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  • Le pop-up store, concept incontournable du commerce connecté ?

    Le Pop-up store et le commerce connecté

    par Sophie Lubet, Directeur du Pôle Retail de Comexposium – événement
    Paris Retail Week 

    « Store is the new black »! Clairement, le magasin est en pleine mutation, faisant la jonction entre le commerce physique et digital. Une complémentarité on-off qui se concrétise de plus en plus au sein de magasins éphémères, privilégiant des services innovants à un consommateur toujours plus connecté.

    Le pop-up store, prolongement du retail digital

    Une grande boutique, une immense affiche et un « snapbot », autrement dit, un robot vendeur de lunettes : voici la description du pop-up store que Snapchat avait ouvert à New York en décembre dernier, pour proposer à la vente ses fameuses lunettes connectées, les « Spectacles ». De fait, même les plateformes sociales se mettent aujourd’hui à installer des pop up stores. C’est peu dire donc que l’engouement pour ce format se confirme.

    Cette stratégie marketing consiste à ouvrir des points de vente pour une durée limitée s’est d’emblée imposée aux jeunes marques qui disposaient uniquement d’un site e-commerce. Ne pouvant supporter le coût d’un loyer annuel, elles ont commencé à loué des lieux pour quelques jours. Comme la marque de joaillerie Gemmyo, qui avait ouvert un pop-up store à Beaugrenelle, pour permettre aux visiteurs d’essayer les modèles commandables sur le Web afin de voir comment les visiteurs réagissaient en découvrant physiquement son univers.

    Ce que confirme le Retailscope 2016[1] : pour 52% des Français interrogés, les pop-up stores constituent une bonne façon de découvrir des nouvelles marques. C’est aussi une façon pour les jeunes pousses de rencontrer physiquement leurs clients et de faire marcher le bouche-à-oreille.

    Le pop-up store, une tendance qui s’industrialise

    A tel point qu’un nouveau métier est né : celui de vendeur de m² commerciaux éphémères. C’est le nouveau business développé notamment par Storefront ou My pop corner.

    Le mass market n’a pas résisté longtemps : Camaïeu, Celio, Kiabi, Monoprix, Habitat, Ikea… La liste est longue de toutes ces enseignes « en dur » qui ont compris que les pop-up leur assuraient une large couverture médiatique, du fait du caractère événementiel du concept. Citons aussi le cas plus inédit de Lidl, qui avait ouvert un magasin éphémère pour présenter sa collection de skiwear. Avec un concept particulièrement innovant : les clients pouvaient photographier la collection, tester des modèles, les acheter et les faire livrer chez eux. Dans ce cas précis, l’option pop-up a été retenue pour réaliser un coup de com et focaliser l’attention sur un nouveau marché investi par Lidl, à savoir la mode.

    Même les grandes maisons ont succombé au phénomène. A l’image de Louis Vuitton, qui vient d’ouvrir sa première boutique éphémère en Italie. Avec dans l’idée de rajeunir son image et de tester de nouveaux lieux de vente, afin de sortir des sentiers battus.

    Nouvelle tendance à souligner, les e-retailers surfent eux aussi sur la tendance et ouvrent leur point de vente physique. C’est notamment le cas de l’entreprise du web Birchbox qui ouvrira sa première boutique parisienne en avril prochain.

    Car la créativité est au rendez-vous : pour immerger les visiteurs dans leur univers, les marques mettent en place des dispositifs originaux, bien souvent ultra connectés et, au bout du compte, hors normes. Un pop-up store tout de rouge vêtu avec des « face designers » qui proposent des séances de make-up sur mesure pour Armani Beauté, « un lavomatic orange » grandeur nature pour Hermès, dans lequel le public est invité à venir passer ses carrés de soie dans une machine à laver… Bref, l’imagination est sans limite. Dans le jargon marketing, on parle même de concept « guérilla » : c’est-à-dire frapper fort sur une courte période afin de motiver les foules.

    Le pop-up store, à la fois physique et virtuel, le modèle retail de demain ?

    Dove s’est particulièrement illustré en la matière. En même temps qu’elle a installé son pop-up store au cœur de Paris en décembre, la marque d’hygiène et de beauté a mis en place un e-shop éphémère… qui propose les mêmes services que le pop-up physique, comme la possibilité de faire graver un message sur ses savons, d’acheter des soins sur mesure ou des exclusivités.

