Catégorie : Innovations

  • IA, pouvoir d’achat, et souveraineté au coeur des nouveaux défis du commerce…

    Commerce : quelles sont les priorités des français ?  

    Ce mardi 10 septembre a eu lieu la conférence de presse de Paris Retail Week, évènement qui se déroulera du 17 au 19 septembre à paris Pte de Versailles.
    Lors de cette matinée, Havas Commerce en partenariat avec Paris Retail Week et CSA Consulting ont annoncé les résultats de l’étude  » Observatoire du Commerce en France 2024″  

    Face à une crise économique persistante, les comportements des consommateurs évoluent, avec l’intelligence artificielle, la fidélité aux points de vente physiques, et la souveraineté alimentaire au centre des préoccupations.

    Une crise économique qui continue de peser sur les ménages français 

    La morosité économique reste prégnante en 2024, bien que l’on observe de légers signes d’amélioration par rapport à 2023. 85% des Français perçoivent le climat économique et politique de manière négative, contre 88% l’année précédente. Cette perception est principalement due à une baisse ressentie du pouvoir d’achat par 88% des consommateurs, une légère amélioration comparée à 92% en 2023. Les principales causes de cette dégradation sont l’inflation (92%), la stagnation des salaires (45%), et la hausse des prélèvements obligatoires (44%). En conséquence, 76% des ménages jonglent avec des budgets familiaux contraints, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à 81% en 2023, indiquant une adaptation progressive à la crise économique. 

    Screenshot

    La résilience des magasins physiques face à la montée du e-commerce 

    Malgré l’essor continu du e-commerce, 84% des Français continuent de préférer les achats en magasin physique, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. Cette tendance s’explique par le besoin des consommateurs de toucher et d’essayer les produits avant de les acheter, un facteur déterminant pour 62% d’entre eux. De plus, la possibilité de repartir immédiatement avec ses achats (49%) et le sentiment de confiance qu’offrent les magasins physiques (47%) renforcent cette préférence. En parallèle, 36% des consommateurs choisissent le e-commerce principalement pour des raisons de prix, montrant que le coût reste un facteur clé dans la décision d’achat, malgré une légère baisse de la pression sur les prix par rapport à 2023. 

    Screenshot

    L’intelligence artificielle : une technologie en progression, accompagnée par l’essor des outils digitaux 

    L’intelligence artificielle (IA) commence à s’installer dans les habitudes de consommation, avec 18% des Français ayant déjà utilisé cette technologie pour des recherches de produit. Néanmoins, l’adoption de l’IA reste prudente, surtout parmi les consommateurs plus âgés, tandis que les jeunes adultes montrent un intérêt croissant pour ces nouvelles solutions. Parallèlement à l’IA, l’essor des outils digitaux se confirme : 21% des Français utilisent désormais l’essayage virtuel pour leurs achats vestimentaires, contre 17% en 2023, et 20% optent pour le drive pour récupérer leurs achats, un chiffre stable par rapport à l’année dernière. De plus, la consultation des emails pour les promotions a explosé, passant de 3% en 2023 à 44% en 2024, témoignant d’une adoption croissante des canaux digitaux pour les décisions d’achat. Malgré ces avancées, 93% des Français préfèrent encore les interactions humaines dans le cadre du service client, illustrant une dualité entre innovation et tradition. 

    Screenshot

    La souveraineté alimentaire et l’engagement local : des priorités pour les consommateurs 

    La souveraineté alimentaire demeure une préoccupation centrale pour 87% des Français, bien que légèrement en baisse par rapport à 89% en 2023. Plus de 8 Français sur 10 souhaitent limiter la dépendance aux sources d’approvisionnement extérieures, soulignant une volonté collective de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la sécurité alimentaire nationale. Par ailleurs, 28% des consommateurs accordent désormais une importance croissante à l’origine des produits qu’ils achètent, en hausse par rapport à 26% en 2023, ce qui reflète une tendance vers un commerce plus local et plus responsable. Cette demande croissante pour des produits « made in France » et respectueux de l’environnement montre un intérêt marqué pour des pratiques commerciales plus éthiques et durables. 

    Vers un nouveau modèle de consommation, entre défis et opportunités 

    Alors que l’inflation devient la norme, les Français semblent s’éloigner légèrement de la recherche constante de prix bas pour revenir progressivement à des comportements d’achat plus traditionnels. Toutefois, leur vision des priorités économiques se clarifie, avec un accent mis sur la souveraineté alimentaire, la santé, l’éducation et le soutien aux PME. 

    Alors que les défis économiques persistent, les consommateurs français continuent de s’adapter et de repenser leurs habitudes de consommation. L’introduction progressive de l’Intelligence Artificielle dans le secteur du commerce ouvre de nouvelles perspectives. Bien que son adoption soit encore en cours, notamment auprès des jeunes générations, l’IA se profile déjà comme un outil clé pour améliorer l’expérience client et offrir des solutions personnalisées. 

    Les enseignes qui sauront tirer parti de cette technologie auront l’opportunité de répondre plus efficacement aux attentes des consommateurs tout en renforçant leur compétitivité sur le marché. Dans ce contexte, l’IA n’est pas seulement une innovation technologique, mais une véritable alliée pour façonner l’avenir du commerce en France, en offrant des expériences d’achat plus fluides, intelligentes et personnalisées. 

    Pour s’inscrire à Paris Retail Week qui se déroulera du 17 au 19 septembre à Paris Cliquez ici

     

  • Etude – Journalistes Tech : quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?

    « State Of The Media 2024 », focus sur les journalistes Tech versus leurs homologues

    La quinzième édition de l’enquête* « State Of The Media »  publiée par Cision a fait un focus sur les journalistes des secteurs de la technologie et de l’ingénierie, soit un groupe de 500 répondants à travers le monde.
    Quels sont leurs défis, l’usage qu’ils font de l’IA, des réseaux sociaux ?
    Qu’attendent-ils des communicants ?
    Ce rapport fait ressortir leur quotidien par rapport à leurs homologues.

