Catégorie : Commerce connecté

  • Retail, GreenTech, Technologies, Innovations, Intelligence Artificielle … #VivaTech : le  » Best OF  » de La Brigade Du Web

    Le  » Best OF  »

    VivaTech 2024 a été le lieu où les dernières solutions AI les plus concrètes ont été présentées avec près de 40% des exposants montrant des innovations sur le sujet, notamment à travers d’un nouvel espace :  l’AI Avenue, cœur bouillonnant de l’événement durant quatre jours.
    A retenir : VivaTech a catalysé le débat sur l’IA à l’échelle mondiale :  plus de 2 milliards de personnes touchées sur les réseaux sociaux (x2 vs 2023). Mais pas que.

    L’engagement renforcé de VivaTech dans une tech responsable s’est matérialisé notamment avec  une allée entière dédiée aux initiatives et aux innovations à impact positif pour construire un avenir plus durable et inclusif.

    Avec La Brigade Du Web, nous vous avons concocté nos coups de coeur dans les domaines du retail, de la greetech, des technologies et of course de l’IA .

    Je tenais aussi à remercier vivement nos partenaires SNCF Connect & Tech, KPMG et La Banque Postale pour leur confiance.

    Annie ABELA
    Directrice éditoriale de MyDigitalWeek

    Quoi de neuf dans le #RETAIL 

    Fidecoin premier programme
    de paiement qui récompense
    en monnaie locale.

    Veesual ou l’expérience shopping
    augmenté

    Quoi de neuf dans la #GREENTECH

    AECTUAL « ART-Chitecture » ou comment
    l’impression 3D apporte du design
    100 % circulaire.

    Releaf Paper Si les feuilles mortes
    se ramassent à la pêle,
    elles ont aussi le droit à
    une seconde vie …

    Greenoco : calculer, réduire et piloter
    l’impact environnemental
    des sites web

    JC DECAUX s’adapte
    au réchauffement climatique avec
    des abribus bas carbone

    Lightyear : un capital risque

    Quoi de neuf dans #IA 

    Buster.AI surveille, détecte et neutralise
    les contenus trompeurs, toxiques et fakes

    NOA (Navigation, détection d’Obstacles et intelligence Artificielle) est destiné
    aux nons voyants. NOA identifie les dangers,
    guide et décrit l’environnement grâce à l’IA

    Incontournable Elon Musk
    Son plus grand espoir ? Space X et Mars,
    et sa plus grande peur ? l’
    #IA

    Quoi de neuf dans la #TechForGood

    Scewo BRO le fauteuil roulant  » tout terrain « 

    L’Oréal Groupe pour une beauté
    sans tests sur les animaux.

    Quoi de neuf dans la #TECH

    Murena pour échapper
    à la surveillance numérique
    et ne pas fuiter vos données personnelles

     

     

  • Comment l’IA va changer nos structures (en vrai) ?

    Before , un évènement dans l’évènement 

    organisé par Comexposium 

    Les 11 et 12 mars 2024 se tenait la deuxième édition du Before à Monaco, un événement organisé en amont de One to One Retail E-commerce.

    Véritable événement dans l’événement, le Before a réuni 100 participants cette année dont 80 dirigeants et personnalités du E-Business. Au cours de ces 24 heures, trois commissions et des moments de networking ont animé les échanges, leur offrant ainsi l’opportunité de partager, comprendre, poser des questions et échanger entre pairs sur des sujets de société à enjeux business forts.

    Temps forts sur l’IA 

    Avec  Marjolaine Grondin (CEO & Co-fondatrice Jam), Alexandre Meerson (Directeur Digital, Data & IT / Systèmes d’Information Europe et Moyen Orient – Sephora) et Stanislas Polu (Software Engineer & Co-founder Dust)
    Animée par Matthieu Stefani (Président Cosavostra)
    L’IA s’immisce progressivement dans le quotidien des entreprises. Pour autant, il est important que l’adoption par les collaborateurs se fasse de manière naturelle, métier par métier, avec une IA dédiée à chaque usage.
    L’objectif n’est pas de remplacer un humain par l’IA mais plutôt d’apprendre à utiliser l’IA pour être meilleur, soulager certaines tâches du quotidien (prise de notes, synthèse de réunion…)  et augmenter les compétences et connaissances des collaborateurs.
    Quelques exemples concrets : 
    • Améliorer son SAV
    • Interroger des données, comme les stocks de ses fournisseurs avant de lancer une opération marketing
    • Réécrire plusieurs versions d’un contenu donné afin de s’adapter à plusieurs typologies de publics.
    • Réunir des données éparpillées dans l’entreprise.
    • Doubler une conférence en direct
    • Assister les développeurs pour qu’ils sachent quoi coder et travailler plus rapidement

  • Quelles sont les attentes des consommateurs lorsqu’ils recherchent des produits en ligne ?

    Observatoire des pratiques de recherche dans l’e-commerce, édition 2024

    Une Etude Sensefuel 

    Les usages sur les sites e-commerce et les attentes des consommateurs lorsqu’ils recherchent des produits en ligne évoluent d’année en année.
    Comprendre leurs habitudes est crucial pour optimiser l’expérience client de son site marchand, avec pour objectif de mieux servir le consommateur et accélérer ses ventes.

