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  • Les 11 arnaques aux applications de paiement à connaître

    Lydia, Cash App ou encore PayPal : applications sensibles

    Selon Bastien Bobe,Directeur technique Europe Continentale chez Lookout

    Qu’il s’agisse de partager l’addition après une soirée ou d’envoyer de l’argent pour un cadeau, nous sommes de plus en plus nombreux à faire confiance aux applications de paiement comme Lydia, Cash App ou encore PayPal.

    C’est un moyen rapide et transparent d’effectuer des transactions financières. Les deux principales fonctions de ces applications étant de payer les autres et d’être payé. Deux actions particulièrement sensibles aux cyberattaques. Elles offrent ainsi quelques dispositifs de sécurité particuliers pour vous protéger comme le chiffrement, les verrous de sécurités, les notifications ou encore les désactivations de paiement à distance.

    Mais malheureusement, cela ne suffit pas vous pourriez subir l’une de ces 11 arnaques courantes :

    · Un faux service d’assistance : Les escrocs des applications de paiement profitent souvent des utilisateurs en se faisant passer pour le service d’assistance. Or, ces services d’assistances ne vous demanderont jamais de fournir votre code d’accès ou votre code PIN, d’envoyer un paiement, de faire un achat, de télécharger une application pour un « accès à distance », ou d’effectuer une transaction « test » de quelque nature que ce soit. Si vous recevez un message qui semble provenir du support d’une application aller directement dans l’application pour le contacter, sans répondre au message.

    · Des offres alléchantes : L’une des arnaques les plus populaires est celle des escrocs qui proposent des biens ou des services coûteux – mais fictifs – en échange d’un paiement. Les paiements d’applications sont instantanés et ne peuvent généralement pas être annulés. N’oubliez pas que si quelque chose semble trop beau pour être vrai, il s’agit probablement d’une escroquerie.

    · Des dépôts aléatoires : Un dépôt d’argent aléatoire est souvent utilisé pour endormir les utilisateurs et leur donner un sentiment de confiance envers les escrocs. Cependant, les escrocs peuvent vous envoyer un paiement « par accident » et vous demander de leur renvoyer le montant du paiement. Le montant que vous leur renvoyez provient des fonds de votre compte. Ces escrocs contestent le paiement auprès de leur banque ou de leur carte de crédit après que vous avez renvoyé les fonds. Cela signifie qu’ils seront remboursés à la fois par vous et par leur banque.

    · Un gain fictif : Vous pouvez être contacté pour réclamer de fabuleux prix en espèces. Mais pour recevoir le prix, ils doivent d’abord envoyer de l’argent. Les applications de paiement ne demandent pas à leurs utilisateurs de payer pour les concours ou les promotions, donc les demandes d’envoi d’argent pour réclamer un prix sont probablement frauduleuses.

    · Une demande de numéro de sécurité sociale : En général, il est préférable de ne communiquer votre numéro de sécurité sociale qu’à des sources de confiance et vous devriez éviter de communiquer des informations d’identité importantes aux demandeurs sur n’importe quelle application.

    · Des aides gouvernementales : Certains escrocs peuvent promettre de l’argent sous la forme d’une subvention gouvernementale ou d’un programme d’aide. Mais toute demande d’informations financières est un signe révélateur d’une escroquerie.

    · Les « cash flippers » : Les escrocs peuvent prétendre être en mesure de « retourner » les fonds des utilisateurs afin de gagner plus d’argent. L’escroquerie au cash flipping est conçue pour prendre l’argent des utilisateurs sans jamais leur donner de retour sur investissement.

    ·  De faux remboursements : Si vous vendez quelque chose sur un marché en ligne, un escroc peut vous contacter en prétendant qu’il est intéressé par l’article et qu’il effectuera un paiement via une applications de paiement – sauf que vous ne recevrez pas l’argent et qu’il prétendra avoir envoyé le paiement plusieurs fois. Il exigera le remboursement de votre propre argent pour un article qu’il n’a jamais payé.

