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  • Etude ADOBE – Tendances digitales 2017 dans la grande distribution

    Tendances digitales 2017 dans la grande distribution

    L’étude, réalisée en partenariat avec Econsultancy, évalue dans quelle mesure les distributeurs adoptent la technologie digitale, ciblent leurs stratégies et hiérarchisent les ressources pour l’année à venir et les suivantes. Le rapport « Tendances digitales 2017  dans la grande distribution » repose sur un échantillon d’environ 500 distributeurs, faisant partie des quelque 14 000 professionnels du digital interrogés dans le cadre de l’enquête annuelle Tendances digitales, réalisée entre novembre et décembre 2016.

     Adobe et Econsultancy ont examiné les dernières tendances digitales dans le secteur de la grande distribution, mais aussi les grandes priorités, l’impact et les opportunités offertes par  le mobile ainsi que les perspectives à l’horizon 2020.

    Le rapport complet est téléchargeable ici.

    Infographie – Tendances digitales 2017 dans la grande distribution 

  • BLOCKCHAIN : pourquoi un tel engouement ?

    BLOCKCHAIN : CONCEPTS ET APPLICATIONS

    Bruno Teboul | Senior Vice-Président Science et Innovation Groupe Keyrus
    Frédéric Maserati | Directeur Conseil Keyrus Management
    Maxime Leroux | Consultant Data Scientist

    La Blockchain est née suite à la crise économique de 2008, et la remise en question du système financier. Fondée sur des recherches sur les crypto-monnaies, c’est-à-dire des monnaies chiffrées et opérées par des technologies totalement numériques, la Blockchain porte en elle, selon les plus grandssa gourous des technologies, de nouvelles promesses d’innovation et de disruption des modèles économiques dominants. La Blockchain est en cela une technologie révolutionnaire qui permet le développement et la mise en oeuvre d’un « Internet des transactions ». Mais qu’en est-il exactement ?

    L’idée de Blockchain est apparue avec le Bitcoin, la première crypto-monnaie, plus connue du grand public. Mais en réalité, nous pensons que la Blockchain partage plus de points communs avec le protocole TCP/IP qu’avec une crypto-monnaie. Et pour cause, Internet et son fameux protocole TCP/IP (« autoroutes de l’information ») a permis d’accélérer la révolution numérique, grâce à la diffusion notamment de l’information en mode « pair à pair ».

    La Blockchain est à la transaction ce que TCP/IP est aujourd’hui à l’information, à la communication… La Blockchain va produire les « autoroutes transactionnelles » en mode pair à pair !

    En théorie, la Blockchain est un registre dupliqué et partagé entre tous les noeuds d’un réseau ; chaque noeud pouvant être un utilisateur ou même un ordinateur. Pour simplifier encore notre propos, ce fameux registre notifie et horodate chaque échange entre chaque noeud dans un « bloc ». Dès que le « bloc » est rempli, il est « chainé » à la suite avec les blocs précédents, de sorte que tout y est inscrit… et visible de tous. C’est donc à la fois, un serveur horodaté, sécurisé et une base de données pair à pair sécurisée.

    Et c’est bien là où se situe la disruption des modèles transactionnelles classiques tels que nous les connaissions. En effet, quelle que soit la situation dans laquelle l’entreprise se trouve, et presque à chaque fois, un tiers de confiance assure, garantie qu’une transaction a bien eu lieu, et qu’elle n’est opérée qu’une seule fois (banque, notaire, auditeur,…). La Blockchain permet qu’une transaction, un échange a bien eu lieu entre plusieurs « parties »… en s’affranchissant de la présence du tiers de confiance. La disruption repose ici sur la désintermédiation sécurisée, distribuée, en mode « pair à pair ».

    Pour ce faire, les blocs sont automatiquement empilés de façon chronologique, horodatés, et bien sûr chiffrés, le tout ayant été « validés » par les « mineurs »… des personnes comme vous et nous (au travers de l’un des noeuds du réseau) qui mettent à disposition leur puissance de calcul informatique afin de résoudre le problème mathématique soumis par la « chaine de blocs ». La résolution du problème équivaut ainsi à « valider » la transaction, un peu comme le ferait une chambre de compensation pour les paiements. Et comme les transactions sont visibles de tous, la Blockchain se transforme alors en un formidable outil d’audit, ce qui permet d’asseoir la confiance entre les acteurs.

    C’est d’une certaine façon identique aux grands livres de comptes des établissements bancaires et financiers… mais sans banques, ni établissements financiers. Et la boucle est bouclée. On se retrouve dans un système de confiance… mais sans tiers de confiance… quel paradoxe ! Et quelle révolution !

    POURQUOI UN TEL ENGOUEMENT ?

    Si tout un chacun peut « transacter » en toute confiance directement en pair à pair, sans intermédiaires, sans tiers de confiance, alors on permet la suppression des plates-formes qui prélèvent la richesse (à titre d’exemples : AirBnB, Uber,…). Si bien que des modèles alternatifs à Uber existent déjà, ce sont des plates-formes collaboratives développées sous technologies Blockchain comme ArcadeCity ou Lazooz.org. On parle de phénomène de « Blockchainisation » désormais, après l’Uberisation !

    Pour preuve, l’accélération des investissements, le nombre incroyable de conférences et d’articles. L’engouement est grandissant depuis les effets d’annonce des Gourous d’Internet sur les applications de la Blockchain au monde de la finance, dont les impacts sont chiffrés en milliards de dollars…

    Et même si le principal challenge technique porte sur le nombre de transactions traitées par seconde, ce que la Blockchain Bitcoin apparait être incapable de réaliser, le recours à des Blockchains privées présente un intérêt fort, car elles peuvent permettre des approches distribuées à un coût réellement marginal.

    L’autre raison d’un tel engouement, c’est la scalabilité de cette technologie. En effet, toutes les Blockchains qui utilisent le « Proof of Work » peuvent être vulnérables à des attaques virales informatiques de type « Goldfinger ». Ces attaques consistent à rassembler une puissance de calcul équivalente à un peu plus de 50% de la puissance totale du réseau considéré (ou d’un groupe de serveurs, comme ceux du Pentagone qui font l’objet de centaines d’attaques quotidiennes). Dès lors, l’attaquant est libre de valider/invalider certaines transactions. Le but de ces attaques étant d’ébranler la confiance des utilisateurs dans la technologie, ici la Blockchain. Mais aujourd’hui, le Bitcoin est le plus puissant réseau du monde avec près de 1200 Peta Hash par seconde, ce qui signifie que l’attaque à 51% n’est pas impossible, mais serait terriblement couteuse. Il faudrait en effet près de 5 milliards USD pour 10 minutes d’intrusion, selon certains experts.

    Par ailleurs, le Bitcoin étant un projet mondial open source, un simple patch suivi d’un redémarrage des noeuds du réseau suffirait à résoudre le problème en quelques minutes. De plus, le code source étant auditable par tout le monde sans grande complexité.

    UNE MULTITUDE DE BLOCKCHAINS

    Devant le caractère universel de la Blockchain, on comprend que tous les secteurs seront touchés par l’adoption de cette technologie. Le nombre de processus susceptibles d’être impactés est proprement phénoménal. Les banques ne s’y sont pas trompées. Seules ou collectivement, elles explorent et expérimentent les possibilités de la Blockchain avec un double objectif : tirer parti de ses avantages et intégrer la logique de point à point dans leur modèle, pour mieux résister à l’arrivée de nouveaux acteurs utilisant un modèle nativement distribué et désintermédié, notamment les FinTechs.

    Mais nous vivons bien une explosion cambrienne avec la naissance de centaines de Blockchains propices à l’expérimentation. Aujourd’hui, tout le monde peut créer son propre système, les conditions d’accès et de démarrage étant simples et accessibles financièrement.

    On assiste ainsi à l’apparition de Blockchains privées, dans lesquelles la participation au consensus (le minage) requiert une permission. Ainsi, malgré la disposition centralisée de ces Blockchains privées, certains traits des Blockchains publiques comme le Bitcoin ou Ethereum demeurent : une architecture hautement résistante car la base de données est distribuée, une permanence du système car les données sont immuables, une unicité avec un seul système : un « grand livre de comptes ».

