Catégorie : Big Data

  • Facebook, Istagram, Twitter, Google… comment prendre le contrôle de son patrimoine numérique ? 

    Comment prendre le contrôle de son patrimoine numérique tout au long de sa vie et au delà ?

    Selon Benoit Grunemwald Expert en Cyber sécurité chez ESET France

    Avez-vous réfléchi à ce qu’il adviendra de votre existence numérique après votre décès ? Voici comment mettre de l’ordre dans vos affaires numériques sur Facebook, Google, Twitter et autres principaux services en ligne.

     Ce n’est pas facile à dire, mais nous allons tous mourir un jour. Et une fois mort, pourquoi devrions-nous nous soucier de notre présence sur les réseaux sociaux ? Si nous ne planifions pas ce qu’il adviendra de notre empreinte numérique, c’est à nos proches qu’il reviendra de passer par ce processus douloureux. En plus de leur chagrin et des formalités administratives habituelles, ils devront s’occuper des comptes Facebook, Twitter, Apple ou autres que vous possédiez. Ainsi comment gérer notre héritage numérique en amont ?

    1.       Facebook : Si vous avez un compte sur Facebook, vous avez certainement partagé beaucoup de photos, de réflexions et de moments qui vous sont chers. Facebook propose deux voies différentes en cas de décès. Vous pouvez choisir de faire supprimer votre compte après votre départ.
    C’est une demande que vous faites à Facebook et que personne ne pourra modifier. Il faut toutefois pour cela que quelqu’un envoie une photo de votre certificat de décès à Meta pour l’informer de votre décès. Vous pouvez aussi choisir un contact qui s’occupera du compte honorant votre mémoire. Il doit s’agir d’une personne en qui vous avez confiance et qui est prête à gérer votre profil, vos messages d’hommage… Gardez cela à l’esprit afin de choisir la bonne personne. Que vous décidiez que votre profil soit supprimé ou que quelqu’un s’en charge, discutez-en à la personne qui selon vous pourrait le faire. Prenez en considération le chagrin qu’elle va éprouver et demandez-lui si elle pense être on mesure de le faire. Ce contact doit pouvoir accéder à votre certificat de décès et disposer d’un compte Facebook.

    2.       Instagram : Les utilisateurs d’Instagram ne sont pas en mesure de décider eux-mêmes de la suppression de leur compte. Un compte peut être commémoratif à la demande d’une personne autorisée ou d’un membre de la famille en possession d’un certificat de décès, mais personne ne sera en mesure de gérer vos photos, vos vidéos ou vos paramètres de confidentialité. Cela dit, les conditions d’utilisation d’Instagram sont claires : Vous êtes propriétaire de votre contenu, mais vous accordez la permission à Instagram de l’utiliser comme bon lui semble. Si personne ne peut supprimer votre compte après votre décès, Instagram peut toujours faire valoir son droit d’utiliser votre contenu.

    3.       Google : Il est fort probable que vous utilisiez de nombreux services de Google. Et si vous possédez un téléphone Android, ces comptes sont sans doute remplis de documents importants et de photos mémorables. Pour éviter que vos informations importantes ne deviennent inaccessibles, vous pouvez activer la fonction de gestion des comptes inactifs de Google. Google sera désormais en mesure de détecter l’inactivité de votre compte et d’émettre un lien téléchargeable vers un contact que vous aurez préalablement choisi. Vous décidez de la période déterminant votre inactivité, tout comme les données qui peuvent être téléchargées.

    Enfin, vous pouvez également décider de la suppression de votre compte trois mois après qu’il ait été partagé avec le contact chargé de votre succession. Cela implique toutefois que la totalité de votre contenu sera supprimée, y compris les vidéos YouTube ou les articles de blog, une raison pour laquelle tout le monde ne souhaite pas activer cette option. Par ailleurs, si vous décidez de ne pas laisser d’instructions, les membres de votre famille ou votre représentant légal pourront demander la suppression du compte, et même de certaines données ou fonds.

    4.       Microsoft : Microsoft ne fournit aucun outil spécifique vous permettant de gérer votre cyber-héritage, ni à un membre de votre famille de demander la suppression de son compte. Microsoft supprimera toutefois les comptes conformément à une décision de justice. La seule exception concerne les clients en Allemagne, dont les successeurs légaux peuvent contacter le service clientèle de Microsoft et demander la fermeture du compte, s’ils sont en possession d’un certificat de décès et d’autres documents.

    5.       Twitter : Twitter n’a pas mis en place de politique vous permettant de décider de ce qu’il adviendra de votre compte après votre décès. Au lieu de cela, il permettra à un membre de la famille ou un représentant autorisé de contacter Twitter et de demander la suppression de votre compte. La plateforme demandera un exemplaire de votre certificat de décès ainsi que la carte d’identité du demandeur et éventuellement quelques informations supplémentaires.

    6.       Apple : Apple a introduit en 2021 la possibilité de choisir un contact légataire. Cette fonction n’est disponible que pour les personnes de plus de 13 ans et présente quelques limitations techniques : Vous devez disposer d’un identifiant Apple actif sur un appareil disposant d’au moins iOS 15.2, iPadOS 15.2 ou macOS Monterey 12.1. L’authentification à deux facteurs doit également être activée pour votre identifiant Apple. Si vous remplissez les conditions requises, vous pouvez effectuer cette opération sur votre appareil en cliquant sur l’icône Apple ID dans le menu Paramètres, en sélectionnant « Mot de passe et sécurité » et, enfin, en sélectionnant « Contact légataire ». Cela générera une clé d’accès sous forme de code QR que vous pourrez envoyer par messages ou imprimer, et remettre à la personne que vous avez choisie. Le jour venu, elle pourra demander un accès sur le web ou directement sur un appareil iOS ou macOS. Apple demandera également un certificat de décès avant d’accorder l’accès au compte.

    7.       PayPal : Si le processus est assez standardisé pour la plupart des banques classiques hors ligne, les gens sont moins habitués aux processus des comptes numériques de services tels que PayPal. Comme pour les autres plateformes,

    PayPal ne peut accepter les instructions d’un exécuteur ou d’un administrateur autorisé de la succession du défunt pour fermer un compte et transférer des fonds. Outre le certificat de décès, le représentant légal devra également avoir une preuve de sa capacité par le biais d’une directive anticipée ou d’un document délivré par l’État. Enfin, le solde restant peut être transféré sur un autre compte PayPal ou émis sous forme de chèque.

