Étiquette : publicité

  • Quand les consommateurs sont de plus en plus disposés à bloquer les publicités en ligne…

    3 Français sur 10 seraient prêts à payer pour ne plus être interrompus par des publicités

    Une nouvelle étude menée par Accenture révèle que la plupart des consommateurs français (61%) savent désormais qu’il existe des solutions pour se débarrasser de la publicité en ligne comme les bloqueurs de fenêtres publicitaires, ce qui représente une menace réelle pour cette industrie. D’après cette enquête menée auprès de 28 000 consommateurs dans 28 pays, plus de trois Français sur dix (32 %) seraient prêts à payer pour ne plus être interrompus par des publicités.

    Les bloqueurs de publicité permettent de modifier des contenus publicitaires (vidéos, images, textes notamment) sur une page Internet ou de les supprimer automatiquement.
    Ces outils technologiques permettent aux téléspectateurs et aux internautes de charger plus rapidement des fichiers vidéo, de consulter des pages Internet sans publicités, de préserver leur bande passante et de protéger leur vie privée en supprimant les systèmes de tracking et de profilage des plateformes de diffusion publicitaire.

    Selon Yannick Sadowy, directeur exécutif en charge du secteur des médias pour Accenture France et Benelux, “les bloqueurs de publicités constituent une menace relativement récente pour l’industrie publicitaire. Les consommateurs sont de plus en plus disposés à payer pour acheter des bloqueurs car trop de publicités sont mal ciblées. A l’ère de la personnalisation du contenu, être contraint de regarder une publicité non pertinente est une opportunité ratée pour les annonceurs, mais c’est aussi une perte de temps pour le consommateur. De fait, plus ce dernier sera conscient qu’il a le choix, plus il évitera tout simplement les contenus liés à des publicités redondantes, intrusives et peu pertinentes.”

    L’enquête indique que les jeunes consommateurs français sont plus au fait de l’existence de bloqueurs publicitaires que les autres classes d’âge.
    Plus des deux tiers (70 %) des 18/24 ans, et presque le même pourcentage des 25/34 ans (64%), affirment connaître l’existence de technologies permettant de supprimer les encarts publicitaires.

    Les consommateurs issus des pays émergents connaissent davantage encore ces méthodes que les consommateurs des marchés développés. A
    insi, les deux tiers (65 %) des répondants résidant dans des pays émergents affirmaient connaître l’existence des bloqueurs de publicité, contre 58 % des répondants des marchés plus matures. La proportion est particulièrement élevée au Mexique, où 82 % des personnes connaissent ces technologies.

    Les consommateurs issus des marchés émergents sont aussi plus nombreux – 47 % contre 34 % sur les marchés matures – à dire qu’ils seraient prêts à payer pour supprimer les publicités.

    “Il est inutile d’imiter l’industrie musicale dans ses tentatives avortées de contrecarrer le piratage,” ajoute Yannick Sadowy. “Inutile aussi de redoubler d’efforts pour essayer de déjouer les technologies toujours plus performantes des bloqueurs de publicités. L’industrie publicitaire doit faire son maximum pour que les publicités soient plus respectueuses du temps précieux que nous passons devant nos écrans, en misant sur des contenus ciblés, adaptés et divertissants – avec une créativité que tout le monde appréciera.”

    S’appuyant sur ses capacités de conseil et sur son expertise en matière de transformation numérique, Accenture recommande aux agences de publicité digitale d’investir dans l’expérience utilisateur, l’évolution des interfaces, des studios de production, mais aussi des équipements et des compétences de post-production. Dotée de technologies opérationnelles et analytiques capables de résoudre ces problèmes, la publicité est en mesure de fournir des contenus créatifs et des services beaucoup plus personnalisés aux consommateurs.

    Méthodologie

    Entre octobre et novembre 2015, Accenture a mené une enquête en ligne auprès de 28 000 consommateurs en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, en République Tchèque, en France, en Allemagne en Hongrie, en Inde, en Indonésie, en Italie, au Japon, au Mexique, aux Pays-Bas, aux Philippines, en Pologne, en Roumanie, en Russie, en Arabie Saoudite, en Slovaquie, en Afrique du Sud, en Corée du Sud, en Espagne, en Suède, en Turquie, aux Émirats Arabes Unis, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Dans chaque pays, l’échantillon de personnes était représentatif de la population connectée. Les personnes interrogées étaient âgées de 14 à 55 ans et plus. L’enquête et la modélisation des données connexes quantifient la perception des outils digitaux, des contenus et des services, des habitudes d’achat, des préférences et de la confiance dans les fournisseurs d’accès, ainsi que l’avenir du mode de vie connecté.

     

  • Publicité numérique dans le monde : un marché de 160 milliards de dollars !

    La visibilité, la fraude, le blocage de publicité et la mobilisation nécessitent des solutions d’industrie pour le marché publicitaire numérique mondial s’élevant à 160 milliards de dollars

    GroupM a publié aujourd’hui Interaction 2016, un rapport annuel qui présente des données sur la publicité numérique à l’échelle mondiale. Il couvre les comportements des consommateurs, la technologie et les tendances du marché, ainsi que les chiffres relatifs au nombre des consommateurs en ligne, le montant d’investissement publicitaire contribué à leur égard, les plateformes en ligne les plus populaires et le montant de transactions commerciales effectuées en ligne.