    En résumé, il y a des Blockchains publiques dont le grand livre de compte est ouvert, sécurisées par l’utilisation de preuves de travail (« proof of work ») qui demandent de la puissance de calcul afin d’obtenir le droit en écriture dans un bloc (minage) ou encore la preuve par l’actif (« Proof of Stake » qui demande certains actifs numériques particuliers pour obtenir le même droit en écriture.

    Il existe également des Blockchains privées dont le grand livre de compte est fermé, et dont l’accès est « permissionné » et qui devraient concerner plutôt les entreprises et le monde professionnel, même si on pourrait bien assister à une forme d’hybridation des Blockchains publiques/privées dans les années à venir.

    QUELS SONT LES BÉNÉFICES DE LA BLOCKCHAIN ? ET QUELS SONT LES ENJEUX AUXQUELS LES ENTREPRISES DEVRONT FAIRE FACE ?

    TRAÇABILITÉ ET TRANSPARENCE

    Puisque toute transaction est inscrite de manière permanente, la traçabilité s’en trouve ainsi assurée (rail d’audit). À titre d’exemple, Walmart expérimente la technologie Blockchain en vue d’augmenter la traçabilité de ses produits. La technologie lui permet d’avoir accès de manière immédiate et certifiée aux informations relatives à la production, la distribution et la commercialisation de ses produits en marque propre.

    SÉCURITÉ

    Grâce à l’utilisation de méthodes cryptographiques, la Blockchain assure la sécurité des transactions. De plus, la mise en réseau des informations assure que les transactions ne peuvent être piratées. À titre d’exemple, les crypto-monnaies tirent pleinement bénéfice de cette propriété en incorporant dans le code source l’accès aux transactions passées associées à l’unité de valeur tout en protégeant l’identité des personnes associées à la transaction. Le vol d’identité lors de la réalisation d’une transaction n’est donc théoriquement plus possible.

    RAPIDITÉ D’EXÉCUTION

    Grâce à une infrastructure en réseau, l’enregistrement ainsi que l’accès à l’information se font de manière quasi-instantanée. Pour preuve, le monde de la finance expérimente actuellement l’utilisation de la Blockchain en vue de faciliter l’intermédiation entre les banques, les chambres de compensation et les banques centrales. Elles y voient l’opportunité d’augmenter l’efficacité des opérations : rapidité d’exécution, réduction des ressources et des coûts.

    TECHNICITÉ, ACCÈS ET DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE

    Le sujet reste encore très technique et difficilement accessible pour le plus grand nombre. Pour autant, à force d’évangélisation, d’acculturation, de nombreux acteurs (comme Keyrus) contribuent chaque jour aux développements de nouvelles plateformes, et in fine de nouveaux usages. Les plus grandes ESN (Entreprises de Services Numériques) comme IBM intègre nativement des API pour favoriser l’intégration et la diffusion de la technologie Blockchain.

    PIRATAGE ET INTÉGRITÉ DU RÉSEAU

    Bien que théoriquement impossible à pirater, certaines applications, dans les couches hautes, connectées à des infrastructures Blockchain, ont permis récemment à des pirates de dérober d’importantes quantités de crypto-monnaies, aboutissant à une mise en cause de l’intégrité des infrastructures Blockchain. En réalité, même si la Blockchain dans le cas présent (une faille de sécurité dans une application métier opérant sur la Blockchain publique Ethereum) n’est pas à remettre en cause, force est de constater dans toute technologie naissante, les phases d’apprentissage sont le plus souvent émaillées d’une multitude d’écueils.

    QUELLES APPLICATIONS CONCRÈTES ? QUELS CAS D’USAGES DE LA BLOCKCHAIN?

    En revenant à la genèse de la Blockchain, on comprend mieux pourquoi, philosophiquement, cette technologie (ce protocole d’échange) est en phase de « disrupter » de nombreux secteurs.

    C’est donc sur un postulat assez simple que repose encore aujourd’hui le principe architectural de la Blockchain : assurer des échanges, des transactions entre 2 individus, 2 entités, en s’affranchissant de tous les intermédiaires, tiers de confiance, qui « trahissent » la confiance en abusant de leur position dominante dans leur écosystème.

    Depuis, les applications de la Blockchain se sont multipliées, s’étendant bien au-delà du système financier, allant de l’économie de partage à la gestion de la chaîne logistique en passant par les smart contracts (ces fameux algorithmes auto-exécutables et autonomes) et le vote numérique. Les domaines d’application transcendent donc les secteurs économiques, et la Blockchain est déjà prête à transformer toutes les industries actuelles. Cette technologie va transformer l’organisation du transport, de la chaine d’approvisionnement (Supply Chain), de la publicité, du secteur de la production et de la distribution d’énergie, du marché immobilier, de l’assurance… Elle va transformer l’avenir en nous faisant passer de l’Internet des objets aux objets autonomes. Elle va permettre d’unir le monde numérique et le monde physique… enfin !

    Les Contrats Intelligents (« Smart Contracts ») promettent aux objets à la fois l’immutabilité, la preuve de leur corruption le cas échéant, la résistance à la collusion. La Blockchain va permettre de donner aux objets une identité et une pleine autonomie. Les objets finiront même par « s’appartenir » eux-mêmes, en exécutant seuls du code, dans un futur proche et de manière autonome.

    Prenons l’exemple de la voiture autonome : son avenir n’est pas tant le fait qu’elle se déplace seule… le point ultime du modèle de voiture autonome, c’est qu’elle se loue elle-même, en toute autonomie, et où les utilisateurs ne paieront que l’usage, directement à la voiture elle-même, sans passer par un quelconque tiers de confiance. Sans doute les prochaines évolutions des modèles d’Uber et de Lyft.

    QUELLES SONT LES APPLICATIONS CONCRÈTES DE LA BLOCKCHAIN AUJOURD’HUI ?

    Secteur financier & actifs digitaux

    Au-delà du Bitcoin, les applications potentielles sont nombreuses dans le secteur financier. Le NASDAQ a dévoilé Linq en 2015 : la toute première plate-forme d’émission d’actions privées entièrement gérée par la Blockchain. À travers ce nouveau système, les investisseurs privés peuvent transiger les actions de compagnies privées. Ainsi nul besoin de certificats d’émission d’actions ou de détention de parts des entreprises : tout est digitalisé et immortalisé dans la Blockchain. On parle alors d’actifs digitaux. Openchain et Chain en sont d’autres exemples. Le premier digitalise tout actif alors que le deuxième se concentre dans la révolution du système financier.

    Identité digitale & sécurité

    oneName est une startup américaine utilisant la Blockchain pour générer une identité digitale qui pourra être utilisée uniquement par l’usager afin de se connecter aux différents services Web. Plus besoin de mémoriser d’innombrables noms d’utilisateur et mots de passe : une seule identité digitale est nécessaire.

    L’Estonie, précurseur dans le domaine, a depuis quelques années établit un projet d’identité digitale permettant à ses citoyens d’agréger leurs informations personnelles de manière sécuritaire : identité digitale aux fins de vote, références médicales, permis de conduire, etc. Un projet plus récent en partenariat avec la bourse de Tallinn permettra aux détenteurs d’actions de voter aux assemblées des actionnaires – évidemment sans se déplacer.

    La start-up FollowMyVote pour sa part, mise sur la digitalisation du système électoral. Observant les multiples déboires de plusieurs pays en terme de fraude électorale, la startup propose l’application de la Blockchain afin d’assurer l’audit et la traçabilité du processus de votation.

    Santé & pharma

    Le secteur de la santé regorge également d’applications potentielles. Dans le domaine des industries pharmaceutiques par exemple, la légitimité, l’authenticité et la traçabilité des résultats cliniques sont primordiales. BlockRX utilise la technologie de la Blockchain afin d’assurer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement. Autre cas d’utilisation dans le domaine de la santé : les dossiers médicaux. En digitalisant ces derniers, l’information du patient est plus aisément transmise d’un professionnel à un autre (avec l’accord du patient bien sûr). Fini les fax et les feuilles de soin du médecin ? L’intérêt dans ce secteur est si important que Phillips a lancé, début 2016, son propre laboratoire de recherche sur la Blockchain.