    Sensefuel a interrogé 1 292 consommateurs en janvier 2024 sur les trois plus grands marchés européens du e-commerce, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, et rassemblé leurs réponses dans l’Observatoire des pratiques de recherche dans l’e-commerce. Ces données précises permettent de mieux connaître le consommateur, de comprendre la manière dont il recherche ses produits et cerner ses motivations et ses freins à l’achat lors de la visite sur un site e-commerce.

    • Comment les internautes s’y prennent pour trouver un produit, quel que soit le device utilisé.
    • Dans quelle situation l’internaute utilise la barre de recherche, plutôt que la navigation
    • Les améliorations possibles des moteurs de recherche, selon les consommateurs
    • Et d’autres chiffres, utiles à l’amélioration de votre stratégie e-commerce…
    • Quelles sont les grandes tendances mises en avant ? 

    Pour cette édition 2024, les consommateurs sont 67 % à attendre une expérience adaptée, que le site e-commerce ait compris leurs goûts et envies et personnalise l’affichage.
    Ils choisissent en première place le moteur de recherche pour simplifier leur parcours d’achat et souhaitent accéder à des filtres précis et à un menu plus clair. La barre de recherche est toujours plus utilisée dans différents contextes.
    Ainsi, 74 % des consommateurs utilisent le moteur de recherche pour chercher un produit précis. 

    Parmi les principaux reproches des sondés se distingue notamment le fait que soient proposés des produits inadaptés (31 % des répondants).
    On note aussi, en termes de reproche concernant la recherche de produit par mot-clé, des résultats peu pertinents avec un score de 26 % en hausse de 25 % par rapport à 2023.
    Enfin, sur les douze derniers mois, 25 % des sondés ont perçu des améliorations concernant le fonctionnement de la recherche par mots-clés sur les sites e-commerce qu’ils fréquentent régulièrement.

    Pour télécharger l’étude c’est ici 

  • Quelle place ont encore les soldes dans le cœur des Français ?

    Soldes d’hiver 2024 : Quel bilan chez les marques ?


    Une étude réalisée par Notify 

    Entre les ventes privées et les promotions proposées toute l’année, quelle place ont encore les soldes dans le cœur des Français ?
    Selon l’étude de Notify, Plateforme SaaS d’Orchestration CRM, les marques continuent de communiquer un maximum auprès de leurs clients durant ces soldes hivernales 2024. L’étude se concentre sur l’analyse des données d’activation CRM par les marques, et sur le comportement des consommateurs entre la semaine de Noël et la dernière semaine des Soldes.

    Step 1 : les ventes privées

    Les premières communications sur les avant-ventes privées ont été activées le 25/12/23 et le 26/12/23 principalement dans les verticales fashion H/F et Brico/- déco, soit 1 journée + tôt dans le calendrier VS 2022 pour ⅓ des marques.

    Step 2 : 1ère démarque

    83% des marques ont communiqué sur le lancement de la première démarque de façon omnicanale. Le secteur d’activité communiquant le plus rapidement auprès de sa communauté est la mode, suivie par la beauté puis la maison/décoration.

    Le taux moyen affiché des soldes est de -40% lors de la première démarque, avec des variations importantes selon le secteur (de -10 à -70% dans la mode, de -10 à -80% dans la beauté, de -20 à -70% dans la maison, de -15 à -70% dans la grande distribution, de -10 à -60% dans le voyage).
    “Cette saison des soldes 2024 traduit une pression marketing de la part de marques et un engagement des consommateurs relativement stables.Mais le besoin de rebond sur un dernier trimestre morose, notamment pour le retail fashion, a engagé certaines enseignes à activer plus tôt,plus fort, et à conserver un niveau élevé de communication sur les nouveautés.” Ous Ouzzani, DG et associé de Notify

    60% des marques augmentent la pression marketing la première semaine des soldes, mais tempèrent ensuite de façon hétérogène, comme la beauté, la mode, le travel…

    Il ressort également de l’étude que les marques ont communiqué sur l’ensemble des supports à leur disposition. 80% des marques de grande distribution favorisent ainsi la communication via push app lors des soldes. Autre donnée intéressante, baisse du pouvoir d’achat oblige, Notify constate une baisse des prises de parole sur les nouveautés de -86% cette année afin de privilégier les promotions.

     

    En termes d’ouvertures et de clics, Notify observe une baisse moyenne de l’engagement de l’ordre de -4% sur les catégories “soldes” cette année.

    Step 3 : 2ème démarque

    Lors de ce second temps fort, 23% des marques appuient dans leurs activations CRM la notion de seconde démarque.
    Le taux moyen de démarque constaté est de -44,5%. La moitié des marques en profitent pour citer ou présenter la nouvelle collection dans le dialogue consommateurs installé pendant les soldes.
    Loin d’être anecdotique, le Blue Monday a permis à 3% des marques de rebondir sur cette journée “la plus déprimante de l’année”, en positionnant les bonnes affaires comme un remède à la morosité. Et 10% des enseignes ont conservé dans leurs activations du contenu inspirationnel VS offres transactionnelles de soldes.

    Pour accéder à l’étude c’est ici 

  • e-commerce : 4 étapes pour réussir sa stratégie d’hyperpersonnalisation des parcours d’achat 

    e-commerce : l’hyperpersonnalisation comme facteur de succès

    Par Stéphane Vendramini chez Sensefuel

    L’hyperpersonnalisation se positionne désormais comme un facteur clé de succès pour proposer aux consommateurs une expérience utilisateur en ligne unique. Dans ce contexte, les sites e-commerce doivent adopter cette approche pour s’adapter aux envies de chaque visiteur, et ce en temps réel. Voici quatre piliers clés pour réussir son projet.

