Catégorie : Big Data

  • L’e-commerce vu par les visionnaires féminines !

    Paris Retail Week – Les femmes prennent le pouvoir !

    Dans un monde très masculin, les femmes se font une place remarquée dans le monde du retail. Paris Retail Week met à l’honneur cinq personnalités féminines, influentes dans le retail, qui prendront la parole lors de l’événement. Ces femmes visionnaires dévoilent leur vision du retail de demainentre agilité, intelligence artificielle, omnicanalité, big data et sécurisation des données.

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.22.46

     

     

    Laurence Paganini, Directeur Général de Kaporal depuis 2013. Une visionnaire du domaine de la grande distribution avec des expériences chez Carrefour, Marrionaud et les 3 Suisses.

     

    « Avec le développement du big data, l’utilisation et la sécurisation des données est un enjeu essentiel du commerce. Dans un premier temps, ces données permettent de mieux connaitre les comportements des clients, d’anticiper les besoins, de gérer les points de vente en temps réel et de réduire le time to market. Autant de clés pour fidéliser une clientèle et s’assurer de la pérennité de son commerce. Néanmoins, cette utilisation est soumise à un besoin de sécurisation des données personnelles des consommateurs, d’autant plus que de nouvelles modalités de paiement se mettent en place.
    De plus, et toujours dans cette logique de relation client et d’expérience consommateur, la création de nouveaux services utiles pour le consommateur est essentielle : bornes libre- encaissement, vendeurs équipés d’une tablette pour un paiement plus rapide, cabines d’essayage virtuelles. Ainsi, il devient impératif pour les e-commerçants d’investir dans des solutions innovantes dans ces domaines. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.22.53

     

    Nathalie Peron-Lecorps, Directrice Générale de Picwic. Une carrière dans le marketing marquée de beaux succès : Sony, Reebok, La Halle aux Chaussures, Atol.

    « Le principal enjeu pour les e-commerçants reste l’agilité face à un monde et des modes de consommations qui évoluent rapidement. Les distributeurs doivent redevenir des commerçants et penser leur business modèle au service de la satisfaction client. Ainsi, les équipes de vente sont au cœur des stratégies et doivent reprendre complètement leur fonction d’accompagnement du client. De même, l’omnicanal doit permettre la perméabilité des canaux dans le but de rester en permanence en contact avec les consommateurs. En conséquence, les innovations inspirantes permettent de faciliter la collecte et le traitement de la donnée pour développer cette agilité dans une relation personnalisée qui doit se jouer on et off line. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.23.02
    Céline Del Genès, Vice Presidente, Global GTM Marketing & Business Planning de Reebok International et présente chez Reebok depuis 2008.

    « L’omnicanalité est l’enjeu majeur du e-commerce. Il est primordial pour les marques de proposer une expérience consommateur unique, cohérente et uniforme sur tous les canaux. Egalement dans le domaine de la relation client, les services de paiement et de livraison sont un axe important de développement notamment dans des cultures différentes. En effet, chaquecommerçant doit pouvoir s’adapter aux caractéristiques des différents pays dans lesquels il souhaite évoluer. Enfin, il ne faut pas oublier que les employés sont le cœur et l’âme de chaque marque. Ainsi, les compétences et l’expertise des vendeurs sont aussi essentielles que les innovations qui doivent être au service de ce personnel qualifié et acteur de la pérennité des commerces. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.23.09

    Cécile Delettré, Présidente et fondatrice du réseau international #IntFem, réseau mixte de près de 800 membres qui placent l’ouverture sur l’international, l’agilité et la bienveillance au cœur de leurs priorités professionnelles et personnelles.

    « Les retailers doivent être conscients de l’importance croissante du « mobile centric » et de l’utilisation du smartphone, en particulier les applications des distributeurs et tout l’univers qui y est associé (géolocalisation, beacon, instant marketing, social network….). Le phygital, également, est une évolution marquante pour les e-commerçants. Il faut maintenant être capable de passer d’un site internet au mobile à une application ou au magasin. Celui-ci est un lieu de vie et doit évoluer : l’essentiel étant d’offrir une “expérience” à forte valeur ajoutée aux clients. Le tsunami des datas fait que les messages devront être de plus en plus personnalisés et de qualité pour fidéliser les clients et en avoir d’autres. Il est primordial de les rassurer sur l’utilisation des données pour développer la confiance et ne pas donner l’impression d’un monde « Big Brother », qui pourrait créer un rejet de la marque. Dans ce contexte, le capital humain fera toute la différence. Les marques ont tout intérêt à investir dans ce capital. »

    Capture d’écran 2016-07-13 à 08.27.52

     

    Sophie Lubet, une femme à la tête du pôle Retail Comexposium. En tant que chef d’orchestre de Paris Retail Week, Sophie observe le marché et contribue à son évolution.

    « Les retailers connaissent actuellement des bouleversements d’ordre stratégique et organisationnel. Il est impératif aujourd’hui de réunir les domaines opérationnel et commercial. L’utilisation des données, les changements dans la livraison ou l’expérience client motivent les entreprises à repenser leur fonctionnement et leur distribution. La technologie est ainsi au cœur de ce processus d’adaptation. Que ce soit au niveau de la supply chain, de la relation client, du paiement ou de l’agencement de magasins, la bonne intégration des solutions technologiques permettra aux marques de rester compétitives et pérennes sur un marché toujours plus concurrentiel. Ainsi, il est également essentiel d’accompagner les professionnels de vente avec des formations pour utiliser ces nouveaux outils et être au service de clients toujours plus exigeants. »

     

  • Le modèle CLO (Card Linked Offer) au secours des banques

    le Big Data transforme les programmes de fidélité bancaire

    Par Abdessatar Hammed, Practice Manager BI, Maltem Consulting Group

    Afin de mieux fidéliser leur clientèle, le Big Data offre aux banques, une opportunité de passer d’une communication massive à une communication personnalisée avec le client. Cette nouvelle communication,  basée sur la proposition d’offres personnalisées et adaptées aux habitudes de consommation du client, repose sur un business model dit  « d’offres liées à la carte » ou Card-Linked Offer (CLO).

    A ce jour, les programmes de fidélité appliqués par la majorité des banques françaises depuis des années sont très coûteux: en moyenne 25 millions d’euros par banque et par an. Ces programmes sont basés sur un système de points donnant accès à un catalogue de produits.  Non adaptés aux nouveaux modes de consommation des clients, ces programmes ne sont plus attractifs pour les clients et devenus obsolètes pour les banques.

    Pour innover ce modèle, des premières initiatives ont vu le jour aux Etats-Unis. Ces initiatives ont permis d’adopter le business model d’offres liées à la carte ou Card-LinkedOffers (CLO). Ce modèle connait un engouement aux Etats-Unis auprès des clients car il répond de façon pertinente à leurs attentes. En effet, sur la base d’une analyse individuelle des transactions carte, le système sélectionne des réductions  adaptées aux habitudes de consommation du client et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. C’est-à-dire que suivant l’utilisation de la carte dans telle ou telle enseigne, le client recevra des offres dédiées. Une fois acceptées, il reçoit son avantage sous forme de cashback sur son compte bancaire. Ce principe séduit beaucoup aux Etats-Unis où 75 % des ménages sont utilisateurs de ce programme.

