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  • Nouvelle Directive Européenne sur les Services de Paiements (PSD2) : opportunités ou risques de disruption pour le secteur financier ?

    Une nouvelle étude sur l’impact de la directive PSD2 indique que le secteur financier et plus particulièrement les banques doivent s’atteler dès maintenant à réviser leurs modèle de gestion des services financiers, sous peine de voir leurs clients s’en détourner vers des acteurs plus innovants, moins coûteux et offrant une meilleure expérience utilisateur. CA Technologies a voulu comprendre toutes les implications de l’application de cette directive, tant du point  de vue des consommateurs, des technologies ou du contexte réglementaire.

    Dans cette enquête,  les fournisseurs de services de paiement (banques, fintechs, opérateurs télécoms et prestataires tiers émergents (TPP) expliquent qu’au-delà de la contrainte réglementaire, la directive PSD2 doit favoriser  la création de nouveaux canaux de revenus grâce à l’innovation, la création de nouveaux produits et services financiers et la promesse d’une expérience transactionnelle pratique et sécurisée pour les consommateurs.

     « Les experts interrogés reconnaissent que la mise en application de la directive PSD2 permettra aux acteurs du secteur financier de mieux se différencier », explique Marie-Benoîte Chesnais, Business Tech Architect chez CA Technologies. « La majorité d’entre eux sont convaincus que cette directive sera un facteur de transformation, et y voient une opportunité de développer de nouvelles branches d’activités, de nouveaux modèles de services et de nouvelles propositions de valeur à leurs clients. 

    Cette réglementation va-t-elle révolutionner la banque de détail en dynamisant son rythme d’innovation, en offrant davantage de choix aux clients, et en créant de nouvelles expériences afin de les fidéliser ?

    Parue au Journal Officiel de l’Union Européenne en janvier 2016 avec une date limite de mise en application fixée à début janvier 2018, la nouvelle réglementation PSD2 invite les banques à rationaliser et sécuriser leurs méthodes de gestion des paiements. Objectifs : améliorer la protection et la qualité d’expérience des utilisateurs pour ce qui concerne leurs moyens de paiement et encourager une baisse des prix des transactions.

     « Les transactions de paiement  sont cruciales pour l’économie mondiale. En France, 16 milliards d’opérations bancaires ont lieu chaque année.  L’adoption de la directive PSD2 en France et dans les autres pays de l’Union Européenne permettra réellement de transformer le marché dans le sens d’une concurrence, d’un rythme d’innovation et d’une sécurité accrues » explique Diane Mullenex, associée et responsable mondiale des télécommunications chez Pinsent Masons.

    L’impact de PSD2 dépendra également de la réussite de sa mise en application, poursuit-elle. « Les écarts de comportements en matière de paiements sur les différents marchés représentent le principal défi pour une mise en œuvre localisée : en France, 71 % des paiements se font par carte. En revanche, la situation est tout autre en Allemagne. Outre-Rhin, l’argent liquide est fortement utilisé, et une grande quantité de billets de 500 euros sont en circulation. Enfin, le Royaume-Uni est de loin le marché de paiements via PayPal le plus important. Le paiement sans contact y est également largement répandu. »

    Comment PSD2 va redéfinir les règles du jeu sur le marché ?

    La directive PSD2 représente pour les banques une importante source de revenus potentiels. Pour Jurgen Vroegh, responsable mondial des paiements chez ING : « PSD2 est une étape majeure vers l’ouverture du marché des services financiers. Elle représente la révolution de la décennie, ainsi que l’occasion de revoir nos propres modèles économiques. Elle nous permettra également d’offrir un meilleur service à nos clients en collaborant avec de nouveaux acteurs, en adoptant de nouvelles technologies, et en suivant les exemples établis par des concurrents faisant preuve d’agilité ».

    Pour beaucoup, PSD2 implique de donner la priorité à la transformation et à l’innovation. Selon la banque néerlandaise ABN AMRO, « cette directive offre de nombreuses opportunités, comme celle de créer une plateforme bancaire ouverte et sécurisée, permettant d’offrir une place de marché pour les Fintechs, et de développer de nouveaux services financiers. » 

    Les Fintechs ont elles aussi l’intention de tirer parti de l’accès aux comptes clients pour aider les banques traditionnelles à innover et à générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant leurs propositions à leurs clients.

    Grâce à cette directive, les opérateurs télécoms et les commerçants pourront proposer leurs propres plateformes de paiement, réduire les commissions liées aux transactions, renforcer leurs relations avec leurs clients, et se positionner en tant que fournisseurs d’identités. 

    Cependant, pour d’autres, cette opportunité exige un investissement considérable sur le plan de la conformité, voire la création d’entités professionnelles distinctes. « Pour les opérateurs télécoms, le problème ne se situe pas au niveau des processus techniques, mais plutôt au niveau de la charge que représentent de nouveaux processus métiers », remarque Diane Mullenex de Pinsent Masons.« Malgré cela, ces opérateurs devraient continuer à former des alliances stratégiques. »

    Le débat est également ouvert quant à la capacité du e-commerce à tirer parti de PSD2 afin de développer leurs services de paiement, et même d’aller au-delà des paiements jusqu’à proposer des services bancaires.

    Enfin les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont aussi en ‘embuscade’ et représentent une menace supplémentaire pour le secteur financier. Si les standards technologiques à base d’API sont définis à temps pour PSD2, ces acteurs n’hésiteront pas à se lancer en s’appuyant sur une matière qu’ils maîtrisent parfaitement : les open APIs.

