Catégorie : Digital marketing

  • Les webinars incontournables du 15 au 19 mars 2021

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-iot-week-by-citc/?instance_id=5359

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-orange-business-summit-by-orange/?instance_id=5432

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-signals-france-2021-by-cheetah-digital/?instance_id=5433

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-respecter-le-consommateur-by-adetem/?instance_id=5434

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sxsw-online-by-sxsw/?instance_id=5429

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-lux-peut-booster-la-performance-de-votre-site-by-ebg/?instance_id=5430

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/entreprenariat-declics-numeriques-by-diversidays/?instance_id=5447

     

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-mettre-en-place-un-reseau-social-dentreprise-by-picom/?instance_id=5431

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-le-rgpd-cest-plus-simple-que-vous-ne-le-croyez-by-indexel/?instance_id=5463

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-mobile-marketing-automation-best-practices-pour-choisir-et-travailler-avec-un-partenaire-strategique-by-adetem/?instance_id=5435

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-oracle-data-week-soignez-vos-data-avec-oracle-by-oracle/?instance_id=5437

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-new-shopping-experience-by-cap-digital-hopin/?instance_id=5444

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quelles-organisation-et-transformation-pour-une-strategie-omnicanale-by-hub-institute/?instance_id=5443

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-securisez-vos-bases-de-donnees-by-oracle/?instance_id=5426

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-apres-le-31-mars-quelle-vie-sans-les-cookies-by-adetem/?instance_id=5436

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-les-tendances-du-e-commerce-b2b-en-2021-post-covid-19-by-galilee/?instance_id=5442

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-1-minute-for-cybersecurity-by-akerva/?instance_id=5438

     

  • Métiers dans le digital : des Inégalités dans le télétravail

    Un an après, quel bilan peut-on faire de l’expérience du télétravail ?  

    Du fait de la crise de la Covid-19 nous avons vécu une généralisation massive du télétravail que ce soit en entreprise, au sein des organisations ou encore des établissements scolaires. Le télétravail est peut-être même l’une des conséquences les plus novatrices de la crise sanitaire que nous traversons. Employés comme employeurs ont désormais assez de recul pour interpréter des résultats et tirer des conclusions de ce nouveau mode de travail.
    Ce Lundi 8 mars, Oracle France a organisé un webinar (replay ici) sur cette thématique avec:

    Résumé des temps forts.

    Les inégalités dans le télétravail

    Karine PicardKarine PICARD, DG ORACLE France, rappelle que “de manière générale la parité est particulièrement faible dans les métiers du digital. ORACLE France souhaite remédier à cette tendance d’où la mise en place de nombreux programmes de recrutement de femmes.”

    En ce qui concerne le télétravail, et particulièrement dans les métiers du digital, il est constaté que les inégalités homme-femme demeurent présentes. Les conflits conjugaux auraient augmenté notamment en ce qui concerne la garde des enfants. En effet, 48% des femmes en télétravail ont à charge un/plusieurs enfants contre 37% des hommes (Étude Coconel). Cet aspect a un impact certain sur les conditions de travail à distance car 42% des femmes travaillent dans une salle commune et partagée contre seulement 26% des hommes.

    Caroline Elbaz« Ce sont des inégalités de type personnel, qui se produisent en interne, dans le couple. Celles-ci ne peuvent être gérées par les DRH qui malheureusement les constatent parfois et ne peuvent réellement agir » Caroline ELBAZ, DRH ORACLE France.

    Selon Sophie FLAMENT, Psychologue de l’IAPR : « Une conciliation des choix de vie qui nécessite une réorganisation familiale ».

    La parité homme-femme n’est pas la seule forme d’inégalité constatée. On note par exemple que certains professionnels ont pu travailler en présentiel tandis que d’autres qui l’auraient souhaité ont été mis en télétravail. Les étudiants ont également été impacté ; inégalités dues au logement et à sa localisation, au suivi scolaire, au contact avec l’extérieur, aux moyens financiers,…

    Les risques psycho-sociaux

    Face à un contexte sanitaire complexe, le télétravail s’est multiplié, dure encore et a changé nos habitudes professionnelles. Les horaires dites « No limit » et sans réel temps de pause. Un encombrement de l’agenda, du fait des visioconférences qui s’enchaînent. D’autre part, le travail à distance signifie également que l’informel d’entreprise (machine à café, espaces de repos etc.) est mis à l’arrêt, ce qui renforce peu le sentiment d’appartenance des employés. Sentiment d’appartenance peu à peu remplacé par un sentiment de non-essentialité.

    Ces différents troubles psycho-sociaux rencontrés ou renforcés en travail à distance peuvent parfois influer sur le comportement et être source de démotivation, d’isolement ou de rupture du lien social. C’est ce qu’on put interpréter les intervenants qui ont eux aussi découvert et vécu ce nouveau mode de travail. Pour  Karine PICARD, « L’efficacité est contrebalancée par l’isolement ».

    Aspects positifs et enseignements du télétravail

    Comme le rappelle la psychologue Sophie FLAMENT : le télétravail c’est « une conciliation des choix de vie » qui oblige à une réorganisation de la vie familiale. Certaines familles voient donc cette période comme une opportunité pour passer plus de temps ensemble et essayer d’occuper les journées avec des activités nouvelles qui réunissent. Ont également été constatés de nombreux rééquilibrages personnels ou familiaux notamment car le travail à distance permet un gain de temps du fait de ne pas avoir à se déplacer. Cela a une influence certaine et positive sur la santé mentale et le niveau de fatigue des employés.