    Les journalistes Tech plus préoccupés par le déclin de la publicité et des revenus, mais moins par la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus

    Les quatre premiers défis sont identiques pour les journalistes de la technologie et leurs confrères des autres secteurs. Néanmoins, ils sont légèrement plus inquiets du déclin de la publicité et des sources de revenus.
    Ils sont également plus attentifs à l’émergence de l’intelligence artificielle, qu’ils positionnent en cinquième défi, là où l’ensemble de la profession cite la concurrence des réseaux sociaux et créateurs de contenus – qui préoccupe moins le secteur de la Tech à 24 % vs 28 %-

    Top 6 des plus grands défis du journalisme en 2023 (3 réponses possibles) Tech Tous secteurs
    Le maintien de la crédibilité en tant que source d’information fiable et la lutte contre les « fake news » 43 % 42 %
    L’adaptation à l’évolution des comportements de l’audience en matière de consommation des médias 41 % 41 %
    Déclin de la publicité et des sources de revenus 36 % 34 %
    Le manque de personnel et de ressources 35 % 36 %
    L’émergence de l’intelligence artificielle 28 % 26 %
    La concurrence des influenceurs de réseaux sociaux et des créateurs de contenu pour gagner l’attention du public 24 % 28 %

     

    Journalistes et IA

    Les journalistes Tech font un peu plus appel à l’IA

    Le taux d’adoption de cette technologie reste faible pour l’ensemble de la profession. Les journalistes Tech sont moins nombreux à indiquer qu’ils ne servent « pas du tout » de l’IA (49 % vs 53 %) et légèrement plus à le faire « souvent » (7 % vs 5 %).

    Utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Bard (aujourd’hui Gemini) dans le cadre du travail ? Tech Tous secteurs
    Pas du tout 49 % 53 %
    Assez peu 31 % 28 %
    Régulièrement 12 % 12 %
    Souvent 7 % 5 %


    Des différences notables dans l’utilisation de l’IA

    Les journalistes Tech se servent davantage de l’IA, notamment pour effectuer des recherches sur certains sujets (26 % vs 23 %).
    Si les deux autres usages sont quasiment équivalents : l’IA pour aider à créer les grandes lignes de sujets (20 % vs 19 %) et pour inspirer de nouvelles idées (14 % vs 13 %), ils font davantage appel à l’IA pour créer des supports multimédias (12 % vs 8 %).

    Journalistes et Réseaux sociaux

    Les journalistes Tech, plus grands utilisateurs des réseaux sociaux

    Non seulement 98 % des journalistes Tech surfent sur les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, mais ils en ont un usage plus intensif que leurs homologues.

    C’est particulièrement manifeste quand il s’agit de veiller l’information (plus 8 points), publier / mettre en avant du contenu (plus 5 points), se connecter avec des experts ou demander des interviews (plus 5 points) ou encore réseauter (plus 4 points).

    Le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes. Mais en quatrième position, on retrouve la veille de l’information pour les journalistes de la Tech quand leurs confrères préfèrent le réseautage.

    Les raisons de l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de votre travail, au cours de l’année passée. Plusieurs choix possibles. Tech Tous secteurs
    Pour publier/mettre en avant du contenu + 5 points 76 % 71 %
    Pour obtenir des informations + 4 points 71 % 67 %
    Pour échanger avec mon public + 2 points 65 % 63 %
    Pour veiller l’information (un sujet, un mot clé ou les médias concurrents)

    + 8 points

    62 % 54 %
    Pour faire du réseautage + 4 points 59 % 55 %
    Pour vous informer sur les « trending topics » + 1 points 55 % 54 %
    Pour contrôler ou vérifier des informations + 2 points 53 % 51 %
    Pour vous connecter avec des experts ou demander des interviews + 5 points 52 % 47 %

     

    Screenshot

    Les journalistes Tech accélèrent sur LinkedIn, les autres sur Instagram

    Plus de la moitié des journalistes Tech comptent utiliser davantage Linkedin, avec un très fort écart par rapport leurs homologues (51 % vs 39 %), qui préfèrent se tourner vers Instagram (44 % vs 39 % pour les Tech).
    Instagram est le seul canal sur lequel le pourcentage d’intention d’utilisation est moins élevé chez les journalistes Tech. Pour tous les autres, on note une volonté chez ces derniers de s’en servir davantage que leurs confrères. C’est notamment le cas pour YouTube avec un écart de 5 points (21 % vs 9 %).

    Top 5 des réseaux sociaux que les journalistes ont l’intention d’utiliser DAVANTAGE dans le cadre de leur métier dans l’année à venir ? Plusieurs choix possibles. Tech Monde
    LinkedIn 51 % 39 %
    Instagram 39 % 44 %
    Facebook 35 % 34 %
    YouTube 33 % 28 %
    X (anciennement Twitter) 28 % 24 %

     

    Screenshot

    Journalistes et communicants

    Les journalistes Tech sont plus sollicités que l’ensemble de la profession

    Par semaine, le nombre de sollicitations s’élève à plus de 151 pour 22 % d’entre eux contre 15 % pour leurs homologues. À l’inverse, alors que 49 % de ces derniers en reçoivent moins de 50, ils sont « seulement » 37 % dans la Tech.

    Mais que ce soit dans la Tech ou pour l’ensemble des autres secteurs, ces sollicitations sont jugées peu pertinentes par près de ¾ des journalistes (72 % dans la Tech vs 73 %).

    À noter que le support par lequel ils souhaitent recevoir un pitch est l’e-mail à 91 % (vs 87 % pour leurs confrères).

    En moyenne, nombre de pitches reçus par semaine ? Appels, e-mails et messages sur les réseaux sociaux, etc., compris Pourcentage de pitches reçus considérés comme pertinents ?
    Tech Tous secteurs Tech Tous secteurs
    Entre 1 et 50 37 % 49 % De 0 à 25 % 72 % 73 %
    Entre 51 et 100 28 % 25 % De 26 % à 50 % 20 % 19 %
    Entre 101 et 150 11 % 10 % De 51 % à 75 % 6 % 5 %
    Plus de 151 22 % 15 % De 76 % à 100 % 1 % 2 %

    Les journalistes Tech davantage demandeurs des contenus

    En règle générale, les journalistes Tech apprécient davantage recevoir des contenus de la part des communicants que leurs homologues. Le CP reste un incontournable pour 77 % d’entre eux (plus 4 points par rapport à l’ensemble de la profession.), suivi des rapports de recherche originaux à 68 % (plus 7 points). On note également un engouement plus grand pour les interviews d’experts à 52 % (plus 8 points).