    Mettre en place le changement nécessaire pour respecter la nouvelle directive PSD2 grâce aux technologies de l’information

    Comme le révèlent les résultats de l’enquête, plusieurs banques et prestataires tiers ont déjà mis en route les processus nécessaires afin de respecter les recommandations de la PSD2. Malgré des incertitudes concernant des normes techniques, il est clair que les services informatiques ont un rôle essentiel à jouer afin de favoriser ce changement.

    Cette directive obligera les banques à faciliter l’accès aux comptes de leurs clients et à fournir des informations sur ces comptes à des applications tierces avec l’accord préalable de leurs titulaires. Beaucoup de personnes interrogées militent d’ailleurs pour l’utilisation d’interfaces de programmation (API), par exemple, pour gérer l’accès de tiers à de telles informations. 

    Le consensus est que les banques doivent agir maintenant, avant que des normes techniques ne deviennent disponibles. 

    L’authentification forte (à double identifications) sera nécessaire pour valider l’identité de l’utilisateur d’un service de paiement ou d’une transaction, et la plupart des banques ont annoncé leur intention de respecter les exigences de PSD2 une fois celles-ci connues. « L’innovation apporte des risques supplémentaires, et il nous faut un système d’identification adéquat pour les clients », explique Diane Mullenex de Pinsent Masons. Pour Anne Boden, PDG de la banque Starling : « Nous sommes autant une société de technologies qu’une banque et nous sommes certains que nos clients attendent un niveau de sécurité optimal ».

    Cette enquête contient également 5 recommandations à destination des banques et des prestataires tiers concernant la directive PSD2 :

    S’impliquer, fournir des retours, partager ses inquiétudes et contribuer à la recherche de solutions
    Plusieurs phases de consultations auront lieu au niveau européen, et des efforts seront fournis au niveau national afin de dégager des orientations. Participer est la seule méthode  garantissant de faire entendre la voix de votre organisation, et de répondre aux questions toujours en suspens.

    2.       Penser dès maintenant à une stratégie pour monétiser vos investissements liés à PSD2
    La fenêtre de mise en œuvre de PSD2 est peut-être trop ambitieuse, mais elle ne sera pas énormément allongée (voire pas du tout). L’ensemble des acteurs ont l’opportunité de tirer parti de cette directive révisée afin de développer de nouvelles activités et de générer de nouvelles sources de revenus.

    3.       Commencer à expérimenter et à élaborer des tests en amont
    Beaucoup de personnes interrogées estiment qu’il manque aux banques l’agilité et l’état d’esprit axé sur l’expérimentation des Fintechs. C’est le moment ou jamais de tester de nouveaux produits et services susceptibles de s’épanouir dans le contexte de la PSD2. Quitte à échouer, autant le faire rapidement.

    4.       Identifier et faire face aux défis liés à la fourniture d’API ouvertes
    Bien que le terme API ne figure pas dans le texte de la directive  PSD2, et malgré le fait que les normes techniques ne seront certainement pas assez spécifiques pour indiquer comment permettre l’accès aux comptes bancaires, les acteurs du secteur s’accordent sur le fait que les API constituent la démarche à suivre. Il est nécessaire de comprendre dès maintenant ce que signifieront des API ouvertes pour les infrastructures et la gouvernance informatiques ; de repérer les lacunes et de définir les options permettant de les combler ; et de déterminer sa capacité à aller même au-delà de PSD2 afin de profiter de nouvelles sources de revenus.

    5.       Adopter une approche collaborative favorisant l’émergence de nouveaux services favorables aux clients
    PSD2 permettra à de nombreux nouveaux concurrents d’émerger sur le marché. Bien que devant faire preuve de réalisme, les acteurs établis devront également s’associer et collaborer avec d’anciens et de nouveaux prestataires, afin de fournir à leurs clients des produits et services innovants.

  • Angry Birds la success story Mobile first

    La poule aux oeufs d’or

    Source App Annie 

    Si l’application se situe encore à la 1ère place des apps les plus téléchargées dans 141 pays à travers le monde sur iOS (145 dans la catégorie Jeux) et dans 15 Pays sur Google Play (35 dans la catégorie Jeux), son éditeur, Rovio, était la 9ème société au classement des jeux internationaux par téléchargement (iOS & Google Play confondus) en février  2016 d’après l’Index App Annie. (cf. Historiques des classements ci-dessous)

    Angry Birds est le parfait exemple d’une application qui a su tirer parti de son cycle de maturation avec succès pour monétiser sa marque et plus seulement son application. En effet, Rovio a décliné sa poule aux œufs d’or sur tous les supports, des goodies en tous genres au parc thématique en Chine, en passant par une série télévisée et maintenant un film.

    « Angry Birds est le premier jeu sur smartphone qui a engendré une telle “success story”. Rovio a été un pionnier en la matière, en étant le premier studio à transformer une application mobile en un véritable empire : versions sur tous les App Stores et sur consoles, merchandising et désormais un long-métrage. Avec 110 applications tous supports confondus, plus de 3 milliards de téléchargements et des millions de fans à travers le monde, Rovio s’est toujours assuré de comprendre le marché du jeu et ses tendances pour se positionner au mieux. Les développeurs ont pris le temps d’écouter les différents retours des utilisateurs pour améliorer le jeu. » explique Bertrand Salord, Directeur Marketing Europe, App Annie. « Pour réaliser un film, il est important de savoir à qui l’on s’adresse. Lorsqu’il s’agit d’une audience issue d’un jeu mobile, il faut s’appuyer sur les données utilisateurs issues des smartphones. C’est pour cela que les développeurs d’apps s’aident notamment de l’outil Usage Intelligence d’App Annie. ».

