Catégorie : eCommerce

  • eCOMMERCE : un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Les chiffres clés 2025 

    Ce 3 juillet La Fevad 3 juillet, a présenté l’édition 2025 des « Chiffres clés du e-commerce ».
    Un état des lieux complet du secteur à partir des données recueillies auprès des principaux acteurs du marché, de panels de consommateurs et de plusieurs instituts partenaires.
    Son objectif : décrypter les grandes tendances du e-commerce en France et à l’international.

    Le e-commerce poursuit sa croissance

    175,3 milliards d’euros, 2,6 milliards de transactions : en 2024, l’e-commerce poursuit sa croissance et entre dans une nouvelle phase. Avec la baisse de l’inflation, ce sont désormais les volumes, et non plus la seule valeur, qui tirent la croissance du secteur. Avec cette nouvelle dynamique, la Fevad anticipe déjà un passage des 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Un secteur ancré dans le quotidien des Français

    L’e-commerce s’impose plus que jamais dans les usages. En 2024, 41,6 millions de Français ont effectué au moins un achat en ligne, soit 2,2 millions de plus qu’en 2023. Cela représente 73,3 % des individus de plus de 15 ans, un niveau inédit et supérieur à la moyenne européenne.

    Par ailleurs, le rythme des achats s’accélère : 62 transactions en ligne par acheteur sur l’année, pour une dépense moyenne de 4 216 euros, en hausse. Cette intensification s’accompagne d’une perception très positive du secteur aux yeux des Français : 83 % des consommateurs estiment que l’e-commerce leur permet de trouver des produits adaptés à leurs attentes, confirmant son rôle d’outil du quotidien.

    Une consommation plus responsable

    Le e-commerce répond aussi aux nouvelles attentes en matière de responsabilités environnementale et sociale. Les études montrent en effet une conscience environnementale croissante chez les consommateurs, qui s’accompagne d’une volonté de réduire l’impact de leur consommation.
    Celle-ci se traduit notamment par le recours en de plus en plus important à l’achat de seconde main, qui atteint des niveaux record en France. En effet, 51 % des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main en 2024, et 43 % ont revendu un article en ligne, marquant l’essor de l’économie circulaire. De même, la prise en compte des politiques RSE des marques lors de l’achat continue de progresser.
    En 2025, près d’un consommateur sur quatre déclare davantage boycotter les marques qui ne respectent pas leur engagements environnementaux et sociétaux, par rapport à 2024.

    L’engagement sociétal du secteur est également reconnu : 55 % des acheteurs estiment que l’e- commerce a renforcé la transparence sur la provenance ou la composition des produits. Enfin, il joue un rôle structurant pour les territoires : 75 % des habitants de zones rurales y trouvent des articles indisponibles localement, soulignant son rôle dans l’inclusion géographique.

    Un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Le dynamisme du secteur se traduit par une hausse du nombre d’acteurs et de l’emploi. En 2024, le nombre de sites marchands actifs a progressé de 9 %, soit 153 000 plateformes recensées. Cette vitalité soutient l’emploi : 212 000 emplois salariés liés au e-commerce ont été comptabilisés, soit +8 % en un an.

    L’innovation reste un moteur fort. En 2025, 82% des entreprises utilisent déjà l’IA générative. Un chiffre très au-dessus de la moyenne des entreprises et qui confirme que le e-commerce reste un des secteurs les plus en pointe en matière d’innovation.

    Autres priorités pour les acteurs en 2025 : le développement à l’international. 73% des sites français sont présents à l’extérieur de nos frontières, soit une progression de +4% par rapport à 2024.Par ailleurs, le développement à l’international arrive cette année en tête des investissements prioritaires. Et les projections de croissance à l’international, reste exceptionnellement élevées.

    Une dynamique européenne et mondiale

    La croissance du e-commerce ne se limite pas à la France. En 2024, le marché européen a atteint 661 milliards d’euros, en hausse de 9 %, confirmant un rebond post-inflation. Les États- Unis poursuivent leur progression avec 1 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+8 %), représentant 16,1 % du commerce de détail.

    La Chine, de son côté, reste en tête avec 1 791 milliards de dollars, soit 28 % du retail. Dans ce paysage mondial, la France détient une position solide : 66,9 milliards d’euros de ventes de produits, en hausse de 6 %, portée par la montée en puissance du digital dans tous les univers de consommation.

    « Le e-commerce, est devenu bien plus qu’un simple canal d’achat : c’est un levier de croissance, d’inclusion, d’innovation. Chaque jour, il facilite la vie de millions de Français, partout sur le territoire. C’est un secteur qui innove, qui recrute, qui s’exporte, et qui prend ses responsabilités. Sa croissance, portée par l’engagement des entreprises, reflète une dynamique solide et tournée vers l’avenir. Le e- commerce français a confiance en lui – et surtout, il donne confiance en demain. » a déclaré Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.