    Le type de contenu que les journalistes souhaitent recevoir de la part des communicants Tech Tous secteurs
    Des communiqués de presse 77 % 74 %
    Des rapports de recherche originaux (tendances, données sur le marché) 68 % 61 %
    Des informations exclusives 55 % 55 %
    Des pass à des événements 45 % 44 %
    Des interviews d’experts de l’industrie 52 % 44 %
    Du multimédia (vidéo, audio, Infographie, contenu interactif) 29 % 30 %
    Des produits/échantillons à tester 29 % 26 %

     

    Les contenus : une grande source d’inspiration pour les journalistes de la Tech

    Si les journalistes Tech apprécient davantage que leurs confrères de recevoir des contenus, ils sont également plus nombreux à les trouver utiles pour leur inspirer des sujets. Le trio de tête reste pour les deux groupes, avec des pourcentages supérieurs pour la Tech, le CP (plus 4 points pour la Tech à 72 % contre 68 %), les experts du secteur (plus 9 points à 56 %) et les courts pitchs par mail (plus 5 points à 52 %).

    En quatrième position, la Tech préfère la newsroom de l’entreprise que ce sont les grandes agences de presse (AFP, Reuters…) qui sont choisies par l’ensemble de la profession.

    Top 5 des sources d’information considérées comme les plus utiles pour inspirer des sujets Tech Tous secteurs
    Communiqués de presse 72 % 68 %
    Experts du secteur 56 % 47 %
    Courts pitchs directement par mails 52 % 47 %
    Newsroom de l’entreprise 39 % 33 %
    Agences de presse (AFP, Reuters

     

    L’étude complète est à télécharger ici 

  • Quels sont les progrès et les défis auxquels sont confrontées les équipes commerciales et marketing ?

    Alignement Sales & Marketing :
    progrès ou toujours des défis ?

    Le CMIT, Nomination, l’ISG et l’ISEG, dévoilent l’édition 2024 du Baromètre « Alignement Sales & Marketing ». Cette étude éclaire sur les progrès et les défis auxquels sont confrontées les équipes commerciales et marketing dans leur quête d’un alignement efficace sur des objectifs communs.

    L’alignement entre les équipes Sales et Marketing reste crucial pour le succès des entreprises. Cependant, 61 % des entreprises signalent un manque d’objectifs partagés.

    Les points clés de l’étude en 6 points : 

    1 – Progrès dans l’alignement 

    41% des entreprises estiment que leurs services marketing et commerciaux sont alignés, contre seulement 20% en 2018. Malgré ces progrès significatifs, l’accès à des données qualifiées reste un enjeu majeur pour 51% des équipes, marquant une augmentation de 18 points par rapport à l’année précédente.

    « Parce qu’elles forment des futurs professionnels, aussi bien dans le commerce que dans le marketing, nous avons impliqué cette année deux écoles du groupe IONIS : l’ISG et l’ISEG. La tendance en matière d’alignement entre les équipes sales et marketing n’a pas pour autant changé. Il y a certes du mieux, mais des efforts restent à faire. Des objectifs partagés permettraient sans doute d’accélérer ce rapprochement. », affirme David Benguigui, vice-président du CMIT et Directeur Communication & Marketing 360 IONIS Education Group

    2 – Enjeux majeurs 

    Les priorités identifiées incluent l’atteinte des objectifs et l’engagement des prospects. Toutefois, 61 % des entreprises notent un manque de partage des objectifs et 46 % mentionnent l’absence d’un responsable commun comme obstacles à l’alignement.

    3 – Amélioration conjointe

    Des actions ont été mises en place pour renforcer l’alignement : 60 % des entreprises partagent des informations sur le marché et les objectifs, tandis que 57 % des équipes commerciales fournissent un feedback après la conclusion d’un deal généré par le marketing. De plus, 47 % établissent des objectifs pour mieux respecter les actions marketing.

    4 – Attentes des sales vis-à-vis du Marketing

    La génération de leads de qualité reste la principale attente des équipes commerciales vis-à-vis du marketing (59 %), bien que ce chiffre ait diminué de 13 points depuis 2023. Elles souhaitent également des outils d’aide à la vente (48 %) et des contenus pertinents (41 %), ce dernier point figurant pour la première fois dans le top 3.

    « Dans le contexte économique chahuté qui est le nôtre, l’alignement entre le commerce et le marketing est un impératif qui s’impose à tous. Et pourtant, seul 40% des entreprises pensent faire le nécessaire pour y arriver ! Notre baromètre 2024 illustre les leviers possibles de collaboration qui devraient inspirer tous les responsables B2B ! », déclare Benoit Marcellin, Directeur Générale de Nomination.

    5 – Évolution du Marketing 

    Le marketing évolue vers une approche plus personnalisée, passant du « one-to-many » au « one-to-one », avec l’Account-Based Marketing (ABM) en hausse de 17 points depuis 2019.

    6 – Et l’Intelligence Artificielle (IA) dans tout ça ?

    Concernant l’Intelligence Artificielle, seulement 9 % des organisations la perçoivent comme un effet de mode, tandis que 31 % considèrent qu’elle représente un gain de temps notable.

    L’enquête a été réalisée entre avril et juin 2024 par le CMIT, Nomination, l’ISG et l’ISEG auprès de 100 décideurs marketing et commerciaux du secteur IT.

     

  • Réflexions sur les multiples questions qui gravitent autour de l’Intelligence Artificielle

    Regards croisés entre Gaspard Koenig, philosophe et Cédric Villani, mathématicien

    Est-on réellement face à un bouleversement anthropologique ?
    S’agit-il d’une révolution technologique et industrielle ?
    Notre rapport à la connaissance va-t-il changer ?
    Est-ce la fin du travail ?
    Face à ces questionnements, la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et l’Institut Messine ont fait appel à deux personnalités pour répondre à ces interrogations.