    Monétisation des apps de jeux : du premium au freemium

    Les applications de jeux jouent un grand rôle sur le marché des apps, qui lui-même a un impact visible sur le secteur du jeu vidéo en général. Mais que peut-on apprendre des applications de jeux et comment ce secteur peut-il conserver sa croissance en accord avec les évolutions de la monétisation ?  Il y a une énorme potentiel – confirmé par la rétrospective 2015 App Annie – qui évalue à 25% la part des jeux sur le marché des applications. Mais les cycles de maturation s’accélèrent. Comprendre les téléchargements, les revenus et l’utilisation d’une application est donc essentiel pour prédire sa croissance économique.

    Les jeux ont généré approximativement 85% des revenus du marché des applications en 2015, soit un total de 34,8 milliards de dollars dans le monde. App Annie, selon ses prévisions de marché, estime que la catégorie Jeux connaîtra des croissances de 41,5 milliards de dollars en 2016 et de 74,6 milliards en 2020 grâce à la forte monétisation développée dans les marchés arrivés à maturité, notamment les villes chinoises de premier et deuxième plans, ainsi que le Japon et la Corée du Sud.

    Le processus de monétisation est en train de changer, et cela est en partie dû à la montée des apps de médias et de divertissement. Avec cette évolution, les gens commencent désormais à acheter des abonnements au sein d’une app, ou à passer de leur version freemium à premium.

    La franchise Angry Birds est ainsi passée en janvier 2014 du modèle payant au freemium pour monétiser la marque elle-même à travers d’autres canaux. La sortie de ce film est le parfait exemple d’une application qui évolue au-delà des formes traditionnelles de contenu, passant du très petit au grand écran.

  • Tourisme : le paiement mobile, une aubaine

    Quand le secteur du tourisme a tout à gagner dans l’optimisation de l’expérience client sur mobile

    Dans le cadre de son dernier Indice des paiements mobiles, Adyen s’est intéressé aux données du secteur du tourisme. Il ressort de cette étude mondiale que les paiements mobiles en ligne ne représentent que 15,5 % du secteur au premier trimestre 2016, alors même que ce type de transactions constitue 32 % des paiements dans l’économie globale. Au regard de ces données, il apparaît que les entreprises du secteur du tourisme ont tout à gagner en investissant dans l’optimisation de l’expérience client pour appareils mobiles.

    Ce rapport met également en lumière que l’iPad est l’appareil mobile le plus utilisé pour les paniers moyens les plus élevés. La valeur du panier moyen des achats sur iPad dépasse 330 € pour les services de tourisme hôtelier et 295 € pour les vols. Les tablettes Android suivent avec respectivement 262 € et 241 € en valeur de panier moyen. Ces résultats semblent indiquer que les consommateurs tendent à privilégier les grands écrans pour faire leurs achats importants.

    La nouvelle génération de services hôtelier…s pionniers en matière de paiements mobiles 
    Selon les données recueillies par Adyen pour ce secteur, 17% des transactions via navigateur internet sont réalisées sur des appareils mobiles. Cependant, de nombreuses entreprises pionnières dans ce domaine, telles que Booking.com ou HotelTonight, acquièrent des parts de marché en optimisant l’expérience proposée dans leurs applications et la version web mobile de leurs sites. Cet engouement met en lumière l’opportunité pour les acteurs traditionnels du secteur, comme les chaînes hôtelières : c’est pour elles l’occasion de se distinguer en fournissant une expérience mobile fluide.

    Sam Shank, PDG de HotelTonight, nous donne son avis : « Les appareils mobiles sont des objets très personnels. Il est important que le contenu des applications réagisse en temps réel aux besoins des consommateurs de manière personnalisée. La sélection d’hôtels que nous présentons aux clients diffère, notamment en fonction de leur emplacement, afin de leur offrir les solutions les plus pertinentes et ainsi augmenter le taux de conversion. » 

    Grâce aux paiements mobiles, les compagnies aériennes peuvent atteindre de nouveaux sommets
    L’étude révèle également que 13 % des réservations de vols sont réalisées sur un appareil mobile. Cependant, ce pourcentage est en hausse pour les compagnies aériennes qui investissent dans ce domaine. Par exemple, après avoir optimisé son expérience mobile, la compagnie aérienne européenne Transavia a vu sa part de paiements mobiles atteindre 20 %, ce qui est 65 % plus élevé que la moyenne de ses concurrents. Les opérateurs innovants jouissent maintenant d’une situation idéale pour augmenter leur part de paiements mobiles. En effet, suite à l’apparition des services d’enregistrement via smartphone et de l’assistance client sur les réseaux sociaux, les passagers sont de plus en plus enclins à interagir avec les compagnies aériennes sur leurs téléphones.