    C’est un processus pas facile psychologiquement. Mais cela ne prendra pas plus d’une heure, et il n’y aura ensuite plus à y penser. Vous pouvez peut-être vérifier vos contacts tous les cinq ans pour vous assurer que la personne que vous avez choisie est toujours aussi proche de vous que lorsque vous lui avez accordé le pouvoir, et la responsabilité, de décider de ce qu’il faut faire de votre existence virtuelle.

     

  • Pourquoi les compétences en IA restent inexploitées…

    Quand les capacités des organisations en matière d’IA sont loin d’être à la hauteur de leurs ambitions…

    Fivetran, acteur dans les données, a annoncé aujourd’hui les résultats d’une enquête qui montre que si 87 % des entreprises considèrent que l’intelligence artificielle (IA) est vitale pour leur survie, 86 % d’entre elles déclarent qu’elles auraient du mal à faire entièrement confiance à l’IA pour prendre toutes les décisions commerciales sans intervention humaine. 90 % des personnes interrogées déclarent que leurs organisations continuent de s’appuyer sur des traitements de données manuels.

    Menée par Vanson Bourne, l’enquête menée en ligne auprès de 550 professionnels de l’informatique et de la data science aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande, en France et en Allemagne a révélé que seulement 14 % des organisations considèrent leur maturité en matière d’IA comme « avancée », ce qui signifie qu’elles utilisent une IA à des fins diverses pour faire automatiquement des prédictions et prendre des décisions commerciales. Plus de deux répondants sur cinq (41 %) ont admis qu’il y avait une grande marge de progression dans la façon dont leur organisation utilise l’IA.  Mais ce chiffre tombe à 14 % si l’on considère uniquement les répondants français. 79% des répondants français considèrent qu’il y a une petite marge de progression.

    « Cette étude met en évidence des lacunes importantes en matière de mobilité et d’accès efficaces aux données dans les organisations. La réussite d’un programme d’IA dépend d’une base de données solide, à commencer par un data warehouse ou un data lake cloud » a déclaré George Fraser, PDG de Fivetran. « Les équipes analytiques qui utilisent un modern data stack peuvent plus facilement étendre la valeur de leurs données et maximiser leurs investissements dans l’IA et la data science. »

    Des traitements de données inefficaces freinent les progrès de l’IA et les bénéfices

     Les organisations semblent établir les bases de projets d’IA plus sophistiqués et prévoient d’y investir 13 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial dans les trois à cinq prochaines années – contre 8 % aujourd’hui. Seuls 12 % des répondants sont moins susceptibles de dire que leur organisation collecte et utilise pleinement les données des systèmes opérationnels :

    ●      71 % peinent à accéder à toutes les données nécessaires à l’exécution des programmes, charges de travail et modèles d’IA.

    ●      Au moins 73 % trouvent que chacune des étapes d’extraction, de chargement et de transformation des données, pour les traduire en conseils pratiques pour les décideurs, est un défi.

    Ces traitements de données inefficaces obligent les entreprises à s’en remettre à la prise de décision par l’homme dans 71 % des cas. Les programmes d’IA peu performants ont également un impact financier sur les entreprises, les personnes interrogées estimant qu’elles perdent en moyenne 5 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial à cause de la conception de modèles utilisant des données inexactes ou de mauvaise qualité.

     Les compétences en IA restent inexploitées

    La prévalence de données de faible qualité, cloisonnées et périmées signifie que les data scientists, employés par toutes les grandes organisations interrogées, consacrent moins d’un tiers de leur temps à la construction de modèles d’IA, le reste étant consacré à des tâches ne relevant pas de leur fonction. 70 % de leur temps est désormais consacré à la préparation des données.

    Seuls 13 % des répondants pensent que les data scientists au sein de leur organisation travaillent avec toutes les données de leurs systèmes opérationnels et appliquent des cadres d’IA/ML. Par conséquent, 87 % s’accordent à dire que les data scientists au sein de leur organisation ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. Pourtant, le recrutement est cité (par 39 %) comme le plus grand obstacle à l’adoption de l’IA, ce qui souligne la responsabilité des organisations de renforcer de toute urgence les talents dont elles disposent déjà.

    Pour plus d’informations sur l’enquête Fivetran sur l’IA et pour télécharger le rapport complet, veuillez consulter le blog de Fivetran.

  • En temps d’incertitudes, les entreprises investissent dans la data

    Plus l’économie est volatile, plus les données deviennent précieuses

     Selon Fivetran 

    Pour prospérer sur des marchés incertains, les organisations doivent devenir plus intelligentes, plus agiles et plus efficaces. Cela nécessite des données précises et à jour qui englobent tous les aspects des opérations commerciales – et peuvent être combinées en une seule destination et analysées de manière globale. Cette réalité fondamentale – l’instabilité nécessite une perspicacité – est la raison pour laquelle Fivetran  est vouée à croître et prospérer, dans un contexte de valorisations technologiques fluctuant. Fivetran a doublé ses revenues depuis sa dernière levée de fonds (en septembre 2021) et est soutenu par des investisseurs de renom tels que General Catalyst ou Andreessen Horowitz. Gartner a nommé la société « fournisseur de données ELT cloud à la croissance la plus rapide du marché »

     Comment les données créent de la résilience sur des marchés difficiles

     Accroître l’efficacité ou tirer parti des opportunités du marché peut être une question de survie au lieu d’atténuer temporairement votre avantage concurrentiel, un échec dans ces domaines pourrait menacer votre viabilité en tant qu’entreprise. Les informations dérivées des données peuvent guider les organisations dans les moments difficiles, en fournissant un tampon contre les pertes et même en soutenant la croissance. Voici quelques-unes des façons dont les clients de Fivetran tirent parti de l’infrastructure moderne de la data pour gérer les ralentissements.

     Maximiser l’efficacité

     Il s’agit d’une stratégie essentielle sur des marchés volatils, et son efficacité est proportionnelle à la portée des informations dérivées des données que vous pouvez générer. Entre autres initiatives, les entreprises souhaiteront : 

    ●       Éliminer les inefficacités de la chaîne d’approvisionnement.

    ●       Optimiser les stocks en achetant la quantité exacte de produit au bon moment.

    ●       Comprendre quels produits se vendent le mieux et investir dans ceux-ci.

    ●       Analyser les performances du commerce de détail par rapport au commerce en ligne et établir es priorités en conséquence.

     Opportunité de levier et augmenter l’agilité de l’entreprise

     Une autre stratégie essentielle en période de troubles consiste à identifier et à exploiter toutes les opportunités de croissance disponibles. 1-800-Flowers a utilisé Fivetran pour combiner ses propres données avec des données acquises sur plusieurs sites de dons. Ils ont pu personnaliser en profondeur l’expérience client et identifier de nouvelles opportunités de ventes croisées et incitatives.