    ·  Une fausse histoire d’amour : Si vous rencontrez quelqu’un sur une application de rencontre ou un réseau social et qu’il vous demande de lui envoyer de l’argent via une application de paiement, soyez extrêmement prudent.  Si une personne que vous n’avez pas rencontrée en personne prétend avoir des intentions romantiques et vous demande de l’argent, soyez méfiant.

    ·  Un e-mail de phishing : Les équipes de l’application ne vous demanderont jamais de fournir des informations de connexion ou n’utiliseront pas un langage menaçant dans leurs messages. Si vous recevez ce qui semble être un e-mail de phishing, vous devez contacter le support via l’application.

    ·  De fausses alertes de sécurité : Certains escrocs peuvent envoyer un e-mail frauduleux prétendant que votre compte a été compromis et que vos informations personnelles ont été divulguées. Les escrocs incluent souvent des liens vers de faux sites Web dans les e-mails qui vous invitent à modifier vos identifiants de connexion, mais cette astuce peut en fait voler vos informations de connexion existantes. 

    Vous l’aurez compris il existe de nombreuses manière d’accéder à vos données via les applications de paiement, assurez-vous d’en être conscient et d’avoir les bons réflexes.

  • Paiement – Les tendances à surveiller en 2023

    Sécurité et confiance : les deux leviers du paiement en ligne

    Une étude menée par VISA 

    2022 a été, à bien des égards, une année de transition. Une grande partie du monde est heureusement passée, lentement mais sûrement, de mois de restrictions à une nouvelle normalité. Nous nous sommes ainsi adaptés, d’un travail entièrement à distance à de nouveaux modèles hybrides, et d’une reprise économique florissante à une grande incertitude économique à court terme. Pendant ce temps, la transition mondiale des paiements en espèces vers les paiements électroniques s’est poursuivie. Alors que l’année 2023 débute, nous pouvons dès à présent relever certaines tendances incontournables. Sans oublier que nous sommes désormais plus proches de célébrer les Jeux olympiques et paralympiques à Paris.

    1. Les voyages font leur retour, ainsi que les dépenses qui vont avec

    Un net rebond des voyages a pu être enregistré en 2022, la France restant l’une des destinations les plus populaires à travers le monde, alors que huit touristes sur dix ont déjà visité le pays. Paris reste en particulier une « destination incontournable », 73 % des touristes souhaitant visiter la capitale française. Une étude récente de GfK pour Visa  a par ailleurs révélé que 95 % des touristes s’attendent à pouvoir payer par carte (et 60 % à le faire avec leur smartphone) lorsqu’ils visitent la France, ce qui met en lumière la nécessité d’accepter des paiements électroniques dans les magasins. En effet, 72% des touristes étrangers ont l’intention de faire du shopping en France : si les grands magasins arrivent en tête (65%), les petites boutiques et les commerces artisanaux locaux arrivent juste après dans les intentions d’achat (62% et 56%).

    2. Des consommateurs plus déterminés et plus conscients lorsqu’ils adoptent des comportements durables

    Alors que davantage de personnes quitteront leur domicile pour le travail, les loisirs et tout ce qu’il y a dans l’intervalle au cours de l’année à venir, les consommateurs se focalisent sur la durabilité et le changement climatique dans leurs comportements et leurs habitudes de consommation. La majorité des voyageurs se préoccupent ainsi de l’environnement… mais pas autant en voyage que chez eux, selon l’étude GfK pour Visa*. Les Allemands sont les plus performants à cet égard, avec 67% de personnes « très intéressées par l’environnement », au point de changer leurs habitudes. Cependant, si 76 % des touristes déclarent « recycler à la maison », ils ne sont que 61 % à le faire en voyage.