    D’autre part, ce nouveau mode de travail est un apprentissage pour tous ses utilisateurs et un premier pas vers un monde qui se digitalise toujours davantage. Les limites ont désormais été identifié dans l’objectif de concevoir, dans un futur proche, une solution hybride adaptée et satisfaisante. C’est aussi le cas concernant les étudiants qui jouissent d’une grande liberté d’organisation mais qui paradoxalement n’apprécient pas l’enfermement et l’isolement du aux cours en ligne. Dans ce second cas il est aussi question de trouver un compromis bénéfique. Toutefois, cette expérience particulièrement novatrice doit être vécue comme un exercice duquel on tire un enseignement, dans un monde où il sera de notre devoir de nous adapter rapidement.

    Les intervenants évoquent une accélération positive en matière de développement des soft skills et de la personnalité. En effet, il est plus facile pour les personnalités les plus réservées d’être à l’aise et de s’exprimer librement en télétravail. La pression semble être moins importante à la maison notamment car l’environnement de travail est souvent plus rassurant qu’en entreprise.

    Finalement, on retiendra que ce webinaire a permis d’étudier les analyses faites par rapport au travail à distance et d’en tirer des conséquences dans un objectif d’amélioration. Les questions d’avenir qui se posent désormais sont les suivantes :

    • Comment reprendre une dynamique collective de travail ?
    • Comment organiser le travail de manière hybride en associant efficacité et bien-être ?

    Louis LEBOT.

  • Quel regard les managers portent sur l’Intelligence artificielle ?

    Du manager au manager augmenté  :
    état des lieux, défis, digitalisation de la fonction et impact de l’IA

    Piloter, décider, gérer, encadrer, définir une stratégie … Au fil du temps la fonction de manager n’a cessé d’évoluer et de s’enrichir.

    Quel regard les managers portent sur leur fonction, son évolution, quels sont aujourd’hui leurs principales missions et défis.
    La digitalisation a-t-elle changé leur métier ?
    Comment accueillent-ils l’arrivée des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle?
    Quelles sont les solutions d’IA qu’ils ont ou qu’ils prévoient de déployer et pour quels usages concrets ?
    Quelles sont leurs craintes, leurs attentes face à cette technologie et at-elle pu les aider dans le cadre du management à distance ?

    Axys Consultants, #Hacktivateur de performance, a interrogé plus de 230 managers pour comprendre quels sont les changements provoqués par la digitalisation et l’IA.

    Les principaux défis du manager

    21 % des managers consacrent plus de 50% de leur temps au pilotage d’activité et prise de décisions

    L’animation des équipes est le 2ème poste à mobiliser plus de la moitié de leur temps (14 %). En dernière position, on retrouve pour 5 % d’entre eux la définition et la mise en œuvre de la stratégie

    Le premier défi des managers : la gestion de projet mais celle de l’humain reste une priorité

    Les 5 activités jugées comme les plus importantes sont à :

    • 53 % : gérer des projets
    • 51 % : faire monter en compétences les équipes
    • 51 % ex-aequo : améliorer la performance individuelle et collective
    • 49 % : recruter les bons profils
    • 46 % : motiver les équipes.

    Hormis la gestion de projet qui relève de la catégorie « pilotage d’activité et prise de décisions », les 4 autres relèvent de l’animation des équipes. Les managers font de la gestion de l’humain une priorité.

    Le plus important pour chaque grand type de missions :

    • En termes de pilotage d’activité et de prise de décisions : la gestion des projets (à 53 %)
    • En termes d’animation des équipes (encadrement, motivation…) : les faire monter en compétence ex-aequo avec l’amélioration de la performance individuelle et collective (51 %)
    • En termes de définition et mise en œuvre de la stratégie : participer à son élaboration (39 %)

     90 % de managers satisfaits de leurs résultats mais en demande de budget et de personnel pour les maintenir/améliorer

    Une augmentation du budget est considérée comme le premier facteur capable améliorer ces résultats (à 30 %) suivi de celle des effectifs (à 19 %) et de méthodes plus adaptées (14 %). La digitalisation des outils se classe en 4ème position (11 %).

    La formation arrive en dernière position avec seulement 5 % des suffrages à égalité avec moins de reporting.

    Des managers sous tensions : 90 % des managers constatent une accélération du changement depuis leur prise de fonction et 81 % une augmentation de leur charge de travail

    Vient ensuite pour 59 % d’entre eux une demande accrue de reporting. Malgré ces tensions, ils arrivent à faire face : ils classent en dernier – avec néanmoins des pourcentages élevés- une plus grande complexité pour gérer les équipes (38 %) et pour élaborer le budget (36 %) ex-aequo avec une plus difficulté accrue de communication.

    Le manager de demain : un manager augmenté ?

     Le manager de demain devra développer en premier son empathie/bienveillance (26 %), sa capacité à créer du lien (20 %) et à sortir du cadre -out of the box- (17 %)

    Pour devenir un manager augmenté, il devra être : agile (41 %), assisté par l’IA (22 %) et travaillant de façon collaborative (19 %). Pourtant seule une petite majorité des managers (51%) est familiarisée avec la notion de manager augmenté.

    L’avenir est à un équilibre managérial entre technologie et humain

    Les managers sont quasiment autant à estimer que le management de demain aussi plus technologique qu’humain.

