d’autant plus que le volume et la diversité des contenus ne cessent d’augmenter. De ce fait, les dirigeants peuvent se tourner logiquement vers l’automatisation et l’IA. En effet, plus de 60 % des répondants estiment que l’automatisation et l’IA ont un impact conséquent et leur permettent d’atteindre leurs objectifs.

    Identifier le potentiel de l’IA 

    Grâce au succès de ChatGPT, l’IA et l’IA Générative connaissent une certaine renommée. Toutefois, si les professionnels reconnaissent la capacité de ces technologies à bouleverser leur secteur, ils leur aient difficile d’identifier clairement leur véritable potentiel.
    En effet, 81 % des répondants pensent que l’IA va révolutionner les processus de gestion de contenu d’ici deux à trois ans.
    Pour creuser la question, les décideurs étudient plusieurs cas d’utilisation de l’IA selon cette même étude Forrester : plus de 50 % d’entre eux souhaitent tirer parti de la génération de contenu et d’images, de la catégorisation automatique, et de la recherche intelligente d’ici 2024-2025. Pourtant, un problème demeure : la gouvernance des données.
    Lorsqu’elles sont générées et gérées par l’IA, ces données créent des vulnérabilités en matière de sécurité et de protection de la vie privée.
    D’ailleurs, avec le manque d’expertise (pour 52 % des répondants), ces derniers sont considérés comme les principaux obstacles (51 %) qui empêchent les dirigeants de tirer parti de l’automatisation intelligente.

    Ainsi, sur la base de ces résultats, Hyland partage 3 conseils clé pour que l’intégration et l’utilisation de l’IA (et de ses technologies dérivées) se fassent au mieux au sein de l’entreprise.

    Identifier et traiter les opportunités de modernisation 

    En effet, l’innovation est un voyage, non une destination.
    Alors que l’innovation technologique se poursuit sur le marché des services de contenu et que les décideurs sont de plus en plus confiants quant à l’utilisation de l’automatisation et l’IA, ils doivent rester à l’affût des nouvelles opportunités pour continuer à faire évoluer leur environnement.

    Le premier chantier d’amélioration concerne généralement celui de l’expérience utilisateur des clients et des salariés. Pour cela, il faut explorer les différents domaines dans lesquels l’IA peut opérer tels que l’extraction de données, la catégorisation ou la génération de contenu pour créer, résumer ou fournir des informations à des publics pertinents.
    En lien plus direct avec l’utilisateur final, on peut également envisager l’amélioration de l’accès aux contenus, la digitalisation des processus manuels et la consolidation des données pertinentes provenant de sources multiples.
    Si l’objectif final reste de supprimer des tâches fastidieuses et de permettre aux utilisateurs de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée, le champ d’intégration et d’application de l’IA dans les processus devient alors infini.

    • Ne pas avoir peur des différentes technologies qui viendraient enrichir le contenu mais plutôt préparer leur arrivée 

    Une pénurie de contenus est rarement un problème – mais une pénurie de contenu fiable, accessible et utilisable dans des applications connexes peut l’être.
    Pour éviter cette déconvenue, l’évaluation des outils capables d’extraire des données utiles et des informations contextuelles (à partir de différents types de documents) est une première étape dans l’enrichissement des métadonnées, qui viendront à leur tour, participer à la préparation de la transition vers l’IA.

    • Veiller à ce que la gouvernance des données suive le rythme de l’innovation 

    L’adoption de l’IA (et de l’IA Générative) ouvrira la voie à de nouvelles approches en matière de création, de révision et d’automatisation de contenu.

    Toutefois, les politiques de sécurité, de confidentialité, de stockage ou de suppression des données doivent être prises en compte et accompagner le bon fonctionnement des processus, notamment lorsque de nouvelles sources d’information sont intégrées. Pour cela, il faut mettre en place des contrôles d’autorisation et veiller à ce que les politiques (qui indiquent quand et où utiliser les différentes applications d’IA Générative) soient communiquées aux salariés.

  • « Regard sur l’avenir 2024 – Quelle industrie demain ?»

    80 % des entreprises disent ne pas être prêtes à utiliser l’intelligence artificielle

    Une étude menée par ARAS 

    Malgré les nombreuses crises, la plupart des entreprises du monde entier sont optimistes quant à l’avenir. Elles voient des opportunités et veulent les saisir avec de nouvelles idées, de nouveaux modèles d’affaires et de nouvelles stratégies. La transformation numérique est le principal levier permettant aux entreprises de conduire l’ensemble de l’organisation vers demain.
    L’intelligence artificielle (IA) et le développement durable sont les deux mégatendances qui interpellent actuellement toutes les entreprises et sont associées à des projets à forte intensité de données. Pour réussir dans ces initiatives, il faut disposer d’une base de données solide. Cependant, de nombreuses organisations doivent encore en constituer une.

