Étiquette : tendances

  • ETUDE e-COMMERCE Opportunités et Risques en 2016

     Les futures décisions stratégiques des sites marchands

    Etude Fact-Finder menée auprès de :

    26 % de pure players
    29 % de commerçants en ligne et en magasin
    8 % de marques ayant leur propre site marchand 37 % d’agences

    Quel rôle les places de marché vont-elles jouer à l’avenir ? Quels sont les critères d’adoption de l’analyse prédictive ? Et quelle sera la priorité concernant le commerce mobile en 2016 ? Telles sont, en substance, les questions que nous avons posées à 769 experts du e-commerce en décembre 2015, afin d’éclairer les futures décisions stratégiques des sites marchands. Nous nous sommes intéressés à deux catégories de professionnels :

    Les sites marchands (63 %) et les agences (37 %) – dont nous avons distingué les réponses afin d’aboutir aux conclusions les plus représentatives possible. Parmi les participants, 12 % sont des « pure players » (qui vendent exclusivement sur Internet) réalisant plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires par an ; 14 % sont des « pure players » réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 millions d’euros et près d’1/3 sont à la fois commerçants traditionnels et e-commerçant.

    Places de marché

    Comment se positionnent les sites marchands et les agences vis-à-vis des géants du Web?

    Les places de marché en ligne attirent de nombreux consommateurs. Amazon, eBay et consorts enregistrent plus de visiteurs en un mois que les prin- cipaux sites marchands du Web en une année. D’où l’intérêt des sites march-ands pour ce type de canal de vente.

    Selon une étude de l’Ecommerce Foundation, les sites marchands estiment que les places de marché détiendront 40 % des parts de l’e-commerce d’ici à 2020. Nous nous sommes donc interrogés sur le regard qu’ils portent sur cet essor. Considèrent-ils les places de marché comme une menace ?

    De nombreuses places de marché, comme Amazon Marketplace, eBay ou encore Rakuten, prospèrent grâce aux e-commerçants qui y ré- férencent leurs produits. Comment les e-com- merçants perçoivent-ils cette évolution?

    Les détaillants tiennent à leur indépendance

    Les résultats de notre étude indiquent que la majorité des détaillants misent davantage sur leurs sites marchands que sur les places de marché en ligne pour développer leurs ventes. Logique, car il leur est plus facile de se démarquer, et donc de fidéliser leur clientèle, avec leur propre site. Ils sont libres de développer des expériences de shopping originales, ou de proposer des services complémentaires, par exemple.

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    Les places de marché menacent-elles le commerce traditionnel? La question divise

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    Dans l’ensemble, les opinions sont tranchées. Mais la plupart de ceux qui ont commenté leur réponse expriment des craintes vis-à-vis des places de marché. L’un estime que « les places de marché menacent […] irrémédiablement la diversité de l’o re, au risque de saturer le marché. » Un représentant d’agence a même évoqué une « relation de dépendance extrême- ment dangereuse ».

    Malgré leurs réticences, les enseignes de e-commerce sont nombreuses (plus de la moitié) à commercialiser leurs produits sur les places de marché

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    Mobile

    L’optimisation du taux de conversion demeure une priorité

    L’engouement pour le m-commerce ne faiblit pas. Selon une étude interna- tionale de RetailMeNot, le secteur a généré plus de 14 milliards d’euros de chi re d’a aires en Allemagne en 20152, soit plus du double de l’année précé- dente. Face à cette tendance, de plus en plus de commerçants investissent dans la création ou l’optimisation de sites marchands adaptés aux terminaux mo- biles. Mais dans la plupart des cas, les taux de conversion de ces sites mobiles restent inférieurs à ceux des sites pour PC. Nous avons donc voulu vérifer si les sites marchands prennent en compte l’impact des fonctions de recherche et de commande vocale sur les terminaux mobiles ?

    Que pensez-vous de cette affirmation : les commandes vocales sur mobile modifient radicalement les comportements d’achat en ligne ?

    Les commandes vocales sont converties en texte

    Telle est peut-être la raison pour laquelle les sites marchands et les agences ne prêtent pas plus d’attention aux fonctions de commande vocale.

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    La correction automatique des mots-clés de recherche pose ré- gulièrement problème, en particulier pour les noms de marques du secteur de la mode. Les sites marchands ont tout intérêt à maintenir à jour la base lexicale du correcteur automatique pour optimiser les résultats de recherche

     

  • Conjoncture et perspectives 2016 du secteur numérique

    Chiffres clés et perspectives 2016 du secteur numérique par le Syntec Numérique

    PREVISION DE CROISSANCE en 2016 : + 2,6 % pour le secteur conseil en technologies, édition de logiciels et conseil et services

    La croissance est soutenue par celle des SMACS (Social, Mobility, Analytics, Cloud, Security) qui augmente de 18,2% en 2016 et représente 16 % du marché.

    L’évolution de la dépense numérique prévue par les DSI est en croissance avec des dépenses de fonctionnement stables et une hausse des nouveaux projets de transformation : 80 % des DSI anticipent une augmentation ou une stabilisation de leurs dépenses informatiques en 2016.

    Comme en 2015, la transformation numérique reste la priorité des DSI pour 2016. Cette transformation est engagée et s’accélère pour près de 2/3 des DSI.

    Les DSI constatent que leurs fournisseurs de solutions et services ont une bonne vision des besoins de la DSI et des métiers.

    En parallèle, les dépenses numériques influencées par les directions métiers se renforcent avec 63 % des dépenses dans lesquelles elles sont engagées.

    Conseil en technologies : + 2 % en 2016

    Après une année difficile en 2014, et une reprise en 2015, l’année 2016 s’annonce prometteuse avec une croissance de 2 %. Au premier trimestre 2016, le nombre des appels d’offres croit pour 43 % des acteurs du conseil en technologies. Les carnets de commandes sont stables pour les petites structures, et s’améliorent pour les grands acteurs.

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    Les secteurs clients « Energie », « Industrie », « Militaire et défense » et « Automobile » portent la dynamique de la croissance du conseil en technologies.

    Les secteurs « Energie / Utilities / Transports », « Banque / Assurance / Finance », et « Commerce / Distribution » portent la croissance du Conseil et Services.

    Conseil et services : + 2,5 % en 2016

    Le nombre de projets gagnés augmente au premier trimestre 2016 pour 68 % des ESN. De même que leur taille pour 45 % des entreprises.
    Les projets de transformation et d’innovation restent la priorité des ESN, comme au troisième trimestre 2015.

    La part des SMACS dans le secteur des services informatiques en 2016 atteint 13 %.
    Les politiques de partenariat avec les startups se renforcent en 2016.

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    Edition de logiciels : + 3,6 % en 2016

    Les carnets de commandes sont en progression pour près d’un éditeur sur deux. Le SaaS progresse de + 23 % en 2016 et atteint 14 % du marché des logiciels.

    La part des SMACS sur le secteur est de 22 % et croient de + 18,6 % en 2016.