  • TikTok Shop, Instagram Lives… les astuces pour éviter les arnaques

    Les conseils de Klarna pour un shopping en ligne serein

    Les réseaux sociaux ont révolutionné notre façon de faire du shopping : grâce aux lives Instagram et aux trouvailles sur TikTok Shop, il n’a jamais été aussi simple de découvrir et d’acheter les dernières pépites. C’est aussi une formidable vitrine pour les petites marques et jeunes créateurs, qui peuvent ainsi toucher directement leur public. Mais, si cette nouvelle manière d’acheter est pleine de promesses, elle comporte également son lot de risques. Klarna, le réseau de paiements et de commerce alimenté par l’IA, partage ses conseils pour un shopping sur les réseaux en toute sérénité.

    « Le shopping via les réseaux sociaux séduit de plus en plus, c’est une source infinie d’inspiration et une belle opportunité de dénicher des pièces uniques, » explique Karoline Bliemegger, Experte Financière et Product Manager chez Klarna. « Mais pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de rester vigilants et bien informés. »

    Le social commerce connaît un véritable essor dans le monde, et la France n’échappe pas à la tendance. Selon les dernières données, la Génération Z (16-26 ans) est particulièrement adepte : 49,25 % d’entre eux ont effectué un achat directement via les réseaux sociaux en 2023, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2022. Leur terrain de jeu préféré ? TikTok Shop, suivi d’Instagram et de Facebook Marketplace. Et la Gen Z n’est pas seule à succomber : 44 % des Millennials, de plus en plus de membres de la Génération X et même des Baby Boomers se tournent vers l’achat social, avec des hausses impressionnantes d’une année sur l’autre.

    Karoline Bliemegger partage ses meilleurs conseils pour un shopping social sans fausse note :

    1. Attention au dropshipping

    Certains vendeurs sur les réseaux ne stockent pas eux-mêmes leurs produits, mais expédient directement depuis des fournisseurs tiers, souvent situés à l’étranger. Résultat : délais de livraison interminables, prix plus bas ailleurs, frais de douane imprévus, articles ne correspondant pas aux descriptions… Pour repérer un dropshipper, méfiez-vous des délais de livraison flous, des descriptifs génériques et des photos issues de banques d’images. Consultez toujours les avis clients et assurez-vous que le vendeur dispose d’une véritable présence en ligne.

    1. Faites vos recherches avant d’acheterAvant de cliquer sur « ajouter au panier », prenez quelques minutes pour vérifier la réputation du vendeur : lisez les avis sur des plateformes fiables comme TrustPilot, consultez leur site web, et analysez leur communication. Une orthographe approximative, un nombre d’abonnés suspectement bas ou des commentaires désactivés sur leurs profils sociaux peuvent alerter.
    2. Privilégiez les moyens de paiement sécurisés

    Évitez les virements directs. Préférez des services reconnus qui offrent une protection de l’acheteur, comme Klarna. Si le commerçant de votre choix propose le paiement en trois fois sans frais de Klarna sur son site, vous ne serez débité que d’un tiers du montant de votre commande au moment de l’achat, ce qui vous permettra de recevoir vos articles et de les vérifier avant d’être débité du montant total.

    1. Vérifiez les politiques de retour
      Un vendeur sérieux affiche clairement ses conditions de retour et de remboursement. Si ces informations sont difficiles à trouver ou volontairement floues, soyez prudent.
    2. Méfiez-vous des offres trop alléchantes 

      Des réductions incroyables sur des produits tendance ou des articles de luxe ? Attention, cela cache souvent une arnaque. Prenez toujours le temps de comparer les prix sur plusieurs sites avant de finaliser votre achat. Pour cela, vous pouvez utiliser l’assistant shopping IA de Klarna, disponible sur le site et l’appli, qui compare les prix de millions de sites en ligne pour vous et vous offre également un aperçu de l’historique des prix pour savoir si vous achetez au bon moment.

    « Chez Klarna, notre ambition est de permettre aux consommateurs de faire leur shopping de manière plus intelligente et plus sécurisée, quel que soit le canal utilisé, » conclut Karoline Bliemegger. « Nos solutions de protection des acheteurs et nos options de paiement sécurisées sont là pour vous accompagner, en toute confiance, dans cet univers passionnant. »

  • e-Commerce B2B : comment devenir plus agile ?

    Transformation digitale et e-commerce B2B : deux incontournables pour rester compétitif sur un marché tendu 

    Par Laurent Desprez chez OroCommerce

    Dans la période économique complexe que nous traversons, l’optimisation de ses processus et la digitalisation de son organisation se positionnent plus que jamais comme des projets stratégiques pour conserver sa compétitivité.
    C’est dans ce contexte que, pour améliorer leur efficience commerciale, nombre d’acteurs B2B se tournent vers le e-commerce pour accéder à de nouveaux relais de croissance et renforcer leur qualité de service. Mais quels bénéfices concrets peuvent-ils tirer de la mise en œuvre à grande échelle d’une transformation digitale ?

