Catégorie : Commerce connecté

  • Quid des formats privilégiés pour survivre à la mort de Flash …

    Quid des formats privilégiés pour survivre à la mort de Flash


    Par Damien Pitard CTO) chez Creads

    Après Apple et Mozilla Firefox, Google passe également à l’offensive vis-à-vis de Flash Player. Face aux nombreuses défaillances du plugin, le géant de Mountain View décide de suspendre partiellement la lecture de Flash au sein du 1er navigateur utilisé dans le monde : Chrome.
    Quelles sont maintenant les solutions à votre disposition pour optimiser la visibilité de vos publicités sur le web ? Damien Pitard, spécialiste des méthodologies de développement web et Chief Technology Officer (CTO) chez Creads vous dévoile les nouveaux formats privilégiés pour survivre à la mort de Flash.

    Flash : Un outil révolutionnaire en passe d’extinction.

    Créé en 1996, Flash est un simple plugin accessible gratuitement permettant d’accroître les capacités graphiques de votre navigateur web. Rapidement, les développeurs web s’emparent de cette technologie pour produire des contenus riches, si bien qu’en 1999, 77% des internautes l’utilisent.
    En 2005, Adobe -référence mondiale en matière de logiciels multimédias- rachète la société éditrice de Flash (Macromédia) et s’empare ainsi de leur plugin phare.

    Avec l’intégration de la vidéo quelques années plus tard, cette technologie prend de l’ampleur et depuis cette période, Flash accompagne la créativité des agences publicitaires et leur permet de diffuser des publicités multimédias parfois interactives sous forme de bannières (des bandeaux publicitaires dans la page) ou d’interstitiels (des publicités qui apparaissent largement devant la page). L’enjeu étant alors d’attirer par tous les moyens le regard de l’internaute et de le pousser à cliquer.

    Néanmoins, malgré cette ascension fulgurante, l’avenir de Flash semble aujourd’hui compromis. A l’heure même où les annonceurs investissent les espaces publicitaires en ligne, les utilisateurs de Chrome et Firefox ont pu voir rapidement apparaître les premières parades anti-pub sous forme d’extensions gratuites. Répondant notamment au nom d’Adblock ou Adblock Plus, ces extensions permettent de masquer automatiquement les publicités en les repérant grâce à une base de données de référence. Le phénomène est d’une telle ampleur que l’Union des Annonceurs s’inquiète en 2014 d’observer le blocage de 15 à 20% des publicités par ces extensions.

    Après un premier coup sévère asséné par Apple puis par Firefox en juillet dernier, Chrome bloque la lecture des Flash secondaires (les publicités donc) depuis le 1er septembre.

    Selon le géant de Mountain View, il s’agirait d’économiser ressources et batterie. Il faudra désormais un clic de l’internaute pour lancer l’animation.

    Google, successeur dignitaire !

    Parallèlement à cette annonce, Google communique rapidement sur la mise à jour de son incontournable régie publicitaire Adwords (56% des publicités en ligne). Cette dernière est désormais capable de convertir automatiquement d’anciennes publicités Flash en HTML5 garantissant une diffusion non-bloquée dans Chrome (et Firefox) et sur smartphone.
    HTML5 n’est pas nouveau. En effet, ce standard de développement a vu le jour en 2007. Depuis, il est peu à peu devenu la référence pour les nouveaux sites et pour tous les appareils connectés. Il lève ainsi définitivement l’exclusivité de Flash sur ces technologies multimédias. Fait notable, en 2010 Youtube commence à remplacer son player vidéo -historiquement en Flash- par un player au standard HTML5.

    La conversion de vos anciennes publicités est basée sur un outil maison appelé Swiffy que Google développe depuis 2011 et qui transforme un fichier SWF (Format Flash) en une combinaison d’images SVG et de code javascript; deux technologies supportées grâce à HTML5. Si votre bannière SWF n’est pas compatible, Adwords vous guidera dans la création d’une nouvelle bannière grâce à un générateur automatique ou grâce à son créateur manuel de templates en ligne, générant du HTML5 (depuis fin 2014).

    Même si l’outil s’avère puissant, pour l’heure il est difficile d’en cerner les limites techniques puisqu’un certain nombre de publicités Flash ne supporte pas la conversion automatique offerte par Google et que vous n’atteindrez pas la liberté créative de Flash.

    Néanmoins, Google ne compte pas en rester là. Le géant américain peaufine depuis deux ans un outil nommé “Google Web Designer”. A destination des webdesigners et des développeurs, cet outil permet de créer des publicités en HTML5 et de les publier sur Adwords ou Doubleclick (une régie publicitaire rachetée par Google en 2007) mais aussi de les exporter en html pour d’autres régies qui en supporteraient le format.
    L’outil, intégrant sons, vidéos, animations, 3D et Javascripts, devrait n’avoir de limite que celle du développeur aux commandes. Orchestré autour d’une timeline (une zone permettant de définir les images clés de l’animation), le logiciel rappelle étonnamment Flash MX, l’éditeur initialement conçu par Macromédia pour créer des animations Flash.

    Même si Adobe n’a jamais voulu interrompre l’existence de son plugin Flash, force est de constater que de nombreux acteurs en ont souvent réclamé la mise à mort. En juillet dernier, le Responsable Sécurité de Facebook annonçait sur Twitter : “It is time for Adobe to announce the end-of-life date for Flash and to ask the browsers to set killbits on the same day”. Finalement, c’est Google qui semble prendre en charge la tâche funèbre. En toute minutie et depuis plusieurs années, la firme a pris soin de se positionner en digne successeur.

  • La FRENCH TECH au CES 2016 !

    La FRENCH TECH au CES 2016 !

    Cette année à nouveau la France sera présente en force au CES avec 190 startups françaises dont 128 dans l’Eureka Park (contre 66 en 2015) soit 30 % de la présence mondiale (derrière les Etats-Unis et devant Israël) faisant ainsi de la France la première délégation européenne.2015: la French Tech des objets connectés accélère

    1. L’internet des objets : un marché en très forte croissance au niveau mondial.

    Le Cabinet Gartner prédit que 6.4 milliards d’objets connectés seront utilisés en 2016, soit 30% de plus qu’en 2015. Le marché associé est estimé à 235 milliards de dollars en 2016, 22% de plus qu’en 2015.

    2. La France a confirmé en 2015 sa place de leader mondial du secteur, derrière les Etats-Unis

    En janvier 2015, la French Tech a brillé au CES International de Las Vegas. Depuis les startups françaises ont encore accéléré et la France a confirmé sa place de leader mondial, juste derrière les Etats-Unis, dans le secteur des objets connectés.

