Catégorie : Big Data

  • TOP 50 des influenceurs de la RSE

    Les influenceurs qui font bouger les lignes :
    RSE, Environnement, Inclusion, Social , … 

    La rédaction de The Good a identifié une liste de plus de 178 personnalités professionnelles référentes pour elle en termes d’influence sur le réseau Linkedin.
    Cette liste a été étoffée d’autres personnalités par Marketing Insight en se servant d’outils comme Visibrain (outil de veille) et le C3D (association qui regroupe plus de 250 patrons de la RSE). La rédaction a en plus sondé le jury de professionnels en leur demandant spontanément les trois personnalités référentes pour eux.

    A l’occasion de ce classement, la rédaction de TheGood a sélectionné des profils intéressants à suivre, parce que leur parcours, leur expérience, leurs actions ou leur profession sont particulièrement intéressants, riches et impactants.
    Ce sont des héroïnes et héros de l’ombre. Jugez vous-même !

    1/ Lou Welgryn, coprésidente Data for Good

    2/ Carol Sirou, présidente Ethifinance

    3/ Jean-Marc Potdevin, fondateur et président Entourage

    4/ Olivia Blanchard, cofondatrice et présidente d’Acteurs de la Finance Responsable

    5/ Barbara Belvisi, fondatrice et PDG Interstellar Lab

    6/ Amélie Deloche, fondatrice de Post-Influence

    7/ Pascale Baussant, dirigeante de Baussant Conseil et Présidente de 1% for the Planet France

    8/ Vincent Bryant, cofondateur et PDG de Deepki

  • VIVATECH 2023 ! Ce qu’il ne fallait pas manquer sur #Twitter J3

    Florilège des meilleurs posts Twitter 
    par La Brigade Du Web et secteurs d’activités

    ENVIRONNEMENT

    WEB 3 

    Intelligence Artificielle  

    SANTE 

    Women In TECH 

     

    TRANSPORTS 

    LUXE 

     

    INCLUSION – DIVERSITE

    FUN

     

  • Transformation, modernisation offres responsables, data, IA, open Innovation… les initiatives foisonnent pour la Poste sur Vivatech 2023 

    La Poste :  le numérique au cœur de sa transformation et de son développement


    Partenariat avec MydigitalWeek & La Brigade Du Web 

    Partenaire fondateur de Viva Technology, La Poste va démontrer, une fois encore, la poursuite de sa transformation.
    > Nouveaux services de proximité,
    > offres responsables de bancassurance,
    > solutions digitales de confiance,
    > investissements dans la décarbonation des transports,
    > dans la modernisation de son réseau,
    > dans la formation de ses collaborateurs…

    Nouvelles solutions, nouveaux développements sur des marchés d’avenir, nouveaux partenariats créateurs de valeur, nouvelles annonces… La Poste va marquer sa présence à Viva Technology  par de multiples présentations d’offres, démonstrations, évènements, et prises de parole sur son stand et dans les médias, et la participation à des conférences, liées à tous les métiers du groupe.

    1. Cette présence va s’articuler autour de 6 grandes thématiques :
      la confiance numérique (Digital trust) ;
    2. la dimension vert et citoyen (Green and civic) ;
    3. le e-commerce et les services en ligne (Tech for retail) ;

     

    1. la marque employeur et la formation (Jobboard & formation) ;
    2. l’open innovation & les dispositifs d’accompagnement des start-up (open innovation & start-up funding) ;
    3. les femmes dans l’univers des entreprises numériques

    TEMPS FORTS VIVATECH 2023 

    Parmi les temps forts de cette édition 2022 VivaTech :

    1. le lancement d’une école de la data et de l’IA par le groupe,
    2. l’annonce de la création du fonds d’investissement de La Banque Postale dans les start-up