    Une meilleure organisation au service de la réduction de coûts 

    L’une des vertus de la transformation digitale revient à pouvoir automatiser un ensemble de tâches et donc à gagner en efficacité tout en réalisant des économies significatives. Les équipes peuvent alors se concentrer sur des opérations à forte valeur ajoutée et génératrices de meilleure qualité de service délivrée aux clients. Il s’agit également d’une opportunité de mieux piloter des processus complexes, comme la gestion et la visibilité sur les stocks par exemple.

    Mettre en place une démarche focalisée sur le client 

    Concrètement, la digitalisation contribue à améliorer significativement la fidélisation des clients en leur permettant d’accéder à différents bénéfices et de simplifier leurs opérations de commande. Ces derniers peuvent ainsi accéder à un guichet unique disponible 24h/24 et 7j/7 qui répertorie toutes les informations nécessaires : suivi de commandes, workflow, commandes rapides… L’expérience utilisateur est alors sublimée et contribue à tisser un attachement fort entre le client et le vendeur.

    Être toujours plus agile 

    S’adapter aux changements et à son marché est aujourd’hui un impératif stratégique pour conserver sa compétitivité. Seules les entreprises agiles peuvent ainsi bénéficier de la meilleure attractivité. Ainsi, grâce au e-commerce B2B, il est par exemple possible de faire évoluer sa grille de prix en temps réel sans lourdeur et de manière centralisée. Il est aussi possible de créer des opérations « événementielles » sur certaines lignes de produits et de manière plus générale, d’être toujours aligné et le mieux positionné sur son marché par rapport à la concurrence. `

    Dans une période économique tendue, il est donc plus que nécessaire d’investir pour accélérer sa transformation digitale afin de conserver une attractivité constante, mais également de se préparer à la reprise économique. Ainsi, les entreprises qui auront su anticiper seront d’autant mieux placées pour se positionner à long terme comme les plus compétitives de leurs marchés.

  • Quand 58 % des consommateurs français privilégient désormais les marques des distributeurs

    Shopper Preference Report.

    Bazaarvoice  a réalisée « Shopper preference Report »auprès de plus de 8 000 consommateurs dans le monde dont 1062 en France, l’étude montre qu’à mesure que l’inflation continue d’affecter les budgets des ménages, les consommateurs sont incités à modifier considérablement leurs habitudes d’achat. L’accessibilité financière et la confiance sont désormais des facteurs clés dans leurs décisions d’achat. Les catégories les plus touchées incluent l’épicerie (61 %), les aliments et boissons (50 %) et la santé et la beauté (24 %).

    En France, l’étude révèle les tendances suivantes : 

    Les Français sont plus vigilants quant à leur budget et adoptent des stratégies pour faire des économies : 50 % optent pour des marques moins chères, 46 % retardent les achats non essentiels, et 33 % utilisent activement des coupons et des codes de réduction.

    Les programmes de fidélité connaissent également une participation accrue, avec 30 % des consommateurs qui rejoignent des programmes pour accéder à de meilleures offres. Par ailleurs,  45 % ont commencé à faire leurs courses plus fréquemment dans les magasins discount.

    Les marques de distributeur gagnent du terrain face à l’inflation

    L’enquête révèle également que 58 % des consommateurs français se sont tournés vers les marques de distributeurs. Les prix plus bas (73 %) restent le principal facteur, mais une qualité améliorée (50 %) et des avis positifs (32 %) contribuent également à la fidélisation des consommateurs envers les marques de distributeurs.

    La confiance et l’authenticité influencent les décisions d’achat

    L’authenticité est primordiale, car 45 % des consommateurs français citent les avis de véritables clients comme le principal facteur dans leur décision d’achat finale. Les consommateurs font confiance aux contenus comprenant des descriptions de produits détaillées (41 %), des photos/vidéos réelles (28 %) et des retours équilibrés (31 %). En revanche, ils se méfient des avis trop positifs et génériques (44 %) et des volumes d’avis suspectement élevés en peu de temps (32 %).

    L’influence croissante des réseaux sociaux sur les décisions d’achat

    Un tiers (26 %) des consommateurs français affirment que les réseaux sociaux leur ont fait découvrir de nouveaux produits, tandis que la même proportion (26 %) les utilisent pour comparer prix et produits.
    Les vidéos courtes (36 %) et les avis clients (37 %) sont les formats de contenu les plus fiables. Cependant, l’honnêteté reste primordiale : 52 % se méfient des contenus créés par des influenceurs semblant trop promotionnels, et 35 % estiment que l’authenticité vient des créateurs qui reconnaissent les avantages et les inconvénients d’un produit.

    L’avenir des achats

    Malgré des préoccupations financières persistantes, les consommateurs sont curieux des expériences d’achat innovantes. Près d’un quart (23 %) sont enthousiasmés par les cabines d’essayage intelligentes, et 34 % sont attirés par la visualisation des produits en réalité augmentée.