    Les avantages de cette double opération sont triples : encore inédites, ce type d’ouvertures conjointes s’apparente à un nouveau vecteur pour générer du trafic et des ventes. Il couvre aussi une cible plus large ; enfin, il se distingue en proposant une activité e-commerce inhabituelle (livraison éphémère, catalogue de produits inédits…).

    La clé pour rester concurrentiel en 2017 ? Faire de l’expérience client LA priorité. Pour ce faire, le magasin, qu’il soit virtuel ou physique, doit passer d’un espace purement transactionnel à un espace d’expérience de la marque, de divertissement. Et il n’y a rien de mieux que les boutiques éphémères pour répondre rapidement et efficacement à ces nouvelles exigences…

  • DRIVE ALIMENTAIRE : RETOURS D’EXPERIENCE, HABITUDES ET FIDELISATION

    Plus de 1300 consommateurs s’expriment 

    ​Pour la 8ème fois consécutive, YUSEO, spécialiste des études ergonomiques et d’analyses comportementales, a lancé son Observatoire e-performance sur le secteur du Drive alimentaire. Au total, plus de 500 internautes ont testés 10 sites de Drive : AUCHAN DRIVE, CARREFOUR DRIVE, CORA DRIVE, COURSES U, CHRONODRIVE, E.LECLERC DRIVE, CASINO DRIVE, LE DRIVE INTERMARCHE, LEADER DRIVE et G20 MINUTES.
    Au cours de cette étude, l’Observatoire e-performance a également pu recueillir le feedback de plus de 1 300 consommateurs sur leurs habitudes et retours d’expérience dans les secteurs des courses alimentaires dont 681 en tant qu’acheteurs en ligne.
     
    UN SUCCES INCONTOURNABLE
     
    En termes de bénéfices clients, l’efficacité des Drives est saluée et justifient de nouveau leur succès. En effet, 48% des consommateurs mettent en avant le gain de temps et 34% l’approche plus raisonnée des dépenses réduisant de fait l’aspect impulsif de certains achats.
    Cet aspect prend une importance d’autant plus significative que 73% déclarent ne faire leurs courses alimentaires en ligne que 1 fois par mois.
    ​DES PROJECTIONS LIEES AU MONDE PHYSIQUE
     
    L’ancrage dans le référentiel physique n’est pas en reste pour autant, car 28% des consommateurs admettent répartir leurs achats entre le site et le magasin. Et pour cause, les points de vente ont un rôle à jouer dans la fidélisation : 73% veulent des prix et promotions identiques sur le site internet et en magasin et 54% autant de produits et de choix sur les deux canaux.
    Côté services, les attentes semblent évidentes : les consommateurs attendent un service gratuit (54%), des horaires flexibles et adaptés pour récupérer les commandes (48%) et un retrait fiable sans attente inutile pour 48%.​

     

    Les réponses des 239 internautes « non réfractaires » à l’achat alimentaire en ligne renforcent, l’enjeu du référentiel physique en termes d’attentes.

    62% déclarent n’avoir jamais franchi le cap de l’achat en ligne car « le choix de produits en magasin est plus large » et 73% « ressentent le besoin de toucher et voir les produits alimentaires pour choisir ». Enfin, 61% attendent « les mêmes prix sur le site qu’en magasin ».​

  • RetailXperience – Les grands enjeux du magasin de demain

    PENSER SON POINT DE VENTE COMME UN SITE E-COMMERCE POUR LE RÉINVENTER

    par UserAdgents 

    Il y a plus d’un an, l’agence publiait son étude « #RetailXperience : le magasin en voie de disparition réinvention ! » . Une étude faisant état des usages et attentes des shoppers et parallèlement des enjeux à saisir pour les retailers, illustrés par près de 50 cas de marques pour s’inspirer et se projeter.

    En ce début 2017, nous revenons avec le 2ème volet, toujours dédié au point de vente en pleine mutation ! Le NRF Retail’s Big Show étant tout juste terminé, voici les grands enjeux du magasin de demain, résumés dans cette nouvelle étude !

    Et si on s’inspirait du e-commerce pour réinventer le magasin ? Tout en renforçant, bien entendu, ses qualités intrinsèques qui sont l’humain & l’expérience ?