    Comprendre les avantages de l’hyperpersonnalisation vs la personnalisation. 

    L’e-commerce est devenu un marché de plus en plus concurrentiel et les consommateurs sont de plus en plus exigeants concernant leurs expériences d’achat. Les acteurs cherchent à se différencier en offrant des expériences d’achat plus personnalisées. Globalement, il existe une différence importante entre la personnalisation et l’hyperpersonnalisation.

    La personnalisation consiste à analyser les données personnelles et potentiellement les données comportementales des visiteurs, pour adapter l’expérience d’achat proposée pour un groupe d’individus. Ces segments sont constitués à froid et n’agissent pas lors de visites d’inconnus, mais uniquement à la visite d’un individu identifiable via ses données personnelles.

    L’hyperpersonnalisation consiste à s’appuyer d’abord sur des données comportementales anonymisées des visiteurs pour adapter l’expérience d’achat aux envies de chacun. Les technologies d’hyperpersonnalisation sont donc capables d’adapter les parcours d’achat en temps réel et dès la première session d’un visiteur anonyme. Cette approche repose sur des algorithmes d’IA de dernière génération et ne nécessite pas de gestion de règles manuelles ni de données personnelles. Elle n’est pas soumise à l’acceptation de cookies et s’applique donc à l’ensemble du trafic.

    Raisonner quick-win et ROI : Par où commencer ? 

    Mettre en place une stratégie d’hyper- personnalisation des parcours d’achat peut sembler complexe. On peut naturellement se demander par où commencer. L’une des méthodes les plus efficaces pour répondre à cette question légitime est d’identifier les quick-wins de l’hyperpersonnalisation. L’usage du moteur de recherche interne est le parcours client le plus adapté pour démarrer un projet d’hyperpersonnalisation de l’expérience :

    • l’hyper-personnalisation améliore la pertinence des résultats de recherche
    • Le moteur de recherche est le premier lieu de vente des sites e-commerce.
    • L’hyper-personnalisation offre la possibilité de comprendre les mots tapés et d’en tirer profit pour enrichir la connaissance du visiteur
    • Le moteur de recherche, pour commencer à hyperpersonnaliser les résultats de recherche, ne nécessite que peu d’effort de mise en place.

    Étendre l’hyperpersonnalisation sur l’ensemble des points de contact omnicanaux 

    Une fois que vous souhaitez hyperpersonnaliser le parcours de recherche on-site lancé, il est essentiel d’étendre cette approche à l’ensemble du site et des points de contact. Avec pour objectif d’offrir une expérience d’achat sur mesure, de mieux convertir et de fidéliser les visiteurs. Il faut alors adapter l’ensemble du site et des points de contact aux envies de chaque visiteur et utiliser une plateforme unifiée comme socle technique et fonctionnel. De plus, ce type de projet connait un ROI rapide et s’autofinance par l’amélioration des performances commerciales obtenue grâce à l’hyperpersonnalisation des résultats de recherche.

    Capitalisez sur ses données CRM ou CDP pour accélérer 

    Enfin, l’utilisation de données clients provenant de CRM ou de la CDP peut être un véritable atout pour accélérer l’adaptation de l’expérience en fonction des envies de chacun. Lorsqu’un client connu et logué arrive sur le site e-commerce, les données provenant du CRM ou CDP peuvent enrichir l’IA chargée d’hyperpersonnaliser l’expérience. Elle prendra donc en compte : le comportement en temps réel du visiteur sur le site et les insights provenant des systèmes. Cette donnée personnelle permet d’accélérer l’adaptation en temps réel du parcours d’achat. Globalement, les données doivent donc être considérées comme un complément à l’analyse du comportement de chaque visiteur.

    Par Stéphane Vendramini chez Sensefuel

  • Le marché du luxe en hausse grâce aux dépenses de la Génération Z

    Quelles sont les habitudes des acheteurs de produits de luxe ? 

    Pinterest dévoile les résultats d’une nouvelle étude sur les habitudes et les caractéristiques des acheteurs de produits de luxe, menée avec PA Consulting dans plusieurs pays dont la France.

    Les résultats mettent en évidence que cette audience est majoritairement jeune et en croissance, bénéficie d’un pouvoir d’achat élevé et se rend sur la plateforme avec une intention forte, favorisée par une expérience utilisateur positive qui ne se heurte pas aux contenus toxiques de nombreux autres sites.

    Alors que l’environnement économique mondial reste instable, le marché des produits de luxe est en pleine expansion ; il est susceptible de doubler d’ici 2030 grâce aux dépenses de la génération Z, ce qui constitue un autre avantage de Pinterest. 70% de l’audience de luxe de Pinterest, définie comme les utilisateurs mondiaux qui ont recherché ou sauvegardé l’une des 60 marques de luxe, a moins de 35 ans.
    Quatre sur cinq sont des femmes
    .

    L’étude de PA Consulting révèle des données précieuses pour les marques, notamment sur la manière dont l’audience de Pinterest, composée d’acheteurs de produits de luxe engagés, présente une valeur unique pour les marques.

    Parmi les enseignements clés de l’étude :
    Les utilisateurs de Pinterest sont plus aisés que les acheteurs sur d’autres plateformes
    • Un tiers des acheteurs de produits de luxe sur Pinterest ont des revenus annuels supérieurs à 100 000 USD et sont 35 % plus susceptibles de franchir la barre des six chiffres que les acheteurs de produits de luxe sur d’autres plateformes.