    Le manager face à la digitalisation et à l’IA

     88 % des managers estiment que la transformation digitale a impacté leur métier dont 76 % positivement.

    L’application de l’IA à la fonction managériale : une forte marge de progression

    Les solutions concrètes de solutions d’IA pour les managers ont été mise en œuvre pour seulement 9 % d’entre eux, alors que 35 % travaillent sur le sujet. Néanmoins, pour la grande majorité (56 %) ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.

    Un niveau d’information sur l’IA insuffisant

    Seulement un quart de managers (25 %) estiment avoir été suffisamment informé à propos de l’IA et 2 % l’ont été parfaitement. 44 % la juge insuffisante et 29 % n’en n’ont reçu aucune.

    L’IA bien accueillie par les managers, l’automatisation plébiscitée à 44 %

    L’automatisation est plébiscitée par 44 % des managers car ils estiment qu’elle va leur permettre de se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée. Les deux bénéfices suivants attendus grâce l’IA est une assistance à la prise de décision (23 %) et un accroissement de leurs performances (21 %).

    Les cinq premières solutions d’IA déployées sont aussi celles qui donnent le plus de satisfaction

    Pour les managers bénéficiant de solutions d’IA, on trouve :

    • 40 % d’outils de collecte et d’analyse de données -prédiction et prévision- (19 % des managers satisfaits, 5 % insatisfaits et 16 % sans opinion car la solution est trop récente)
    • 40 % d’assistants conversationnels – Chat bot / Voice bot (19 % de satisfaits, 7 % d’insatisfaits et 14 % sans opinion)
    • 35 % de moteurs de recherche sémantique -base de données/de connaissance/ wiki- (15 % de satisfaits, 10 % insatisfaits et 10 % sans opinion)
    • 25 % de solutions d’évaluation de l’état d’esprit/l’humeur des collaborateurs (14 % de satisfaits, 5 % insatisfaits et 6 % sans opinion)
    • 22 % d’automatisation des tâches managériales -recrutement, reporting, gestion des temps…- (10 % de satisfaits, 3 % insatisfaits, 9 % sans opinion)

    Compte tenu des intentions de déploiement d’ici à 18 mois, on retrouvera les mêmes solutions, dans un ordre légèrement différent pour les deux dernières. Pour les entreprises ayant prévues d’investir dans l’IA :

    Déjà déployé Prévision de déploiement d’ici 18 mois Progression
    outils de collecte et d’analyse de données 40 % 54 % + 14 %
    assistants conversationnels – Chat bot / Voice bot 40 % 54 % + 14 %
    moteurs de recherche sémantique -base de données 35 % 52 % + 17 %
    évaluation de l’état d’esprit/l’humeur des collaborateurs 25 % 32 % + 7 %
    automatisation des tâches managériales -recrutement, reporting, gestion des temps 22 % 38 % + 16 %

    La formation/acculturation à l’IA : le premier frein au déploiement de l’IA à 33 %

    On trouve ensuite à 20 % la crainte d’être remplacé par un robot et à 17 % les problèmes d’éthique

    Effets de la pandémie : l’IA au secours des nouveaux modes de management à distance ?

     Veiller à la santé psychologique/moral des collaborateurs a été la première difficulté rencontrée par les managers (à 69 %) qui ont dû organiser le télétravail. Viennent ensuite la problématique de maintenir la cohésion des équipes (60 %) et leur motivation (48 %)

    23 % des managers ont fait appel à des solutions d’IA pour faciliter le télétravail

     

     

     

  • Les évènements incontournables de la semaine du 8 au 12 mars.

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-teletravail-revelation-ou-concessions-by-oracle/?instance_id=5403

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-des-seo-comme-les-autres-by-seo-camp/?instance_id=5414

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-innovation-vs-disruption-un-webinaire-pratique-pour-decoder-linnovation-by-visionary/?instance_id=5416

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-la-place-de-laudio-digital-dans-la-transformation-de-levenementiel-by-saooti/?instance_id=5417

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-duck-conf-2021-by-octo-technology/?instance_id=5351

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-personnalisation-ia-les-cles-dune-experience-dachat-reussie-by-ebg/?instance_id=5418

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-transformation-digitale-des-decideurs-marketing-by-adetem/?instance_id=5420

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-world-summit-2021-by-bazaarvoice/?instance_id=5421

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sommet-virtuel-banque-finance-assurance-by-big-data-ai-world/?instance_id=5422

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-de-la-conversation-a-la-conversion-client-by-mma/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-la-journee-du-search-by-marketing-magazine-e-marketing-fr/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-afrcx-transformation-day-by-afrc-2/?instance_id=5412

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-faire-de-vos-clients-des-points-de-vente-by-picom/?instance_id=5424

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-linfluence-de-la-femme-au-siecle-des-nouvelles-technologies-du-numerique-by-irest/?instance_id=5423

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-pourquoi-privilegier-le-marketing-dinfluence-en-2021-by-meltwater/

     

     

     

     

     

  • Nouveau cadre réglementaire, monde cookieless… dans quel environnement marketing allons-nous travailler dans les mois à venir ?

    L’année 2021 marquera-t-elle le retour aux fondamentaux du marketing ?

    Avis d’Expert Michael Froment Directeur et Co-fondateur Commanders Act

    Une nouvelle donne technique (un monde cookieless), un nouveau cadre réglementaire (pour les consentements) et, in fine, un nouveau contrat entre annonceurs et audiences. Après une année 2020 chaotique, 2021 – soyons optimistes – pourrait marquer un retour sain aux fondamentaux du marketing.

