Catégorie : Commerce connecté

  • Perfect Shop : ce que les Français attendent de la boutique indépendante idéale

     

    Face à la standardisation croissante des grandes enseignes et à la place toujours plus importante du commerce en ligne, les commerçants indépendants disposent d’un avantage difficilement reproductible : leur capacité à proposer une expérience singulière, humaine et sensorielle.

    Dans le cadre de sa campagne « The Perfect Shop », Faire a confié à l’institut d’études WALR une enquête menée auprès de 6 007 consommateurs en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, dont 2 006 répondants en France. Réalisée en juillet 2026, cette étude analyse ce que les consommateurs recherchent dans les commerces physiques et la manière dont des éléments tels que la vitrine, la lumière, le son, les odeurs, l’agencement et les interactions humaines influencent leur perception et leurs intentions d’achat. Les résultats ont été complétés par l’analyse du professeur Olivier Badot et par les témoignages de commerçants indépendants.

    L’étude révèle ainsi que 75 % des Français considèrent les boutiques indépendantes comme meilleures que les grandes chaînes et les grands magasins pour créer une atmosphère accueillante.

    Chiffres clés

    Loin d’être uniquement esthétique, le soin apporté à l’ambiance d’une boutique peut influencer la manière dont les consommateurs la perçoivent, le temps qu’ils souhaitent y passer et leurs intentions d’achat. Dans un commerce indépendant ayant particulièrement travaillé son apparence, sa lumière, ses sons et ses odeurs, les Français déclarent qu’ils seraient prêts à :
    Rester en moyenne 33,5 minutes supplémentaires ;
    Dépenser 55,30 € de plus au cours d’une visite ;
    Explorer davantage la boutique pour 87 % d’entre eux ;
    Revenir dans le commerce pour 89 % d’entre eux.

    L’ambiance, un levier de fréquentation et de dépense

    Une atmosphère réussie peut transformer un commerce indépendant en une destination à part entière. 83 % des Français se disent prêts à se déplacer plus loin que d’habitude pour visiter une boutique reconnue pour la qualité de son expérience.

    Une fois entrés, 80 % resteraient plus longtemps que prévu, tandis que 68 % pourraient acheter un produit qu’ils n’avaient pas initialement prévu d’acquérir. Les consommateurs dont les achats ont déjà été influencés par l’agencement, la lumière, les sons ou les odeurs d’un commerce estiment avoir dépensé 739,10 € supplémentaires en moyenne au cours de l’année écoulée.

     

    « Psychologiquement, les consommateurs ne perçoivent pas la lumière, la musique, les odeurs, les matières et l’agencement comme des éléments séparés : ils appréhendent la boutique dans son ensemble. Lorsque ces stimuli sensoriels sont agréables et cohérents avec les produits et l’identité du commerce, la recherche montre qu’ils peuvent améliorer la qualité perçue, renforcer le confort des clients et les inciter à rester plus longtemps. Cette cohérence peut même influencer le choix des produits : des études ont montré que diffuser de la musique française dans une cave à vin augmente les ventes de vins français, tandis que la musique allemande favorise les vins allemands. À l’inverse, des stimuli trop forts, contradictoires ou trop intenses peuvent créer de l’inconfort et écourter la visite. Ces résultats montrent donc que la clé d’une expérience efficace réside dans la cohérence, et non dans la surenchère sensorielle. » précise le Professeur Olivier Badot, titulaire de la Chaire “Retailing 4.0”, ESCP Business School, et Professeur à l’Université de Caen (NIMEC).

    « Les commerçants indépendants n’ont pas vocation à rivaliser avec les grandes enseignes sur la standardisation. Leur force réside précisément dans leur capacité à créer un univers singulier, à raconter l’histoire de leurs produits et à construire une relation de confiance avec leurs clients. Cette étude montre que le soin apporté à une boutique n’est pas seulement esthétique : il nourrit l’envie de découvrir les produits, de rester, d’acheter et de revenir. Chez Faire, notre rôle est d’aider les commerçants à cultiver cette différence, notamment en leur donnant accès à une offre originale et régulièrement renouvelée. » déclare Olivier Buffon, Vice-président et Directeur du développement international de Faire.

     

    De la vitrine aux sens : le portrait de la boutique parfaite

    L’expérience commence avant même de franchir la porte. 67 % des Français ont déjà renoncé à entrer dans un commerce parce que son apparence extérieure leur semblait trop terne, froide ou peu engageante. Cette proportion atteint 73 % chez les 18-29 ans.

    Pour les consommateurs, la boutique indépendante idéale repose d’abord sur des fondamentaux simples : un espace propre et bien rangé, cité par 62 % des répondants, une vitrine attractive, pour 54 %, et un agencement facile à parcourir, pour 53 %.