    Gaspard Koenig, philosophe et
    Cédric Villani, mathématicien, ont partagé, le mercredi 19 juin dernier, leurs réflexions sur les multiples questions qui gravitent autour de l’intelligence artificielle.

    Pour accéder à la note complète cliquez ici 

    Gaspard Koenig, philosophe

     

     

     

    Cédric Villani, Mathématicien
    et homme politique

  • IA & BI : le combo gagnant des PME

    BI & IA: duo gagnant des PME dans l’usage de la donnée ?

    par Frédéric Simon – Directeur des Services chez MyReport

    Parmi les objectifs de sa stratégie nationale pour l’intelligence artificielle (SNIA) à l’horizon 2025, le gouvernement souhaite accompagner 500 PME et ETI françaises dans l’adoption de solutions IA visant à accroître leur productivité.
    Et pour ce faire, ce sont près de 2,5 milliards d’euros du plan France 2030 qui sont dédiés à la SNIA. Opéré par BPI France jusqu’à fin 2026, le programme IA Booster France 2030, financé par l’État à hauteur de 25 millions d’euros, s’adresse lui particulièrement aux PME et ETI françaises de tous secteurs d’activité. Un focus IA imparable aujourd’hui pour les PME qui doivent savoir jongler avec les nouveaux enjeux du numérique et appréhender l’IA stratégique comme un allié à même de leur faire gagner un temps précieux.
    Aussi, la Business Intelligence (BI) s’attèle depuis de nombreuses années à faciliter le quotidien des entreprises de toutes tailles en leur permettant de traiter, analyser et optimiser l’usage d’une quantité astronomique de données déjà disponibles dans un soucis de gain de temps et de rentabilité financière grâce à une prise de décision plus éclairée.

    IA et BI offrent-elles aujourd’hui le combo gagnant pour les chefs d’entreprises (temps et rentabilité) et l’ensemble de leurs salariés (temps et confort) en termes de gestion de la donnée – Saint Graal de la révolution numérique – dans un contexte économique encore tendu et une concurrence toujours plus accrue ?

    De la donnée aux décisions stratégiques : la force de la BI.

    La BI ou Informatique décisionnelle, pour reprendre la terminologie française, est une solution analytique qui permet à tout un chacun de piloter la donnée, ressource Ô combien précieuse au même titre que le temps pour une PME aujourd’hui.
    Face à une concurrence toujours plus accrue, savoir collecter, analyser, partager et diffuser la donnée est devenu une condition sine qua none à toute prise de décision éclairée – gage de rentabilité financière – et c’est là toute la mission des solutions logicielles de données qui rendent leur analyse plus accessible aux petites et moyennes entreprises notamment.
    La BI est aujourd’hui un outil qui a fait ses preuves et devenu incontournable pour exploiter les données et transmettre des informations pertinentes aux responsables d’entreprise pour in fine prendre les meilleures décisions, que ce soit en termes de comptabilité, RH, commercial, mais aussi pour les directions générales.
    Tous les services et secteurs d’activité confondus sont concernés : financier, informatique, santé, BTP, transports…

    L’Informatique décisionnelle seule n’a pas de capacité de décision, au même titre que l’IA, mais elle fournit aux dirigeants d’entreprise (comme aux salariés) les outils décisionnels nécessaires. Elle permet l’optimisation des processus internes comme de l’efficacité d’une entreprise, de générer de nouveaux revenus, d’identifier des tendances marché, voire des problèmes potentiels et des pistes pour les résoudre… elle est en somme l’alliée du DAF, du SI comme du dirigeant d’entreprise.

    Elle libère un temps précieux aux salariés qu’ils peuvent consacrer à des tâches à valeur ajoutée plus rentables. Établir un plan de business intelligence à partir d’innombrables fichiers Excel relève de l’impossible sans l’outillage adapté. Gagner du temps, essentiel à la création de valeur, est un défi du quotidien auquel peuvent répondre la BI, comme l’IA… qui doit permettre aux entreprises de passer un nouveau cap !

    BI et/ou IA… (in)compatibilité ?

    L’arrivée en force de l’IA a déjà largement chamboulé les usages, vies personnelles et professionnelles confondues. Les assistants personnels vocaux (Siri, Alexa…), la reconnaissance faciale, la navigation intelligente, l’assistance à la conduite (capteurs, caméras, radars), les recommandations personnalisées du e-commerce… sont autant d’applications au quotidien d’une révolution en marche qui fait beaucoup parler d’elle. Pourtant l’IA ne date pas d’aujourd’hui, initiée déjà dans les années 1950 elle s’est depuis largement développée et ne cesse de nous surprendre.

    Si l’on parle de démocratisation de l’IA aujourd’hui, les craintes à son encontre sont encore nombreuses : méconnaissance, mauvais usages, enjeux juridiques… Environ 15% des PME aujourd’hui en France seulement utiliseraient l’IAG (Intelligence Artificielle Générative). Elle promet pourtant d’offrir des gains de productivité et d’améliorer les performances des entreprises de tous les secteurs. L’irruption massive des données dans les années 2010 a poussé les entreprises – quelle que soit leur taille – à adopter les technologies numériques à plus ou moins grande vitesse. Les freins sont plus nombreux pour les PME, tant en matière de main d’œuvre (acculturation, formation), expertise (recrutement complexe), que de coûts financiers. Si trois-quarts des TPE/PME sont convaincues par le numérique, les craintes demeurent quant au ROI possible, la régulation en place (RGPD), la perte ou le vol de données (cyberattaques). Les données restent pourtant un vivier essentiel dont les PME doivent savoir tirer profit, notamment via l’adoption d’un outil de BI qui reste une étape essentielle.