    AU PROGRAMME

    Une étude de 65 pages, dont l’extrait est disponible sur Slideshare ou l’intégralité par téléchargement gratuit en remplissant le formulaire ci-dessous !

    • Quelques chiffres & insights clés 
    • Les conseils pour s’inspirer du e-commerce afin de réinventer le magasin : découvrez ce que pourrait être la home page, le moteur de recherche, la fiche produit, le panier, le google analytics… du point de vente !
    • Un focus sur le rôle transverse de la force de vente
    • Un focus sur l’évolution du lieu de vente en lieu de vie
    • Près de 50 cas de retailers faisant bon usage des technologies pour améliorer la “RetailXperience” ou “l’UX du point de vente”.

  • Quel avenir pour le commerce traditionnel ?

    Capture d’écran 2017-02-08 à 11.20.03Quel avenir pour le commerce traditionnel ?

     

    La vraie problématique posée par les consommateurs, c’est la vitesse à laquelle ils avançent.

    Les détaillants et les centres commerciaux sont plus rapides et flexibles que jamais afin d’offrir aux consommateurs d’aujourd’hui les expériences qu’ils recherchent. Toutefois, suivre le rythme de ces demandes toujours plus urgentes n’est pas chose facile car le comportement change d’un consommateur à l’autre, et qu’il n’est pas simple d’anticiper leurs attentes et demandes vis-à-vis du commerce de détail.

    Proposer une interaction sophistiquée et orientée client dans un contexte si délicat nécessite que les commerces sachent à la fois ce que les clients veulent aujourd’hui, mais également ce qu’ils voudront demain.

    Pour comprendre à quoi ressemblera l’avenir du commerce traditionnel, ShopperTrak a enquêté auprès des consommateurs de cinq marchés clés en Europe – France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni. Par l’intermédiaire de ces clients, nous tenterons de déterminer où les magasins physiques doivent innover pour répondre à des attentes en constante évolution, ainsi que les technologies que les consommateurs souhaitent le plus adopter en vue d’améliorer leur expérience d’achat hors ligne.

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  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • La révolution robot est en marche dans le retail français

    ROBOTS ET RETAIL 

    Etude du cabinet Roland Berger 

    Avec les signes avant-coureurs de désertion des magasins challengés par la montée en puissance des ventes digitales – qui vont doubler en 10 ans pour atteindre 20 à 25% en moyenne – ; les points de vente physique doivent repenser leur modèle, passant de la focalisation sur l’offre et la transaction vers un rôle d’image et de conseil, allié du canal digital.

    Apportant une des briques possibles pour répondre à ce défi, et après avoir investi le retail japonais, les robots sont en train de faire leur entrée dans le retail français.

    L’arrivée et la commercialisation de solutions efficientes dans d’autres pays, le succès des tests actuellement en cours chez de nombreux distributeurs, ainsi que la baisse des coûts et la constante augmentation des capacités des softwares créent, en 2016, l’environnement propice à la révolution robotique du retail.

    Les chiffres clés du secteur
    • 10 milliards d’Euros : taille du marché des robots androïdes en 2025
    • 26% : baisse annuelle du coût de fabrication d’un robot capable d’interagir avec un humain
    • 30 fois : plus d’interactions par jour entre un humain et un robot qu’entre un humain et une borne digitale

    « Robots & Retail » présente cette révolution et repense le modèle des magasinsen évaluant l’impact actuel et futur des robots sur l’ensemble de la chaine de valeur du retail, tout au long des parcours marchandises et clients, et jusqu’à l’analyse des données.

    La robotique doit permettre plusieurs choses : 

    • Créer des expériences client inédites : Les robots humanoïdes permettraient de relancer la fréquentation des magasins physique via l’ultra personnalisation de l’accueil client. Roland Berger a identifié dans son étude les formats d’enseigne les plus pertinents à leurs déploiements.
    • Optimiser le parcours client en fournissant de données inédites sur le flux physique, et de nouveaux outils d’analyse en temps réel. Les fonctionnalités des capteurs les plus simples comme le comptage client ou le suivi des trajectoires, et celles plus avancés comme l’analyse du comportement ou des émotions, ont des implications importantes aussi bien opérationnelles (allocations des employés) que marketing et merchandising.
    • Apporter de la fluidité dans les procédures du magasin en permettant une réduction sensible des points de friction, comme le temps passé en caisse ou le picking produit automatisé.
    • Enfin, et surtout, les robots en magasins doivent servir à exécuter de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée client. Actuellement, 30% du temps des vendeurs sont affectés aux taches de back office. Les robots pourraient est la solution aux ruptures de stocks et aux inventaires chronophages.