    La connaissance, c’est le pouvoir et l’agilité. Les entreprises doivent fournir des données pertinentes et à jour au plus grand nombre de personnes possible afin que les décisions puissent être prises en temps réel, avec autant de perspectives et d’intelligence que possible sur le processus.

     Les dirigeants comprennent de mieux en mieux la valeur des données sur des marchés incertains

     Comme l’a récemment souligné le Wall Street Journal, alors même que les valorisations de nombreuses entreprises technologiques chutent, la demande de logiciels qui stimulent la productivité et l’efficacité augmente. Les DSI de tous les secteurs verticaux apprécient le pouvoir des données pour accroître l’efficacité et identifier les opportunités, et ils s’attendent à ce que leurs investissements dans les technologies de données profitent à leurs entreprises, maintenant et à l’avenir.

  • RGPD : Il n’y a pas de croissance sans confiance

    Arrêtons de voir la RGPD comme une contrainte

    Par Rémy Claret, co-fondateur et CMO d’Odaseva

    Si les chiffres divergent d’une étude à l’autre, il y a quand même un constat fort : les consommateurs sont inquiets vis-à-vis de leur empreinte numérique. Et désormais, ils le font savoir ! 82% des consommateurs français se disent prêts à boycotter une marque qui serait trop intrusive avec leurs données1. Et 70% des français sont préoccupés par les informations collectées sur le web2.

    Les stratégies qu’ont prises massivement les entreprises de récolter des données en vue de créer plus de proximité avec leurs clients, pour les fidéliser en proposant des offres adaptées au plus près des centres d’intérêt, est en train de se retourner contre elles, à défaut d’analyser les nouveaux comportements de consommation. Et pour beaucoup, la RGPD est vue comme un obstacle. D’ailleurs, si l’on en se réfère à la dernière étude réalisée par Data Legal Drive auprès de juristes et délégués à la protection des données, 32% des professionnels interrogés estiment que former les salariés de leur organisation sur le RGPD n’est pas une priorité.

    Il n’y a pas de croissance sans confiance

    Oui, les réglementations en matière de confidentialité des données sont des accélérateurs de Business ! Et les organisations qui ont positionné la relation client au cœur de leur stratégie le savent très bien : ce sont elles qui aujourd’hui parviennent à tirer leur épingle du jeu. Les consommateurs ont des attentes très fortes : ils veulent savoir comment sont exploitées leurs données et, lorsqu’ils donnent leur consentement, ils ne veulent pas qu’elles soient à la vue de tous. Ils sont plus fidèles aux marques qui utilisent leurs informations avec justesse et transparence. En ce sens, l’expérience utilisateur qui était modelée par l’agrégation de données doit être repensée de façon plus éthique et transparente.

    Vers une économie de la confiance

    La France, et l’Europe plus globalement, ont été des pionniers en matière de lois sur la réglementation des données. De nombreuses nouvelles régulations vont venir à l’échelle mondiale, alors que la Chine a instauré sa loi PIPL l’année dernière, et que plusieurs états américains vont renforcer en 2023 les droits des consommateurs en matière de protection de la vie privée. Des dizaines de régions dans le monde ont introduit des lois qui restreignent les flux de données.

    La protection des données est devenue un véritable indicateur de confiance.

    Un basculement est en train de s’opérer, poussant les entreprises à innover et donc créer de nouvelles opportunités. Le respect de la confidentialité des données personnelles force à repenser nos modèles : une entreprise vertueuse c’est une entreprise qui pense au bien-être de ses utilisateurs, en même temps qu’au succès de ses clients.

    Nous voici désormais à l’ère de la 3ème génération des utilisateurs du web.

    La première génération ne se posait pas la question de son empreinte digitale, mais se questionne aujourd’hui. La deuxième se disait contrainte d’adopter les codes des géants du web pour ne pas avoir à se couper de leurs services. Et l’actuelle, celle qui prend le pouvoir, décide si elle souhaite communiquer ou non ses données, et si elle en émet le souhait, elle demande une rétribution. Une réappropriation des attributs digitaux est en train de s’opérer. Le défi pour les entreprises est immense, et cela nécessite de s’équiper, à la fois en interne d’un responsable de la data, et en externe en utilisant des outils de gestion de ses données, adaptés à sa structure.

     

    1 3ème Observatoire AACC Customer Marketing sur la « Gestion des données personnelles par les marques »

    2 5ème édition de l’Observatoire de la Tech Oracle en partenariat avec Odoxa

  • Les six grandes thématiques des quatre jours de VivaTech 2022

    Les 6 thématiques à découvrir sur Vivatech 2022 

    Viva Technology, l’événement startup et tech numéro un en Europe, dévoile les premiers éléments de sa programmation qui marqueront sa sixième édition.
    VivaTech revient du 15 au18 juin, dans un format hybride ambitieux, en physique à la Porte de Versailles et en ligne sur notre plateforme digitale.

    Après deux ans de crise sanitaire, l’événementiel dans son format physique reprend toute sa place à la Porte de Versailles. L’édition se tiendra sur quatre jours avec trois journées dédiées aux professionnels visant à valoriser notamment les échanges business et une journée ouverte au grand public le samedi.

    VivaTech lance ses “Key Business Programs” permettant aux communautés métiers particulièrement impliquées dans la transformation digitale de se retrouver autour de programmes dédiés, concentrés en une journée :

    ● “Future of Work Program” – en partenariat avec ManpowerGroup

    ● le “CMO Program” – en partenariat avec frog, part of Capgemini Invent, MediaLink a UTA

    Company, JCDecaux et Infopro Digital Media

    ● le “CTO Forum” – en partenariat avec Scaleway et Sopra Steria

    Les Key Business Programs seront composés de sessions de conférences, d’un lounge dédié ainsi que de Side Events thématiques.

    Enfin, en partenariat avec Pitchbook, un Investor Lounge sera proposé aux investisseurs pour cette sixième édition de VivaTech.

    L’édition sera complétée par plus d’une cinquantaine d’événements à retrouver en dehors des murs de VivaTech, dans tout Paris. Ce sera notamment le retour des Tech Days pour découvrir les principaux lieux de l’écosystème organisés avec la French Tech Grand Paris.

    Pour cette sixième édition, plus de 1 500 exposants sont attendus, tous en format hybride. Nos partenaires historiques nous renouvellent leur confiance et de nouveaux nous rejoignent cette année.