    Le Big Data pour une analyse fine des clients

    Généralement, le busines modèle CLO est proposé par des grands acteurs du progiciel qui intègrent dans leurs systèmes des modules d’analyse des comportements d’achat des clients afin de leur proposer des offres ciblées. L’arrivée du BIG DATA a permis de rendre possible l’implémentation d’une solution interne au lieu de s’appuyer sur un partenaire externe. A titre d’exemple, un cluster Hadoop accompagné d’un outil d’analyse répond bien à une meilleure connaissance du client. Une telle stratégie aidera fortement à transformer la communication clientèle d’une banque en la rendant plus personnalisée que jamais avec des offres adaptées. Segmenter à l’extrême la clientèle deviendra donc une nécessité pour une optique opérationnelle et pour affiner toujours plus les caractéristiques clients.

    Privilégier la solution interne permet de maintenir une évolution dans le temps des critères de segmentation. Il permet aussi de rassurer les clients que leurs données restent au sein de la banque et permet de donner plus de transparence sur les modes de calculs par rapport à des contraintes juridiques ou opérationnelles. Une solution interne Big Data permet aussi de mutualiser plusieurs projets visant à nouer une relation personnalisée avec le client, être en mesure de multiplier les points de contact tout au long de son parcours multi/cross-canal.

    La personnalisation de la communication passe par :

    La détection des moments de vie du client (entrée dans la vie active, achat d’un bien,…),

    Une segmentation fine des comportements d’achat des clients chez les différents commerçants et par

    L’analyse des données liées aux commerçants, notamment pour catégoriser les modes de consommation en groupes homogènes et typés.

    Le concept de BIG DATA est généralement décrit par ses trois dimensions de volume, variété et vitesse, aussi appelé le « 3 V » :

    Volume : Le volume des transactions cartes générées par jour pourrait dépasser les dizaines de millions d’opérations. Pour permettre une analyse plus fine et traiter l’effet de la saisonnalité, un historique des données sur 24 mois est préconisé. Nous nous retrouvons facilement avec des milliards de lignes à traiter. Les traitements distribués des plates-formes Big Data rendent le stockage de ce tas de données plus facile et plus accessible.

    Variété : Les données à exploiter proviennent de sources différentes. Dans ce cas d’analyse, en plus des flux de transactions carte, il est indispensable de croiser les flux d’équipement des clients, les flux des données sociodémographique et les données de navigation web.

    Vélocité : Le concept du Big Data ne couvre pas seulement la problématique de la taille et de la variété des données, mais aussi des exigences sur les temps de réponse avec des analyses qui avoisinent le temps réel. Cela permet de proposer la bonne offre, au bon moment et, au-delà, élaborer des modèles prédictifs qui visent à anticiper les moments de vie.

    Les bénéfices visés par les banques

    Avec ces initiatives, les banques auront pour objectif de viser plusieurs bénéfices :

    Réduction des coûts avec la transformation des programmes de fidélité par un modèle entièrement financé par les commerçants partenaires,

    Fidélisation de sa clientèle pour faire face à la concurrence des banques en ligne qui proposent des cartes Gold gratuites qui attirent de plus en plus de clients, et

    Augmentation du volume des paiements par carte et l’attractivité des promotions proposées.

    La stratégie BIG DATA offre une nouvelle réponse aux problématiques de la relation clientèle de la banque et devient donc une opportunité à saisir. Une meilleure exploitation de la Data permet une optimisation du Business et la valorisation de données.

     Ethique pour exploiter le Big Data en marketing

    Les banques travaillent en lien direct avec la CNIL pour tenir compte des problématiques juridiques. La CNIL est toujours sollicitée dès le lancement des projets centrés sur les données. S’agissant du modèle CLO, les banques peuvent se baser sur le principe d’un « opt-in », demandant à leurs clients une adhésion volontaire au programme de CLO et par la confirmation sur le site de la banque. Pour la phase analytique dans la plate-forme Big Data, l’analyse ne nécessitant pas de vision nominative, un travail d’anonymisation (et éventuellement d’agrégation) devra être mené.

    Conclusion

    Plus de deux tiers des établissements bancaires reconnaissent leurs inquiétudes faces aux mutations dans les services financiers, ainsi que l’arrivée de nouveaux  acteurs dans le domaine tels Google, Amazon, PayPal, Apple et autres. Ainsi, le développement de programmes CLO permettrait aux banques de conserver une relation privilégiée avec leurs clients. Selon une étude du cabinet E&Y, deux tiers des banques dans le monde envisagent de développer des offres commerciales personnalisées en se basant sur les transactions cartes. Le lancement de plusieurs banques américaines et européennes, devrait inciter les banques françaises à se lancer.

     

  • Cloud Public rien n’est acquis … Tout reste à faire

    Le Cloud Public tient-il toutes ses promesses ?

    Par Mos Amokhtari, Directeur Technique de CA Technologies 

    À l’heure de l’économie des applications, les organisations se montrent de plus en plus friandes de services Cloud. Ces infrastructures informatiques leur fournissent en effet l’agilité et l’efficacité nécessaires pour rivaliser avec leurs concurrents. Mais le Cloud public tient-il toutes ses promesses ? La question mérite débat.

     Alors que la Cloud Week Paris 2016 bat son plein cette semaine, Mos Amokhtari, Directeur Technique de CA Technologies précise que selon une étude du cabinet Forrester, près d’un tiers des entreprises françaises a recours au Cloud Public (Adoption Profile : Public Cloud in Europe, Q1 2016).  Même si la France est championne européenne en la matière, il est crucial de définir des cadres de réflexions pour appréhender en quatre points les gages de succès des projets de Cloud Public. En effet, rien n’est encore acquis et tout reste à faire.

    Il est indéniable qu’Amazon Web Services (AWS) et Microsoft Azure sont devenus les plateformes de Cloud Public les plus populaires et les plus fréquemment utilisées. Celles-ci peuvent offrir des performances et une puissance de calcul élevées, des capacités de stockage, et/ou une infrastructure tout entière sous forme de services à la demande.

    Malgré leurs avantages en matière de coût et d’agilité, toutes ces plateformes doivent être supervisées et gérées comme n’importe quel autre service : avec une gestion éprouvée des opérations et des procédures informatiques permettant aux entreprises de maximiser leur potentiel et celui de leurs applications.

    Adopter une supervision rapide et normalisée

    Auparavant, la supervision de l’infrastructure informatique représentait un coût largement accepté. Mais avec le modèle du Cloud computing, ce coût n’est plus viable. Désormais, les entreprises doivent pouvoir découvrir, configurer et déployer des capacités de supervision de leurs ressources Cloud. En outre, l’utilisation d’un ensemble d’outils unifiés de supervision d’infrastructures Cloud et internes permet de stimuler la productivité du personnel. Ce dernier peut ainsi gagner du temps en faisant l’impasse sur l’apprentissage ou la gestion de plusieurs outils.

    Collecter des informations globales et favoriser la prise de décisions

    Le Cloud Public ne doit pas être une « boîte noire ». Il est nécessaire de récupérer et de générer des rapports sur de nombreuses mesures de performances. Celles-ci doivent offrir suffisamment de visibilité pour assurer la fiabilité des ressources Cloud de façon proactive. Trop souvent, les organisations se contentent de métriques basiques intégrées aux plateformes. Cependant, pour qu’ils soient efficaces, les données, rapports et autres alarmes doivent favoriser la prise de décisions et être suffisamment pertinents pour éviter aux équipes de tourner en rond en essayant de résoudre de fausses alertes.

    Suivre les performances du Cloud sur le plan applicatif

    Certaines applications peuvent être entièrement basées dans le Cloud ; d’autres n’utiliseront qu’un ou deux éléments Cloud, comme des serveurs ou des bases de données Web. Quoi qu’il en soit, l’objectif des entreprises doit être d’obtenir une vue de leur infrastructure orientée applications. Elles pourront ainsi suivre et optimiser les performances de chaque élément, qu’il soit dans le Cloud en interne. Cette vue permettra également de montrer en quoi le Cloud améliore les performances des applications, et donc de justifier la migration d’éléments supplémentaires.

