Les nouvelles tendances de la distribution en 2016Baromètre Harris Interactive |
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| Enquête réalisée en ligne du 12 au 21 juillet 2016 à partir de l’Access panel Harris Interactive. Echantillon de 2000 Français, représentatif de la population française, âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée sur les critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de l’interviewé(e). 12 circuits de distribution et 11 innovations commerciales analysés (Click and collect, livraison de courses par drones, réalité augmentée,.) Chaque année, Harris Interactive scanne la fréquentation des circuits de distribution par les Français pour leurs achats de courses alimentaires, analyse leur appétence pour les innovations commerciales et en dégage ainsi les tendances profondes des usages.Nous vous livrons quelques enseignements qui ressortent de cette étude et qui interpellent.
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Étiquette : retail
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Les nouvelles tendances de la distribution en 2016
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Réalité virtuelle, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D « Re-Imagine Shopper UX ».
Paris Retail Week 2016 : 17 Innovations à ne pas manquer
Pour sa deuxième édition, Paris Retail Week réunira en septembre deux salons historiques : E-Commerce Paris et Equipmag. Le plus grand événement retail off- et on-line d’Europe présentera les dernières nouveautés en matière d’innovation retail et e-commerce avec un nouvel espace réalisé en partenariat avec le PICOM : « Re-Imagine Shopper UX ».
Réalité virtuelle et augmentée, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D et open-innovation, toutes les technologies du moment en magasin seront réunies sur cet espace proposé par le PICOM dans le cadre de son programme New Shopping Experience 2016.
Les 50 000 professionnels du retail attendus pourront tester et expérimenter les 17 innovations inédites du commerce du futur sélectionnées par le PICOM pour Paris Retail Week. Ils découvriront en avant-première les « proof of concept » portés par 20 PME technologiques et développés en collaboration avec 16 grandes enseignes de la distribution et 4 laboratoires de recherche.Les innovations, toutes en cours de développement, matérialisent les réponses apportées aux problématiques soulevées par les enseignes : nouvelles expériences d’achat, d’interaction client/vendeur, parcours client connecté, paiement dématérialisé cross canal, ou encore personnalisation.
S’appuyant sur des technologies émergentes comme la mesure physiologique de l’émotion, les systèmes d’immersion, les plateformes d’impression numérique, les algorithmes de recommandation, la blockchain … elles n’ont été vues nulle part ailleurs !
• REALITÉ AUGMENTÉE / VIRTUELLE
FLUNCH / IVS
Self Scan
Ce projet a pour objectif de réduire le temps d’attente aux caisses des restaurants type « self ». La technologie employée est celle de l’analyse d’image en temps réel, associée au deep learning et aux réseaux neuronaux.
Le principe est de reconnaitre automatiquement le contenu d’un plateau et de générer le ticket de caisse.WHERELDHAVE / ADRENALINE et SEIZE
TAG IT !
Dispositif d’animation interactif 100% digital, TAG IT ! permet d’interpeller le consommateur lorsqu’il passe devant la vitrine d’un magasin ou dans l’allée d’un centre commercial. Avec TAG IT !, il est possible de choisir parmi plusieurs modules d’interaction:
> Tag Promo : jackpot virtuel pour gagner des bons d’achats à valoir immédiatement en boutique.
> Tag Info : Une question ? Notre séquence d’information y répond d’un simple geste.
> Tag Event : Le compte à rebours est lancé ; inscription pour participer à l’événement en avant-première.
> Tag Fashion : Choisir la tenue du mannequin et la laisser faire le show !
À partir de septembre, le dispositif sera déployé aux Docks Vauban, centre commercial géré par Wereldhave.KIABI / HOLUSION
Holographic Shop Window
L’Holographic Shop Window a un objectif : vous faire vivre une véritable expérience dans votre parcours d’achat. L’hologramme vous accueille dès votre entrée chez KIABI. Présentez-vous devant cette vitrine interactive pour y découvrir toute la collection du magasin. Prévisualisez ainsi vos produits, leurs caractéristiques et trouvez leur emplacement.
Envie d’un produit innovant et adapté à votre magasin ? Holusion, expert de l’affichage digital innovant, vous accompagne dans la création de votre projet sur-mesure.
IKEA / KEYNEOSOFT
My Personal Immersive Assistant
L’objectif de My Personnal Immersive Assistant est de faire rentrer l’univers cuisine IKEA chez le client grâce à la réalité virtuelle et de rendre simple, ludique l’achat et l’essayage de sa future cuisine.