    Se risquer aux jeux des prédictions pour 2021 alors que 2020 s’est caractérisée en premier lieu par son imprévisibilité représente un exercice délicat. Cela dit, sur nos terrains de jeu, ceux du marketing et de l’adtech, les chantiers à venir se dessinent suffisamment bien pour que l’on se livre à l’exercice. Dans quel environnement allons-nous travailler dans les mois à venir ? Avec quel impact sur nos audiences et notre écosystème ? Voire, sur nos compétences ? Quelques réponses.

    Un environnement technico-réglementaire en pleine mutation

    La transformation de notre environnement technico-réglementaire s’est bien accélérée en 2020. Comme on ne connait pas encore le dispositif qui prendra le relai des cookies, l’histoire est loin d’être finie, mais 2021 sera l’année durant laquelle il va nous falloir travailler autrement. Et pour plusieurs raisons :

    – Les cookies tiers sont de plus en plus filtrés par les navigateurs. Apple avait ouvert le bal avec ITP (Intelligent Tracking Prevention), Google promet d’éradiquer ces cookies tiers de Chrome dès 2022.

    – Les modalités se précisent pour la gestion des consentements. Entre le TCF v2 de l’IAB et les directives de la CNIL applicable au 31 mars 2021, le premier trimestre 2021 sera celui des campagnes de tests pour optimiser les taux de consentement.

    – Tout en s’appliquant à collecter au mieux ces consentements, les marques, soutenues par les acteurs de l’adtech, vont s’essayer à d’autres techniques de tracking comme le server-side.

    – Les GAFAs de leur côté définissent de nouvelles règles du jeu. Le fameux pixel Facebook est condamné à s’effacer devant la nouvelle API Conversion (similaire à une technique dite server-side). Apple va imposer sa propre popin de collecte de consentement à toutes les apps qui voudraient utiliser son identifiant IDFA. Quant à Google, il prépare à travers son projet Privacy Sandbox de nouvelles méthodes pour concilier les enjeux de la privacy avec ceux de la publicité digitale…

    On peut donc légitimement se demander jusqu’à quel point notre relation avec nos audiences va-t-elle être affectée ?

    Un contrat marque-audience à reformuler

    Cette question en cache en fait plusieurs : comment convaincre nos audiences de nous donner leur consentement pour assurer la collecte des données ? Et si nous souhaitons mettre en place un login pour tenter de contrebalancer la perte de tracking via les cookies tiers, comment motiver ce login ?

    On le voit bien, ces questions pointent toutes vers un même sujet : le contrat entre les marques et les audiences. Un contrat que les équipes marketing doivent reprendre en main pour mieux le reformuler. Ce sera le gros effort à fournir en 2021. Jusqu’à maintenant, ce contrat a été traité sous un angle avant tout technico-juridique et souvent délégué au service juridique.

    Cette époque est révolue. La collecte des données est au croisement de nombreux enjeux : ce contrat ne questionne pas seulement la conformité réglementaire, mais aussi la brand equity (la valeur d’une marque aux yeux de ses publics) et tout ce qui en découle. Promesse de marque, service apporté à l’audience, stratégie de contenu et, en retour, connaissance de l’audience… Nous sommes loin du juridique. Voilà pourquoi le marketing doit se réapproprier le consentement, le traduire sous la forme d’une gestion des préférences relationnelles entre la marque et son public. C’est le capital confiance de la marque qui se joue ici.

    Des compétences à construire

    L’évolution de l’environnement digital et la gestion des consentements peuvent représenter pour les marques une impasse ou… une formidable opportunité. Certaines marques continueront de gérer ces enjeux comme des sujets techniques et réglementaires. D’autres les saisiront, déploieront les efforts nécessaires pour se réapproprier ces sujets et mieux revenir aux fondamentaux du marketing.

    De quels efforts parlons-nous ici ? Probablement d’une mise à jour des compétences. La tension est double sur les compétences. Elles sont appelées à se spécialiser, car sur de nombreux sujets la technicité se fait plus forte. Et, en même temps, il importe de cultiver une capacité à garder une vue transverse et globale des enjeux, à hauteur de la marque et des publics. Cela ne peut se faire entre les lignes du quotidien. Travailler cette compétence, cette capacité à maîtriser la technicité des sujets comme à saisir le sens global de l’histoire représente un projet d’équipe à part entière.

    Des coopérations à inventer.

    Pour terminer ce tableau de l’année à venir, évoquons la coopération. Celle qui peut voir des acteurs d’un marché mettre en commun des services comme des données pour mieux servir leurs audiences. La crise a révélé à quel point nous sommes fragiles, car interdépendants. Cela peut aussi fonctionner dans l’autre sens : nous pouvons être forts par la coopération et, notamment, face aux jardins clos des GAFAs. D’autant que ces derniers nous demandent de plus en plus de faire confiance à leurs algorithmes de prédiction et aux automatismes qui vont avec.

    Comment créer une alternative ? Sans doute pas en attendant la création d’un grand acteur européen. Mais plutôt en comptant sur un maillage de coopérations qui associent les marques, mais aussi les « vendors » de notre écosystème. Nouveau contrat entre marques et audiences, nouvelles coopérations, nouvelles compétences… Faisons de l’année 2021 l’année des nouvelles voies.