    Assurer une gestion proactive des performances

    En assurant un suivi proactif des performances des ressources Cloud (à l’aide de rapports sur les tendances, d’analyses de corrélation et de seuils avancés), il devient alors possible d’identifier des problèmes bien avant qu’ils n’affectent l’expérience des utilisateurs. En outre, ces informations offrent une meilleure visibilité sur l’utilisation des ressources Cloud, et permettent ainsi de mieux contrôler les coûts.

    En guise de conclusion, il faudra souligner qu’il existe des freins à l’adoption du Cloud Public tels que la sécurité et confidentialité des données. Les entreprises françaises ont besoin d’être rassurées sur ces questions qui demeurent vitales pour leurs activités et, surtout, pouvoir profiter pleinement des opportunités que le Cloud Public apporte en matière d’agilité et de flexibilité.

  • Données personnelles comment se mettre en conformité ?

    Six étapes préalables pour aider les entreprises à se mettre en conformité avec le GDPR

    Par Arnaud Revert, président directeur général d’Iron Mountain France

    2018 est l’échéance à partir de laquelle les entreprises vont devoir se conformer aux nouvelles réglementations sur le traitement des informations personnelles qui, au regard des énormes volumes de données annoncés, pourraient avoir de lourdes implications pour n’importe quelle entreprise qui manipule des données personnelles.

    Pour bien comprendre l’impact du nouveau règlement général de l’UE sur la protection des données (GDPR) sur les processus de gestion de l’information des entreprises et comment l’appréhender dans un contexte réglementaire plus général, voici six étapes préalables pour les aider à se mettre en conformité.

    La première question à se poser est de savoir ce que sont les données personnelles et si l’entreprise en a en sa possession.

    Vient ensuite la question de savoir comment le règlement GDPR s’applique au cas particulier de l’entreprise. Il est vital à ce stade, de bien comprendre la terminologie employée : données personnelles, champ d’application territorial, demande d’accès des personnes concernées par les données, évaluation de l’impact sur la protection des données (DPIA), droit à l’effacement et à la portabilité des données, et consentement.

     L’étape trois consiste à se demander où les données résident dans l’entreprise. Il peut s’agir de données enregistrées sur des systèmes en interne, sur les terminaux personnels des salariés, dans des archives sur d’autres sites et dans des classeurs, ainsi que les informations stockées par des fournisseurs, des sous-traitants et des partenaires commerciaux.

    Les entreprises devraient établir une carte de leurs données pour toujours savoir où se trouve l’information et s’assurer de pouvoir gérer les risques et les surveiller en continu.

    Parallèlement, l’entreprise devrait faire le point des règles de rétention en vigueur et les actualiser, pour savoir que faire de l’information et combien de temps les conserver. L’objectif est de ne conserver les données personnelles et autres archives que le temps nécessaire avant de les détruire, en application des obligations légales, réglementaires ou contractuelles, et de pouvoir aussi s’en justifier.

    Enfin, il est crucial de sensibiliser les personnes concernées et de rester réactif. Pour s’adapter aux réglementations changeantes, les règles de rétention doivent rester dynamiques et évoluer avec le contexte.

    Même si le nouveau règlement général sur la protection des données de l’UE a pour objet de protéger le droit constitutionnel des résidents européens au respect de leur vie privée, sans établir des conditions de rétention spécifiques, tout défaut de conformité pourra avoir de lourdes implications, à la fois financières et sur leur réputation. Si bien qu’il est très important de s’accorder sur les règles de rétention des archives. Les entreprises doivent impérativement observer ces étapes dès maintenant, pour s’assurer de pouvoir identifier facilement la localisation des données personnelles au sein de leur organisation et comprendre quelles sont leurs obligations de gestion.

     

     

     

     

  • #Session Rattrapage – Conférence Disruption Nationale du 13 juin

    Conférence de Paris sur le numérique

    La Conférence de Paris sur le Numérique s’installait pour la première fois au Palais Brongniart ce lundi 13 juin. Au programme, un panorama des disruptions à l’œuvre dans l’économie française. Mobilités, santé, territoires, cosmétique, ou comment les grands secteurs subissent la disruption ou s’en emparent ? Et aussi l’exposé de sociétés numériques qui prennent en charge les révolutions à venir, notamment celle de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle…

    Mobilités : autonomes et sans coutures
    Avec OuiCar, BlablaCar ou XYT, c’est la personnalisation qui était à l’honneur. Fabriquer sa voiture, la louer, la partager, la voiture passe du statut de propriété de masse à celui de service personnalisé, sous le signe de l’économie de fonctionnalité. Quand on lui demande à quoi ressemblera la voiture dans 10 ans, Frédéric Mazella répond simplement « elle sera moins vide » (aujourd’hui 97% du temps d’usage d’une voiture est réalisé avec une seule personne à bord). Pour Renault, le véhicule autonome est inévitable, comme les énergies renouvelables. Mais François Pistre n’oppose pas économie de propriété et de fonctionnalité, la preuve, alors que le co- voiturage et l’auto-partage se développent rapidement, on n’a jamais vendu autant de voitures dans le monde, notamment en France et en Europe qu’en 2015 ! Côté train, la SNCF a conduit en 18 mois un ambitieux plan de digitalisation piloté par Emmanuelle Turlotte, avec en ligne de mire une connectivité permanente, des services toujours plus fluides et à moyen terme l’ambition de faire de la SNCF une entreprise-plateforme, facilitant la mobilité en « porte-à-porte ».

    Cosmétique française, ou la beauté connectée
    La Cosmetic Valley et Chartres métropole ont candidaté pour créer un réseau thématique French Tech autour de la beauté. Réponse avant fin juin… Leur conviction vient des startups. Près de 150 startups, réparties sur tout le territoire national, travaillent dans ce domaine et peuvent permettre à l’ensemble de la filière de maintenir ses positions de leader mondial (la cosmétique est la deuxième filière exportatrice française avec 13 milliards d’euros d’excédent commercial). Au sein de ce réseau, les startups cosméto-digitales seront accélérées et parrainées par les industriels, et se verront ouvrir des marchés internationaux où la France domine les débats.

    Les nouvelles industries et l’Internet de objets
    Alain Ferrasse-Palé, Président de Nokia France, est venu présenter la feuille de route de Nokia France, 3 mois après le rachat effectif d’Alcatel Lucent. Nokia se positionne au cœur du socle numérique de l’industrie du futur, tous les process industriels sont optimisés par le Numérique, logiciels, réseaux, internet des objets. Un point développé lors de la table-ronde organisée par l’AFNUM et réunissant M20 City, Visiomed, Parrot et Sigfox. En 2020 on estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés actifs dans le monde. Ils rendront des services inédits, adossés à des réseaux de nouvelle génération. Pour Thomas Nicholls de Sigfox « la question des standards est un faux problème, nous sommes présents en couverture totale dans 20 pays déjà, il faut avancer vite et tenir la promesse… » Les objets connectés se déploient partout et le mix technologique cher à Nokia doit leur permettre communiquer partout et sans frontières.

    Cet ultra-déploiement du numérique pose la question de son empreinte environnementale. Un sujet pris à bras le corps par le SFIB qui développe le volet « économie circulaire de la filière. Sylvie Thomas a révélé avec franchise que le Numérique produisait 5% des gaz à effet de serre. Mais elle pose la question : « combien de tonnes de GES le Numérique permet-il chaque jour d’économiser ? » Les industries qui sont devenues plus propres grâce au digital n’ont pas encore évalué cet apport à leur RSE… Recyclage, ré-emploi, ré-utilisation, Lexmark ou HP entre autres intègrent jusqu’à 50% de matière recyclé dans leurs appareils et la filière D3E a collecté 600.000 tonnes de déchets en 2015. Encourageant, et encore d’importantes marges de progrès.