    En 2023, nous nous attendons à ce que davantage de consommateurs joignent le geste à la parole à mesure que plusieurs options deviennent disponibles. La commodité jouera un rôle clé pour aider les consommateurs à choisir de manière durable dans leur vie quotidienne. Par exemple, la possibilité de payer les transports en commun à l’aide d’une carte de crédit, de débit ou prépayée sans contact, ou d’un dispositif de paiement, signifie que les gens n’ont plus besoin d’immobiliser des fonds sur une carte de transport dédiée, un billet papier, ou de chercher de l’argent liquide, lorsqu’ils choisissent de ne pas prendre leur voiture. La deuxième enquête de Visa sur l’avenir de la mobilité urbaine a ainsi révélé que 86 % des personnes interrogées en France ont déclaré que la durabilité avait joué un rôle dans leur décision d’utiliser les transports en commun – moins de 14 % ont répondu qu’elle n’avait pas du tout influencé leur décision.

    3. Le B2B devient 3.0

    En 2023 et au-delà, nous observerons une version 3.0 des paiements entre entreprises, où la nouvelle frontière du commerce interentreprises mondial sera entièrement numérique, sécurisée, rapide, flexible et transparente.

    La numérisation des processus commerciaux continuera d’accélérer les transactions interentreprises et les offres de paiement intégrées au-delà des chèques et des factures papier. Les équipes chargées des comptes clients constatent déjà les avantages de l’envoi de factures électroniques et de la réception de paiements électroniques. De plus en plus d’administrations progressent dans la numérisation des paiements, qu’il s’agisse de versements aux citoyens ou de versements aux agences en tant que clients. Les banques, les processeurs et les réseaux continuent de progresser dans les cas d’utilisation potentielle des cartes virtuelles. Cette dynamique d’innovation se poursuivra à mesure que l’écosystème fournira davantage de caractéristiques et de fonctionnalités pour rationaliser les paiements et les opérations des entreprises.

    4. L’hiver des cryptomonnaies n’arrête pas l’innovation

    Les marchés cryptos ont connu leur juste part de volatilité au cours de l’année écoulée. Bien que l’avenir demeure incertain, pendant l’hiver crypto actuel, nous nous attendons à ce qu’un certain nombre de solutions peu durables soient abandonnées, alors que d’autres qui se concentrent sur une approche mesurée et conforme aux récents développements technologiques continueront à construire des solutions Web3 significatives pour les entreprises et les consommateurs. Dans le sillage des récentes défaillances en liquidité, nous espérons que les plateformes de cryptomonnaies à travers le monde s’efforceront de mettre en place des protections efficaces et de fournir de bonnes informations pour les clients.

    Dans l’immédiat, nous envisageons un effort continu de la part des gouvernements, des banques centrales, des institutions financières traditionnelles et des fintechs concernant la monnaie et les paiements électroniques – qu’il s’agisse des CBDC, des stablecoins ou d’autres formes de monnaie fiduciaire tokenisée. Les cas d’utilisation de paiements Web3 significatifs qui se profilent à l’horizon comprennent les paies et les micropaiements en continu et les décaissements transfrontaliers.

    5. La fraude s’adapte à un monde « hybride »

    Alors que de plus en plus de personnes dans le monde adoptent un style de vie « hybride », les fraudeurs suivent la cadence, adaptant leurs tactiques aux endroits où nous nous trouvons et trouvant de nouvelles façons d’escroquer les consommateurs.

    Cela signifie que la sécurité et la confiance demeurent essentielles. De nouvelles percées en matière d’authentification pour la protection des utilisateurs, comme EMV 3D Secure (EMV 3DS), contribuent à sécuriser le commerce en ligne en temps réel à travers le monde. Les méthodes et solutions de paiement électronique telles que les cartes virtuelles continueront à faciliter et à sécuriser toutes les opérations, de l’achat d’un billet d’avion au partage de l’addition lors d’un dîner. Les entreprises seront également plus conscientes de l’importance d’investir dans des outils de sécurité pour prévenir la fraude et dans des polices d’assurance qui pourraient contribuer à atténuer l’impact d’une violation.