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  • Amazon Go : une menace virtuelle devenue réalité en magasin…

    Amazon Go : ultime avatar d’un commerce déshumanisé ?

    Par David GODEST, Président-Fondateur de Dolmen 

    Après avoir ouvert il y a quelques mois Amazon Books à Seattle, lancé Amazon Fresh et Amazon Prime Now dans de grandes villes dont Paris, Amazon lance son magasin Amazon Go.  Ce concept innovant répond notamment à la « douleur » des consommateurs de façon très simple : plus d’attente en caisse et plus de paiement !

    Un concept de magasin Waouh !

    Ne plus perdre de temps pour passer à la caisse et ne plus avoir à sortir un moyen de paiement comme à l’image d’Uber : le rêve de tous les clients ! Après avoir développé sur le web et sur le mobile la connaissance client la plus avancée au monde, associée à un niveau de service sans équivalent, Amazon fait aujourd’hui la même chose en magasin : caméras et intelligence artificielle sont associées pour traquer 100% des faits et gestes des clients ! Produits regardés, pris, reposés dans les rayons : le comportement client est observé depuis son entrée jusqu’à sa sortie du magasin. Les goûts et les couleurs des clients n’auront plus aucun secret pour Amazon qui connaîtra 100% des comportements de ses clients online ET offline ! Le rêve de tout commerçant et de tout « marketeur » est devenu réalité !

    Amazon : une menace virtuelle devenue réalité en magasin… 

    Amazon est d’abord et avant tout une entreprise technologique qui poursuit depuis sa création en 1994 la même stratégie : déconstruire une chaîne de valeur grâce à l’implémentation de nouvelles technologies lui permettant de toujours mieux connaître ses clients pour leur apporter toujours plus de services. Amazon gagne en effet aujourd’hui beaucoup plus d’argent grâce à Amazon Web Services, sa filiale de Cloud Computing qu’avec son activité d’e-commerçant. Son objectif est simple : après avoir pris la moitié de la part de marché du e-commerce, Amazon veut désormais s’attaquer et révolutionner le commerce physique, qui représente 95% des ventes encore aujourd’hui ! 

    Les distributeurs français peuvent et doivent agir avec leurs armes !

    Que faire face à ce rouleau compresseur, qui menace tous les secteurs de la distribution ? Le copier ? Cela fait plus de 15 ans que la distribution court après Amazon et l’e-commerce sans jamais réussir à les rattraper ! Relancer une énième fois la connaissance client à travers un système de fidélité qui date parfois d’il y a 20 ans, un temps où Amazon venait de naître et savait à peine marcher ? Remplacer les humains par des robots ? Amazon a déjà racheté un grand nombre d’acteurs de ce secteur… Non, ces solutions sont vaines alors que les distributeurs français disposent aujourd’hui d’une arme qu’Amazon n’a pas et n’a absolument aucune volonté de développer : un contact humain avec les consommateurs, une culture de la relation client de proximité et une expérience émotionnelle partagée et renouvelée régulièrement. Dès aujourd’hui il leur est possible et simple de développer une connaissance client unique et locale qui s’appuie sur une confiance et une reconnaissance mutuelles pour créer cette relation humaine quand Amazon utilisera toujours la technologie en substitution ! 

    L’enjeu de la connaissance client et son utilisation 

    C’est aujourd’hui la maîtrise de la connaissance client qui permettra de mieux communiquer avec les consommateurs afin qu’ils reviennent plus souvent dans les magasins. Cette arme d’interaction massive locale ET humaine doit être déployée très rapidement car Amazon dispose de moyens financiers quasi illimités et le risque majeur pour les commerçants français est qu’il interagisse désormais mieux qu’eux avec leurs propres clients y compris dans les magasins (showrooming avec l’application Amazon!). La conviction -et le combat de demain est que la technologie doit être au service de l’humain et non l’inverse : le commerce de demain ne doit pas être déshumanisé ou virtualisé mais au contraire augmenté à travers une bonne exploitation des données et du numérique. 