    Les utilisateurs de Pinterest sont plus intentionnels que les acheteurs sur d’autres plateformes
    • Trois acheteurs de produits de luxe sur cinq déclarent utiliser Pinterest pour rechercher des marques et des produits de luxe. Selon PA Consulting, Pinterest est la première source d’inspiration pour les achats de produits de luxe.

    Les utilisateurs de Pinterest sont des planificateurs : ils façonnent leur avenir grâce aux produits de luxe
    • Chaque semaine, les utilisateurs enregistrent plus de 1,5 milliard d’Épingles  sur plus de 10 millions de tableaux, enregistrant des idées de cadeaux pour les fêtes et les anniversaires, des rénovations de maison, des vacances de rêve, de nouvelles voitures et autres produits ou services premium.

    • Quatre utilisateurs sur cinq affirment que Pinterest les aide à planifier leur avenir, selon une étude de Reach3 Path to purchase, et ils dépensent de l’argent sur des articles de luxe pour y parvenir.

  • Orange France et l’UAE : partenaires pour accompagner les auto-entrepreneurs

    Accompagnement et solutions techniques :
    le binôme gagnant pour réussir son projet 

    Parce que l’auto-entrepreneuriat est en pleine croissance, le 4 septembre 2023,
    Orange France et l’UAE ( Union des Auto-Entrepreneurs ) ont signé un accord de partenariat pour accompagner les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs déjà en activité.
    L’objectif est double :
    > proposer aux auto-entrepreneurs des solutions numériques et des équipements sécurisés nécessaires à la réussite de leur projet.
    > Les accompagner étape par étape dans leurs démarches de professionnalisation

    Quelles sont les modalités de ce partenariat ?
    Comment bénéficier de cet accompagnement ?

    Décryptage avec :


    François Hurel
    Président de l’UAE
    (Union des Auto-Entrepreneurs)

     


    Frédéric Dufal
    Directeur Marketing Professionnel & PME chez Orange France, pour les entreprises de 0 à 49 salariés.

     

    Annie ABELA :  En 2023, la France compte environ 3 millions d’auto- entrepreneurs, soit près de 12 % de la population active.
    François Hurel vous êtes à l’origine du statut de l’auto-entrepreneur en 2009, comment expliquer un tel engouement ? Qui sont ces auto-entrepreneurs ?

    François HUREL : Cet engouement s’explique car ce statut fait appel à trois ressorts importants : l’indépendance, la liberté et la responsabilité. Les Français souhaitent exprimer leurs talents. L’auto-entrepreneuriat leur offre l’occasion de concrétiser leurs aspirations et de transformer leur vie professionnelle.

    Au travers de notre association, nous remarquons qu’un grand nombre ont entre 18 et 30 ans et viennent de tous les horizons sociaux. Ils peuvent aussi être d’ex-salariés, ou encore cumuler plusieurs activités et emplois. Ce régime de l’auto-entrepreneur est surtout universel :  il s’adresse à tous, quel que soit son âge, ses compétences, ou son origine.

    AA : Quel est le rôle de l’UAE ?

    François HUREL : Notre association s’est donné pour objectif de défendre et de promouvoir ce régime de l’auto-entrepreneur. Il séduit de plus en plus de français.
    Notre démarche est de les accompagner avec bienveillance en leur proposant des outils, des solutions, ainsi que des conseils et des formations.
    Nous travaillons pour cela en partenariat avec de grandes entreprises, telle qu’Orange France.

    AA : Acteur de confiance auprès des professionnels, Orange France a choisi de mettre toutes son expertise au service des auto-entrepreneurs.
    Comment ce partenariat y répond-il ?

    Frédéric DUFAL : Ce partenariat avec l’Union des Auto-Entrepreneurs (l’UAE) s’insère dans une stratégie globale d’accompagnement chez Orange France. Nos objectifs avec l’UAE sont parfaitement alignés : proposer aux auto-entrepreneurs les bons outils numériques pour passer facilement de l’idée à l’action. Le temps est précieux pour les auto-entrepreneurs, d’où ce partenariat fondé sur des services opérationnels.

    AA : À l’ère de la digitalisation, avoir les bons outils numériques est essentiel pour préparer son projet et pour gérer son activité.
    Que propose Orange pour les auto-entrepreneurs ?

     Frédéric DUFAL : Nous proposons à la fois des outils mais aussi les conseils de nos experts car tous les auto-entrepreneurs ne vont pas avoir les mêmes besoins.

    En ce qui concerne les outils, ils vont se décliner sur trois thématiques :
    La connexion (fixe et mobile), la visibilité sur Internet et la cybersécurité.

    Sur l’item communication, si on prend les taxis ou VTC, les livreurs de vente à emporter, les dépanneurs, les agents immobiliers indépendants… la continuité de la connexion mobile est absolument essentielle pour leurs activités.
    Pour beaucoup d’autres professions, la connexion à internet par la fibre, ou quand elle n’est pas disponible par le cuivre (xdsl) sont indispensables. Or il peut arriver de perdre son mobile, ou qu’une infrastructure de transmission soit endommagée par un coup de pelleteuse.