    Elles ont aussi confirmé la densité et la diversité de la French Tech qui forme un éco- système très complet couvrant largement la chaine de valeur de l’internet des objets, de la connectivité (Sigfox, Qovisio, Actility, Matooma, etc.) aux objets connectés pro- fessionnels et grand public.

    Les grands leaders internationaux de la French Tech qui ont confirmé en 2015 :

    Ils ont d’abord réalisé de levées de fond spectaculaires.

    Sigfox a levé 100 M€ en février et déployé son réseau dans une dizaine de nouveaux pays, Netatmo a levé 30 M€ en novembre pour sa croissance internationale, et Parrot 300 M€ en bourse mi-décembre pour s’imposer comme un grand acteur mondial sur la marché des drones.

    La société Devialet a, quant à elle, annoncé en décembre que son enceinte Phantom serait désormais distribuée en exclusivité dans les magasins Apple.

    Withings a aussi confirmé sa position de leader international sur le segment de la montre connectée qui a vue l’entrée d’un grand nombre de nouveaux acteurs dont… Apple.

    Des leaders émergents en hyper-croissance :

    Plusieurs startups ont également vécu une croissance très impressionnantes, parions que l’on pourra compter parmi elles des leaders de demain : certaines ont fait l’objet d’investissement en capital-risque importants,Actility (22M€), Qowisio (10M€), Sculpteo (5M€) ou encore Giroptic (4.5M€), d’autres ont vu leur chiffre d’affaires croitre de plus de 800% au cours des 3 dernières années, c’est le cas de sociétés en hyper-croissance bénéficiaires du Pass French Tech : Famoco, Giroptic, Myxyty, Matooma, Oledcomm ou encore Awox.

    La relève est bien présente et de nouvelles pépites se font connaitre :

    Enfin une nouvelle génération de jeunes startups créatives forment déjà la relève et commercialisent de nouveaux produits très innovants déjà reconnus internationale- ment : 16 d’entre elles ont ainsi reçu récemment un « CES Innovation Awards 2016 » à l’occasion du CES Unveiled à New York : Ubiant, Visiomed, Enko, 3D Rudder, En- laps, Sensor Wake, De rigueur, NodOn, Ween, Lima, Prizm, Klaxoon, Hydrao, eSensor, In&Motion, Airspek.

    3. Un fait marquant de 2015 : des grands groupes français reconnaissent la vitalité des startups de la French Tech dans ce secteur et s’engagent avec elles pour innover.

    A titre d’exemple : La Poste (avec son Programme French IoT), Engie (investisseur dans SigFox notamment), Technicolor, Legrand (investisseur dans Netatmo) ou encore Thuasne (partenaire commercial de Feetme).

    De grands distributeurs français se sont également engagés en 2015 dans la promo- tion des « Objets connectés de la French Tech » : Auchan, Boulanger, Carrefour, Dar- ty, Fnac, Leclerc, Lick et Orange.

    Chiffres-clés de la présence française au CES 2016

    La French Tech avait fait parler d’elle au CES de 2015 avec ses 66 startups, représen- tant 25% des startups mondiales présentes dans l’Eureka Park.

    “A change in the air is palpable. “La French Tech” got off to a flying start this week in Vegas”.
    The Economist

    “France is absolutely crushing it at CES 2015!” Yahoo ! Tech

    “Among the novelties this year, is an exceptionally strong French presence”
    Gary Shapiro, CEO of CES Event.

    En 2016 :

    190 startups françaises

    seront présentes au CES (128 dans l’Eureka Park, 62 hors Eureka Park).

    Les startups françaises représenteront près de 30% de la présence mondiale dans l’Eureka Park (l’espace dédié aux startups),
    avec 128 présentes sur les 457 recensées. Soit 2 fois plus qu’en 2015.
    Juste derrière les Etats-Unis (193 startups) et devant Israël (17 startups), l’Angleterre (14 startups) et encore l’Allemagne (10 startups).

    Ce qui en fait la deuxième délégation mondiale et la première européenne, dans l’

     

     

  • Bilan et usages de Google Shopping

    Bilan et usages de Google Shopping

    En cette fin d’année 2015, l’agence webmarketing, JVWEB, présente  une infographie sur le bilan des usages de Google Shopping en France.

    Fait marquant en 2015 : le budget des annonceurs a fait un bon de +47% par rapport à 2014, c’est dire l’engouement autour de cet outil devenu désormais incontournable pour les e-commerçants !
    Retour sur les chiffres clés du comparateur de prix de Google. Et pour ceux qui aimeraient booster leur business grâce à Google Shopping, l’agence JVWEB vous livre également ses conseils.

    L ‘infographie de JVWEB révèle entre autres que 80% des consommateurs intègrent le web dans leur processus d’achat. Disponible dans plus de 23 pays et en multi-devices, sur ordinateurs, tablettes et smartphones, Google Shopping est devenu le partenaire privilégié des consommateurs pour faire leur repérage ou réaliser leurs achats en ligne.

     

    JVWEB-Infographie-Google-Shopping2015

    Depuis son lancement en 2002, Google Shopping, anciennement nommé Froogle, n’a cessé de gagner du terrain. D’ailleurs, ses performances sont en perpétuelle croissance ! Avec 25% des clics dirigés vers un lien Google Shopping lors d’une recherche produit et des taux de transformation pouvant avoisiner les 10%, les commerçants ont vite compris l’intérêt d’utiliser l’outil de Google pour promouvoir leurs produits. Il suffit de se référer aux chiffres concernant l’investissement des annonceurs dans Google Shopping

  • Dans quels secteurs les Français sont-ils les plus sensibles à l’innovation ?

    En mai dernier, Hello bank! et Yahoo lançaient Hello Innov’, une chaîne de contenu développée sur Tumblr et accessible depuis Yahoo Actualités.

    Son ambition : explorer et décrypter les innovations qui vont révolutionner notre quotidien. 

    Depuis le 14 décembre et pour une semaine, Hello Innov’ organise la Semaine de l’Innovation. Chaque jour, la plateforme propose une analyse et un regard nouveau sur les tendances de demain : chiffres clés, infographies, faits historiques… Une étude riche en enseignements qui permet de mieux comprendre les comportements, attentes et attitudes des Français vis-à-vis de l’innovation. Pour renforcer la portée de l’évènement, le dispositif sera relayé tout au long de la semaine en page d’accueil de Yahoo.