    « Dans un contexte persistant d’incertitude économique, les consommateurs adoptent des comportements plus réfléchis et stratégiques », déclare Emmanuel Gerbier, senior director EMEA Client Success chez Bazaarvoice. « Les marques et les distributeurs qui misent sur l’accessibilité, la confiance et un engagement authentique, notamment grâce au contenu généré par les utilisateurs, seront les mieux préparés à répondre aux attentes en constante évolution des consommateurs. »

    Pour plus d’informations sur l’étude, consultez le Shopper Preference Report 2025

  • Comment les e-commerçants peuvent-ils tirer parti de l’IA ?

    L’impact de l’ia generative dans le e-commerce

    Selon Ferdinand Piette – Machine Learning Scientist, PhD, Sensefuel

    L’intelligence artificielle s’impose comme un moteur clé de l’innovation numérique, redéfinissant les usages et les attentes dans le e-commerce.
    De la personnalisation en temps réel à l’optimisation des recommandations, elle repousse les limites de l’expérience client. Parmi ses avancées les plus marquantes, l’IA générative (GenAI) s’est imposée comme un levier stratégique, offrant des interactions plus naturelles et ouvrant de nouvelles opportunités commerciales. Dans un marché hautement concurrentiel, elle représente un atout différenciant.
    Mais comment les e-commerçants peuvent-ils en tirer parti ? Quels défis doivent-ils anticiper ?

    1 – Les champs d’application de la GenAI dans le e-commerce sont nombreux

    Du moteur de recherche interne aux campagnes marketing, en passant par l’analyse des données clients, l’IA générative redéfinit en profondeur l’expérience d’achat en ligne. Son intégration dans les différents leviers du e-commerce permet d’optimiser l’engagement, d’accélérer la production de contenus et d’affiner la prise de décision. 

    Une conversation client optimisée

    Grâce à sa compréhension avancée du langage naturel, l’IA générative rend les interactions conversationnelles pour guider les visiteurs en quête d’un produit précis. Les moteurs de recherche internes et les assistants virtuels analysent et reformulent les requêtes complexes pour fournir la solution et les conseils les plus appropriés, comme le ferait un vendeur en magasin.
    De plus, en s’adaptant au style et au langage de chaque utilisateur, elle renforce l’engagement client et personnalise davantage l’échange.

    Une transformation de la production et de la gestion du contenu

    L’IA générative transforme la création de contenu en permettant aux e-merchandiseurs de rédiger plus rapidement des descriptions de produits claires et engageantes. Les campagnes marketing gagnent également en impact grâce à des newsletters et des annonces publicitaires adaptées aux profils clients.
    En produisant du contenu sur mesure à grande échelle, tout en ajustant le ton et la langue selon les segments de clientèle, les e-commerçants captent l’attention de diverses audiences, renforcent leur présence sur différents marchés et maximisent leur portée.

    Une exploitation avancée des données pour une stratégie affinée

    L’IA générative ouvre de nouvelles perspectives en analysant de vastes volumes de données textuelles, visuelles ou audio. Jusqu’ici, ces informations étaient difficilement exploitables à grande échelle en raison de leur complexité. Désormais, il devient possible d’identifier des tendances émergentes, d’analyser le sentiment client et de détecter des signaux faibles révélateurs d’opportunités ou de risques.
    Cette capacité d’analyse avancée permet aux e-commerçants d’ajuster leurs stratégies en temps réel, en s’appuyant sur une vision plus précise du marché et des attentes clients.

    Les champs d’application de l’IA générative dans le e-commerce montrent déjà des résultats concrets et significatifs, notamment en matière de conversation personnalisée, de gestion du contenu et d’analyse des données. Mais pour bien comprendre l’ampleur de ces avancées et en saisir tout le potentiel, il est essentiel de revenir aux origines de cette technologie. D’où vient l’IA générative ? Comment fonctionne-t-elle, et quelles sont les bases techniques qui lui permettent de transformer des interactions et processus dans le secteur du e-commerce ? Avant de discuter des défis qu’elle présente, penchons-nous sur les fondements de cette révolution technologique.

    2 – l’IA générative, une révolution technologique

    Depuis l’essor de ChatGPT en 2022, la GenAI suscite un intérêt croissant, tant auprès du grand public que des entreprises. Contrairement à l’IA traditionnelle, qui s’appuie sur le Machine Learning pour analyser des données structurées et identifier des schémas, la GenAI va plus loin : elle repose sur des modèles avancés, capables de créer du contenu original – textes, images, vidéos – à partir de données non structurées, notamment en langage naturel. Cette capacité ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans le traitement automatique du langage, où elle dépasse les approches classiques fondées sur des analyses grammaticales et statistiques.

    L’IA générative : d’où vient-elle et comment fonctionne-t-elle ?