     

  • Top 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Netflix, la mode et les voitures règnent sur le TOP 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Socialbakers publie le classement mondial des marques qui ont obtenu le plus de likes en 2021. Dior est la seule marque française présente.  
    Trois catégories monopolisent ce classement : la mode, les constructeurs automobiles et Netflix.
    Netflix est sacré champion d’Instagram en ce début d’anée 2021. Quatre de ses déclinaisons nationales sont présentes dans le top 10. Netflix France et sa campagne remarquée à l’occasion de la Saint Valentin arrive classe 5e du classement des marques qui ont obtenu le plus de likes sur Instagram en 2021, devant Netflix India (7e) et Netflix Latinoamerica (8e). Netflix USA occupe la première marche du podium, carton plein pour le géant du streaming qui s’installe confortablement dans le classement des marques favorites des utilisateurs d’Instagram.
    La mode est la deuxième catégorie représentée dans ce classement. Fashion Nova et Shein se hissent respectivement aux 3e et 6e places. Le compte officiel du ténor du luxe Diorprend la 9e place et signe ainsi la seule présence française de ce classement.
    Les trois places restantes sont occupées par des marques des constructeurs automobiles, Mercedes-Benz et BMW occupent respectivement les 2e et 4e places. Lamborghini termine 10e.
  • #Baromètre CMIT –  Quelles sont les grandes tendances émergentes de la sphère marketing ?

    L’édition 2021 les chiffres clés et les conséquences Covid-19 

    Le CMIT (le club des marketeurs in tech), Nomination et TECH IN France présentent dans cette infographie le Baromètre des Usages Marketing 2021.  En effet, les temps changent, les usages aussi et certains ne font que s’amplifier. Le marketing B2B est un secteur en constante évolution. En cette période les professionnels du marketing s’adaptent à la crise du Covid-19.

    « Il y a 1 an quand nous avions partagé la version précédente, les leviers « off line » restaient majeurs dans la stratégie marketing des entreprises B2B. Qui aurait parié sur une telle accélération de la bascule vers du 100% digital ? Évaluer l’impact du COVID sur les usages marketing B2B est un enjeu clé de décodage à la fois pour se challenger mais aussi pour s’inspirer ! » Benoit Marcellin, DGA de Nomination

    « Le sondage de cette année nous révèle (ou pas) l’explosion des événements virtuels, de type conférence ou webinar, pour la génération de leads. Le marketeur a fait preuve d’adaptation en 2020 et de flexibilité aussi afin de répondre aux besoins croissants d’alimentation du tunnel de vente des équipes commerciales. Sans surprise non plus, le content reste plébiscité pour susciter l’engagement client. 2021 sera probablement une année de consolidation et rationalisation de leviers nouveaux expérimentés en 2020. » Jean-Denis Garo Président du CMIT, Directeur marketing Europe du sud Mitel

     « Quand on travaille dans le marketing du secteur tech, on pense être habitué aux changements constants – mais l’année 2020 nous a tous challengés à un autre niveau !  Ce que montre cette infographie c’est que nous avons dû réinventer nos stratégies marketing, nos manières de communiquer avec nos clients, nos prospects, et aussi nos manières de manager.  Il y a eu beaucoup de créativité et de résilience, et aussi de solidarité. La communauté marketing s’est resserrée, avec de nombreux moments d’échange, pour s’épauler, partager les bonnes pratiques, progresser ensemble dans un environnement instable – c’est très positif ! » Ségolène Finet, de TECH IN France

     Quelles sont les grandes tendances émergentes de la sphère marketing ?

    Le baromètre s’intéresse aux défis des marketeurs. Il décrypte les tactiques les plus efficaces à adopter dans une stratégie marketing. 

    Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

     Développer sa visibilité et sa notoriété oui, mais comment ? 3 sources principales pour augmenter sa notoriété :

    1. Relations presse (46%)
    2. Réseaux sociaux (66%)
    3. Partenariats et Alliance (67%)

    Génération de leads : comment générer des leads qualifiés ? Les sources les plus efficaces en termes de générations de leads sont : 

    1. Formulaire sur le site (68%)
    2. Participations à des événements (50%)
    3. Participations à des webinaires (41%)

    L’Engagement client est souvent cité comme un objectif majeur des campagnes marketing. Le principal KPI de mesure de l’engagement client est le taux d’ouverture de clic des newsletters, pour 81% des répondants. L’engagement client fait partie des objectifs stratégiques de beaucoup d’entreprises aujourd’hui.

    SEO-SEA est une qualité très recherchée dans le domaine du marketing. Dans les équipes marketing, c’est la compétence la plus difficile à obtenir pour 21% des personnes interrogées.  Le SEO-SEA devient une des forces marketing la plus importante de l’année 2021. 

     Les principaux ajustements stratégiques suite à la COVID sont :

    1. Réorientation budgétaires (68%)
    2. Réduction budgétaires (54%)
    3. Réorientation des équipes (32%)

    @CMITfr / www.cmit.fr

  • Palmarès du Grand Prix Stratégies de l’Influence

    Le palmarès du premier Grand Prix Stratégies de l’Influence a été dévoilé ce mercredi 3 février, lors d’une remise de prix diffusée en vidéo sur Stratégies.fr.