  • Les gagnants et les perdants numériques au sein des détaillants européens

    Digital IQ Index : Retail Europe 2016

    Publié cette semaine, le rapport de L2 Inc., intitulé Digital IQ Index®: Retail Europe 2016, évalue les compétences digitales de 58 commerçants européens qui mènent leurs activités au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne.

    La méthodologie du Digital IQ Index® ordonne la performance des marques selon la démarche web de consommation (site et commerce électronique, marketing numérique, médias sociaux et mobile) et classe les 58 indices des marques selon les catégories suivantes : Genius, Gifted, Average, Challenged et Feeble. Le rapport couvre de nombreux domaines — notamment des catégories comme l’alimentation, la non-alimentation et le commerce de détail d’hypermarché — et offre des constatations et des analyses de données à l’égard des tendances numériques, des innovations et des pratiques d’excellence observées dans cinq marchés.

    « Le durcissement des conditions du marché a créé une course aux armements digitaux parmi les commerçants européens », a souligné Simon Birkenhead, directeur général européen de L2. « Alors que le Royaume-Uni est le leader de l’approvisionnement en aliments par le Web, d’autres pays européens commencent à faire leur marque. Cependant, les commerçants de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne sont loin derrière leurs homologues du Royaume-Uni et de la France en termes de capacités de commerce électronique et omnicanaux, créant ainsi un vide qu’Amazon s’empresse de combler. »

    Voici quelques-uns des principaux constats du rapport de L2 :

    • L’expansion des produits offerts par les exploitants européens d’hypermarchés et des options de transaction a donné lieu à une pléthore d’applications et sites Web non intégrés. Parmi les marques de l’indice, 30 pour cent d’entre elles exploitent au moins deux URL distinctes, réduisant la visibilité de la marque au niveau du référencement et morcelant l’expérience des consommateurs.
    • La concurrence en ligne au Royaume-Uni, menée par les sociétés comme Ocado et Amazon Fresh, a conduit à de vastes investissements dans les capacités omnicanaux, Tesco étant le meilleur dans ce marché. Toutefois, en Allemagne, seulement 18 pour cent des commerçants offrent une option de type « cliquez et ramassez » (un important composant de l’expérience omnicanal d’aujourd’hui).
    • L’alimentation est le maillon le plus faible de la catégorie numérique, alors que trois quarts des marques sont qualifiés de Challenged ou de Feeble. Étudiant principalement les failles en ligne des commerçants allemands, Amazon cible ce marché de manière énergique avec le lancement d’Amazon Prime Now et de Dash Buttons en 2016 en symbiose avec les sorties aux États-Unis et au Royaume-Uni.
    • Les détaillants de briques et de mortiers peinent à rivaliser avec Amazon lorsqu’il est question de la visibilité du référencement. Étant la plus vaste catégorie de commerce en ligne et un précurseur de l’optimisation du référencement, les produits électroniques grand public donnent un bon aperçu de ce que l’avenir réserve.
    • L’Italie demeure le marché numérique le moins développé, alors que seule Carrefour Italy remporte le qualificatif Gifted. La moitié des détaillants étudiés n’ont aucune capacité commerciale électronique en plusieurs n’ont même pas d’infrastructures Web de base.capture-decran-2016-12-13-a-09-32-34

    Les études de cas du rapport portent notamment sur : Argos, B&Q, DM, Edeka, Samsung et Tesco.

  • Les meilleures pratiques mondiales en matière de digitalisation des points de vente – By Digital In Store

    Les meilleures pratiques mondiales en matière de digitalisation des points de vente 

    Les ouvrages professionnels, les blogs spécialisés, les universitaires ne parlent que de lui. Le digital semble aujourd’hui être le remède miracle à tous les dé s auxquels sont confrontés les distributeurs, les enseignes. Partout, dans tous les points de vente, des écrans d’a chage, des bornes tactiles, accueillent le consommateur et l’invitent à « dialoguer » avec la marque.

    Le digital in store contribue-t-il réellement à la stratégie de développement d’une enseigne ? Est-ce rentable ? Est-ce pertinent ? Très peu de responsables, merchandisers ou autre CDO pourront l’a rmer avec certitude. « C’est la tendance », « Mes concurrents le font alors je dois le faire également », « Ça claque aux yeux du client », « Nos collaborateurs craignent de se faire remplacer par une borne tactile… et ne les utilisent pas », « Nous ne savons pas quels contenus diffuser sur nos bornes interactives en magasin.