    *Entretiens en ligne menés en mai 2022 avec des voyageurs prévoyant de se rendre en France en 2022, originaires des États-Unis (810), du Royaume-Uni (811), d’Allemagne (806) et de Belgique (811) – 3 238 au total, sur la base d’un questionnaire de 35 questions.

  • Economie circulaire, made In France, paiement sans contact… les tendances retail en 2021

    Les tendances du retail 2021

    Par Tania Oakey, Directrice Marketing Retail de Cegid.

    Si en 2020 les revendeurs ont dû faire face à de nombreuses difficultés et relever de nombreux challenges avec la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, l’année 2021 sera elle aussi pleines de défis.

    Depuis presque un an, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est venue perturber notre quotidien. Dans le retail, la crise sanitaire a été un véritable accélérateur de tendances, faisant bondir l’e-commerce, ou révélant l’absolu nécessité de disposer en magasin de services digitaux comme le Click & Collect. Autrement dit, être omnicanal n’a jamais été aussi impératif !

    Même si les ventes sur internet se sont développées durant la crise, le point de vente « physique » demeure le canal préféré des consommateurs, aussi bien pour aller retirer une commande que pour effectuer des achats. Il revient en revanche aux enseignes de rendre leurs magasins désirables malgré le déploiement des protocoles sanitaires. Cela passe par l’humain et la capacité des équipes de vente à répondre aux demandes des clients, que ce soit pour un simple renseignement, pour un achat, pour retirer un colis ou au contraire expédier la marchandise. En effet, si le digital continue de progresser, la présence de l’humain est l’élément qui permet le meilleur taux de transformation de l’acte d’achat.

    Preuve en est, les premières opérations de live streaming qui ont eu lieu en France, un procédé permettant une visite virtuelle en live du magasin, ont dopé les ventes jusqu’à 300 à 400 % chez certaines enseignes comme Leroy Merlin ou Fnac Darty. Des chiffres particulièrement attrayants pour des enseignes et marques qui doivent absolument maîtriser et optimiser leurs coûts de fonctionnement et ceux de leur transformation digitale.

    Les 6 tendances attendues, nouvelles ou qui vont se renforcer dans le Retail en 2021.

    1 – L’économie circulaire s’impose

    D’après Kantar, entre septembre 2019 et septembre 2020, 29% des français ont acheté des vêtements, des chaussures ou des accessoires d’occasion. Soit 10 points de plus qu’en 2018. Si Leboncoin ou Vinted sont des précurseurs dans le domaine, beaucoup de marques et d’enseignes spécialisées n’ont  pris ce virage de l’occasion que récemment. La Redoute, Aigle, Promod, Kiabi, Bash, Zalando, Veepee ou encore Cdiscount, veulent tous prendre une part de ce marché estimé à 1 milliard d’euros. Les distributeurs comme Auchan ou Carrefour nouent même des partenariats avec Patatam, un spécialiste de la seconde main pour le textile. Cette percée de la seconde main se retrouve dans d’autres catégories comme les produits high-tech ou électroniques. Back Market ou Recommerce voient leurs ventes progresser chaque trimestre.

    Dans le monde du sport, Decathlon expérimente la revente de produits d’occasion, mais aussi de location. Cette tendance va de pair avec la seconde main, certains consommateurs n’ayant plus « besoin » de posséder des articles. Le mode locatif leur offre plus de flexibilité, tout en ne leur donnant pas le sentiment de « surconsommer ».

    Seconde main et location de produits sont deux offres qui devraient prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. D’une part, parce que le pouvoir d’achat est en baisse, ou devrait encore baisser, avec la crise sanitaire qui provoque une crise économique. D’autre part, parce que la prise de conscience environnementale des consommateurs qui cherchent à mieux consommer gagne aussi du terrain.