    L’édition 2016 traite de six tendances macro estimées importantes à l’étude, notamment le blocage de publicité, l’intégrité de l’approvisionnement numérique, la mobilisation et l’expansion de l’utilisation des applis, le passage de la télévision vers le service par contournement, l’application des données sur le marketing et l’expansion du commerce électronique. Le rapport suggère que le marché numérique est un point pivot important nécessitant une collaboration et un engagement à l’échelle de l’industrie pour assurer l’engagement continu des consommateurs grâce à la communication médiatique des marques.

    Le rapport Interaction fait partie des séries This Year, Next Year  de leadership éclairé du GroupM qui correspondent au réseau de communications mondial de WPP, des entreprises de données et de recherche pour modeler les vues médiatiques les plus détaillées de l’industrie à l’échelle mondiale. Le rapport Interaction 2016 comprend des données provenant de 45 pays et des analyses réalisées par M. Rob Norman, directeur de la stratégie numérique chez GroupM et M. Adam Smith, directeur chez Futures.

    GroupM prévoit que la publicité numérique en 2016 comportera 31 pour cent de l’investissement publicitaire pondéré dans les médias, jusqu’à 28 pour cent en 2015 et représentant une hausse de 14,4 dépassant 160 milliards de dollars américains. Les investissements visent à atteindre presque 2,3 milliards d’adultes qui devraient utiliser l’internet dans l’année et de plus en plus exécuté de manière programmatique. En 2015, 37 pour cent de l’investissement d’affichage publicitaire ont été menés de manière programmatique, jusqu’à 21 pour cent en 2014.

    L’efficacité de ces investissements est perturbée par les problèmes portant sur l’intégrité de l’approvisionnement numérique, notamment la fraude, la visibilité et l’évaluation qui ont été étudiées dans les rapports précédents Interaction. Cette année, le rapport cherche à ajouter plus de lumière sur le problème relatif au blocage de publicité. Certains correspondants ont rapporté un manque de faits concrets sur l’état du blocage de publicité, mais 19 pays ont rapporté des chiffres sur le pourcentage des consommateurs qui utilisent la technologie de blocage de publicité installée sur leurs appareils. Parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de consommateurs utilisant la technologie de blocage de publicité figurent la France, la Pologne et l’Autriche dont chacun a rapporté un pourcentage d’utilisateurs plus élevé que 30 %.

    « La hausse de l’adoption par les consommateurs de la technologie de blocage de publicité enfreint le contrat de consommation présumé qui supporte l’investissement publicitaire pour appuyer le développement de contenu. Pour cette raison et sa capacité d’empêcher la marque à atteindre son public, il doit donc faire l’objet d’une une étude poussée et de mesures préventives », a déclaré M. Adam Smith, directeur chez Futures. « Nous devons nous rendre encore plus loin pour comprendre l’impact réel du blocage de publicité, car les estimations de perte d’inventaire sont insuffisantes. Nous allons suivre de près le progrès des initiatives comme le programme LEAN d’IAB aux États-Unis qui encourage les éditeurs à développer des stratégies publicitaires faciles, cryptées et des choix soutenus par des publicités et non-invasifs pour réduire la latence de page et d’autres désagréments qui pourraient encourager l’adoption de blocage de publicité. »

    Outre que d’éviter les publicités, d’autres tendances importantes traitées dans le rapport Interaction 2016 comprennent :

    —  L’intégrité de l’approvisionnement numérique : Les fraudes portant sur l’impression ou non-impression publicitaire demeurent une préoccupation et le risque varie selon le marché. GroupM recommande de travailler avec des partenaires fiables, d’utiliser les commandes pré-offres dans les marchés inconnus, le développement de contrats pécifiques et l’appui sur les outils de vérification et les fournisseurs.
    —  L’utilisation des applis : une majorité des utilisateurs de téléphones intelligents possèdent entre 30 à 50 applis installées
    et la hausse de l’utilisation d’applis constitue un défi pour les annonceurs. Des formats publicitaires émergents, plus interactifs et
    intégrables dans les applis sont prometteurs.
    —  Le commerce électronique : À l’échelle mondiale, le commerce électronique prévoit atteindre 1,81 billion de dollars américains cette année (8 pour cent du secteur de commerce au détail), une hausse de 1,57 billion en 2015. Les stratégies de commerce électronique facilitant les transactions partout et en tout temps sont en hausse et deviendront la norme.
    —  Le service par contournement OTT : La consommation télévisuelle est de plus en plus non-linéaire, plus précisément auprès du public plus jeune. Cependant, les correspondants ont rapporté parallèlement des changements d’investissement mineurs en raison du manque de compréhension dominant sur les formats non-traditionnels et le manque de mesures normalisées sur le public relatif à la vidéo numérique. L’année prochaine, nous prévoyons que la vidéotransmission sur Facebook et d’autres plateformes sera un sujet important dans le rapport Interaction.
    —  L’application des données : Les correspondants ont rapporté que l’accessibilité, la collecte et l’application de données à partir de sources tierces demeurent impératifs et un défi pour plusieurs clients.
    « Nous n’étions jamais, ni n’avons été dans un « état stable » quant à la publicité numérique. La vitesse du changement rend le secteur houleux pour les spécialistes du marketing, mais nous avons identifié ce que nous croyons être des évidences immuables », a expliqué Rob Norman, directeur de la stratégie numérique. « Les données et la technologie ont changé positivement le domaine de la publicité, même de la vidéo. Cependant, les annonces publicitaires sont inutiles lorsqu’elles sont bloquées et lorsque l’écosystème facilite la fraude ou lorsque les stratégies ne suivent pas le consommateur sur les applis et le commerce partout. Bien qu’il demeure davantage de données à apprendre sur les tendances de blocage de publicité, les données suggèrent que le temps est venu de partager un sens profond de responsabilité, de transparence et de vigilance pour assurer un engagement continu des consommateurs à l’égard des communications de la marque. »