    Les secteurs « Santé », « Commerce / Distribution » et « Services » contribuent à la croissance du secteur logiciel.

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    Social

    La pyramide des âges du secteur continue, année après année, son mouvement de professionnalisation. Depuis 2007, la part des jeunes est en repli en faveur des classes d’âges expérimentées et des seniors. Pour la première fois, la part des salariés de 30-34 ans dépasse celle des 25-30 ans. 60 % des collaborateurs du secteur ont entre 30 et 50 ans.

    Les conditions de travail du secteur logiciels et services informatiques restent attractives avec 93,9 % de CDI et 69,3 % de cadres.

    En 2015, Les embauches de cadres dans le secteur informatique et des télécommunications ont augmenté de + 8 %, après une progression de + 9 % en 2014.

    En 2016, les entreprises prévoient d’embaucher entre 38 800 et 41 800 cadres. Le secteur reste le premier secteur recruteur de cadres en France. Les jeunes diplômés et les cadres ayant entre un à cinq ans d’expérience seront les profils les plus recherchés.

    Selon l’Acoss, le secteur « Activités informatiques et services d’information » crée des emplois depuis 22 trimestres consécutifs, avec une accélération forte en fin d’année.

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    En RESUME 

     

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  • E-Commerce One to One ce qu’il faut retenir …

    E-Commerce One to One 2016

    Bilan de l’événement organisé par Comexposium qui a réuni les plus grands leaders français et internationaux du e-commerce à Monaco les 23, 24 et 25 mars derniers

    La 6ème édition de E-Commerce one to one a encore une fois réussi son pari : réunir près de 1 300 dirigeants e-commerçants, startup et partenaires au Grimaldi Forum de Monaco, pour échanger pendant trois jours autour des innovations et des tendances marché.

    Retour sur quelques analyses, échanges et enseignements illustrant la révolution d’un secteur phare.

    Le client était au centre des débats des 6 conférences plénières 

    Ainsi, la très attendue Julie Krueger, Directrice Retail chez Google aux Etats-Unis, a présenté sa vision de la smart data comme la promesse d’une relation client toujours plus fiable et prédictive, gage de réussite pour les retailers de demain. Le m-commerce gagne du terrain et bouleverse la manière d’acheter et de consommer : « La vraie révolution de l’e-commerce, c’est le client. Il n’a pas changé, mais il a un smartphone qui le rend omniscient et omnipotent. Un peu comme s’il était doté d’un 6ème sens. ». Les consommateurs attendent une expérience shopping personnalisée et sans rupture (9 consommateurs sur 10 sont prêts à acheter davantage auprès d’une marque qui anticipe leurs désirs et suggère intuitivement des produits). Pour dénicher ces pépites comportementales et toucher son audience avec justesse et pertinence : « La data n’est pas smart par défaut. Bien exploitée, elle devient source d’insights précieux et se mue en smart data. ». 

    Un autre intervenant a fait grande impression : pour la première fois en France, Tim Steiner, fondateur et CEO d’Ocado, leader mondial du e-commerce alimentaire, est venu quant à lui témoigner des clés de son succès et de l’ouverture de la plateforme dans les pas du géant Amazon. Les ventes d’Ocado, le plus grand supermarché en ligne, dépassent aujourd’hui le milliard de livres. Misant depuis le début sur un développement en toute autonomie, l’entreprise, qui a déposé plus de 105 brevets en une quinzaine d’années, va aujourd’hui jusqu’à concevoir ses propres robots pour ses entrepôts. Tim Steiner annonce un CA de 1,1 milliards de livres, 250 000 commandes par semaine et une valorisation à 3 milliards.

    David Lebowitz (IBM) et Kent Deverell (Fluid Inc.) ont pu échanger sur la question de l’e-commerce du futur, qui sera cognitif. Ils se sont interrogés sur la data et l’intelligence artificielle qui peuvent aujourd’hui aboutir à une ultra-personnalisation pour mieux servir le consommateur. La réponse, selon eux, serait d’établir un véritable dialogue avec les clients, anticipant même leurs demandes et besoins. Watson, l’ordinateur IBM nouvelle génération,  permet d’ailleurs à ce jour d’analyser les sentiments et émotions des internautes.

    D’autres grands acteurs du marché sont intervenus lors de ces plénières, à l’image de Qaalifa Dibeehi (VP Customer experience Forrester), Kees de Vos (Metapack), Stephen Booth (Bleckmann Fashion & Lifestyle Logistics) venus témoigner des dernières innovations des modes de livraison : casiers sécurisés, coffres, crowd Delivery… et demain, les drones ?

    Franck Gervais, DG de voyages-sncf.com, Sébastien Imbert, Directeur marketing de Microsoft France et Stanislas Chavanat, Vice président American Express France, ont pris la parole sur la nécessité de placer le consommateur au centre de la création de valeur.

    Le Digital Corner, un tremplin pour les futures pépites e-commerce 

    En plus d’une plénière qui leur a été entièrement dédiée, l’événement a fait la part belle à une dizaine d’innovations installées au cœur du Digital Corner.

    Un studio design fabriquant des meubles digitaux, une solution de livraison en 2h, une appli rassemblant les produits de tous les magasins situés dans un même centre commercial…  Toutes ces innovations ont pour vocation de bousculer les habitudes de consommation de demain.

    A l’instar de la start-up C’est Ma Robe qui a lancé un service inédit de location de robes de luxe qui répond à un nouveau comportement face au luxe inscrit dans la consommation durable.

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    En bref : 

    E-commerce 1 to 1 en quelques chiffres 

     3 jours d’événements

    6 plénières

    Plus de 100 ateliers experts

    Près de 1 300 participants

    2 419 chambres au cumul sur la période 21 au 25 mars 2016

    3 000 rendez-vous One to One réalisés entre les leaders e-commerçants et partenaires

    4 zones de démonstrations : Google, Facebook, AOL, Microsoft

  • Comment fournir aux client ce qu’ils veulent en permanence ?

    Les 4 tendances de l’engagement client de demain

    Par Alain Logbo, Directeur Commercial Entreprises EMEA de LogMeIn

    2016 sera une année charnière en matière de service client. Les entreprises capables de répondre aux nouvelles exigences et attentes de leurs clients prendront une avance certaine sur les autres.

    Dans une société tournée vers les consommateurs, les entreprises font l’objet d’une demande croissante de la part de leurs clients afin de proposer davantage d’options en matière d’assistance (par téléphone, e-mail, chat, vidéo), et ainsi de réduire le temps consacré à la résolution des problèmes. La bonne nouvelle, c’est que ces clients se montrent désormais encore plus fidèles qu’avant lorsqu’ils ont la sensation d’être écoutés et que l’on répond à leurs besoins.