    Nous retrouverons à nos côtés : BNP Paribas, Google, la Poste, LVMH, Orange, mais aussi EDF,ManpowerGroup, EY, l’Inde, Axa, Edenred, French-German Tech Lab, Huawei, JCDecaux, L’Oréal, Microsoft,RATP Group, Sanofi, SAP, SNCF, The Adecco Group, TotalEnergies, McKinsey & Company, RégionIle-de-France, Air Liquide, Audi, Binance, Dassault Systèmes, Engie, l’Egypte, Globalization partners, Groupe Bouygues, Klaxoon, KPMG, Meta, Région Centre-Val de Loire, Région Occitanie, Région Sud, Renault,Swisstech, et bien d’autres qui ont déjà confirmé leur présence.

    Cette présence massive sera également l’occasion de redonner une forte dimension internationale à l’événement : plus de 30 pays seront présents (+35% vs 2019)

    A noter, la création d’un tout nouveau challenge visant à récompenser l’écosystème panafricain.

    Six grandes thématiques ont été choisies et vont donner le pouls des quatre jours de VivaTech 2022, à travers, une fois de plus, un programme dense, composé de débats enrichissants, de speakers de renom et d’innovations inédites.

    1- The race to net zero emissions

    VivaTech fera une place centrale aux innovations liées à la lutte contre le réchauffement climatique et à la transition énergétique : ainsi, la société française Interstellar Lab, en partenariat avec la NASA et le CNES, dévoilera en première mondiale BioPod, l’une des serres aéroponiques la plus avancée au monde pour un déploiement sur Terre, et sur d’autres planètes dans le futur. D’autres startups, qui agissent pour une société plus respectueuse de l’environnement, seront également présentes sur le Low Carbon Park EDF : Urbanomy pour la stratégie Carbone, Carbo pour l’évaluation et Actéon Farm pour la compensation. Nous pourrons y retrouver la suisse Climeworks qui présentera en exclusivité en France son collecteur de CO2, l’espagnole Bioo qui viendra pour la première fois en France avec ses installations interactives qui transforment la décomposition organique naturelle des plantes en source d’énergie ou encore la startup anglaise Pentaform qui rend l’ordinateur accessible à tous et plus responsable pour la planète.

    EDF et VivaTech collaborent pour réduire au maximum l’impact carbone de l’évènement.

    2- The mobility rebound

    La mobilité de demain est une thématique phare de VivaTech 2022.
    De nombreuses innovations dans le secteur de la mobilité seront à découvrir, dont les véhicules électriques gonflables japonais de Poimo, les vélos -et leurs roues qui capturent la pollution des villes- de la startup anglaise Go Rolloe et le EVTOL personnel à propulsion électrique de la startup norvégienne Jetson, présents sur le Mobility Park by Togg.
    A noter que des lancements en avant-première sont prévus dans cette catégorie : avec par exemple Audi qui viendra partager sa vision de l’innovation, de la technologie et de ce que préfigure la mobilité future en présentant pour la première fois en Europe son « Audi skysphere concept ».

    3- Future of work

    Deux années de pandémie ont largement impacté le monde du travail. Télétravail, culture d’entreprise, quête de talents, les entreprises ont dû s’adapter et innover.
    Dans ce contexte, pour la deuxième année, VivaTech relance son Jobboard pour mettre en valeur les offres d’emploi tech et digitales. Nouveau rendez-vous à l’affiche cette année, les Talent Afterworks avec le HR partner de VivaTech, ManpowerGroup. A cette occasion, les partenaires/startups et talents sont invités chaque fin de journée à échanger sur leur métier et sur les rencontres business réalisées dans les allées de VivaTech.

    4- Inclusion is a mindset

    Que ce soit la diversité des genres, la diversité géographique ou sociale, les disparités sont encore de nos jours bien trop importantes. La Tech peut jouer un rôle inclusif essentiel. VivaTech vise par ses actions deux cibles prioritaires cette année : les jeunes et les femmes.

    A cet égard, VivaTech lance un Programme Girls in tech, co-organisé avec le collectif WoGiTech, visant à faire venir plus de 3000 collégiennes et lycéennes pour découvrir l’univers du numérique, à travers un parcours dédié dans l’événement, des rencontres de coaching afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles. S’ensuivra une session inspirationnelle autour des femmes (jeunes diplômées, en reconversion, entrepreneures,…) en main stage lors de la journée grand public. Mais aussi, pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec 50inTech, le Female Founder Challenge dont les objectifs sont de faciliter les rencontres entre investisseurs et startups pour accélérer le financement des startups dirigées par des femmes.

    D’autres initiatives visant les femmes et les jeunes auront également lieu lors de l’événement comme des sessions de speed-coaching pour près de 1 000 jeunes en majorité issus des quartiers , en co-organisation avec L’Escalator; un projet avec Diversidays permettant de mettre en avant les talents de la diversité sur scène ainsi que les Ateliers Grande Cause Jeunes en partenariat avec Make.org. Ces initiatives ont pour objectif de rendre la tech plus inclusive, d’en diversifier les profils.

    5- Tech on the edge; Web3

    Chaque année, nous mettons un coup de projecteur sur des technologies à suivre. Cette année, parmi l’ensemble des techno abordées, nous nous intéresserons particulièrement à décoder le Web3. A travers notamment un Web3 innovation Park hébergé par Binance qui présentera les startups et les innovations les plus avancées des écosystèmes blockchain, crypto et NFT.

    A noter que Meta, anciennement Facebook, viendra présenter sa vision du metaverse, avec un ensemble d’innovations qui seront mises à l’honneur à VivaTech en matière d’IA pour l’avenir des intéractions, du business, du travail et de la créativité.

    Notre partenaire LVMH présentera quant à lui différentes applications des usages du métaverse pour l’univers du luxe, en partie à travers sa nouvelle égérie virtuelle qui aura pour mission de porter les prises de parole Innovation du Groupe.

    La Startup Stage11 qui construit le futur du divertissement en proposant une nouvelle manière d’expérimenter la musique à travers un mélange de technologies gaming, réalité mixte et metaverses, viendra nous présenter ses innovations.

    6- Europe’s digital decade starts here

    Pour soutenir l’accélération de l’écosystème startup, VivaTech lance la quatrième édition du Next Unicorn Awards. Ce prix a pour objectif de promouvoir l’écosystème tech européen en mettant en avant lesscaleups européennes à fort potentiel.