    Voici dès à présent les huit informations à retenir de cette étude :

    1. Biométrie : près d’un tiers des Français accepteraient d’utiliser leurs empreintes digitales comme moyen de paiement (consultez l’infographie ci-jointe pour plus de détails).
    2. Economie numérique : trois quarts des Français ont déjà gagné de l’argent grâce au web.Le boom de l’économie numérique a bouleversé la consommation et créé de nouvelles sources de revenus pour ceux-ci.
    3. Impression 3D : 61% se déclarent intéressés par l’impression 3D pour fabriquer leurs propres objets.Ils sont d’ailleurs 36% à s’imaginer vendre des objets qu’ils auraient fabriqués.
    4. Robotique : 79% des Français se disent prêts à déléguer des tâches du quotidien à un robot. Ménage et jardinage sont les deux principales tâches dont ils aimeraient se débarrasser.
    5. Appareils connectés : 1 Français sur 4 pense que le téléphone du futur sera invisible et intégré aux lunettes ou aux montres.
    6. Applications : 36% des Français sont intéressés par l’utilisation d’une application pour suivre leur alimentation ou les calories qu’ils consomment.
    7. Sport : 15% des Français ont déjà utilisé une application pour suivre leurs performances sportives.
    8. Voyage : 1 Français sur 5 a déjà loué un logement via une plateforme internet type Airbnb. Couchsurfing, location de voiture entre particuliers ou covoiturage, l’économie du partage est aujourd’hui devenue une réalité.
  • Quels sont les sites qui offrent la meilleure expérience client ?

    Coup de projecteur sur les sites e-commerce alimentaires : à J – 15 des fêtes de fin d’année, les équipes de Kurt Salmon et Uptilab ont passé en revue 23 sites d’enseignes de la distribution alimentaire : de Carrefour Drive à Picard, en passant par Amazon, …
    Quels sont les sites qui offrent la meilleure expérience client ?
    Quelles sont les enseignes qui sont les plus avancées sur le web et le digital ?

    Grâce au développement du modèle Drive, typiquement français, la France est un des marchés les plus développés sur le e-commerce alimentaire avec 6,7 milliards d’euros de courses en ligne en 2013. L’actualité, propice aux achats « conforts » réalisés de chez soi, profite à l’e-commerce au dépit des courses physiques. Le web est donc un des enjeux majeurs des enseignes de distribution alimentaire. Or, l’arrivée de nouveaux acteurs (Amazon Fresh et sa logistique apparemment infaillible, UberEats, service de livraison de repas et dernière lubie d’Uber) chamboule l’écosystème bien réglé de l’e-commerce. Pour attirer davantage les consommateurs et lever les freins à la consommation sur internet, les enseignes doivent proposer une expérience client de qualité et mieux exploiter la technologie digitale.

    Un parcours client simplifié et sans accroc : un axe de différenciation majeurimageKS

    « L’optimisation de l’expérience client digitale est un double levier de création de valeur : naturellement pour l’entreprise en optimisant la performance des parcours clients sur les différents canaux mais aussi pour ses clients à travers l’amélioration de la valeur perçue qu’ils ont de leur relation avec la marque.», explique Grégory Hachin, manager Kurt Salmon

    Cdiscount, Chronodrive et E.Leclerc occupent les premières places du Baromètre Kurt Salmon Uptilab, et réalisent une belle performance sur le parcours client en obtenant les meilleures notes au global (35, 32 et 31/50[1]). Ces enseignes sont particulièrement performantes sur l’accessibilité de leur offre : organisation pertinente et efficace des rayons, nombres de filtres, … et sur la rapidité des parcours d’achat proposés.

    Zoom sur les principales étapes du parcours client 

    • Identification des best practices et des potentiels d’amélioration

    1) Je découvre le site

    1 enseigne sur 2 propose une offre promotionnelle aux nouveaux clients.

    La promotion et les nouveautés jouent en effet un rôle fondamental en alimentaire pour développer le panier moyen. Ainsi, 61% des sites analysés mettent en avant des promotions et des nouveautés dès la page d’accueil.

    Dans l’ensemble, les enseignes ont bien travaillé l’ergonomie de leur site et sont performantes sur ce premier jalon du parcours client : fonctionnalité de recherche des produits optimisée, mise en avant de thématiques en fonction des temps forts de l’année, mise en avant des promotions et des nouveautés, contenu éditorial, etc.

    Thiriet, Ooshop et Carrefour Drive obtiennent la meilleure note en « Découverte du service[1] », elles ont notamment mis en place : une réduction pour les primo accédant, des thématiques saisonnières et une mise en avant des nouveautés.

    2) J’achète

    Chez 1 enseigne sur 2, le temps de constitution du panier dépasse 7 minutes

    La diminution du temps de constitution du panier est un critère à retravailler car très plébiscité par les clients ; Carrefour Drive et Cdiscount présentent les meilleurs parcours : la finalisation de l’achat ne nécessite que 3 clics. Seulement 60% des sites ont une barre de recherche dynamique avec une liste pré-remplie. Cette fonctionnalité semble fortement impacter l’expérience client : temps de constitution d’un panier avec barre de recherche 8,5 minutes vs 13,5 minutes sans.

    Comme en magasin, le merchandising doit être facilitateur pour le consommateur, l’enseigne doit lui permettre de retrouver facilement ses produits, les visuels doivent être de bonne qualité, les avis clients sont un plus car ils aident le client à faire son choix.

    Si la plupart des enseignes doivent encore travailler le merchandising de leur site, axe d’analyse qui récolte les moins bonne note, Picard, Amazon et Cdiscount réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à l’accessibilité de leur site et aux rapides parcours proposés.

    Le support et l’accompagnement pendant la navigation sont également deux points importants. Etonnamment, très peu de chat en ligne et de FAQ dynamique sont proposés (seul Cdiscount propose le chat en ligne), mais avec leur FAQ complète, Houra et Carrefour Drive sont les grands gagnants du support client et d’accompagnement.

    Pour finir, si 55% des enseignes ont un système de fidélité, tous ne sont pas adaptés aux achats online. Quand certains renvoient vers la carte de fidélité classique, quitte à obliger les clients à remplir le formulaire d’inscription à cette carte (ex : Monoprix) ; d’autres au contraire proposent un système de cagnotte automatique bien plus simple et interactif (ex : Olé de Chronodrive).

    3) Je récupère

    82% des sites indiquent la faisabilité de la livraison en fonction du code postal

    Les enjeux autour de la livraison et des frais de livraison sont primordiaux pour les enseignes. Pourtant certains sites e-commerce des hypermarchés (Ooshop, Casino, Auchan…) ont des montants de commande minimum avant livraison gratuite très élevés (autour de 170€), ce qui peut être fortement dissuasif.