  • Orange et Phenix Groupe déploient un réseau de 5 000 balises beacons pour les régies publicitaires.

    De nouvelles opportunités pour les campagnes de communication sur mobile

    Orange et Phenix Groupe, opérateur de réseaux Média Outdoor, de services de communication terrain et de solutions technologiques, déploient un réseau de 5 000 balises beacons pour les régies publicitaires.

    Les balises, installées dans les commerces partenaires de Phenix Groupe, forment un réseau qui couvre plus de 80% de la capitale.

    Localiser un client afin de lui adresser des messages personnalisés en temps réel sur son smartphone représente un nouveau territoire de communication pour les marques. Une tendance que confirme la MMAF (Mobile Marketing Association France) dans son rapport Mobile Marketing Consumer Report 2015 » qui indique que 42% des mobinautes interrogés souhaitent recevoir des notifications. 30% d’entre eux souhaitent des notifications portant sur des bons plans et offres promotionnelles et 27% souhaitent les recevoir selon leur localisation.

    Un réseau de 5 000 beacons à Paris : un nouveau support pour des campagnes ciblées

    En associant leurs savoir-faire, Orange et Phenix Groupe ont conçu un service innovant pour les régies publicitaires. Grâce aux beacons, les annonceurs réalisent des campagnes de communication ciblées auprès de consommateurs selon l’endroit où ils se trouvent et selon les applications qu’ils utilisent sur leur mobile. Ce réseau cible potentiellement une population estimée à 12 millions de piétons circulant dans Paris chaque semaine.

    Le réseau installé dans les commerces partenaires de Phenix Groupe est d’ores et déjà déployé à Paris et sera étendu progressivement à d’autres grandes villes françaises d’ici à juin 2016.

    Un nouveau modèle pour les régies publicitaires, annonceurs et éditeurs d’applications

    Ce partenariat entre Phenix Groupe et Orange permet aux régies de développer un nouveau modèle en matière de publicité numérique qui associe :

    • les annonceurs qui peuvent utiliser les applications d’autres éditeurs pour réaliser leurs campagnes de géo-marketing en utilisant tout ou une partie du réseau de beacons,
    • les éditeurs d’applications mobiles qui peuvent monétiser l’audience de leurs solutions aux annonceurs, via leur régie publicitaire.Orange Advertising est la première régie publicitaire à commercialiser le réseau de beacons co-construit par Orange et Phenix Groupe. En s’appuyant sur le savoir-faire de l’opérateur, intégré dans le service beacon, la régie est en mesure de proposer aux annonceurs des statistiques anonymes sur l’impact de leurs campagnes (audience touchée, réactivité aux annonces, segmentation démographique : âge, genre, zone de résidence).

    Balise beacon : l’information utile, au bon moment, au bon endroit

    Une fois installé, le beacon – balise connectée sans fil via Bluetooth – détecte la présence des smartphones compatibles1 dans un rayon de 30 à 50 mètres2 et émet un signal vers les terminaux dont le Bluetooth est activé.

    L’application mobile porteuse du message est alors « réveillée » instantanément par le beacon et affiche le message publicitaire sur le smartphone. L’utilisateur reçoit alors des informations ou promotions personnalisées sous forme de notifications sur l’écran de son smartphone dès lors qu’il a donné son accord pour être localisé et recevoir ces notifications.

  • Les chiffres clés du marché publicitaire

    PUBLICITE : Un début d’année encourageant

    Baromètre Kantar Media

    Avec 663,4 millions d’euros nets en février, le marché publicitaire cross média enregistre une progression de +2% vs février 2015. Une tendance à la hausse que l’on observe sur l’ensemble des médias à l’exception de la presse, laquelle affiche toutefois des résultats contrastés selon les segments.