Chez lui ou en magasin, le client aménage et personnalise sa future cuisine sur son outil de conception 3D traditionnel puis visualise son projet en temps (et lieu) réel grâce à la réalité virtuelle. En un clic, il passe commande directement depuis son smartphone !
LEROY MERLIN /
WHAT A NICE PLACE (Inria) Coach déco virtuel
Ce coach déco se base sur la photo de l’intérieur du client pour lui recommander des produits coordonnés au reste de sa déco. Leroy Merlin teste cet outil innovant sur son rayon luminaire. Choisir sa déco devient facile et ludique.• ROBOTIQUE
TAPE A L’ŒIL / CYLANDE
UR Robotics
Le projet consiste à améliorer l’expérience utilisateur des clients qui se servent des dispositifs digitaux déployés en magasin grâce à la plateforme de vente omnicanal UR POS, notamment via un accueil humanoïde avec les robots Nao et Pepper fabriqués par la société Aldebaran Robotics.• INTERNET DES OBJETS
INTERMARCHÉ / NEOTROPE (Inria, Scalab)
Affect-Tag
Affect-Tag est une solution de captation physiologique et d’analyse des émotions. Développé en collaboration avec la recherche scientifique, le bracelet connecté permet une mesure simple et nomade de l’engagement du consommateur. L’outil de visualisation sur tablette permet une observation en temps réel des constantes tandis que le software d’analyse facilite une interprétation efficace et rapide des émotions du consommateur mesurées pendant son expérience shopping.• IMPRESSION 3D
ERAM / UNISTUDIO
Atelier 27
Afin d’offrir une expérience unique à ses clients, Eram et Unistudio ont mêlé leurs savoir-faire pour réaliser le rêve de nombreuses femmes : créer leurs propres talons sur- mesure.
Après avoir défi ni le modèle, la forme et la couleur, il ne reste plus qu’à se laisser émerveiller par la magie de l’impression 3D. Vous pourrez donc dans la même journée imaginer, concevoir, créer et porter vos talons : du shopping hors du commun.• COLLABORATIF
IDKIDS / WENOVE
Creative lab
Le Creative Lab d’Idkids est un lieu d’initiation à la culture numérique et d’expérimentation, dédié aux enfants, pour imaginer, concevoir et fabriquer ensemble, en toute sécurité.
Réalisé en partenariat avec Wenove et Digiphyse, cet atelier ludo-pédagogique permet aux enfants entre 6 et 12 ans de développer leurs talents de créativité, dans un esprit «learning by making» à partir d’outils numériques (tablettes graphiques, configurateur, découpe et gravure laser..).• INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
LEROY MERLIN / PHOCEIS
MAIA, à votre service !
Il n’est généralement pas simple de trouver un produit précis dans une grande surface spécialisée, surtout lorsque l’on n’est pas un habitué des lieux. Le client s’en remet dans la grande majorité des cas au conseiller le plus proche à condition qu’il soit
disponible. Afin d’optimiser le temps passé en magasin, nous proposons la création d’un agent conversationnel
par SMS offrant une réponse précise au client en quelques secondes. Un conseiller a plus de valeur pour l’enseigne dans l’accompagnement de ses clients que dans la localisation ou le prix d’un produit !• BLOCKCHAIN
JARDINS DE COCAGNE DE LA HAUTE BORNE / WEBPULSER
Monnaie Cocagne Blockchain – MoCoBlock
Le projet vise à expérimenter les usages de la blockchain dans le retail.Via la création d’une Monnaie Locale Complémentaire et d’applications dédiées, de nouveaux services communautaires sont possibles. Un cas d’usage de dématérialisation de titre de paiement est également présenté.
• GÉOLOCALISATION
BRICOMARCHÉ / INSITEO (Inria)
GeoProfiling
L’objectif est d’élaborer des profils de visiteurs d’un point de vente à l’aide de leurs données de géolocalisation. Les données sont élaborées par les algorithmes d’INSITEO implémentés dans l’application mobile Bricomarché, activés avec l’accord de l’usager.
La solution, déployée dans plusieurs magasins, apportera des avancées majeures dans la connaissance précise des comportements clients et permettra de bien mieux cibler les interactions mobiles que l’enseigne souhaitera Implémenter.PIZZA PAI / INSITACTION
Service Rapido : le digital au service de la restauration
Objectif : supprimer les temps morts générateurs de stress pour les clients pressés. Application configurable et interopérable et système de reconnaissance et de géolocalisation, permettant au client de choisir depuis son smartphone, le jour, l’heure, le nombre de personnes et les plats qu’il souhaite réserver.