    Comme l’explique Emmanuel Fitton, fondateur d’OMM :
    « Dans un centre-ville où les grandes enseignes tendent à uniformiser l’offre, le rôle d’une boutique indépendante est de créer de la surprise et de susciter la curiosité, dès la vitrine et tout au long du parcours client. Cela passe d’abord par une sélection originale, renouvelée en permanence, mais aussi par une identité reconnaissable : une vitrine forte, un parfum d’intérieur ou une playlist que les clients associent à la boutique. Ce sont parfois des éléments presque inconscients, mais ils contribuent à faire en sorte que les visiteurs se sentent bien, prennent le temps de découvrir les produits et aient envie de revenir. »

    À l’intérieur, les Français privilégient une ambiance douce et cohérente. La lumière naturelle arrive en tête de leurs préférences, citée par 40 % des répondants. Les parfums familiers et réconfortants dominent également, avec la vanille, retenue par 30 %, et le linge frais ou le coton propre, à 26 %.

    Du côté du son, les Français préfèrent les atmosphères apaisantes : les paysages sonores évoquant la pluie, le chant des oiseaux ou de légers bruits ambiants arrivent en première position, devant les titres nostalgiques des années 1990 et 2000.

    La comparaison européenne révèle une singularité française : la vitrine est le premier élément auquel les consommateurs français prêtent attention, devant l’agencement et le personnel, tandis que les Britanniques privilégient d’abord l’organisation de l’espace et les Allemands l’éclairage. Les Français sont également les seuls à placer les paysages sonores apaisants devant la musique pop.

    Une recherche de cohérence que confirme Célia Reubrecht, fondatrice de CRAIE CRAIE :
    « L’expérience en boutique repose sur une cohérence globale entre les produits, les couleurs, la lumière, la musique et les odeurs. Chez Craie Craie, nous concevons chaque mois notre vitrine autour d’une ou deux couleurs et sélectionnons les produits en fonction de cette palette. À l’intérieur, nous privilégions un éclairage chaleureux pour créer une ambiance et mettre les objets en valeur, tout en évitant les lumières trop blanches ou trop bleues. Nous avons également une playlist Spotify dédiée, en accord avec notre direction artistique colorée, sur laquelle les clients nous font régulièrement des retours très positifs. Les bougies parfumées et les produits odorants que nous proposons contribuent naturellement à l’atmosphère olfactive de la boutique, même si nous aimerions à terme développer une signature olfactive propre à Craie Craie. Lorsqu’un client prend une bougie en main, la sent et découvre son histoire, une relation plus forte se crée avec le produit. À l’inverse, une musique trop forte ou une lumière trop agressive peuvent immédiatement rompre l’expérience et donner envie de repartir. »

    Trop de bruit, de pression ou de parfum : les erreurs à éviter

    Créer une atmosphère mémorable ne signifie pas multiplier les sollicitations sensorielles. Une ambiance trop intense ou mal maîtrisée peut rapidement produire l’effet opposé et écourter la visite.

    Les trois principaux repoussoirs identifiés par les consommateurs français sont :

    une musique trop forte, citée par 53 % des répondants ;
    un personnel trop insistant, pour 46 % ;
    une odeur désagréable ou trop puissante, pour 42 %.

    La réussite d’une expérience repose donc davantage sur la subtilité que sur l’accumulation. La musique doit accompagner la découverte des produits sans accaparer l’attention, les parfums doivent rester suffisamment légers pour ne pas saturer l’espace et le personnel doit se montrer disponible sans imposer une interaction.

    L’étude révèle à ce titre une attente équilibrée : 49 % des Français veulent pouvoir compter sur un personnel chaleureux et connaissant bien ses produits, mais une proportion identique souhaite être laissée libre de parcourir la boutique sans pression commerciale.

    À l’inverse, près de 80 % des consommateurs perçoivent immédiatement lorsqu’un commerçant a consacré du temps, de la réflexion et de l’attention à l’atmosphère de son établissement. La boutique parfaite n’est ainsi pas celle qui en fait le plus, mais celle où la vitrine, la sélection, l’éclairage, la musique, l’agencement et l’accueil participent naturellement au même univers.

    “ La boutique parfaite n’est pas celle qui applique une recette universelle ou multiplie les effets. C’est celle qui traduit avec cohérence la personnalité du commerçant, la singularité de sa sélection et les attentes de ses clients, d’une manière que les grandes enseignes, conçues pour déployer des modèles standardisés à grande échelle, peuvent difficilement reproduire. Les commerçants indépendants ont cette capacité unique à créer des lieux vivants, reconnaissables et profondément ancrés dans leur quartier. Chez Faire, notre ambition est de leur donner les moyens de préserver et de renforcer cette singularité. ” déclare Olivier Buffon, Vice-président et Directeur du développement international de Faire.