    Bien que cela paraisse trop beau pour être vrai, la difficulté consiste en réalité à fournir aux clients ce qu’ils veulent en permanence. Les équipes d’assistance doivent désormais découvrir comment interagir avec leur clientèle de façon plus proactive et sur de multiples canaux. Les clients s’attendent à rencontrer quelques problèmes ponctuels avec votre produit, mais ils ne veulent absolument pas investir trop d’efforts dans leur résolution. Pour prendre soin de votre clientèle, vous allez certainement devoir mettre davantage l’accent sur la rationalisation de vos outils et processus internes. La majorité des organisations ont déjà mis en place des processus de fonctionnement flexibles et optimisés ; comment serait-il possible d’améliorer des structures déjà optimisées tout en générant des revenus récurrents à valeur ajoutée ?

    Les années à venir seront difficiles pour les équipes d’assistance, mais les entreprises les mieux avisées sauront surmonter ces défis. L’année 2016 sera une année de tendances majeures avec une hausse des investissements dans l’écosystème de l’analytique, de l’assistance prédictive, des stratégies d’engagement client et de la gestion des connaissances. Ces approches ont prouvé l’amélioration du parcours client et la réduction des efforts fournis par les clients.

    1. Analytique : exploiter le Big Data

    L’intérêt envers le Big Data progresse rapidement depuis des années, notamment sous l’impulsion des grandes entreprises cherchant à gérer et à extraire des connaissances sur la vaste quantité d’informations générées et recueillies. En 2016, les services d’assistance devront eux aussi utiliser le Big Data dans le cadre de nombreuses applications.

    Pour un support non-assisté, il est nécessaire d’apporter un maximum de connaissances au sein des sites en libre-service. Ainsi, certaines entreprises utilisent déjà des capacités d’analyse afin de recommander des solutions à leurs clients en fonction de leur profil, et en étudiant les problèmes rencontrés par d’autres clients avec des profils similaires. Le fait de filtrer des listes de questions fréquentes (FAQ) et des résultats de recherches afin d’afficher uniquement du contenu pertinent par rapport aux produits que possède le client accélère la résolution des questions, et permet de trouver plus facilement la bonne réponse à un problème donné. 

    En parallèle, les techniciens d’assistance disposent rarement d’outils leur permettant d’analyser l’historique complet des interactions d’un client avec le service d’assistance ; de recommander des actions à entreprendre ; de proposer du contenu pertinent ; ou d’identifier des experts à contacter pour obtenir de l’aide. La plupart des entreprises affirment que leur taux moyen de répétition (soit le pourcentage de problèmes soumis plus d’une fois à leur service d’assistance) se situe entre 70% et 90%. En l’absence de solutions permettant de tenir compte des scénarios précédents afin d’informer et de guider la résolution de ces problèmes connus, les techniciens d’assistance sont obligés de « réinventer la roue » à chaque fois, ce qui pèse considérablement sur les ressources disponibles. 

    2. L’assistance proactive va devenir un facteur de différenciation face à la concurrence

    Le terme « assistance proactive » est utilisé récemment en référence à la supervision à distance de technologies appartenant à des clients dans le but de détecter des erreurs en amont et de les traiter avant qu’ils ne soient affectés. Bien que cela soit correct, l’assistance proactive est un vaste domaine qui va bien au-delà de la simple assistance à distance. En 2016, les entreprises devront identifier d’autres processus pouvant être automatisés afin d’anticiper et de fournir du contenu ou des services en temps réel à leurs clients. Cette approche proactive permettra de réduire le coût de la main-d’œuvre nécessaire à la fourniture de services ; d’accélérer la résolution des problèmes et le traitement des questions ; et d’accroître la satisfaction client et leur fidélité.

    3. Engagement client : tenir compte des canaux émergents 

    L’élaboration d’une stratégie d’engagement client aide les entreprises à déterminer les canaux (téléphone, e-mail, chat, médias sociaux, communauté en ligne, base de données en libre-service, etc.) à mettre à la disposition de leurs clients ; à définir leurs besoins en matière de personnel ; et à établir comment mesurer la qualité de chacun de ces canaux. Dans les centres d’assistance traditionnels, les appels étaient prioritaires ; désormais, ce n’est plus nécessairement le cas, même dans le cas d’une assistance aux entreprises (B2B).  

    Les préférences des clients en matière de canaux évoluent pour de nombreuses raisons, les principales étant :

    • L’omniprésence de Google Google a permis à chacun d’accéder à n’importe quel contenu en tapant ou en prononçant simplement une requête. Son côté pratique explique que le grand public s’attende aujourd’hui à obtenir immédiatement n’importe quel type d’information.
    • La révolution mobile et de la vidéo Les clients exigent que leurs interactions nécessitent le moins d’effort possible. Dans ce contexte, les canaux d’assistance en libre-service sur mobile devraient donc faire l’objet d’une demande exceptionnelle en 2016. Les entreprises devront se montrer à la hauteur et préparer leurs solutions en libre-service afin qu’elles prennent en charge les terminaux mobiles. De son côté, l’assistance vidéo en direct est de plus en plus populaire.
    • L’engagement sur les médias sociaux  Les jeunes clients ayant toujours connu Facebook et Twitter sont de plus en plus exigeants en matière d’assistance sur les réseaux sociaux. Ils s’attendent en effet à ce que les équipes d’assistance de leurs fournisseurs de technologies soient présentes sur les canaux sociaux de leur choix, et qu’elles suivent les conversations ayant lieu sur ces plateformes afin d’identifier les problèmes. Ces clients connectés sont également plus enclins à partager des informations et à collaborer, ce qui contribue à renforcer l’activité des communautés de clients en ligne et accroît l’efficacité des approches sociales de gestion des connaissances.
    • Assistance virtuelle Pour beaucoup d’organisations, le passage au chat comme canal d’assistance a été difficile. Permettre l’accès immédiat à des agents pour chatter en direct 24/7 peut se révéler très coûteux, bien que cela soit indispensable. Afin de réduire les coûts nécessaires pour former le personnel dédié, les organisations devront s’intéresser aux technologies leur permettant de réduire leurs coûts grâce au chat virtuel. Cette approche peut en effet contribuer à réduire les coûts de personnel ; à diminuer fortement ou réduire à zéro l’attente des clients, et à accroître leurs niveaux de satisfaction.

     4. Réduire les efforts de la part des clients

    Les notes d’effort client vont prendre une importance sans précédent dans les années à venir. Pour les non-initiés, mesurer l’effort consenti par le client (dans le cadre d’un service d’assistance fourni par un agent ou en libre-service, ainsi que par le biais d’enquêtes annuelles) revient à poser la question suivante : « Quel niveau d’effort avez-vous dû déployer pour que votre demande soit traitée ? ». Une variété d’éléments entre en considération dans l’évaluation du client, et sa note peut permettre d’obtenir des informations supplémentaires sur les aspects les plus négatifs de l’expérience d’assistance dont il a bénéficié, mais aussi vis-à-vis de l’expérience client en général. Ce retour permet de changer les processus inadéquats, de mieux former les employés et de modifier les technologies disponibles afin d’éliminer ces sources de frustration. 