    64% des enseignes (hors drive) font des livraisons en 24h, éléments crucial car évite une logistique de prévision aux consommateurs. Notons que Houra, Simply Market et Simply Drive ont la plus forte amplitude de livraison avec près de 90 créneaux par semaine.

    La possible progression des enseignes sur ce terrain se joue donc sur l’indication de la prochaine date de livraison et l’amplitude des jours et horaires de livraison, deux critères déterminants pour les clients.

    Etat des lieux de « la maturité digitale » des sites alimentaires

    Les enseignes Chronodrive, Cdiscount et Auchan Drive se partagent le podium de la maturité digitale avec des notes respectives de 36, 36 et 34/50[1] : chacune apporte des réponses plus que satisfaisante quant à leur présence sur le web et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, sur leur gestion des informations clients, sur l’ergonomie du site marchand et des sites mobiles.

    Les réseaux sociaux :

    Sans surprise, avec des notes supérieures à 8/101, l’enseigne Monoprixcompte parmi les marques leaders sur les réseaux sociaux, accompagnée par Amazon et Auchan Direct. Les sites de « courses en ligne » doivent notamment leur performance à leur capacité à fédérer et à engager leurs communautés autour de leur image de marque, sur les principaux réseaux (Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, Google+ & Youtube).

    Les applications mobiles et Multi-Device (Apps & Responsive Design)

    Mobilité rime avec omnicanalité ; Leclerc, Courses U et Auchan Drive l’ont intégré et obtiennent ainsi des notes supérieures à 9,5/103grâce à leur présence sur tous les types de supports mobiles. À noter, 63% des acteurs possèdent une application IOS, 40% possèdent une application Android pour tablette et 54% proposent une application Android pour mobile. Logiquement, l’application mobile la plus téléchargée est celle d’Amazon (plus de 10 000 000 de téléchargements).

    Cependant, des efforts restent à fournir en termes de Responsive Design: à ce jour, seuls 23% des sites de e-commerce alimentaire conçoivent leur site web de manière à y optimiser la navigation, quels que soient les appareils utilisés par les internautes.

    « Le baromètre révèle des tendances de fond, vouées à prendre de l’ampleur : instantanéité, mobilité et personnalisation. Comme en magasin les sites alimentaires doivent continuer à tout mettre en œuvre pour optimiser la présentation des produits et simplifier l’acte d’achat. La rapidité de la mise à disposition des produits et la précision de l’indication du créneau horaire sont des éléments critiques pour fidéliser les clients. », commente Armand de Vallois, Associé Kurt Salmon

    Note méthodologique 

    Du 15 octobre au 15 novembre 2015, l’expérience client digitale de 23 sites de « courses en ligne » a été analysée à travers plus d’une centaine de critères répartis en 2 axes :

    Maturité digitale :

    Présence Web – Multi-device – Optimisation du développement – Analytics et vie privée – Réseaux sociaux

    Expérience utilisateur :

    Découverte du service – Merchandising/Offre – Expérience utilisateur/Achat – Logistique – Fidélisation

    Chaque critère a donné lieu à une notation sur 5, et l’ensemble, à une notation sur 50. Plus de 100 items ont été audités et les performances des enseignes ont été mesurées par des outils de référence et des consultants spécialisés en Customer Experience en grande distribution.

  • 5 clés pour un shopping connecté en toute sécurité

     

    Tout comme les transactions physiques traditionnelles, les paiements sur Internet doivent répondre à des règles de sécurité strictes.
    En effet, les e-commerçants sont les premières victimes des fraudes à la carte bleue.

    Voici cinq recommandations pour un site e-commerce sécurisé, selon Christophe Boitiaux, Directeur Marketing et Communication de Waycom .

    1-    Veiller à ce que la certification SSL s’applique à l’ensemble du site

    Une fois installé le certificat SSL active le protocole « https » (via le port 443) dans les navigateurs, afin d’assurer une connexion sécurisée entre le serveur web et le navigateur.

    Cette sécurisation est symbolisée par un cadenas dans la barre d’adresses, afin de rassurer les utilisateurs. Les e-commerçants savent qu’ils sécurisent les transactions bancaires, le transfert de données et les informations de connexions, telles que les noms d’utilisateur et les mots de passe. Aussi, il est très prudent de veiller à ce que l’application de ce certificat ne se limite pas aux données bancaires. En effet, mieux vaut ne pas sous-estimer les conséquences des vols de mots de passe. L’accès au mot de passe d’un e-client peut éventuellement permettre aux pirates d’effectuer des modifications sur les informations de livraison des commandes.

    2-    Dès le début de la conception de l’e-boutique : pensez sécurité avant fonctionnalité !

    Lors de la conception de leur site, les e-retailers sont souvent contraints par les délais urgents de réalisation. Ils peuvent être alors tentés de créer en priorité des fonctions pratiques du site, en négligeant des normes de sécurité jugées plus secondaires. Puis, parce que les normes l’exigent, il leur est alors nécessaire d’actualiser leur e-boutique en intégrant les fonctions de sécurité. Les propriétaires sont alors contraints de faire appel à des développeurs pour effectuer une double mission : le maintien en ligne du site et les travaux d’actualisation en back office. Pour éviter une telle démarche chronophage et coûteuse, il est préconisé de ne pas faire l’impasse sur la sécurité, dès le début de la construction du site.

    3-    Avoir recours à un prestataire certifié PCI DSS (Payment Card Industry Data Security Standard)

    Pour garantir aux clients titulaires de cartes bancaires une protection contre les risques de fraudes et les possibles atteintes à la vie privée, il est fortement recommandé aux e-commerçants d’avoir recours à un prestataire qui lui proposera une plateforme de paiement en ligne respectant la norme PCI DSS. Ce standard de sécurité des données a été établi par les organismes qui délivrent des cartes de crédit afin de réduire le vol de numéros de cartes, en ligne ou hors ligne. En plus de sécuriser les transactions, cette option a l’avantage de libérer l’e-commerçant du traitement et de la transmission des numéros des cartes de crédit – ce qui vous évite d’avoir à vous conformer au standard PCI.

    Si toutefois, le e-commerçant souhaite accepter et valider lui-même les cartes de crédit, il devra également se conformer aux normes PCI.

    4-    Utilisateurs de logiciel CMS, ne négligez pas leurs mises à jour de sécurité !