  • Black Friday, fêtes de fin d’année : comment optimiser ses ventes

    Les 5 actions clés pour performer cette année et optimiser ses ventes sur Google Shopping

    Selon Laetitia Muré, CEO de Feed Manager du Groupe Cosmo5

    #1 : Le flux, socle de la performance business

    « Le flux produit doit être irréprochable. Un attribut manquant ou une image de mauvaise qualité peut réduire la diffusion d’un produit et diminuer la rentabilité des campagnes pour un annonceur.
    La priorité : auditer et enrichir son flux produit. Il va falloir compléter les attributs (titres, descriptions, images HD, GTIN, coloris, taille), s’assurer de la fiabilité des liens et mettre à jour fréquemment son flux. En période de pic, les recherches évoluent, il faut donc enrichir son flux avec des mots-clés saisonniers : « idée cadeau », « édition limitée », « noël 2025 », pour capter l’intention saisonnière.
    Sur cette base, les titres et les descriptions ou encore les détails produits doivent intégrer ces mots clés pour stimuler le taux de clics (CTR). » explique Laetitia Muré.

    #2 : Segmenter pour mieux convertir : exploiter la data de performance

    « La segmentation des flux via la data optimise le pilotage des budgets, des priorités et du rythme de diffusion, sans avoir à reconstruire les campagnes en plein pic. En identifiant clairement les produits phares, promos, nouveautés à fort potentiel ou stocks à écouler avant la fin de l’année, les marques optimisent la répartition des budgets et les KPI par segment. L’avantage ? En pilotant les campagnes à la performance produit, cela permet d’ajuster les seuils et de réallouer les budgets là où cela génère le plus de valeur. » poursuit-elle.

    #3 : Automatiser le contrôle qualité pour sécuriser la diffusion

    « Une suspension produit ou un refus de flux peut coûter cher pendant un pic. D’où l’importance d’automatiser les alertes et vérifications clés : prix incohérents, ruptures, erreurs d’attributs, promotions non conformes… En sécurisant la donnée en amont, on garantit la continuité des campagnes et la stabilité des investissements, tout en libérant les équipes pour le pilotage stratégique.» précise-t-elle.

    #4 : Capitaliser sur les modules GMC différenciants

    « En période de Peak Season et lorsque la concurrence s’intensifie, il faut d’autant plus capter l’attention et convertir. Certains modules GMC renforcent la crédibilité et l’attractivité des annonces.
    Par exemple, mettre en avant les programmes de fidélité en affichant clairement les avantages réservés aux membres pour fidéliser et inciter à l’achat ; les avis produits, les étoiles sont une preuve sociale immédiate et rassurante pour les acheteurs potentiels. Enfin, il faut miser sur les « Local Inventory Ads ». Ces annonces se démarquent grâce à l’étiquette de disponibilité en magasin, ce qui élargit la couverture sur les requêtes locales. Un atout majeur en période de pic. » ajoute-elle.

    #5 : Transformer le pic en levier d’apprentissage continu

    « Le pilotage temps réel n’a de valeur que s’il alimente la stratégie long terme. Les tableaux de bord GMC et les rapports de flux doivent être exploités pour identifier les produits à forte élasticité, les segments sous-investis ou les points de friction. Ces insights nourrissent les playbooks et automatisations de demain, pour des pics plus efficaces, plus rentables et moins dépendants du “rush humain. » conclut-elle.

     

  • Marché du textile : comment se réinventer pour perdurer

    L’industrie de la mode : un secteur sous pression qui doit se réinventer

    La mode traverse une crise profonde : insolvabilités en hausse, modèles historiques affaiblis, pression sur les marges. Pourtant, des leviers de transformation existent  et certains acteurs montrent déjà qu’il est possible de regagner en performance.

    Eight Advisory dévoile son nouveau livre blanc : « L’industrie de la mode à la croisée des chemins : comment se réinventer pour perdurer », un décryptage complet des ruptures du secteur et des modèles qui fonctionnent.

    Chiffres clés : un secteur fragilisé

    • –26 % de magasins de mode entrée de gamme depuis 2019
    • +274 % de licenciements dans le retail aux États-Unis (S1 2025)
    • 1 422 procédures d’insolvabilité en France en 2024
    • +70 % sur les matières premières textiles ; énergie à 1 130 €/MWh
    • Dépenses mode en France toujours –7 % vs 2019

    Les modèles gagnants qui redessinent le marché

    Le livre blanc identifie cinq modèles qui restaurent marges et désirabilité :

    • DNVB – Maîtrise totale de la chaîne de valeur, marges >70 %.
    • Précommande DTC – Production selon la demande, retours divisés par deux.
    • Circularité intégrée – Reprise, réparation, revente (ex. Zara Pre-Owned).
    • Drop model – Rareté, engagement maximal, réactivité extrême.
    • Co-création communautaire – Les clients deviennent moteurs d’innovation.

