Catégorie : Commerce connecté

  • Les tendances qui vont marquer le retail en 2025 

    Le secteur du retail en 2025 :
    quelles perspectives pour le retail et l’expérience client ?

    Les attentes des consommateurs évoluent rapidement et les marques doivent s’adapter pour rester compétitives. Sam Richardson, Executive Engagement Director chez Twilio, revient sur les tendances stratégiques qui vont changer les interactions entre les entreprises et leurs clients. Ces tendances ne se contentent pas de répondre aux besoins actuels : elles dessinent les contours du commerce de demain, en optimisant l’efficacité opérationnelle, en renforçant la fidélité des clients et en exploitant les nouvelles technologies pour offrir des expériences plus personnalisées et sécurisées.

    Voici les tendances qui vont marquer le retail en 2025 :

    Le terme « transformation digitale » appartient désormais au passé. 

    Trop souvent utilisé à tort et à travers, il laissait entendre que la technologie était une fin en soi plutôt qu’un moyen d’améliorer l’expérience client.
    Aujourd’hui, les marques exploitent pleinement les technologies, comme l’IA, non pas pour révolutionner leur manière de faire, mais pour améliorer constamment chaque point de contact avec leurs clients.
    En 2025, ce sont de petites améliorations significatives qui vont transformer l’expérience client : retours et remboursements sans contact, identification client automatisée, agents virtuels authentiques et systèmes de réponse vocale interactive.
    Il n’est plus question de réinventer l’expérience, mais de l’affiner et de la rendre toujours plus fluide.

    La confiance est la pierre angulaire de la fidélité des clients 

    Les consommateurs deviennent de plus en plus sceptiques envers les marques face à l’augmentation des fraudes numériques, des deep fakes et des informations erronées.
    2025 viendra en continuité de cette crise de confiance, où les relations entre marques et consommateurs seront sérieusement mises à l’épreuve.
    Pour y faire face, les entreprises devront véritablement humaniser leurs interactions. L’une des solutions ? La création de postes dédiés tels que les « Chief Trust Officers » qui auront pour mission de rétablir et de maintenir la confiance en réévaluant la manière dont les marques interagissent avec leurs clients à travers le marketing, la technologie et l’expérience client.

    Prioriser l’authenticité à l’heure du “grand débranchement”

    En 2025, après des années de trop-plein numérique, les consommateurs risquent de se déconnecter en masse.
    Submergés par des informations non pertinentes, des notifications incessantes et des arnaques alimentées par l’IA, ils sont de plus en plus lassés par la profusion numérique. Ce phénomène, surnommé « le grand débranchement », obligera les marques à repenser leur approche de la communication. L’accent sera mis sur des messages ciblés, pertinents et respectueux de la vie privée des consommateurs, grâce à une utilisation optimale de l’IA et des données contextuelles.

    2025 marquera la renaissance des magasins physiques.

    Ikea, Etam ou encore même King Jouet, autant de grandes enseignes qui investissent de plus en plus dans ces espaces qui allient maintenant technologie et expérience humaine.
    Au-delà de simples points de vente, il s’agit de lieux d’exploration et de plaisir. Des initiatives comme celles de Sephora, qui a transformé ses espaces en lieux immersifs, offrent aux consommateurs une expérience tactile et émotionnelle inédite.
    La vision par ordinateur viendra également enrichir cette réinvention, permettant une interaction plus intelligente entre le client et l’espace physique, facilitant les achats et renforçant l’engagement.

  • Comprendre l’essor du retail media

    Entre retail media et partenariats originaux, la publicité sera tout sauf endémique en 2025

    Par Lee Metters, Senior Client Partner, Brand Partnerships and Retail Media chez Awin

    Depuis la création du réseau pionnier du retail media d’Amazon en 2012, le canal publicitaire a évolué et s’est considérablement développé. Avec un éventail diversifié de retailers qui définissent leurs propres réseaux, son expansion ne montre aucun signe de ralentissement. En effet, selon une nouvelle étude de l’IAB Europe, les dépenses en retail media sont en passe de franchir la barre des 31 milliards d’euros en Europe en 2028.

    Alors que les marques s’apprêtent à aborder la nouvelle année, quelles sont les opportunités qui se profilent à l’horizon ? Le comportement des consommateurs et le marché étant en mutation, les marques chercheront probablement de nouveaux moyens d’étendre leur portée publicitaire et de tirer parti de ce canal. Pour celles qui ne l’ont pas encore fait, 2025 sera l’année où les partenariats non endémiques dans le retail media prendront véritablement leur envol, promettant de stimuler la croissance et d’ouvrir de nouvelles voies vers le succès.

    L’essor du retail media

    Le retail media est une solution publicitaire placée stratégiquement sur le site web d’un retailer afin d’influencer la décision d’achat des clients. Sa croissance peut être attribuée principalement à son impact remarquable sur la visibilité de la marque et à la sensibilisation des publics cibles, qui se trouvent déjà dans un environnement d’achat. Traditionnellement, les placements publicitaires étaient acquis par des annonceurs qui vendaient déjà des produits sur le site web du e-commerçant, ce que l’on appelle le retail media endémique. Cette approche a permis de sensibiliser et d’attirer l’attention, ce qui a stimulé les ventes online.

    Toutefois, l’essor rapide du retail media et la croissance de ces réseaux ont entraîné des divergences de mesure de la performance, ce qui pose d’importants problèmes aux marques. L’absence de mesures standardisées suscite des inquiétudes quant au retour sur investissement des campagnes issues du retail media. Si l’on ajoute à cela la hausse vertigineuse des coûts publicitaires, on comprend pourquoi les marques peinent à atteindre des publics nouveaux et diversifiés. Par conséquent, nombre d’entre elles devront revoir leurs tactiques et trouver de nouveaux moyens de cibler des publics variés pour se démarquer.