    Le Grand Prix de cette première édition est remporté par Publicis Conseil pour Fondation de France avec « Bee_nfluencer ». Dans cette opération originale, B, une abeille influençeuse a permis à la Fondation de France de récolter des fonds.
    Voici l’ensemble des lauréats de ce Grand Prix Stratégies de l’Influence 2020


    Grand PRIX Publicis Conseil pour Fondation de France – « Bee_nfluencer »

    INFLUENCEUR(SE) DE L’ANNÉE
    Léna Situations

    DIRECTEUR(TRICE) DE COMMUNICATION LA PLUS INFLUENTE
    Caroline Cornu, Directrice Communication EDF

    EXPERIENCES 

    . Evénements 

    OR Herezie pour Amazon Prime Video –
    « Amazon Dubbing Experience »

    ARGENT Webedia/Talent Web et Re-Mind PHD pour Netflix – « Stranger Night »

    . Voyages 
    OR Heaven / pour Crédit Agricole d’Île-de-France –
    « Le Clash de l’extrême »
    COCRÉATION AVEC L’INFLUENCEUR
    ARGENT Publicis Conseil / pour BNP Paribas – « Jeun’Appart »
    BRONZE heaven /pour HiPRO – « The HiPro Spotify WOD »
    PROGRAMME AMBASSADEUR
    BRONZE Omnicom Public Relations Group / pour Fitbit – « Programme ambassadeur Fitbit »
    BRONZE ex Aequo Studio71 / pour Zalando – « Zalando Beauty Gang »
    BRONZE ex Aequo Fred & Farid Paris et A&R Studios / pour Ligue Nationale de Rugby – « LNR x Bigflo et Oli »
    COMMUNICATION DE PRODUITS
    OR et Grand Prix Publicis Conseil / pour Fondation de France – « Bee_nfluencer »
    ARGENT Brainsonic / pour Label Emmaüs – « Label Action »
    CAMPAGNE RP/D’INFLUENCE INTÉGRÉE GRAND PUBLIC
    ARGENT Wellcom / pour Rubik’s Cube – « 40 ans de Rubik’s Cube »
    Campagne d’intérêt général
    OR ex aequo Gloryparis, Influence4You et S2R Starbrand / pour ONU Femmes France – « #LeFéminicideDansLaLoi »
    OR ex aequo BETC Fullsix pour Sista – « Pour lever des fonds,
    faut-il devenir un homme ? »
    ARGENT We Are Social / pour RATP – « #StopTrainsurfing /
    Yolo le jeu »
    BRONZE Kolsquare / « #OffronsNotreInfluence »
  • Etude TikTok : les enseignements de 2020

    Une année de résilience 

     Une année de résilience, durant laquelle les français ont trouvé en eux des ressources insoupçonnées et ont pu s’essayer à de nouveaux loisirs.

    > 53% des français estiment que la COVID-19 leur a fait prendre conscience de l’importance des amis, de la famille et de leurs proches dans leur vie

    > En 2020, plus d’un tiers des français (35%) ont passé plus de temps à faire les choses qu’ils aiment.

    Dès le 22 décembre, TikTok proposera à ses utilisateurs de découvrir, en vidéo, le meilleur de leur année… sur TikTok. Cette fonctionnalité nouvelle leur donnera l’occasion de revisiter l’année 2020 au travers des contenus, des tendances, des créateurs qu’ils ont particulièrement aimés.
    Mais à cette occasion, TikTok s’est demandé comment les Français avaient pu vivre cette année 2020 si particulière et ses conséquences inattendues sur leur relation aux autres et à leurs proches ; leur usage des nouvelles technologies ou bien encore leurs hobbies.
    Lien vers la vidéo

    Les activités particulièrement appréciées des français en 2020

    L’étude YouGov montre qu’en 2020, 2 personnes sur 5 (39%) en Europe ont utilisé leur temps pour s’adonner à des activités qui leur plaisent.

    Parmi les activités les plus populaires, la pâtisserie et la cuisine – avec 45% des réponses – arrivent en tête des préférences des Français, confirmant ainsi leur renommée internationale. En seconde position, les Français ont particulièrement apprécié la lecture à 36%, puis l’exercice physique à 32%. Entre pâtisserie et exercice physique… Il n’y a qu’un pas.

    On observe également que les passions françaises sont partagées avec les Espagnols qui, en plus des activités culinaires, de la lecture et du sport ont particulièrement apprécié la décoration intérieure et, dans certains cas, la méditation, le tricot et la couture mais aussi la danse.

    D’autre part, il semblerait que les Français aient décidé de ne pas abandonner de sitôt les nouveaux loisirs découverts en 2020. Comme une bonne résolution pour l’année à venir, 3 personnes sur 5, soit 60% des personnes interrogées, prévoient de continuer leurs activités et plus de la moitié (57%) souhaitent développer les compétences acquises. 38% envisagent de mettre à profit leurs nouvelles connaissances ce qui est particulièrement vrai pour 52% de la Génération Z (18-24 ans).

    Les Français ont appris à être plus résilients et plus ingénieux en 2020

    Dans l’ensemble, les résultats montrent que les Français semblent être plus créatifs et plus inventifs (36%) mais aussi plus ingénieux (37%) que les années précédentes. 43% des 18-24 ans partagent plus largement ce sentiment vs. 30% des plus de 50 ans.