    « On se dirige vers un nouveau comportement d’achat réalisé au sein d’applications mobiles ou sur web mobile, de la réservation jusqu’au départ de l’hôtel. Les paiements sont une étape cruciale de cette expérience. » explique Philippe de Passorio, Directeur Adyen France. « Ce constat laisse entrevoir un potentiel considérable en termes de parts de marché pour les entreprises du secteur, si elles investissent dans l’optimisation pour mobiles afin d’offrir à leurs clients mobiles une expérience de paiement fluide ».

    *Euromonitor novembre 2015, The State of Mobile Booking 2016 (Rapport Skift)

  • E-COMMERCE Transfontalier : Hausse des transactions

    Nouvelle étude PayPal- Ipsos sur l’e-commerce transfrontralier : hausse des transactions

    PayPal a chargé Ipsos d’enquêter auprès de 1 200 commerçants présents sur six marchés majeurs (Etats-Unis, France, Allemagne, Italie, Espagne et Royaume-Uni) pour comprendre leurs échanges transfrontaliers et leurs stratégies commerciales. En combinaison avec des travaux menés précédemment sur les perceptions des consommateurs, qui analysaient la demande et les attitudes des acheteurs, cette étude révèle des opportunités de croissance des ventes. L’enquête menée sur les commerçants visait à mieux comprendre l’e-commerce transfrontalier pour réfuter les idées reçues liées à l’export, aider les commerçants à se concentrer sur les marchés ayant une réelle valeur, et révéler les erreurs de perception des commerçants au sujet de leurs clients par rapport à la réalité.

    « La destination France n’a jamais été si populaire pour les acheteurs en ligne à travers le monde, et 2016 a vraiment été une année charnière. Avec plus de 179 millions de comptes actifs dans le monde, PayPal se trouve dans une position unique pour aider les marchands en ligne à obtenir une base clients d’envergure mondiale. Par de simples changements dans votre boutique en ligne, comme par exemple en acceptant plusieurs devises différentes, en offrant plusieurs versions linguistiques ou en réduisant les frais d’envoi au strict minimum, on peut avoir un impact immédiat sur les ventes »déclare Sophie Ancely, Directrice des échanges internationaux CEMEA (Europe Centrale, Moyen Orient et Afrique) chez PayPal.

    De fortes opportunités à l’international : un quart des vendeurs à l’international table sur une croissance des achats transfrontaliers en 2016 

    Les commerçants français interrogés (200) ont bien identifié l’opportunité que représente le commerce transfrontalier en termes de revenus : près de deux commerçants sur trois (64 %) vendent à des clients étrangers, et un sur dix réalise ses ventes exclusivement à l’international, soit le pourcentage le plus élevé de l’ensemble des pays étudiés dans cette enquête. La majorité des commerçants en ligne français réalisent leurs ventes dans d’autres pays européens (92 %).

    Les dix principaux flux transfrontaliers en termes de revenus sont situés en Europe et représentent à eux seuls 63 % des revenus du commerce international de ces marchands en ligne français. L’Allemagne dépasse le Royaume-Uni (11 % des achats transfrontaliers), devenant la première destination du e-commerce transfrontalier français (12 % de parts de marché), et la Suisse arrive en troisième place (7 %).

    Le commerce transfrontalier restera une opportunité de croissance durable en 2016. Près des deux tiers des commerçants présents sur leur marché domestique prévoient d’aller à l’international l’an prochain (65 %, soit le pourcentage le plus élevé parmi les pays étudiés) et un quart des commerçants qui vendent à l’international s’attendent à voir leurs ventes transfrontalières augmenter en 2016. L’Espagne, la Suisse et l’Allemagne sont les nouveaux marchés sur lesquels les commerçants français font leur entrée en 2016 (les marchands français vont commencer à vendre dans ces pays), et le Royaume-Uni et l’Allemagne seront pour les vendeurs déjà présents des marchés de croissance l’année prochaine. La France est également un pays prioritaire pour la croissance du commerce transfrontalier cette année – elle figure dans le top 5 des marchés ciblés par les e-commerçants étrangers (non français) : autrement dit, le marché domestique français fera l’objet d’une concurrence accrue pour les e-commerçants du monde entier.

     

     

    Une expérience utilisateur améliorée pour les acheteurs équipés de smartphones mais qui tend à négliger les détenteurs de tablettes 

    Pour les commerçants français qui surveillent les types d’appareils utilisés pour les achats sur leurs sites, seules 58 % des ventes transfrontalières ont eu lieu sur ordinateur. Les smartphones ou tablettes représentent aujourd’hui environ 35 % des ventes transfrontalières, un volume très significatif pour capter des clients, ou les perdre si le site web du commerçant n’est pas optimisé pour le format mobile. Les entreprises plus grandes sont davantage susceptibles d’avoir une application dédiée et d’avoir investi dans une version de leur site adaptée aux appareils mobiles. Les achats en ligne continuent à augmenter (comme l’ont montré les résultats d’une étude Ipsos menée en novembre 2015)[ii], 59 % des entreprises françaises qui vendent sur leur site internet ont une version mobile de leur site web, 55 % ont choisi un design de site web qui s’adapte à l’appareil utilisé de manière responsive, et 22 % seulement ont une application mobile dédiée. La priorité est donnée à la compatibilité avec le smartphone plutôt qu’avec les tablettes, alors que ces dernières génèrent plus de ventes que les smartphones – l’optimisation des tablettes devrait donc être aussi prioritaire que celle des smartphones : seulement 10% des e-commerçants français l’ont compris avec une application dédiée aux tablettes.