    Les mises à jour de sécurité des CMS doivent être régulières. Ne pas y prêter à attention positionne l’e-boutique dans une situation de risques élevée de piratage de la base de données. Le fraudeur qui y aurait accès pourrait créer des pages de redirection pour le paiement des commandes.

    5-    Les sondes de sécurité IDS/IPS : les roues de secours des sites marchands

    L’IDS pour Intrusion Detection System (système de détection d’intrusion) permet ainsi d’avoir une connaissance sur les tentatives d’intrusion réussies et échouées. L’IPS (système de prévention des intrusions) fournit des renseignements détaillés sur l’état des solutions de sécurité, bloque les programmes malveillants avant qu’ils n’infiltrent le système d’information. Leurs installations arrivent en complément des précédentes applications.

    Pour rassurer les Français qui envisagent un shopping connecté, les e-commerçants ont toutes les cartes en main.

    Christophe Boitiaux, Directeur Marketing et Communication de Waycom

     

     

     

     

  • Comment créer des expériences engageantes auprès du consommateur ?

    Le client est arrivé sur le site en ligne, et après ?

    Par Antoine Ballerin, Directeur Europe du Sud, Qubit | Décembre 2015

    Comment identifier les moments clés pour être plus pertinent auprès du client
    La vocation du marketing est bien d’interpeller les consommateurs au moment le plus propice, là où leurs décisions d’achat peuvent être influencées. C’est pour cette simple raison qu’Amazon s’est mis, il y a une dizaine d’années, à proposer des recommandations produits ciblées aux consommateurs déjà connectés et prêts à acheter.

    Mais comment faire pour identifier ces moments ? Comment en tirer le meilleur profit et créer des expériences engageantes qui trouvent effectivement un écho auprès du client ?

    Dès la première interaction avec un site e-commerce, toute action devient une source d’information pour l’e-commerçant. C’est à l’e-Commerçant qu’il revient d’identifier les moments du cycle d’achat de ses clients les plus favorables à l’établissement de connexions, d’actions, d’attentions et de messages à la fois délicats et pertinents. Cet effort est essentiel pour apprendre à décrypter les besoins des clients, il permet d’adapter le site pour les satisfaire au maximum. En effet, il n’existe pas de recette universelle pouvant s’appliquer à tous les visiteurs et à tous les moments de la relation client.
    Les consommateurs visitent le site d’une marque 5,1 fois en moyenne avant de se décider à acheter (étude Qubit réalisée l’an dernier auprès de 31 des 100 premiers e-commerçants au Royaume-Uni). Pourquoi ? Dans l’ensemble, la plupart des acheteurs réfléchissent avant d’acheter. Certes, il existe des acheteurs impulsifs, mais ils ne constituent en aucun cas une large majorité.

     Ce que cela signifie pour les e-commerçants ?
    Il faut tenter d’attirer l’attention des clients à des moments clés. Ces moments sont une source d’informations importantes sur la raison de leur venue, ce qui les intéresse et ce qui les incitera à sauter le pas. Le consommateur est-il revenu plus de trois fois ? A-t-il déjà ajouté quelque chose à son panier ? S’intéresse-t-il au contenu du site : blog, vidéos ou autre ? Manifeste-t-il son intérêt pour une marque ou un type de produit en particulier ? Quelle est la fréquence de ses visites ? Quelle est sa provenance ? Depuis quelle région se connecte-t-il ? Est-il proche d’un magasin physique ? A-t-il laissé une opinion ou un commentaire au cours de sa navigation ?
    Voici quelques exemples de relations d’engagement entre un commerçant et ses clients, depuis le premier contact jusqu’à l’achat.
    1. L’abandon de panier

    Près de 70% des paniers sont abandonnés (Baymard Institute Research, septembre 2014). Le site de vente de chaussures L.K.Bennett a mis en place une stratégie à l’attention des visiteurs britanniques n’ayant pas effectué d’achat en ligne depuis plus de neuf mois, mais ayant visité le site plus de trois fois. Ceux qui abandonnaient leur panier après y avoir ajouté un produit recevaient une proposition de livraison gratuite pour tenter de les convaincre. Cette expérience s’est traduite par une augmentation des conversions de 11 %.
    1. Le message d’urgence
    Monsoon & Accessorize informe les visiteurs du site chaque fois que des produits sont proches de la rupture de stocks. S’il reste moins de cinq articles en stock du produit pour lequel un visiteur a indiqué sa taille, une personnalisation apparaît sur la page qui précise le nombre d’articles restants. Cette notification a généré une hausse de plus de 10% des conversions pour Monsoon & Accessorize.
    1. L’engagement par le contenu

    Farfetch a comparé les taux de conversion de groupes de visiteurs selon qu’ils avaient vu ou non tel contenu pour analyser la valeur dudit contenu. Il a été décidé d’adresser un message de redirection vers la FAQ, sous forme de layer, à tout utilisateur ayant parcouru plus de dix pages produits. Conclusion, ce segment a enregistré une augmentation de 17,1% de ses taux de conversion.
    1. Le ciblage météorologique

    Burton recherchait un moyen de personnalisation ciblée en accord avec sa stratégie de merchandising. Burton a alors décidé d’utiliser tout un bloc de sa page d’accueil pour diriger les utilisateurs vers des produits adaptés en fonction de la météo de la région depuis laquelle se connecte le visiteur. Trois productions créatives différentes alternent : une avec la météo et la température locales du visiteur, une autre avec le ou les produits recommandés et enfin une photo de mise en situation avec un modèle. Cette stratégie a permis à Burton d’enregistrer une augmentation de 11,6% de ses conversions tous utilisateurs confondus.
    Pour maximiser leurs chances de convertir les visiteurs en acheteurs, les e-commerçants doivent comprendre les nouvelles réalités des comportements des consommateurs et aligner leurs stratégies digitales et de contenus en conséquence.
    Par Antoine Ballerin, Directeur Europe du Sud, Qubit | Décembre 2015
  • Quand le trafic d’origine humaine dépasse celui des robots malveillants sur le Web

    Imperva publie la quatrième édition de son étude annuelle Bot Traffic Report.
    Principal enseignement :  pour la première fois, le trafic d’origine humaine a dépassé celui des robots malveillants (les « botnets ») sur le Web.

    Jusqu’ici, les robots, bienveillants ou malveillants, étaient toujours à l’origine de la plupart de l’activité sur notre réseau. Or, cette année, nous avons observé une évolution, les visiteurs humains devenant désormais majoritaires sur Internet.