Il choisit ensuite sa formule et ses plats, et invite les personnes conviées à faire de même en indiquant leur mail ou numéro. Les invités sont automatiquement prévenus. Cette étape finalisée, chacun procède au paiement. De son côté le restaurateur paramètre ses quotas de places, et gère ses réservations depuis son back office. Une fois arrivée les clients sont automatiquement reconnus et invités à s’orienter vers leur table ! Les équipes sont averties et la commande est lancée automatiquement en cuisine sur un écran dédié.TAPE A L’ŒIL / STIMSHOP et ZENT’O
Whisperings : Analyse client et interactions contextuelles en magasin
Le projet « Whisperings » de STIMSHOP et ZENTO permet à TAPE A L’OEIL de détecter ses clients en magasins, de mesurer leur parcours et d’interagir de manière localisée et contextuelle. Le module Link discovery, de gestion et d’analyse des espaces, permet de créer des « zones commerciales » d’interaction client personnalisées. L’ultrason STIMSHOP diffusé dans la sono et via les Hbeacons (BLE+Ultrason), permet de déclencher la relation avec une réelle précision dans les zones de détection, sur 100% des smartphones des visiteurs.
Link connect, le module de gestion des interactions de ZEN’TO, permet une mise en scène simple et modulable des scénarios de fidélisation et d’échanges entre la marque et son client.• PERSONNALISATION
ZODIO (Adeo) / DIGIPHYSE
Interactive Manufacturing
La création numérique en un clic !
La personnalisation fait aujourd’hui partie de notre quotidien. Les nouvelles technologies permettent désormais des possibilités de création infinies, mais attirent peu de gens car trop complexes. Avec notre solution, vous pourrez créer vos objets, exprimer toute votre créativité, sans aucune difficulté.LA VIGNERY / EPLANKTON (Inria, Rubika, SCV)
Social Avatar
ePlankton propose un jeu pour connaître les motivations profondes des consommateurs et ainsi leur proposer l’offre juste, en se basant sur des travaux de recherche sur les motivations et comportements inconscients des consommateurs.CYRILLUS / NAOS PUBLISHING et NUUKIK
Smartalog
Solution de communication permettant aux annonceurs de délivrer directement en boîte aux lettres à un client un document papier intégralement personnalisé par son contenu (textes et images), grâceà la connaissance de ce client et de son environnement. -
Connaissez-vous le cross mobility shopping ?
LE-CROSS-MOBILITY-SHOPPING : nouveau média ou nouvelle forme de commerce ?
Le cabinet d’études TOPOYE, spécialiste des lieux de shopping, lance la publication Les Cahiers de l’Innovation Retail, avec le cross mobility shopping
A la croisée entre le e-commerce et le magasin traditionnel, le cross-mobility-shopping offre la possibilité, pour le consommateur, d’acheter des produits et services qu’il voit sur son parcours, instantanément, à n’importe quel moment et en quelques clics, en se servant de son moyen de paiement mobile. Comment cela fonctionne-t-il ? Le consommateur photographie/taggue un produit qu’il voit dans la rue, sur des affiches, des vitrines, des magazines ou des personnes réelles… pour ensuite l’acheter directement sur son smartphone. Dans le 1er numéro de sa publication Les Cahiers de l’Innovation retail, le cabinet TOPOYE propose une analyse complète de cette tendance qui participe au grand mouvement de révolution en marche dans la distribution.
Les différentes formes du cross-mobility-shopping : murs shopping, vitrines interactives, médiathèques virtuelles et Shazam shopping
Si Tesco a initié cette forme de shopping – en Corée du Sud dans le métro, en transformant des affiches en vitrines géantes – d’autres initiatives ont vu le jour dans le monde sous différentes formes (cf exemples ci-dessous). Des murs shopping en duty free sont ainsi apparus à l’aéroport de Francfort. Des affiches se sont transformées en librairies virtuelles dans le TER lorrain. Des passants sont devenus des vitrines mobiles grâce à des applications ‘Shazam de la mode’, comme ASAP 54. Des vitrines virtuelles d’e-commerçants sont apparues sur le parcours des shoppers, comme c’est le cas des ‘digital stores’ du centre commercial Westfield à San Francisco. Ce dépassement des frontières physiques et temporelles du point de vente s’inscrit dans une tendance croissante à la mobilité et ouvre la voie à de nouvelles formes de shopping. Les expériences se multiplient aux quatre coins du globe, dans tous les secteurs.