    Le top 100, dévoilé aujourd’hui en partenariat avec la banque d’investissement GP Bullhound et avec la contribution de cinq des fonds d’investissement les plus réputés au monde : Accel, Balderton, Eurazeo,

    Partech et NorthZone est à retrouver ici. Les gagnants seront révélés en juin prochain lors de Vivatech.

    Nouvelle initiative lancée cette année : l’European Acceleration Summit. En effet, à l’heure où l’Europe est attendue sur sa capacité à dynamiser le secteur Tech européen, VivaTech souhaite contribuer en réunissant les acteurs clés de l’écosystème mondial (accélérateurs, start-up, investisseurs et acteurs publics) dans un programme sur mesure.

     

  • Quand 53% des Français pensent que l’Intelligence Artificielle réussira là où l’être humain a échoué

    Et si l’Intelligence artificielle pouvait sauver notre planète

    Selon une nouvelle étude d’Oracle et de Pamela Rucker, consultante auprès des Directions des Systèmes d’Information et formatrice pour Harvard Professional Development, les individus à travers le monde exigent plus d’avancées en matière de développement durable et d’engagements sociétaux et attendent des entreprises qu’elles intensifient leurs efforts.

    L’étude menée auprès de plus de 11 000 consommateurs et dirigeants d’entreprise dans 15 pays, dont la France, révèle une frustration et une lassitude vis à vis du manque de progrès de la société en matière de durabilité et d’initiatives sociales.
    Les personnes interrogées veulent ainsi que les entreprises passent de la parole aux actes, et considèrent que la technologie peut aider les entreprises à réussir là où les individus ont échoué.

    Les entreprises doivent intensifier leurs efforts en matière de développement durable et d’actions sociétales

    Les événements des deux dernières années ont mis en lumière les initiatives en matière de développement durable et d’actions sociétales.
    Dans le monde entier, les individus en ont assez de l’absence de progrès et demandent aux entreprises d’intensifier leurs efforts ; une tendance globale confirmée par les répondants français, qui se montrent cependant parfois plus réservés dans leur approche :

    • En France et dans le monde, 93 % des personnes interrogées estiment que le développement durable et l’engagement sociétal sont plus importants que jamais et 80 % ont déclaré que les événements de ces deux dernières années les avaient amenés à modifier leurs actions.

    • 94 % des sondés dans le monde estiment que la société n’a pas progressé suffisamment.
    41 % des français (vs 42 % à travers le monde) attribuent ce manque de progrès au fait que d’autres priorités prennent le pas sur la RSE, 33 % des français considèrent que trop peu d’entreprises ont fait les changements nécessaires,
    32 % des français (vs 37 % dans le monde) pensent que les gens sont trop paresseux ou égoïstes pour préserver la planète et 30 % des français (vs 39 % dans le monde) pensent que c’est le résultat de la priorité donnée aux profits à court terme au détriment de bénéfices à long terme.

    • 19 % des Français (ils sont bien plus nombreux dans le monde : 45 % !) pensent que les entreprises peuvent apporter des changements plus significatifs en matière de durabilité et de facteurs sociaux que les individus ou les gouvernements seuls. En France, 33 % des sondés pensent que le gouvernement peut insuffler ce changement.

    • 81 % des Français (vs 78 % dans le monde) sont frustrés et en ont assez du manque de progrès des entreprises, et 89 % des sondés en France et dans le monde pensent qu’il ne suffit pas que les entreprisesoient dans la déclaration d’intention quant à la priorité accordée à la RSE – elles veulent voir des actions concrètes et des preuves.

    • 44 % des sondés français (vs 84 % dans le monde) pensent que les entreprises améloreraient leurs objectifs de développement durable et de progrés social avec l’aide de l’IA, et 53 % (61 % dans le monde) jugent même que les « robots », c’est-à-dire l’IA, réussiraient là où les humains ont échoué.

    Les partis pris des individus et les défis opérationnels freinent les entreprises

    Les dirigeants savent que les efforts en matière de développement durable sont essentiels à la réussite de leur entreprise et font même davantage confiance à l’Intelligence Artificielle plutôt qu’aux seuls humains pour mener des efforts en matière de développement durable et d’action sociale :

    • 89 % des dirigeants français (92 % dans le monde) estiment ainsi que les programmes de développement durable et les programmes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont indispensables à la réussite de leur entreprise. Ces dirigeants identifient trois principaux avantages : devenir une meilleure entreprise plus responsable (40 %), aider à améliorer la planète (36 %), renforcer son image de marque (32 %).

    Presque tous les dirigeants français (92 % vs 91 % à travers le monde) sont confrontés à des obstacles majeurs lors de la mise en œuvre des initiatives de développement durable et d’ESG. En France, les plus grands défis sont l’obtention de mesures ESG auprès de leurs partenaires et de tiers (31 % vs 35 % dans le monde), le manque de données (30 % vs 33 % dans le monde) et les processus manuels de reporting chronophages (23 % vs 32 % dans le monde).

    • 92 % des dirigeants français (96 % dans le monde) admettent que les partis pris et les émotions détournent souvent l’entreprise de ses objectifs, et 81 % (89 % dans le monde) pensent que les organisations qui utilisent la technologie pour favoriser les pratiques commerciales durables seront celles qui réussiront à long terme.

    • 80 % des dirigeants français (vs 93 % dans le monde) feraient confiance à une IA plutôt qu’à un humain pour prendre des décisions en matière de RSE. Ils estiment que les « robots » sont plus à même de collecter différents types de données sans erreur (37 % vs 43 % dans le monde), de prendre des décisions rationnelles et impartiales (29 % vs 42 % dans le monde) et de prévoir les résultats futurs sur la base d’indicateurs et de performances passés (29 % vs 41 % dans le monde).

    • Les dirigeants estiment que les individus sont toujours essentiels à la réussite des initiatives RSE et pensent qu’ils comprennent davantage les attentes des employés, clients et consommateurs (41 %), qu’ils sont plus aptes à à prendre des décisions stratégiques éclairées par le contexte (39 % vs 42 % dans le monde), à mettre en œuvre des changements basés sur le retour d’information des parties prenantes (37 % vs 48 % dans le monde), et à transmettre en interne des informations utiles à la prise de décision (37 % vs 46 % dans le monde).

    71% des Français prêt à abandonner une marque à cause de ses mauvaises pratiques et résultats en matière de RSE

    Les entreprises doivent donner la priorité au développement durable, aux questions sociétales et repenser la manière dont elles utilisent la technologie pour avoir un impact, au risque de faire face à des conséquences majeures.