    En plus d’être plus ingénieux, les Français ont le sentiment d’être plus résilient que les années précédentes, 38% des personnes interrogées se disent surprises de se découvrir ainsi. C’est particulièrement vrai pour les femmes avec 42% d’entre elles, contre seulement 33% des hommes. Comparé aux autres pays européens, c’est en France (43%) que ce sentiment est le plus fort suivi du Royaume-Uni (40%) et de l’Allemagne (31%).
     » 2020 a été une année extrêmement difficile, mais tout au long de celle-ci, les Français ont trouvé les moyens d’être créatifs et résilients. À travers cette étude YouGov, nous constatons que les Français ont fait preuve d’une résilience incroyable avec des résultats témoignant que 2020 a été une année remplie de découvertes et de réseaux de soutien auprès des utilisateurs. Nous l’avons observé au sein de la communauté TikTok et nous nous attendons à ce que cela soit un thème majeur, lorsque nos utilisateurs revivront leur « Année sur TikTok ». Nous sommes ravis d’apporter cette expérience à notre communauté. » déclare Paul Marvucic, Head of Creator & Product Marketing, Europe TikTok.

    Les liens avec les proches se sont renforcés en 2020 Les résultats révèlent que, malgré les défis, les distanciations sociales et les difficultés liées à la pandémie, plus de 53% des Français ont réalisé l’importance des liens amicaux et familiaux. 2 personnes sur 5 (42%) déclarent se sentir plus proche de leur famille et amis à ce jour et à l’approche de la nouvelle année, 67% des Français expriment vouloir passer plus de temps avec leurs proches en 2021. Durant les précédents mois, les Français ont expérimenté de nouvelles façons de maintenir les liens avec leur famille, amis et collègues. Un tier des personnes interrogées (34%) ont eu recours aux nouvelles technologies pour le faire. De même à travers leurs expériences en ligne, plus d’un quart (28%) des 18-24 ans ont pu découvrir des nouvelles communautés.

    LES MEILLEURS MOMENTS DE 2020 

    Art: @thomashubener est un ancien gymnaste particulièrement populaire sur TikTok en 2020. Il vous invite au travers de ses vidéos créatives à découvrir ses entraînements et les backstages du Cirque du Soleil dont il est l’un des artistes. En France, il s’est également illustré dans le programme Ninja Warrior sur TF1. Plus de 397 000 personnes le suivent sur TikTok.

    Sport: @lestissy est un véritable phénomène fitness avec plus de 500 000 followers sur TikTok. Elle a rejoint la plateforme pour sensibiliser ses abonnés à l’acceptation de soi. Elle y partage également des recettes saines et équilibrées, des conseils d’entraînement, sa vie quotidienne et son programme d’exercices – encourageant sa communauté à travailler leur bien-être mental autant que sur leur santé physique.

    Fashion: @karinavigier est une fashionista qui marque les esprits ! Elle casse les codes et fait voler en éclat tous les clichés en proposant une autre vision de la femme de plus de 50 ans : libérée, fashion et active. Elle donne des conseils en style, propose la pratique émergente du « upcycling », qui valorise les accessoires ou les vêtements déjà portés en leur donnant une seconde vie, et inspire ainsi toutes les générations. Elle rejoint TikTok en mars dernier et partage sa vision de la vie et de la mode avec plus de 190 000 followers.

  • Les 5 tendances en matière de réputation en 2021

    En 2021, la e-Réputation devient la réputation !

    Pour la toute première fois, Visibrain dresse le bilan de l’année 2020 et dévoile les 5 grandes tendances qui marqueront la réputation des marques en 2021

    En effet, la crise Covid-19 a forcé la digitalisation du monde et donc celle des entreprises. Dorénavant, il n’y aura plus de frontières entre la réputation des marques en ligne et leur réputation tout court.

    L’étude confirme que les enjeux de société sont plus jamais un risque pour la réputation des marques. Cette tendance agit comme fil conducteur qui définit les opportunités et les menaces qui planeront sur la réputation des marques en 2021.

    Les 5 tendances en matière de réputation en 2021 :

    1/ La réputation des marques est plus que jamais liée aux enjeux de société

    Marquée par l’épidémie de Coronavirus, l’année 2020 aura été celle de tous les défis : sanitaires d’une part, et sociétaux, d’autre part. En effet, nous avons assisté à des mouvements contestataires inédits tels que #BlackLivesMatter (97,5 millions de tweets depuis l’apparition du hashtag). Ces mouvements ont largement dépassé les frontières du réel pour s’imposer sur les réseaux sociaux, lieu d’expression privilégié lorsqu’il y a un enjeu ou un problème à soulever. Dorénavant, ne pas prendre en compte, voire ignorer, les valeurs sociétales pourra coûter cher en termes de réputation.

    Le conseil Visibrain : en 2021, il faudra prendre en considération, au plus haut niveau, les enjeux de société. Dorénavant, les marques devront penser « action » avant de penser communication. La société n’attend pas de ces dernières qu’elles révolutionnent le monde, mais qu’elles agissent, voire réagissent à la société qui les entoure.

     2/ La distinction entre médias, influenceurs et réseaux sociaux s’efface

    Le rôle de l’infuenceur se crédibilise davantage. Celui des médias traditionnels se renforce. Et les réseaux sociaux voient naître de nouveaux médias, hybrides. Ces tendances, déjà grandissantes pré-Covid, ont été accélérées avec l’épidémie.