    Assurance

    Autre domaine de fort intérêt pour la Blockchain : l’assurance. Ici les possibilités sont multiples et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Par exemple, l’assurance pair à pair (Ex : Dynamis ) met fin à la relation tripartite habituelle entre payeurs, assurés et assureurs. Elle permet à chacun de participer à la fois au pool d’assurés et aux gains d’investissement. Autre exemple, l’assurance paramétrique (Ex : Rainvow) pour sa part permet d’indemniser l’assuré automatiquement lorsqu’un certain événement survient grâce aux Smart Contracts. Ainsi, grâce à l’inter-connectivité des objets (IoT), et à la programmation d’événements, il est possible d’enregistrer des contrats d’assurances automatiques. Un exemple frappant est le potentiel d’assurance sur la production agricole contre les intempéries. Grâce à des capteurs (de pluie ou de température par exemple), le paiement de la prestation (au producteur assuré) pourra être déclenché automatiquement par exemple, après 2 mois de sécheresse (exemple fictif).

    Programmes de fidélité

    Les programmes de fidélité subiront eux aussi de grands chamboulements avec l’arrivée de la Blockchain. La technologie permet déjà aujourd’hui d’inscrire au fur et à mesure au registre les points gagnés et utilisés par les membres en temps réel. Une fois les partenaires participants enregistrés et connectés, toutes les transactions (achats et rédemption de points) peuvent se faire en temps réel. Plus besoin alors d’attendre son relevé de fin du mois ou encore d’atteindre un seuil minimal avant deracheter (redeem) vos points sur une sélection réduite de produits ; l’achat et la rédemption de points peuvent se faire simultanément. C’est d’ailleurs ce que loyyal propose.

    Mais la vrai révolution dans les programmes de fidélité utilisant une crypto-monnaie en close loop, c’est le caractère cessible du Coin versus le point qui est révolutionnaire. On « déverticalise » la relation en « l’horizontalisant ». De fait, on n’adresse plus simplement un programme de fidélité (l’enseigne vers la carte de fidélité, elle-même vers le client), mais on échange avec une communauté de clients, on favorise les échanges à l’intérieur même de cette communauté. C’est un changement profond et complet de paradigme.

    Smart Contracts

    Les Smarts Contracts vont bien au-delà du secteur de l’assurance. Toute entente entre deux parties a le potentiel d’être digitalisée et automatisée. Ces contrats dit auto-exécutables donnent aux différentes parties l’assurance qu’une fois les conditions remplies, le contrat sera honoré avec aucune possibilité de fraude, de mauvaise foi ou d’interférence avec une tierce partie. C’est d’ailleurs le pari du projet Ethereum.

    Processus et échange d’information

    Au final, tout échange entre différentes parties peut être géré par la technologie de la Blockchain. Qu’il s’agisse d’argent digital, de preuve d’identité, de paiement d’assurance ou de transfert à un fournisseur ou un client, la logique reste la même : le processus nécessite l’échange et l’historisation des transactions et ce doit d’être auditable, traçable, efficient et transparent.

    Au regard de l’incroyable potentiel disruptif de cette technologie et de ses applications, une chose apparait presque comme une évidence : face à de telles potentialités, il devient important de mesurer toutes les conséquences de la Blockchain et de ses applications sur ses modèles d’affaires, de revenus, de croissance…

    Le Groupe Keyrus, a construit son propre écosystème Blockchain et a ainsi développé une offre innovante qui se déploie depuis l’accompagnement stratégique jusqu’à l’intégration de projets Blockchain au sens technique. Keyrus accompagne depuis près de deux ans déjà ses clients dans cette démarche : de l’acculturation à l’identification de cas d’utilisation (« use cases »), jusqu’aux développements et à l’intégration de projets reposant sur les technologies Blockchain.

    Keyrus se charge par ailleurs de l’interconnexion avec les Systèmes d’Information existants des entreprises.

    Plus d’information sur l’offre Blockchain de Keyrus : Blockchain@keyrus.com

     

  • eSPORT – Une industrie des plus prometteuses !

    Une étude réalisée par SuperData pour PayPal met en évidence les tendances de dépenses et de consommation dans l’industrie de l’e-sport.

    A quelques jours de l’Electronic Entertainment Expo (E3) qui se tiendra à Los Angeles du 13 au 15 juin, PayPal révèle les résultats d’une étude dédiée au secteur de l’e-sport. Cette enquête, menée dans 12 pays, dont la France, analyse des données pertinentes sur l’une des industries les plus prometteuses du moment, entre autres :

    • Les recettes du marché́ de l’e-sport en Europe atteindront 345 millions de dollars en Europe en 2018 ;
    • Après la Suède et la Russie, la France se place comme le troisième marché européen de l’e- sport générant le plus de chiffre d’affaires, à hauteur de 21,6 millions d’euros en 2017;
    • Les millennials représentent plus de la moitié (62%) des joueurs d’e-sport et se placent ainsi comme les principaux acteurs du marché́ en Europe.

    Avec 22,4 millions de dollars de recettes pour l’e-sport en 2016, la France se positionne comme l’un des principaux acteurs sur le marché européen

    Historiquement, l’Asie de l’Est est la région du monde où la pratique de l’e-sport est la plus développée car le nombre d’utilisateurs y est plus élevé, mais aujourd’hui, l’Europe rattrape nettement son retard dans ce secteur. L’industrie de l’e-sport est en effet en pleine expansion en Europe et cette popularité s’explique notamment par un large accès à internet et aux réseaux sociaux.

    Comme nous le démontre les analyses réalisées par SuperData, la taille du marché européen de l’e-sport pour l’année 2018 pourrait représenter plus de 345 millions de dollars. Trois pays se démarquent cependant de leurs voisins européens : la Suède, patrie de l’un des joueurs les plus populaires d’e-sport, le YouTuber PewDiePie, avec des recettes estimées à plus de 49 millions de dollars, la Russie avec plus de 40 millions de dollars de recettes et la France, marché estimé à plus de 24 millions de dollars en 2018.

    Depuis 2016, on constate que la France se classe en bonne position sur le marché du e-sport, avec des recettes en constante évolution : 22,4 millions de dollars en 2016, 23,5 millions de dollars en 2017 et ce montant devrait atteindre 24,7 millions de dollars en 2018 ; ces résultats encourageants font donc de l’hexagone un des principaux acteurs de ce marché.

    « Les jeux vidéo sont au coeur de l’industrie numérique, qui a connu un développement fulgurant ces dernières années et le phénomène de l’e-sport constitue une révolution à part entière. Inconnu il y a encore quelques années, l’e-sport a séduit le grand public pour devenir aujourd’hui une industrie en plein essor, qui continue de gagner en popularité et en envergure. Le marché du gaming étant très important pour

    PayPal, nous avons donc à coeur de contribuer au développement du e-sport sur le marché français. » explique Caroline Thelier, Directrice Générale de PayPal France.

    L’e-sport, un véritable phénomène culturel chez les millennials

    Selon l’étude SuperData1, la génération des millennials est actuellement celle qui consomme le plus d’esport.
    Sur l’ensemble du marché européen, seulement 10% des fans d’e-sport ont plus de 45 ans, l’industrie du jeu numérique est d’ailleurs presque entièrement détenue par les millennials : les deux groupes d’âge les plus intéressés par l’e-sport sont les générations 18-24 ans et 25-34 ans (ces groupes occupent ensemble 62% du public).

    Le profil des spectateurs d’e-sport est majoritairement représenté par le genre masculin. En Europe, il attire 84% des spectateurs contre 16% de spectatrices ; la Suède, la France, le Royaume-Uni et la Pologne sont les pays où la part d’audience du genre féminin est la plus forte, respectivement 24%, 22%, 22% et 19%. Le taux le plus faible se trouve en Israël où les femmes représentent 10% des spectatrices.