    94 % des répondants, dans le monde comme en France, souhaitent progresser en matière de développement durable et d’engagements sociétaux. Les raisons princiales sont la préservation de la planète pour les générations futures (53 % vs 49 % dans le monde), la mise en place de modes de vie plus sains (37 % vs 50 % dans le monde) et la contribution à plus d’égalité dans le monde (36 % vs 46 % dans le monde).

    • 71 % des français (vs 70 % à travers le monde) seraient prêtes à rompre toute relation avec une marque qui ne prend pas au sérieux les actions de RSE, et 62 % (69 % dans le monde) seraient même prêts à quitter leur entreprise actuelle pour travailler pour une marque qui met davantage la RSE au cœur de son action.

    • Si les entreprises peuvent démontrer clairement les progrès qu’elles réalisent sur les questions environnementales et sociétales, les individus se déclarent plus disposés à payer plus cher leurs produits et services (87 % en France et dans le monde), à investir dans ceux-ci (75 % vs 83 % dans le monde) et à travailler pour elles (75 % vs 83 % dans le monde).

    • Les dirigeants français comprennent l’importance et l’urgence de la question : 89 % d’entre eux (vs 94 % dans le monde) estiment que les indicateurs RSE devraient être utilisés pour éclairer les indicateurs de performance traditionnels, et 87 % (91 % dans le monde) souhaitent augmenter leurs investissements dans le développement durable.

     

  • RGPD : bras de fer entre l’Europe et les grandes plateformes américaines

    L’analyse de Fabernovel

    Par Camille Fischer, directrice data marketing 

    Alors que l’appel de Google a été rejeté par le conseil d’Etat pour une amende infligée par la CNIL en 2020, certains utilisateurs du géant de Mountain View sont mis en demeure le 10 février 2022 par la CNIL concernant l’usage de l’outil Google Analytics.
    Cette initiative de l’agence de protection des données personnelles française précède une autre décision. Celle de l’autorité autrichienne le 13 janvier dernier portant sur un site Internet dans le domaine de la santé qui ne respectait pas le RGPD du fait de l’usage de Google Analytics. En cause : le transfert des données de Google Analytics vers les Etats-Unis.

    Une stratégie de lock-in efficace

    C’est en verrouillant ses utilisateurs grâce à  un outil d’analyse de mesure d’audience simple, efficace et gratuit dès 2005 que Google a réussi à coloniser près de 90% du marché mondial (le fameux lock-in d’usage que nous abordons dans notre dernier GAFAnomics Quarterly). Avec cette mainmise sur la donnée par Google Analytics, l’entreprise a pu enrichir la proposition de valeur de tout son écosystème publicitaire et bâtir son empire de la publicité en ligne. Google est aujourd’hui devenu le passage obligé de ses partenaires, tuant dans l’œuf toute concurrence et lui permettant de dicter les règles du marché publicitaire en ligne tout en tirant les revenus des éditeurs à la baisse comme nous l’analysions dans un précédent focus des GAFAnomics Quarterly.

    Quasi intégralement dépendant de cette solution, le monde du numérique a de quoi trembler de cette récente décision.
    Google Analytics n’est d’ailleurs pas le seul outil concerné par les différentes plaintes : Facebook Connect, proposé par Facebook permettant d’utiliser son compte sur le réseau social pour se connecter sur un site tiers l’est également. De nouvelles annonces pourraient suivre puisque d’autres acteurs font l’objet d’enquêtes de la CNIL. On peut penser à Adobe Analytics par exemple, solution de web analyse du géant américain Adobe, qui décrit les transferts de données hors UE dans sa politique de protection des données personnelles. Plus qu’une simple décision ponctuelle, c’est très certainement un véritable mouvement de fond qui s’engage.

    La naissance d’une adtech européenne ? 

    Si le bras de fer entre l’Europe et Google continue, la CNIL s’attaque donc pour l’instant aux clients de la firme de Sundar Pichai pour ajouter une pression supplémentaire au géant de la pub à se mettre en conformité RGPD. Elle a en effet mis en demeure des gestionnaires de site web français (sans les nommer) pour l’utilisation de Google Analytics et leur donne un mois pour changer leurs solutions. La majorité des entreprises françaises sont in fine concernées  et n’ont d’autres choix que d’être attentives à la suite de ces décisions. Elles devront inévitablement étudier les alternatives et identifier tous les autres outils qui pourraient concerner le transfert de données hors UE.

    Pour le marché européen de l’ad tech, cette période est peut-être l’occasion rêvée de venir redistribuer les cartes pour faire émerger de nouvelles solutions RGPD par design. De premières solutions françaises et européennes existent comme AT Internet, qui sont certes payantes, mais permettent de répondre aux exigences réglementaires et des consommateurs.

    Cette décision remet en évidence également le besoin pour les entreprises d’essayer de maîtriser sa dépendance aux GAFA, et plus généralement l’intérêt d’être propriétaire de ses données ainsi que de mieux en contrôler leurs collectes dans un contexte où elles deviennent rares. Si cette stratégie demande quelques investissements pour créer cette couche de données dans son infrastructure, elle est une piste sérieuse dans un monde où le RGPD devient un avantage plutôt qu’une contrainte.

  • Comment Facebook peut collecter vos données même si vous ne l’ utilisez pas

    La France fait partie des pays qui ignorent le plus comment ses données sont collectées par Facebook

    Selon une étude menée par NordVPN,

    En avril 2018, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a confirmé que le réseau social collectait les données des personnes en ligne, même si ces dernières n’avaient pas de compte Facebook.

    La collecte des données des utilisateurs par Facebook semble être de notoriété publique. Cependant, selon une étude menée par NordVPN, beaucoup de personnes ignorent encore ce problème de confidentialité. Pour aborder la question, NordVPN a recensé les 10 pays dans lesquels les citoyens ignorent quels types de données sont collectées par Facebook. La France fait partie de ces pays : seuls 37% des personnes interrogées étaient au courant que leurs données pouvaient être collectées.

    « Facebook compte actuellement plus de 2,85 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, ce qui en fait le réseau social le plus populaire au monde. Toutefois, de nombreuses personnes renoncent à l’utiliser en raison des nombreux scandales de fuites de données que l’entreprise a connues dans le passé. Malheureusement, même si vous ne l’utilisez pas activement ou si vous n’avez pas de compte, vos données sont certainement moins confidentielles que vous ne le pensez », explique Daniel Markuson, expert en confidentialité numérique chez NordVPN.