    La promesse de partenariats originaux avec les marques

    Heureusement pour les marques, s’appuyer sur les réseaux traditionnels n’est qu’un des nombreux moyens d’investir dans le retail media. L’exploration des partenariats avec les marques sera un véritable moteur de valeur en 2025. Connus également à travers la publicité non endémique, ces partenariats associent des marques et des retailers en dehors de leur secteur ou de leur catégorie traditionnelle. Les retailers peuvent mettre leur inventaire publicitaire à la disposition des annonceurs qui font la promotion de produits ou de services qui ne sont pas vendus directement par ledit retailer. Pensez à des partenariats pertinents mais complémentaires, comme une enseigne de mode qui fait la promotion de produits de beauté. Ou encore un distributeur de produits électroniques comme Currys, qui a introduit des récompenses après achat offertes par des annonceurs tiers, comme des abonnements à des kits de repas, ainsi que des offres sur des produits de blanchisserie.

    Cette année, 58 % des annonceurs ont exprimé leur intérêt pour les données non endémiques afin de cibler des segments d’audience qualifiés, une tendance qui va continuer à se développer. Et ce n’est pas une surprise. Les partenariats médias non endémiques offrent une multitude d’avantages aux marques. En collaborant avec des retailers en dehors de leur secteur d’activité traditionnel, les marques peuvent élargir considérablement leur portée et diversifier leur public, en plaçant leur produit devant un public qui ne l’a peut-être jamais vu auparavant et en augmentant l’impact de la publicité.

    Ces partenariats permettent également aux marques d’accéder à des données de première partie précieuses, offrant une connaissance approfondie du comportement des consommateurs, de leurs préférences et de leur parcours d’achat : un atout de plus en plus vital dans un contexte de respect de la vie privée et d’utilisation des données. En outre, les partenariats non endémiques peuvent améliorer la notoriété et l’engagement des marques en s’appuyant sur la base de clientèle établie des retailers et en tirant parti de leurs canaux de commercialisation spécifiques. En poursuivant ces partenariats, les marques peuvent s’attendre à un impact publicitaire accru et à un meilleur retour sur investissement.

    Considérations pour les marques et les retailers en 2025

    Pour tirer le meilleur parti du retail media non endémique, les marques et les retailers doivent s’assurer qu’ils ont les moyens d’identifier les bons partenaires. Les clients ne veulent pas avoir l’impression d’être ciblés par des publicités inadaptées pendant leur parcours d’achat. Les retailers doivent travailler avec des marques qui se complètent et qui ont un sens pour leur public. Le cas Currys en est un excellent exemple : les abonnements à des kits de repas étaient destinés aux acheteurs d’appareils de cuisson, tandis que les offres de produits de blanchisserie étaient destinées à ceux qui achetaient des machines à laver. En prenant des décisions éclairées, les retailers peuvent s’assurer que ces partenariats améliorent l’expérience des clients et les incitent à revenir.

    Un autre élément clé à prendre en compte est la mesure de la performance. 42 % des annonceurs ne prévoient pas de modifier leurs dépenses publicitaires dans le retail media d’ici à 2026. Cette hésitation peut être largement attribuée aux difficultés associées à la mesure de la performance des partenariats. Mesurer l’impact des campagnes non endémiques peut être encore plus compliqué, ce qui signifie que les marques doivent être granulaires sur ce qu’elles essaient d’atteindre, qu’il s’agisse d’augmenter les ventes ou simplement la notoriété de la marque.

    À partir de là, elles peuvent choisir les indicateurs clés de performance (KPI) qu’elles souhaitent mesurer, ce qui peut nécessiter un investissement dans des outils d’analyse. Le marketing d’affiliation, par exemple, peut s’avérer très utile pour mesurer le succès des partenariats du retail media non endémique. Fondé sur des bases de suivi solides et transparentes, il peut fournir aux annonceurs et aux partenaires des informations en temps réel pour démontrer comment et où ces partenariats stimulent la croissance.

    L’avenir du retail media non endémique

    Après une période de croissance soutenue, la dynamique du retail media ne montre aucun signe de ralentissement. Pour tirer parti de ce potentiel, les marques doivent donner la priorité à l’identification de partenariats de valeur et investir dans les bons outils pour mesurer leur l’impact. En adoptant le retail media non endémique, elles peuvent débloquer des opportunités de croissance substantielles et améliorer leur efficacité marketing globale au cours de l’année à venir.

  • E-commerçants: avez-vous pensé au corner évènementiel?

    Fêtes de fin d’année : Comment transformer le pic de trafic en ventes

    Selon Christophe Malghem Co-fondateur de Sensefuel

    À l’approche des fêtes de fin d’année, les e-commerçants se préparent à l’une des périodes les plus stratégiques de leur calendrier. Avec l’augmentation du nombre de consommateurs en quête de cadeaux, la demande en ligne s’intensifie dans toutes les catégories de produits.
    Ce pic de trafic impose une pression supplémentaire non seulement pour capter l’attention des visiteurs, mais aussi pour les convertir en acheteurs, surtout dans un contexte où les préoccupations liées au pouvoir d’achat influencent fortement leurs décisions.

    Les bonnes affaires restent évidemment un levier incontournable. On observe d’ailleurs un changement marqué dans les habitudes d’achat de cadeaux. Autrefois concentrées sur les quinze derniers jours de décembre, ces transactions commencent désormais dès la fin novembre, avec le Black Friday. Cet événement commercial, rythmé par des promotions attractives, attire massivement les consommateurs depuis quelques années.

    Cependant, séduire les acheteurs avec des prix bas ne suffit plus.
    Pour convertir ce trafic en ventes, les e-commerçants doivent également répondre aux exigences de rapidité et de pertinence. En effet, les consommateurs arrivent sur les sites marchands avec une liste de cadeaux ou des idées. Déterminés à trouver les meilleures offres sans perdre de temps, ils s’attendent à être guidés efficacement vers les produits désirés.

    Pour garantir cette expérience d’achat optimale, il peut être judicieux pour le e-commerçant, de créer un corner événementiel.
    En proposant un espace promotionnel dédié au Black Friday, le marchand facilite la navigation des consommateurs à travers une sélection variée de produits. Un simple clic permet d’accéder à toutes les bonnes affaires, rendant ainsi le parcours d’achat plus fluide.