    L’adoption de services cloud et axés sur la production de résultats influant sur la visée et la portée des services d’assistance, les entreprises devront prêter attention à une variété de tendances et d’avancées dans leur secteur. Ceci leur permettra de comprendre où des ajustements (voire des bouleversements) sont nécessaires en matière de personnel, de processus et de technologies, et ce dans le but de faire face à la complexité technologique croissante et de répondre aux besoins de clients de plus en plus mobiles et présents sur les médias sociaux. 

     

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.

  • Quelles sont les 10 tendances qui impacteront les médias en 2016 ?

    Dentsu Aegis Network, présente les 10 tendances à suivre, qui impacteront à la fois les médias, les communications de marques et les métiers de communication globale.

    1 – L’Ad Switching

    A la rentrée 2015, les régies publicitaires TV sont allées un cran plus loin avec le lancement d’offres permettant de remplacer un spot diffusé sur l’écran de TV par un autre spot adservé, et donc ciblé. TF1 Publicité a été la première à commercialiser des spots utilisant la technologie ‘‘Ad Switching’’ lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby en octobre dernier. Concrètement, les annonceurs intéressés par cette offre ont pu diffuser un spot différent sur le flux live de MYTF1, accessible sur les écrans digitaux, leur permettant de cibler le message en fonction de l’audience. Canal+ a quant à lui dévoilé son projet ‘‘Alladin’’, qui devrait voir le jour en 2016 ou 2017, et concerner les TV via les box. A noter que, chaque jour, ce sont 3 millions d’individus 15+ qui regardent la TV sur les ordinateurs, tablettes et smartphones.

    Notre recommandation : Profiter à la fois de la puissance de la TV et de ces nouvelles capacités d’ultra-ciblage.

    2 – Le e-cinéma

    Bien que les français restent de grands amoureux du 7ème art, de nouveaux modes de distribution alternatifs émergent, à commencer par le e-cinéma hybride de la VOD et du cinéma en salles, avec des sorties en exclusivité sur Internet. Les budgets, castings, campagnes promotionnelles restent quant à eux comparables aux sorties dans les traditionnelles salles obscures. Ce nouveau moyen de consommation a pris son envol en 2015 avec l’arrivée de l’offre e-Cinéma de TF1 mais surtout grâce à la démocratisation des offres de VOD et du haut débit dans les foyers. Autre moyen de distribution à éclore, le direct-to-Youtube. Le film ‘’Les Dissociés’’ du collectif Suricate, mis en ligne sur la plateforme vidéo, a signé le meilleur ‘‘ démarrage ’‘ de l’année pour un film français : 510 000 spectateurs en moins de 24h. Pour contourner la chronologie des médias, Netflix proposait déjà des films en direct to SVOD, et produit désormais ses propres films (Beast of no Nation).

    Notre recommandation : Bénéficier de l’attention et de la mémorisation d’un film cinéma dans ce nouvel environnement digital

    3 – La série addiction

     1 535 jours de contenus séries ont été diffusés en 2015. La consommation de séries dans la consommation moyenne d’un individu de 15 ans et plus pèse pour 21% (+1 pt vs 2014). En 2016, les séries seront omniprésentes. Dans la guerre du contenu qui va s’accentuer, il deviendra indispensable de développer ses propres séries originales. Netflix a annoncé son intention de doubler ses productions de séries originales l’an prochain. Le succès reposera aussi sur une production locale. Les séries françaises font recettes comme l’ont montrés les récents succès de ‘’Dix Pour Cent’’ (France 2) ou ‘’Une chance de Trop’’ (TF1). Netflix a d’ailleurs produit sa première série 100% française : ‘’Marseille’’. La création de contenus Made in France pour le marché français ou même international sera renforcée (ex : ‘’Versailles’’ tourné en France en anglais).

    Notre recommandation : A consommer sans modération en tant que téléspectateur ou en tant que marque

    4 – L’actualité autrement

    Autre sujet qui passionne les Français : l’information. Et l’actualité chargée de 2015 a confirmé cette frénésie de consommation et ce besoin de décryptage. Cependant, depuis plusieurs années, les médias traditionnels d’information, et notamment les JT de 20h, voient leurs audiences s’éroder au profit de nouvelles sources d’information. C’est pourquoi de nouveaux formats disruptifs voient le jour, à l’instar de ‘‘Focus’’, le nouveau JT social d’1 minute 30 de TF1, conçu pour les internautes. Le Monde a également lancé sa ‘‘Matinale’’ en mars 2015, une application qui propose des briefs, des articles courts et percutants, et reprend le ‘‘swipe’’ de Tinder, avec la possibilité de garder ou de zapper des articles. L’accès à la TNT gratuite pour LCI devrait repositionner la chaîne et proposer plus de magazines d’information, de décryptage et moins d’information en continu à la différence de BFM et iTélé.

    Notre recommandation : Communiquer sur l’information instantanée et à l’inverse sur du contenu fouillé voire de l’opinion pour les marques

    5 – L’Euro 2016 et les J.O.

     Nous prévoyons 35 millions de téléspectateurs âgés de 4 ans et plus sur l’ensemble de l’Euro 2016. L’Euro 2016 enregistrera des audiences record puisqu’elle aura lieu en France. L’intégralité des droits de diffusion a été octroyée à beIN Sports (60 millions d’euros) qui a revendu la diffusion en clair des 22 rencontres les plus importantes à M6 et TF1 qui se les partageront. beIN devrait voir son nombre d’abonnés et ses investissements publicitaires exploser.Ce sera aussi l’année des Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront du 5 au 21 août. Ils seront diffusés en clair sur France Télévisions et sur les chaines payantes de Canal+ en crypté.

    Notre recommandation : Ne passons pas à côté de ces événements majeurs, le sport en live a une puissance instantanée inégalée y compris sur les réseaux sociaux et véhicule des valeurs très positives

     6 – Les rachats des médias

    L’heure est à la consolidation des groupes médias. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016. Mondadori et Altice seraient en lice pour le rachat de Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche, propriétés de Lagardère. Altice a également lancé son OPA début janvier sur le groupe NextRadioTV. Xavier Niel, Matthieu Pigasse (propriétaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton ont créé Media One, un fonds de 300 à 500 M d’€, dédié exclusivement à l’achat de médias. Enfin, Orange serait en discussion avec Bouygues, également propriétaire de TF1, pour l’acquisition de sa branche Bouygues Télécom.

    Notre recommandation : Ces rachats devraient permettre aux médias d’accélérer leur digitalisation et diversifier leurs offres

    7 – L’uberisation

    Que ce soit la distribution avec Amazon ou Etsy, la musique avec Apple ou Spotify, les transports avec Uber, le tourisme avec AirBnB ou Booking, l’éducation avec les Mooc : de nombreux secteurs se sont faits uberiser. Nous sommes passés d’une économie de stocks/production à une économie de flux/partage. Les médias également s’uberisent de plus en plus en subissant de plein fouet la transformation digitale. Les nouveaux consommateurs de cette économie et des médias veulent gagner plus, gagner du temps, vivre des émotions positives. Les marques et les médias doivent leur parler autrement : la publicité native / le brand content prendront de plus en plus d’importance et on verra disparaître progressivement les publicités agressives.