    L’Intelligence, qu’elle soit ‘Artificielle’ ou ‘Business’ (comprendre Informatique décisionnelle), abrite deux concepts différents mais dont l’usage commun peut permettre de tirer profit des données dont regorgent les PME.
    La BI reste à date un indispensable pour les entreprises qui souhaitent piloter efficacement leur performance sur la base de leurs données et l’IA permet en parallèle d’accélérer la cadence, un accès additionnel aux précieuses données dont il convient d’assurer la viabilité. L’IA offre des opportunités pour accélérer la transition numérique des TPE/PME et doit être envisagée comme un allié pour optimiser l’efficience en apportant plus de temps aux salariés libérés de tâches répétitives et plus de productivité sur le long terme à l’entreprise. En termes de données, l’IA permet de digérer un grand nombre d’informations, d’en extraire la meilleure interprétation… encore faut-il qu’un humain garde la main in fine.

    C’est un outil complémentaire à la BI, une corde supplémentaire à l’arc du décideur, dont les éditeurs de logiciels de BI doivent apprendre à tirer le meilleur parti dans les années à venir. BI et IA sont deux intelligences qui apparaissent complémentaires pour aiguiller l’intelligence humaine, ultime décisionnaire.

     

  • Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne t-elle le commerce?

    Cette année, l’édition 2024 de Paris Retail Week est sous le signe de la « RETAILIGENCE« , ou comment l’Intelligence Artificielle générative révolutionne le commerce.
    Chez MyDigitalWeek, nous avons souhaité en savoir plus.


    Rencontre avec Arnaud Gallet,
    Directeur de l’évènement Paris Retail Week chez Comexposium.

    «  Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers:repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements « 

    Annie Abela  : Selon la dernière étude de la FEVAD, 39,4 millions de Français achètent sur internet soit 500 000 de plus en un an. L’e-commerce demeure t-il une valeur sûre ?

    Arnaud Gallet : Le E-Commerce demeure un canal très dynamique qui a explosé durant la Covid mais a surtout été porté en 2023 par la vente de services. On constate une reprise de la vente de produits en 2024 mais ce qu’il faut surtout considérer c’est que le marché c’est définitivement tourné vers l’omnicanalité avec le retour en force du magasin.
    Dans un contexte post-covid, la distribution traditionnelle s’est emparée du e-commerce pour le fusionner à son modèle. On constate également que les grands pures players ont tous lancé des points de vente.

    La nouvelle révolution est désormais celle de l’IA qui doit être considérée comme un outil formidable à la disposition des retailers et non une menace

    Annie Abela : Quelles sont les spécificités de l’évènement cette année ? Avez-vous quelques chiffres clés à nous donner ?

    Arnaud Gallet : L’édition 2024 de Paris Retail Week se tiendra du 17 au 19 septembre à Paris Porte de Versailles avec 20 000 participants ! Les grandes enseignes et les startups, tous secteurs confondus de la PME en passant par les ETI jusqu’aux grandes marques du E-commerce seront présentes.

    Les C-Levels seront à l’honneur grâce à une équipe visitorat dédiée afin de les sensibiliser sur l’intérêt de participer au salon et les accompagner dans leur recherche de solutions et d’inspiration. Un programme pour les VIP retailers a d’ailleurs été mis en place cette année pour favoriser un networking de qualité.

    Nous accueillerons plus de 350 exposants au travers d’une offre qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur du commerce omnicanal : logistique, e-logistique et supply chain, plateformes e-commerce, marketing, data, relation client, intelligence artificielle, solutions de paiement… Le salon s’agrandit en accueillant également de nouvelles offres dédiées aux points de vente : équipement, aménagement et agencement.

    Paris Retail Week c’est aussi plus de 200 conférences en salle plénière et salles d’ateliers qui adressent l’ensemble des enjeux business liés au retail et répondent aux attentes des visiteurs, avec les interventions inédites d’acteurs aussi bien locaux qu’internationaux.

    Annie Abela  : Quels sont les temps forts à ne pas manquer ?

    Arnaud Gallet : En ouverture, une étude exclusive en partenariat avec Havas Commerce sera présentée par Vincent MAYET, DG de HAVAS COMMERCE « REVOLUTION IA : COMMENT L’IA TRANSFORME LE RETAIL A L’ÉCHELLE MONDIALE » et suivie des interventions d’Arnaud GROJEAN, Chief Data & Analytics Officer, CARREFOUR, Thibault VIGIE, Directeur stratégie et transformation, FNAC DARTY et Hugo HAMAD, Innovative Leader in AI Strategy and Data Science de DECATHLON et d’Olivier BRON le CEO de BLOOMINGDALE’S pour un entretien exclusif.

    Nos 8 mentors, issus d’enseignes de renoms et pointures dans leurs secteurs, incarneront les enjeux business phares des retailers durant des « sessions mentoring » inédites. Les participants pourront assister aux interventions exclusives de Cyril AYROLES, Directeur de la Construction – MC DONALD’S FRANCE, Lisa NAKAM, Directrice Générale – JONAK, Matthieu CARON, Global Customer Care & Experience Director – L’OREAL LUXE, Laura TOLEDANO, Directrice Générale France, UK et Irlande – ZALANDO, Amandine DE SOUZA, Directrice Générale – LEBONCOIN, Marion RIFFARD, Directrice Supply Chain – COURIR, Bertrand SWIDERSKI, Directeur RSE – CARREFOUR, Arnaud BODZON, Head of Payment Group – LVMH.

    Des prises de paroles d’experts du retail et e-commerce s’enchaineront durant les 3 jours du salon comme Amandine DURR, Directrice produit et data – BACK MARKET, Amélie POISSON, DGA – LA REDOUTE, Carole ETIENNE, Responsable Immobilier & Architecture Retail – NESPRESSO, Olivier MULVET, Directeur Commercial Grands Comptes – ANVOLIA, Thomas ROLANDO, Responsable Travaux & Maintenance Retail – CAFE JOYEUX, Isabelle VIRENQUE, Leader Technique France – KIABI… Et bien d’autres encore !

    Annie Abela  :Selon Accenture, l’intelligence artificielle peut améliorer de près de 40%la productivité d’une entreprise. 87% des entreprises internationales pensent que l’IA leur donnera un avantage compétitif.
    Comment l’IA est-elle en train de transformer le secteur e-commerce ?