    De plus, lors de ces événements clés, ce corner événementiel devient un levier commercial stratégique pour valoriser les produits phares sur lesquels le e-commerçant a misé. En les mettant en avant dans un espace dédié, il maximise leur visibilité et leur potentiel de vente, tout en répondant aux attentes des consommateurs à la recherche de cadeaux incontournables.

    L’un des principaux atouts de cette méthode réside dans sa simplicité de gestion. Grâce à une approche programmatique, le e-commerçant peut planifier à l’avance l’affichage de son corner événementiel, ce qui lui assure une tranquillité d’esprit le jour J.
    as besoin de superviser chaque détail en temps réel : tout est orchestré en amont, pour garantir une exécution fluide et efficace de l’opération commerciale.

    En parallèle, pour faciliter la décision d’achat des consommateurs, le e-commerçant a tout intérêt à intégrer des éléments de réassurance sur son site.
    Cela passe par des informations claires sur les délais de livraison et les options logistiques (compteurs de livraison, témoignages clients, garanties de satisfaction), rassurant ainsi les acheteurs quant à l’arrivée de leur cadeau dans les délais impartis.
    En offrant ce type de détails, il réduit les incertitudes liées aux achats en ligne et encourage les consommateurs à finaliser leur commande en toute tranquillité.

    En résumé, les fêtes de fin d’année représentent une opportunité stratégique incontournable pour les e-commerçants. En combinant corner événementiel, promotions attractives et éléments de réassurance, tout en s’appuyant sur une gestion fluide grâce à des outils programmatiques, ils disposent de toutes les clés pour guider les consommateurs, réduire les frictions à l’achat et optimiser leurs ventes durant cette période cruciale.

  • Quelles sont les tendances de consommation à travers le monde?

    Shopping Index 
    Le baromètre de Salesforce 

    Cette année, les résultats révèlent des évolutions significatives dans les habitudes de consommation à travers le monde. Alors que l’inflation continue de peser sur les ménages, l’e-commerce parvient non seulement à maintenir sa dynamique, mais à se transformer profondément pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.

    Une croissance mondiale portée par l’Europe

    Le e-commerce mondial poursuit sa progression avec une hausse de 3 % des ventes en ligne au 3e trimestre 2024, soutenue par une augmentation de 4 % du trafic. Si l’Amérique du Nord connaît un ralentissement (États-Unis +1 %, Canada 0 %), l’Europe se distingue par son dynamisme :

    • La France maintient le cap avec +3 %
    • L’Allemagne affiche une croissance robuste de 5 %
    • Le Royaume-Uni progresse de 2 %
    • L’Espagne et l’Italie surprennent avec des bonds respectifs de 8 % et 13 %

    Ces chiffres révèlent la capacité d’adaptation remarquable des retailers européens.
    Face à l’inflation et aux incertitudes géopolitiques, ces derniers ont su réinventer leur approche, misant sur la personnalisation et l’omnicanalité pour séduire un consommateur de plus en plus exigeant.

    Des secteurs en pleine effervescence, révélateurs des nouvelles priorités des consommateurs

    L’analyse sectorielle offre également un éclairage sur l’évolution des valeurs et des priorités des consommateurs. Parmi les secteurs les plus performants : les jouets et les produits éducatifs (+18 %), les chaussures de sport (+12 %) ainsi que les produits de santé et beauté (+10 %). À l’inverse, certains secteurs comme le mobilier d’intérieur (-9 %), les vêtements de luxe (-2 %) et la maroquinerie de luxe (-2 %) ont enregistré des baisses. Ces dynamiques sectorielles mettent en lumière un changement significatif dans les attentes des consommateurs, où les priorités s’adaptent à un mode de vie plus actif et axé sur le bien-être. Ce phénomène s’inscrit dans une transformation plus large qui touche également la manière dont les achats sont effectués.

    La tendance ‘mobile first’ s’accélère, redéfinissant l’expérience client

    L’étude met en lumière une tendance de fond : le mobile s’impose comme le canal d’achat privilégié, avec une croissance du trafic de 5%, tandis que le desktop décline (-1%).

    « Cette bascule vers le mobile n’est pas qu’une question de technologie », souligne Florent Chaussade, Vice-Président Retail Consumer Goods chez Salesforce France. « Elle reflète un changement profond dans les habitudes de consommation. Les achats deviennent plus spontanés, plus intégrés au quotidien. Les marques qui sauront créer des expériences mobiles fluides et engageantes seront les grands gagnants de demain. » Le secteur du retail entre dans une nouvelle ère. Une ère où l’instantanéité, la personnalisation et l’écoresponsabilité deviennent les piliers d’une expérience d’achat réussie

    Les équipes marketing réduisent leurs efforts en matière de campagnes d’emailing

    Avec des consommateurs de plus en plus soucieux de leurs dépenses, il est essentiel que les départements marketing adoptent une approche plus efficace, tout en naviguant dans un environnement économique marqué par l’inflation et des budgets en diminution.

    Ces dernières choisissent donc de réduire le nombre d’e-mails envoyés. Au troisième trimestre 2024, le taux d’envoi d’e-mails marketing a augmenté de seulement 2%, au lieu des +6% observés au même trimestre de l’année précédente. En baisse de 17 % par rapport à l’année précédente, les SMS n’ont plus le vent en poupe, face à la hausse du taux de demandes de désinscription à 0,5%.

    Alors que les équipes marketing revoient leurs stratégies de communication, les consommateurs, quant à eux, se tournent vers de nouvelles technologies pour optimiser leurs achats, notamment pendant les périodes festives.

    Les consommateurs adoptent l’IA pour trouver le cadeau idéal

    Selon un autre rapport de Salesforce, 17 % des achats en ligne ont été influencés par l’IA, qu’elle soit prédictive ou générative. Au total, les ventes en ligne durant les fêtes de l’an dernier ont atteint 199 millions de dollars dans le monde pour les seuls mois de novembre et décembre.