    Notre recommandation : Sur ces nouvelles places de marché transparentes, où demandeurs et apporteurs d’actifs précis se rencontrent, les marques se doivent d’apporter des émotions positives et ne plus être intrusives

     8 – L’achat facilité

    La crise conjuguée à l’uberisation nous inciteront à acheter davantage, plus souvent, mais moins cher et sous le coup de l’impulsion. De plus en plus d’outils seront développés par les régies afin de faciliter l’achat au consommateur. En 2015 déjà, 52% des personnes ont consulté des avis sur les réseaux sociaux avant d’acheter en ligne. Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest) ont donc amorcé la mise en place de boutons ‘‘ acheter ’‘ permettant de faire le lien avec le e-commerce. Ces call-to-action envahiront les réseaux sociaux et ce qu’on appelle le ‘‘ social shopping ’‘ sera l’une des grandes tendances de 2016. Le smartphone jouera lui aussi encore l’intermédiaire entre le consommateur et la marque en permettant d’acheter directement des produits vus dans des magazines (application mobile Selectionnist) ou dans une publicité télévisée (application TF1). Un seul mot d’ordre: Keep It Silly Simple (KISS).

    Notre recommandation : Pour être achetées, les marques doivent jouer sur l’immédiateté et l’agilité favorisées par les médias.

    9 – L’éphémère

    Pour faire face aux générations ‘’zapping’’ et pour les séduire, les annonceurs comme les marques devront leur offrir des expériences live et éphémères. Une tendance de l’instantanéité, amorcée par les réseaux sociaux, qui touche désormais tous les formats – texte (Twitter), photos (Snapchat) et vidéo (Periscope) – et dont se sont emparés les mass medias : lancement d’une chaine temporaire 100% James Bond ou de la web radio ‘‘Good morning Paris’’ créée suite aux attentats de novembre. Le hors média n’est pas non plus en reste. Les pop-up stores, nouveau fleuron de l’évènementiel, devraient continuer de se développer : 61% des Français souhaitent voir ces boutiques éphémères apparaitre dans leur ville.

    Notre recommandation : Passer rapidement du statique au temps réel

     10 – Le gaming

     Même si la crise n’est pas seule en cause, nous sommes une population d’ ’’adulteens’’, et le gaming est devenu un loisir de masse. Cette crise du ‘’Jeu-Nisme’’ n’est plus réservée aux adolescents puisque l’âge moyen du gamer est passé à 35 ans et qu’en plus la parité homme/femme est quasi atteinte. Une évolution que l’on doit à la bonne santé du secteur mais également au succès du gaming sur mobile. Ce segment (tablette + mobile), nous l’estimons à 540 M d’€ en 2015 pour la France, ce qui ne cesse d’attiser l’intérêt des éditeurs : Activision a déboursé pas loin de 6 Mds de $ pour racheter King Digital Entertainment, créateur de Candy Crush. Amazon a choisi quant à lui en rachetant Twitch de parier sur une autre tendance porteuse du gaming : le streaming de jeux vidéo et l’e-sport, créneau également investi par Youtube avec sa plateforme Youtube Gaming.

    Notre recommandation : Jouer c’est le cas de le dire, avec ce ‘’Jeu-Nisme’’ qui nous décomplexe d’être restés de grands enfants qui ne tiennent pas en place

  • Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien

    Pour sa 9e édition, le Forum Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien.

    Cette année encore et comme les tendances le soulignent, Netexplo montre que l’innovation numérique transforme le monde et offre de nouveaux horizons, notamment dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et de l’économie. 

    Les tendances Netexplo 2016 s’intitulent « stretching the limits » (« repousser les limites pour élargir le champ des possibles »). Elles reposent sur trois piliers : Bio stretching (repousser les limites du corps), Stretching the machine (repousser les limites de la robotique) et enfin, stretching interaction (repousser les limites de nos interactions).

     

      Avec plus de 3 milliards d’internautes et 7 milliards de mobiles sur la planète, le monde vit sa révolution digitale. C’est à ce changement de civilisation que l’Observatoire Netexplo s’intéresse depuis 2008.

     

    En révélant chaque année, lors de son Forum, les usages émergents du numérique mondial et les grandes tendances qui vont impacter la société et l’économie, Netexplo est une source d’inspiration et une voie d’anticipation pour tous les décideurs du monde politique, économique et média qui doivent faire face à leur révolution digitale et à l’adoption de nouvelles pratiques.

     

    « L’Observatoire Netexplo s’est donné pour mission de repérer les tendances de fond et les usages émergents qui auront un impact particulièrement significatif sur l’économie et la société », explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo.

     

    Ainsi, Netexplo a identifié et primé depuis 9 ans des usages digitaux naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, la première imprimante 3D, Siri, Shazam ou encore Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a permis l’émergence du printemps arabe.

     

    L’innovation n’étant pas seulement une affaire de spécialistes, le grand public sera appelé à participer, aux côtés des experts internationaux, à la désignation du Grand Prix Netexplo 2016 retenu parmi les 10 lauréats de cette année. Le vote sera accessible, du 28 janvier au 9 février, sur www.netexplo.org.

    L’Observatoire Netexplo a retenu, parmi plus de 2100 innovations captées en 2015 avec son réseau académique de 20 universités dans le monde, dix innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

    Tendance « Bio stretching » (repousser les limites du corps)

    • Amino(Canada): La biotechnologie à portée de tous. Conçu par le MIT, ce kit de fabrication de matière organique permet aux utilisateurs de prendre soin de cellules comme d’un animal domestique. Il permet à chacun de mieux comprendre les avancées scientifiques de la biotechnologie grâce à des expériences simples et accessibles au plus grand nombre.
    • IKO Creative Prosthetic System(Colombie): Faire du handicap des enfants une source de créativité. Grâce aux imprimantes 3D et à la CAO (Conception assistée par Ordinateur), IKO permet de créer des prothèses personnalisables, compatibles avec les éléments Lego, permettant aux enfants ayant subi une amputation du bras ou de la main de briser leur isolement et de dédramatiser leur handicap.

    Tendance « stretching the machine » (repousser les limites des robots)

    • AscTec Firefly(Allemagne) : Le drone qui s’autopilote. Sans télécommande, ce drone, capable de gérer seul ses trajectoires en évitant tous les obstacles physiques et même humains, grâce à des mini-caméras ultra légères pour donner à l’engin volant une vision 3D à 360 degrés.
    • Micro-swimmer Robot(Etats-Unis) : Des Nano robots pour de la Nano chirurgie. Des chercheurs de l’université Drexler, de Philadelphie, se sont inspirés d’une bactérie pour développer des robots miniaturisés composées de nanoparticules magnétiques. Leurs missions consistent à éviter un acte chirurgical lourd, par exemple en débouchant des artères ou en livrant un médicament à un endroit précis du corps d’un patient.
    • Self-teaching 3D-printed robots(Norvège): Le robot qui s’auto-perfectionne. Capable d’évaluer ses propres performances, ce robot optimise son adaptation à tous les contextes et peut par exemple s’auto-réparer grâce à son imprimante 3D qui fabrique les pièces qui lui sont nécessaires.
    • Todai Robot Project(Japon) : Le premier robot qui obtient son BAC et entre à l’université. En combien d’années une intelligence artificielle peut-elle entrer à la prestigieuse université de Tokyo en passant son Bac comme n’importe quel candidat ? Après 2 échecs en 2013 et 2014, le robot obtient enfin la moyenne en 2015 avec une note de 53.8 % sur 5 matières, contre une moyenne nationale de 43.8 %.