    2- Les marques doivent s’engager à développer leur communauté et promouvoir
    le “Made in France”

    « Je suis ce que je consomme ». Ce postulat est adopté par de plus en plus de consommateurs qui n’hésitent pas à adapter ou modifier leurs achats en fonction des engagements des marques et enseignes. Ainsi, tout scandale lié à l’environnement ou au gaspillage pourra être lourdement sanctionné.

    Par ailleurs, le confinement a contribué à renforcer le « made in France » et l’achat de produits locaux, les français s’accordant de plus en plus à « consommer local » ou dans les commerces de proximité.

    Un nombre majoritaire de français envisagent ainsi désormais de consommer de façon différente et plus responsable. Les enseignes doivent donc impérativement se poser la question des valeurs qu’elles veulent transmettre et les revendiquer. L’exercice se révèle complexe car ces prises de position peuvent être clivantes, mais il est nécessaire pour fédérer une communauté. Qui, en échange, sera plus que jamais fidèle à la marque ou à l’enseigne.

    3- L’omnicanal, encore et toujours

     L’année 2021 sera omnicanale ou ne sera pas. Si le sujet n’est pas nouveau, il revêt avec la crise sanitaire et économique une importance capitale. Ainsi, les services digitaux ne sont plus une option mais une nécessité.

    Les enseignes qui avaient du retard sur le sujet ont été lourdement sanctionnées durant les récentes périodes de confinement. Sans vision en temps réel des stocks magasin, impossible de proposer des services de Click & Collect ou de ship-from-store. Résultat, les magasins ont dû tout simplement baisser leur rideau, sans possibilité de revenus.

    Au-delà des services, les revendeurs doivent également faire preuve d’agilité entre les canaux et gommer les éventuelles frictions dans leur parcours client. Là aussi, il ne s’agit pas d’une nouveauté mais l’enjeu reste toujours aussi déterminant. Tout frein rencontré dans le parcours client sera sanctionné par un départ du consommateur. Une grande majorité des consommateurs indiquent qu’ils ne reviendront pas chez un revendeur s’ils ont eu une mauvaise expérience d’achat, que ce soit en magasin ou en ligne.

    4 – Vers des magasins « couteaux-suisses »

    Comme précédemment indiqué, les crises sanitaires et économiques constituent des accélérateurs de tendances. Et parmi les mutations qui se sont accélérées figure la transformation du magasin. Avec la montée de l’e-commerce, les boutiques ont, elles aussi, un rôle à jouer pour satisfaire les clients web, au travers du Click & Collect et du Ship-from-store. Les équipes en magasin doivent d’ailleurs être formées à ces nouvelles pratiques qui les amènent à réaliser du picking en magasin et à préparer des colis. Les dark stores – magasin ou entrepôt dans lequel les employés, «les pickers», arpentent les allées à la place des clients pour préparer leurs commandes –  émergent également et permettent d’implanter les stocks au plus près des clients pour accélérer ainsi les délais de livraison.

    Enfin, c’est l’organisation et l’agencement des magasins qui doivent être repensés. Les caisses et leurs larges comptoirs se font plus rares au profit de pôle de services et d’outils mobiles entre les mains des vendeurs. Le niveau des stocks baisse et les articles sont mieux exposés. Le digital permet de pallier cette diminution des références disponibles en point de vente puisque les vendeurs peuvent facilement commander une taille ou un coloris manquant. Et l’espace gagné en magasin permet de laisser la place à des zones d’expérience autour du produit ou en écho aux engagements de la marque.

    5 – Vers des employés « ambassadeurs »

    Longtemps, les équipes en magasin ont été les grands oubliés de la transformation digitale. Ce sont pourtant eux qui sont en première ligne puisque leur rôle et les outils qu’ils utilisent évoluent. Les marques et enseignes l’ont désormais bien compris et l’e-learning s’impose pour s’assurer que toutes les équipes de ventes disposent de la bonne formation.