    Arnaud Gallet :  Le fil rouge de sa nouvelle édition sera le mot-valise RETAILIGENCE autour de l’intelligence Retail sous toutes ses formes, avec, évidemment, une mise en avant de l’intelligence artificielle.

    Toujours plus d’intelligence pour répondre aux nombreux défis auxquels doivent faire face les retailers et repousser les limites de l’expérience client omnicanale, personnaliser la recherche de produits sur les marketplaces en analysant la data de manière fluide et en sécurisant les nouveaux moyens de paiements afin de mieux lutter contre la fraude.

    Mais également accompagner les process métiers dans la prise de décisions et l’exécution via le traitement de cette donnée par le biais de l’Intelligence Artificielle, faciliter les différents process de la Supply chain en optimisant la chaîne d’approvisionnement, la gestion des stocks, mais aussi celle du contenant et de l’emballage. Sans oublier répondre aux enjeux de la RSE afin de proposer un retail plus vertueux et « durable » aux consommateurs.

    Annie Abela  : Pouvez-vous nous donner des exemples d’applications d’IA générative présentes sur le salon ?

    Nous aurons entre autres Brevo qui propose grâce à l’IA de créer des contenus de meilleure qualité pour le mailings, Emova qui l’utilise pour améliorer l’essayage virtuel ou ShopeyeQ dans la production de datas.

    Annie Abela  : Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    Arnaud Gallet : Ne tardez pas à vous enregistrer car un événement aussi riche que Paris Retail Week se prépare en avance si vous souhaitez tirer pleinement parti de tout ce que nous pouvons vous apporter en solutions et insights !

    Pour obtenir votre Pass gratuit pour Paris Retail Week 2024 , cliquez ici 

     

     

     

  • Comment transformer la Relation Client avec l’IA Générative

    Révolutionner la Relation Client avec l’Intelligence Artificielle Générative 

    Le 4 juillet dernier, l’Association Française de la Relation Client (AFRC) a restitué le livre blanc « Transformer votre Relation Client avec l’IA Générative » co-réalisée par la société Accenture et un groupe de travail de professionnels de l’expérience client 

    Lors de cet événement, plus de 250 professionnels de la Relation Client se sont réunis pour découvrir les apports de l’Intelligence Artificielle Générative à l’expérience client et ainsi, échanger les uns avec les autres sur ses différentes plus-values. 

    « En effet quel secteur, quel métier ne sera pas affecté, augmenté, transformé par l’Intelligence artificielle générative, cette IA qui s’appuie sur ces grands modèles de deep learning préformés sur de grandes quantités de données et qui ne cessent de se développer. » selon Eric Dadian. 

    Le Président de l’AFRC a donné sa vision sur l’évolution des technologies et des applications d’IA et d’IA Générative à saisir dans tous les domaines et surtout dans la relation client : « speed, speed, speed, la vitesse des progrès de l’IA Générative est impressionnante et dans les 10 prochaines années tous les métiers se transformeront; les entreprises auront de nombreux défis à relever autour de la DATA, la sécurité, l’éthique et l’environnement, la montée en compétences des collaborateurs, les organisations…; elles doivent profiter aujourd’hui des progrès technologiques si elle ne veulent pas être disruptées. 

    L’IA Générative et la transformation de la relation client 

    L’IA Générative constitue l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années dans l’analyse de données. Il s’agit d’une technologie avancée qui permet de générer du contenu original, tel que des textes, des images, de la musique et des vidéos avec une qualité exceptionnelle, souvent presque indiscernable de celle produite par l’homme. 

    L’IA générative change en continu et fondamentalement la manière dont les entreprises engagent et fidélisent leurs clients 

    • Grâce à l’analyse de sentiment, qui permet d’analyser les retours clients à une granularité très fine, et de manière qualitative, il devient possible de comprendre les clients et de personnaliser les interactions à un niveau inédit, en générant des réponses et des contenus adaptés spécifiquement aux besoins de chaque client. 

    • Elle assure également une cohérence dans toutes les interactions du client avec la marque, quel que soit le canal (e-commerce, point de vente, etc.), en s’appuyant sur les mêmes bases de connaissance. Cela permet de maintenir des éléments de langage de qualité proche de celle de l’humain et de garantir une cohésion dans l’ensemble des messages de la marque à travers les différents points de contact. 

    « L’IA Générative appliquée au domaine de la relation client donne les moyens de passer à l’échelle sur les 2 grands piliers fondamentaux que sont l’agent, maintenant réellement augmenté, et le client, enfin autonome. Elle permet de mieux adresser les volumes de contact en filtrant et dissuadant intelligemment les cas simples en self-care pour que l’escalade vers un conseiller puisse être optimale, dans la justification comme dans le traitement, sur tous les canaux et dans toutes les langues. » souligne Marc Bussienne, Head of operation excellence chez ManoMano 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    L’IA Générative, l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années 

    des processus en interne, et de contribuer à la formation des agents de manière exponentielle. Elle permet notamment de : 

    – Transformer les interactions client en permettant une analyse détaillée des sentiments, aussi bien textuels que vocaux. Elle génère des contenus hautement personnalisés, 

    – Améliorer les processus internes en automatisant les tâches répétitives et en gérant de nombreuses demandes clients. Cela libère du temps pour les équipes, leur permettant de se concentrer sur des activités stratégiques où l’intervention humaine est essentielle. 

    – Personnaliser les formations en fonction des besoins des utilisateurs, permettant une montée en compétences rapide et adaptée. 

    Selon Frédéric Daniel, Head of Client Services Centers central Team chez Louis Vuitton Malletier « L’IA Générative est un outil, ni magique, ni une alternative au coeur de la relation humaine reposant sur de l’authenticité. Il faut donc partir des cas d’usage et de besoins bien qualifiés, et ne pas faire « de l’IA Générative pour de l’IA Générative ». 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    Comment prioriser ses cas d’usage de la Relation Client ? 