Au cœur des stratégies cross-canal
Ces différentes initiatives sont-elles le reflet d’une disparition des magasins physiques ? Annoncent-elles une évolution des modes d’achats virtuels ? Le cross-mobility-shopping répond à cette expérience cross-canal que recherche le consommateur, en offrant une emprise dans un monde réel pour mieux servir le virtuel. Le développement du cross- mobility-shopping répond aussi à ces consommateurs hyper-mobiles et multi-tâches en quête de micro-plaisirs du quotidien, dans l’instant présent. Les consommateurs, à la fois plus volatiles, plus agiles, mais aussi décideurs et actifs, assouvissent ainsi leurs besoins, tout de suite, sans report dans le futur.
Vers un commerce ubiquitaire ?
Selon les supports physiques (affiches, passants, vitrines…), le cross-mobility-shopping peut être vecteur d’image, renforcer l’attractivité virtuelle, générer du trafic vers d’autres points de contact ou accroitre le chiffre d’affaires. Mais, le cross-mobility-shopping est aussi tributaire des différentes technologies, de leur fiabilité et de leur adoption par les consommateurs notamment dans leurs habitudes de shopping. Il ouvre en tout cas la voie vers de nouvelles perspectives en termes de parcours d’achat.
Exemples : 2013 Mur shopping à l’aéroport de Francfort, proposant des produits aux voyageurs en salle d’embarquement à retirer dans un espace dédié dans un délai de 15 minutes

2016 – Médiathèque virtuelle dans le TER Languedoc-Roussillon, offrant aux voyageurs des livres numériques en téléchargement payant pour agrémenter leur voyage

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Shake Event 2016 The Thank you Economy – Les enjeux
Entretien avec Hervé Bourdon fondateur de Shake Event
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Premier état des lieux des dispositifs Web-to-Store
OBSERVATOIRE DES PRATIQUES WEB-TO-STORE DES ENSEIGNES FRANÇAISES DE LA DISTRIBUTION
Alors que la maturité des consommateurs pour le web-to-store n’est plus à démontrer, Generix Group, éditeur de solutions applicatives pour l’écosystème du commerce, a voulu sonder celle des distributeurs français en passant au peigne fin les pratiques web-to-store de 28 enseignes appartenant aux six secteurs suivants : bricolage, maison, jeux/jouets, bien-être, habillement et GSA. Ces enseignes, issues du Top 100 des distributeurs établi par LSA, ont été sélectionnées sur la base de leur chiffre d’affaires.
1. LE CLICK-AND-COLLECT, UN DISPOSITIF QUI NE PARVIENT PAS À PERCER DANS LES GRANDES SURFACES ALIMENTAIRES
Quatre secteurs sur six – à savoir les jeux/jouets, le bricolage, le bien-être et la maison – ont totalement intégré le web-to-store dans leur dispositif de vente. Dans l’habillement cette intégration est presque achevée. Par contre, parmi les grandes surfaces alimentaires tout reste encore à faire : à peine deux enseignes sur cinq (Intermarché et Super U) ont franchi le pas. Sans surprise, les enseignes de ce secteur donnent la priorité à une autre alternative du web-to-store : le « drive » qui est de plus en plus répandu.
La bonne pratique observée :
Auchan a mis en place un service « retrait des encombrants » permettant aux clients de l’enseigne de retirer leurs achats non alimentaires les plus lourds (jusqu’à 130 kilos). Ce service gratuit, qui s’inscrit dans la stratégie cross-canal de l’enseigne, est accessible dans plus de 60 points de retraits dédiés dans l’Hexagone.
En bref:
Bricolage : 5/5
Maison : 5/5
Jeux/Jouets : 4/4
Bien-être : 4/4
Habillement : 4/5
GSA : 2/5
2. L’E-RESERVATION FAIT CARTON PLEIN DANS L’UNIVERS DU LUDIQUE
Les quatre enseignes de jeux/jouets analysées se sont converties à l’e-réservation. Seuls les secteurs de l’habillement et de la maison font presque aussi bien (3/5 tous les deux). Pour le secteur de l’habillement les consommateurs éprouvent encore le besoin de voir le produit avant d’acheter. Etonnamment, loin derrière, on retrouve le bricolage (1/5). Pourtant ce secteur devrait être un des premiers utilisateurs de ce dispositif sachant que les consommateurs préfèrent bien souvent voir le produit de bricolage avant de l’utiliser. De leur côté, les grandes surfaces et le bien-être ne mettent pas forcément en évidence cette typologie de web-to-store sur leur site Internet.