    Dans leur grande majorité (88%), les e-commerçants français ont une boutique en ligne et des sites multilingues. A part le français, les langues les plus souvent proposées sont l’anglais (pour 57% des marchands qui vendent sur leur site web), l’allemand (29%) et l’espagnol (24%). La même étude Ipsos datée de novembre 2015 a montré que près d’un quart des acheteurs transfrontaliers (22%) interrogés dans 29 pays à travers le monde utilisent les réseaux sociaux, et 38 % recourent aux moteurs de recherche pour trouver les produits recherchés et vendus dans les magasins en ligne dans d’autres pays. Toutefois, seuls 24 % des marchands transfrontaliers utilisent les réseaux sociaux et 31 % recourent à l’optimisation des moteurs de recherche pour générer du trafic transfrontalier vers leur site web.

    Motivations et obstacles pour se lancer à l’international

    La croissance commerciale est la principale motivation des candidats à l’international pour 40 % des marchants interrogés. Ils souhaitent également répondre à la demande des clients pour 38 % des marchands ne vendant qu’en France et désireux de s’ouvrir aux achats transfrontaliers. L’expérience client joue un rôle clé dans la conquête des marchés internationaux, et les appareils mobiles en font partie. La France est à l’avant-garde du commerce mobile, puisque 98 % de ses sites commerçants sont optimisés pour les appareils mobiles. 

    Les vendeurs de l’Hexagone recourent à des Marketplaces pour conquérir les clients internationaux : 46 % des commerçants français qui vendent à l’international utilisent des Marketplaces pour leurs transactions à l’international, contre 22 % seulement pour les transactions domestiques. Amazon occupe la première place, suivie par eBay et Cdiscount. 

    L’optimisation pour les moteurs de recherche est la méthode la plus utilisée pour générer du trafic à l’international (utilisé par 31 % des marchands transfrontaliers). Mais au moins un commerçant sur cinq recourt à des méthodes variées, comme la publicité ou le référencement (29%), les réseaux sociaux (24%), les comparaisons tarifaires ou de produits, ou encore les recommandations (28%).

    Bien que l’international soit une source de croissance pour les commerçants français,l’expédition des produits et la gestion des devises restreignent fortement leurs ambitions. Les frais d’envoi constituent en effet la principale barrière pour les vendeurs qui vendent sur internet à l’étranger, tant à l’international que sur les marchés domestiques : 27 % des entreprises françaises qui vendent déjà à l’international citent ces points parmi leurs problèmes les empêchant de vendre dans certains marchés, suivis par les droits de douane (24 %) et l’assistance client dans les langues locales (21%).

    Les commerçants à l’international sont également conscients que les politiques d’expédition est la première raison qui pousse les clients à abandonner leur panier d’achat lors d’achats transfrontaliers. L’étude menée auprès des clients par Ipsos en novembre 2015 a identifié que la gratuité des frais d’expédition est le premier facteur pour convaincre les acheteurs en ligne d’acheter à l’étranger : 43 % des clients en ligne internationaux interrogés globalement citent les frais d’envoi comme la principale raison de la non-finalisation de leur achat, et 50% des clients en ligne interrogés ont répondu que des frais d’expédition gratuits les pousseraient plus facilement à faire des achats transfrontaliers .

    Les vendeurs qui restent sur leur marché national s’inquiètent également de la logistique des paiements et retours internationaux (pour 18 % d’entre eux la gestion des achats transfrontaliers et les frais de retours sont les raisons qui les empêchent de vendre à l’international), alors que pour les commerçants déjà présents à l’international, ce sont davantage les droits de douane qui posent problème (un frein pour 24 %).

    Les clients qui achètent à l’international sont sensibles à la problématique des conversions de devises : 73 % des acheteurs sur internet interrogés dans l’enquête menée par Ipsos en novembre 2015 ont indiqué préférer avoir le choix entre payer en devise locale ou avec leur propre devise ; 62 % affirment vérifier le taux de change avant de faire leurs achats dans une devise étrangère ; et 45%  ont indiqué qu’ils se sentiraient mal à l’aise de faire des achats en ligne dans une devise étrangère – pourtant, en France, 47 % des entreprises vendant à l’international proposent les prix en dollars US et seules 38 % offrent la possibilité de payer en livres sterling (GPB). La majorité des vendeurs transfrontaliers expriment leurs tarifs dans les devises étrangères (61 %) et plus d’un sur trois disent vouloir offrir un choix accru en la matière à l’avenir (36 %), même si les principaux flux commerciaux sont situés dans la zone Euro.

    En termes de gestion opérationnelle, quatre commerçants sur cinq détiennent au moins un compte professionnel dans une devise étrangère (81%), et trois sur cinq en ont plusieurs (60 %). L’optimisation des devises est la principale raison invoquée pour la détention de ces comptes (selon 34% des marchands qui possèdent au moins un compte professionnel dans une devise étrangère).

    PayPal rembourse les frais de retour à l’international pour les marchands qui souhaitent conquérir les marchés étrangers.

    En tant que leader mondial du marché du paiement en ligne, PayPal défend les acheteurs et les vendeurs. Nous nous engageons à offrir aux acheteurs transfrontaliers une expérience de paiement fluide. Nous savons que les frais de retour découragent 40 % des acheteurs en ligne français à acheter à l’étranger.