    Cette année, les consommateurs s’appuieront de plus en plus sur l’IA – consciemment ou non – pour dénicher le cadeau parfait au meilleur prix. En effet, 53 % des acheteurs interrogés se disent intéressés par l’utilisation de l’IA générative pour s’inspirer dans le choix du cadeau idéal.

    Salesforce prévoit que la recherche sur les sites multipliera par près de 3 le taux de conversion, par rapport au trafic sans interaction avec cette fonctionnalité.

    En résumé : 

    👉 Résilience de l’e-commerce malgré l’inflation, avec une croissance de +3 % des ventes globales

    👉 En France, le commerce en ligne enregistre une hausse des ventes de 3% au troisième trimestre 2024, contre une hausse de 2% au trimestre précédent

    👉 53 % des consommateurs se tournent vers l’IA pour trouver le cadeau idéal

    👉 La dépense moyenne par visiteur s’élève à 1,41 $, contre 1,46 $ le trimestre précédent et le taux de conversion global atteint 1,2 %, en baisse par rapport au trimestre précédent où il s’établissait à 1,3 %

  • eCommerce, expérience client, retail, marketing…Forrester publie ses prévisions pour 2025

    Comment se profile 2025 selon Forrester?


    Le cabinet d’études Forrester vient de publier ses Prédictions pour 2025 sur le Marketing BtoC, l’Expérience Client (CX), les comportements des Consommateurs, mais aussi sur le Retail et le E-Commerce, ou encore les Médias, la publicité et les Agences marketing.

    Marketing B2C

    ●      Les investissements visant à unifier les données de fidélisation et de marketing vont tripler. 78 % des responsables du marketing B2C aux États-Unis admettent que leurs technologies de marketing et de fidélisation sont cloisonnées. Des facteurs tels que la pression économique pour accroître l’efficacité et la demande des consommateurs pour une continuité dans les expériences client convergeront en 2025 et pousseront la fidélisation et la martech à se rapprocher.

    ●      Les agents d’IA n’affecteront pas les effectifs des services de marketing en 2025.
    S’il ne fait aucun doute que l’IA finira par remplacer la fonction marketing humaine, ce n’est pas pour tout de suite. Si Forrester constate que 45 % des responsables marketing B2C aux États-Unis reconnaissent que l’IA entraînera une réduction des effectifs des services marketing, ce n’est pas ce qui se passera en 2025.

    ●      Une marque sur cinq donnera la priorité aux parrainages en streaming avec des ligues sportives émergentes.  Avec la popularité croissante du cricket et de la Formule 1 aux États-Unis, et l’expansion mondiale du pickleball, les ligues sportives professionnelles qui capteront les budgets des marques en 2025 seront différentes – grâce aux préférences générationnelles et à la prolifération du streaming.

    Consommateurs

    ●      La fidélité aux marques diminuera de 25 %, les consommateurs privilégiant le prix et la valeur plutôt que la fidélité à la marque.  En 2025, il faut s’attendre à ce que les consommateurs soient moins fidèles aux marques en général, mais plus attachés à celles qui leur garantissent une valeur sans les tracas du marchandage.

    ●      Alors que les sentiments négatifs à l’égard des médias sociaux feront la une des journaux, leur utilisation augmentera de 10 %.  En 2025, les médias sociaux ne seront pas une distraction, mais plutôt indispensables aux consommateurs, ce qui fait de sites comme TikTok et WhatsApp des plateformes idéales pour que les marques établissent des relations tout au long du cycle de vie du consommateur.

    ●      Quatre consommateurs sur dix, soucieux de la protection de leur vie privée, céderont leurs données personnelles pour la commodité de l’IA. En 2025, les avantages de l’IA inciteront les consommateurs à abandonner leur réticence à l’égard de cette technologie et à fournir leurs données personnelles pour en récolter les fruits.

    Expérience client (CX)

    ●      La GenAI déplacera 100 000 agents de première ligne des principaux outsourceurs mondiaux. En moyenne, 62 % des centres de contact des industries tournées vers les consommateurs sont externalisés. La moitié de ces centres externalisés emploient une main-d’œuvre moins chère, offshore ou nearshore, où la genAI est prête à automatiser les problèmes peu complexes et à réduire la demande d’agents humains.

    ●      Une équipe CX sur cinq réunira des équipes de conception, de recherche et de livraison pour améliorer l’impact. 56 % des responsables CX déclarent qu’ils ne sont pas du tout ou peu efficaces pour relier les commentaires des clients aux données comportementales et aux données sur les produits. Les équipes CX intégrées infuseront des informations sur les clients directement dans les produits, les services et les processus de contact avec les clients, tandis que les équipes totalement autonomes auront encore du mal à avoir un impact.

    ●      La moitié des efforts d’accessibilité auront un impact CX négligeable. 59 % des professionnels mondiaux de la conception affirment que leur entreprise s’est engagée à respecter l’accessibilité numérique, et même si l’échéance de juin 2025 augmentera ce chiffre, seule la moitié des entreprises qui se sont engagées à respecter l’accessibilité numérique prendront des mesures significatives. L’autre moitié prendra des mesures d’exécution, se tournant vers des produits de réparation rapide et des programmes réactifs de recherche et de réparation qui n’améliorent pas matériellement l’accessibilité.

    E-Commerce

    ●      Seulement 20 % des marques ajouteront le commerce conversationnel, malgré l’ouverture des clients. Plus d’un tiers des adultes en ligne aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni – et plus de deux tiers en Chine métropolitaine et en Inde métropolitaine – utilisent déjà la messagerie instantanée, le chat ou le message direct une fois par mois ou plus souvent pour communiquer avec des entreprises ou des marques lorsqu’ils recherchent des produits ou des services à acheter. Cependant, en ce qui concerne l’IA conversationnelle, les décideurs numériques sont préoccupés par la manière d’ajouter des interfaces stables et réussies qui génèrent un contenu fiable et digne de confiance pour les clients.