    Les territoires 2.0
    Avec Nathalie Dirand, de Covage, l’impact des réseaux sur les territoires a été affirmé. Création d’emplois directs et indirects, attractivité, compétitivité… Les élus locaux savent pourquoi ils déploient des réseaux à présent. C’est le credo de Laure de la Raudière, Député d’Eure-et-Loir, un Département qui s’est donné une feuille de route 2020 dont la colonne vertébrale est le numérique : formation, agriculture, réseaux, entrepreneuriat , médiation numérique et services publics transforment radicalement les opportunités d’un territoire rural situé à 1 heure de Paris. Opportunités illustrées par Eric Charpentier, fondateur de Morning (ex-Payname), une société de la « néo-banque » de 50 salariés qui a installé son campus à Saint Elix le Château, à 50 km de Toulouse dont elle a quitté le centre-ville il y a quelques semaines. Un projet ancré dans la ruralité pour un campus à la Google. « Au début on n’avait pas la fibre sur ce territoire, alors on l’a installé », témoigne Eric Charpentier, autonomie encore…

    Santé collective
    La bascule promise du curatif au préventif tarde à se concrétiser selon Henri Isaac. Pourtant, le numérique, les datas et les capteurs permettraient de repenser totalement notre philosophie de la santé, qui reste encore une économie de la maladie. Ghislaine Alajouanine, auteure de « Enthousiasmez-vous ! » et membre du conseil d’administration de Visiomed, est optimiste : « le vieillissement de la population est une opportunité majeure, le marché du homecare pèsera 500 milliards d’euros ! » mais génèrera aussi des économies considérables pour un système de santé encore trop centré autour de l’hôpital. Parallèlement, les patients s’organisent autour de plateformes telles que Carenity, et les professionnels de santé autour de réseaux comme Eppocrate, créé par le Dr Cécile Monteil, qui constitue une forum ouvert autour de l’innovation et de la santé. L’effet numérique, porteur de disruption, est une fois encore la force de la « multitude » et sa capacité à s’auto-organiser…

    http://www.laconferencedeparis.com/sante-la-revolution-preventive/

     

    Changer le travail
    Avec Switch Collective et Remix Coworking, le travail change radicalement de visage. Penser son projet, trouver les clés d’un chemin personnel et unique, se mélanger avec des profils totalement différent… le travail devient histoire personnelle et collective en s’appuyant sur les mécanismes de la sérendipité : trouver ce que l’on cherchait vraiment en cherchant autre chose, tout l’esprit du Numérique ! Quand de son côté Antoine Jouteau s’empare du marché des offres d’emploi en proximité avec déjà 300.000 offres publiées ! Pour Marine Aubin, Co- Présidente de Girlz in Web, c’est, au-delà du travail, la manière même de faire société qui est en train de changer.

    http://www.laconferencedeparis.com/disruption-du-travail/

    https://www.youtube.com/watch?v=dT1h6BNjpyY

    Banque-disruption
    Côté finances, selon Alain Clot, président de la Fintech, la première disruption était l’émergence de la finance participative (notamment Kickstarter implanté en France par Axelle Tessandier) avec des réussites comme Leetchi, présentée par Céline Lazorthes. Mais un deuxième mouvement se dessine, qui vise le perfectionnement- même des institutions bancaires, désormais prêtes à l’open-innovation. Crédit Mutuel Arkéa a racheté Leetchi mais sans toucher un cheveu du projet et de sa philosophie… Un mouvement incarné par Fundvisory qui doit permettre, toujours en partant de l’amélioration de l’expérience-utilisateur, de piloter et gérer en toute transparence ses portefeuilles d’investissement, avec l’aide du « robot-advisor », la puissance de l’intelligence artificielle au service de la rentabilité et de la lisibilité…

    http://www.laconferencedeparis.com/qui-fera-sauter-la-banque/

    L’Afrique à l’honneur
    La Conférence de Paris a eu l’honneur d’accueillir le Président de Digital Africa, Evans Woherem. Digital Africa est une association qui fédère les acteurs du numérique africain, entreprises, pouvoirs publics et universitaires. Interviewé par Gilles Babinet, Digital Champion de la France à l’UE et fondateur d’Africa4Tech, le Docteur Woherem a présenté l’Afrique comme un continent à forte ambition. La moitié de la population fait désormais partie de la classe moyenne, et a une très forte appétence pour la consommation de produits et de service technologiques. L’Afrique invite l’esnemble des entreprises européennes et notamment françaises à considérer ce potentiel et à venir aider l’Afrique à réaliser son « leapfrog » (saut de grenouille) car elle ne veut pas passer par les étapes intermédiaires mais aller directement ver l’Internet of Everything. Déjà, des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Afrique du Sud intègrent pleinement le Numérique dans leurs stratégie de développement…

    http://www.laconferencedeparis.com/afrique-continent-digital/

    Paris est magique
    Le Palais Brongniart, géré pour 30 ans par GL Events a pour mission d’être la scène numérique française. Il héberge la Fintech, l’EEMI… Mais pour son directeur Christophe Caillaud-Joos, il retrouve sa vocation première, être un lieu pour les innovateurs qui doivent présenter leurs projets, convaincre d’y investir. Avec 14.000 startups, Paris-Ile de France est le bon endroit pour cette effervescence. Stéphane Distinguin, Président de Cap Digital, confirme cette effervescence de projets, Futur- en-Seine mobilisera encore cette année près de 100.000 visiteurs !

    Les clés de la disruption
    Tout au long des conférences, rythmées par le sound design de DJ Laek, sont apparus trois principes de la disruption. Tout d’abord il s’agit de redonner le

    pouvoir aux utilisateurs et à la multitude. Le bottom-up devient le modèle dominant. Puis, pour les industries constituées, l’auto-disruption nécessite de penser en parallèle l’entretien de l’ancien modèle et l’accélération du prochain. Le management qui survivra sera celui qui disposera de ces deux cerveaux et les articulera dans le temps sans les opposer. Transformer la disruption en transition en somme… Enfin, refuser de subir la disruption implique de rapprocher startups et grands groupes dans des coopérations égalitaires et gagnant-gagnant. Si l’esprit startup à l’américaine est basé sur une logique d’agression (certes souvent de façade) où il s’agit d’être celui qui « tuera » les grands groupes et les rentes en place, la disruption made in France cherche à composer avec des industries historiques qui se sont mises en mouvement.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est le rendez-vous annuel de la disruption. Elle a vocation à permettre à ses publics de saisir les mouvements disruptifs induits par le développement des technologies numériques dans notre vie quotidienne, pour les transformer en opportunités économiques.

    La Conférence de Paris sur le Numérique est organisée par Mon Territoire Numérique, agence également organisatrice des Etats Généraux des RIP (Deauville) de RURALITIC (Cantal) et actrice majeure du coaching de
    startups françaises dans le cadre du CES de Las Vegas via la « Mission CES ».

  • Du Data Warehouse au Data Lake, tirer parti du meilleur des deux mondes

    Deux approches complémentaires

    Par Frédéric Brousse, Directeur Général d’Informatica France

    Selon une récente enquête réalisée par le cabinet de conseil PAC, le Big Data est amené à croître de 35% par an en France d’ici à 2019. Se pose alors la problématique du stockage, de l’intégration, du traitement, de la protection et de l’analyse de cette volumétrie de données, qui devient une ressource clé pour l’entreprise : Comment valoriser les données ainsi obtenues ?  Comment optimiser les SI pour une bonne gestion et analyse de ces multitudes de données en provenance de tous horizons ?