    Acteurs historiques : un rebond possible

    Les réseaux physiques disposent toujours d’avantages décisifs (notoriété, data, omnicanal), à condition d’engager une transformation en profondeur autour de cinq axes :

    • Passer du volume à la valeur – Assortiments rationalisés, full-price renforcé.
    • Redéfinir le rôle du magasin – Hubs omnicanaux et lieux d’expérience.
    • Recréer une identité produit forte – Cohérence, désirabilité, rythme maîtrisé.
    • Activer la data – Personnalisation, clienteling prédictif, drops VIP.
    • Faire de la durabilité un levier stratégique – Second-hand, transparence, circuits courts.

    Un message clair : il n’y a pas de fatalité

    La performance reste possible : réduction de la complexité, gouvernance renforcée, omnicanal optimisé, relation client augmentée, et inspiration des modèles les plus agiles.

    Pour accéder au white paper complet c’est ici 

  • Quand l’IA devient le nouveau parcours d’achat

    Les nouvelles tendances du parcours d’achat

    Avis Vérifiés by Skeepers publie son nouveau baromètre sur les nouvelles tendances du parcours d’achat.
    Réalisée auprès de 35 000 consommateurs en Europe et aux États-Unis, l’étude montre l’essor de l’IA, du social commerce et des communautés de marques.
    Selon le baromètre, 1 consommateur sur 2 utilise les LLMs pour guider ses achats, 34% des 18–25 ans ont testé TikTok Shop, et 70% des jeunes souhaitent rejoindre une communauté de marque.

    Dans ce nouvel écosystème, la confiance devient le véritable enjeu. Les avis clients, notamment enrichis de photos et vidéos, restent le socle de réassurance : leur absence pousse plus d’un acheteur sur deux à se tourner vers la concurrence.

    L’IA, nouveau réflexe du parcours d’achat

    Selon le baromètre, plus d’un consommateur sur deux (62%) déclare utiliser régulièrement ou occasionnellement l’IA générative pour l’accompagner dans ses choix. Devenue un réflexe d’information et de comparaison, elle s’impose aux côtés des avis clients et des moteurs de recherche.

    Cependant, si les LLMs prennent désormais une place centrale dans le parcours d’achat, ils ne sont pas le seul point d’appui pour décider. Les consommateurs continuent également de s’informer et de se rassurer via d’autres formats à l’image des forums comme Reddit, des vidéos YouTube ou encore des contenus de créateurs.

    Cependant, leur poids varie selon les marchés et les générations. Aux États-Unis, Reddit gagne du terrain auprès des plus jeunes (20%) et devient l’un des premiers réflexes après l’IA. Au contraire, en Europe, les 18–25 ans consultent d’abord la GenAI pour s’informer, puis se tournent vers des sources communautaires ou créatives pour conforter leur choix.

    Cette diversité de pratiques illustre la volonté des consommateurs de croiser les sources pour se rassurer. Si les avis restent la référence n°1, toutes générations confondues, les plus jeunes, eux, privilégient massivement les réseaux sociaux : 51% des 18–25 ans citent les posts et vidéos sur TikTok et Instagram comme déclencheurs de décision. En l’absence d’avis, 54% des consommateurs préfèrent se tourner vers un autre site, et 1/3 choisit directement un concurrent.

    TikTok Shop, entre séduction et défi de confiance

    Malgré sa forte exposition médiatique, TikTok Shop peine encore à convaincre l’ensemble des consommateurs. À peine 15% déclarent lui faire confiance, et moins de 10% des sondés y ont déjà réalisé un achat. La GenZ fait figure d’exception : 34% des 18–25 ans ont déjà acheté via la plateforme et 47% affirment lui accorder leur confiance.

    En Europe du Sud, la dynamique est encore timide : seuls 6% des Français et Espagnols déclarent avoir acheté sur TikTok Shop, et 13% disent lui faire confiance.

    Pour séduire davantage, la plateforme devra miser sur l’authenticité. Près de six répondants sur dix cliquent plus volontiers sur des publicités intégrant du contenu généré par de vrais consommateurs (photos, vidéos), contre seulement 2% pour les campagnes portées par des célébrités. L’avenir de TikTok Shop dépendra de sa capacité à construire une offre crédible, basée sur la micro-influence et la preuve visuelle.