    ●      Seul un détaillant sur 10 dans la région Amérique du Nord et EMEA mettra à jour les systèmes de ses magasins pour les adapter à la technologie « omni-fy ». Plutôt que d’entreprendre de grands projets de reformatage, 34 % des décideurs mondiaux en matière de stratégie commerciale numérique dans le commerce de détail et de gros se concentrent sur de petits changements technologiques avec comme priorité absolue la technologie customer-facing.

    En raison des pressions financières et de la baisse du moral des consommateurs, seuls 10 % des grands détaillants d’Amérique du Nord et de la région EMEA s’engageront dans des refontes plus vastes qui lieront plus étroitement les systèmes des magasins à la technologie numérique.

    Retail

    ●      Un détaillant sur cinq aux États-Unis et dans la région EMEA lancera des applications genAI orientées vers le client. D’ores et déjà, 15 % des professionnels du commerce et de la technologie des entreprises de vente au détail et en gros qui connaissent bien l’IA déclarent avoir déployé plusieurs applications de genAI à l’échelle de l’entreprise. Bien que les détaillants doivent surveiller méticuleusement les résultats de l’IA, Forrester s’attend à ce que la genAI se rapproche des consommateurs en 2025.

    ●      Un grand détaillant va cesser d’utiliser son outil genAI pour les collaborateurs en magasin. Les grandes enseignes déploient des chatbots LLM pour aider les nouveaux embauchés, répondre aux questions et/ou aider les employés à trouver des articles en magasin. Toutefois, le coût élevé de l’IA incitera les détaillants à réduire l’utilisation de l’IA générique pour les employés des magasins. Forrester constate en outre que près de 20 % des décideurs mondiaux en matière d’IA dans le retail ont déclaré que les décisions basées sur l’IA ont causé des préjudices aux clients ou aux employés au cours de l’année écoulée.

    ●      Deux grands détaillants américains vont lancer des solutions biométriques pour lutter contre le vol interne.  Pour les détaillants, l’identification biométrique peut protéger l’accès aux parties des magasins réservées aux employés, aux entrepôts et à tous les endroits où des produits coûteux sont exposés ou stockés.

    Médias et publicité

    ●      TikTok ne sera pas interdit ou désinvesti aux États-Unis en 2025. Malgré les pressions intenses exercées par le gouvernement américain pour qu’il cède TikTok à la société chinoise ByteDance, la plateforme reste en place. Toutefois, si la plateforme est interdite, Meta et YouTube ont tout à y gagner. Les données de Forrester montrent que si TikTok est interdite aux États-Unis, les utilisateurs de TikTok se tourneront vers les films et les courts métrages – exactement ce qui s’est passé lorsque l’Inde a interdit TikTok en 2020.

    ●      Les spécialistes du marketing consacreront 10 % de leur budget « performance media » au commerce social. Alors que le commerce social est déjà établi dans l’APAC, les autres régions ont été plus lentes à adopter ce comportement. Cependant, 2025 sera l’année où le commerce social deviendra un élément essentiel des plans médias. Par exemple, Forrester a constaté que 46 % des adultes américains en ligne qui ont fait des achats pour la rentrée scolaire cette année ont acheté directement à partir d’une annonce qu’ils ont vue sur les médias sociaux.

    ●      La recherche intégrée à l’IA triplera les budgets de référencement. La GenAI changera à jamais l’aspect et la convivialité des moteurs de recherche, car les liens bleus classés seront remplacés par des résumés alimentés par la GenAI. Il faut s’attendre à ce que les budgets de référencement augmentent l’année prochaine, car les consommateurs font de plus en plus confiance aux résumés organiques alimentés par la GenAI.

    Agences marketing

    ●      La croissance des agences internes va décélérer à cause des agences de production de contenu par l’IA. Les agences externes sont la voie la plus rapide pour les CMO pour les capacités de genAI : 61 % des agences utilisent actuellement la genAI dans l’exécution du marketing, mais seulement 17 % des cadres américains du B2C déclarent que leur agence interne utilise la genAI dans leurs efforts de marketing.

    ●      Un tiers des agences spécialisées dans les médias numériques deviendront des agences « full-funnel ». Selon l’enquête Q4 2023 B2C Marketing CMO Pulse Survey de Forrester, 46 % des personnes interrogées prévoient d’ “intégrer les missions liées à la performance et à la marque auprès d’une seule agence média” et 35 % prévoient d’ “intégrer les missions liées à la création et aux médias” au cours des 12 prochains mois.

    ●      Les agences de création vont réunir l’art de la création et l’exécution à grande échelle.  La pression de la rentabilité a obligé à séparer l’idéation créative de la production créative – désintégrant les services de développement créatif de bout en bout. Des spécialistes indépendants de la création comme Gut, Mischief, Nice&frank et Zulu Alpha Tango fournissent des services d’idéation, tandis que des holdings maintiennent des mastodontes de la production comme Hogarth de WPP, TAG de dentsu et Prodigeous de Publicis Groupe. En 2025, un nouveau partenariat créatif verra le jour, réunissant la grande idée et l’activation à grande échelle.

     

     

  • Pourquoi Disney, Apple, & Samsung sont les marques du Futur?

    Le FutureBrand Index : l’état des lieux des marques

    Le FutureBrand Index est une étude unique sur la perception des marques, qui interroge des professionnels avertis sur les plus grandes entreprises mondiales. Il réévalue le classement des 100 plus grandes entreprises établi par PwC (basé sur leur capitalisation boursière) en se basant sur l’affinité avec les marques.

    Le FutureBrand Index mesure la force de chaque marque selon 18 attributs clés répartis en deux catégories : Expérience et Raison d’être.