    En effet, pour faire face à la croissance exponentielle des données, les entreprises sont amenées à repenser et à organiser le département IT de manière cohérente pour intégrer efficacement les applications à la fois sur site et dans le cloud. Elles doivent ainsi faire le choix entre des bases de données relationnelles « robustes » et des technologies de données plus évolutives, telles que NoSQL et Hadoop.

    Pour adresser ces problématiques, Frédéric Brousse revient sur les caractéristiques clés du Data Lake et du Data Warehouse et démontre comment ces deux approches sont complémentaires.

    Qu’est-ce qu’un Data Lake  et quelle est sa valeur ?

    Le « Data Lake », ou « lac de données », est un concept simple et relativement nouveau qui s’inscrit dans la mouvance du Big Data. L’objectif principal est de pouvoir fournir un stockage / entrepôt global des informations présentes dans une entreprise. Par le passé, la plupart des entreprises n’ont pas eu à gérer cette masse de données en provenance de plusieurs flux entrants, car la quasi-totalité des données était interne à l’entreprise.

    Aujourd’hui, les entreprises ont besoin de pouvoir stocker les données internes et externes, brutes ou non, dans un seul et même lieu. Elles sont également confrontées à des exigences en matière de capacité et de flexibilité à traiter et analyser l’information le plus rapidement possible. A la différence d’un Data Warehouse, le Data Lake offre la possibilité de créer sa propre transformation et d’analyser les données sans avoir un chemin particulier imposé par le système ETL (Extract-Transform-Load). Ainsi, chaque utilisateur peut matérialiser son propre besoin et extraire les données sources nécessaires pour son analyse de manière rapide tout en tirant pleinement parti de l’évolutivité et de l’efficacité opérationnelle qu’offre le Data Lake.

    A titre d’exemples, les institutions de services financiers sauvegardent et analysent les données transactionnelles et d’autres signaux connexes afin d’enrichir les techniques de détection des fraudes, suivre l’évolution des réglementations mondiales, et ainsi renforcer la confiance des consommateurs sur la sécurité de leurs services fournis.

    Dans le secteur de la santé, les organismes conservent les données de dossiers médicaux électroniques afin de proposer des soins plus personnalisés. Le Data Lake permet ainsi, dans un même lieu, de recueillir tous types de données, de les mettre en relation afin de pouvoir les analyser rapidement et en tirer une vraie valeur ajoutée pour améliorer l’expérience client et  garantir la confidentialité au patient.

    Data Lake vs. Data Warehouse

    Mais le Data Lake ne vient pas remplacer le Data Warehouse, au contraire, il le complète.

    Le Data Warehouse entrepose des données de façon structurée. Il conserve ainsi une qualité et une fiabilité liées à la structuration des données imposée à l’origine du schéma/processus de stockage.  Ainsi, il permet d’avoir accès à des données à forte valeur ajoutée mais répondant à un nombre limité d’algorithmes analytiques qui ne prend en compte que des formats spécifiques de données.

    Le Data Lake offre une véritable agilité qui vient répondre à l’évolution du marché et l’explosion de la volumétrie des données, avec l’émergence du mobile computing, des objets connectés et autres changements disruptifs. Ces évolutions entraînent le besoin d’utiliser, d’examiner et de tester des données de toutes sortes et de tous horizons à des fins analytiques ou applicatives, et à faible coût.

    Le Data Warehouse possède peu de données mais d’une valeur importante. Le Data Lake conserve quant à lui une multitude de données diverses et variées à faible coût.

    Ainsi, il convient aux entreprises en phase de restructuration, de repenser les usages et besoins en matière d’analyse des données à l’ère du digital, avant de se décider à remplacer définitivement le Data Warehouse par le Data Lake. Des outils existent qui permettent de standardiser la gestion des données à travers les deux univers. Il faudrait ainsi tenter de développer une synergie entre les deux approches pour en tirer le meilleur parti.

     

  • À l’ère de l’économie du savoir, la question n’est pas de travailler plus dur mais mieux

    Quand le succès ou l’échec d’une entreprise réside dans la manière dont elle stocke les données, y accède et les exploite

    Par Louis Fanchini, VP Sales EMEA South, Alfresco 
     

    L’information est un élément vital dans l’industrie du savoir. Toutefois, l’obtention d’informations ne représente qu’une part infime du processus. Le succès ou l’échec d’une entreprise réside également dans la manière dont elle stocke les données, y accède et les exploite.

    Compte tenu du volume croissant d’informations dont nous disposons, nous risquons un ralentissement et non une accélération de nos processus métier. On pourrait comparer notre situation aux embouteillages de nos grandes villes ; le trafic est tel sur nos routes saturées que les voitures roulent aujourd’hui plus lentement que les chariots d’antan.

    Selon l’association AIIM, qui représente la communauté des professionnels de l’information, la productivité à l’ère du numérique a tendance à baisser face à la prolifération des données. Elle estime que les documents « égarés » représentent pour l’économie britannique un coût de près de 15 milliards de livres chaque année. D’autre part, plus les outils dont nous disposons sont nombreux (tablettes, smartphones, ordinateurs portables ou de bureau), moins le partage et l’utilisation des données créées sur ces appareils sont efficaces.

    Les solutions de gestion de contenu d’entreprise (ECM) modernes doivent prendre en charge de nouveaux modes de travail. Les services informatiques sont soumis à rude épreuve pour satisfaire les attentes d’une nouvelle classe d’utilisateurs connectés. À l’aise avec les nouvelles technologies, ils fondent leurs exigences en matière de convivialité des applications sur leur expérience des sites de vente en ligne. Aujourd’hui, chacun souhaite pouvoir rechercher et partager des documents aussi facilement que lorsqu’il partage des photos avec ses amis ou qu’il commande un livre sur Internet.

    Ce nouveau paradigme du travail est accentué par l’afflux des actifs de la génération du millénaire. Ces natifs numériques, nés en 1983 ou après, ont grandi avec des applications modernes intuitives telles qu’Instagram, Snapchat ou Uber. Extrêmement mobile et connectée, la génération du millénaire exige des solutions permettant de travailler n’importe où, via n’importe quel réseau ou appareil. Ses attentes élevées en matière d’accès simplifié au contenu poussent les services informatiques à moderniser au plus vite leur stratégie ECM.

    Si la division informatique n’offre pas aux utilisateurs des solutions à la hauteur de leurs attentes, pour le partage avec les partenaires externes et l’accès au contenu sur les appareils mobiles, elle risque de les voir recourir à leurs propres solutions. Or, l’utilisation d’outils non approuvés par l’entreprise multiplie les silos d’informations déconnectés et les risques liés à la protection des données confidentielles.

    Si les systèmes ECM sont essentiels, des fonctionnalités de gestion des processus métier (BPM) qui aident à structurer les données et à débloquer les silos potentiels sont également disponibles. Si le concept de BPM n’est pas nouveau, il se perfectionne et devient plus adaptable. L’ajout de fonctionnalités BPM aux outils de gestion de contenu facilite l’attribution des tâches à leurs destinataires et l’accès aux informations pertinentes et accélère la circulation des données au sein de l’espace de travail. On assiste à une véritable démocratisation de l’environnement de travail.