    Pour aider les entreprises en ligne françaises à accéder à des marchés extérieurs rémunérateurs, PayPal prend en charge les frais de retour des marchandises non désirées pour les clients internationaux de 48 marchés, dont l’Australie, les Etats-Unis, la Chine et l’Espagne. Ce service donne aux clients qui paient leurs achats avec PayPal la possibilité de demander la prise en charge des frais de retour de leurs marchandises vers la France.

    PayPal est également un partenaire de choix pour ses clients professionnels. Il fournit des conseils pour conquérir les marchés internationaux sur un site dédié : PassPort aide les chefs d’entreprise à mieux comprendre et cibler les clients internationaux à travers des informations spécifiques à chaque pays et des outils pour la vente à l’international.

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     Au sujet de l’enquête 2016 de PayPal sur les commerçants transfrontaliers

    A la demande de PayPal, Ipsos MORI a interrogé un échantillon de 1 214 PME faisant du commerce en ligne aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, qui sont décisionnaires ou influents concernant la mise en œuvre des systèmes de paiement dans leur entreprise, et dont l’entreprise offre aux clients la possibilité de faire des achats en ligne. Les interviews ont été menées entre novembre et décembre 2015. L’échantillon français compte 205 personnes. L’échantillon retenu n’a pas fait l’objet de quotas, et les données n’ont pas été pondérées.

     

  • Adobe Digital Advertising Report – Tendances en matière de référencement, de paiement, mobile…

    Adobe Digital Index, tendances et habitudes en matière de dépenses mobiles

     

    Avant même la publication des résultats de Google, Adobe publie son rapport Q4 2015 « Digital Advertising Report », qui repose sur l’analyse de données globales anonymes issues d’Adobe Marketing Cloud. Les résultats enregistrés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2015 sont basés sur plus de 400 milliards d’impressions de publicités depuis les plates-formes sociales et de recherche (Google, Facebook, Yahoo, etc.), ainsi que sur l’activité des consommateurs sur plus de 4 000 sites de marque, tous secteurs confondus.

    Adobe a examiné les dernières tendances en matière de référencement payant, mais aussi les habitudes en matière de dépenses orientées mobiles, les performances publicitaires de Facebook et de Google, et l’impact de la publicité digitale sur les revenus des cybermarchands pendant la période de Noël. Voici les principales conclusions :

    Le référencement payant s’essouffle :

    –          Le référencement payant montre quelques signes de ralentissement à l’échelle mondiale (progression des dépenses de 12 % au quatrième trimestre 2014, contre 3 % au quatrième trimestre 2015).

    –          C’est en Europe que la progression des dépenses en référencement payant a connu le plus fort ralentissement (de 17 % à 5 % en glissement annuel). En Amérique du Nord, le taux de croissance des dépenses dans ce domaine est passé de 5 % à 3 %.

    Google : progression plus rapide en Amérique du Nord et plus lente en Europe

    –          Amérique du Nord : la croissance du référencement payant sur Google est passée de 3 % à 4 % en glissement annuel.

    –          En Europe, la progression des dépenses en référencement payant sur Google a diminué de 33 % en glissement annuel (8 % comparé à 12 % l’année dernière).

    Augmentation des dépenses en référencement mobile et du trafic

    –          Les dépenses mobiles ont contribué à combler le fossé avec le canal mobile et à augmenter le trafic sur ce dernier (+35 % en glissement annuel).

    –          Le canal mobile représente désormais 38 % des dépenses de référencement (+22 % en glissement annuel), soit presque l’équivalent de la navigation mobile (41 %).

    –          Si les smartphones enregistrent le meilleur taux de progression à l’échelle mondiale (+51 % en glissement annuel), les consultations sur tablettes continuent de diminuer (-9 % en glissement annuel).

    Forte concurrence entre le fil d’actualité de Facebook et le réseau de publicités display de Google

    –          Pendant la période des achats de Noël, le taux de clics de Google a largement dépassé celui de Facebook (+219 % contre +77 % en glissement trimestriel).

    –          Le taux de clics de Facebook a progressé de 36 % en glissement annuel, suite aux changements dans la sélection des publications de la Page à afficher dans le fil d’actualité.

    –          Le taux de clics de Google a progressé de 27 % en glissement annuel, grâce au placement contextuel des annonces display, à la conversion automatique de textes en images publicitaires et aux informations sur le public.

     

  • Pourquoi le m-paiement est un moteur clef du développement du e-commerce ?

    Plus du tiers des transactions en ligne dans le monde s’effectuent sur mobile

    • Pour la 1ère fois, les smartphones l’emportent sur les tablettes pour l’achat de bien physiques
    • L’iPad enregistre la plus forte valeur du panier moyen, devant les PC
    • En France, 22% des achats se font sur mobile dont 13,8% sur smartphone

    Adyen, leader international des technologies de paiement, publie aujourd’hui la dernière édition trimestrielle (septembre-décembre) de son Index des Paiements Mobiles (MPI) qui suit l’évolution des habitudes de paiement mobile pour l’ensemble des paiements traités par Adyen. L’Index des Paiements Mobiles d’Adyen indique que pour la première fois, plus du tiers (34%) des transactions en ligne sont effectuées sur un appareil mobile, contre à peine plus de 30% au trimestre précédent.