    C’est pourquoi nos offres Pro intègrent des solutions de continuité de service/ connexion, qui prennent le relais en cas de dysfonctionnement ou de panne : un boitier 4G pour prendre le relais de l’Internet fixe, ou encore un n° de secours qu’il est possible de programmer à l’avance pour acheminer les appels vocaux vers un numéro alternatif, par exemple sur le mobile, et un prêt de mobile

    En ce qui concerne Internet, la visibilité, ça se travaille : la présence dans les annuaires en ligne, le nom de domaine qui vous valorise, un site web clé en main vitrine ou e-commerce, la prospection par mail, etc. Orange conçoit et met en œuvre les outils les mieux adaptés à la bonne visibilité sur Internet.

    En prime, les auto-entrepreneurs ont accès à des fonctions de cybersécurité, nouvelle génération. La protection des données et des équipements connectés est assurée 24h/24 et 7j/7.

    Enfin, pour aborder leur projet sereinement, les auto-entrepreneurs bénéficient d’une remise de 30 % sur nos offres pros pendant un an.

    AA : Accéder aux technologies, c’est important, mais que propose Orange pour aider les auto-entrepreneurs, à choisir les offres les mieux adaptées à leurs attentes ?

    Frédéric Dufal : Pour cela, le contact humain est indispensable. Notre force est de proposer un service dédié aux pros et petites entreprises, et surtout adapté à la situation de chacun. C’est pourquoi nos experts pros sont engagés aux côtés des auto-entrepreneurs pour les aider à formuler leurs besoins et y répondre avec les offres les plus adaptées, aussi bien en ligne, par téléphone ou en boutique.

    AA : Concrètement comment bénéficier de l’accompagnement de l’UAE et des technologies d’Orange ?

    François HUREL : L’UAE accompagne tous les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs installés, à travers leur adhésion à notre association et grâce à un parcours de formation, tel que notre programme « Réussite », Au-delà, notre site internet est une pépite d’information pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la préparation de leur projet ou souhaitent faire grandir leur activité.

    Nous communiquons sur les offres pros d’Orange et nous enrichirons nos actions de communication en donnant accès à des solutions numériques et efficaces pour les auto-entrepreneurs et à un guide du créateur.
    Enfin nous serons présents, ensemble, avec Orange sur les événements et salons dédiés à l’entrepreneuriat, tel que le Salon SME, l’événement dédié aux dirigeants et créateurs de petites entreprises, qui aura lieu à Paris le 25 et 26 septembre.

    Frédéric DUFAL : Nous proposons des briques de solutions, un savoir-faire, des webinaires et un guide pédagogique « Entreprendre avec les bons outils numériques » pour répondre aux attentes des petites entreprises. L’enjeu est de faire connaitre ces informations aux moments où l’auto-entrepreneur en a besoin. L’UAE sait orienter les auto-entrepreneurs dans le cadre de leurs parcours, auquel contribuent nos webinaires et notre savoir-faire.

    Les évènements comme le salon SME sont importants pour échanger, conseiller, informer avec bienveillance les porteurs de projets.

    D’ailleurs, lors de ce salon, nous coanimerons une conférence sur la
    Cyber Sécurité le 26 septembre afin de sensibiliser et accompagner les créateurs sur le sujet avec des conseils pratiques.

    AA : Un message à faire passer ?

    François HUREL : Dans le mot « auto-entrepreneur » il y a le préfixe « auto », qui signifie seul. Mais être seul, ne veut pas dire ne pas être accompagné. Accéder à des solutions adaptées et sécurisées, des conseils, et une écoute, sont les bases indispensables pour démarrer une activité en confiance. L’essentiel est le projet des auto-entrepreneurs, notre priorité est leur réussite !

    Fréderic DUFAL Le statut d’auto-entrepreneur est important. Il permet de tester de nouveaux projets, et de développer l’économie française. C’est un grand honneur pour moi d’être au service des petites entreprises, qui font vivre notre tissu économique. Nous souhaitons continuer à innover avec elles et tous ceux et celles qui souhaitent devenir autonomes et concrétiser leurs projets.

    Pour en savoir plus : 

    Les solutions et services proposées par l’UAE 
    https://www.union-auto-entrepreneurs.com/partenaires/solutions-services-numeriques-auto-entrepreneur-orange/

    Le Mag Orange 
    https://pro.orange.fr/lemag

    Orange Digital Center : 
    https://orangedigitalcenter.orange.fr/entreprendre 

     

     

     

     

     

     

  • Top and Down des principaux sites eCommerce en France

    Analyse du trafic des principaux sites e-commerce en France

    Similarweb a mesuré le trafic d’une année sur l’autre des 339 plus gros sites d’e-commerce nationaux. Un constat s’impose : la baisse de la consommation se reflète dans ces indicateurs qui démontrent une complexification du secteurs et des disparités fortes entre les généralistes en perte de vitesse et des marques qui bénéficient d’un attrait toujours plus grand de la part des e-consommateurs.