    Si l’IA générative telle qu’on la connaît aujourd’hui est récente, ses origines remontent à 2014. À l’époque, des chercheurs explorent des modèles dits seq2seq, capables d’encoder du texte sous forme de vecteurs numériques, de les manipuler mathématiquement, puis de les retransformer en texte. Initialement utilisés pour la traduction automatique, ces modèles donnent naissance aux premières représentations de langage (word embeddings) comme Word2Vec ou GloVe, posant ainsi les bases du search vectoriel.

    Le tournant majeur intervient en 2017, lorsque des chercheurs de Google publient l’article scientifique « Attention Is All You Need ». Ils démontrent que les modèles seq2seq peuvent être simplifiés en ne conservant que leur mécanisme d’attention, ouvrant la voie aux Large Language Models (LLM). Dès lors, Google (avec BERT en 2018) et OpenAI (avec GPT-2 en 2019) développent les premiers modèles capables de prédire les mots manquants dans un texte et d’anticiper la suite d’une phrase.

    Il faut toutefois attendre la fin 2022 pour que ces modèles se démocratisent auprès du grand public, avec la mise en ligne de ChatGPT par OpenAI. Cette interface conversationnelle, exploitant le LLM GPT-3.5, révèle à une échelle inédite les capacités de génération de texte de ces modèles, marquant un véritable tournant dans l’adoption de l’intelligence artificielle générative.

    Les limites des LLM et la génération d’hallucinations

    Les LLM ne réfléchissent pas, ils prédisent. Entraînés à compléter des textes en analysant des millions de données issues de livres, articles et forums, ces modèles apprennent à deviner les mots manquants pour reconstituer des phrases cohérentes. Leur objectif est de fournir des réponses qui correspondent aux attentes de l’utilisateur, en générant les mots les plus probables selon le contexte. Mais cette méthode présente des limites, notamment en cas d’hypothèses erronées. Par exemple, si la question repose sur une affirmation incorrecte – « La Terre est plate, peux-tu m’expliquer pourquoi ? » – le modèle tentera de répondre sans remettre en question cette assertion. Même si les LLMs actuels intègrent presque tous des sécurités pour limiter ces hallucinations, il est important de rappeler que leur conception même repose sur des probabilités et des corrélations statistiques. Autrement dit, ces modèles sont, par nature, sujets à ce type de limitations et de biais.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser en lui attribuant une forme de raisonnement, un LLM n’analyse pas les idées, il extrapole. Il ne génère pas de nouvelles informations à partir de rien, mais reformule, organise et structure les données qu’il reçoit. Ainsi, il est impossible de créer un contenu pertinent comme une fiche produit, par exemple, sans données préexistantes et qualifiées telles que la marque, la taille ou la couleur.

    L’émergence du modèle agentic : vers une IA plus fiable ?

    Pour dépasser ces limites, les chercheurs explorent une nouvelle approche : les modèles multi-agents. Plutôt que de s’appuyer sur un seul LLM, cette méthode fait coopérer plusieurs agents spécialisés, avec différents points de vue, différents champs d’expertise. Chacun peut traiter un aspect spécifique d’une requête, interagir avec des bases de données externes et apporter un contrôle sur les réponses finales générées.

    Ce principe repose sur une idée clé : le tout est plus grand que la somme des parties. En confrontant plusieurs points de vue et en intégrant des mécanismes de vérification, ces systèmes pourraient réduire les erreurs et améliorer la pertinence des réponses. La coopération entre plusieurs LLM ou agents permet ainsi de faire émerger un comportement global qui semble plus intelligent et cohérent que ce qu’il serait possible d’obtenir avec un seul modèle isolé.

    L’IA générative évolue rapidement, mais elle reste avant tout un outil. Bien employée, elle ouvre des perspectives fascinantes pour les e-commerçants. Toutefois, il est important de se rappeler qu’elle imite l’intelligence sans jamais réellement la comprendre. Son adoption implique de relever plusieurs défis techniques, éthiques et organisationnels afin de garantir une mise en œuvre optimale.

    3- Les défis à surmonter pour les e-commerçants

    Bien que l’IA générative offre des opportunités considérables, son adoption par les e-commerçants ne se fait pas sans défis. Le premier obstacle majeur est l’intégration de cette technologie aux systèmes existants. En effet, l’adoption de la Gen AI peut exiger des ajustements significatifs des infrastructures techniques en place. Les e-commerçants doivent garantir que les nouveaux outils s’intègrent parfaitement avec leurs plateformes e-commerce, leurs CRM et autres systèmes de gestion de données.

    Ensuite, les questions éthiques et de gouvernance deviennent essentielles. Les modèles d’IA générative peuvent parfois être biaisés, ce qui risque d’altérer la pertinence des résultats ou de poser des problèmes en matière de protection des données personnelles. La gestion de la confidentialité des informations collectées, ainsi que l’alignement des conseils générés avec les attentes des clients, sont des enjeux majeurs qui nécessitent une attention particulière.