    1. ou encore la révélation des start-up lauréates 2022 du concours French IoT Impact x Technologie et du Coup de cœur national #FemmesduNumérique.
    2. Sur le Lab La Poste, les visiteurs seront accueillis par des visages familiers : ceux des 9 factrices, facteurs et chargé(e)s de clientèle qui rendent au quotidien le numérique accessible à tous. Ces ambassadeurs de l’innovation postale côtoieront les experts des solutions innovantes et une cinquantaine de start-up accompagnées par le groupe.
      (source Groupe La Poste ) 
  • Surcharge d’informations : comment distinguer les signaux utiles du reste

    Quand le volume croissant de données rend la prise de décision trop complexe

    Une Etude menée par Oracle

    Une nouvelle étude sur les data et les dilemmes liés à la prise de décision intitulée
    « Decision Dilemma », menée par Oracle et par le rédacteur à succès du New York Times, Seth Stephens-Davidowitz, montre que les travailleurs se sentent submergés par la quantité de données et ne se trouvent pas suffisamment qualifiés pour les traiter, nuisant ainsi à leur qualité de vie et à leurs performances professionnelles.

    « Les travailleurs sont noyés sous les données », explique Seth Stephens-Davidowitz, expert en sciences des données et auteur de « Tout le monde ment » (« Everybody lies ») et de « Ne vous fiez pas à votre instinct » (« Don’t Trust Your Gut »). « Cette étude met en évidence que le volume écrasant d’informations ingurgitées par une personne au quotidien via ses recherches sur Internet, les alertes d’actualités, les remarques spontanées d’amis, etc., dépasse souvent la somme d’informations que le cerveau peut traiter. Nous sommes alors tentés de rejeter toutes ces données déroutantes, voire contradictoires, et de faire ce qui nous semble juste. Mais cela peut être une grossière erreur. Il a été prouvé à maintes reprises que nos intuitions peuvent nous égarer et la meilleure prise de décision nécessite une bonne compréhension des données pertinentes. Une première étape cruciale serait de trouver un moyen de maîtriser le flux de données à la disposition des entreprises pour les aider à distinguer les signaux utiles du reste. »

    Il ressort de cette étude réalisée auprès de plus de 14 000 salariés et dirigeants dans 17 pays, dont la France, que les décisions d’ordres personnel et professionnel deviennent difficiles à prendre, alors même qu’elles sont de plus en plus nombreuses.

    Le nombre de décisions que nous prenons se multiplie et l’augmentation du volume de données n’arrange rien

    Les sondés se sentent démunis face à la quantité de données et cette situation sape leur confiance. La prise de décisions devient dès lors largement plus compliquée et impacte négativement leur qualité de vie.

    • 63 % des Français (74 % dans le monde) disent que le nombre de décisions qu’ils prennent chaque jour a été multiplié par 10 au cours des trois dernières années et 75 % des Français (78 % dans le monde) pensent ne jamais avoir été autant bombardés de données provenant de sources différentes pour prendre des décisions.

    • 87 % des Français (86 % dans le monde) déclarent que le volume de données rend les décisions d’ordres personnel et professionnel beaucoup plus compliquées et 48 % des Français (59 % dans le monde) admettent être confrontés plus d’une fois par jour à un dilemme, c’est à dire qu’ils ne savent pas quelle décision prendre.

    • 39 % des Français (35 % dans le monde) ne savent pas à quelles données ou sources se fier et 71 % (70 % dans le monde) ont déjà renoncé à prendre une décision, car le volume de données était trop important.

    • 79 % des Français (85 % dans le monde) estiment que cette incapacité à prendre des décisions a des répercussions négatives sur leur qualité de vie ; elle provoque des pics de stress (38 % en France vs 36 % dans le monde), gâche des opportunités (27 en France vs 33 % dans le monde) et pousse à des dépenses inutiles (16 % en France vs 29 % dans le monde).

    Par conséquent, 91 % des Français (93 % dans le monde) ont changé la façon dont ils prennent des décisions au cours des trois dernières années ;
    35 % des Français (39 % dans le monde) ne consultent désormais que les sources en lesquelles ils ont véritablement confiance
    et 32 % en France (29 % dans le monde) se fient uniquement à leurs intuitions.