    Pour Laurent Pluchon, Directeur de la Relation Client chez Chronopost « Ll’IA générative va accélérer le recentrage du conseiller sur ce qui fait sa force et sa valeur : son humanité. Les cas d’usage les plus crédibles serviront à mon sens plutôt nos organisations et donc l’efficacité de l’agent et sa posture relationnelle. Ce que certains pourraient concevoir comme étant une « fin » du métier de contact « traditionnel » est à voir comme une réelle opportunité d’évolution du métier de conseiller. » 

    Pour les entreprises souhaitant se lancer sur un projet d’IA Générative appliquée à la relation client sa réussite repose sur quelques fondements : 

    – Impliquer activement les équipes fonctionnelles à toutes les étapes du projet, de l’expression des besoins initiaux au suivi post-déploiement, en centralisant les retours. 

    – Choisir des solutions flexibles et évolutives compatibles avec l’écosystème technique actuel et futur. 

    – Créer une base technologique commune pour standardiser les approches, éviter les redondances et maximiser les apprentissages passés. 

    – Établir dès le début des normes élevées de conformité et d’éthique, incluant la protection des données dès la conception et impliquer les DPO pour garantir la sécurité des données. 

    – Adopter une approche pluridisciplinaire en constituant une équipe aux compétences variées (UX designers, experts techniques, spécialistes métiers, copywriters). 

    – Favoriser une culture d’apprentissage et d’adaptabilité pour évoluer avec la solution et profiter des innovations. 

    – Planifier des déploiements progressifs et prévoir la possibilité de revenir en arrière rapidement en cas de comportement imprévu de l’IA.

    « Pour mener à bien ces initiatives, il est primordial de les envisager en tant que projets informatiques classiques, en appliquant les bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves : définir clairement les objectifs, gérer rigoureusement le projet, les intégrer au système d’information et réaliser des tests approfondis.
    Toutefois, il est important de garder à l’esprit que cette innovation introduit une part d’incertitude, que ce soit en termes de succès, de délais de mise en oeuvre ou encore de qualité de service. Il est donc recommandé de rester ouvert et flexible quant aux choix technologiques, afin de pouvoir sélectionner les solutions les plus performantes et de pouvoir facilement changer de fournisseur si besoin. »
    selon Simon Giraudy, Directeur Stratégie, Outils et Innovation Relation Client chez Bouygues Telecom. 

    L’étude se conclut par un panorama des éditeurs de solution de relation client utilisant l’IA Générative, d’un panorama des éditeurs en fonction des cas d’usage ainsi qu’un zoom sur une sélection de 15 éditeurs interviewés qui présentent leurs solutions embarquant de l’IA générative, afin de proposer aux lecteurs un aperçu un peu plus détaillé des offres qui existent sur le marché. 

     

  • L’IA: une révolution pour mieux prévoir les stocks pendant les soldes

    Prévoir, optimiser et automatiser, l’IA devient incontournable pour les ecommerçants

    Selon Digitalent, éditeur de logiciels no-code IA

    Durant la période des soldes, les e-commerçants font face à une période d’activité intense.
    Une gestion efficace des stocks est cruciale pour maximiser les ventes et éviter les ruptures de stock ou les surplus. L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme un outil indispensable pour aider les détaillants à mieux prévoir leurs besoins en stock et optimiser leurs opérations pendant cette période stratégique. 

    1. Prédiction précise de la demande

    Grâce à des algorithmes sophistiqués, l’IA peut analyser de vastes ensembles de données historiques et en temps réel :

    • Analyse des tendances passées : L’IA examine les données de vente des soldes précédentes pour identifier des tendances et des comportements d’achat récurrents.

    • Facteurs externes : Elle prend en compte des variables telles que les conditions météorologiques, les événements locaux et les campagnes marketing en cours pour affiner ses prédictions.

    2. Optimisation des niveaux de stock

    L’IA permet de déterminer les quantités optimales de chaque produit à commander :

    • Réduction des surplus : En ajustant les prévisions de demande, l’IA minimise les excédents de stock, réduisant ainsi les coûts de stockage et les pertes liées aux invendus.

    • Prévention des ruptures de stock : En anticipant les pics de demande, l’IA aide à s’assurer que les produits les plus populaires restent disponibles.

    3. Gestion dynamique des prix

    L’IA aide également à la gestion des prix pendant les soldes :

    • Tarification en temps réel : Elle permet d’ajuster les prix en fonction de la demande en temps réel, optimisant ainsi les marges bénéficiaires.

    • Promotions ciblées : L’IA peut identifier les moments opportuns pour lancer des promotions spécifiques, attirant plus de clients et augmentant les ventes.

    4. Automatisation et gain de temps

    L’IA automatise de nombreuses tâches de gestion des stocks, libérant ainsi du temps pour les équipes :

    • Recommandations automatiques : L’IA propose des recommandations de réapprovisionnement basées sur les données analysées.

    • Suivi continu : Elle surveille en continu les niveaux de stock et déclenche automatiquement des commandes lorsque les niveaux seuils sont atteints.

    5. Analyse et ajustement en temps réel

    Les capacités de l’IA en matière d’analyse en temps réel permettent aux commerçants d’ajuster rapidement leur stratégie

    • Rapports instantanés : L’IA génère des rapports instantanés sur les performances des ventes et les niveaux de stock.

    • Ajustements rapides : Elle permet des ajustements rapides des stratégies de vente et de stockage en fonction des données actuelles.

     

  • IA, IOT, robots autonomes… les technologies qui transforment l’industrie 4.0

    Comprendre les tendances clés qui transformeront l’industrie de demain 

    Source Robot-Magazine.fr 

    👉 Avec une densité de robots en constante augmentation, des pays comme la Corée du Sud se distinguent en tête avec une adoption massive, propulsant les secteurs de l’automobile, de l’électronique et de la métallurgie vers de nouveaux sommets.

    👉 Les investissements dans l’automatisation explosent, et les leaders mondiaux comme Fanuc, ABB et Yaskawa dominent le marché grâce à leurs innovations constantes et à leurs partenariats stratégiques.