    Les moyens de paiement asiatiques, porte-étendards du passage au mobile

    Les principaux moyens de paiement issus d’Asie, JCB, UnionPay et Alipay, sont l’un des moteurs importants de l’essor du paiement mobile. JCB enregistre la plus forte part des paiements mobiles parmi tous les moyens de paiement analysés, avec 54% des paiements sur la plateforme d’Adyen effectués sur un appareil mobile, contre 47% au trimestre précédent. Alipay passe de 35% à 44% et UnionPay de 23% à 31%.

    « Le paiement mobile, qu’il soit in-app ou sur navigateur, est un moteur clef  du développement du e-commerce. Cette tendance est particulièrement visible dans l’accélération du paiement mobile pour les moyens de paiement locaux au quatre coins du monde » note Philippe de Passorio, Directeur France d’Adyen. « Le mobile est devenu aujourd’hui le moyen préféré des consommateurs pour faire leurs courses en ligne. Les moyens de paiement tels que JCB voient déjà plus de la moitié de leurs transactions basculer sur les terminaux mobiles : nous entrons véritablement dans l’ère du « mobile first » »

    En Europe, iDEAL (Pays-Bas) reste stable à 49% de paiements en ligne sur mobile, Open Invoice (Scandinavie et Allemagne) atteint 47%, Bancontact/Mr Cash (Belgique) s’élève à 39% et SEPA Direct Debit (paneuropéen) à 22% de transactions sur mobiles.

    Les smartphones dépassent les tablettes pour les achats en ligne…

    Historiquement, les consommateurs privilégiaient les tablettes aux smartphones pour leurs achats. Pour la première fois, l’Index montre que les smartphones ont dépassé les tablettes comme outils d’achat en ligne : 17,5% de transactions sur smartphone contre 16% sur tablette (14% et 17% respectivement au trimestre précédent). Concernant les produits numériques, 29% sont achetés sur smartphone et 7% sur tablette, à peu près comme au trimestre précédent.

    … et l’emportent sur les tablettes en part des paiements mobiles dans le monde
    Les smartphones poursuivent leur conquête du paiement mobile comparé aux tablettes en volume des transactions, augmentant leur part de 2% en un trimestre (à 68%) au détriment des tablettes (32%). Cette tendance se poursuit depuis dix trimestres consécutifs.

    Sur le plan régional, l’utilisation des smartphones dépasse de loin celle des tablettes en Asie (29,5% des paiements en ligne contre 4,5%). L’Europe et les Etats-Unis enregistrent des tendances similaires, mais moins prononcées : 23% des paiements en ligne sur smartphone et 11% sur tablette en Europe ; 23% et 8% respectivement aux Etats-Unis. En France, 13,8% des achats se font sur smartphone contre 8,2% sur tablette.

    L’iPad en tête pour la valeur du panier moyen
    En dépit de cet engouement croissant pour les smartphones en volume de transactions, dans toutes les zones géographiques et pour tous les secteurs du commerce de détail étudiés, la tablette prend la tête en ce qui concerne la valeur du panier moyen. En effet, pour la première fois, l’iPad mène le jeu à 107 dollars, devançant non seulement les smartphones mais aussi les PC de bureau et portables, les leaders historiques, qui plafonnent à 106 dollars. Suivent les tablettes Android (86 dollars), l’iPhone (83 dollars) et les smartphones Android (73 dollars).

    Le Royaume-Uni tutoie les 50% de transactions mobiles
    En termes de marchés, le Royaume-Uni caracole toujours en tête en matière d’adoption du paiement mobile, avec 49% de transactions en ligne effectuées sur un terminal mobile (dont plus de 34% sur smartphone). Parmi les autres leaders du paiement mobile, les Pays-Bas atteignent 35% (dont 23% sur smartphone) et la Suède 32% (25% sur smartphone).

    À propos de l’Index des paiements mobiles d’Adyen
    Depuis juin 2013, l’Index mondial des paiements mobiles Adyen rend compte de l’évolution rapide des paiements mobiles comme canal de vente et met en lumière les tendances du paiement mobile sur les diverses catégories d’appareil, dans différents secteurs d’activité et zones géographiques. Il s’appuie sur les chiffres des transactions de paiement sur la plateforme d’Adyen à l’échelle mondiale et ne prend pas en compte les paiements mobiles « in-app ». Pour consulter les éditions précédentes, rendez-vous sur le site d’Adyen.

  • Achats en ligne, le mobile de plus en plus utilisé

    L’’e-commerce abolit les frontières et devient mobile

    Selon une étude menée par Nielsen,  les e-consommateurs sont de plus en plus nombreux à faire leurs achats en ligne depuis leur téléphone mobile et à troquer leur carte bancaire contre des moyens de paiement numériques.

    Les transactions inter-pays se multiplient aussi : 57% des e-consommateurs dans le monde ont effectué un achat à l’étranger.

    L’e-commerce devient mobile et la technologie permet aux consommateurs du monde entier un accès sans précédent à des produits de toutes sortes. Les consommateurs ne sont plus limités à la sélection de produits de leur magasin habituel ni même restreints à leur propre pays. En effet, 57% des interrogés dans le monde ont effectué un achat en ligne au cours des six derniers mois auprès d’un commerçant à l’étranger. Grâce aux innovations en matière de technologie mobile, les opportunités pour les e-commerçants de servir de nouveaux clients avec de nouveaux moyens croît à un rythme rapide, et les consommateurs sont au rendez-vous.