    Les pays qui devraient être préoccupés par la situation

    Les citoyens des pays suivants ont participé au test sur la confidentialité en ligne (National Privacy Test) et les moins informés à ce sujet sont : l’Australie (55%), le  Royaume-Uni (58%), le Canada (55%), l’Inde (44%), le Danemark (58%), la Turquie (26%), l’Arabie Saoudite (49%), la Suède (58%) et l’Afrique du Sud (32%).

    Fait intéressant, les habitants de ces mêmes pays sont ceux qui connaissent le moins bien les outils qui leur permettent de préserver leur confidentialité en ligne (VPN, serveurs proxy, navigateur TOR, etc.).

    Comment Facebook peut collecter vos données même si vous ne les utilisez pas

     Facebook peut collecter les données de non-utilisateurs de deux manières : à partir de leur historique de navigation et de l’activité de leurs amis.

    L’entreprise n’a officiellement expliqué qu’une seule de ces options. De nombreux sites Internet utilisent les plug-ins de Facebook (les boutons « J’aime » ou « Partager »), les identifiants (qui permettent aux utilisateurs de s’inscrire sur certains sites Internet en utilisant leur compte Facebook) et les outils analytiques de publicités (qui aident les propriétaires de sites Internet à comprendre l’efficacité de leurs publicités sur Facebook). Facebook collecte des informations sur toutes les personnes qui visitent ces sites Web, qu’elles soient ou non des utilisateurs enregistrés.

    Les données des non-utilisateurs ont moins de valeur pour le réseau social, car Facebook ne vend pas de publicités ciblées basées sur cet historique de navigation, comme il le fait pour les utilisateurs inscrits. Mais Facebook peut toujours utiliser ces informations, qui comprennent l’adresse IP de l’utilisateur, pour diffuser des publicités encourageant les internautes à rejoindre Facebook.

    Par ailleurs, Facebook obtient des informations sur les non-utilisateurs grâce à sa fonction de téléchargement de contacts. Lorsque les utilisateurs s’inscrivent sur Facebook, nombre d’entre eux sont encouragés à synchroniser leurs contacts afin de trouver d’autres personnes avec lesquelles se connecter. Il est cependant probable que certains contacts présents dans le téléphone d’un utilisateur ne soient pas sur Facebook. Pourtant, l’utilisateur transmet quand même ces informations à l’entreprise. Selon le niveau de détail que les utilisateurs apportent à leurs contacts, ces données peuvent inclure bien plus qu’un simple numéro de téléphone : il peut s’agir du nom, du prénom, du lieu de travail, de l’adresse électronique ou même de l’adresse.

    Les bons réflexes pour une confidentialité accrue

    « Vous vous dites peut-être que ce n’est pas si grave si un réseau social connaît votre adresse IP, votre lieu de travail ou votre numéro de téléphone. Mais que se passe-t-il si un cybercriminel y a accès ? Compte tenu de la triste histoire de Facebook en matière de fuites de données (y compris la dernière, qui s’est produite en avril 2021), nous ne pouvons jamais être sûrs de l’endroit où nos données peuvent se retrouver une fois que nous les confions à Facebook », explique Daniel Markuson, expert en sécurité numérique de NordVPN.

    Si vous n’utilisez pas Facebook, le moyen le plus efficace de vous protéger est d’utiliser NordVPN et sa fonction Protection Anti-menaces, qui permet de bloquer les pixels et les cookies de suivi Facebook. De cette façon, l’entreprise ne pourra plus vous suivre sur les sites Web qui incluent ses plug-ins.

    Cependant, si vous utilisez Facebook régulièrement, vous pouvez toujours agir pour préserver votre confidentialité :

    • Suivez les protocoles de sécurité de la plateforme. Consultez les paramètres de votre compte Facebook et passez en revue les réglages « Sécurité et connexion » ainsi que « Confidentialité ». Modifiez les options qui semblent constituer une menace pour votre confidentialité.
    • Utilisez des mots de passe uniques. Avec les multiples violations de données que Facebook a connues, il est plus important que jamais de ne pas réutiliser les mêmes mots de passe. En effet, tout mot de passe compromis par Facebook met en péril tous les autres comptes qui partagent le même mot de passe.
    • Ne partagez pas trop d’informations. Facebook ne pourra pas diffuser de données si une personne ne les partage pas en ligne. Assurez-vous que les photos que vous publiez ne peuvent pas être utilisées dans un but malveillant. Par exemple, ne partagez pas de photos qui pourraient aider des criminels à identifier l’emplacement de votre maison ou vos projets de vacances, afin qu’ils ne sachent pas quand vous êtes absent.
    • Ne vous connectez pas avec Facebook. Les applications tierces constituent une énorme faille de sécurité pour Facebook. Ne vous connectez donc pas à d’autres applications ou sites Web en utilisant Facebook, car ils auront alors un accès direct à toutes vos données.

    Pour en savoir plus sur la sécurisation de votre compte Facebook, veuillez cliquer ici.

  • Meta, Insta, 4Good et… sans cookies, le marketing doit s’adapter aux nouvelles tendances de consommation

    Le marketing doit maintenant être sublimé à la potion magique !

    Selon Ghislaine de Chambine, directrice du salon e-marketing Paris

    Disrupté par le contexte sanitaire, le marketing doit maintenant combiner un savant mélange de Meta, Insta, 4Good et… sans cookies, en ligne avec les nouvelles tendances de consommation

    Comme beaucoup d’autres domaines, le marketing et la communication ont connu une transformation dans le contexte planétaire de la pandémie, disruptant le statut quo et créant une accélération salutaire.

    Des bonnes pratiques en digital/e-commerce sont apparues pour combiner créativité et technologie, social media et animation de communautés, contenu et engagement, tout en gardant un œil sur le ROI.

    Mais quelles sont ces tendances ? Comment le marketing peut-il s’y adapter en créant une véritable potion magique ?

    L’innovation à l’heure du metaverse

    Construit sur les termes « meta » (autour) et « verse » (univers), c’est un terme qui signifie «univers parallèle » ou « univers alternatif ». Plus précisément il s’agit de mondes virtuels numériques persistants.

    Et c’est bien dans ce monde virtuel numérique que les consom’acteurs vivent aujourd’hui. Ils peuvent tout faire dans ce métaverse : voyager en ligne, visiter un musée, aller à un concert, jouer, faire du sport, du shopping partout dans le monde… depuis leur salon.

    Et comme le potentiel de monétisation de ce metaverse est énorme, grâce notamment aux NFT et aux Crypto monnaies, les stratégies marketing doivent en tenir compte.