    La détresse liée à la prise de décision crée une inertie organisationnelle. 

    Les dirigeants d’entreprise souhaitent que les données soient utiles et savent qu’elles sont essentielles au succès de leur entreprise, mais ils ne sont pas convaincus de disposer des outils pour réussir, ce qui sape leur confiance et leur capacité à prendre des décisions opportunes.

    • 81 % des dirigeants d’entreprise en France (85 % dans le monde) ont déjà souffert d’avoir pris certaines décisions (regrets, sentiment de culpabilité et remise en question pour une décision qu’ils ont prise l’année dernière) et 94 % en France (93 % dans le monde) pensent qu’il est essentiel pour le succès d’une entreprise d’avoir les bonnes informations au moment de prendre des décisions.

    • 96 % en France (97 % dans le monde) veulent que les données, les aident à prendre de meilleures décisions (37 % en France vs 44 % dans le monde), à réduire les risques (42 % en France vs 41 % dans le monde), à prendre des décisions plus rapidement (30 % en France 39 % dans le monde), à gagner plus d’argent (33 % en France vs 37 % dans le monde) et à se préparer à l’imprévu (34 % en France vs 29 % dans le monde).

    • En réalité, 71 % des dirigeants d’entreprise en France (72 % dans le monde) admettent que le volume considérable de données et leur manque de confiance dans les données les ont déjà complètement empêchés de prendre des décisions et 87 % en France (89 % dans le monde) pensent que le nombre croissant de sources de données entrave le succès de leur entreprise.

    • La gestion de différentes sources de données nécessite des ressources supplémentaires pour collecter toutes les données (32 % en France vs 40 % dans le monde), ralentit la prise de décision stratégique (36 % en France et dans le monde) et augmente le risque d’erreurs (24 % en France vs 26 % dans le monde).

    • Les dirigeants d’entreprise ne pensent pas que l’approche actuelle en matière de données et d’analyse réponde à ces problèmes. 77 % (en France et dans le monde) jugent que les tableaux de bord et les graphiques à leur disposition ne sont pas toujours directement liés aux décisions à prendre et 70 % en France (72 % dans le monde) estiment que la majorité des données disponibles ne sont vraiment utiles que pour les experts en données (data scientists ou professionnels de l’IT) en mesure de les interpréter et de les exploiter.

    • Les dirigeants d’entreprise sont conscients que cette situation doit changer. Ils pensent que les bonnes données et informations peuvent les aider à prendre de meilleures décisions en matière de RH (89 % en France vs 94 % dans le monde), de finance (89% vs 94% dans le monde) et d’expérience client (84% en France vs 93 % dans le monde) .

    Sans données pertinentes, les décideurs jettent l’éponge

    La collecte et l’interprétation des données conduisent les travailleurs à leur point de rupture à un moment où les enjeux sont incroyablement élevés pour les dirigeants d’entreprise.

    70 % des sondés en France et dans le monde indiquent être dépassés par les tâches ardues que sont la collecte d’autant de données et leur interprétation en vue de prendre les bonnes décisions

    • Ce phénomène est particulièrement patent dans le monde des affaires. 83 % des dirigeants d’entreprise en France (78 % dans le monde) constatent que leurs collaborateurs prennent souvent des décisions et cherchent ensuite des données pour étayer leurs choix, 77 % des salariés français (74 % dans le monde) pensent que les entreprises prennent des décisions en privilégiant l’opinion de la personne la mieux rémunérée plutôt que les données et 24 % estiment que la plupart des décisions prises dans les entreprises sont irrationnelles.

    • La situation est tellement difficile que 64 % des travailleurs dans le monde (mais seulement 34 % en France) et 70 % des dirigeants d’entreprise (contre… 44 % en France) préféreraient que toutes ces difficultés disparaissent et qu’un robot, ou IA, prenne les décisions à leur place.