    Enfin, la gestion du changement représente un autre défi crucial. L’implémentation de l’IA générative nécessite souvent une montée en compétences des équipes et un accompagnement dans l’adoption de ces nouveaux outils. Convaincre les parties prenantes internes et assurer une formation adéquate des équipes sont des étapes clés pour garantir une utilisation optimale de ces technologies.

    L’IA générative : un tournant pour l’e-commerce

    Plus qu’une simple évolution technologique, l’IA générative redéfinit les standards du e-commerce en transformant aussi bien l’expérience client que la performance commerciale. Loin d’un effet de mode, elle s’impose déjà comme un levier de différenciation. Mais son adoption ne va pas sans défis : intégration, gouvernance des données et adaptation des organisations sont autant d’enjeux à anticiper pour en exploiter pleinement le potentiel. Dans un marché où chaque interaction compte, les e-commerçants capables d’intégrer ces avancées avec intelligence disposeront d’un véritable avantage concurrentiel.

  • One To Monaco eCommerce- Retail 2025 : les Temps Forts

    One to One Monaco : pour un retour aux fondamentaux du commerce 

     » Entre pression économique, obligations écologiques et instabilité géopolitique, le marché est sous tension et il va le rester. La conséquence pour les acteurs du commerce est une obligation de résultats et d’efficacité.
    Face à un consommateur qui ressemble plus à un expert qu’à un client, l’offre doit être claire et le parcours impeccable » explique Sonia Mamin Po–usset, Directrice Evènements One To One Retail ECommerce. Le ton est donné.

    Retour sur les temps forts que j’ai retenus lors de cet évènement  :

    👉les chiffres clés du eCommerce par La Fevad
    👉 Retour d’experience de l’IA avec LeBonCoin
    👉 Verbatims des intervenants lors des keynotes et des Masterclass 
    👉 Les startups à suivre 

    1- Les Chiffres Clés du eCommerce 

    Pour la 14ème année consécutive, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) publie les résultats issus de son enquête sur le moral des e-commerçants français et européens. Cette étude, réalisée par Toluna–Harris Interactive pour la Fevad et LSA, auprès de 114 dirigeants de sites de e-commerce en France et de 113 dirigeants européens (Belgique, Italie, Allemagne et Espagne) marque un début de retournement par rapport à 2024.
    Retour sur la keynote d’ouverture avec Marc Lolivier, Délégué Général de la FEVAD 

    Plus optimistes qu’en 2024, les e-commerçants considèrent que leur secteur va croître en 2025

    Plus de deux dirigeants interrogés sur trois abordent 2025 dans un état d’esprit stable ou positif et la part de ceux qui se déclarent plus optimistes que pessimistes l’emporte nettement : 34% contre 25% en France et 43% contre 24% à l’échelle européenne. Ce revirement est nourri par une perception positive de la croissance du e-commerce en 2025.
    Ainsi, en France, 38% des dirigeants (+10 points en un an) estiment que le marché sera plus porteur et ils sont encore plus nombreux à partager cette vision à l’échelle européenne (41%, + 9 points).

    Avec des perspectives de meilleurs résultats financiers en 2025, les entreprises du e-commerce prévoient d’investir, notamment à l’international

    S’agissant de leur propre situation, l’optimisme est encore plus marqué chez les e-commerçants; près de 6 sur 10 envisagent une croissance du chiffre d’affaires de leur entreprise en 2025. Cette tendance est davantage marquée en France (64%, + 6 points en un an). Un dirigeant sur 10 s’attend même à une forte croissance cette année. Logiquement, les e-commerçants prévoient une amélioration de leur performance financière en 2025 et une croissance de la marge nette.

    Parmi les investissements, sans surprise , l’IA Générative avec 69 % en France, et les conditions de paiement Buy now Pay later .

    Les grandes tendances qui se dégagent en 2025 : 

    > La déconsommation
    63 % Des participants que le comportement vis à vis de la déconsommation devrait s’accentuer, Son objectif est de diminuer l’impact environnemental.

    > L’engouement pour la seconde main et la revente sur Internet
    Parmi les phénomènes de consommation qui s’installent, les achats de seconde main auxquels ont recours une large majorité des consommateurs en ligne. Ils constituent constituent un choix avant tout économique.

    > La montée en puissance des retailers asiatiques avec Shein et TEMU qui séduisent toujours plus de clients grâce à leurs prix cassés et leur intense marketing. Emblèmes de la surconsommation, les deux enseignes séduisent de plus en plus les clients à la recherche de bonnes affaires, au point de figurer largement en tête des enseignes dans lesquelles les Français ont le plus augmenté leurs dépenses en 2024.