    En bref : 

    • Baisse de 8% de trafic d’année en année sur les 339 plus gros sites e-commerce français, ce qui illustre la baisse de la consommation
    • Seulement 26% de ces leaders du e-commerce ont vu leur visites desktop & mobile augmenter d’année en année
    • Les secteurs les plus épargnés sont ceux des courses en ligne (-6%), de l’auto-moto (-6%) du voyage (-6%), des distributeurs multi-catégorie (-5%)
    • En revanche, les retailers du secteur Maison et Jardin subissent le contraction du pouvoir d’achat, avec une baisse de trafic en ligne de -12% par rapport au premier semestre 2022
    • Les leaders de la beauté et parapharmacie enregistrent une perte de visites de presque -15% d’année en année, en parallèle avec des résultats records pour les grandes marques de cosmétiques (chiffre l’Oréal); en ligne en France, les secteurs porteurs semblent être ceux des produits naturels, avec aroma-zone.fr (+4%), mais également ceux des compléments alimentaires pour la beauté et le fitness (myprotein.com, 6%) ou la clean beauty (typology.com, +20%)

    L’économie digitale est en constante évolution, et cela se reflète dans le monde du commerce électronique. Similarweb vient de publier des données concernant le trafic des principaux sites e-commerce en France, offrant un aperçu fascinant des tendances actuelles et des évolutions au sein de ce secteur dynamique.

    Selon elles, une baisse significative de 8% du trafic d’année en année a été enregistrée sur les 339 plus gros sites e-commerce français. Cette tendance met en évidence un changement dans les habitudes de consommation, illustrant une diminution globale de la demande. Cependant, une lumière d’espoir brille pour certains acteurs de l’industrie, avec seulement 26% des leaders du e-commerce constatant une augmentation de leurs visites à la fois sur les plateformes desktop et mobile.

    Parmi les secteurs les plus résilients face à cette baisse globale, on retrouve les courses en ligne, l’auto-moto, le voyage et les distributeurs multi-catégorie, qui affichent des reculs respectifs de 6% en trafic. Cette résistance peut s’expliquer par la nécessité de ces services dans la vie quotidienne des consommateurs. Cependant, le secteur Maison et Jardin connaît des difficultés, avec une chute de trafic en ligne de 12% par rapport au premier semestre de l’année précédente, influencée par une contraction du pouvoir d’achat.

    Catégorie

    Visites Desktop & Mobile Web Mensuelles S1 2022

    Visites Desktop & Mobile Web Mensuelles S1 2023

    YoY Change

    Alimentaire

    66.4M

    62.7M

    -6%

    Auto & moto

    22.5M

    21.2M

    -6%

    Beauté – Pharmacie

    32.0M

    28.3M

    -12%

    Culture – Loisir

    56.2M

    50.1M

    -11%

    E-Commerce multi

    450.3M

    427.4M

    -5%

    Electronique – Informatique – Accessoires

    106.6M

    96.7M

    -9%

    Maison – Brico – Jardin

    144.3M

    126.9M

    -12%

    Sport

    46.4M

    43.7M

    -6%

    Vêtements – Chaussures – Accessoires

    185.8M

    166.1M

    -11%

    Voyages

    127.0M

    119.7M

    -6%

    Grand Total

    1.2B

    1.1B

    -8%

     

     Le baisse moindre du e-commerce multi est porté par le succès des plateformes étrangères 

    Sites e-commerce multi les plus visités, classés par glissement annuel en trafic

    France, Desktop & Mobile Web, Janvier – Juin 2023 vs 2022

    Chart

     Sur les 12 sites e-commerce multi/marketplace les plus visités en France, la moitié ont vu une augmentation de leur trafic, et seulement Leclerc est français. Les grands acteurs du e-commerce sont eux en difficulté, affichant une décroissance au-dessus de la moyenne: veepee.com (-11%), laredoute.fr (-17%) et cdiscount.com (-30%), qui tente de se réattirer des clients avec ses ventes à perte durant les soldes

    Visites totales vers les 325 plus gros sites de e-commerce français par catégories,

    France, Desktop & Mobile Web, Janvier – Juin 2023 vs Janvier – Juin 2022

    Chart

    « Un constat intéressant est la disparité entre les pertes de trafic enregistrées par certains acteurs et les performances exceptionnelles d’autres marques. Par exemple, les leaders de la beauté et de la parapharmacie ont subi une perte de visites d’environ 15% d’année en année. Cette baisse coïncide avec les résultats records des grandes marques de cosmétiques telles que L’Oréal. » précise Inès Durand, Similarweb. « Cependant, des niches spécifiques au sein de ce secteur ont montré une vitalité étonnante. Les produits naturels, les compléments alimentaires pour la beauté et le fitness ainsi que la clean beauty ont enregistré des augmentations notables de trafic, notamment les sites aroma-zone.fr (+4%), myprotein.com (+6%) et typology.com (+20%). »

    L’analyse du secteur du e-commerce multi révèle des tendances intrigantes. Les sites e-commerce multi/marketplace les plus visités en France montrent une division nette. La moitié de ces plateformes ont connu une augmentation de leur trafic, parmi lesquelles seule la plateforme française Leclerc figure. Les grands noms du commerce en ligne éprouvent des difficultés, avec des baisses de trafic au-dessus de la moyenne. Veepee.com enregistre une décroissance de 11%, laredoute.fr de 17% et cdiscount.com de 30%. Ce dernier tente de reconquérir sa clientèle en proposant des ventes à perte durant les périodes de soldes.

    En fin de compte, ces données dépeignent un paysage complexe et en mutation dans le monde du commerce électronique en France. Les habitudes de consommation évoluent, avec des secteurs prospères et d’autres en difficulté, tout en reflétant également le succès des plateformes étrangères.