    D’un point de vue sectoriel, on retiendra la progression de la distribution spécialisée et généraliste et celle des constructeurs automobiles. A l’inverse, les télécommunications, la beauté et l’alimentation représentent les désengagements les plus significatifs sur le mois.

    kantar1

    Kantar2

    Kantar3

     

  • Tour du monde de la publicité sur mobile

    Etude annuelle sur la publicité mobile en 2015

    Marin Software vient de publier son étude annuelle sur la publicité sur mobile en 2015. En échantillonnant l’Index international de la publicité digitale de Marin, qui représente des annonceurs du monde entier dont les dépenses publicitaires annualisées s’élèvent à plus de 7 milliards d’euros, Marin a analysé des données globales pour établir ce rapport comparatif.

    En 2015, l’adoption des smartphones à travers le monde a atteint des taux records. La multiplication rapide des terminaux et l’essor de leur utilisation partout dans le monde ont offert aux annonceurs l’opportunité de toucher les consommateurs plus facilement avec par exemple les fonctionnalités « appel direct », « localisation de magasin » ou tous les nouveaux formats développés par les éditeurs.

    En 2015, les annonceurs américains ont dépensé plus de 30 milliards de dollars en publicité sur mobile et ce chiffre devrait augmenter de 38% en 2016. Cette croissance à deux chiffres devrait se poursuivre encore trois ans.4 Sur l’ensemble de la planète, les dépenses publicitaires sur mobile devraient atteindre les 100 milliards USD en 2016. eMarketer prévoit qu’en 2019, les dépenses publicitaires sur mobile représenteront 70% de toutes les dépenses publicitaires numériques, contre 40% en 2015 et 51% en 2016.5 Cela découle d’une adoption massive des terminaux mobiles sur tout le globe, avec plus de deux milliards d’utilisateurs de smartphones dans le monde, auxquels s’ajoutent de nouveaux adeptes chaque jour.

    Ce rapport présente trois observations spécifiques :

    1. Les clics comme les dépenses sont orientés vers le canal mobile. En 2015, pour la première fois, les terminaux mobiles ont été le théâtre de la majorité de l’activité en ligne des consommateurs. Ceux-ci passent désormais plus de temps sur les terminaux mobiles que sur tout autre support, et c’est là que se porte leur attention. En conséquence, les annonceurs ont déplacé leurs dépenses de l’ordinateur vers le smartphone et la tablette afin d’améliorer leurs chances de capter les utilisateurs et de générer des clics. On peut s’attendre à ce que cette tendance se poursuive.
    2. Les ordinateurs et les terminaux mobiles ont de plus en plus de points communs. Alors que le format mobile fait de plus en plus d’adeptes chez
      les consommateurs comme les annonceurs, les éditeurs redoublent d’inno-vation. Les formats publicitaires pour mobile étaient jusqu’ici copiés sur ceux des ordinateurs, mais la tendance est désormais inversée et les éditeurs offrent des formats publicitaires et des pages sur ordinateur qui ressemblent à ceux que l’on peut voir sur mobile.
    3. Les conversions sur mobile sont de plus en plus fréquentes. Les ordinateurs restent le terminal qui génère le plus de conversions. Cependant, au cours de l’année passée, les taux de conversion des terminaux mobiles ont notable- ment augmenté. Historiquement, le mobile était plébiscité pour effectuer des recherches sur les produits ou pour d’autres activités bien en amont de la conversion. Mais cela est en train de changer à mesure que de meilleurs dispositifs d’attribution sur mobile arrivent sur le marché. Dans ce domaine également, cette tendance devrait se poursuivre.Capture d’écran 2016-04-07 à 08.59.16

    Ce qu’il faut retenir : 

    Définir précisément leurs objectifs et s’appuyer sur les points forts de chaque canal et de chaque terminal.

    • Attribuer correctement les conversions découlant du mobile. Afin d’estimer au plus juste le chiffre d’affaires qui découle des transactions sur mobile et répartir en conséquence le budget, les annonceurs doivent assurer un suivi des formats d’annonce pour pouvoir l’analyser ensuite.
    • Optimiser les annonces pour une bonne expérience sur mobile. Par exemple, les bannières display de 970*250 donnent de meilleurs résultats sur ordinateur, alors que sur les smartphones, les bannières display de 320*50 sont plus performantes.
    • Cibler les utilisateurs de canal en canal et de terminal en terminal. Il est désormais impératif d’opérer un reciblage efficace pour réduire les coûts tout en augmentant la notoriété du produit ou du service.
    • Investir dans la publicité via des applis mobiles. Effectivement les applications mobiles représentent presque 90% du temps passé sur des terminaux mobiles et 60% des mobinautes affirment qu’ils utilisent des applications quotidiennement. La publicité dans les applis devient un levier important.
  • Google redesigne AdWords pour s’adapter au « mobile-first « 

    A propos de l’annonce GOOGLE ADWORDS

    Selon Herbert Knibiehly, VP marketing chez Twenga Solutions 

    Google a cette semaine annoncé une nouvelle modification de son algorithme  pour favoriser le référencement des sites mobile friendly. Mais quel va être véritablement l’impact de ce changement ? Apporte t’il quelque chose aux marketeurs et aux e-commerçants ?