    L’e-sport, une industrie qui égalise même avec certaines audiences télévisées

    SuperData Research a constaté qu’environ 33 millions de personnes en Amérique du Nord regardent régulièrement des matchs de e-sport, les 18-34 ans représentant 71% des téléspectateurs des titres populaires de sports électroniques.

    « L’e-sport est devenu l’un des phénomènes les plus intrigants de notre époque. Il est formidable d’être au centre de cette nouvelle industrie créative, notamment avec PayPal qui fait partie de cette aventure depuis le début, en offrant des services haut de gamme pour les fans » se réjouit Atila Yesildag, Senior eSports Manager, EU chez Wargaming.

    L’étude nous montre qu’il en va de même pour les téléspectateurs français, aussi avides d’e-sport que leurs voisins Outre-Atlantique : la part des millennials en France qui consomment de l’e-sport s’élève à 57%. En 2016, l’audience e-sport représentait plus de 1,4 million de téléspectateurs uniques, un chiffre qui culminerait à 1,6 million en 2017. A titre d’exemple, ce chiffre correspond à l’audience d’émissions d’access prime time très populaires en France telle que Quotidien sur TMC2.

    Seule petite ombre au tableau, le taux annuel de croissance de l’audience en France devrait, selon cette étude, être de 20,60% pour l’année 2017-2018, un des plus bas taux de croissance parmi tous les pays du classement, même si avec 1,9 million de téléspectateurs prévus en 2018, la France se classera encore une fois dans le top 3 des pays plus gros consommateurs de ce genre unique.

  • Etude Deloitte : Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Les principales tendances qui façonnent le marché du luxe

    Etude DELOITTE 

    Les consommateurs des pays émergents (Chine, Russie et Emirats Arabes Unis) restent le moteur de la croissance des ventes de produits de luxe alors qu’elle demeure plus modérée chez les consommateurs des marchés matures (Europe, Etats-Unis et Japon). La France conserve toutefois sa place de leader parmi les pays les plus performants. Tel est l’un des enseignements de la quatrième édition de l’étude mondiale Global Powers of Luxury Goods publiée par Deloitte. Ce rapport répertorie les 100 plus grandes entreprises de produits de luxe à l’échelle mondiale, et traite des principales tendances qui façonnent le marché du luxe.

    Le chiffre d’affaires réalisé par les Champions du Top 100 s’élève à 212 milliards de dollars sur l’exercice 2015

    • La croissance des ventes des produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation par rapport à 2014 (3,6%)
    • La France et l’Italie sont les pays les plus performants en Europe
    • Avec un taux de 14,9%, la croissance des ventes de produits de luxe par les entreprises françaises a plus que doublé en 2015 (6,7% en 2014) pour la deuxième année successive
    • LVMH conserve sa première place mondiale avec un chiffre d’affaires « produits de luxe » de 22,4 milliards de dollars et des ventes en augmentation de 15,2%
    • 70% des consommateurs sur les marchés de luxe émergents prétendent avoir augmenté leurs dépenses en produits de luxe contre 53% chez ceux présents sur les marchés plus matures

    « Le marché du tourisme constitue toujours une grande opportunité de croissance pour le secteur du luxe. Près de la moitié des achats de produits de luxe sont effectués par des consommateurs qui voyagent soit dans un pays étranger (31%), soit lors de leur passage à l’aéroport (16%). Ce chiffre s’élève à 60 % chez les consommateurs provenant de pays émergents, qui n’ont généralement pas accès à la même gamme de produits et de marques disponibles sur des marchés plus matures » affirme Bénédicte Sabadie, Associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte France.

    Principaux enseignements du rapport  

    • Forte croissance des ventes de produits deluxe 

    La croissance des ventes des 100 plus grandes entreprises mondiales de produits de luxe est de 6,8% en 2015, en augmentation de 3 points par rapport à 2014 (3,6%). La diminution de la plupart des devises par rapport au dollar américain a profité à de nombreuses sociétés multinationales basées en dehors des Etats-Unis. Ces entreprises ont ainsi connu des effets de change favorables, entraînant une hausse de leurs ventes.

     

    • Deux tendances façonneront le marché du luxe en 2017 
      Deloitte a identifié deux tendances clés interdépendantes qui caractériseront le marché des produits de luxe en 2017.

      – De l’expérience client physique à l’expérience client digitale : alors que jusqu’alors les acteurs du luxe privilégiaient la rencontre physique du client avec le produit, désormais l’accent est mis sur l’expérience digitale. D’ailleurs, le digital devient un incontournable sur le marché : 37% des consommateurs estiment que les produits de luxe et la technologie seront désormais encore plus étroitement liés.

      – De la standardisation à la personnalisation : le développement des canaux digitaux entraîne une demande de produits personnalisés à grande échelle et de haute qualité. Ainsi, 45% des consommateurs recherchent des produits et services de luxe personnalisés. En outre, la qualité supérieure du produit reste un « must have » pour 93% des acheteurs ainsi que les produits fabriqués à la main (90%).
      L’étude complète est disponible ici 

     

  • L’innovation dans l’emailing dans les 10 prochaines années

    L’innovation dans l’emailing dans les 10 prochaines années 

    En mars 2017, Maijlet a commandé une nouvelle étude afin de comprendre l’opinion des consommateurs sur les futures évolutions de l’emailing et de la communication de marque, et de la comparer avec l’avis d’experts. Cette étude consommateurs a été réalisée auprès de 2000 personnes interrogées en France et au Royaume-Uni. Maijlet a par ailleurs interviewé des experts de l’emailing chez Leade.rs, Webedia, Litmus, Movable Ink, Boomtrain et RebelMail.

    Cette étude porte sur les innovations que les utilisateurs souhaitent voir dans les 10 années à venir. Plus précisément, elle se concentre sur la façon dont l’email devrait évoluer. Est-ce que les consommateurs peuvent prédire et influencer la façon dont les services d’emailing comme Mailjet vont innover d’ici 10 ans ? Et est-ce que leur avis coïncide avec ce que prévoient les experts de l’emailing ?

  • Dark analytics, machine intelligence, mixed reality et technologies exponentielles, les innovations de rupture s’imposent au cœur de l’entreprise

    Etude Deloitte Tech Trends 2017 : L’entreprise cinétique

    Un halo technologique nous entoure. Il n’est pas un secteur d’activité, pas une entreprise, pas une fonction de l’entreprise, qui ne soit aujourd’hui transformé par des mutations technologiques profondes. Alors que ces mutations concernaient auparavant essentiellement l’offre et le système de production des entreprises, elles ont aujourd’hui des répercussions bien plus larges, en révolutionnant les relations avec les clients ou les partenaires, ou encore les modes de collaboration entre salariés. L’étude « Tech Trends 2017 » confirme que, dans de nombreux domaines, la frontière technologique ne cesse d’être repoussée, elle alimente non plus les services IT mais le cœur même de toutes les directions métiers.

    « Dans la plupart des entreprises, la technologie est considérée comme une priorité et mobilise fortement l’attention des dirigeants. Ces derniers l’examinent sous trois angles complémentaires. D’abord, l’angle stratégique : quelles innovations sont susceptibles de remettre en cause les modèles économiques existants ? Ensuite, l’angle opérationnel : comment peuvent-elles contribuer à améliorer la productivité ? Enfin, et c’est assez nouveau, l’angle organisationnel : le capital humain de l’entreprise, son mode de fonctionnement et sa culture, lui permettent-ils de tirer tout le parti des technologies émergentes ? Au cours des dernières années, la technologie a migré de la périphérie vers le centre des réflexions stratégiques, elle alimente aujourd’hui l’ensemble des directions métiers. En parallèle, le rôle des DSI est monté en puissance.», résume Sébastien Ropartz, Associé responsable Deloitte Digital.