    Les communautés de marques, moteur générationnel mais limité

    Désormais, les jeunes consommateurs veulent plus qu’une simple relation transactionnelle avec les marques. En effet, 70% des 18–35 ans aimeraient rejoindre une communauté de marque. Un engouement qui contraste fortement avec les générations plus âgées, où seuls 22% des plus de 46 ans expriment ce souhait. Au global, moins d’un consommateur sur trois (26,5%) se déclare intéressé.

    Cette appétence traduit un besoin d’interaction et de proximité avec les marques. Les plus jeunes recherchent des expériences exclusives : tests produits, événements privés ou encore dispositifs gamifiés. À l’inverse, les générations plus âgées privilégient une relation transactionnelle, centrée sur l’achat plutôt que sur l’engagement communautaire.

    Carrefour illustre bien ce potentiel : en rassemblant plus de 650 000 clients au sein de sa communauté et en générant plus de 105 000 contenus en quelques mois, l’enseigne a réussi à renforcer l’engagement et à tripler la valeur moyenne du panier.

    “Les avis sont aujourd’hui la première source de confiance dans un parcours d’achat éclaté entre IA, social commerce et communautés. Les consommateurs cherchent de la réassurance auprès de leurs pairs et s’appuient de plus en plus sur des témoignages visuels et des plateformes. Lorsqu’ils font confiance à une marque, ils sont prêts à aller encore plus loin et à en devenir une extension, voire des ambassadeurs. Ce baromètre montre que la confiance reste le facteur déterminant : au-delà des promotions, ce sont les preuves tangibles et authentiques qui guident les décisions. Les marques capables de valoriser la voix de leurs clients et de créer une relation crédible seront celles qui se démarqueront durablement. », déclare Angelica Reyes, CMO de Skeepers.

  • e-Commerce : quand Google souligne les lacunes au niveau expérience client

    Etude Retail Garage: les opportunités manquées en matière d’expérience client 

    Google Cloud 

    La nouvelle étude intitulée « Retail Garage – Éclairages pour stimuler votre commerce électronique avec l’IA et gagner de nouveaux clients » de Google Cloud et de l’agence d’innovation créative R/GA révèle que de nombreux grands acteurs du commerce électronique en Europe et au Moyen-Orient n’atteignent pas les principaux critères d’expérience client.
    Les sites ecommerce n’utilisent pas ou peu l’IA dans un parcours d’achat plus impliquant.

    L’étude a analysé 56 des meilleurs sites de commerce électronique du 7 avril au 9 mai 2025, révèle que les distributeurs :
    > ne personnalisent pas le parcours client
    > et ne transforment pas les sites web statiques en plateformes d’achat dynamiques et intelligentes.
    > Enfin, nombre d’acteurs n’agissent pas assez rapidement pour répondre aux attentes toujours plus élevées des consommateurs, qui s’attendent à de nouvelles expériences d’achat grâce à l’IA.

    Les principales conclusions soulignent les lacunes en matière d’expérience client

    L’étude a identifié plusieurs lacunes majeures des sites de ecommerce, soulignant un décalage significatif entre les attentes des consommateurs et les capacités actuelles des acteurs du secteurs.

    • La fonctionnalité de recherche est à la traîne : La recherche montre qu’un grand nombre de retailers ont des difficultés avec les fonctionnalités de recherche de base. Plus de la moitié des détaillants analysés – 36 sur 56 – n’ont pas fourni de résultats pour les recherches sémantiques, qui permettent aux clients de rechercher en utilisant un langage conversationnel comme « visage sec » au lieu d’un nom de produit spécifique. De plus, 10 retailers sur 56 n’ont pas fourni de résultats précis pour les requêtes larges utilisant trois mots-clés ou plus.
    • La personnalisation est une opportunité manquée : De nombreux détaillants n’exploitent pas les données clients pour créer des expériences d’achat personnalisées. Seulement 9 retailers sur 56 ont fourni des résultats de recherche hautement personnalisés basés sur le profil d’un client, tels que son historique de navigation précédent. De même, 10 retailers sur 56 n’ont pas recommandé de produits complémentaires sur leurs pages produits, comme suggérer une souris et un étui lorsqu’un client consulte un ordinateur portable – une opportunité manquée cruciale pour augmenter les ventes.

    • Les « assistants d’achat » sont pratiquement inexistants : L’étude a révélé que les chatbots, bien que présents sur certains sites, ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. Seulement 1 chatbot sur 29 analysés a pu fonctionner comme un véritable assistant d’achat, capable d’interpréter les préférences des clients et de suggérer des produits appropriés. La grande majorité se limite à des fonctions de support de base.