    Après avoir dévoilé une nouvelle mise en forme pour ses pages de résultats de recherche, Google a fait une nouvelle annonce majeure cette semaine. Cependant, cette fois-ci, les résultats de recherche et le SEO ne seront pas affectés. Comme dans la plupart de ses innovations récentes, Google prend en compte la croissance des appareils mobiles et cherche à encore améliorer la capacité des marketeurs à s’adapter aux tendances multicanal en forte croissance.

    Quand l’interface a été créée il y a 15 ans, celle-ci était dédiée aux annonces textuelles. Elle inclut désormais bien plus de fonctionnalités, telles que la gestion des annonces Google Shopping et des campagnes display.

    En travaillant en collaboration étroite avec les annonceurs pour connaitre leurs retours d’expérience et comprendre leurs besoins, Google s’est concentré sur 3 domaines clés autour de ce redesign :

    • Une meilleure prise en compte des objectifs de l’entreprise : plutôt que de se concentrer sur les fonctionnalités, AdWords aidera les marketeurs à gérer leurs campagnes en fonction de leurs objectifs.
    • Un accès simplifié aux données et insights significatifs : Google fournira un accès plus facile aux données pertinentes par rapport à vos objectifs publicitaires. Par exemple, vous pourrez rapidement savoir le pourcentage de votre trafic venant du mobile, ou identifier les campagnes générant le plus de profit.
    • Des outils simples et plus puissants : Google aidera les annonceurs à « faire plus en moins de temps », en leur permettant de gérer leurs paramètres les plus importantes plus facilement. Par exemple, il sera possible de générer des rapports et gérer des extensions d’annonces au même endroit.

    Herbert Knibiehly, VP marketing chez Twenga Solutions, explique l’intérêt de ce changement :

    « Avec cette annonce, Google montre à nouveau sa volonté de s’adapter à la croissance du mobile. L’interface AdWords permettant désormais de gérer de nombreux types de campagnes (AdWords, Shopping, display, vidéo…), ce changement était nécessaire. Grâce aux tests par des sites de toute taille, les nouvelles fonctionnalités devraient mieux répondre aux besoins actuels des annonceurs, qu’ils soient expérimentés ou non. On peut s’attendre à ce que la gestion par objectifs leur permette d’optimiser plus finement leurs campagnes et d’améliorer la rentabilité de leurs dépenses publicitaires. »

    Pour la partie purement esthétique, l’interface adoptera le « Material Design », le design utilisé dans d’autres produits Google tels que Gmail, Maps et Search.

    Capture d’écran 2016-03-31 à 18.36.55

    Le redesign sera un long processus, ne soyez donc pas surpris si vous voyez encore l’interface AdWords classique. Google donnera accès à différents aspects du redesign à des annonceurs sélectionnés, qui testeront ces nouvelles fonctionnalités et partageront leurs commentaires. Le changement devrait être appliqué à tous les annonceurs d’ici la fin de l’année 2017, et n’affectera pas la structure de vos campagnes.

  • Quand le digital drive les dépenses publicitaires dans le monde

    Forte dynamique dans les dépenses publicitaires pour 2017 

    Carat, le réseau mondial leader en achat d’espaces et conseil media, publie aujourd’hui ses premières prévisions pour les dépenses publicitaires mondiales en 2017, ses dernières projections pour 2016 et les chiffres réels pour 2015. Ces prévisions révèlent des perspectives mondiales encourageantes notamment grâce au renforcement des investissements dans le digital.

    Établies à partir de données couvrant 59 pays d’Amérique, d’Asie-Pacifique et de la région EMEA, les dernières prévisions mondiales de Carat indiquent que les investissements publicitaires atteindront 538 milliards de dollars en 2016, soit une hausse de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Stimulées par les événements médiatiques qui auront lieu cette année (élection présidentielle américaine, Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio et Championnat d’Europe de Football de l’UEFA, etc.), les perspectives positives de 2016 devraient être renouvelées pour 2017 avec une nouvelle augmentation prévue de 4.5% des dépenses mondiales de publicité.

    Les dernières prévisions de Carat confirment à nouveau, l’essor du digital qui s’affirme comme un moteur de la croissance des dépenses publicitaires dans le monde. Porté par le formidable dynamisme du mobile (+37,9 %), de la vidéo en ligne (+34,7 %) et du social (+29,8 %) en 2016, le secteur du numérique devrait poursuivre sa progression et enregistrer à nouveau une croissance à deux chiffres, de 15 % en 2016 et de 13,6 % en 2017. Carat projette que le numérique représentera alors 27 % des dépenses publicitaires en 2016, avant d’atteindre 29,3 % en 2017, soit 161 milliards de dollars.

    En 2015, toutes les régions ont affiché une croissance positive, de 2,8 % pour l’Europe de l’Ouest, 11 % pour l’Amérique latine, 4,3 % pour l’Amérique du Nord et 3,6 % pour l’Asie-Pacifique. La croissance devrait se poursuivre dans la plupart des régions en 2016, malgré l’instabilité constatée sur certains marchés. En 2016, le marché nord-américain de la publicité restera solide, avec une croissance de 4,6 %, à la faveur des 6 milliards de dépenses publicitaires générés à elles seules par l’élection présidentielle américaine. La reprise durable de l’Europe de l’Ouest, portée par la forte croissance du Royaume-Uni et de l’Espagne en 2015, devrait se poursuivre en 2016 et en 2017, à un rythme de 3,1 %. Malgré la baisse des prévisions de croissance mondiale en raison de l’instabilité économique en Chine et au Brésil, les marchés d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine resteront dynamiques en 2016 et vont enregistrer, respectivement, une croissance de +4,4 % et +10,50 % en glissement annuel. Carat publie également des perspectives prometteuses pour 2017 pour l’ensemble des régions, dont l’Europe centrale et de l’Est, avec la stabilisation attendue de l’économie russe en 2016.