    Les « Tech Trends 2017 » sont emblématiques de ces mutations profondes de l’entreprise : sophistication croissante de l’analytique et des traitements algorithmiques, recentrage sur l’utilisateur pour lui offrir l’expérience la plus fluide et riche possible, anticipation des ruptures technologiques à venir.
    Les 4 tendances majeures technologiques identifiées par Deloitte

    1. Tendance #1 – Copier, apprendre, seconder : l’intelligence des machines 

    De plus en plus d’entreprises devraient associer, dans les deux ans à venir, l’intelligence collective de leurs collaborateurs avec des capacités d’analyse informatique poussées. Pour ce faire, elles pourront s’appuyer à la fois sur les progrès spectaculaires des algorithmes, le cloud, le Big Data, mais aussi, sur de nouveaux modes de coopération entre l’homme et la machine.

    L’intelligence artificielle a réalisé des avancées considérables dans une multitude de directions différentes : apprentissage automatisé, réseaux de neurones, informatique cognitive, ou encore RPA (robotic process automation), qui permet à la machine d’assimiler un processus répétitif sans qu’il soit nécessaire de la programmer, mais en « observant » un humain le réaliser.

    Dans certains cas, l’intelligence des machines permettra aux entreprises d’automatiser totalement des processus répétitifs, à faible valeur ajoutée, qui nécessitaient auparavant un travail humain.

    Mais surtout, elle leur permettra d’améliorer la performance de leurs salariés et l’expérience de leurs clients. Les salariés pourront ainsi disposer de puissants outils d’analyse pour remplir leurs tâches plus efficacement. Les clients, quant à eux, bénéficieront de réponses personnalisées à leurs demandes, instantanément, grâce à des « chatbots ».

    Pour la plupart des entreprises, les partenariats – que ce soit avec des laboratoires de recherche universitaires, des grandes entreprises d’Internet ou des start-ups – constitueront le point de passage recommandé pour défricher ce sujet.
    Tendance #2 – Extension du domaine de l’analytique : les dark analytics 

    Si les entreprises sont encore loin d’avoir résolu toutes les questions liées au Big Data, elles perçoivent cependant mieux leur valeur latente et ont commencé à expérimenterdes cas d’usage. De fait, 64 % des DSI projettent d’investir dans les capacités techniques et humaines pour exploiter les données de leur entreprise au cours des deux prochaines années.

    Mais il reste une grande quantité de données non utilisées aujourd’hui. Cette « matière noire » informationnelle devrait commencer à livrer ses secrets, dans les 18 à 24 mois qui viennent pour les entreprises pionnières. La nouvelle frontière du Big Data, les « dark analytics », recouvre trois types de données aujourd’hui négligées : les informations « dormantes » de l’entreprise, les données non structurées (e-mails, photos ou vidéos) et le web invisible (« deep web ») qui, bien qu’accessible publiquement, n’est pas indexé par les moteurs de recherche classiques.

    Ces données recèlent des indications à forte valeur ajoutée pour les entreprises qui sauront les faire parler. Au niveau mondial, les gains de productivité pourraient s’élever à 430 milliards de dollars d’ici 2020. Pour se donner toutes les chances de succès, les entreprises devront privilégier une perspective métier, sous peine de dissiper leurs efforts, et s’ouvrir sur leur environnement, qui détient probablement une partie des données dont elles ont besoin.

    Tendance #3 – Fusion du monde physique et numérique : la réalité mixte   

    La présence de la technologie dans les entreprises va tendre à s’estomper, au profit d’interactions plus naturelles avec l’utilisateur. C’est la troisième tendance des 18 à 24 prochains mois : la réalité mixte, autorisée par la convergence de la réalité virtuelle ou augmentée, et de l’Internet des objets.

    La réalité mixte laisse l’utilisateur évoluer dans son environnement familier, sur lequel elle superpose une couche virtuelle d’informations, par le biais d’un casque de réalité augmentée ou d’un dispositif de projection. Elle lui permet d’interagir avec l’ordinateur par la voix ou les gestes, captés par des dispositifs portés sur lui (wearables) ou situés autour de lui. Le principal bénéfice de la réalité mixte est de reculer la technologie à l’arrière-plan : l’utilisateur dispose d’une totale liberté d’action, sans être gêné par un clavier ou un écran tactile. Il est donc plus engagé et plus efficace.

    Les entreprises vont progressivement expérimenter les applications de la réalité mixte : support aux opérateurs de production ou de maintenance, formation, communication, marketing et service client, nouvelles expériences de shopping, etc. Néanmoins, elles vont devoir pour cela résoudre des questions complexes d’ergonomie, de technique et de cyber-sécurité.

    Tendance #4 – Conserver une longueur d’avance : les technologies exponentielles 

    Les technologies numériques ont démontré à quel point l’innovation pouvait perturber les modèles économiques ou organisationnels établis, voire mettre en péril les entreprises insuffisamment vigilantes. Par conséquent, les dirigeants – notamment les DSI – prendront soin de garder un œil sur des domaines technologiques aujourd’hui très fertiles où, même si l’horizon de mise en application paraît plus distant, de l’ordre de 3 à 5 ans, des innovations de ruptures pourraient avoir des répercussions profondes sur leur activité.

    Au rang de ces technologies « exponentielles » figurent les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique quantique et le stockage de l’énergie.

    « L’importance de la veille technologique et de la « culture technologique » des dirigeants n’a jamais été aussi grande. Les organisations gagnantes seront celles qui parviendront à anticiper non pas simplement l’innovation incrémentale, qui améliore à la marge leur productivité ou les fonctionnalités de leurs produits et services, mais bien l’innovation radicale – celle qui leur permet de redéfinir leur secteur d’activité ou de réinventer leur modèle de fonctionnement », conclut François-Xavier Leroux, Directeur Deloitte Digital.

    Retrouver l’intégralité des tendances  dans l’étude Tech Trends 2017 et notamment : l’IT sans frontières, la généralisation d’une architecture SI flexible, « everything-as-a-service »et la blockchain ou l’économie de la confiance.

    L’étude complète est disponible ici

     

     

  • Repousser les frontières: l’homme et la technologie à la conquête de l’espace

    Les Tendances selon VALTECH 

    Depuis le premier lancement du satellite Spoutnik en 1957 et la chienne Laïka envoyée en orbite la même année, l’homme ne cesse de persévérer à explorer l’espace. Aujourd’hui, le développement grandissant des technologies ouvre une nouvelle ère avec la conquête des territoires situés au-delà de notre atmosphère.
    Les projets, autrefois enfermés dans la case des rêves et de la science-fiction, deviennent de plus en plus concrets. Conquête de Mars, développement de services liés au lancement des satellites… Nous entamons peut-être une nouvelle étape dans l’histoire de l’espèce humaine. Si beaucoup garderont les pieds sur terre, ils comprennent peu à peu l’étendu des progrès permis par l’exploration maîtrisée de notre système solaire. Elle ne se limite plus à un lancement de fusée ou une mise en orbite de satellites. Ce sont là seulement les supports qui nous permettent d’envisager un horizon de tous les possibles.

     

    VAHANA : objet volant identifié 
    Si l’actualité braque volontiers ses projecteurs sur les projets de conquête des planètes voisines, d’autres chantiers en cours suscitent fascination et projection dans le futur : conquérir en premier le ciel de nos villes, notamment pour les désengorger. Cet objectif peut être perçu comme la dernière étape à franchir avant de dépasser l’atmosphère et conquérir notre système solaire.

    Airbus, par l’intermédiaire de sa filiale Airbus Air Mobility se pose en pionnier en mettant au point un prototype de voiture volante nommé Vahana. « Véhicule des dieux » en sanscrit, la langue des textes religieux hindoux et boudhistes ; l’appellation fait écho à une ambition développée et porteuse d’espoir. L’appareil sera composé de huit moteurs à hélices, disposés à part égale sur un couple d’ailes, pour un décollage et un atterrissage prévus à la verticale. Conçu pour une seule personne, il pourrait permettre de solutionner plusieurs problématiques auxquelles les métropoles du monde entier sont confrontées.  Vahana pourrait mettre un terme à la congestion automobile sur les routes tout en diminuant la pollution grâce à ses moteurs fonctionnant à l’électricité.