    > Autre grande tendance : la cybersécurité 

    Les dirigeants restent très vigialnts. Les cyberattaques constituent un de leur plus gros risque. Une majorité écrasante estime que les tentatives de cyber-attaques devraient augmenter au cours de l’année. Face à cette menace, plus de 9 entreprises sur 10 ont ainsi renforcé leur politique protection au cours des derniers mois.

    Retour d’xperience de l’IA avec LeBonCoin

    « Comment l’intelligence artificielle a permis à la plateforme de faciliter le quotidien des français » Antoine Jouteau, CEO LebonCoin

    L’obsession de son dirigeant ? La simplicité, le pragmatisme et l’efficacité de sa plateforme.

    Pour rappel LeBonCoin c’est :
    . 1 million/ jour de transactions
    . 17 millions de français inscrits
    . 84 Millions d’annonces en ligne

    L’IA est utilisée pour les équipes informatiques dans le cadre d’automatisation :
    . 5000 tests de compatibilité 
    . 400 mises à jour / jour 

    Parmi les cas d’usage : Le dépôt automatique de l’annonce. Désormais, les utilisateurs peuvent utiliser l’IA mise à disposition sur l’application pour générer facilement et rapidement le descriptif de leur annonce, à partir d’une photo et d’un titre. Ainsi,si elle est utilisée, l’IA génèrera :

    • les caractéristiques du bien dans un texte détaillé
    • le prix pertinent suggéré en fonction du prix d’annonces similaires
    • les modes et poids de livraison recommandés

     

    Verbatims des intervenants lors des keynotes et masterclass

     » Avec l’IA, le client est lui aussi de plus en plus intelligent. Il sait parfois mieux que nous, ce qu’il recherche et est capable de s’informer sur tous les aspects des produits. » Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « IA et RSE ne s’opposent pas. L’IA est un outil. LA RSE, un sujet de fond. La RSE bénéficie des innovations IA. «  Lisa Nakam, directrice générale associée de Jonak.

    « L’IA prend tout sons sens quand elle est utilisée au service du quotidien des Français » Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

    « Il faut assumer d’être populaire. L’IA est aussi une position assumée pour améliorer notre service »  Antoine Jouteau PDG LeBonCoin

     » Après plusieurs années d’innovations majeures, notamment avec l’IA, nous entrons dans une phase où l’innovation doit être mise au service de l’essentiel. » Sonia Mamin, Directrice du One to One Monaco

     » Pour répondre aux expériences clients toujours plus personnalisées, nous utilisons l’IA mais c’est essentiel d’en garder le contrôle.  » Corentin Dupouy Automotive Global Brand

     » L’optimise des eCommerçants Français ?  je dirais que nous gardons le panache, voir une certaine arrogance face à l’environnement incertain » Marc Lolivier, DG de la FEVAD

    Les startups à suivre 

    Le Village Startups réunissait 21 startups innovantes .
    Ces jeunes entreprises ont été sélectionnées pour leur capacité à répondre aux défis actuels du retail et de l’e-commerce, notamment en matière d’expérience client, d’acquisition, de fidélisation, de paiements, de gestion et sécurisation des données, de traçabilité, de RSE, d’IA et de big data.

    Voici la liste des startups sélectionnées :

    Parmi elles, j’ai retenu deux d’entre elles : Klark et Reutec cette dernière avec OPOPOP ont particulièrement retenu mon attention pour leur potentiel de croissance et leur engagement écologique.

    KLARK
    👉 Pitch : optimiser les délais de réponses dans les centres de contacts
    👉Solution : #IA générative
    👉Chiffre clé : 1 million de problèmes résolus en 2024

    REUTEC 
    👉 Pitch : Le colis réutilisable adapté à votre logistique
    👉Solution : Les clients utilisent les colis réutilisables des e-commerçants ! Après réception, ils le replient et le déposent en boîte aux lettres jaune La Poste sans rien payer.
    👉Chiffre clé : 1,7milliards de colis à usage unique

     

  • Etude Fevad « Achats & e-Commerce B2B » : gagner en autonomie

    Achats B2B :
    Des clients professionnels qui souhaitent
    gagner en autonomie avec les services numériques

    La Fevad a présenté ce jeudi 6 février les résultats d’une nouvelle étude réalisée par Next Content sur l’e-commerce et les services numériques dans les pratiques d’achats B2B.

    Cette étude analyse la place du numérique dans les échanges avec les fournisseurs, la place des nouveaux services conversationnels notamment alimentés par l’IA et celle des services mobiles. Elle analyse également le parcours d’achat e-commerce dans le cadre d’une commande professionnelle et remonte les attentes prioritaires des acheteurs.

    L’étude révèle que 79% des acheteurs sont très satisfaits de la facilité et de la rapidité pour passer commande lors de leur dernier achat en ligne (réalisée pour une grande majorité parmi les enseignes participantes à ce projet d’étude mutualisée).