    Tendance « stretching interaction » (repousser les limites de nos interactions)

    • Aweza(Afrique du Sud) : Pas évident de se comprendre au sein d’un pays qui compte 11 langues officielles ! L’application de traduction mobile Aweza permet de les faire dialoguer avec fluidité grâce à des techniques de gamification encourageant des volontaires à enregistrer la prononciation des phrases.
    • BitLand(Ghana) : Le Ghana se dote d’un cadastre virtuel, grâce à la Blockchain. Une simple adresse, un titre de propriété ? Pas si évident en Afrique où 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées. Cette innovation numérique crée un registre de propriété transparent et infalsifiable.
    • Colu(Israël) : La Blockchain révolutionne les transactions en rendant l’identité numérique infalsifiable. Pourvus d’une identité numérique infalsifiable, l’acheteur et le vendeur bénéficient d’une transaction 100% sûre et sans intermédiaires.
    • Wonolo(Etats-Unis) : Une agence pour l’emploi à l’ère de l’économie du partage. Wonolo permet à tout employeur, entreprise ou particulier de trouver le bon candidat près de chez lui. La rémunération est fixée par la notation reçue : plus la mission a été appréciée, plus la valorisation du salaire augmente.

     

     

     

  • Huit tendances qui auront un impact sur la vente de détail en 2016

    Au-delà de l’omnicanal: huit tendances qui auront un impact sur la vente de détail en 2016

    La fin de la saison des soldes d’hiver approche, une saison très attendue après une fin d’année dernière difficile.

    Selon David Decloux, expert des référentiels de données et de l’expérience client chez Informatica

     

    Au-delà de l’omnicanal: huit tendances qui auront un impact sur la vente de détail en 2016

    La fin de la saison des soldes d’hiver approche, une saison très attendue après une fin d’année dernière difficile. L’occasion pour David Decloux, expert français des référentiels de données et de l’expérience client chez Informatica, de présenter huit tendances qui auront un impact sur le commerce de détail en 2016 et au-delà.

    1. L’omnicanal, dépassé ?

    Posez la question à vos clients. Marc Rosen, vice-président exécutif et président en charge du e-commerce mondial de Levi Strauss & Co., a récemment déclaré: « Le terme « omnicanal » va disparaître. Les consommateurs ne connaissent pas ce concept et ne s’en soucient pas ». (Forbes) Le terme omnicanal implique l’existence de différents canaux (mobile, magasins, web), ainsi que la volonté d’en exploiter les atouts spécifiques pour proposer une expérience optimale sur chacun d’eux. De plus en plus, les acteurs de la vente de détail doivent proposer une expérience client transparente, indépendante des canaux et permettant au client de les combiner selon son besoin, et non selon un schéma pré-établi. Ce nouveau canal « à la demande » repose sur l’ensemble des interactions et transactions du client. La meilleure expérience possible devient celle définie individuellement par le client et nécessite dès lors une connaissance poussée de ses informations clés et la capacité à les exploiter partout et au bon moment. Associée à la technologie, et en particulier la virtualisation, la donnée est au cœur d’une véritable fusion des canaux. Une nouvelle façon de considérer ces derniers, et un moyen d’aller au-delà du simple terme d’omnicanal.

    1. Les promotions par e-mail restent la stratégie la plus utilisée

    « Lorsque vos données ne sont pas fiables, vous ne maîtrisez pas le résultat de vos initiatives marketing », déclare Tommy Lamb, directeur du marketing en commerce électronique chez BCBGMAXAZRIA. « En vérifiant mes listes de contacts avec Email Verification Plus Hygiene, j’apparais comme un expéditeur fiable. Ainsi, quand je dois contacter des clients à des périodes critiques, telles que le Cyber Monday[1], j’ai confiance en mes données », ajoute-t-il. Il ne s’agit pas seulement de s’assurer que la communication atteint la bonne personne, il s’agit également d’être en conformité avec les souhaits de communication (opt-in, opt-out) du client et avec la réglementation.

    1. Conversion mobile

    Les ventes sur appareils mobiles augmentent et représentent une opportunité indéniable pour le futur, cependant la plupart des achats en ligne sont encore effectués sur des PCs. 95 % des utilisateurs de smartphones déclarent avoir recherché des informations liées à un magasin ou une enseigne locaux (produits disponibles, etc.). 61 % des utilisateurs de smartphones ont appelé un commerçant après avoir effectué une recherche. 59 % se sont rendus dans une boutique proche après avoir effectué une recherche. Le mobile devient incontournable dans le processus d’achat mais n’en est encore que trop rarement le medium de sa finalisation (ou de la décision).

    Avec des informations plus pertinentes et de meilleure qualité, en proposant une expérience de showrooming virtuelle (un obstacle historique qui tombe), les marques et les distributeurs peuvent parvenir à améliorer la conversion sur les appareils mobiles.

    1. Veille concurrentielle et outils de comparaison

    Les fournisseurs de contenu de veille concurrentielle se multiplient avec un fort focus sur les comparatifs de prix. Pouvoir s’y connecter et en exploiter les données en relation avec le catalogue produits et le référentiel des points de vente est un avantage incontestable pour ajuster les prix de vente ou négocier les prix d’achat, en vue d’augmenter chiffre d’affaire et marges.

    1. Faire du passage en magasin un événement

    Une enseigne de luxe que je connais intègre près de 1,7 million de nouvelles références chaque année. Cette tendance s’intensifie au cours des fêtes de fin d’année, période durant laquelle elle s’attache encore plus à faire du passage en magasin une expérience exceptionnelle. Difficile pour le consommateur de s’y retrouver en boutique et d’en apprécier sa visite. Dans ce contexte, l’utilisation d’affichages digitaux pour la mise en valeur des produits ou celle d’employés virtuels propose une signalétique alternative à la fois bénéfique et amusante. Un nouveau moyen de fondre, et faire coexister, différents canaux au point d’interaction avec le consommateur. Là encore, la richesse des informations descriptives sur les produits et leurs familles (sectorisation du magasin), ainsi que la connaissance des intérêts du client (via sa reconnaissance au travers d’une carte de fidélité sur des bornes) se révèlent critiques dans la recherche d’une expérience personnalisée, ludique et réussie.