    Ses avantages sont aussi économiques : Airbus estime que la production de la voiture volante sera moins coûteuse, à grande échelle, qu’un véhicule traditionnel. Et en cas d’incident à bord, pas de panique ! Un parachute sera capable de se déployer, même à basse altitude, pour un atterrissage en douceur. La volonté est si forte du côté de l’avionneur que Vahana a dépassé le stade du projet. Airbus travaille à la mise au point du prototype d’ici la fin de l’année afin de présenter un modèle de démonstration à horizon 2020. La commercialisation suivra, prévue au départ pour des trajets de courte distance. Un premier pas avant un assaut en règle du ciel.

    SpaceX : le décollage du millénaire
    L’ensemble de nos recherches sur la conquête des étoiles appelle à tous les superlatifs à propos du projet SpaceX. Il pourrait donner corps à ce qui fait battre l’imaginaire collectif quand on lui parle d’espace : envoyer des hommes sur Mars pour coloniser la planète rouge!
    À l’origine de ce projet qui marquerait à jamais notre millénaire, Elon Musk, entrepreneur connu qui a cofondé, entre autres, les sociétés PayPal et Tesla Motors. Loin d’être un rêve lointain rempli de suppositions, la mission SpaceX apporte la preuve d’une volonté de réussir. Elon Musk a organisé une conférence de presse en septembre 2016 où il a présenté ce qui ressemblera à une compagnie aérienne très long courrier ouverte au public. Les voyageurs embarqueront à bord d’une fusée dont le lancement sera assuré par la compagnie de l’entrepreneur. Un premier décollage permettra d’envoyer l’appareil en orbite autour de la terre avant une première halte. À cet instant le lanceur accompagnant la fusée se détachera pour revenir se poser à la base de lancement. Arrive ensuite la seconde phase : un réservoir entier de carburant est rempli pour décoller avec le lanceur et rejoindre la fusée habitée. Une fois assemblée, SpaceX pourra alors entamer son long voyage vers la planète rouge. Et quel voyage !

     On comptera une centaine de jours avant d’apercevoir Mars à travers les larges baies vitrées situées au sommet de la fusée. C’est pourquoi des jeux en apesanteur et des salles de cinéma sont prévus pour amenuiser l’ennui en vol… Mais tout cela reste bien superflu en comparaison du but que se seront fixés la centaine de passagers présents à bord : coloniser la planète rouge. Dans un environnement inhospitalier où un monde nouveau restera à construire, les difficultés seront immenses. Ce qui n’empêche pas les équipes de SpaceX d’espérer, à terme, voir vivre plusieurs centaines de millions d’humains au-delà des frontières de l’atmosphère grâce notamment à l’industrialisation du processus de lancement. Le calendrier avancé est optimiste.

    En effet, Elon Musk compte opérer les premiers tests de lancement en 2018 et c’est en 2024 que les vaisseaux humains pourraient embarquer. Reste maintenant à s’acquitter du prix : environ 500 000 euros pour devenir le pionnier de la nouvelle humanité.

    L’imprimante 3D : architecte de la ville martienne
    Si dans un futur, plus tout à fait éloigné, le développement des technologies permettra de relier la planète rouge, des obstacles infinis se poseront à ceux qui aspireront à la coloniser. Au premier rang desquels, la construction des logements qui accueilleront celles et ceux qui auront décidé de passer le reste de leur existence au delà des frontières terrestres.  Et c’est ici que les premiers obstacles se présentent.

    La surface et le poids des appareils envoyés sur Mars devront répondre à des critères particulièrement exigeants qui ne laisseront place qu’aux éléments nécessaires à la survie des passagers pendant le voyage de plusieurs mois… Difficile donc d’exporter les matériaux qui constituent nos habitats terrestres ! C’est pourquoi la NASA (agence spatiale américaine) a décidé d’organiser un grand concours ouvert aux citoyens américains et détenteurs de la carte verte.
    C’est la technologie d’impression en 3D qui a été placé au centre de cette compétition inédite. La NASA a en effet sélectionné cette technologie comme levier de conception des futures habitations martiennes. Au vu du peu de matériaux terrestres exportés sur Mars, l’enjeu sera de mettre au point un système de recyclage performant de l’activité humaine sur place. En associant ce vivier avec les composants issus du sol martien, les imprimantes 3D seraient le moyen le plus efficace permettant de mettre au point, dans des délais raisonnables, les premiers logements construits au delà de l’atmosphère terrestre. Et à terme, viabiliser la présence humaine hors de ses frontières naturelles. La récompense promise par la NASA est à la hauteur de l’enjeu : plus d’un million de dollars pour le vainqueur. Les participants avaient jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs propositions.

    Avant divulgation du résultat, l’agence spatiale prépare déjà l’étape suivante de la compétition. Les candidats auront alors pour mission de transformer les projets en réalisations concrètes.

    OneWeb : l’internet pour tous grâce à l’espace
    Si beaucoup attendent le décollage de la première fusée en partance pour une autre planète, c’est avant tout dans le lancement de satellites en orbite que l’essentiel de l’activité des bases de lancement est concentré aujourd’hui. Et cette activité intéresse, de près, de nombreux acteurs impliqués dans la conquête de l’espace. Ils veulent relever le défi, insurmontable techniquement il y a encore peu, d’apporter un accès internet à tous les points du globe.

     Dans cette course, le projet OneWeb se démarque au vu des acteurs qui en portent la responsabilité : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin ou Thomas Enders, CEO du constructeur Airbus. Mais comment toucher au but ? En déployant une armée de petits satellites à travers la planète qui auront chacun une particularité : ils seront positionnés à basse altitude. En stationnant ces derniers à 1 200 kilomètres d’altitude, le changement est radical quand on sait qu’un satellite traditionnel est placé sur une orbite située à près de 36 000 kilomètres au dessus du sol !
    L’avantage est immédiat : en diminuant l’altitude des satellites, on réduit automatiquement la distance à parcourir entre les satellites et la Terre. Les temps de latence des signaux transmis pour la téléphonie, les applications Cloud ou la visioconférence sont alors plus courts qu’avec les systèmes traditionnels. Et pour diffuser l’accessibilité partout, même dans les zones les plus reculées, OneWeb et ses fondateurs sont prêts à lancer les 900 micros satellites nécessaires au projet. Les progressions seraient alors remarquables dans de nombreux domaines : alerte et intervention des services de secours en zone blanche ; couverture des zones rurales… Plus généralement, c’est l’ensemble des pays en voie de développement qui pourrait enfin bénéficier d’une mise à niveau et d’une égalité dans l’accès à la connexion.
    OneWeb aura prochainement l’occasion de démontrer la force de son système : les premiers lancements de satellites (opérés par la filiale Virgin Galactic de Richard Branson) auront lieu au cours de l’année 2018.
  • Les 4 tendances mobiles annoncées pour 2017: Mobile First!

    Les 4 tendances mobiles annoncées pour 2017: Mobile First !

    Par Sarah Rolland, Senior Customer Success Manager Appsflyer

    Le téléphone cellulaire pour les plus nostalgiques aura été l’un des thèmes les plus animés au Mobile World Congress 2017. Face à la hype massive autour du retour du Nokia 3310, l’impression que l’industrie du mobile revient en arrière. Mais loin de cela: outre les habituels affichages interactifs extravagants, des scénarios d’utilisation sophistiqués ont le vent en poupe, y compris la réalité virtuelle augmentée, des startups qui favorisent les bots a de nouveaux business models, et également de nouvelles innovations dans le marketing mobile.

    Hardware: Pimped-out Smartphones et tablettes, projecteur avec facteur « Wow »

    Barcelone reste le lieu incontournable où de nombreux nouveaux mobiles font leurs premiers grands débuts. Aucun évènement aussi novateur pour les mobiles n’a été marqué que celui-ci. Les fabricants développent leur technologie dans le détails, et adaptent leurs produits pour les amateurs de nouvelles tendances de niche, les amateurs de photographie ou encore le commerce équitable. Un nouveau projecteur Sony fonctionnant avec Android qui fut la cause d’une vraie fascination. Le XperiaTouch transforme les murs et autres surfaces en écrans interactifs et fonctionne avec un système de gestes contrôlés. Les 100 000 visiteurs de 200 pays ont également eu l’occasion de dévaller dans les salles d’exposition en plongeant dans des univers immersifs de VR. Les Avegant Glyph ( réalité virtuelle) Googles, qui projettent l’image sur la rétine et qui sont maintenant disponibles sur le marché européen.