    « Les consommateurs utilisent déjà l’IA dans leur vie quotidienne avec des outils comme Gemini. Ils s’attendent à une expérience d’achat plus personnalisée, intuitive et conversationnelle de la part des acteurs du e-commerce. Le fait que seul un distributeur y parvienne témoigne d’une opportunité massive et inexploitée.

    L’avenir du e-commerce ne réside pas dans de meilleurs chatbots ; il s’agit de créer des assistants d’achat proactifs, alimentés par l’IA, qui nous comprennent, anticipent nos besoins et nous guident tout au long d’un parcours fluide. Les distributeurs ont une opportunité significative de redéfinir le parcours client en mettant en œuvre une IA avancée pour créer des expériences d’achat en ligne hautement personnalisées, multimodales et dynamiques. » explique Mark Steel, Director, Global Strategic Industries, Retail & Consumer chez Google Cloud.

  • Promotions : coup de pouce ou coup de bluff ?

    Promotions : qu’en pensent les français ?

    Une étude réalisée par Converteo, et PricingHUB, montre que 77 % des Français estiment que les promotions leur permettent de faire de bonnes affaires, mais seulement 47 % considèrent qu’elles reflètent de réelles réductions de prix. 

    Converteo, cabinet de conseil hybride spécialisé en Pricing data et intelligence artificielle, et PricingHUB, plateforme SaaS intuitive et boostée à l’intelligence artificielle d’optimisation des prix, annoncent la publication des résultats de leur étude exclusive : La perception des promotions par les Français.
    Alors les promotions : coup de pouce ou coup de bluff ? Qu’en pensent vraiment les français ? 

    Les promotions : un levier d’achat incontournable mais saturé 

    L’étude révèle que 36 % des consommateurs affirment que les promotions représentent au moins la moitié de leurs achats, tandis que 60 % déclarent que les promotions influencent souvent ou très souvent leurs décisions d’achat. Le secteur alimentaire ressort comme le plus affecté, avec 66 % des répondants déclarant être particulièrement attentifs aux promotions dans cette catégorie. 

    Cependant, cette attention élevée aux promotions s’accompagne de surcharges perçues, particulièrement sur la publicité en ligne (59 %), l’email (52 %) et les réseaux sociaux (46 %).
    42 % des consommateurs expriment un sentiment de surcharge promotionnelle, ce qui pourrait potentiellement diluer l’impact de ces offres.
    « Les promotions sont un levier puissant mais leur surabondance crée une certaine fatigue chez les consommateurs. Les retailers doivent repenser la fréquence et la personnalisation des promotions pour maintenir leur efficacité » explique Jérôme Laurent, CEO et co-fondateur de PricingHUB.

    La promotion : un outil à double tranchant – moteur de découverte mais challenge pour la fidélité

    Véritable levier d’activation, la promotion permet aux consommateurs de découvrir de nouveaux produits ou marques : 56 % des répondants déclarent en avoir découvert grâce à une offre, et parmi eux, 72 % ont réitéré leur achat, et ce, même hors promotion. Mais si la promotion séduit, elle ne fidélise pas pour autant.
    Près d’un tiers des consommateurs (32%) n’hésite pas à changer de marque lorsqu’une promotion est proposée par un concurrent, et seuls 34 % estiment que les promotions renforcent leur confiance envers une marque.

    Personnalisation des promotions

    L’étude montre que 38 % des consommateurs jugent la personnalisation des promotions importante.
    Toutefois la protection des données reste un enjeu important : 50 % des répondants refusent de partager leurs habitudes de consommation. “Ces chiffres révèlent une crise de confiance des consommateurs, plus que jamais sensibles au prix.

    Pour les distributeurs et les marques, l’enjeu est de passer d’une logique purement volumétrique à un pilotage ROIste des actions promotionnelles .
    « L’analyse fine des données de vente et de la perception prix des consommateurs doit être au cœur des décisions promotionnelles pour proposer la bonne offre, au bon moment » explique Rémi Casanova, Principal chez Converteo.

  • TikTok Shop, Instagram Lives… les astuces pour éviter les arnaques

    Les conseils de Klarna pour un shopping en ligne serein

    Les réseaux sociaux ont révolutionné notre façon de faire du shopping : grâce aux lives Instagram et aux trouvailles sur TikTok Shop, il n’a jamais été aussi simple de découvrir et d’acheter les dernières pépites. C’est aussi une formidable vitrine pour les petites marques et jeunes créateurs, qui peuvent ainsi toucher directement leur public. Mais, si cette nouvelle manière d’acheter est pleine de promesses, elle comporte également son lot de risques. Klarna, le réseau de paiements et de commerce alimenté par l’IA, partage ses conseils pour un shopping sur les réseaux en toute sérénité.