    Les faits marquants de l’étude :

    • Les données présentées dans ce rapport s’appuient sur un échantillon de plus de 19 milliards de visites d’êtres humains et de robots enregistrées sur une période de 90 jours, du 24 juillet au 21 octobre 2015.
    • En analysant nos données, nous avons été très surpris d’apprendre que, pour la première fois, les visiteurs humains ont été responsables de la majorité (51,5 %) du trafic Web dans son ensemble. Ces chiffres apparaissaient à première vue comme un total renversement de tendance. Cependant, une fois examinés de plus près et remis dans le contexte de nos précédentes analyses, ils révèlent en fait la poursuite d’une tendance, à savoir :
      • une augmentation du volume relatif de trafic d’origine humaine, passé de 38,5 % en 2013 à 51,5 % en 2015 ;
      • un recul du volume relatif de trafic issu de robots bienveillants, de 31 % en 2013 à 19,5 % en 2015 ;
      • une stabilité du volume de trafic des robots malveillants, qui fluctue autour de 30 %.
    • Au vu des tendances ci-dessus, il est intéressant de noter qu’Imperva n’a relevé aucune baisse d’activité des robots malveillants, et ce quelle que soit la fréquentation des sites.
    • En conséquence, les sites de toutes tailles sont plus ciblés que jamais et visités en moyenne par un robot malveillant pour deux êtres humains.
  • Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    De l’Internet des Objets aux énergies renouvelables, l’économie numérique va littéralement se transformer sous nos yeux en 2016. Ci-dessous quelques grandes tendances.

    Par Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

    1. Le commerce digital va connaître une transformation

    La convergence des nouvelles plateformes de paiement, des Big Data, des technologies de détection de fraude en temps réel ou encore des services géolocalisés est en passe de transformer le secteur des paiements électroniques. Les attentes des clients, elles, continuent d’augmenter avec la multiplication des options disponibles en matière de paiement en ligne. De leur côté, les banques passent à des cartes de crédit sécurisées à puce intégrée. Les commerçants, quant à eux, adoptent de nouveaux terminaux de paiement EMV simplifiant l’utilisation de ces cartes. En 2016, et dans un souci d’adaptation, les acteurs du secteur des paiements électroniques chercheront à profiter de services d’hébergement rapides en proposant une accessibilité permanente au sein d’environnements évolutifs et interconnectés. Ces environnements devront offrir un accès en temps réel aux courtiers, ainsi qu’aux fournisseurs de services de porte-monnaie électronique et de données sur les marchés. Ils devront également assurer une connexion à des centaines de fournisseurs en points de vente, de sites de commerce électronique, d’établissements financiers et de réseaux mobiles. Dans les mois à venir, les principaux acteurs du secteur des paiements électroniques vont s’apercevoir que la véritable valeur de ces transactions réside dans les données qu’elles fournissent sur leurs clients, notamment concernant leurs habitudes en matière de dépenses et les lieux où ils effectuent leurs achats. Ces entreprises vont ainsi reconcevoir leurs réseaux afin de mieux gérer et analyser ces données. Elles pourront ainsi s’assurer de cibler leurs clients avec davantage de précision grâce notamment à des offres personnalisées en fonction du moment et de l’emplacement, et associées à des systèmes de fidélisation.

    2. L’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) va avoir un impact considérable sur les réseaux informatiques

    L’adoption record et la prolifération des dispositifs et capteurs connectés continueront de s’accélérer, créant ainsi un déluge de données qui devrait affecter considérablement la capacité et la sécurité des réseaux. Les entreprises s’efforceront de relier les informations collectées sur leur réseau aux données en cours de traitement par des capteurs et autres mécanismes. Elles pourront ainsi profiter de davantage de contrôle sur ces informations. En outre, cela leur permettra de tirer pleinement parti de l’IoT afin de s’adapter rapidement à des conditions changeantes, de générer de la valeur et de renforcer leur croissance. Les entreprises auront la possibilité d’accroître leur agilité au sein d’environnementschangeants. Pour cela, il leur faudra déployer une infrastructure permettant de créer des connexions sécurisées et directes entre les différents éléments devant être synchronisés afin de pouvoir tirer parti des connaissances en temps réel offertes par l’IoT. Ce type d’interconnexion permettra aux employés, partenaires, et clients d’obtenir les informations dont ils ont besoin dans le contexte adéquat, et en utilisant leurs appareils, canaux et services favoris. Les entreprises vont progressivement se rendre compte de l’existence de cette opportunité, ainsi que de la nécessité croissante de créer une intersection entre IoT, clouds et entreprises. En 2016, nous verrons donc un nombre croissant d’entreprises adopter des solutions offrant de puissantes capacités d’interconnexion.

    3. Les fournisseurs de contenus vont progressivement contourner Internet afin de répondre à une demande croissante en matière de capacité

    L’adoption massive des technologies de streaming en 3D, Full HD, 4K et HDR (Imagerie à grande gamme dynamique) poseront d’énormes défis aux opérateurs réseau et fournisseurs de contenu numérique en 2016. Ainsi, selon le tout dernier rapport publié par Sandvine sur la vidéo numérique, les flux Netflix représentent 36,5 % de l’ensemble du trafic descendant vers les foyers équipés de connexions à haut débit aux horaires les plus intenses en matière de visionnage de vidéos. Ce besoin de capacité devrait connaître une hausse fulgurante en 2016 à mesure que les foyers adopteront de nouvelles technologies de streaming nécessitant jusqu’à quatre fois leur bande passante actuelle. En outre, l’indice Cisco Visual Networking Index fait état d’une charge encore plus importante pour les réseaux et les fournisseurs de contenu avec le développement de YouTube, Netflix, Hulu et autres services de streaming vidéo, amenés à représenter 76 % du trafic Internet des consommateurs d’ici 2018. Pour être en mesure de répondre à ce futur besoin en matière de capacité, de plus en plus d’entreprises du domaine du multimédia suivront l’exemple de Netflix en basculant leur charges de travail vers le cloud, et en ayant recours à une approche d’interconnexion afin d’optimiser les performances des applications sur Internet. Netflix a également créé des réseaux de diffusion de contenu internes afin de contourner les limitations d’Internet en matière de bande passante, et de diffuser encore davantage de contenu numérique à ses clients de façon efficace et optimisée. 