    Expérience :

    • Crée un lien émotionnel fort : Personnalité, Récit, Attachement
    • Propose une expérience engageante à chaque point de contact : Cohérence, Fluidité, Equipes
    • Améliore la qualité de vie : Plaisir, Bien-être, Respect

    Raison d’être :

    • Délivre une valeur durable : Valeur Premium, Gestion des Ressources, Indispensabilité
    • Redéfinit son secteur : Individualité, Leadership d’opinion, Innovation
    • A une vision claire pour l’avenir : Authenticité, Inspiration, Mission

    Pour son 10ème anniversaire, le FutureBrand Index 2024 offre une vue d’ensemble sur une décennie de performances de marque.

    Cohérence, Fluidité, Raison d’être, Gestion des ressources, Authenticité, Mission… les critères clés  

    En moyenne, les marques ont vu leur performance et leur perception par les consommateurs s’améliorer de manière significative au cours des dix dernières années, traduisant des expériences de marque plus fluides et fiables.

    Des attributs tels que la Cohérence et la Fluidité, deux des 18 critères évalués par le FBi, ont enregistré une croissance notable. La Fluidité est passée de 22 % en 2014 à 34 % en 2024, tandis que la Cohérence a progressé de 25 % à 36 %. De même, le Respect a bondi de 22 % à 34 %, soulignant un accent accru sur la satisfaction et le bien-être des clients.

    En lien avec les attributs associés à la Raison d’être, la Gestion des Ressources a connu la plus forte amélioration, grimpant de 18 % en 2014 à 30 % en 2024, en écho à une demande croissante des consommateurs pour des pratiques plus durables et responsables. L’Authenticité et la Mission ont également augmenté de manière significative, atteignant respectivement 37 %.

    Toutefois, l’Indice de Personnalité moyen a diminué, passant de 36 % en 2022 à 33 % en 2024, tandis que les attributs Histoire et Attachement ont connu une légère baisse. Cela suggère que, bien que les marques aient excellé dans plusieurs domaines, maintenir un récit distinctif et engageant reste un défi.

    Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »

    Apple, Disney, Samsung restent en haut du podium 

    L’index révèle également que les organisations ayant investi de manière soutenue et incarné pleinement leur marque ont réussi à réaliser leur vision et à atteindre le statut de « marques du futur ».
    Apple, Disney et Samsung en sont les exemples les plus frappants. En alignant un leadership stratégique sur une vision claire de la Raison d’être et de l’Expérience, ces marques ont su renforcer leur attractivité tant auprès des consommateurs qu’auprès des talents.

    Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »
    Et de poursuivre :« Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »

    A l’inverse Volkswagen et Boeing : deux marques disparues

    Boeing et Volkswagen, qui étaient bien classées en 2014 mais ont totalement disparu du FutureBrand Index 2024, est un avertissement. Les marques qui ne parviennent pas à respecter les valeurs fondamentales sur lesquelles elles ont bâti leur réputation subissent des dommages importants à leur réputation et perdent la confiance des consommateurs.

    Jon Tipple poursuit : « Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »

    « Il est évident qu’exceller dans un seul domaine ne suffit plus. Pour réussir, les marques doivent offrir des performances cohérentes sur plusieurs fronts, tant en termes de Raison d’être que d’Expérience. Penchez trop vers la Consistance, et vous devenez banal. Insistez sur l’Individualité et vous risquez de manquer la rigueur opérationnelle que les consommateurs d’aujourd’hui attendent. Nous savons que les gens veulent se connecter émotionnellement aux marques, ce qui impose aux entreprises d’être authentiques, tournées vers l’avenir et d’avoir un impact réel. Le véritable secret du succès à long terme réside dans l’équilibre – trouver le bon ton sur l’ensemble des 18 attributs de perception de marque. »

    Ce qui ressort clairement, c’est que les marques dotées d’une approche claire, guidée par la Raison d’être, et qui restent fidèles à leurs valeurs même sous pression, sont celles qui prospèrent. Celles qui compromettent leurs valeurs, leur mission ou leur capacité d’innovation subissent des dommages réputationnels. Les petites décisions quotidiennes qui ne s’alignent pas avec la marque s’accumulent et finissent par la dévaloriser. La leçon pour les Directeurs Marketing est simple : compromettre votre raison d’être, c’est compromettre votre avenir. 

     

  • Commerce : ne pas rater le boum des fêtes de fin d’année

    “Les commerçants et la période des fêtes de fin d’année”

    Ankorstore, plateforme européenne de vente entre professionnels qui connecte 30 000 marques et 300 000 commerçants indépendants dévoile aujourd’hui les résultats de l’étude “Les commerçants et la période des fêtes de fin d’année” analysant leur ressenti à l’approche des fêtes.

    L’enquête, réalisée auprès de 300 détaillants, met en lumière les tendances et les stratégies clés adoptées par les détaillants pour maximiser leurs ventes et répondre aux attentes des consommateurs.

    Malgré un contexte économique difficile marqué par une inflation de 1,2 % en septembre 20241 , les commerçants indépendants se disent plutôt optimistes pour la saison des fêtes. En effet, la consommation des ménages a montré des signes de résilience, avec une légère augmentation de 0,2 %2 en août 2024.
    Cette stabilité relative de la consommation, malgré les pressions inflationnistes, offre un cadre un peu plus favorable pour les commerçants qui se préparent activement pour la période des fêtes.

    “Les résultats de cette étude montrent que les commerçants sont résilients et s’adaptent face aux défis économiques actuels. Ils mettent en place des stratégies innovantes notamment en investissant plus les réseaux sociaux et les canaux numériques pour attirer et fidéliser leur clientèle. Ce faisant, ils montrent un certain optimisme pour la saison des fêtes à venir.” analyse Nicolas d’Audiffret, CEO d’Ankorstore.

    Les fêtes de fin d’année en haut du podium  

    En 2024 les fêtes de fin d’année demeurent le moment commercial le plus important pour 30 % des commerçants interrogés, surpassant nettement d’autres temps forts comme la saison estivale (20 %), la Fête des mères (18 %) et la Saint-Valentin (17 %). Cette période représente jusqu’à 75 % du chiffre d’affaires pour plus de 4/5 des commerçants. Les fêtes de fin d’année représentent donc un enjeu stratégique majeur pour les commerçants indépendants.