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Le magasin physique : l’arme redoutable des retailers
Quand les terminaux digitaux cassent les limites physiques des magasins
Par Nicolas Passalacqua CEO Octipas
Dans les années 2000, l’arrivée du e-commerce a été très mal vécue par les commerces physiques. Ils y voyaient un concurrent au sein même de leur marque, qui allait leur grignoter leur activité. Très rapidement les marques et leurs commerçants ont compris que le e-commerce était une nécessité pour une enseigne et qu’elle ne pouvait s’en passer pour exister.
Au fur et à mesure, le site e-commerce s’est imposé pour toutes les marques. Aujourd’hui, il faut aller plus loin et ne pas en faire un simple « magasin virtuel ». Il doit se positionner comme un outil de liaison entre l’utilisateur et la marque. L’utilisateur doit y retrouver ses informations personnelles, ses commandes en cours, ses achats magasins, …
C’est le seul moyen de faire face à des géants du e-commerce qui cassent les frontières, les prix, et la facilité de consommation. Amazon pour n’en citer qu’un !
Face à la e-pression des pure-players, les retailers ont une arme redoutable : leur magasin physique !
Les consommateurs veulent voir les produits, les toucher, les essayer, discuter avec des vendeurs qu’ils considèrent encore comme des experts.Les enseignes doivent tirer parti de cet avantage et s’appuyer sur leur réseau physique pour contrer les pure-payeurs.
Mais pour ce faire, ils doivent faire évoluer leur magasin. Si l’on prend du recul, ces dernières années le monde digital a explosé. Il y a encore 15 ans le web n’était accessible que par une minorité. Aujourd’hui, tout le monde l’a dans sa poche en une fraction de secondes.
Pourtant face à ce phénomène, les magasins sont restés les mêmes depuis des décennies. Les vendeurs ne disposent d’aucun outil pour les aider à servir au mieux leurs clients et atteindre leurs objectifs de CA.Parmi les incontournables et les plus faciles à mettre en place : la prise de commande en live pour contrer la rupture de stock.
Les études montrent que les magasins peuvent augmenter leur chiffre d’affaires de plus de 25%simplement en étant capables de commander les produits en ruptures de stock, ou non disponibles dans le magasin.
Pouvoir commander un produit et d’autant plus primordial lorsque l’on sait que dans 88% des cas, un client confronté à une rupture de stock va acheter un produit similaire ailleurs. Autant de chances pour la concurrence de récupérer ce client mécontent et de faire le maximum pour le fidéliser.A côté de cet outil digital incontournable de la prise de commande, les enseignes doivent repenser toute leur architecture pour proposer une expérience unifiée au client. Plus de la moitié des clients se renseignent sur internet avant de se rendre en magasin.
D’ici 1 à 2 ans, il paraitra inconcevable pour un client que le vendeur ne puisse pas comme lui sortir un smartphone de sa poche et avoir accès à son compte client, son historique, lui donner en temps réel des informations techniques précises sur le produit consulté, sa disponibilité en stock sur l’ensemble des canaux de ventes de l’enseigne etc. …Les enseignes qui auront mis en place ces dispositifs seront les plus prospères et celles qui pourront compter sur des clients fidèles.
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Shopping en ligne : les derniers chiffres
Résultat de l’étude RetailMeNot sur l’e-Commerce
L’année 2015 a encore une fois bénéficié d’une très forte croissance de l’e-commerce en Europe, portée par l’avènement du mobile qui devrait se poursuivre en 2016. En effet, cette année les consommateurs français devraient effectuer près d’un quart (23,6%) de leurs dépenses en ligne sur un appareil mobile. C’est ce qu’annonce l’étude internationale commanditée par RetailMeNot, site leader de la promotion digitale et éditeur du site Ma Reduc en France, réalisée par le Centre for Retail Research (CRR).
Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants:
- Les ventes en ligne toujours aussi dynamiques : Les e-commerçants Français ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de +17 % en 2015, pour des recettes totales de 36,5 milliards d’euros.
- L’année 2015 a été portée par des achats sur mobile : l’utilisation des tablettes pour effectuer des achats a augmenté de +64% et celle des smartphones de +117% en France.
- C’est la Grande-Bretagne qui est le champion mondial du m-commerce. Outre-Manche, la part des dépenses du commerce électronique effectuées sur mobile représentera 35,6% cette année, contre 34% en Allemagne, et 33,9% aux Etats-Unis. En France, le mobile pèsera 23,6% des dépenses.
- La fréquence d’achat sur mobile devrait augmenter de manière très significative encore, passant de 10,5 achats par acheteur en moyenne en 2015 à 15 achats en 2016 en France.