    👉 Cette révolution technologique redéfinit les normes industrielles et positionne les entreprises à l’avant-garde de l’innovation et de la compétitivité.

    Découvrez comment ces technologies transforment le paysage industriel et ouvrent de nouvelles perspectives pour les entreprises du monde entier.

  • Quels sont les défis des DAF en 2024?

    Développement commercial, trésorerie, rentabilité, cybersécurité, RH… : les priorités des DAF

    Selon l’étude « Transformation du métier, incertitudes économiques : quels enjeux et priorités pour les DAF », réalisée pour Esker par OpinionWay.
    Pour évaluer les perspectives et priorités des directeurs administratifs et financiers (DAF) français pour l’année 2024 auprès d’un échantillon de 300 directeurs et responsables administratifs et financiers dans des entreprises de 50 salariés et plus.

    • Quelles sont leurs attentes pour cette année charnière ?
    • Comment perçoivent-ils les opportunités et les défis à venir ?
    • Quels sont les principaux enjeux auxquels ils devront faire face ?

    Un climat de confiance et d’optimisme teinté de prudence

    Les DAF en France abordent l’année 2024 avec un état d’esprit largement positif. En effet, 69 % d’entre eux expriment des sentiments positifs tels que la confiance (38 %), la motivation (37 %) et la sérénité (30 %). Cette confiance est particulièrement marquée dans les grandes entreprises de +250 salariés et concerne près de 50 % d’entre elles. Les prévisions de croissance des DAF reflètent cet optimisme : 40 % anticipent une augmentation du chiffre d’affaires et 49 % s’attendent à une stabilité. Dans les grandes entreprises, cette confiance est encore plus prononcée avec 51 % d’entre eux prévoyant une progression du chiffre d’affaires, contre seulement 36 % anticipant une stagnation. Ce constat reste à nuancer, car 33 % des DAF sont en proie à l’incertitude, tandis que 19 % ressentent de l’inquiétude et 12 % du stress.

    Les voyants sont également majoritairement au vert concernant l’attractivité des postes administratifs et financiers. La majorité des DAF est confiante quant à l’attrait de ces fonctions, 69 % les jugeant attractives. Pour renforcer cet aspect, les entreprises mettent en œuvre plusieurs initiatives : une culture d’entreprise qui favorise l’équilibre vie privée / vie professionnelle (52 %), une meilleure prise en compte de la qualité de vie et du bien-être au travail (49 %) et la mise en place d’un cadre de travail flexible (44 %). En outre, 32 % des entreprises rationalisent et automatisent les processus comptables à faible valeur ajoutée pour créer un environnement de travail plus motivant. Les DAF des grandes entreprises insistent particulièrement sur l’importance de la qualité de vie et du bien-être au travail (62 %), ainsi que sur la rationalisation et l’automatisation des processus comptables à faible valeur ajoutée (38 %).

    Leurs priorités pour l’année en cours sont axées sur le développement commercial (47 %), la gestion de la trésorerie (44 %) et l’accroissement de la rentabilité (40 %). Ils mettent également un accent particulier sur la cybersécurité et la conformité des données (32 %), ainsi que sur la gestion des ressources humaines (30 %), soulignant la nécessité de maintenir une main-d’œuvre qualifiée dans un environnement en constante évolution. Le pilotage de la performance est une priorité pour 24% des répondants.

    Des enjeux et des défis persistants pour 2024

    Cette étude révèle qu’une entreprise sur deux est confrontée à un allongement des délais de règlement, compliquant la gestion de leur trésorerie (49 %). De plus, 42 % des DAF signalent une augmentation des défauts de paiement sur les deux dernières années, et   35 % ont révisé la politique de crédit de leur entreprise. Ce dernier point est particulièrement marqué dans les grandes entreprises, où 48 % ont ajusté leur politique de crédit. Enfin, près d’un DAF sur trois (29 %) indique rencontrer de réelles difficultés dans la gestion de la trésorerie.

    Dans le contexte réglementaire actuel, les DAF sont fortement impactés par les changements liés à la directive CSRD et à la facturation électronique.

    En ce qui concerne la directive CSRD, plus de 80 % des DAF ne se déclarent pas en avance, voire en retard sur la prise en compte de la double matérialité et la collecte de données liées à l’impact environnemental de leurs partenaires.

    Au sujet de la transition vers la facturation électronique prévue en 2026, 98 % des entreprises (+7 points depuis décembre 2022) ont déjà entamé des démarches ou y réfléchissent. Bien que 8 DAF sur 10 se disent bien informés sur cette réforme et ses modalités d’application, des difficultés demeurent : près d’un tiers (31 %) ne savent pas à qui s’adresser pour obtenir des informations fiables, et un quart (27 %) ont le sentiment de recevoir des informations contradictoires sur les modalités de sa mise en œuvre. Pour relever ces défis, ils ont besoin d’un accompagnement solide. Les principaux critères motivant leur choix d’un partenaire de dématérialisation sont la profondeur de l’offre proposée par rapport à son coût d’acquisition (46 %), l’ergonomie et la facilité d’utilisation des outils (31 %), et la qualité de l’accompagnement ainsi que la capacité de l’entreprise à dépasser la simple conformité avec les lois françaises (53 % au total). Pour les DAF des grandes entreprises, les critères les plus importants après le prix (49 %) sont la qualité de l’accompagnement (36 %) et la capacité à aller au-delà de la conformité (34 %).

    Les chiffres clés à retenir : 

    •  69 % des DAF expriment des sentiments positifs concernant l’année 2024 ;
    • 84 % des DAF ne se déclarent pas en avance voire en retard sur la prise en compte de la double matérialité de la directive CSRD ;
    • 98 % ont entamé les démarches pour se conformer à la réforme de la facturation électronique ou y réfléchissent ;
    • 31 % des DAF reconnaissent ne pas savoir à qui s’adresser pour avoir des informations fiables sur la généralisation de la facturation électronique ;
    • 37 % préfèrent se montrer prudents quant aux perspectives de leur organisation pour l’année à venir ;
    • 42 % des DAF signalent une augmentation des défauts de paiement par rapport à il y a deux ans.