    « Le shopping via les réseaux sociaux séduit de plus en plus, c’est une source infinie d’inspiration et une belle opportunité de dénicher des pièces uniques, » explique Karoline Bliemegger, Experte Financière et Product Manager chez Klarna. « Mais pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de rester vigilants et bien informés. »

    Le social commerce connaît un véritable essor dans le monde, et la France n’échappe pas à la tendance. Selon les dernières données, la Génération Z (16-26 ans) est particulièrement adepte : 49,25 % d’entre eux ont effectué un achat directement via les réseaux sociaux en 2023, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2022. Leur terrain de jeu préféré ? TikTok Shop, suivi d’Instagram et de Facebook Marketplace. Et la Gen Z n’est pas seule à succomber : 44 % des Millennials, de plus en plus de membres de la Génération X et même des Baby Boomers se tournent vers l’achat social, avec des hausses impressionnantes d’une année sur l’autre.

    Karoline Bliemegger partage ses meilleurs conseils pour un shopping social sans fausse note :

    1. Attention au dropshipping

    Certains vendeurs sur les réseaux ne stockent pas eux-mêmes leurs produits, mais expédient directement depuis des fournisseurs tiers, souvent situés à l’étranger. Résultat : délais de livraison interminables, prix plus bas ailleurs, frais de douane imprévus, articles ne correspondant pas aux descriptions… Pour repérer un dropshipper, méfiez-vous des délais de livraison flous, des descriptifs génériques et des photos issues de banques d’images. Consultez toujours les avis clients et assurez-vous que le vendeur dispose d’une véritable présence en ligne.

    1. Faites vos recherches avant d’acheterAvant de cliquer sur « ajouter au panier », prenez quelques minutes pour vérifier la réputation du vendeur : lisez les avis sur des plateformes fiables comme TrustPilot, consultez leur site web, et analysez leur communication. Une orthographe approximative, un nombre d’abonnés suspectement bas ou des commentaires désactivés sur leurs profils sociaux peuvent alerter.
    2. Privilégiez les moyens de paiement sécurisés

    Évitez les virements directs. Préférez des services reconnus qui offrent une protection de l’acheteur, comme Klarna. Si le commerçant de votre choix propose le paiement en trois fois sans frais de Klarna sur son site, vous ne serez débité que d’un tiers du montant de votre commande au moment de l’achat, ce qui vous permettra de recevoir vos articles et de les vérifier avant d’être débité du montant total.

    1. Vérifiez les politiques de retour
      Un vendeur sérieux affiche clairement ses conditions de retour et de remboursement. Si ces informations sont difficiles à trouver ou volontairement floues, soyez prudent.
    2. Méfiez-vous des offres trop alléchantes 

      Des réductions incroyables sur des produits tendance ou des articles de luxe ? Attention, cela cache souvent une arnaque. Prenez toujours le temps de comparer les prix sur plusieurs sites avant de finaliser votre achat. Pour cela, vous pouvez utiliser l’assistant shopping IA de Klarna, disponible sur le site et l’appli, qui compare les prix de millions de sites en ligne pour vous et vous offre également un aperçu de l’historique des prix pour savoir si vous achetez au bon moment.

    « Chez Klarna, notre ambition est de permettre aux consommateurs de faire leur shopping de manière plus intelligente et plus sécurisée, quel que soit le canal utilisé, » conclut Karoline Bliemegger. « Nos solutions de protection des acheteurs et nos options de paiement sécurisées sont là pour vous accompagner, en toute confiance, dans cet univers passionnant. »

  • Etude Fevad « Achats & e-Commerce B2B » : gagner en autonomie

    Achats B2B :
    Des clients professionnels qui souhaitent
    gagner en autonomie avec les services numériques

    La Fevad a présenté ce jeudi 6 février les résultats d’une nouvelle étude réalisée par Next Content sur l’e-commerce et les services numériques dans les pratiques d’achats B2B.

    Cette étude analyse la place du numérique dans les échanges avec les fournisseurs, la place des nouveaux services conversationnels notamment alimentés par l’IA et celle des services mobiles. Elle analyse également le parcours d’achat e-commerce dans le cadre d’une commande professionnelle et remonte les attentes prioritaires des acheteurs.

    L’étude révèle que 79% des acheteurs sont très satisfaits de la facilité et de la rapidité pour passer commande lors de leur dernier achat en ligne (réalisée pour une grande majorité parmi les enseignes participantes à ce projet d’étude mutualisée).

    Mais au-delà de cette dernière expérience, de manière plus générale, dans leurs pratiques d’achats, beaucoup d’acheteurs souhaiteraient pouvoir gagner encore en autonomie via des services en ligne ou solutions numériques proposés par les fournisseurs dans le cadre de leurs achats professionnels, et notamment pour suivre la commande et sa livraison, rechercher un produit ou même plus facilement passer commande.