- Un potentiel de croissance très élevé : Seul 1 Français sur 5 (20%) a réalisé un achat sur mobile en 2015, alors qu’ils sont déjà 27% en Allemagne et 35% au Royaume-Uni.

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Quelles sont les habitudes d’achats des consommateurs ?
Akamai Technologies présente les résultats de son étude « European Consumer Holiday Shopping Plans »
Réalisée en décembre 2015 auprès de consommateurs en France, au Royaume-Uni, en Suède, en Italie et en Espagne, cette étude révèle la complexité des habitudes d’achat de consommateurs.
Ces derniers privilégient le multi-écran et l’omnicanal, aussi bien pendant la recherche d’informations que lors de l’achat proprement dit. Dans leur grande majorité (87 %), les participants projetaient de s’informer sur Internet avant de concrétiser leurs achats en magasin, pour trouver des idées cadeaux, accéder à des avis et informations sur les produits, oudénicher de bonnes affaires et ce, même si Internet n’était pas le canal d’achat initial.
Si 85 % des consommateurs ont indiqué préférer l’ordinateur pour effectuer leurs achats en ligne, 61 % avaient l’intention d’utiliser leurs appareils mobiles en magasin pour comparer des prix, consulter des avis ou encore scanner des bons de réduction. 73 % privilégiaient également la tablette, et pour 58 % d’entre eux, il s’agissait de l’équipement de prédilection pour naviguer et acheter sur Internet.
Même si les appareils mobiles sont de plus en plus prisés pour trouver, comparer et évaluer des articles, la majorité des personnes interrogées (84 %) préféraient se servir de leur ordinateur, précisant que ce terminal permettait une navigation facilitée sur les sites marchands (57 %), unchargement accéléré des pages web (38 %) et un accès intégral à l’ensemble des informations requises (37 %).
Le soir était le moment privilégié pour effectuer des achats sur Internet, que les participants aientprévu d’utiliser leur ordinateur (65 %), tablette (33 %) ou smartphone (37 %).
« Les consommateurs d’aujourd’hui, qui se connectent plus fréquemment à Internet, sont en quête de continuité dans l’expérience d’achat ; ils veulent pouvoir passer aisément d’un équipement à l’autre, qu’ils soient à leur domicile, en magasin ou en déplacement, et en fonction des achats en cours à ce moment précis », observe Enrique Duvos, Product Marketing & Enablement EMEA chez AkamaiTechnologies. « Pour répondre à leurs attentes, les cybermarchands doivent donc, non seulement être prêts pour faire face aux pics de trafic, mais aussi veiller à ce que leurs expériences numériques soient optimisées sur un large éventail d’équipements. En parallèle, ils doivent perfectionner les principaux aspects du processus d’achat sur mobiles : faciliter la navigation et la consultation, réduire les temps de chargement et simplifier le règlement.», poursuit-il.
L’étude met également l’accent sur les données suivantes :
- 89% des Français ont confirmé avoir l’intention de se renseigner en ligne avant de concrétiser leurs achats en boutique, juste derrière l’Italie (94%) et l’Espagne (97%) mais loin devant l’Allemagne (78%)
- 62% des français prévoyaient d’effectuer tout ou une partie de leurs achats de Noël en ligne.
- Les Français et les Britanniques sont les 1ers en matière d’anticipation, ils ont démarré leurs achats en Novembre à respectivement 35% et 34%, bien loin devant les Hollandais (22%) ou les Suédois (21%)
- De tous les consommateurs interrogés, les Français étaient les moins enclins à acheter leurs cadeaux via un smartphone ou un appareil mobile ; 42% en avaient l’intention, contre 73% des Italiens.
- L’ensemble des consommateurs européens envisageaient de dépenser plus en 2015 qu’en 2014 (en moyenne 100€ de plus) à part les Français (-34%).
- Les Français ont confirmé recourir à de multiples équipements pour leurs achats en ligne. S’ils s’apprêtaient en majorité à utiliser un ordinateur de bureau/portable (84 %), plus du tiers (41 %) souhaitaient recourir à un smartphone/appareil mobile ou à une tablette (15%) ; ils étaient plus susceptibles que d’autres consommateurs européens à se servir d’une tablette pour effectuer leurs emplettes en ligne.
- 37 % des français entendaient se servir de leur appareil mobile en boutique pour comparer des prix, consulter des avis sur des produits ou encore scanner des bons de réduction/codes de paiement.