    Mais au-delà de cette dernière expérience, de manière plus générale, dans leurs pratiques d’achats, beaucoup d’acheteurs souhaiteraient pouvoir gagner encore en autonomie via des services en ligne ou solutions numériques proposés par les fournisseurs dans le cadre de leurs achats professionnels, et notamment pour suivre la commande et sa livraison, rechercher un produit ou même plus facilement passer commande.

    Ainsi, 51% des acheteurs interrogés aimeraient être plus autonomes dans leur suivi de commande grâce à des services en ligne sur Internet ou bien des solutions numériques de fournisseurs, 48% pour faciliter la recherche d’un produit ou d’un service, 44% pour faire une demande de devis. Cela souligne que même sur ces fondamentaux, les services en ligne ne sont toujours pas généralisés et que l’expérience en ligne peut encore progresser aux yeux des acheteurs.

    L’amélioration de la recherche et de l’information produit, au premier rang des attentes pour gagner en autonomie

    Cela se confirme quand on regarde les attentes prioritaires vis-à-vis des fournisseurs en matière de services en ligne. Elles se situent au niveau de la facilité à trouver le produit ou le service (moteur de recherche notamment) et dans la qualité de l’information produit pour s’assurer que celui-ci correspond bien à leurs besoins.

    La complexité des achats professionnels, la nécessité de s’assurer que le produit est bien adapté à son besoin, que la livraison sera faite dans les délais… sont notamment des raisons qui expliquent que l’autonomie client est souvent partielle dans le cadre d’achats professionnels, y compris quand la commande est finalement passée en ligne auprès d’un site e-commerce. Dans le cadre de leur dernier achat en ligne, 42% des acheteurs avaient ainsi échangé avec le fournisseur en amont, pendant ou après la commande. Le taux monte à 50% quand l’acheteur évolue dans une grande structure (250 salariés ou plus).

    Ainsi, en B2B, le besoin de support humain reste encore très important, y compris dans le cadre d’un achat e-commerce. La possibilité de contacter à tout moment un conseiller par chat ou visio lors de la commande en ligne constitue d’ailleurs une attente très partagée (22% au global, 28% parmi les acheteurs des structures de 250 salariés ou plus).

    L’IA, une des clés de résolution de l’équation : plus d’autonomie pour l’acheteur via le numérique mais une attente de support client

    La moitié des acheteurs interrogés a déjà utilisé des services de conversation automatisés de type Chatbot sur des sites et applications (60% pour ceux qui ont moins de 50 ans) et un tiers environ (34%) dans le cadre de leurs achats professionnels.

    Parmi ceux qui ont déjà utilisé ou qui connaissent les Chatbots, les usages sont déjà significatifs en ce qui concerne la prise d’informations. Mais la prudence est de mise quand on entre dans les phases transactionnelles.
    29% des acheteurs ont déjà demandé une information ou un conseil sur un produit ou un service à l’un de leurs fournisseurs via un Chatbot et 14% trouvent que c’est un moyen très intéressant. Les taux ne sont plus que de 11% et 10% quand il s’agit d’engager une commande.

    L’automatisation d’une partie de ce support et de la relation client via les Chatbots peut-elle constituer une réponse pour les fournisseurs ?
    Comme on le constate sur le graphique ci-dessus, cela ne constitue pas, pour le moment une priorité pour les acheteurs car ils ne reconnaissent pas aux robots la capacité à apporter une réponse pertinente et avec un haut niveau de fiabilité. Faute d’une confiance suffisante, l’attente d’un échange direct avec un conseiller demeure.

    L’amélioration via l’IA Générative de ces solutions de relation client automatisée peut conduire à faire bouger les curseurs de l’hybridation digital / humain dans ce domaine des achats professionnels, sachant qu’une majorité des acheteurs B2B ont déjà l’expérience de ces technologies. Près de la moitié de ceux que nous avons interrogés a déjà utilisé ou testé une solution d’IA Générative, au premier rang desquelles ChatGPT (44%).

    Pour le moment, peu d’acheteurs ont déjà utilisé ces technologies IA dans le cadre de leurs achats professionnels. Parmi les 6 usages possibles que nous avons testés, aucun ne concerne plus de 10% des acheteurs utilisant ou connaissant ces technologies. Les taux les plus élevés sont les demandes de conseils pour bien choisir ou l’aide pour rédiger une réclamation auprès d’un fournisseur. Mais plus de 40% de ces acheteurs utilisant ou connaissant ces technologies sont intéressés pour les utiliser dans ce cadre mais aussi pour décrypter des notices produits ou mieux comparer les offres.

    Au niveau des usages d’IA Générative, l’effet âge est très marqué.

    62% des acheteurs de moins de 35 ans ont déjà utilisé ChatGPT contre seulement 33% pour ceux de 50 ans et plus. Le renouvellement des générations parmi les acheteurs peut donc être le ferment d’une forte transformation de la relation client / fournisseur avec un acheteur augmenté à l’IA, sachant que les fournisseurs investissent aussi désormais dans des projets de conseillers augmentés.