    L’engagement des marques dans la RSE

    Plus qu’une simple tendance, le marketing RSE s’installe. C’est un enjeu de mise en adéquation des produits et services avec les attentes nouvelles des consommateurs. Les clients sont maintenant sur-informés, sensibles aux processus de fabrication et de distribution des produits, hyper attentifs aux valeurs des marques sur toute la chaine de valeur.

    Boostées par les startups qui s’engagent pour le respect et le bien-être des employés comme des consommateurs, elles bousculent les grandes marques qui sont forcées de s’engager elles aussi.

    Alors, toutes les marques doivent-elles renforcer leurs engagements et les intégrer dans leur marketing ? Il n’est plus question de savoir si la RSE intéresse les consommateurs, il est temps de répondre à leurs attentes.

    Le boom de l’économie circulaire

    Selon l’ADEME, l’économie circulaire est un système économique d’échanges et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement, tout en développant le bien être. C’est donc bien proposer aux consommateurs des objets, appareils et services éco-conçus et réparables, de seconde main ou à la location, avec la disparition des emballages superflus et dans lesquels les matières restantes sont réutilisées au lieu d’être éliminées.

    Le vintage et la seconde main sont des tendances de cette économie circulaire, mais l’eco-conception, à l’instar de la Brosserie Française qui utilise des déchets pour fabriquer ses brosses à dents Bioseptyl, du jean Infini de 1083 fabriqué à partir d’anciens jeans usés ou de la startup Phenix qui œuvre pour que le déchet alimentaire soit une véritable exception, cette économie est en pleine croissance et c’est une opportunité à saisir pour toucher un large public.

    La puissance du social selling

    Il ne s’agit plus de réaliser uniquement une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux  pour vendre, le social selling consiste en une approche plus globale de marketing et de vente sur les médias sociaux. C’est ce que révèlent plusieurs études sur le sujet. En effet, les achats réalisés sur les réseaux sociaux vont croître trois fois plus vite que les ventes traditionnelles.

    Véritablement intégré dans une stratégie de storytelling et d’inbound marketing, le social selling est diamétralement opposé aux spams et aux messages privés envoyés vers des personnes inconnues.

    Les marques se doivent désormais de faire le premier pas sur leur page Facebook, un compte Instagram, TikTok, Twitter ou encore en BtoB sur LinkedIn, afin d’alimenter régulièrement ces réseaux avec des contenus à valeur ajoutée pour les prospects et les clients.

    Les réseaux sociaux également pour le marketing BtoB

    Plateforme sociale la plus utilisée par les entreprises B2B Linkedin caracole en tête, suivie de près par Twitter, Facebook et Youtube. Il semble même que Linkedin permette de pousser les décideurs B2B à l’achat. Les grandes marques du BtoB y investissent, les autres doivent suivre très vite !

    Alors pour tout connaître de ces tendances, rien ne vaut d’en discuter avec ses pairs, rien ne vaut de rencontrer ceux qui les créent, et profiter de toutes les occasions pour aller à leur découverte, comme le prochain salon e-marketing Paris (29, 30 et 31 mars 2022) !

  • Pourquoi les professionnels de la relation client ont-ils encore du mal à tirer le meilleur parti de leurs données?

    Les exigences des entreprises en matière de data dépassent les capacités des plateformes où les données sont collectées et stockées

    Par Rémy Claret, co-fondateur et CMO d’Odaseva

    Selon une récente étude menée par Forrester Consulting pour le compte d’Odaseva, 85% des dirigeants et des architectes de plateformes CRM qui ont été interrogés ont déclaré que l’obtention d’une meilleure remontée d’informations à partir des données, pour la prise de décision, était une priorité essentielle. Un chiffre assez surprenant quand on le met en corrélation avec celui-ci : 78 % sont d’avis à reconnaître que les lacunes en matière de gestion des données les empêchent de tirer pleinement parti de la data.

    Pourquoi les professionnels de la gestion de la relation client ont-ils encore du mal à tirer le meilleur parti de leurs données ?

    Le volume et la vélocité des données poursuivent leur croissance de manière exponentielle. Cependant, un grand pan de la donnée mondiale n’est pas aujourd’hui d’une grande utilité tant elle reste difficile à protéger, à contrôler et à partager. C’est une des observations clés de l’étude de Forrester. Les entreprises ne disposent pas des capacités fondamentales de gestion des données et de compétences spécialisées qui leur permettraient de mieux en tirer parti.

    Cela renvoie à un défi largement vécu, mais peu discuté. Les exigences que les entreprises imposent à leurs données dépassent les capacités des plateformes où les données sont collectées et stockées.

    Les entreprises attendent d’un CRM qu’il contribue à la compréhension des données – mais le manque de capacité fondamentale de gestion des données les en empêchent.

    Les entreprises s’appuient de plus en plus sur les données pour prendre des décisions, mais leur incapacité à adresser les besoins fondamentaux de la gestion de ces données les empêchent de le faire. C’est un constat appuyé par 78 % des personnes interrogées.

    Et alors que les plateformes CRM ont été conçues pour promettre une expérience à ses utilisateurs, près de 1 professionnel sur 2 ne peut pas s’appuyer sur les données délivrées par leur outil de gestion relation client. 44 %, sont incapables d’effectuer des analyses avancées, et 40 % indiquent ne pas être en mesure d’utiliser le CRM pour améliorer la personnalisation.

    Et pourtant, la volonté est bel et bien là. L’étude souligne qu’une meilleure utilisation des données est un objectif commercial prioritaire, 85 % des entreprises déclarant que l’amélioration de l’utilisation des données pour la prise de décision est une priorité élevée.

    Alors que les informations fondées sur les données sont essentielles, les bases de données empêchent les entreprises de tirer le meilleur parti de la data. C’est une grosse désillusion.

    Qu’est-ce qui empêche les entreprises d’utiliser les données pour générer des informations?

    La cause de cette déconnexion est principalement due à la sécurisation des données. Selon l’étude de Forrester, il s’agit là du premier facteur qui limite la capacité d’une entreprise à utiliser les données et à générer des informations dans ses activités professionnelles critiques.

    Cette situation est causée par des structures organisationnelles qui contraignent l’utilisation des données par la complexité de la détermination du niveau de sécurité et de confidentialité, et par le manque d’expertise en interne qui limite la gestion des données CRM.

    Les entreprises peuvent éviter ces problèmes en se concentrant sur deux points principaux : donner la priorité aux données et investir dans les éléments fondamentaux de la chaîne de valeur des données.

    Lisez l’étude complète ici.