    Nombreux sont les commerçants qui anticipent leur préparation

    Cette année, 83 % des commerçants déclarent sourcer leurs produits entre septembre et octobre. En 2023, 69 % des commerçants constituaient leur stock de fin d’année durant cette même période. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport à 2024 ce qui témoigne d’une plus grande anticipation par les commerçants indépendants.

    L’optimisme règne malgré des prévisions de consommation stable

    Dans le meilleur des cas, pour les fêtes de fin d’année 2024, les commerçants s’attendent à une consommation stable par rapport à 2023. Un gros tiers (37 %) estime que les Français dépenseront autant que l’an dernier sur la période, un autre tiers (32 %) se dit moins optimiste tandis qu’un dernier tiers (29 %) ne se prononce pas. Paradoxalement, malgré une perception mesurée des perspectives de consommation des Français, les commerçants montrent un certain optimisme pour leur activité.

    Des stocks optimisés et des réassorts de dernière minute

    Pour faire face à l’augmentation des coûts, 62 % des commerçants prévoient de limiter leur stock et de probablement favoriser le réassort de dernière minute, tandis que plus de 49 % comptent amplifier leur communication via les réseaux sociaux et autres canaux. En 2023, 55 % des commerçants étaient déjà attentifs à leur stock pour ne pas exposer leur trésorerie. Cette proportion en hausse démontre une prudence encore plus importante face aux incertitudes économiques.

    Le Black Friday : un enjeu controversé 

    Près d’un tiers des commerçants (32 %) prévoient de participer au Black Friday le 29 novembre, tandis que 68 % ne l’envisagent pas. En ce qui concerne leur perception de cet événement, 42 % perçoivent cet événement comme une concurrence des grandes enseignes et du commerce en ligne.

  • Quelles sont les grandes tendances culturelles et numériques ?

    Etat des cultures numériques en France :
    mieux comprendre ses clients

    Pour les marques, bien comprendre leurs clients réels et potentiels est une priorité.
    Pour les aider en ce sens, Initiative, en collaboration avec Converteo, spécialiste français de l’intelligence artificielle sémantique, dévoile son nouvel « Etat des Cultures en France ».
    Un GPS culturel pour mieux appréhender les cibles marketing et media de demain.

    Cette année, l’agence média s’est penchée sur les grandes tendances culturelles du numérique et les rôles qu’il joue dans le quotidien des Français.

    Pour réaliser cette étude, le département Stratégie d’Initiative s’est appuyé sur des données conversationnelles issues d’Instagram, X (ex-Twitter), Facebook, TikTok et YouTube de mars 2023 à mars 2024.
    L’analyse de 648 000 conversations spontanées permet de disposer d’un décodeur des rôles du numérique dans la vie des Français et de déterminer leur dynamique sur le court et long terme.

    Ce « GPS » souligne le rôle primordial et positif du digital dans le quotidien des Français, bien loin des polémiques, trolls, fausses nouvelles, théories du complot et autres algorithmes nieurs de démocratie. Non pas que cette facette du numérique n’existe pas, mais elle est compensée par un souhait fort d’apprentissage pour évoluer, grandir, se reconvertir ou se protéger, voire protéger les autres, et de maintenir un espace de débat, d’entraide et d’engagement.

    « En s’appuyant sur cet observatoire, les entreprises peuvent identifier, comprendre et « hacker » les tendances d’usages du numérique les plus dynamiques et les plus pertinentes pour créer un écosystème de communication plus pertinent », explique Françoise Fassin, COO Strategy & Content d’Initiative. « Ces insights exclusifs sont, en effet, transformables en audiences activables sur différents canaux tels que le Search, le média online (classique ou programmatique), le paid social ou encore l’influence marketing. »

    Les 6 principales motivations d’usage du numérique en France

    Cet observatoire a permis à Initiative de distinguer 6 grandes motivations d’utilisation du digital. Toutes viennent nourrir deux principaux besoins : participer à la société (apprentissage, travail, engagement) et « augmenter » notre vie personnelle (divertissement, santé, consommation).

    1. Le divertissement (378K conversations, 1,5M requêtes) est la monnaie sociale des communautés culturelles : il permet de s’enrichir personnellement mais également d’enrichir ses relations interpersonnelles, voire d’être une monnaie d’échange sur les réseaux sociaux. Spectatrices ou créatrices, les communautés culturelles liées au divertissement (un tiers des communautés identifiées) recherchent l’inspiration, l’évasion, des pairs ou même le grand amour.

    2. L’apprentissage (199K conversations, 67K requêtes) irrigue toute la carte de navigation, ce qui place le numérique comme l’outil majeur pour apprendre, se former, se reconvertir / changer de vie ou saisir de nouvelles opportunités. C’est également l’occasion d’appréhender les nouvelles technologies dans toutes leurs dimensions (Crypto, NFT, IAG), tout en se protégeant au mieux des arnaques, de la cybercriminalité et des fake news.

    3. Le travail (125K conversations, 198K requêtes) est synonyme depuis longtemps d’un usage plus ou moins approfondi du numérique. Aujourd’hui, les conversations sont focalisées sur le télétravail et sur l’ensemble de ses implications liées à la technologie, la santé, la productivité ou la location.

    4. La consommation (91K conversations, 226K requêtes) a, comme le travail, été bouleversée par le numérique depuis bien longtemps. En période d’inflation, les notions de coûts, prix bas, soldes et promotions sont légion. Les communautés culturelles évoquent leur recherche de frugalité, jusqu’à souligner leur sentiment de ne plus avoir de place dans la société. Cette situation ne les empêche cependant pas de se faire des petits plaisirs, si importants pour se sentir bien.

    5. L’engagement (70K conversations, 248K requêtes) pour des causes est largement facilitée par le numérique. Bien qu’il soit aussi le lieu de la polémique, des fausses nouvelles et du clickbait, le numérique est perçu avant tout comme un outil qui favorise la démocratie. Il permet aux citoyens de s’informer, d’accéder à des ressources rapidement, de se tenir informer, de débattre, de défendre ses convictions, de se politiser, de relever des nouveaux défis.