- Pour leurs recherches et achats sur le web, les consommateurs, toutes nationalités confondues, privilégiaient avant tout l’aisance de navigation (63 %), la simplicité de règlement (61 %) ainsi que la sécurisation des sites et des paiements (59 %).
- La lenteur de certains sites web aurait dissuadé 15 % des consommateurs de réaliser leurs achats sur Internet, tandis que 21 % auraient été préoccupés par des questions de sécurité/vol de données.
- La sécurité était au cœur des préoccupations ; la majorité des français ont indiqué s’assurer du chiffrement d’une page web avant de saisir les informations de leur carte bancaire.
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Comment repenser la chaine de valeur ?
Une étude sur les biens de consommation et la vente au détail réalisée par le Consumer Goods Forum et Capgemini révèle que la chaîne de valeur doit être repensée
Le Consumer Goods Forum (CGF) et Capgemini publient aujourd’hui les résultats de leur étude « Rethinking the Value Chain: New Realities in Collaborative Business » (Repenser la chaîne de valeur : les nouvelles réalités du modèle collaboratif). L’étude analyse les tendances à venir dans le secteur de la vente au détail et des biens de consommation et conclut que leur approche traditionnelle de la chaîne de valeur est désormais obsolète. Afin d’assurer une croissance sur le long terme, elle propose d’adopter une approche métier reposant sur un « réseau de valeur ». Cette étude a été présentée pendant le Conseil d’Administration du CGF qui s’est tenu à Amsterdam, en présence de Muhtar Kent, président et PDG de The Coca-Cola Company, et Motoya Okada, président et PDG du groupe AEON Co., LTD, qui ont initié le projet au niveau du Conseil et qui parrainent le programme « End-to-End Value Chain & Standards Pillar» lancé par le CGF.
Cette étude ouvre de nouvelles perspectives qui concernent l’ensemble des acteurs de l’industrie, fabricants comme revendeurs. La chaîne de valeur ne doit plus être pensée de manière linéaire (structure linéaire et séquentielle du fournisseur au fabricant), mais selon une organisation en réseau centrée sur le consommateur, offrant ainsi une multiplicité de canaux et d’interfaces dans l’ensemble des processus et activités commerciales à valeur ajoutée. Au final, ce sont les décisions du consommateur qui impactent directement le « réseau de valeur », et auxquelles l’industrie répond – plutôt que l’inverse.
Muhtar Kent souligne : « Aujourd’hui le pouvoir du consommateur n’a jamais été aussi important. Il a accès à un nombre croissant de media sociaux et canaux digitaux s’il veut partager largement ses opinions et inquiétudes. Ses attentes ne cessent de croître et les marchés se transforment rapidement ; dans ce contexte, nous devons nous poser la question cruciale : face aux défis sans précédent qui nous attendent, comment pouvons-nous transformer notre industrie tout en gardant à l’esprit le bénéfice du consommateur ? Cette étude, initiée par le Consumer Goods Forum, donne des pistes essentielles pour anticiper et aborder ces changements profonds. »
Motoya Okada ajoute : « Les membres du Consumer Goods Forum et les acteurs du secteur doivent travailler main dans la main pour améliorer l’expérience consommateur sur le long terme. Ce rapport met en lumière les nouvelles possibilités que nous nous devons d’exploiter si nous souhaitons mieux répondre aux attentes des consommateurs tout en respectant nos engagements de valeur et de confiance. Pour ce faire, il est essentiel de repenser la manière dont nous collaborons. Le monde change : il est temps pour nous de faire de même. »
Cette étude est le fruit d’un travail poussé et d’interviews d’experts et de leaders d’opinion du secteur des produits de consommation et de la vente au détail. Les résultats soulignent la nécessité d’une transformation radicale en matière de collaboration avec les différents acteurs de la chaîne de valeur.
L’étude met en évidence trois aspects stratégiques offrant un retour sur investissement potentiel élevé et sur lesquels les acteurs de l’industrie doivent se pencher :
L’engagement des consommateurs. Il est essentiel d’établir une relation de confiance en instaurant un vrai dialogue avec les consommateurs. L’industrie doit tenir une ligne de conduite responsable sur le sujet du partage des données de façon à donner de la valeur ajoutée au service rendu en échange. Les acteurs du secteur devront donc adopter des règles communes claires qui favoriseront l’engagement des consommateurs.
Transparence. Les consommateurs doivent pouvoir accéder aux informations relatives à la traçabilité, à la composition et à la provenance des produits : les entreprises doivent leur fournir des informations sur la sécurité, les contenus et l’empreinte environnementale et sociale, tout en améliorant leur efficacité opérationnelle. Les audits de traçabilité traditionnels ne suffisent plus : il est donc nécessaire de transformer progressivement l’approche collaborative liée à la définition, à la qualité et au partage des données produit.