    4. Internet deviendra plus respectueux de l’environnement

    En 2016, Internet deviendra plus respectueux de l’environnement, et ce, malgré un pourcentage global d’utilisateurs atteignant 50 % de la population mondiale. Notre vie en ligne prend sans cesse plus de volume, et nécessite d’énormes quantités d’électricité, en particulier pour les datacenters, véritables moteurs de l’économie numérique. Les opérateurs de datacenters sont conscients de l’impact de ce phénomène dans une économie fondée sur des énergies fossiles : 84 % des opérateurs nord-américains ont récemment reconnu la nécessité de prendre en compte les énergies renouvelables afin de répondre aux futurs besoins d’énergie (rapport Trends in Data Centers de Mortenson). En 2016, les entreprises s’approprieront progressivement les principes de ces énergies vertes. Les sociétés s’appuyant sur l’électricité afin d’alimenter leur infrastructure Internet critique et s’assurer de son bon fonctionnement, continueront de réévaluer l’efficacité énergétique de leurs datacenters, d’adopter des méthodes d’économie d’énergie éprouvées, et de faire évoluer les meilleures pratiques en matière de développement durable.

    5. Les entreprises adopteront des stratégies d’interconnexion multi-cloud afin de réduire leurs coûts

    Les stratégies multi-cloud occuperont une place importante dans le monde professionnel en 2016. Les entreprises s’efforceront en effet d’améliorer leurs charges de travail de production, d’accroître leur agilité et les performances de leurs applications, et de contrôler leurs coûts. Selon l’étude « The Total Economic Impact of Equinix Interconnection Solutions » publiée récemment par Forrester, les entreprises adoptant des stratégies d’interconnexion multi-cloud ont enregistré d’importantes réductions de coûts. Ces approches leur ont en effet permis de déployer et de mettre à l’échelle leurs applications en s’appuyant sur des fournisseurs de services cloud moins coûteux, et ainsi de prendre l’ascendant sur les entreprises exécutant uniquement leurs applications en interne. Grâce au peering en local avec des fournisseurs de services cloud par le biais d’interconnexions directes permettant d’accéder et d’intégrer plusieurs clouds, les organisations peuvent provisionner rapidement leurs services clouds et proposer une meilleure expérience à leurs utilisateurs finaux. L’adoption de l’interconnectivité multi-cloud en entreprise devrait continuer de progresser à mesure que les organisations réaliseront l’intérêt de contourner l’Internet public et de se connecter directement et de façon sécurisée à des fournisseurs de services cloud.

    6. La cybersécurité favorisera l’adoption croissante de l’interconnexion

    La cybersécurité est l’une des principales préoccupations identifiées par les responsables informatiques interrogés dans le cadre de l’étude « Enterprise of the Future » publiée récemment par Equinix. En effet, 64 % des décideurs informatiques du monde entier admettent que leurs préoccupations en matière de sécurité pourraient les pousser à revoir l’architecture de leur infrastructure informatique au cours des 12 derniers mois. En 2016, les entreprises devraient investir davantage d’efforts afin de réduire les risques et de minimiser la vulnérabilité de leurs réseaux. La sécurité du cloud est également une source croissante d’inquiétudes pour les entreprises, qui réalisent que leurs maillons faibles ne sont pas les fournisseurs de services cloud mais leurs propres voies d’accès à ces services. Elles sont également conscientes qu’accéder à des services cloud par le biais de l’Internet public augmente ces risques. Les entreprises vont continuer d’évaluer leurs options en matière d’infrastructure informatique, et les connexions directes s’avèreront encore être une solution plus cohérente et sécurisée pour assurer la connexion des organisations entre elles et au cloud.

    7. L’interconnexion va éliminer des obstacles importants au développement informatique

    En 2016, les réseaux d’entreprise subiront les effets de tendances telles que la dispersion géographique de leur personnel (75 % des employés résident dans des régions différentes de celle du siège de leur entreprise), ou comme le nombre croissant d’utilisateurs accédant au réseau sur une variété d’appareils et depuis différents emplacements. Les architectures informatiques centralisées, cloisonnées, voire souvent emprisonnées dans des datacenters internes, ne peuvent pas être redimensionnées afin de les rapprocher des utilisateurs finaux et de proposer les connexions haute-performance réclamées par les utilisateurs. Dans le même temps, les stratégies d’interconnexion via l’Internet public continueront d’être mises en question sur le plan de leur fiabilité et de leur sécurité. Pour faire face à toutes ces problématiques, les entreprises vont être de plus en plus nombreuses à concevoir des infrastructures axées sur l’interconnexion afin de pouvoir établir des liens directs et sécurisés vers des fournisseurs de services cloud et réseau, ainsi qu’avec une variété d’autres partenaires. Elles vont également progressivement s’appuyer sur des interconnexions instantanées entre organisations afin de générer de la valeur et de prospérer. Elles découvriront ainsi les bénéfices réels et quantifiables de cette approche. En effet, plus d’un tiers des personnes interrogées dans le cadre de la même étude « Entreprise of the Future » et ayant déjà déployé des solutions d’interconnexion auraient enregistré une valeur ajoutée de plus de 10 millions de dollars ; 58 % de ces entreprises estiment par ailleurs que cette valeur provient de nouvelles sources de revenus.


    Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

  • Tout sur le Black Friday !

    Si le Black Friday, le Cyber Monday et l’ensemble de la Cyber Week ne constituent pas, en France, le pic des opérations promotionnelles de l’année, comme c’est le cas aux USA et au Royaume-Uni, les E-Commerçants français qui y ont investi, en récoltent les fruits.

    C’est ce que révèle la dernière étude de Tradedoubler, réalisée la semaine dernière avec son nouvel outil User Journey.

    Vous trouverez ci-dessous tous les résultats de cette étude, pays par pays.

    On peut noter en général que le comportement d’achat des consommateurs en ligne est modifié pendant la Cyber Week, notamment, le temps pris pour acheter des produits est réduit de neuf jours, 18 heures et 28 minutes à à peine cinq jours, deux heures et neuf minutes . Le nombre de clics pour réaliser un achat a légèrement augmenté, passant de 32 à 37. En revanche, le nombre de sites uniques a légèrement réduit, les consommateurs effectuant moins de recherche, avant de faire un achat au cours de cette semaine.

    « La clé pour le marketing numérique est d’atteindre les clients là où ils sont – cela signifie comprendre comment les clients se comportent en ligne, les appareils qu’ils utilisent et leur parcours d’achat. Le succès des commerçants qui ont investi dans la Cyber Week devrait motiver l’ensemble des commerçants, à utiliser les données des parcours utilisateurs avec perspicacité, pour optimiser leurs budgets publicitaires numériques, et réussir leurs ventes en ligne de Noël », s’exprime Pascal Gayat, Directeur de Tradedoubler France.