    6. La santé (50K conversations, 432K requêtes) et le numérique sont de plus en plus liés dans une quête du mieux vivre, que ce soit pour faire face aux déserts médicaux ou pour monitorer sa santé au quotidien. Un autre axe santé émerge très fortement : la recherche d’équilibre, voire de régulation de son usage du numérique pour lutter contre la perte d’attention, l’addiction et le cyberharcèlement.

    Le Top 5 des communautés culturelles numériques intègrent le numérique dans leur quotidien pour plus de bien-être

    Les 30 communautés culturelles identifiées par Converteo et Initiative illustrent chacune un état d’esprit et des motivations spécifiques. A noter que ces Cultures ne sont pas exclusives: chaque internaute peut donc fait partie de plusieurs communautés.

    Le top 5 des Cultures Numériques en France reflète des besoins classiquement attribués au digital que sont la recherche de contenu et de partage, mais également la nécessité d’ajuster le rôle du digital au quotidien pour un bien-être augmenté.

    1. Les Wellness tech (9M de requêtes annuelles Google) trackent leurs signes vitaux en temps réel pour améliorer leur santé et vivre plus longtemps.
    2. Les Gamers sociaux (5,4M de requêtes annuelles Google) vont sur les plateformes de gaming moins pour jouer que pour échanger et se sentir appartenir à une communauté.
    3. Les Parents analogues (5,3M de requêtes annuelles Google) optent pour un mode de parentalité avec moins, voire sans écrans, en réaction aux études soulignant leurs effets sur la santé des enfants.
    4. Les YouTube Rewind (5M de requêtes annuelles Google) ont grandi avec YouTube ou l’ont vu évolué. Leur plateforme préférée a remplacé la télévision et fait pâlir de jalousie les plateformes de streaming.
    5. Les AI Decelerate (5M de requêtes annuelles Google) ne sont pas opposés à l’IA Générative, mais n’en demeurent pas moins méfiants, voire inquiets quant à la véracité des contenus sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ils sont en forte demande de transparence, de sensibilisation et de régulation.

    Les tendances au développement le plus rapide font du numérique un lieu de rencontres, de protection et de débat.

    L’indice de vélocité culturelle reflète la vitesse à laquelle se développe une culture. Il est calculé à partir des évolutions de recherches sur les 3 derniers mois, sur les 12 derniers mois et sur le volume de recherche annuel.

    5 communautés culturelles se distinguent par leur développement rapide, aussi bien sur le court terme (3 derniers mois) que sur le long terme (12 derniers mois):

    1. Les Rencontres en pixels (1,9M de requêtes annuelles Google, +40 % sur les 3 derniers mois) trouvent plus aisé de faire des rencontres en ligne, amicales ou amoureuses, que dans la vraie vie.
    2. Les Hackers éthiques (2,3M de requêtes annuelles Google, +36 % sur les 3 derniers mois) explorent les limites des systèmes informatiques sans malveillance, afin de déceler d’éventuelles failles de sécurité et d’y remédier avant l’intervention de cybercriminels. De plus en plus sollicités par les entreprises et l’État, ils s’amusent de tests d’intrusion en bug bounty.
    3. Les Démocrates digitaux (0,03M de requêtes annuelles Google, +14 % sur les 3 derniers mois) portent une grande importance au fait de rester informés, surtout lorsqu’il s’agit de politique ou de questions sociales. Ils déplorent l’ultra polarisation de l’information et les trolls, phénomènes accentués par la difficulté à discerner les informations suspectes en ligne ou à repérer si une source est fiable.
    4. Les Audiophiles (0,3M de requêtes annuelles Google, +13 % sur les 3 derniers mois) sont toujours en train d’écouter un nouvel album ou un podcast en plusieurs parties. Ils ont des centaines de playlists et ont peut-être déjà enregistré en live leur podcasteur préféré.
    5. Les Experts de Skyscanner (0,5M de requêtes annuelles Google, +11 % sur les 3 derniers mois) sont désireux de découvrir le monde, comme dans un roman d’aventures. Internet, les influenceurs voyages et les documentaires culturels sont leurs royaumes.

    Des communautés culturelles activables sur les médias online et via les influenceurs en complément des outils d’audience existants

    En analysant les dynamiques conversationnelles et les liens entre les différentes discussions au sein de l’écosystème du numérique, cette étude :

    • priorise les Subcultures en fonction des objectifs marketing d’une marque,
    • fournit des insights sur les différentes Subcultures numériques et priorise ainsi des axes de communication distincts,
    • calcule un indice de proximité entre les Subcultures et les marques d’un marché,
    • nourrit les stratégies de ciblage publicitaire des entreprises avec une approche test and learn,
    • identifie et classifie les influenceurs interagissant avec chaque Subculture numérique.

    Les usages de cette étude en média sont précieux, riches et multiples :

    1. Programmatique et social : les partenariats noués par Initiative avec des adtech de data (cookie, id ou sémantique) permettent de répliquer chaque culture à partir de nuages de mots correspondant à chaque culture. Ces segments d’audience adressables sont directement activables en programmatique et social.
    2. Marketing d’influence : la méthodologie unique développée par Initiative et Converteo permet de sélectionner les influenceurs qui parlent déjà aux différentes communautés grâce à une conversion des mots-clés caractéristiques des centres d’intérêt des Cultures en sémantique propre aux conversations sociales. Ensuite, des milliers de conversations sont collectées sur les réseaux sociaux, répondant au référentiel sémantique décrivant les différentes audiences. Les émetteurs de ces messages sont ensuite scorés sur 3 items (reach, engagement, récurrence d’un sujet) pour proposer aux annonceurs les influenceurs les plus pertinents à activer pour chaque Culture.
    3. Media offline (tv/radio) : Nous reconstituons les cultures à partir de tgi de manière à comprendre la consommation offline en termes d’intensité et d’affinité chaîne/programme et d’affiner le mediaplanning culture par culture