    Voilà les remarques régulièrement collectées par nos équipes lors de nos études menées auprès des décisionnaires des plus grands groupes de distribution français mais aussi de PME. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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  • LE COMMERCE LOCAL A L’HEURE DU CONSOMMATEUR CONNECTE

    Commerce local : Les Français prônent un virage digital 

    ETUDE DOLMEN – OPINION WAY

    Ce qu’il faut retenir : 

    • Entre les Français et le commerce local l’adéquation est manifeste : 
pour plus de 80% des Français, les commerçants locaux répondent à leurs attentes relatives à la qualité des produits vendus (88%), à l’accueil en magasin (82%) et à la disponibilité des produits (80%).
    • Bien qu’attachés au commerce local, les Français en discernent les limites : des horaires d’ouverture étroits (28%) et une communication insuffisamment personnalisée (21%).
    • Pour le moderniser, les Français prônent le recours au numérique : 65% d’entre eux sont convaincus que la conversion du commerce local au numérique est une question de survie.
    • De plus, les Français sont prêts à donner de leur personne pour accélérer cette modernisation : Plus de 7 sur 10 accepteraient d’évaluer les enseignes où ils effectuent leurs courses (74%), de faire un retour sur les produits achetés (71%) et de communiquer leur adresse email (64%).

    Internet s’est frayé une place de choix dans le quotidien des consommateurs français. Attirés notamment par l’illimitation des références disponibles sur la toile, ces derniers ont dépensé près de 57 milliards d’euros en ligne l’an dernier. En parallèle de cet attrait pour le commerce numérique, les Français font état d’un intérêt croissant pour le commerce local dont les caractéristiques sont pourtant aux antipodes du monde numérique : proximité, humanité et instantanéité. Cette situation inédite, dans laquelle le consommateur mêle appétence pour le numérique et attraction pour le local, interroge : comment le commerce local peut-il s’adapter à ce consommateur connecté tout en gardant son ADN ?

    1 – LES FRANÇAIS PLEBSCITENT LE COMMERCE LOCAL…

    • Entre les Français et les commerçants locaux, une adéquation manifeste

    A l’évidence, les Français sont largement satisfaits de leurs commerçants locaux.

    Plus de huit sur dix considèrent que ces derniers répondent à leurs attentes au sujet de la qualité des produits vendus (88%), de l’accueil en magasin (82%) et de la disponibilité des produits (80%).

    Mieux, pour la majorité d’entre eux c’est au niveau local que les commerçants connaissent le mieux leurs attentes. Pour 67% des personnes sondées, le boulanger est le commerçant qui les connaît le mieux. Devant le restaurateur de référence (61%) et le boucher (58%). Etonnamment, les acteurs de la distribution rompus à la collecte des données et à leur exploitation ne figurent pas parmi les favoris des Français. La preuve : seuls 50% d’entre eux jugent qu’Amazon les connaît ; et pour les supermarchés/hypermarchés ce chiffre tombe à 47%.

     « Il semble que les Français associent le contact direct et la connaissance du client comme s’il s’agissait de concepts synonymes. Par exemple, mon boulanger ou mon boucher me connaissent probablement moins qu’Amazon, qui dispose de toutes mes données d’achat et préférences produits. Mais contrairement à Amazon, mes commerçants locaux me « reconnaissent » au sens humain du terme, et je leur fais confiance. Les notions de reconnaissance et de confiance sont essentielles dans la construction d’une relation durable et de qualité. Seuls les commerces physiques sont capables de construire cette relation humaine. C’est pourquoi le digital doit être au service de l’humain et non l’inverse », analyse David Godest, Président et fondateur de Dolmen.

    • Campagnes de communication : c’est encore le local qui l’emporte

    Les Français ont un tropisme pour la communication locale. Près d’un sur deux la plébiscite (49%). Largement devant les campagnes nationales (26%) et régionales (20%). C’est donc sans surprise qu’ils sont majoritairement enclins – 59% exactement – à être sollicités par leur commerçant local. Dans le détail, 24% accepteraient d’être sollicités à raison d’une fois par mois, 16% une fois par semaine et 12% deux fois par mois. A l’évidence les Français ne souhaitent pas que ces sollicitations deviennent trop fréquentes et donc envahissantes.