    Par média, le digital arrive à nouveau en tête au niveau mondial ; Hong Kong et l’Estonie font leur entrée dans la liste des 12 marchés où le numérique est désormais le média le plus utilisé en termes d’investissements. Les États-Unis, l’Allemagne, Taïwan et l’Autriche devraient rejoindre cette liste en 2018. Alors que le digital ne cesse de rattraper son retard, la télévision reste le média majoritaire avec une part de marché de 42 % en 2015 et devrait croître à un rythme de 3,1 % par an, sachant que les Jeux Olympiques et l’élection américaine devraient générer des taux d’audience très importants dans plusieurs pays. Les prévisions de Carat confirment également la nette baisse du print* en 2016 et 2017, les quotidiens accusant un repli de 5,4 %, contre un recul de 1,7 % pour les magazines en 2016. Les investissements dans les autres médias devraient progresser en 2016, à commencer par l’Outdoor (+3,4 %), la radio (+2,2 %) et le cinéma (+2,8 %) dont la croissance devrait atteindre 5 % en 2017.

     

    TAUX DE CROISSANCE SUR UN AN A TAUX CONSTANT
    2015 2016f 2017f
    MONDE 3,9 (4) 4,5 (4,7) 4,5
    AMÉRIQUE DU NORD 4,3 (4,2) 4,6 (4,5) 4,0
    ÉTATS-UNIS 4,4 (4,3) 4,7 (4,5) 4,0
    CANADA 2,5 (2,5) 3,0 (3,0) 3,0
    EUROPE DE L’OUEST 2,8 (2,6) 3,1 (2,9) 3,1
    ROYAUME-UNI 6,0 (6,4) 6,2 (5,5) 5,7
    ALLEMAGNE 1,8 (1,6) 1,8 (1,7) 1,7
    FRANCE -0,3 (0,1) 0,6 (0,7) 1,0
    ITALIE 1,0 (0,5) 1,2 (0,7) 0,9
    ESPAGNE 6,6 (6,9) 5,3 (6,9) 4,6
    C&EE -3,0 (-6) 2,2 (1,6) 4,0
    RUSSIE -9,8 (-14) 0,2 (0,0) 3,5
    ASIE-PACIFIQUE 3,6 (4,1) 4,4 (4,7) 4,7
    AUSTRALIE 2,5 (2,4) 2,5 (2,8) 2,3
    CHINE 6,0 (6,0) 5,8 (6,5) 5,7
    INDE 11 (11) 12 (12) 13,9
    JAPON 0,3 (1,4) 1,8 (1,6) 1,1
    AMÉRIQUE LATINE 11 (12,7) 10,5 (13,6) 12,1
    BRÉSIL 7,8 (6) 6,8 (8,4) 8,4
      Les chiffres entre parenthèses correspondent à nos prévisions précédentes publiées dans notre rapport de septembre 2015

     

    Invité à livrer son point de vue sur les prévisions des dépenses publicitaires mondiales publiées par Carat, Jerry Buhlmann, CEO de Dentsu Aegis Network, a déclaré :

    « Les dernières prévisions de Carat et la première analyse du marché en 2017 laissent présager de la poursuite de la croissance des investissements publicitaires dans le monde. Bien que certains marchés aient été pénalisés par l’instabilité économique, la croissance est restée forte au niveau mondial. La stabilité devrait être de retour en 2016 et 2017.

    Le numérique est le principal moteur de la croissance des dépenses publicitaires mondiales, bien que la télévision demeure le média de base de notre secteur. La publicité étant de plus en plus complexe et faisant de plus en plus appel aux data, il est essentiel de s’adapter rapidement afin de répondre aux besoins de l’économie numérique et d’en tenir compte dans les expertises et l’approche innovantes que nous fournissons à nos clients. »

     

  • Quelles sont les grandes orientations en communication pour l’année à venir ?

    TENDANCES CREATIVES 2016

    Kantar Media fait le bilan des prises de paroles publicitaires en 2015 et dévoile les grandes orientations en communication pour l’année à venir.

    2015 : LES ATTENTES CONSOMMATEURS AU COEUR DES DISCOURS DES MARQUES

    Face à des consommateurs de plus en plus exigeants, de mieux en mieuxoutillés pour se renseigner et comparer, et qui ne se gênent pas pour se manifester publiquement lorsqu’ils sont mécontents, les marques se doivent d’être plus que jamais attentives à leurs attentes pour les satisfaire pleinement. A cela s’ajoute un marché de plus en plus concurrentiel, quel que soit le secteur, qui les oblige à se plier à ces exigences consommateurs pour créer de la préférence.