    Ainsi, 51% des acheteurs interrogés aimeraient être plus autonomes dans leur suivi de commande grâce à des services en ligne sur Internet ou bien des solutions numériques de fournisseurs, 48% pour faciliter la recherche d’un produit ou d’un service, 44% pour faire une demande de devis. Cela souligne que même sur ces fondamentaux, les services en ligne ne sont toujours pas généralisés et que l’expérience en ligne peut encore progresser aux yeux des acheteurs.

    L’amélioration de la recherche et de l’information produit, au premier rang des attentes pour gagner en autonomie

    Cela se confirme quand on regarde les attentes prioritaires vis-à-vis des fournisseurs en matière de services en ligne. Elles se situent au niveau de la facilité à trouver le produit ou le service (moteur de recherche notamment) et dans la qualité de l’information produit pour s’assurer que celui-ci correspond bien à leurs besoins.

    La complexité des achats professionnels, la nécessité de s’assurer que le produit est bien adapté à son besoin, que la livraison sera faite dans les délais… sont notamment des raisons qui expliquent que l’autonomie client est souvent partielle dans le cadre d’achats professionnels, y compris quand la commande est finalement passée en ligne auprès d’un site e-commerce. Dans le cadre de leur dernier achat en ligne, 42% des acheteurs avaient ainsi échangé avec le fournisseur en amont, pendant ou après la commande. Le taux monte à 50% quand l’acheteur évolue dans une grande structure (250 salariés ou plus).

    Ainsi, en B2B, le besoin de support humain reste encore très important, y compris dans le cadre d’un achat e-commerce. La possibilité de contacter à tout moment un conseiller par chat ou visio lors de la commande en ligne constitue d’ailleurs une attente très partagée (22% au global, 28% parmi les acheteurs des structures de 250 salariés ou plus).

    L’IA, une des clés de résolution de l’équation : plus d’autonomie pour l’acheteur via le numérique mais une attente de support client

    La moitié des acheteurs interrogés a déjà utilisé des services de conversation automatisés de type Chatbot sur des sites et applications (60% pour ceux qui ont moins de 50 ans) et un tiers environ (34%) dans le cadre de leurs achats professionnels.

    Parmi ceux qui ont déjà utilisé ou qui connaissent les Chatbots, les usages sont déjà significatifs en ce qui concerne la prise d’informations. Mais la prudence est de mise quand on entre dans les phases transactionnelles.
    29% des acheteurs ont déjà demandé une information ou un conseil sur un produit ou un service à l’un de leurs fournisseurs via un Chatbot et 14% trouvent que c’est un moyen très intéressant. Les taux ne sont plus que de 11% et 10% quand il s’agit d’engager une commande.

    L’automatisation d’une partie de ce support et de la relation client via les Chatbots peut-elle constituer une réponse pour les fournisseurs ?
    Comme on le constate sur le graphique ci-dessus, cela ne constitue pas, pour le moment une priorité pour les acheteurs car ils ne reconnaissent pas aux robots la capacité à apporter une réponse pertinente et avec un haut niveau de fiabilité. Faute d’une confiance suffisante, l’attente d’un échange direct avec un conseiller demeure.

    L’amélioration via l’IA Générative de ces solutions de relation client automatisée peut conduire à faire bouger les curseurs de l’hybridation digital / humain dans ce domaine des achats professionnels, sachant qu’une majorité des acheteurs B2B ont déjà l’expérience de ces technologies. Près de la moitié de ceux que nous avons interrogés a déjà utilisé ou testé une solution d’IA Générative, au premier rang desquelles ChatGPT (44%).

    Pour le moment, peu d’acheteurs ont déjà utilisé ces technologies IA dans le cadre de leurs achats professionnels. Parmi les 6 usages possibles que nous avons testés, aucun ne concerne plus de 10% des acheteurs utilisant ou connaissant ces technologies. Les taux les plus élevés sont les demandes de conseils pour bien choisir ou l’aide pour rédiger une réclamation auprès d’un fournisseur. Mais plus de 40% de ces acheteurs utilisant ou connaissant ces technologies sont intéressés pour les utiliser dans ce cadre mais aussi pour décrypter des notices produits ou mieux comparer les offres.

    Au niveau des usages d’IA Générative, l’effet âge est très marqué.

    62% des acheteurs de moins de 35 ans ont déjà utilisé ChatGPT contre seulement 33% pour ceux de 50 ans et plus. Le renouvellement des générations parmi les acheteurs peut donc être le ferment d’une forte transformation de la relation client / fournisseur avec un acheteur augmenté à l’IA, sachant que les fournisseurs investissent aussi désormais dans des projets de conseillers augmentés.