    L’adoption de nouvelles technologies et l’amélioration des infrastructures amènent de plus en plus de consommateurs en ligne, développant ainsi leur la familiarité et leur aisance avec ces outils digitaux. Ainsi, la croissance continue du e-commerce est inévitable. L’enquête de Nielsen sur l’e-commerce a interrogé 13 000 personnes dans 26 pays pour comprendre comment et pourquoi les consommateurs font leurs achats en ligne.

    L’E-COMMERCE DEVIENT MOBILE
    Beaucoup de régions doivent encore face à des défis importants d’infrastructures, y compris la faible pénétration d’internet, les coûts d’accès élevés et les connexions peu fiables, un obstacle que certains e-commerçants innovants surmontent en offrant un chargement rapide des applications mobiles et des sites. 32% des interrogés dans le monde déclarent que leur connexion n’est pas assez stable pour rendre aisé un achat en ligne. Dans ces marchés, les mobiles ont été essentiels à la croissance du commerce électronique, apportant de nombreux nouveaux clients jusqu’alors pénalisés par une connexion défaillante. Et l’importance des mobiles ne fera que continuer à croître.

    L’Inde est l’un des pays leaders de la tendance mobile. Certains e-commerçants y ont développé une stratégie du « tout-mobile ». Mais l’évolution vers le shopping mobile n’est pas l’apanage des marchés émergents. Aux États-Unis, IBM a rapporté que les mobiles ont représenté environ 57% du trafic en ligne lors du dernier « Black Friday », la plus importante journée de shopping de l’année dans le pays, en hausse de +15% par rapport à la même période en 2014.

    « De plus en plus de consommateurs utilisent des appareils mobiles pour acheter, ainsi une stratégie mobile cohérente doit être un pilier-clé de l’innovation pour les distributeurs », a déclaré Patrick Dodd, Président Global Retail chez Nielsen. « Les stratégies gagnantes sont celles qui optimisent l’expérience mobile avec une approche différenciante, et améliorent l’intégration de leur magasin et des services mobiles spécifiques aux réalités de chaque marché. »

    LES CARTES DE CRÉDIT NE SONT PAS LE SEUL MODE DE PAIEMENT EN LIGNE
    Comme la technologie et le paysage de la distribution évoluent rapidement, les pratiques de paiement sont également en train de changer. Dans le monde, plus de la moitié des e-consommateurs paient avec une carte de crédit traditionnelle (53%), mais aussi via un système de paiement numérique comme PayPal (43%), une carte de débit (39%) ou un prélèvement automatique sur leur compte bancaire (38%).

    En Chine, l’utilisation des systèmes de paiement numériques est très répandue : 86% des e-consommateurs chinois y ont recours. C’est également le mode de paiement le plus fréquent en Europe de l’Ouest, en particulier en Allemagne (68%), en Espagne (56%) et en Italie (55%), mais moins en France (49% seulement).

    En Inde, les cartes de débit, notamment celles à débit immédiat, sont des moyens de paiement courants (61% et 71%, respectivement) pour les achats en ligne, mais le paiement à la livraison reste l’option la plus largement utilisée, citée par 83% des répondants indiens. La popularité de ces types de paiement en Inde s’explique par le nombre important de consommateurs non bancarisés, la faible pénétration des cartes de crédit, et les inquiétudes autour de la sécurité de ces cartes.

    « L’Inde montre que la croissance des achats en ligne ne dépend pas de la pénétration et du développement des cartes de crédit », précise Patrick Dodd. « Les acheteurs donnent la priorité à la sécurité et les distributeurs doivent collaborer avec les banques pour s’assurer de fournir un système de paiement sûr et fiable pour les transactions en ligne. »

    Le paiement à la livraison est également largement utilisé dans de nombreux autres pays en développement, comme le Nigeria (76%), les Philippines (73%), la Russie (70%), les Emirats Arabes Unis (68%), l’Arabie Saoudite (59%), la Colombie (57%) et la Thaïlande (56%).

    En Europe, le paiement à la livraison est relativement peu courant, notamment en France (8%) où son usage est encore moins répandu que dans d’autres pays voisins comme l’Allemagne (12%), l’Espagne (22%) et l’Italie (25%).

    L’E-COMMERCE DEVIENT DE PLUS EN PLUS MONDIALISÉ
    De plus en plus de personnes s’affranchissent des frontières géographiques pour leurs achats en ligne. Près des trois quarts des e-consommateurs indiens déclarent avoir acheté des articles à l’étranger (74%). Une tendance qui ne concerne pas uniquement les pays en développement puisque les deux tiers environ des e-consommateurs européens font également des achats à l’étranger, notamment 79% en Italie – le score le plus élevé dans l’étude – et 73% en Allemagne. La France se situe légèrement en-dessous avec 59%.

    « Le commerce de détail a été l’un des derniers bastions de la mondialisation, mais la technologie est en train de donner aux consommateurs l’accès à un nouveau monde de produits qui était auparavant inaccessible », explique Patrick Dodd. « Dépasser les frontières, c’est avoir plus de choix. Dans de nombreux pays en développement, la classe moyenne montante est en demande d’une plus grande variété de produits que les distributeurs locaux ne peuvent offrir. Par conséquent, ces consommateurs se tournent vers l’étranger pour acheter des produits de marque, souvent à des prix inférieurs à ceux pratiqués dans leur pays. C’est également le cas dans les pays développés où les consommateurs peuvent également trouver un avantage en termes de prix à acheter au-delà de leurs frontières. ».