    • Malgré leurs frustrations face aux données dans leurs sphères personnelle et professionnelle, les répondants se rendent compte que sans données, leurs décisions risqueraient d’être moins précises (41 % en France vs 44 % dans le monde), de moins porter leurs fruits (14 % en France vs 27 % dans le monde) et de conduire à plus d’erreurs (35 % en France vs 39 % dans le monde).

    • Elles pensent également qu’une entreprise qui utilise la technologie pour prendre des décisions en se fiant aux données est plus digne de confiance (63 % en France vs 79 % dans le monde) et sera plus performante (67 % en France vs 79 % dans le monde). En outre, elles envisageraient plus sérieusement d’investir dans une entreprise avec une telle approche (63 % en France vs 76 % dans le monde), de s’y associer (65 % en France vs 77 % dans le monde) ou d’y travailler (65 % en France vs 78 % dans le monde).

     

  • IA, Web 3.0, Cybersécutité, Environnement, Inclusion, Future of Sport … Les Temps Forts de Viva Technology 2023

    VIVA TECHNOLOGY 2023 « In Tech We Trust… » 

    Viva Technology, le plus grand événement startup et tech en Europe, est de retour pour sa 7ème édition qui se tiendra du 14 au 17 juin prochain, à Paris Porte de Versailles.
    Ce mardi 21 mars, s’est déroulé la conférence de presse Vivatech 2023 à Paris.
    Résumé des temps forts et des punchlines avec La Brigade Du Web.

    « Les nouvelles technologies, l’exceptionnel développement de l’intelligence artificielle posent de nouveaux défis. VivaTech ouvre les portes de l’avenir et apporte quelques réponses y compris dans le soutien aux entrepreneurs par des rencontres efficaces et productives.“ déclare Maurice Lévy Président du conseil de surveillance de Publicis Groupe.

    L’évènement en chiffres clés : 
    > 91 000 personnes attendus sur 4 jours 
    > 32 pays représentés 
    > 2400 startups 
    > 427 M de Reach 

    Les personnalités & CEO attendus
    Timothy Armstrong, Founder et PDG de Flowcode; Peggy Johnson, PDG de Magic Leap; Georges-Olivier Reymond, PDG de Pasqal; Herman Narula, PDG d’Improbable; Pascal Gauthier, PDG de Ledger; Eva Gouwens, PDG de Fairphone; Luciana Lixandru, Partenaire Général Sequoia Capital; Arianna Simpson, General partner A16Z, John Chambers, PDG de JC2 Ventures; Werner Vogels, CTO d’Amazon ; Jonas Prising, Président et PDG de Manpowergroup; Christel Heydemann, Directrice Générale d’Orange; Bernard Arnault, Chairman & CEO LVMH, Stéphane Pallez, CEO Groupe FDJ Nicolas Hieronimus, PDG de l’Oréal; Nathalie Collin, Directrice Adjointe La Poste Groupe; Arthur Waller,PDG de Pennylane; Bob Moritz, Président de PWC; Dan Schulman, CEO Paypal; Michael Kassan,  Chairman & CEO Media Link; David Steinberg, CEO Zeta Global, J. Michael Evans, Director & President Alibaba Group...

     

    Special Guest Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor sous le président américain Bill Clinton, et directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche sous le président Barack Obama.

    Les 6 thématiques retenues pour relever les défis technologiques: Cybersécurité, Web3, Deeptech, Creator’s Economy , FoodTech, Scaling Up 

    Les Tendances en matière d’innovations 

    L’intelligence artificielle ou intelligence augmentée ? 
    L’intelligence artificielle contribue d’ores et déjà à la plupart des activités humaines (Generative IA, éducation, services, science…) et continue d’évoluer rapidement et d’être porteuse de changements forts dans l’écosystème technologique. Elle représente une part de marché aujourd’hui estimée à 500 milliards USD. Elle soulève cependant beaucoup de questions en termes d’impact, d’opportunités mais aussi de risques, d’éthique ou de régulation. Maurice Lévy préfère parler d’Intelligence augmentée: « aider l’humain plutôt que de le remplacer ».