    Ventes du week-end Black Friday et du Cyber Monday (soit une période de 4 jours) entre 2014 et 2015

    • En Europe, les ventes en ligne [au détail] le week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015 ont augmenté de 9% par rapport à l’année 2014.

    o La croissance la plus significative des ventes s’est faite sur les Smartphones avec une augmentation de 72%.

    o En 2015, les ventes sur tablettes ont globalement diminué (soit une baisse des ventes de -19 %), mais les ventes finalisées sur une tablette sont plus

    importantes en terme de valeur globale (111 EUROS), en comparaison avec celles depuis un ordinateur ou un smartphone.

    • En France, les ventes représentent une hausse de 29 % par rapport à l’année 2014 sur la période du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015. Les ventes réalisées sur Smartphones pendant cette période ont presque doublé (99 %) par rapport à l’année dernière.
    • En Allemagne , le week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015 a enregistré une augmentation des ventes en hausse de 62% par rapport à l’année 2014. Le nombre de ventes effectuées depuis un Smartphone a augmenté en Allemagne 241% (ce pays enregistre la plus grande augmentation du pourcentage des achats effectués sur un Smartphone de toute l’Europe).
    • En Suède, les ventes ont augmenté de 49 % par rapport à l’année 2014 lors du week- end du Black Friday et du Cyber Monday 2015. Les ventes réalisées sur les Smartphones pendant cette période ont plus que doublé (110 %) par rapport à l’année dernière.Valeur totale des commandes du week-end Black Friday et du Cyber Monday (soit sur une période de 4 jours) entre 2014 et 2015
    • En Europe, les dépenses en ligne [au détail] ont augmenté de 33% pour la période du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015, soit un tiers de plus par rapport à l’année 2014o Les dépenses effectuées depuis les Smartphones ont plus que doublé (105%) par rapport à l’année dernière
    • En France, les dépenses en ligne ont augmenté de 43% par rapport à 2014 lors du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015o La valeur de l’ensemble des transactions effectuées sur les Smartphones a augmenté de 119% en 2015 par rapport à l’année 2014.
    • Au Royaume-Uni, les dépenses [au détail] en ligne ont augmenté de 14% par rapport à 2014 lors du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015.

    o Le montant des transactions effectuées depuis les Smartphones au Royaume- Uni au cours de cette période a été de 88% plus élevé que le montant dépensé en 2014.

    o Les consommateurs britanniques ont moins dépensé sur/depuis les tablettes que l’an dernier (3% de moins en glissement annuel), mais les AOV étaient significativement plus élevées cette année (87 EUROS en 2014 contre 121 EUROS en 2015

    • En Allemagne, les dépenses en ligne ont augmenté de 49% par rapport à l’année 2014 lors du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015.

    o Le montant des transactions effectuées via les Smartphones en Allemagne au cours de cette période a été de 259% plus élevé que le montant dépensé en

    2014. (Ce pays enregistre la plus grande augmentation du pourcentage des achats effectués sur un Smartphone de toute l’Europe).

    • En Suède, les dépenses en ligne ont augmenté de 72% par rapport à 2014 pendant le week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015.

    o La valeur de l’ensemble des transactions effectuées depuis/sur les Smartphones a augmenté de 140% en 2015 par rapport à l’année 2014.

    Valeur Moyenne des Commandes (VMC ou AOV) lors du week-end Black Friday et du Cyber Monday (soit sur une période de 4 jours) entre 2014 et 2015

    • En Europe, la VMC a augmenté de 21 EUROS, d’un montant de 85 EUROS en 2014, à 106 EURO en 2015 (soit une augmentation de 25% en glissement annuel) lors du week-end du Black Friday et du Cyber Monday 2015.

    o La valeur moyenne des commandes est en hausse depuis les ordinateurs (de 25%), les Smartphones (de 20%) et les tablettes (de 31%).

    o La valeur moyenne des commandes effectuées depuis un ordinateur était de 87 EUROS en 2014 et a atteint 109 EUROS en 2015.

    o La valeur moyenne des commandes effectuées depuis un Smartphone était de 77 EUROS en 2014 et a atteint 92 EUROS en 2015

    o La valeur moyenne des commandes effectuées depuis une tablette était de 85 EUROS en 2014 et a atteint 111 EUROS en 2015.

    FRANCE

    AOV EUR

    2014 71

    2015 79

    YOY % 11%

    Ordinateur

    71

    79

    12%

    Smartphone

    72

    77

    7%

    Tablette

    77

    86

    11%

    ROY AUME-UNI

    ALLEMAGNE

    AOV EUR

    2014 93

    2015
    123

    YOY % 32%

    Ordinateur

    97

    130

    34%

    Smartphone

    83

    103

    24%

    Tablette

    87

    121

    40%

    AOV EUR

    2014 101

    2015 108

    YOY % 6%

    Ordinateur

    103

    110

    7%

    Smartphone

    81

    86

    5%

    Tablette 96 113 18% SUEDE

    Parcours utilisateur du week-end vendredi/Friday et Cyber Monday (soit une période de 4 jours) 2014 comparé à un UJ traditionnel.

    AOV EUR

    2014 65

    2015
    76

    YOY % 18%

    Ordinateur

    65

    79

    23%

    Smartphone

    57

    65

    15%

    Tablette

    76

    79

    4%

    Heure

    Clics

    Sites uniques

    Parcours « détail » normal

    09:18:28

    32

    1.28

    Cyber week-end 2015

    05:02:09

    37

    1.18

    Heure

    Clics

    Sites uniques

    Royaume-Uni

    07:16:48

    29

    1.25

    Allemagne

    04:04:04

    4

    1.14

    France

    03:06:28

    46

    1.13

    Suède

    05:17:45

    5

    1.22

    Le comportement d’achat en ligne des consommateurs diffère pendant le Cyber Week-end cette année, face au comportement d’achat en ligne dans une période dite « traditionnelle » dans le secteur de la distribution: le temps passé à acheter des produits dans ce secteur (habituellement de neuf jours, 18 heures et 28 minutes), s’est réduit à cinq jours, deux heures et neuf minutes.

    Le nombre de clics effectuées lors d’un achat est passée de 32 à 37 clics en moyenne.

    Le nombre de sites uniques visités s’est légèrement réduit, soit une indication que les consommateurs ont effectué moins de recherches avant de réaliser un achat au cours du Cyber Week-end.

    * Parcours utilisateur normal « détail » est le même que toutes les autres statistiques « détail » (achats et achats au détail, dans la mode , la santé et la beauté, les ordinateurs et l’électronique mais aussi la maison et le jardin)
    * Parcours utilisateur normal « détail » de Juin à Octobre (comparable à la moyenne des

    statistiques de parcours utilisateur du réseau Travel Connect).