    Réalité virtuelle et augmentée: un gimmick se développe

    La Réalité virtuelle (VR) va façonner le marché du jeu dans les années à venir. Cependant, les fabricants présentent également un nombre accru de scénarios d’application sérieux. HTC montre comment les lunettes VR Vive peuvent soutenir les futurs peintres dans leur formation. La réalité virtuelle gagne également en importance pour les annonceurs et les sociétés de médias. Red Bull Media House a lancé sa propre plate-forme VR et invite l’industrie à s’engager dans un échange de technologie et de collaboration, pour rendre la tendance appropriée pour l’application de masse. Parce que les appareils mobiles sont les seuls appareils technologiques que nous transportons toujours avec nous, du début à la fin de la journée, ils sont prédestinés à devenir le carrefour de contrôle pour les nouvelles technologies. Avec l’implémentation de scénarios de réalité virtuelle et augmentée ainsi que l’Internet des objets, l’interface utilisateur de Smartphone joue un rôle central. En conséquence, la proportion de l’utilisation des médias mobiles continue de croître.

    App Marketing: tout le monde parle de rétention

    La monétisation et la fidélisation de l’utilisateur sont aujpurd’hui des thèmes de plus en plus dans les radars des éditeurs d’applications et des distributeurs en 2017. Une analyse récente de quantités massives de données recueillies à partir de campagnes publicitaires mondiales dans la seconde moitié de 2016, montre clairement un renversement de l’approche marketing sur mobile pour se concentrer davantage sur l’activation des utilisateurs existants. Les taux de rétention ont globalement augmenté par rapport à l’année précédente. Dans des segments spécifiques tels que le shopping, il est même augmenté de 50%*. Ces augmentations sont une indication qui indique que les revendeurs d’applications ont internaliséet mesurer l’importance de la rétention. Par quoi cela passe? Par l’analyse de campagne et l’attribution. Les spécialistes du marketing d’applications savent où ils peuvent trouver les utilisateurs les plus précieux et ainsi optimiser les campagnes, non seulement en termes de portée et de volumes, mais aussi pour obtenir les meilleurs taux de rétention.

    Nouvelles formes d’interaction: commande vocale et robots

    Avec la popularité croissante d’Alexa, l’industrie mobile sera également obligée d’améliorer le contrôle vocal. Plus les utilisateurs s’habituent à appeler leurs commandes et leurs questions, moins ils voudront lutter avec de minuscules claviers pour Smartphones. Du point de vue du développement, cela signifie que, en plus des nouveaux formats vidéo, de nouveaux formats audio seront également répandus dans la publicité mobile. Une autre forme d’interaction qui gagne plus terrain, est l’automatisation de la communication client via des robots. Le démarrage Replay.ai, par exemple, offre une technologie avec laquelle les entreprises peuvent utiliser des bots dans les applications, Facebook Messenger ou Kik.

    L’air du mobile est toujours plus présent et les technologies se fusionnent de plus en plus. Par conséquent, l’industrie mobile à Barcelone n’est plus seule. La représentation des constructeurs automobile et de la smart-home sont plus fortes que les années précédentes, car ils ont également présenté leurs technologies mobiles…. 2017 sera plus que jamais l’année du mobile.

  • Tendances marketing BtoB en 2017 : démêler le vrai du faux

    Tendances marketing BtoB en 2017 : démêler le vrai du faux

    Par Hervé Gonay, CEO de GetQuanty

    Touchée par une complexité grandissante, la fonction marketing cherche ses marques. Trois grandes tendances se dégagent : optimisation, perfectionnement et positionnement.

    C’est un fait : depuis plusieurs années, l’avalanche de nouvelles technologies et le raz-de-marée de datas – autrement dit la transformation digitale – ont rendu la fonction marketing de plus en plus complexe à appréhender.

    Toute transformation a ses bons côtés. Jamais la distance entre marketeurs et direction générale n’a été aussi mince, ce qui se traduit par des budgets plus importants, de nouveaux outils à profusion et des équipes plus étoffées. Les salaires du marketing digital ont fait un bond de 5% en 2016, selon Robert Half. Clairement supérieur à la moyenne.

    Menaces vs Espoirs : quand la transformation digitale divise

    Mais tout n’est pas si rose. Parmi les plus professionnels expérimentés, certains s’avouent perdus, déconcertés, parfois même menacés. Tout va plus vite. Trop vite ? Les réseaux sociaux et le web ont changé de manière significative les comportements d’achat des décideurs B2B. Du téléphone on est passé à l’emailing, puis au SEO, à l’inbound, au social selling… Pour certains, ces mots résonnent comme des promesses d’un futur radieux. D’autres n’y voient que des termes barbares ouvrant sur des acronymes nébuleux. Mais alors, comment ne pas se sentir complétement dépassé dans cette multitude de données issues de sources hétéroclites, qu’il faut encore savoir exploiter, synthétiser, exploiter, analyser ?

    Trois catégories de tendances marketing

    A bien y regarder, les tendances d’évolution du marketing peuvent se classer en trois catégories :

    • Celles qui reposent sur de nouvelles techniques, comme le marketing automation, l’account based marketing, le retargeting, le marketing prédictif ou le data driven marketing. Dans ce domaine, la tendance est encore à l’automatisation, à l’optimisation, à la recherche de productivité – avec un mot-clé : ROI. Mais… on voit de plus en plus poindre d’autres solutions qui misent sur la créativité, avec par exemple l’émergence de la DCO qui permet de construire des expériences vidéos individuelles. Comme pour contrebalancer un trop-technique par le retour d’un peu de magie. C’est ça aussi, le marketing !
    • Celles qui portent sur les bonnes pratiques, comme la production de contenus, la définition de personas, l’introduction de l’émotion et du storytelling en B2B, la segmentation par le scoring comportemental ou la firmographie, le respect de la législation… Le plus souvent, ce travail de perfectionnement apparait en miroir de l’utilisation des nouveaux outils. Ainsi, difficile d’imaginer le marketing automation sans contenu ni storytelling.
    • Pour finir, celles qui concernent la fonction elle-même : les nouveaux métiers du marketing (Social Ambassador,  Customer Experience Advocate, Chief Data Officer, etc.), la gestion des partenariats et des chanels, la rémunération et les perspectives ou encore la relation avec l’IT. La montée en puissance du marketing génère autant d’espoirs que de craintes. Plus que jamais, les Chief Marketing Officers et leurs états-majors doivent justifier de leur légitimité et de leur nouvelle position au sein de l’organisation.

    Faut-il s’inquiéter, pour les marketeurs, de cette évolution si rapide, si complexe ? Pas vraiment. Faire du marketing a toujours consisté à observer (le marché) pour proposer une adaptation (de l’offre). La capacité à transformer, donc y compris soi-même, est un impératif de la fonction.

  • Quelles sont les 5 tendances majeures de l’analyse de données pour le commerce de détail en 2017 ?

    5 tendances des analyses du commerce de détail pour 2017

    Jeff Huckaby, Directeur Global – Commerce de détail et biens de consommation, Tableau

    Pour le commerce de détail, les normes de l’aide à la décision évoluent constamment, ce qui encourage les principaux acteurs à s’orienter vers l’analyse. Les organisations de commerce de détail et de la grande consommation partagent plus aisément leurs données avec les collaborateurs et dirigeants de première ligne. Alors que les outils à la fois plus naturels et plus agiles – et compatibles avec les terminaux mobiles – sont de plus en plus présents, 5 tendances des analyses du commerce de détail pour 2017 ressortent :

    1.  Les analyses complexes ne sont plus forcément propres aux experts
    Avec l’essor du libre-service, tous les collaborateurs des enseignes de distribution exploitent de plus en plus leurs données, même ceux sans connaissance particulière en analyse. Les gérants de magasin, tout comme les comptables, poussent leurs recherches plus loin grâce à des visualisations interactives qui leur permettent de trouver instantanément des réponses à leurs questions.