    Le choix du cloud

    Les vagues technologiques successives ont totalement transformé la direction informatique de l’entreprise. Si tout a changé avec l’apparition du cloud, c’est désormais les appareils mobiles qui redéfinissent les règles de l’informatique d’entreprise. La réalité de l’architecture d’entreprise actuelle exige une nouvelle approche de l’ECM et du BPM, en accord avec la manière dont l’informatique accompagne l’entreprise moderne.

    Afin de mieux prendre en charge les utilisateurs mobiles et les partenaires externes, un grand nombre d’entreprises transfèrent une partie de leurs contenus dans le cloud. Les analystes les plus éminents, tels IDC et Forrester, prévoient un basculement massif vers l’ECM hybride. L’approche nouvelle génération implique le stockage du contenu à la fois en local et dans le cloud, ainsi qu’une synchronisation transparente entre les deux. L’ECM et le BPM hybrides répondent aux exigences de sécurité et de conformité des DSI et permettent aux équipes internes et collaborateurs externes d’être plus productifs.

    Par le passé, les systèmes BPM, ECM et de gestion des cas (ou Dynamic Case Management, DCM) étaient traditionnellement séparés en dépit de composants architecturaux communs. Si les plateformes DCM et ECM offrent des outils pour la gestion de contenu, l’archivage et le suivi de la collaboration dynamique non structurée de groupes fonctionnels multiples, les suites BPM incluent des outils plus puissants permettant de codifier des processus, tâches et workflows structurés et répétables. Elles disposent des fonctionnalités nécessaires pour analyser et contrôler l’exécution et les performances.

    Le cabinet d’étude 451 Research prévoit une intégration croissante entre les plateformes BPM, DCM et ECM, soutenue par des fonctionnalités de partage de contenu dans le cloud. La convergence de ces systèmes et marchés formera un cadre commun pour le développement et l’intégration d’applications de tous types pour répondre à la demande croissante des entreprises qui souhaitent une consolidation des technologies et fournisseurs.

    Un simple coup d’orœil à n’importe quel data center moderne suffit pour comprendre qu’un modèle unique ne convient pas au plus grand nombre. Les systèmes ECM modernes doivent prendre en charge à la fois les déploiements classiques en local, les environnements virtualisés, les déploiements dans le cloud privé, les déploiements SaaS dans le cloud public et tout ce qui se situe dans l’intervalle.

    IDC estime que, d’ici 2020, 13 % des données seront stockés dans le cloud, 61 % en local et que le reste sera « géré » (c’est-à-dire traité ou transféré) via le cloud. Des options de déploiement flexibles permettent au service informatique de s’adapter à l’évolution des besoins au fil du temps.

    Les entreprises qui utilisent des solutions ECM / BPM hybrides basées dans le cloud parviennent mieux à contrôler leurs données, de manière flexible et modulable. La gestion des processus dans le cloud doit être possible n’importe où, à tout moment ; et les fonctions d’optimisation des processus doivent être aussi variées qu’elles le sont dans l’entreprise.

    Moins de paperasse

    Les travailleurs de la connaissance eux-mêmes préfèrent la collaboration électronique. Selon une étude du leader des logiciels de création et de marketing digital, Adobe[1], nous détestons tellement la paperasse que nous serions prêts à quitter notre emploi pour un autre offrant une rémunération équivalente, « si seulement nous n’avions pas autant de documents administratifs à remplir ». Près des deux tiers d’entre nous (69 %), au Royaume-Uni comme aux États-Unis, sont tellement las des démarches administratives qu’ils seraient prêts à rejoindre un employeur qui exigerait moins de paperasse.

    Dans des cas comme celui-là, les processus BPM prouvent toute leur utilité. Ils offrent les moyens de rationaliser les processus et de donner à chacun davantage de temps pour se consacrer à des aspects plus gratifiants du travail. La nouvelle génération de solutions iBPM (intelligent Business Process Management) va encore plus loin en utilisant les réseaux sociaux, appareils mobiles, outils collaboratifs, d’analyse et services cloud pour créer des espaces de travail entièrement connectés.

    Une étude de Gartner, fondée sur plusieurs centaines d’interviews d’entreprises de toutes tailles, implantées dans le monde entier, a montré que la majorité des solutions BPM génèrent un ROI à deux chiffres. Plus de trois quarts de ces projets génèrent un ROI d’au moins 15 %, et une part équivalente favorise une hausse de l’avantage compétitif. Parmi les avantages non tangibles, on constate une hausse en termes de fidélisation de la clientèle, de satisfaction des collaborateurs et de transparence, associée à des répercussions commerciales positives.

    À mesure que l’espace de travail se diversifie et devient plus sophistiqué et interconnecté, il apparaît évident que des processus métiers optimisés constituent la prochaine étape dans la création d’une véritable économie de l’ère du savoir.

  • Qui est responsable des données ?

    La gouvernance des données une priorité pour les entreprises

    Par Erasmus Holm, Directeur Marketing EMEA & APAC chez Stibo Systems
    Cela fait maintenant plusieurs années que la gouvernance des données est un sujet d’actualité. Cependant, malgré tous les articles et livres blancs qui lui sont consacrés, il semble que les dirigeants ignorent toujours ce dont il s’agit réellement.

    Le terme « gouvernance » devrait naturellement impliquer la notion de qualité, car il s’agit de l’objectif fondamental de la gouvernance des données. Pourquoi considérer la qualité des données ? Tout d’abord, l’impact d’une mauvaise qualité des données sur l’entreprise est évident : marchandises expédiées à la mauvaise adresse, clients recevant des produits qui ne correspondent pas à la description de la publicité, etc. Mais la mauvaise qualité des données peut également avoir des effets plus subtils : rater une vente incitative en raison de l’impossibilité d’identifier avec exactitude les catégories de produits que le client achète, incapacité à négocier des remises à l’achat parce que les informations du fournisseur sont dupliquées un grand nombre de fois ; ce qui implique de perdre également des ventes sur Internet parce que les données de dimensionnement, imprécises, discréditent l’entreprise sur les sites comparatifs.Une approche plus proactive que réactive de la qualité des données

    La gouvernance des données a impulsé un changement d’attitude : on s’éloigne aujourd’hui d’une approche réactive de la qualité pour aller vers une approche plus proactive. Souvent, on ne réalise l’insuffisance de la qualité des données qu’une fois un processus échoué, quand une livraison ne peut pas être effectuée ou quand le système informatique cesse de fonctionner. Dans certains cas, cela s’avère le meilleur moyen de déceler les problèmes. Il est également courant que des incidents surviennent à cause d’une mauvaise qualité des données dont personne ne veut assumer la responsabilité. La gouvernance des données garantit qu’une personne est clairement responsable, pas seulement de corriger les problèmes, mais aussi de réduire le risque de leur apparition.

    Peut-on seulement acheter un outil de gouvernance des données ? Hélas, la réponse est non ! De nombreux éditeurs prétendent offrir des solutions de gouvernance des données et il existe certainement des outils pour cela. Des outils qui permettent d’enregistrer et de communiquer des règles métier définies, de mesurer la qualité des données, d’identifier des problèmes de conformité, etc. Toutefois, la gouvernance porte surtout sur l’entreprise, les processus et les responsabilités dans le cadre desquels elle peut déployer ces outils. Même pour une entreprise de référence sur le marché du contrôle des données, sans une organisation adéquate, il est impossible de bénéficier des avantages qu’apportent ces outils de gouvernance.

    Qui doit être responsable des données ?