    En 2015 les marques plus que jamais montrent qu’elles sont attentives aux grandes attentes consommateurs et se mobilisent pour y répondre.

    4 grandes tendances de communication se dégagent, venant chacune répondre à 4 grandes attentes / interpellations des consommateurs :

     « Be Honest! » – Une attente de plus de vrai

    Les consommateurs désormais sur-informés ne supportent plus d’être trompéspar des marques qui manquent de transparence et attendent d’elles plus de sincérité et d’honnêteté. En 2015 l’heure est au « parler vrai » en publicité, pour des marques qui affirment qu’elles n’ont rien à cacher. Cela se traduit dans les discours, les représentations et les initiatives par des marques qui n’ont pas peur de tout montrer (ouverture des coulisses) mais aussi par un rejet de la complexité pour un retour à des produits plus simples et nature. Enfin, pour répondre à des consommateurs en quête d’essentialité, la tendance est à la « reconnexion physique », pour recréer du lien entre les gens : un phénomène à contre-courant de l’hyperconnexion et l’hyper réactivité attachées aux nouvelles technologies.

     « Show me all you can do! » – Une attente du meilleur

    La concurrence de plus en plus vive, à laquelle s’ajoute une exigence consommateur de plus en plus forte, génèrent du côté des marques une surenchère pour être et offrir le meilleur (et même mieux !). Les hyperboles se multiplient, et les promesses d’une consommation libérée de toutes contraintes et d’un produit sur-mesure qui correspond aux envies, voire à la personnalité de chacun, se développent. La surenchère pour « du toujours plus » se perçoit également dans les expériences proposées qui deviennent exceptionnelles, pour provoquer des émotions toujours plus fortes.

    « Do you even care? » – Une attente de plus d’implication responsable

    La dimension de « valeurs » éthiques devient pour un nombre croissant de français un critère de choix dans leurs consommations. Certaines marques l’ont bien compris et, soutenues par un contexte porteur – COP 21 en fin d’année – montrent qu’elles s’engagent et s’impliquent concrètement pour des questions environnementales. Pour éviter toute accusation de greenwashing, nombreuses sont celles qui viennent prouver leurs engagements au travers d’actions concrètes et de résultats chiffrés. A cette implication « prouvée » s’ajoutent cette année de véritables appels à de grandes mobilisations citoyennes pour réfléchir ensemble et faire évoluer les choses. Les marques se donnent pour mission de fédérer et d’utiliser leur portée pour la planète. Une fois la COP 21 terminée, il sera intéressant de voir si ces initiatives se poursuivent.

    « Talk to me! » – Une attente de plus de proximité

    Les marques montrent cette année plus que jamais leur présence aux côtés des consommateurs pour les aider, les écouter, les accompagner, les conseiller voireles soutenir émotionnellement. En plus de cette présence renforcée, on note en 2015 une prise en considération plus forte des consommateurs (de tous les consommateurs !) qui se traduit par une plus grande diversité dans les représentations : les « standards » sont écartés pour montrer des « gens normaux ». Personne n’est laissé de côté. Enfin, on décèle une forme de nivelage dans les rapports : une nouvelle relation horizontale s’instaure entre marques et consommateurs qui les place sur le même plan : sur les réseaux sociaux, certaines marques s’adressent au consommateur sur un ton connivent.

    Les grandes tendances de communication qui se dégagent en 2015 montrent à quel point les marques sont plus que jamais attentives aux attentes des consommateurs. Elles sont dans une posture réactive afin de répondre à ces interpellations et les satisfaire pleinement.

     

  • Adobe Digital Advertising Report – Tendances en matière de référencement, de paiement, mobile…

    Adobe Digital Index, tendances et habitudes en matière de dépenses mobiles

     

    Avant même la publication des résultats de Google, Adobe publie son rapport Q4 2015 « Digital Advertising Report », qui repose sur l’analyse de données globales anonymes issues d’Adobe Marketing Cloud. Les résultats enregistrés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2015 sont basés sur plus de 400 milliards d’impressions de publicités depuis les plates-formes sociales et de recherche (Google, Facebook, Yahoo, etc.), ainsi que sur l’activité des consommateurs sur plus de 4 000 sites de marque, tous secteurs confondus.

    Adobe a examiné les dernières tendances en matière de référencement payant, mais aussi les habitudes en matière de dépenses orientées mobiles, les performances publicitaires de Facebook et de Google, et l’impact de la publicité digitale sur les revenus des cybermarchands pendant la période de Noël. Voici les principales conclusions :

    Le référencement payant s’essouffle :

    –          Le référencement payant montre quelques signes de ralentissement à l’échelle mondiale (progression des dépenses de 12 % au quatrième trimestre 2014, contre 3 % au quatrième trimestre 2015).

    –          C’est en Europe que la progression des dépenses en référencement payant a connu le plus fort ralentissement (de 17 % à 5 % en glissement annuel). En Amérique du Nord, le taux de croissance des dépenses dans ce domaine est passé de 5 % à 3 %.