    Quelques solutions IA présentées à VivaTech : GoMicro (Australie), OrAigo (Italie) ou Jumbo Mana (France), exclusivité mondiale qui pousse la technologie de l’IA générative au-delà de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent.

    ÉNERGIE / CLIMATE TECH
    Face aux défis de la durabilité, des solutions Climate Tech se développent sur tous les marchés, aidant les gouvernements, les consommateurs et les entreprises à répondre à la crise climatique et à réduire leur empreinte carbone.

    Quelques startups Climate Tech présentes sur cette 7e édition : Sweetch Energy (France) ou Neoplants (France).

    INCLUSION ET DIVERSITÉ
    Pour contribuer à la transformation positive du monde professionnel, des entrepreneurs réinventent l’éducation, la formation et le travail, en articulant nouvelles technologies, réponses aux besoins en ressources humaines et prise en compte des défis sociétaux.

    La FemTech
    Pour la première fois, un village  FemTech sera installé au cœur de VivaTech. De nombreux sujets seront abordés comme le bien-être féminin, la santé menstruelle, la reproduction et la contraception, la grossesse et l’allaitement, la santé mentale, etc.
    Un challenge à destination des startups proposant de l’innovation en matière de santé des femmes sera également organisé avec FemTech France. Une dizaine de startups sera sélectionnée et se verra offrir un boot camp pour accompagner le développement de leur business.
    FUTURE OF SPORT
    A un an des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris et à 100 jours de la Coupe du Monde de Rugby, VivaTech investit le Hall 2 de la Porte de Versailles, en partenariat avec Global Sports Week, premier forum international en France de l’écosystème du sport, pour créer un rassemblement dédié à la transformation positive du sport unique en Europe. selon Pierre Louette, Directeur du groupe Les Echos, « Le Sport et La tech représente plus de 800 millions de $.

    L’industrie du sport se transforme, confrontée aux mutations culturelles, technologiques et environnementales majeures. L’innovation et la technologie créent des opportunités de changement, allant de l’augmentation des performances et du bien-être des athlètes à l’enrichissement de l’expérience des fans, ou encore l’amélioration de la diversité et de l’impact environnemental global des grands événements sportifs.

    En conclusion : Le Ministre chargé de la transition numérique et des télécoms Jean-Noël Barrot explique le dynamisme de l’innovation française et de l’entreprenariat.

     

     

  • Données personnelles : le temps des sanctions ?

    Que nous disent ces différentes décisions sur la protection des données personnelles ?

    Selon Arnaud Marquant , Directeur des opérations KB Crawl SAS

    Les sanctions de la CNIL auprès des entreprises ne respectant pas le RGPD se multiplient. Une étape dans l’acculturation des organisations au respect des données personnelles, que la journée mondiale du 28 janvier (« Data Privacy Day ») permet d’évoquer.

    Depuis plusieurs mois, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) multiplie les sanctions à l’attention d’entreprises ne respectant par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Le 15 septembre 2022, elle attribuait une amende record de 405 M€ à Instagram pour divulgation publique d’adresses de mails et/ou de numéros de téléphone. Le 20 octobre, elle sanctionnait la société Clearview AI pour collecte de données de personnes se trouvant en France. Un mois plus tard, Discord INC ainsi qu’EDF étaient priées de s’acquitter respectivement de
    800 000 € et  600 000 €. Au mois de décembre dernier, la CNIL sanctionnait entre autres Microsoft, Apple, TikTok et la société Voodoo…