    Aras a récemment mené une enquête auprès d’entreprises industrielles du monde entier sur ces questions et de nombreuses autres. 835 dirigeants des États-Unis, d’Europe et du Japon ont partagé leurs points de vue détaillés sur les enjeux et les perspectives :
    « Regard sur l’avenir 2024 – Quelle industrie demain ?»

    En résumé :

    • Près de 80 % des entreprises industrielles manquent de connaissances ou de capacités pour utiliser efficacement l’intelligence artificielle (IA), pourtant indispensable pour garantir la compétitivité.
    • 84 % des entreprises espèrent que l’IA leur fournira des services nouveaux ou meilleurs, et 82 % une amélioration de la qualité.

    1- Quelles sont les lacunes ? 

    Les lacunes actuelles dans l’industrie sont clairement identifiées dans cette enquête : 79 % des entreprises admettent des contraintes de ressources, 77 % un manque de connaissances,  75 % mettent en cause des applications informatiques cloisonnées et
    70 % la qualité existante des données.

    2- Comment y remédier ? 

    Le passage à une entreprise gérée par les données représente un énorme potentiel. Il est donc nécessaire d’intégrer l’IA de manière plus proactive et à tous les niveaux de l’entreprise, du développement à la production en passant par les ventes.

    84 % des participants à l’étude prévoient des services supplémentaires ou meilleurs grâce à l’utilisation de l’IA.
    82 % s’attendent à une qualité et une fiabilité accrues et 79 % à des coûts de production réduits. Cela montre qu’une approche technologique audacieuse offre des opportunités et des avantages aux entreprises comme à leurs clients.

    3- La qualité des données détermine un déploiement réussi de l’IA

    Les données collectées au cours de la production, combinées aux informations provenant de la chaîne d’approvisionnement, constituent la base de l’IA.
    Les participants à l’étude s’appuient principalement sur les données relatives aux produits, au contrôle de la qualité, à la production ou aux clients.
    Selon Fred Weiller, Directeur Marketing Europe d’Aras : « La qualité des données est essentielle pour une utilisation réussie de l’IA. Or, beaucoup de personnes interrogées ont reconnu que la qualité de leurs données n’était pas suffisante pour atteindre les objectifs de leur entreprise.
    Par conséquent, 51 % intensifient leurs efforts pour obtenir de meilleures données de la production, 46 % du service et 45 % accordent une attention particulière au domaine de la recherche et du développement. »
    Associée à la gestion du cycle de vie des produits (PLM), l’IA peut être encore plus efficace. 75 % des personnes interrogées estiment que leur stratégie PLM est influencée par les technologies de l’IA. Deux sur trois déclarent également que leur plateforme PLM actuelle et leur infrastructure de données sont bien préparées pour les technologies de l’IA.

    En conclusion, pour Fred Weiller : « Les résultats de l’étude montrent clairement que les entreprises qui utilisent déjà un PLM flexible et moderne sont nettement mieux préparées à relever les défis des nouvelles technologies à forte intensité de données. Elles parviennent à utiliser les nouvelles dynamiques crées par l’IA pour les convertir en nouvelles opportunités pour leur entreprise. »

    Pour accéder à l’étude complète cliquer ici 

  • Comment l’IA va changer nos structures (en vrai) ?

    Before , un évènement dans l’évènement 

    organisé par Comexposium 

    Les 11 et 12 mars 2024 se tenait la deuxième édition du Before à Monaco, un événement organisé en amont de One to One Retail E-commerce.

    Véritable événement dans l’événement, le Before a réuni 100 participants cette année dont 80 dirigeants et personnalités du E-Business. Au cours de ces 24 heures, trois commissions et des moments de networking ont animé les échanges, leur offrant ainsi l’opportunité de partager, comprendre, poser des questions et échanger entre pairs sur des sujets de société à enjeux business forts.

    Temps forts sur l’IA 

    Avec  Marjolaine Grondin (CEO & Co-fondatrice Jam), Alexandre Meerson (Directeur Digital, Data & IT / Systèmes d’Information Europe et Moyen Orient – Sephora) et Stanislas Polu (Software Engineer & Co-founder Dust)
    Animée par Matthieu Stefani (Président Cosavostra)
    L’IA s’immisce progressivement dans le quotidien des entreprises. Pour autant, il est important que l’adoption par les collaborateurs se fasse de manière naturelle, métier par métier, avec une IA dédiée à chaque usage.
    L’objectif n’est pas de remplacer un humain par l’IA mais plutôt d’apprendre à utiliser l’IA pour être meilleur, soulager certaines tâches du quotidien (prise de notes, synthèse de réunion…)  et augmenter les compétences et connaissances des collaborateurs.
    Quelques exemples concrets : 
    • Améliorer son SAV
    • Interroger des données, comme les stocks de ses fournisseurs avant de lancer une opération marketing
    • Réécrire plusieurs versions d’un contenu donné afin de s’adapter à plusieurs typologies de publics.
    • Réunir des données éparpillées dans l’entreprise.
    • Doubler une conférence en direct
    • Assister les développeurs pour qu’ils sachent quoi coder et travailler plus rapidement

  • Pourquoi les entreprises ne sont pas prêtes à réussir le déploiement de l’IA générative ?