    Google : progression plus rapide en Amérique du Nord et plus lente en Europe

    –          Amérique du Nord : la croissance du référencement payant sur Google est passée de 3 % à 4 % en glissement annuel.

    –          En Europe, la progression des dépenses en référencement payant sur Google a diminué de 33 % en glissement annuel (8 % comparé à 12 % l’année dernière).

    Augmentation des dépenses en référencement mobile et du trafic

    –          Les dépenses mobiles ont contribué à combler le fossé avec le canal mobile et à augmenter le trafic sur ce dernier (+35 % en glissement annuel).

    –          Le canal mobile représente désormais 38 % des dépenses de référencement (+22 % en glissement annuel), soit presque l’équivalent de la navigation mobile (41 %).

    –          Si les smartphones enregistrent le meilleur taux de progression à l’échelle mondiale (+51 % en glissement annuel), les consultations sur tablettes continuent de diminuer (-9 % en glissement annuel).

    Forte concurrence entre le fil d’actualité de Facebook et le réseau de publicités display de Google

    –          Pendant la période des achats de Noël, le taux de clics de Google a largement dépassé celui de Facebook (+219 % contre +77 % en glissement trimestriel).

    –          Le taux de clics de Facebook a progressé de 36 % en glissement annuel, suite aux changements dans la sélection des publications de la Page à afficher dans le fil d’actualité.

    –          Le taux de clics de Google a progressé de 27 % en glissement annuel, grâce au placement contextuel des annonces display, à la conversion automatique de textes en images publicitaires et aux informations sur le public.

     

  • Du marketing en temps réel au marketing juste à temps

    La limite du RTB

    par Marc Désenfant, Directeur Général ACTITO

    Ces dernières années, une transformation majeure des méthodes de marketing s’est opérée avec le développement du marketing en temps réel ou real time marketing. Ce terme recouvre un ensemble de techniques consistant à déclencher des opérations de marketing (emailing, publicités en display, messaging, envoi de sms, etc) tournées vers un consommateur lorsqu’il effectue une action particulière : visite d’une page, utilisation d’un moteur de recherche, etc. Mais ce système connaît des limites et il devient nécessaire de le réformer en affinant notamment le timing selon lequel sont lancées les campagnes.

    Depuis son apparition, le marketing en temps réel a démontré son efficacité.

    En s’adressant à chaque individu de manière personnalisée en fonction de ses actions récentes, les campagnes qui mobilisent ces techniques augmentent sensiblement leur retour sur investissement. En cela, le marketing en temps réel représente une évolution par rapport au marketing de masse qui avait cours jusque là et consistait simplement à inonder une audience cible de messages indifférenciés.

    Mais ces campagnes, en se focalisant sur le ciblage, font l’impasse sur le timing de leurs actions et le temps réel correspond en réalité à une instantanéité : les campagnes sont déclenchées dès l’action du consommateur. Or, tout l’art du marketing réside dans la capacité à envoyer le bon message à la bonne personne au bon moment. Pour augmenter encore le retour sur investissement de ces campagnes, il est nécessaire de mieux définir le moment où ces campagnes sont lancées et de passer ainsi du marketing en temps réel au marketing juste à temps.

    Un timing qui varie selon le type de produit

    Le bon moment pour lancer une action marketing varie selon un certain nombre de paramètres dont le principal est le type de produit autour duquel est tourné la campagne. Un produit d’impulsion, comme un repas à livrer par exemple, connaît un cycle court et demande de la réactivité : la campagne doit être lancée dès l’action du client. Un produit qui demande une plus longue réflexion, un canapé ou un appartement, connaît un cycle plus long et nécessite que la marque se rappelle au souvenir du client de façon différée et, si nécessaire, répétée.

    Mais le type de produit n’est pas suffisant : certains produits peuvent répondre à des besoins instantanés comme de très long terme. L’achat d’un billet d’avion peut ainsi se faire au dernier moment ou des mois avant le voyage prévu. C’est pourquoi il faut valoriser toutes les informations disponibles pour déterminer ce moment idéal : dans le cas d’un billet d’avion les dates renseignées lors de la première recherche sont ainsi déterminantes.

    Une stratégie multicanale

    Ces informations pourront également servir à choisir précisément le ou les canaux les plus indiqués : sms, display, mail ou email. En ce sens, le marketing juste à temps consiste à se faire connaître puis à faire jouer chaque canal en fonction de ce qui le rend efficace et en fonction de la durée du cycle d’achat du produit.

    Une dernière forme de personnalisation consiste à contextualiser le plus possible le message qui est envoyé au client en fonction des informations dont la marque dispose à son sujet. Là où le marketing en temps réel permet de déclencher une campagne display dès que le client a visité une page précise, le marketing juste à temps pourra prendre en compte son achat quelques minutes plus tard et diffuser pendant les semaines suivantes des messages liés à des produits dérivés.

    L’avancée qu’a représenté le marketing en temps réel est donc en passe d’être dépassée. Par la prise en compte du timing des campagnes et l’usage stratégique des différents canaux, le marketing juste à temps permet désormais d’atteindre un nouveau de finesse dans la conception des campagnes multicanales.