    Dans une perspective globale, l’entité de gouvernance des données n’assume que deux fonctions mais, en pratique, ces deux fonctions peuvent être très complexes et leur exécution peut demander un ensemble de ressources. L’équipe de gouvernance des données est chargée de la gestion des changements et de la conformité comme suit :

    • Gestion des changements – Une fois que l’ensemble des normes a été défini et que les données ont été alignées sur celles-ci, il importe de suivre les modifications de ces normes. Par exemple, si nous établissons que toutes les dates sont enregistrées au format jour/mois/année, cela pose un gros problème si quelqu’un souhaite utiliser le format mois/jour/année. Le rôle de l’équipe de gouvernance des données consiste à évaluer l’impact d’une telle modification, à se mettre en rapport avec les intéressés, à mesurer les coûts et avantages, puis si la modification est jugée pertinente, à la gérer au niveau de toutes les activités concernées de l’entreprise.
    • Conformité – Dès qu’il existe des règles, un contrôle s’impose. Il incombe à l’équipe de gouvernance des données d’exercer ce contrôle pour mesurer la conformité de l’entreprise aux normes qui la régissent et pour agir afin d’améliorer le niveau de conformité.

    Quelle organisation ? Quelles normes ?

    De nombreux adeptes de la gouvernance des données ont établi des modèles dont le fonctionnement a été éprouvé au cours de projets antérieurs. Le problème est que nombre de ces solutions établies ne tiennent pas compte des capacités organisationnelles, du niveau de disponibilité des ressources ou du budget. La bonne organisation est celle qui s’adapte aux besoins de la gouvernance mais aussi à la capacité de votre organisation à l’exécuter et à la gérer.

    L’une des clés de la réussite d’une organisation de gouvernance des données réside dans « l’autorité ». Lors de la création d’une organisation de gouvernance des données, une question est essentielle : que faire si un membre de l’entreprise refuse de respecter les normes ? En l’absence d’autorité, on assiste généralement au développement de normes locales et à la prolifération d’interfaces complexes dans le but de gérer la transition entre les domaines de l’entreprise qui ont adopté des normes différentes. Le nombre de normes augmente jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de norme du tout.

    Ce genre de problèmes est typique des entreprises qui se développent par le biais d’acquisitions, mais dont les filiales conservent une certaine indépendance en matière de gestion. À l’inverse, les projets de gouvernance des données les plus réussis sont ceux du secteur pharmaceutique où la conformité aux normes est imposée par des organismes externes.

    La gouvernance des données n’est pas compliquée en soi, mais son application peut devenir à la fois complexe et très « politique ». Sa mise en place nécessite des conseils d’expert, mais aussi la connaissance locale de l’entreprise et de ses particularités afin d’élaborer une solution qui fonctionne dans chaque situation tout en apportant des avantages réels.

  • L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ?

    « L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ? »

    Par Jean François Marie, Directeur Produit, Solutions et Alliances, NetApp EMEA

    Et si l’Internet des objets était juste un terme générique pour désigner l’exploitation « à toutes fins utiles » des données générées par des machines ? Comme le bus qui communique son heure de passage à l’arrêt de bus et à mon portable, ou encore la borne du système de vélos en libre-service en bas de chez moi qui m’indique le nombre de vélos disponibles. À l’occasion de la Cloud Week Paris, qui se tiendra du 4 au 8 juillet prochain et qui aura pour thème fédérateur l’usage et la valorisation des données, NetApp revient sur l’Internet des Objets et son potentiel.

    En 2014, IDC a demandé à 400 dirigeants ce qu’était pour eux l’Internet des objets. Les réponses étaient très variées et allaient des dispositifs physiques (thermostats, voitures, systèmes de sécurité) aux défis à relever (sécurité, gestion des données ou connectivité)., Le marché global des solutions IoT va connaître une croissance considérable dans les années à venir et bondir de 1 900 milliards de dollars en 2013 à 7 100 milliards de dollars en 20201. Données confirmées par Gartner, qui estime à 4,9 milliards le nombre d’objets connectés en usage en 2015 ; chiffre qui atteindra, selon eux, les 25 milliards en 2020. Le cabinet rapporte également que le business de l’IoT pèsera plus de 300 milliards de dollars en 2020.

    L’Internet des objets touche donc des secteurs extrêmement variés. Son potentiel est immense. Sa valeur va bien au-delà du simple prix des équipements physiques requis pour son fonctionnement.

    Lorsque les « objets » commencent à parler

    L’IoT n’existe pas en tant que tel, il est intimement lié à la notion de « Big Data ». Équiper de capteurs des milliards d’objets n’a aucun sens si, par la suite, les milliards de flux de données engendrés ne peuvent pas être transmis, stockés et analysés.

    C’est là qu’intervient le Data Scientist qui va orchestrer le tout. Son rôle est essentiel, car il va identifier la valeur des quantités massives de données générées par tous ces objets. Ici réside toute l’importance de la connectivité et du stockage : à eux seuls, les petits équipements sans système de stockage disposant de peu de puissance de traitement ne sont pas vraiment efficaces. Pour valoriser les données, il faut les collecter en grand nombre de façon à avoir un échantillon représentatif et les analyser afin de découvrir comment elles s’imbriquent. Et de là, repérer les tendances et faire des prévisions.

    Le même scénario se répète dans chaque entreprise. Les dirigeants établissent une corrélation entre les données actuelles du data center et les données passées pour anticiper l’avenir et faire des prévisions.

    Mieux anticiper, c’est prendre une longueur d’avance sur la concurrence

    Les dirigeants veulent travailler autrement. Ils veulent un business qui évolue rapidement et qui s’adapte au marché. Ils veulent prendre des décisions éclairées, basées sur les données issues du Big Data. Et ils veulent créer des produits innovants qui s’appuient sur les connaissances qu’ils ont acquises du client. Leur objectif : un business model disruptif qui leur permet de réagir plus vite aux tendances du marché et de devancer la concurrence. 1 Etude IDC menée auprès de 400 dirigeants en 2014

    La solution réside dans la question que les grandes entreprises devraient se poser : « comment faire en sorte de travailler à la manière des start-ups ? » Il ne s’agit pas de prendre des décisions à la va-vite, sans fondements. Il s’agit plutôt d’adopter un business model souple qui tient compte de l’incertitude et des contraintes budgétaires. Et plus important encore, il s’agit de la manière dont l’entreprise peut promouvoir une culture axée sur l’agilité.

    Avec le Big Data, les entreprises qui réussiront ne sont pas celles qui auront un meilleur accès aux données, mais plutôt celles qui auront clairement défini leurs objectifs, les limites opérationnelles et les outils requis.

    Dans les comités de direction, on sait désormais à quel point l’infrastructure IT est importante. On veut aussi que le DSI ait davantage de leadership et contribue à façonner l’avenir. En donnant aux métiers les outils dont ils ont besoin pour gagner en productivité, l’IT peut être un acteur majeur du changement. La technologie est un levier d’innovation permanente de l’entreprise, et ce à tous les niveaux. Elle permet au business non pas de survivre, mais de prospérer.

    Savoir appréhender l’avenir n’est pas chose facile, mais la technologie est là pour aider. Avec la technologie, l’entreprise peut entrer de plain-pied dans un avenir agile, innovant et piloté par les données.

  • Les marketeurs carburent au Big Data, mais est-ce raisonnable?

    Le Big Data est-il le Graal tant espéré ou n’est-ce que du Big Bla-bla ?

    (*) : Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point – Blaise PASCAL

    Par Olivier Figon Executive Chairman & Co-founder chez OORACE

    Les marketeurs plébiscitent les données : récolter, analyser, croiser, stocker … le tout pour mieux cibler. Ils carburent au Big Data et s’adressent à des acteurs capables de transformer cette masse d’informations pour faire d’un prospect un client. Mais avoir toujours plus de données sur une personne, est-ce la panacée ? Le Big Data est-il le Graal tant espéré ou n’est-ce que du Big Bla-bla comme le pointait en 2014 Ilan Benhaim, cofondateur de vente privée.com.