    Discord : les données de 2,5 millions de comptes français conservées

    Que nous disent ces différentes décisions sur la protection des données personnelles ?
    D’abord que le « gendarme » français de nos données, à savoir la CNIL, se montre extrêmement vigilant quant au respect des textes en vigueur, édictées en avril 2016 avant d’être appliqués en 2018. Prenons l’exemple de Discord : après contrôle de la CNIL, l’entreprise s’est révélée dans l’incapacité de respecter la durée de conservation des (très nombreuses) données qu’elle véhiculait au quotidien – à savoir des échanges oraux, à la fois de nature professionnelle et personnelle. Elle a notamment relevé que les informations de près de 2,5 millions de comptes français inutilisés depuis plus de trois années avaient été conservées par l’entreprise américaine.
    La CNIL a aussi noté que Discord avait manqué à son obligation d’information sur les durées de conservation, et que l’application vocale demeurait connectée à l’ordinateur lorsque l’utilisateur avait fermé la fenêtre. La sécurité des données personnelles a par ailleurs été pointée du doigt dans la mesure où le mot de passe de l’entreprise n’était pas suffisamment robuste (aucune variation entre les types de caractères n’était exigée), et qu’aucune étude d’impact relative à la protection des données n’avait été diligentée par Discord.

    Le temps du respect du RGPD est venu

    Bien que relativement modeste eût égard aux quelque 400 M€ réclamés à Instagram par la CNIL, l’amende infligée à Discord pointe une différence d’approche patente entre la protection des données telle qu’elle est pratiquée au sein de l’Union Européenne, et celle qui est en vigueur Outre-Atlantique. Des organisations telles que Microsoft, Apple ou encore Clearview relèvent clairement d’une culture juridique où l’orientation business prédomine sur la défense du consommateur, c’est-à-dire du citoyen. Après quelques années au cours desquelles certaines pratiques ont été constatées sans engendrer de sanctions, nous sommes semble-t-il entrés dans une autre séquence. Estimant sans doute que les organisations – notamment celles qui sont basées hors de l’UE – ont largement eu le temps de s’acculturer au RGPD, la CNIL fait valoir son droit de faire respecter strictement la loi continentale. Une nouvelle que l’ensemble des délégués à la protection des données (DPO) doivent désormais pleinement intégrer, surtout en cas de retard de mise en conformité au sein de leur entreprise…

    C’est sur ce point sans doute que les organisations (françaises comme étrangères) doivent actuellement se montrer vigilantes. La Journée Européenne de la Protection des Données à Caractère Personnel (Data Privacy Day) de ce 28 janvier est là pour nous rappeler combien les données personnelles relèvent d’un bien spécifique, sanctuarisé, précieux, dans un contexte tout à la fois marqué par une recrudescence des cyber-attaques, une instabilité internationale qui perdure et des transitions plurielles à mener.

    Au passage, cette journée symbolique du 28 janvier rappellera aux veilleurs comme aux entreprises férues d’intelligence économique la nature exacte de leur rôle lorsque des recherches sont opérées. Il est en effet de la responsabilité de chacun que les outils de curation utilisés ne captent pas de données personnelles, encore moins que celles-ci ne se retrouvent stockées au sein de serveurs professionnels. Une évidence qu’il est toujours bon de conserver à l’esprit…

  • Comment s’annonce 2023 pour la gestion des données ?

    Quelles seront les 5 principales tendances de la gestion des données en 2023 ?

    Selon Irina Slavitch, Experte en data integration chez Fivetran

    Malgré l’incertitude économique actuelle, 2023 exigera de nous de faire toujours plus avec les données dont nous disposons : que nous les protégions mieux et que nous trouvions de nouvelles façons de découvrir des informations grâce à une meilleure gestion des données. Les tendances 2022 se poursuivront cette année. En 2023, tout le monde devra être agile avec ses données.  Et avec plus d’outils et une meilleure intégration, de nombreuses entreprises constateront une amélioration des résultats de leurs déploiements dans le cloud.