    La plupart des grandes surfaces tirent également parti des analyses prédictives complexes pour répartir les tâches lors des pics d’activité et pour améliorer la qualité du service à la clientèle.

    Les fonctions d’analyse complexe, telles que les clusters et la détection de valeurs atypiques, permettent aux collaborateurs de prendre facilement des décisions basées sur les données. Grâce aux informations exploitables ainsi obtenues, les équipes choisissent l’agencement du magasin le plus pertinent et optimisent l’expérience d’achat, ce qui, au final, augmente le chiffre d’affaires.

    2.  L’arrivée des analyses mobiles 
    Pour les détaillants, la recherche d’informations exploitables sur le terrain via un terminal mobile n’est plus un rêve illusoire. Au lieu de passer par les anciens systèmes d’aide à la décision, les analyses mobiles modernes jouent un rôle central dans le processus de décision des magasins physiques et de leurs centres de distribution.

    Plus que jamais, les détaillants exploitent les installations Wi-Fi disponibles dans leurs commerces pour permettre aux caissiers et aux magasiniers de tirer instantanément parti des analyses. Par exemple, lorsqu’un client recherche un produit qui n’est pas en stock, un salarié dispose de beaucoup plus d’informations exploitables lorsqu’il accède à une application d’analyse mobile. Ces informations lui permettent de répondre bien plus rapidement à la demande du client.

    Aujourd’hui, les collaborateurs du commerce de détail et de la grande consommation
    peuvent désormais accéder à des données mobiles en direct tous les jours, voire toutes les heures, grâce à leur tablette. Les commerçants, les directeurs régionaux, les salariés chargés de la prévention des pertes et même les fournisseurs ont tous abandonné leurs feuilles de calcul au profit de visualisations interactives facilitant la collaboration sur leurs terminaux mobiles. Ce modèle favorise la réactivité lors de la prise de décisions concernant les stocks, la chaîne d’approvisionnement omnicanal et l’efficacité opérationnelle.

    Par exemple, voici comment Coca Cola Bottling Company simplifie la gestion des rapports avec l’analyse mobile : « La mobilité est essentielle. Notre responsabilité première est de vendre. C’est pourquoi nous faisons notre possible pour que nos commerciaux ne soient pas bloqués au bureau. Ils en profitent également lorsqu’ils vont chez le client. Pour les questions, ils n’ont pas besoin de sortir une feuille de calcul Excel ou tout autre document. Ils allument leur tablette, trouvent le tableau de bord requis et répondent tout de suite. » explique Shawn Crenshaw, analyste principal chez Coca-Cola Bottling Co. Consolidated (CCBCC).

    3. Le fait d’intégrer des données omnicanales devient important
    La flexibilité des analyses est non seulement utile, mais également nécessaire pour les commerces de détail. Le facteur temps est crucial. C’est pourquoi il est essentiel de fournir aux utilisateurs les données pertinentes au moment même où ils en ont besoin. C’est un défi de taille, étant donné que les données sont désormais stockées à différents emplacements, que ce soit dans des anciens systèmes ou sur des plates-formes de bases de données distinctes hébergées sur site et dans le Cloud.

    Pour prospérer, les enseignes doivent donc être en mesure de voir et de comprendre, de manière globale, les données relatives aux canaux de distribution, à la chaîne d’approvisionnement et aux clients. Telle est la promesse qu’offre l’omnicanal.

    Le recours à différents canaux et différentes sources de données peut se révéler fastidieux, voire impossible. En 2017, de nouveaux acteurs feront leur apparition dans le domaine de l’intégration des données. Face à la montée en puissance d’outils sophistiqués et l’ajout de nouvelles sources de données, les entreprises cesseront de vouloir à tout prix centraliser leurs données en un emplacement unique. Les détaillants pourront se connecter aux ensembles de données où ils sont stockés. Ils pourront explorer, combiner et fusionner d’autres ensembles de données à l’aide d’outils et de méthodes plus agiles.

    Metro est un groupe progressiste avec une valeur estimée à plus de 194 millions de dollars en 2014. Il gère une chaîne de grands magasins à Singapour. L’équipe de Metro collecte constamment diverses données dans ses magasins afin de mieux comprendre les pics d’activité et les périodes d’accalmie, les flux de stock et le comportement d’achat des clients. « Les données relatives aux ventes se trouvaient à un point A, tandis que celles concernant les transactions et les clients se trouvaient respectivement à un point B et à un point C. Pour exploiter ces informations, nous devions donc extraire des données de plusieurs sources. Cela nous prenait des semaines, mais aujourd’hui, il ne nous faut plus que quelques secondes. » explique Erwin Oei, analyste principal, GRC et contrôle des marchandises chez Metro.

    L’analyse des tendances basée sur des données provenant de diverses sources permet à l’équipe de définir des stratégies opérationnelles et promotionnelles tout en continuant à améliorer l’efficacité et les performances.

    4. Grâce aux robots, de nouvelles opportunités arrivent pour les données du commerce de détail 
    Si la robotique était déjà présente depuis des années dans les centres de distribution des grands détaillants, elle jouera en 2017 une place centrale dans l’expérience en magasin.  Les machines, les robots et l’intelligence artificielle seront intégrés aux tâches quotidiennes des détaillants, par exemple pour dresser un inventaire physique, offrir des promotions, voire réaliser des enquêtes et enregistrer des commandes. Ces robots serviront dans un premier temps de nouveau point de contact en matière de données. Ils rassembleront d’importantes informations concernant les comportements et les interactions des clients que les entreprises pourraient exploiter.

    Les détaillants poursuivront leurs efforts pour encourager la fidélité client au-delà de l’achat. Les données sur le service à la clientèle recueillies par les robots joueront un rôle essentiel dans leur succès.

    Les robots sociaux offrent une véritable valeur ajoutée aux détaillants à la recherche d’une relation client plus authentique, en cela qu’ils interagissent avec les clients, leur prodiguant conseils et recommandations, évaluations et informations en temps réel.

    5. La réalité virtuelle et augmentée provoquent plus d’informations exploitables pour les analyses des détaillants
    Vous êtes-vous déjà demandé si tel modèle de canapé irait bien avec votre salon ? En 2017, la réalité augmentée (RA) et la réalité virtuelle (RV) offriront aux consommateurs la possibilité d’expérimenter un article avant de l’acheter. Moins le cycle d’achat comporte d’inconnues, plus les ventes et le taux de satisfaction client sont susceptibles d’augmenter, et les retours coûteux de se raréfier. Si l’on ajoute les analyses à l’équation, les détaillants ont la possibilité d’exploiter leurs données pour indiquer à leurs clients les stocks en temps réel en représentant sur une carte le magasin dans lequel le produit est disponible.

    Les professionnels du merchandising tireront également parti de la RA et de la RV pour visualiser des scénarios en magasin. Par exemple, plutôt que de perdre du temps et de l’argent à développer des plans produit physiques pour les rayons et l’agencement du magasin, les détaillants pourront visualiser différentes dispositions grâce à la réalité virtuelle.

    L’entreprise sera en mesure d’associer les résultats obtenus aux analyses de données intégrées pour accroître son chiffre d’affaires et sa rentabilité. Les détaillants s’essaieront à placer des articles virtuels sur les étagères et se serviront de leurs données pour prédire le résultat de chaque scénario.

    « La réalité virtuelle est le fruit de décennies d’innovations technologiques. Au cours des prochaines années, cette technologie transformera tous les secteurs d’activités. Les consommateurs et les détaillants sont toujours émerveillés de découvrir la réalité virtuelle pour la première fois. Grâce aux produits de RA et de RV abordables, cette expérience se démocratise aujourd’hui. » explique John Wright, PDG de STRATA.​