    1. Alibaba et la domination des plateformes de vente globales

    Pourquoi le chiffre d’affaires d’Alibaba généré par « la journée des célibataires » a doublé l’année dernière ? Un facteur clé est la disponibilité d’à peu près tous les produits auxquels on pourrait penser. Les stratégies de « longue traîne »[2] nécessitent un débit rapide d’informations de qualité.

    Mais cela signifie également que les sites de commerce électronique exercent une influence croissante sur les distributeurs et les marques. Cette tendance va se poursuivre au cours des prochaines années, avec un impact sur les données d’inventaire ou de catalogue (ciblage précis de marchés de niche) ou sur la capacité à échanger ces données enrichies avec ce type de places de marché (Amazon, Alibaba, Fnac, etc.)

    1. La vente de(s) détails : présenter le produit sous plusieurs angles

    L’un des avantages des magasins physiques par rapport aux boutiques en ligne est que les acheteurs peuvent avoir le produit dans les mains.

    Pour compenser cela, bon nombre des sites cités dans cet article incluent plusieurs images du produit, présentant celui-ci sous différents angles ou dans des contextes variés.

    Prenons, par exemple, le site Web de Costco, un grossiste américain. Cette page d’information sur la machine « Jura Impressa C9 One Touch Coffee Center ». Celle-ci offre la traditionnelle photo de présentation mais utilise cette vue globale, cliquable à différents endroits, pour effectuer une présentation contextuelle et visuelle de différentes fonctionnalités. Des vidéos peuvent venir compléter les images et informations techniques. Cette pratique de merchandising en ligne, qui vise à approcher la manière dont une personne étudierait le produit en magasin, dépend une fois encore de la richesse média des informations gérées.

    1. La révolution digitale introduit de nouveaux modes de travail

    Aujourd’hui, l’enjeu relatif aux données dépasse leurs propriétaires traditionnels et met l’accent sur l’accès et la disponibilité. Transformer les entreprises de vente au détail et les préparer pour l’ère digitale n’est pas chose aisée. Et cela implique souvent de revoir modèle économique et processus métiers. La plupart des rôles et tâches associées sont plus que jamais axés sur les données. Pas étonnant que le poste de « Data Scientist » ait été jugé le plus sexy du 21ème siècle (Harvard Business Review, 2012)

    Les processus d’introduction de nouveaux produits, par exemple, deviennent de plus en plus démocratiques, hautement collaboratifs, et dépendant de compétences et activités distribuées. L’utilisation d’outils simplifiant cette collaboration, en ciblant les bonnes personnes et en leur proposant une interface dédiée à la tâche qu’ils maîtrisent, permettent de faciliter l’adoption de cette nouvelle gouvernance, d’améliorer l’efficacité interne et de rendre les entreprises plus réactives. Autant d’armes pour participer à cette révolution digitale !

    [1] Terme désignant le Lundi suivant Thanksgiving, générateur d’énormes revenus marchands aux Etats-Unis, dans la foulée du Black Friday (Vendredi de Thanksgiving)

     

    [2] Pour désigner la stratégie de vendre une grande diversité de produits, chacun en petite quantité https://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_traîne

  • Les principales tendances e-commerce qui marqueront l’année 2016

    Quelles tendances e-commerce marqueront l’année 2016 ?

     Par Mickael Froger, CEO et co-fondateur de Lengow

     

    Alors que l’année démarre dans les starting block avec la période des soldes d’hiver, les e-commerçants doivent également s’imprégner des tendances e-commerce incontournables en 2016. 

    Chaque année le marché du e-commerce voit apparaître ou se confirmer certaines tendances, dont l’émergence se traduit en partie par l’évolution du comportement des consommateurs et par la digitalisation des échanges. Les e-commerçants, portés par ces tendances, doivent adapter leur offre afin de proposer un parcours d’achat optimal aux internautes. Lengow met en lumière les principales tendances e-commerce qui marqueront l’année 2016.

     

    Le M-commerce, la tendance à suivre

    Si le mobile ne fait pas encore partie des principaux canaux d’achat en France, il occupe néanmoins une place majeure dans le processus d’achats des français. En effet, 71 % des parcours d’achat en France débutent sur mobile[1], que ce soit pour comparer les prix, chercher des offres, des bonnes affaires, consulter les avis ou encore vérifier la disponibilité en magasin.

    Selon une étude conduite par RetailMeNot, 69 %[2] des mobinautes français estiment que l’expérience mobile proposée par les boutiques en ligne n’est pas adaptée et représente un frein à l’achat. Afin de renforcer et développer les ventes de produits via smartphones, les e-commerçants doivent donc commencer dès maintenant à adapter leurs plateformes pour se positionner sur un outil qui pourrait représenter 30 % des transactions e-commerce en Europe et atteindre 50 %, voire plus, en 2017.

    L’omnicanal, au service de l’expérience client

    La digitalisation et l’accès à de nouveaux supports numériques modifient le comportement d’achat des consommateurs. Toujours plus exigeants, à la recherche de flexibilité tout au long de leur parcours d’achat, ils adoptent désormais un comportement multicanal pour commander en ligne. 50 % des transactions e-commerce dans le monde se font à partir de plusieurs appareils. Il est donc primordial pour les boutiques en ligne de décliner leur site e-commerce sur différents supports en facilitant la navigation des internautes.

    En parallèle, les marchands doivent multiplier les points de contact online et offline avec les consommateurs de plus en plus adeptes du Showrooming et, surtout du Webrooming. 51 % d’entre eux effectuent des recherches sur Internet avant de se rendre en magasin[3]. Une stratégie multicanale devient donc indispensable pour les e-commerçants afin d’accroître les chances de conversion.

    La livraison, des innovations qui font la différence

    La livraison à domicile demeure le moyen privilégié des e-shoppers pour récupérer leurs achats, devant les points relais et le retrait en magasin Click and Collect. De nouveaux modes de livraison font progressivement leur apparition et continueront de se développer en 2016.

    A titre d’exemple, la livraison par drone[4] expérimentée par Alibaba, la mise en place de casiers de retraits[5] de Monoprix ou encore la livraison directe dans le coffre de la voiture du consommateur[6] d’Amazon et Audi, sont de nouveaux moyens actuellement testés dans le but de proposer toujours plus de flexibilité aux consommateurs. La livraison constitue la dernière étape du processus d’achat, et à ce titre, peut être un véritable avantage concurrentiel pour fidéliser les consommateurs. Proposer des services de livraison innovants et performants et facilitant le parcours d’achat du consommateur devient crucial.

    Le social commerce, la nouvelle vague à surfer

    En 2015, les réseaux sociaux ont définitivement pris le virage du e-commerce en multipliant les initiatives pour permettre à leurs membres de commander des produits directement au sein de leur plateforme. Entre l’implémentation des “Buy Buttons”[7], le lancement de Facebook Dynamic Product Ads[8] ou encore la mise en place de la fonctionnalité TrueView for shopping[9], le shopping social est en plein essor et cherche à développer de nouvelles solutions e-commerce.