La logistique du « dernier kilomètre ». L’hypothèse selon laquelle la distribution vers les magasins et consommateurs est un secteur dans lequel chaque opérateur agit indépendamment l’un de l’autre doit être revue. Les entreprises pourraient par exemple travailler de concert pour améliorer la vitesse et l’efficacité, mais également réduire leur empreinte environnementale. Ce nouveau modèle devrait reposer sur un réseau de partenariats. Pour exploiter pleinement ces possibilités, il est essentiel que les acteurs du secteur s’appuient sur des technologies flexibles et des processus interopérables tout en favorisant le développement de cultures d’entreprise plus ouvertes.
Peter Freedman, gérant du Consumer Goods Forum précise : « Nous cherchons constamment de nouveaux moyens d’améliorer jl’efficacité métier et la confiance des consommateurs. Cette étude met l’accent sur l’importance de prendre en compte ces deux axes de travail. Elle vient renforcer la majeure partie de notre agenda et nous challenge pour la mise en place encore plus rapide d’une approche collaborative. »
Ted Levine, responsable mondial du secteur Consommation et Grande Distribution chez Capgemini, ajoute :
« Dans ce secteur, il est essentiel d’acquérir des technologies modulaires clé en main pour les applications métier et les services Big Data, afin de réduire les délais de commercialisation tout en encourageant l’innovation. Chez Capgemini, nous sommes convaincus que les entreprises du secteur des biens de consommation et de la vente au détail doivent mettre en place des chaînes d’approvisionnement orientées client. Elles bénéficieront ainsi de réseaux de valeur de bout en bout qui optimiseront la localisation sur tous les canaux et fourniront une visibilité et des informations pour améliorer la vitesse et favoriser l’innovation, le tout en respectant les attentes des consommateurs connectés. »
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Zalando mise sur le brand store pour son développement
Avec 16 millions de clients actifs et une gamme de plus 1500 marques, Zalando affiche des ambitions fortes : faire évoluer son concept de boutique en ligne vers une plateforme de ventes pour les marques.
Une machine de guerre discrète mais qui devrait s’avérer à terme, terriblement efficace…
Avec plus de 150.000 articles, Zalando n’est plus la petite boutique en ligne de chaussures lancée par deux étudiants en 2008. C’est aujourd’hui, le premier site de mode en Europe, visité par plus de 100 millions d’internautes par mois. Un succès lié à sa plateforme, véritable prouesse technique et logistique.
« Le marché européen porte sur plus de 420 milliards d’euros /an. Il existe un très grand potentiel au niveau des différents catégories » déclare Eric Bowman VP Engineering chez Zalando et d’ajouter : « Notre objectif est de dépasser la mission d’un e-commerçant classique, en mettant au service de la mode, la technologie que nous avons développé. » Pour cela, Zalando, propose aux marques d’ouvrir leur propre « brand store », afin de faciliter la distribution de leurs collections dans toute l’Europe. Le retailer veut s’adresser avant tout aux marques désireuses de se lancer en Europe, mais qui ne souhaitent pas ouvrir de points de vente locaux. Pour atteindre cet objectif, Zalando a lancé dernièrement le service « Brand Solutions ». Les marques distribuées par Zalando peuvent ainsi créer une interface personnalisée de leur boutique en ligne.
« Le consommateur est plus proche de la marque par le biais de campagnes et du contenu spécifique mis en ligne » précise Eric Bowman. Une solution pertinente pour les marques qui peuvent recevoir des « insights » sur le comportement client grâce aux outils Analytics proposés par Zalando. Un autre type de service baptisé Media Solutions est actuellement en cours de test. Objectif affiché : aider les marques à maximiser leur ciblage en ligne et à cibler leurs messages aux bonnes audiences en fonction du meilleur timing.
« Nous avons l’ambition que tous les acteurs de l’industrie : consommateurs, marques, commerçants soient interconnectés. A ce niveau, notre rôle est de créer un terrain commun propice à ces interactions. » Un autre type de service baptisé Zalando Media Solutions est actuellement en cours de test. Objectif affiché : aider les marques à maximiser leur ciblage en ligne et à cibler leurs messages aux bonnes audiences en fonction du meilleur timing. Une stratégie qui devrait permettre au retailer, une croissance de 20 à 25 % par an.
Annie Abela Lichtner de Berlin le 20 Novembre 2015