    En effet, l’influenceur est devenu un vrai relai d’information (et pas qu’en placements de produits). Les médias traditionnels ont, quant à eux, assis leur place de leader de l’information (puisqu’ils restent les premiers influenceurs en termes de communautés sur les réseaux sociaux). Enfin, à mi-chemin entre l’influenceur et le média traditionnel apparaît le média-hybride. Ils s’appellent Brut, Mediavenir ou encore Loopsider et, durant la crise, leur part de voix a explosé sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, ils jouent parfaitement avec les codes des plateformes sociales, ce qui explique en partie leur succès. Ils se font également connaître grâce à certains de leurs journalistes, qui deviennent de véritables influenceurs !

    Le conseil Visibrain : entre influenceurs, médias, réseaux sociaux, il existe de multiples relais d’information qui s’apprivoisent et se confondent au fil du temps. Pour les marques cela signifie que distinguer les trois n’a plus lieu d’être. L’objectif est de penser ses relations influenceurs comme ses relations médias et d’en faire une stratégie unifiée.

    3/ La réputation des marques est un enjeu sur tous les réseaux sociaux sans exception

    Il y a peu de temps encore, Twitter et Facebook étaient les lieux privilégiés d’expression de mécontentement des internautes. Or, l’année 2020 nous a démontré que ces réseaux n’étaient plus les seuls qui méritaient une attention toute particulière.

    Instagram, par exemple, qui a longtemps été considéré comme un endroit lisse voire aseptisé, peut tout à fait voir naître des crises-image (rappelons-nous de l’exemple du Slip Français et du blackface de ses employés, diffusé sur Instagram en janvier).

    Même TikTok, le petit nouveau sur le paysage des médias sociaux, pourrait rapidement devenir le temple des bad buzz. En mai dernier, il a d’ailleurs donné de la voix à #BlackLivesMatter (plus de 3,5 millions de vidéos publiées pour 23 milliards de vues cumulées). De plus, les marques y sont quotidiennement citées : #Mcdonalds cité dans 412 900 vidéos, #Amazon 289 000, #Zara 176 900 et des marques, pourtant moins attendues, font aussi l’objet de centaines de vidéos, telles que Super U (803 vidéos).

    Le conseil Visibrain : nous faisons face à une transversalité des réseaux sociaux. Dorénavant, pour veiller au mieux son image de marque, segmenter sa veille sera la clé. Chaque réseau est différent en termes de KPIs, d’influenceurs, de data, d’engagement… La veille segmentée par réseau permet ainsi de mieux mesurer, en temps réel, les messages sur sa marque, son secteur ou ses concurrents.

     4/ La snack-video, LE format de 2021

    Alors que la pandémie a influencé notre consommation d’écran (à la hausse), le besoin de rire et de décompresser ont, quant à eux, favorisé le partage de contenus vidéos drôles, sur un ton plutôt léger. En 2021, la snack-video simple à consommer et à créer, s’imposera comme le format idoine du web ! C’est d’ailleurs durant le 1er confinement que TikTok, le réseau de la vidéo par excellence, a été propulsé sur le devant de la scène digitale. Le succès fut tel que les principaux réseaux qui surfent sur l’image ont répliqué : Instagram avec les Reels, YouTube avec Shorts ou encore Snaptchat avec Spotlight.

    Le format vidéo offre donc de multiples opportunités pour les marques : contenu simple à réaliser, authentique et qui génère de l’engagement. Mais attention, la snack-video présente aussi des risques réputationnels. Elle renforce les prises de parole non calculées, les avis négatifs, et peut porter encore plus haut la voix des combats sociétaux. Cela se traduit, par exemple sur TikTok, via des vidéos à fort impact, avec des titres ou légendes taillés pour le buzz, comme nous le montre cette vidéo sur le #boycottamazon : « Amazon didn’t pay federal taxes in 2017 & 2018 despite profiting over $13 Billion in those years combined » martelée de #BoycottAmazon.

    Le conseil Visibrain : la vidéo courte jouera un rôle majeur dans la communication des marques, qui ont tout à y gagner. Le challenge réside principalement dans leur capacité à s’adapter aux nouveaux codes du digital ainsi que dans leur capacité à anticiper les risques qu’ils entraînent. La veille sera la meilleure arme des marques pour s’y préparer et la condition sine qua none d’une stratégie de communication réussie.

    5/ Fake News : un combat engagé mais pas encore gagné

    Depuis quelques années, la société est de plus en plus alerte et méfiante face aux informations qui circulent sur le web. Plus aguerrie, elle se laisse difficilement berner par la Fake News. Il faut dire que les médias, journalistes et réseaux sociaux redoublent d’effort dans la lutte contre la désinformation (ajustement des algorithmes, mise à jour des politiques de modération…). Mais si les mentalités et les moyens évoluent, les Fake News évoluent elles aussi.

    À l’ère de la Covid-19, les Fake News tentent d’être plus réelles que la réalité elle-même. Le documentaire Hold-Up illustre parfaitement ce constat. En jouant avec les codes, en mélangeant avis d’experts (personnalités du monde médical) et figures clivantes, le film arrive à semer le doute auprès du grand public. Sur les réseaux sociaux, la sphère complotiste s’en donne à cœur joie.

    Le conseil Visibrain :le combat contre la désinformation est enclenché, mais il est encore loin d’être gagné. En 2021, il faudra continuer à intégrer ce risque de crise par le faux et tenter de rétablir la confiance avec les consommateurs. Pour cela, la transparence et l’identification des signaux faibles seront les meilleures alliées des marques.

    LIEN POUR TÉLÉCHARGER L’ÉTUDE