    « Le contenu est au cœur des campagnes de communication des commerçants. La fréquence acceptable et acceptée est intimement liée à cela. Si mon commerçant local m’envoie un SMS pour m’annoncer l’arrivée de tondeuses alors que je vis en appartement, il y a de fortes chances que je ne souhaite plus rien recevoir de sa part. En revanche, s’il m’informe que le produit que j’ai commandé est disponible et qu’on l’échange sur l’horaire du retrait, aucun problème à recevoir 3 SMS le même jour ! », poursuit David Godest.

    2- …TOUT EN RECLAMANT L’INTRODUCTION D’UNE BONNE DOSE DE NUMERIQUE POUR LE MODERNISER

    • Les Français pointent du doigt les limites des commerçants locaux et de leur communication

    Derrière les promotions (51%), la principale attente des Français vis-à-vis des commerçants de proximité est l’élargissement des horaires d’ouverture (28%). Suivi d’assez près par une communication davantage personnalisée (21%). Une personnalisation insuffisance que les Français imputent à un manque de maîtrise des outils de communication modernes (31%) ou à une connaissance vague des clients (30%) voire à une absence de volonté de la part des commerçants (28%).

    « Les Français sont lucides. Bien qu’ils aient un tropisme pour le commerce local, ils savent où il doit s’améliorer afin d’entrer en résonance avec leurs nouveaux modes de vie et leurs nouvelles attentes », ponctue David Godest.

    • Pour moderniser le commerce local, les Français prônent le recours au numérique…

    Indispensable. Une question de survie. C’est ainsi que les Français considèrent le recours au numérique (sites Internet, applications mobiles…) par les commerçants locaux. Précisément, 66% jugent cet appui indispensable à la captation de nouveaux clients. Et 65% disent même qu’il est indispensable à leur survie économique !

    « Les Français ont une vision d’ensemble de la distribution. Ils constatent que le secteur se dirige inexorablement vers une intégration accrue du numérique pour adhérer aux nouveaux modes de vie du consommateur et comprennent que les commerçants locaux ne pourront pas faire l’économie de ces mêmes outils s’ils veulent durer », ajoute David Godest.

    De plus selon les Français, une maîtrise des outils de communication modernes (réseaux sociaux, mobile, Internet…) améliorerait la communication des commerçants locaux.

    • … Et sont prêts à donner de leur personne…

    Pour donner aux commerçants locaux les moyens de la personnalisation, les Français sont prêts à s’investir.

    Plus de 7 sur 10 accepteraient de répondre à des sondages régulièrement (74%), à évaluer les enseignes où ils effectuent leurs courses (74%), à faire un retour sur les produits achetés (71%). Voire à donner leur e-mail (64%). En la matière les 25-34 ans sont les plus enclins à s’impliquer. Sur les items précités ils se situent en moyenne sept points au-dessus du score national !

    Au-delà des actions ci-dessus, les Français jugeraient pertinents de partager certaines informations relevant de leur vie privée. Tels que leurs préférences alimentaires (76%), leurs listes de courses (67%), la composition de leur foyer (65%) voire le budget alloué aux courses.

    … Mais jusqu’à un certain point

    S’investir ? Oui, mais jusqu’à un certain point. Les Français refusent l’intrusivité et se montrent très protecteurs sur certains aspects personnels.

    C’est pourquoi seuls 25% de la population accepterait d’être géolocalisée pour obtenir des offres pertinentes et à peine 22% et 17% des répondants verraient d’un bon œil la divulgation du montant de leurs revenus et la révélation de leurs convictions religieuses pour bénéficier d’offres sur mesure.

    « Les commerçants locaux sont les plus légitimes pour communiquer avec leurs clients. Pour autant, ils ne disposent pas d’outils adaptés qui leur permettraient de gérer et développer une relation client de proximité. Deux principaux freins les empêchent de prendre le virage du digital : ils ont globalement peur d’outils perçus comme complexes, et surtout, ils n’ont ni le temps de se former ni de s’occuper au quotidien de leur communication digitale. Pour se transformer ces acteurs économiques ont besoin de simplicité et de bon sens. C’est pourquoi Dolmen met à disposition des commerçants une plate-forme de marketing client simple d’usage qui leur permet de mieux connaître leurs clients afin de mieux communiquer avec eux », conclue David Godest.

    La synthèse des résultats de l’étude est disponible ici