     

  • Les 5 tendances à surveiller lors du Mobile World Congress à Barcelone

    Pression économique, évolution de la 5G, développement durable, impact de la restructuration du secteur sur l’avenir des réseaux…
    Les tendances à surveiller à l’occasion du Mobile World Congress

    Selon Accenture

    Durant ce mois de février, le parc des expositions de Barcelone s’apprête une nouvelle fois à accueillir le MWC. Au programme : la pression que subissent les CSP (Communication Service Providers) n’a jamais été aussi forte et les défis qu’ils doivent relever sont en effet nombreux. La 5G atteint un stade où sa monétisation à grande échelle devient possible, et d’une manière plus générale, les réseaux avancés rebattent les cartes pour redéfinir la place des CSP dans l’écosystème et la chaîne de valeur.
    Voici quelques-uns des grands thèmes qui devraient dominer le salon cette année :
    • 1ère tendance – Impact du climat économique et social. Qu’est-ce qui attend les CSP ?
    • 2e tendance – 5G – d’une évolution à une révolution ?
    • 3e tendance – Le développement durable à l’ordre du jour des CSP
    • 4e tendance – Restructuration du secteur
    • 5e tendance – L’avenir des réseaux
    1ere tendance – Impact du climat économique et social. Qu’est-ce qui attend les CSP ? 
    Le climat économique et social a ces derniers temps un impact considérable sur le secteur des télécommunications, dans un contexte où ses coûts ne cessent déjà d’augmenter. Les CSP sont d’importants employeurs et les coûts salariaux enregistrent une hausse, qui s’explique par un faible taux de chômage, des pénuries persistantes de main d’œuvre et les importantes négociations qui en résultent. Par ailleurs, s’ils amorcent une légère baisse en Europe, les coûts énergétiques demeurent élevés. Or, les CSP sont très énergivores : les réseaux télécom représentent 2 à 3 % de la consommation énergétique mondiale et sont exposés aux fluctuations du prix de l’énergie.
    Sans pouvoir de marché (ou « pricing power », c’est-à-dire la capacité à augmenter les tarifs de leurs clients), la croissance de leur chiffre d’affaires stagne. En substance, tous ces coûts en hausse se traduisent par une compression des marges et cela est problématique. Dans le même temps, on leur demande de déployer des réseaux avancés. Ils n’ont pas d’autre choix que de déployer la 5G, et ils n’ont pas d’autre choix que de déployer la fibre sur l’ensemble de leur zone de couverture. Et tout cela a un coût. Les marges sont donc compressées au moment même où ils doivent réaliser ces importants investissements. Résultat : les CSP sont dans une position difficile et ils doivent rechercher de nouveaux gisements de valeur et prendre des décisions judicieuses.
    Au final, malgré un contexte difficile, la position des CSP leur permet de tirer parti d’une nouvelle ère de connectivité.
     
    2e tendance – 5G – d’une évolution à une révolution ?
    Voilà déjà plusieurs années que la 5G est à l’honneur au MWC. Aujourd’hui, les discussions portent sur son évolution, les progrès réalisés à ce jour et ce qui devrait se produire en 2023.
    Il est vrai que bon nombre d’acteurs ont déploré la lenteur du parcours qui mène à la 5G. Mais de tels bonds technologiques prennent habituellement une dizaine d’années. Dans les années 80, nous avions la 1G et la voix mobile ; dans les années 90 sont apparus la 2G et les SMS ; puis il a fallu attendre les années 2000 pour voir débarquer la 3G et les véritables données mobiles ; la 4G et l’expérience en ligne mobile ne remontent quant à elles qu’aux années 2010. La 5G a fait ses premiers pas dans les années 2020, avec l’arrivée de débits qui se mesurent en gigabits par seconde et de latences de l’ordre de quelques millisecondes, permettant ainsi la connexion d’un million d’appareils au kilomètre carré. Le déploiement complet d’un réseau prend ensuite généralement deux à trois ans, puis il faut habituellement patienter une ou deux années de plus pour voir apparaître les premières applications de ce réseau. En réalité, la 5G n’en est encore relativement qu’à ses débuts.
    Si elle n’était jusqu’ici qu’une évolution, la 5G atteint aujourd’hui un stade où elle pourrait bien devenir une révolution – une révolution qui résulterait de la transformation des CSP en plateformes de télécommunications.
    3e tendance – Le développement durable à l’ordre du jour des CSP
    Les CSP doivent aujourd’hui réduire leur consommation énergétique et le gaspillage, et dans le même temps réaliser des investissements colossaux dans une nouvelle infrastructure et de nouvelles bandes de fréquences. Comment peuvent-ils réussir à faire les deux ? Il convient de mettre en place des solutions sur mesure, en fonction des possibilités qui se présentent, des capacités existantes et de l’infrastructure sous-jacente. L’exemple de Swisscom illustre bien comment un CSP peut mettre en œuvre une stratégie pour le climat qui lui permette à la fois de réduire ses propres émissions et celles de ses clients d’un million de tonnes d’équivalent CO2 d’ici 2025.
    Il n’existe pas d’approche unique, mais pour devenir des leaders de l’action climatique, les CSP doivent se concentrer sur cinq domaines prioritaires lorsqu’ils investissent dans la gestion énergétique et les opérations : la gestion des énergies vertes et réseaux durables, les opérations durables grâce à la maîtrise technologique de l’IA et des plateformes ESG, l’investissement durable, la culture écologique et les nouvelles méthodes de travail, et le tableau de bord écologique.
    4 ème tendance – Restructuration du secteur 
    Face à la pression considérable qu’entraîne la compression des marges, doublée de la nécessité de déployer les réseaux de fibre optique et 5G, certains CSP ont choisi d’opérer des séparations structurelles, scindant ainsi des parties de leur activité. Dans la course au déploiement de la fibre optique, nous voyons ainsi fleurir en Europe des entreprises structurellement séparées qui se spécialisent dans la fibre. Ces entreprises de fibre optique (ou « FibreCos ») devraient monter en puissance, notamment dans les pays disposant d’un important réseau existant, au détriment des petits opérateurs réseaux, qui risquent d’être mis à mal dans ces zones suréquipées ou de rechercher des voies de sortie.
    D’autres, nombreux, ont choisi de se séparer de leur activité de tours relais[ELG1] , notamment en Europe, où l’on observe un grand nombre de changements et de fusions. Citons entre autres Vantage Towers, lancé par Vodafone ou encore TOTEM, filiale d’Orange. À l’origine de tous ces changements : la nécessité de trouver un moyen économique de déployer le réseau 5G. En effet, si la vente de tours génère immédiatement un capital, la création d’une entité distincte ou d’une joint-venture, quant à elle, peut permettre une monétisation efficace de l’infrastructure, notamment grâce à la location des tours.
    D’autres CSP ont opéré  des changements plus radicaux et opté pour la scission de leurs activités de réseau et de services en « NetCo » et « ServCo ». D’autres encore préfèrent consolider leur activité de service digital et réduire leurs activités non essentielles, voire les arrêter complètement. Les avantages d’une telle approche : la meilleure utilisation des actifs, les opportunités d’attraction des investisseurs et la priorisation des activités stratégiques.
    Malgré la diversité de ces opérations de restructuration et les variations constatées selon les marchés, leur impact sur l’ensemble du secteur est indéniable. En termes de création de valeur, la séparation de l’infrastructure et des services semble être l’occasion d’opérer un changement fondamental, de capitaliser autrement sur les tierces parties et d’accélérer les investissements synonymes de croissance. Pour bon nombre de CSP, la question n’est pas de savoir si une scission est judicieuse, mais de déterminer quand elle aura lieu. Dans ce nouvel environnement où les scissions deviennent monnaie courante, les CSP doivent réfléchir à de nouveaux business models et cas d’utilisation, qui leur permettront de se différencier, d’attirer de nouveaux clients et de booster leur ARPU.
    Ceux qui font l’impasse sur la restructuration risquent de conserver des réseaux peu performants, limitant ainsi les possibilités de générer de nouveaux flux de revenus grâce à des modèles tels que la vente en gros d’accès réseau, la location de tours, ou encore les services managés.
     