    Aujourd’hui, les réseaux sociaux font partie intégrante du quotidien des internautes qui y passent plus de deux heures par jour et n’hésitent plus à échanger et consulter les avis en ligne avant d’acheter. Cette année les réseaux sociaux proposeront de nouvelles solutions e-commerce, les marchands ont tout intérêt à explorer ces outils apporteurs de trafic et générateur de conversion. Cela implique une gestion de leur communauté, la mise en  place de moyens de paiement spécifiques, mais offre une véritable relation de proximité au consommateur.

     

    En 2016, ces tendances centrées sur l’expérience client seront consolidées, les marchands devront en saisir les enjeux et placer ces nouveaux codes de consommation au cœur de leurs stratégies pour rester pertinents sur leur marché et atteindre leurs consommateurs.

     

     

     

     

  • En 2016, les entreprises françaises accélèrent et renforcent leurs initiatives Data

    Les grandes tendances Data & Analytics 2016 selon Deloitte

    En 2015, la vague porteuse de la Data (Big, Smart, Small..) semble avoir éveillé les consciences des organisations autour de l’importance d’un patrimoine souvent ignoré, mal maîtrisé ou délaissé. Elles ont investi dans diverses initiatives Data principalement afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle ou encore la prise de décision. Soutenus par une transformation digitale active des entreprises, les investissements en matière de Data vont sans doute s’intensifier en 2016. Les tendances 2016 de Deloitte dans la Data et l’Analytics semblent confirmer des changements significatifs tant sur le volet organisationnel que sur les pratiques.

    • 60% des entreprises interrogées estiment avoir une bonne compréhension des apports du Big Data pour leurs organisations
    • Elles sont 43% à considérer qu’une telle pratique devrait être menée par une entité dédiée placée sous la responsabilité de la Direction Générale
    • Plus de 70% des entreprises indiquent avoir déjà lancé des initiatives de Big Data
    • 79% des entreprises considèrent qu’il est urgent de renforcer le rôle du Data Scientist et 71% celui du Chief Data Officer
    • 70% des organisations mettent en avant l’importance de consolider les capacités d’analyse issues des réseaux sociaux

    « En 2015, la dimension « Big » du Big Data, parfois intimidante, semble avoir été intégrée par les organisations. Après quelques années de réflexions ou d’expérimentations, les actions liées à la Data se généralisent progressivement, les entreprises passent à l’action ; 70% des entreprises indiquent avoir déjà lancé des initiatives. Si ce mouvement Big Data est générateur d’intérêt et d’opportunités, il suscite une appréhension des risques liés à la Data ; les entreprises semblent de plus en plus mobilisées sur les thèmes de la protection et de l’usage éthique des données. » indique Reda Gomery, Associé responsable Data et Analytics chez Deloitte.

    Les 5 grandes tendances dans la Data et l’Analytics identifiées par Deloitte

          1. Chief Data Officer et Data Scientist : de nouveaux rôles clés à explorer

    Les organisations prennent conscience de la nécessité de changer leurs approches de gestion et d’exploration des données. Cette évolution favorise l’émergence de nouveaux rôles clés au sein des entreprises : le Chief Data Officer (CDO) qui pilote la stratégie Data et le Data Scientist qui créé de l’Intelligence à partir de la Data. Encore inexistants il y a quelques années, ces rôles sont de plus en plus plébiscités aujourd’hui. En effet selon l’enquête Deloitte, 79% des entreprises considèrent qu’il est urgent de renforcer le rôle du Data Scientist et 71% celui du Chief Data Officer même si leurs activités associées ne sont pas complètement clarifiées ou normées. Cette tendance, qui peut être contrainte par une pénurie de profils, devrait durablement s’installer dans les entreprises afin de professionnaliser les pratiques de gestion et d’exploration des données.

         2. Données externes : le nouvel eldorado

    Les organisations expriment un vif intérêt pour l’usage de données externes issues du Web, des réseaux sociaux, de partenaires…Ainsi, près de 50% d’entre elles estiment qu’il devient prioritaire d’acquérir de plus en plus de données externes et de favoriser leurs croisements avec des données internes (64%). En à peine une décennie, le nombre d’utilisateurs d’Internet et des réseaux sociaux a connu une croissance fulgurante. Une véritable aubaine pour des entreprises soucieuses de mieux appréhender les attentes de leurs consommateurs, d’anticiper les tendances ou d’évaluer les impacts de leurs stratégies promotionnelles. Cette évolution illustre donc l’extension du spectre d’utilisation des données et d’une vision désormais plus globale au sein des entreprises.

         3. Objets connectés, les futurs gisements de données

    La progression spectaculaire du nombre d’objets connectés engendre la prolifération d’une manne considérable de données issues de véhicules, d’équipements industriels, de dispositifs médicaux… laissant entrevoir de réels leviers de performance et des capacités d’optimisation inédites des processus métiers. En effet, les données issues de la connectivité entraînent un accroissement de la connaissance des clients permettant le développement de nouveaux services, la mise en place de programmes de fidélisation, ou le recrutement de nouveaux partenaires. A la connaissance des clients s’ajoute l’optimisation de la gestion des produits et des équipements. Les entreprises peuvent, par exemple, anticiper les risques et planifier les opérations de maintenance en fonction des prévisions de dysfonctionnement des équipements connectés.

         4. L’analytique : entre diversification et évolution des usages

    La Data Analytics permet aux entreprises de renforcer les facultés d’analyse issues des canaux digitaux (70%), de faciliter le partage de ces éléments pour tous au sein des différents départements (66%), et de mettre en place des prévisions statistiques avancées (63%). Un temps réservé aux experts, les usages analytiques se démocratisent donc et s’étendent désormais à l’ensemble des fonctions de l’entreprise (Marketing, Finance, RH, Achat…). La simplification de l’accès à l’analytique, la conception de nouveaux modèles d’analyse (prévisions, corrélations…) ou encore l’émergence des approches cognitives et de techniques basées sur l’apprentissage automatique (machine learning) marquent une évolution progressive des usages.

         5. Protection et usage éthique des données : un enjeu de taille

    Avec l’augmentation des quantités de data et la démultiplication des échanges, les entreprises sont de plus en plus mobilisées sur les thèmes de la protection et de l’usage éthique des données. Sujet devenu majeur, la protection des données repose sur une appréciation du patrimoine existant ainsi qu’une évaluation objective des risques. La démarche soulève de nombreuses questions au sein des entreprises : quelles données ? quelles sensibilités ? quelle maille de classification ? quels usages et quelles limites ?…  Les dimensions d’analyse sont multiples (technique, organisationnelle, juridique, métier) et se fondent sur une approche structurée et collaborative.

    « Si la protection des systèmes est en place depuis plusieurs années, les réflexions sur la protection des données émergent progressivement. Des solutions se déploient autour de divers moyens techniques (chiffrement, anonymisation, coffre-fort…) et allant jusqu’à des réflexions autour de la mise en place d’assurances. La volonté reste la même au sein des entreprises : instaurer et préserver un climat de confiance auprès des consommateurs ou des collaborateurs internes. » estime Reda Gomery, Associé responsable Data et Analytics chez Deloitte.