     Dans un environnement très concurrentiel, les marques ont cherché logiquement des moyens de mieux connaître leurs visiteurs afin de pouvoir leur faire des propositions de plus en plus personnalisées. Pour cela il a fallu collecter des données, les trier, les croiser et les analyser. Le Big Data était né : on parle aujourd’hui de plusieurs Eo par jour ! (1 Eo ou exaoctet = 1018 octets).

    Le Big Data sert incontestablement la connaissance client. Véritable atout pour les marketeurs, il a ouvert la voie au marketing automatisé et au marketing prédictif, permettant d’initier des campagnes à partir des données recueillies. Comme son nom l’indique, son objectif est de prévoir le comportement des visiteurs à partir de leur historique de comportement.

    Le raisonnement qui conduit un individu à prendre une décision d’achat est complexe.

    Cet historique est facile à connaître grâce au Big Data. Un e-commerçant peut tout savoir d’une personne : les études qu’elle a faites, sa catégorie socio-professionnelle, ses habitudes d’achat, ses centres d’intérêt et même les goûts de ses amis sur les réseaux sociaux etc … mais en réalité la construction du raisonnement qui conduit un individu à prendre une décision d’achat est bien plus complexe. Quantité de facteurs, psychologiques par exemple, l’influencent. Pour espérer appréhender cette construction complexe il faut des technologies qui permettent aux marketeurs de raisonner autrement.

    Mais quelle est d’abord exactement l’ampleur de l’enjeu pour le e-commerce ?

    Pour la mesurer intéressons-nous en premier lieu à ce que dit le baromètre annuel Google-Kantar Media Compete (1). L’étude pointe en particulier un chiffre très intéressant : le taux de refus en fonction des secteurs (hors activité drive) évolue entre 78% et 92% des visites. Google définit le taux de refus comme l’indicateur mesurant l’absence de prédisposition des visiteurs à acheter.

    Qu’une partie des visiteurs viennent pour flâner c’est bien sûr une réalité, que certains soient là par hasard pourquoi pas, mais peut-on réellement imaginer que 90% des visiteurs d’un site de e-commerce viennent sans aucune prédisposition d’achat, c’est-à-dire sans intention ?

    Et si c’était plutôt les outils d’analyse qui manquaient d’imagination !

    De l’imagination, nos visiteurs eux n’en manquent pas. Mais il ne faut pas s’attendre à voir la Vérité sortir tout nue du puits sans effort. Les outils aussi doivent faire preuve d’imagination. Des intentions, votre visiteur en avait bel et bien et il les a exprimées, mais pas de la manière compréhensible par les outils d’analyse du Big Data. Et pour une raison bien simple :  lors du parcours client ces intentions-là ne se sont pas exprimées à travers le langage des mots.

    Par définition la sémantique donne accès uniquement aux intentions clairement exprimées, le conscient en quelque sorte. Il est facile de croiser ces données sémantiques avec ce que le Big Data nous a appris sur le comportement habituel du visiteur, les référentiels étant les mêmes, et donc de lui apporter une proposition personnalisée. Cela nous donne accès à environ 10% des parcours clients, qui se répartissent en 2 catégories : les visiteurs qui achètent (1/3 de ces 10%) et les autres, les fameux abandonnistes (les 2/3 restants) qui sont l’objet de toutes les attentions des analystes.

    On sait qui je suis mais sait-on ce que je recherche vraiment, ici et maintenant ?

    Si le Big Data est indispensable dans une stratégie marketing, il est un domaine qu’il ne prend pas en compte : l’instantanéité, c’est à dire les intentions précises de l’internaute au moment où il surfe sur le net, peu importe son historique de comportement. Comme nous le savons tous, une partie des visiteurs ont un objectif précis, certains viennent flâner et d’autres peuvent se sentir parfois perdus. Non seulement leurs attentes sont différentes, mais leur état d’esprit, leur psychologie et leurs intentions peuvent en plus changer en permanence.

    Une récente analyse de Think With Google (2), mérite également d’être mise en avant pour ce qu’elle relève : le Big Data peut être trompeur. Ainsi :

    • 40% des achats sur mobile de produits pour bébés proviennent de couples sans enfant !
    • Les hommes sont à l’origine de 68% des recherches sur les produits cosmétiques, les femmes de 56% de celles sur les articles de sport et de 45% de celles sur les produits de bricolage !

    Pour Think With Google cela montre que le focus purement sur les data n’aide pas à comprendre ce que les utilisateurs recherchent au moment précis où ils le font, l’intention bat l’identité et prime sur le ciblage prédictif.

    Carburer uniquement au Big Data ce ne serait donc pas raisonnable !

    En réalité la connaissance client ne peut pas se limiter au Big Data, comme elle ne peut reposer non plus sur la seule approche temps réel. C’est la somme des 2 qui permet aux marketeurs de couvrir 100% des parcours clients.

    La vraie connaissance client c’est pouvoir répondre aux 2 questions à la fois :

    • Qui est mon client ?
    • A quoi pense, ou rêve, mon visiteur ?

    Au menu des marketeurs : proposer des interactions, saisir les opportunités et favoriser le conversationnel

    Think With Google en conclut que les marketeurs doivent analyser finement les micro-moments, comprendre l’intention qu’ils expriment, le consommateur étant parfois à la recherche de conseil, d’inspiration ou d’avis sur les produits, et ajuster leurs stratégies de content marketing en conséquence.

    Et on pourrait ajouter … pour proposer les interactions qui conviennent et pour satisfaire le visiteur à l’instant t ; un visiteur satisfait est un futur client et un client satisfait est un futur client fidèle.

    Cela permet de comprendre en temps réel si l’internaute est dans une recherche précise, s’il flâne ou bien s’il erre parce qu’il est perdu dans l’organisation du site.

    Dans un cas (10% des situations) il faut effectivement lui donner exactement ce qu’il veut pour ne pas le perturber dans sa quête et perdre la vente.

    Dans les autres cas (90% des situations) il faut être capable d’appréhender ses attentes : souhaite-t-il être guidé par l’affichage d’une information ? Etre rassuré par un dialogue avec le service client via une fenêtre de dialogue ou par téléphone ? A-t-il besoin d’être surpris par la recommandation d’un produit auquel il n’avait pas pensé mais qui a tout son sens finalement ?

    Cela nécessite une approche radicalement nouvelle, une combinaison en temps réel de plusieurs analyses : du comportement, des intentions et de la psychologie d’achat mais aussi du ressenti du visiteur par rapport au site.

    C’est le cas par exemple de l’approche psycho-cognitive proposée par la plateforme digitale omnicanal OORACE®.

     

     

    OOrace

    Grâce à cette approche OORACE® analyse en temps réel les intentions, clairement exprimées ou sous-jacentes, segmente les attentes pour permettre de proposer au bon moment la bonne interaction : recommander un produit pertinent, surprendre au bon moment avec un produit inattendu mais qui a du sens, favoriser le retour vers l’achat grâce à un retargeting personnalisé, proposer de visiter une catégorie plutôt qu’un produit, afficher un message ou un contenu, initier un contact avec le service clients ou un vendeur …

     

    • Baromètre sectoriel sur la performance de conversion des sites e-commerce en France

    http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/1139998-e-commerce-les-taux-de-conversion-secteur-par-secteur/

    • L’intention est supérieure aux données sociodémographiques

    https://www.thinkwithgoogle.com/articles/why-consumer-intent-more-powerful-than-demographics.html