    L’adoption de l’Intelligence Artificielle et du Machine Learning se poursuivra

    En 2023, l’économie ne changera pas la tendance à l’adoption de l’IA et les opportunités de croissance. Il y a trop d’élan et d’investissements dans la Data Science malgré les vents contraires. Des entreprises comme Amazon et Walmart ont démontré comment améliorer la vente au détail en exploitant les données, et Amazon a partagé des lignes directrices pour guider les professionnels du marketing. Des modèles préconçus sont disponibles sur AWS, via Google Cloud et sur Azure pour que chacun puisse les utiliser et accélérer ses initiatives de Machine Learning.

    La croissance des Data Warehouses sera moteur

    Il fallait autrefois un budget à sept chiffres pour acheter et configurer un bon data warehouse. Aujourd’hui, le cloud permet d’accéder à des systèmes évolutifs à la demande qui peuvent fournir une puissance à court terme en cas de besoin, sans investissement à long terme dans les systèmes. Le passage à l’ELT (extract, load, transform) donne aux analystes de données plus de flexibilité pour extraire les informations dont ils ont besoin et la possibilité de jouer un rôle plus actif dans le traitement des données. En même temps, avec toutes ces données qui affluent, le CDC (change data capture) devient plus important pour maintenir la cohérence et la fiabilité avec un flux constant de données en continu.

    La confiance et la gouvernance des données seront nécessaires

    Nous assisterons à la croissance et à l’amélioration d’outils qui aident les analystes à tirer parti des données, notamment Atlan, Collibra, Alation et d’autres logiciels de catalogage des données. L’ajout de métadonnées rend les données plus faciles à utiliser et à valoriser. Dans le même temps, on doit être en mesure d’observer l’exactitude des données au fur et à mesure qu’elles passent par un système, afin de pouvoir faire confiance aux données. Et la gouvernance des données deviendra de plus en plus importante.

    Les données en continu deviendront essentielles

    À mesure que les entreprises cherchent des moyens de réagir rapidement aux besoins des clients et de reconnaitre leurs comportements, l’accent sera mis sur l’analyse des données à la minute, l’observation de la courbe des revenus et de l’évolution des tendances à chaud. Si votre carte est utilisée pour acheter quelque chose à Strasbourg, puis utilisée à Lyon cinq minutes plus tard, c’est un signal fort de fraude. Mais il est également important, dans le secteur industriel, sur les marchés de l’énergie et même dans le secteur des biens de consommation, d’examiner comment les chaînes de production fonctionnent, quels sont les prix qui varient et quels signaux de données indiquent un problème qui nécessite une intervention. La centralisation des données en continu aidera les entreprises à signaler les incidents pendant qu’ils se produisent.

    Les licences permanentes sont en voie de disparition

    La pratique consistant à acheter et à exploiter des serveurs sur site va disparaître à mesure que des entreprises comme SAP et Oracle font passer une majorité de clients de contrats de licence à des offres SaaS. L’accélération de cette évolution vers l’abandon des licences on-prime permettra aux éditeurs de logiciels professionnels de mieux concurrencer des entreprises comme Workday ou ServiceNow, et aux clients de reporter des investissements importants compte tenu de l’économie incertaine.

    Compte tenu de tous les changements survenus au cours des dernières années, nous verrons comment tout cela évoluera. Mais nous pouvons affirmer que la gestion des données sera un aspect important de la stratégie de chaque entreprise. Les outils de gestion de données efficaces aideront les entreprises aux budgets limités à surmonter tout ralentissement économique. L’utilisation accrue de la technologie cloud aidera les entreprises à optimiser leurs budgets grâce à la tarification dynamique. Et les gens se tourneront davantage vers leurs données pour soutenir leur activité et réagir rapidement à la prochaine évolution du marché, où qu’elle se produise.

  • #Influence #Innovations #Technologies #Retail #IA : Les évènements incontournables du 24 au 27 janvier 2023

    MARDI 24 JANVIER 

    Mercredi 25 janvier 

    Jeudi 26 Janvier 

    Vendredi 27 Janvier