    IA : un difficile équilibre entre confiance et réalité

    Une étude réalisée par Alteryx

    Une étude réalisée par Coleman et Parks pour Alteryx révèle que la qualité des données en silo reste encore un défi (surmontable) pour les équipes informatiques à travers le monde alors qu’elles préparent leurs piles de données pour l’IA générative.

    Un manque de confiance envers les piles de données

    L’étude souligne un décalage important entre la confiance que les responsables informatiques mondiaux accordent à leurs données et la réalité de leurs piles de données.

    En France, alors que 43% des répondants qualifient la maturité de leurs données comme étant « bonne » ou « avancée » et que 68% ont confiance dans leurs données, un cinquième a tout de même évoqué les défis qu’il restait à relever, notamment les biais de données (26%) et la qualité des données (19%).

    Ces problèmes sous-jacents suggèrent que les bases des piles de données actuelles ne sont pas à la hauteur pour réussir un déploiement de l’IA générative.

    En effet, seuls 10% déclarent disposer d’une pile de données « moderne ».
    Cela pourrait être lié aux trois facteurs cités qui déterminent la structure de la pile de données, à savoir l’architecture informatique, les sources de données et l’expertise technique.

    Des stratégies technologiques rigides

    Cela ne signifie pas pour autant que les entreprises ne cherchent pas à s’améliorer.

    Au niveau mondial, près de la moitié des entreprises (47%) déclarent travailler activement à moderniser leurs systèmes pour améliorer les résultats en matière de gestion des données.

    Il est encourageant de constater qu’au niveau mondial, 23% des répondants souhaitent investir pour obtenir une meilleure qualité des données pour relever les défis technologiques qui bloquent l’adoption de l’IA.

    Toutefois, même si les responsables informatiques du monde entier reconnaissent l’importance d’investir dans de nouvelles technologies, le manque de flexibilité pourrait freiner l’innovation.

    Même si les équipes informatiques sont responsables de leur budget, 56% des répondants en France affirment que si d’autres projets prioritaires se présentent après la répartition du budget, ce dernier ne pourra pas être modifié.
    Ce manque d’agilité est un frein pour répondre à une innovation qui doit être constante, alors même que l’IA évolue rapidement.

    La culture des données n’est pas encore assez intégrée au sein de l’entreprise

    L’étude souligne également que la gestion et l’organisation des équipes chargées des données constituent un obstacle à l’innovation.

    Près de la moitié (46%) des responsables informatiques français indiquent qu’ils ne disposent pas d’une fonction centralisée de gestion et d’analyse des données qui gère les données comme une ressource partagée pour l’entreprise ; Ainsi, plus de la moitié des répondants français (59%) mentionnent des silos de données conservés au sein du service qui les génère.

    Ce constat n’est pas surprenant car l’étude a aussi montré un manque de consensus quant à savoir qui est responsable des données au sein d’une organisation.

    En France, les répondants mentionnent plusieurs fonctions différentes, en tête, le Chief Data Officer (24%), suivi du conseil d’administration (8%) et enfin des cadres supérieurs (4%). Cela suscite des inquiétudes étant donné que l’accès et la gestion des données sont des éléments clés pour une mise en œuvre réussie de l’IA générative.

    « Avec l’IA générative désormais à son apogée en termes de popularité, les dirigeants d’entreprise et les équipes informatiques français doivent garder en tête que les données sont devenues un élément incontournable et décisif pour le succès d’une entreprise, souligne Raphaël Savy, Vice-President Southern Europe chez Alteryx

    Pour réussir dans cette ère d’intelligence automatisée axée sur les données, il est impératif de réunir des piles de données modernes et une main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine, afin d’exploiter pleinement les ressources d’automatisation.

    Les piles de données modernes doivent accélérer le traitement des données tout en permettant à tous et pas seulement aux responsables informatiques, de relever les défis de l’entreprise et de prendre des décisions pertinentes. Le véritable indicateur de succès réside dans le nombre d’équipes habilitée à prendre des décisions basées sur les données de manière plus rapide et plus efficace, leur permettant de rester compétitif.

    Pour en savoir plus sur le rapport “Data Stack Evolution: Legacy Challenges and AI Opportunities”,
    téléchargez le rapport complet.