    5e tendance – L’avenir des réseaux
    La virtualisation, la cloudification, la désagrégation et les interfaces ouvertes révolutionnent la conception, le déploiement et l’exploitation des réseaux. L’accès aux données à haut débit et faible latence, qui va de pair avec des contenus digitaux riches et immersifs, influe sur l’avenir des sociétés humaines et des entreprises de tous les secteurs. Les réseaux d’aujourd’hui doivent pouvoir répondre à un très grand nombre de besoins en constante évolution, tout en assurant aux salariés, où qu’ils se trouvent, un parfait accès aux données, applications et plateformes.
    Les réseaux de fibre optique haut débit jouent un rôle clé dans la croissance fulgurante de la connectivité des données. Ils constituent indubitablement un investissement intéressant, de par leur capacité à être monétisés, à soutenir les objectifs de développement durable et à générer de la valeur sur le long terme. En tant que tels, on constate que leur déploiement progresse. Cependant, l’adoption de nouvelles infrastructures cloud demeure très variable.
    Avec l’adoption de technologies innovantes, les CSP entament un parcours de transformation qui convertira leur business model actuel en « plateforme de télécommunications » capable de proposer le NaaS (Network-as-a-Service, ou réseau en tant que service). Grâce à un modèle de consommation flexible, le NaaS génère de la valeur pour le client, et les réseaux privés commencent à s’imposer comme des réseaux personnalisés parfaitement adaptés. Toutefois, les modèles opérationnels des CSP devront être synchronisés avec les nouvelles architectures réseau et nécessiteront des équipes techniques spécialisées dans ce domaine. Cela peut impliquer un reskilling, des embauches ou une collaboration avec un partenaire. Combler le manque de connaissances et de compétences associé aux solutions ouvertes et désagrégées fera partie des impératifs du secteur.
    Les CSP doivent donc se transformer et développer des capacités dans des domaines aussi variés que l’expérience client, la stack technologique et le réseau, mais aussi mettre en place des modèles opérationnels compatibles avec les réseaux publics cloud natifs, le NaaS, les déploiements de réseaux privés et les nouveaux services d’edge computing. Et dans le même temps, ils doivent aussi imaginer les réseaux de demain.
    Pour les entreprises, le métavers représentera un avantage concurrentiel, ce qui implique qu’elles devront disposer du réseau et de la 5G capables de le prendre en charge. Le réseau devra être symétrique et afficher une très faible latence, mais aussi être software-defined et programmable, afin de s’adapter à la hausse ou à la baisse en fonction des besoins. Il est donc important que la réflexion des CSP ne se limite pas aux réseaux dont ils ont besoin aujourd’hui, ni même à ceux dont ils auront besoin demain ou l’an prochain, mais qu’ils se demandent d’où proviendra la demande à venir, et de s’y préparer dès aujourd’hui.