    Par ailleurs, les vendeurs, grâce au déploiement des outils de mobilité, disposent désormais d’un grand nombre d’informations sur la marque, les produits et les clients.

    On entre enfin dans une nouvelle ère où le vendeur devient un réel ambassadeur de la marque, un animateur de communauté. Cela s’explique par la montée des réseaux sociaux et l’avènement du commerce social. Les enseignes et marques s’emparent ainsi du live streaming à l’instar Des Galeries Lafayette. Les personnal shoppers du magasin Haussmann ont ainsi répondu durant les périodes de confinement aux demandes des clients en vidéo. Les cabines d’essayages ont été aménagées et les produits vivement éclairés pour être bien visibles en vidéo. Tout le défi réside dans la bonne formation du personnel et la mise en place d’un nouveau parcours d’achat à distance sécurisé.

    6 – Répondre à la demande du sans contact et des achats Quick & Go

    La crise sanitaire et économique a, enfin, fait émerger le besoin d’un shopping sans contact, mais qui n’est pas forcément pour autant un achat e-commerce avec une livraison à domicile. Le magasin a toujours une place à part dans le cœur des consommateurs. En revanche, ces achats doivent pouvoir se faire rapidement, en mode Quick & Go. Cette approche rappelle immédiatement les magasins Amazon Go où le client s’identifie, prend un produit et sort. En France, Black Box de Monoprix ou encore Boxy ont repris ce concept mais uniquement pour le commerce « alimentaire ». Dans le textile ou encore la bijouterie, cette approche Quick & Gos’est traduite par la création du service Ask & Collect. Le principe ? Depuis une vitrine ou en appelant un magasin, les clients peuvent commander leurs articles et se faire livrer à domicile, ou bien les récupérer en point de vente dans les heures qui suivent.

    La recherche d’un achat rapide et sans contact a aussi des conséquences sur la caisse et sur la façon de payer ses achats. Ainsi, le paiement sans contact a explosé en 2020. D’une part, parce que le plafond maximal a été relevé de 30 à 50 euros. D’autre part, parce qu’il a été encouragé chez de nombreux distributeurs afin de limiter les interactions physiques.

    Dans certains secteurs, tels que le luxe, le Pay By Link – une solution qui permet de créer des liens de paiement en toute sécurité, afin de les envoyer aux clients par e-mail ou encore via les réseaux sociaux – est également en forte hausse. Dans le même esprit, mais également pour permettre de limiter les files d’attente, l’encaissement mobile, par un vendeur ou par le client lui-même en toute autonomie, représente également un atout.

  • Pas tous égaux face à la vente en ligne

    Covid19 : influence sur le marché du e-commerce Cross Border

    Par Corinne Estève Diemunsch, Limonetik

    La pandémie liée au coronavirus a, sans nul doute, profondément transformé le Business dans son ensemble et pour longtemps. Pour contenir l’hémorragie, de nombreux pays ont imposé des mesures drastiques limitant les échanges et les contacts. Une première dans l’histoire de la globalisation du commerce et de l’économie.

    Le secteur du e-commerce, tiré par l’extraordinaire accélération d’une transformation digitale incontournable, se voit pour le moment un peu épargné par les catastrophes en chaine. Relevant d’une question de survie, les marques n’ont, de fait, d’autre choix que de s’engager dans le numérique, à la recherche d’une plus large exposition et à la découverte de nouveaux Business models.

    Le « reBoom » du e-commerce

    Le e-commerce avait déjà le vent en poupe mais il est clair que la pandémie qui frappe l’intégralité du globe n’a fait qu’accélérer ce mode de consommation sans contact et sans déplacement.

    Tel un canot sur un cours d’eau, la transformation digitale, longtemps tirée et poussée par la technologie, vécue même comme un must-have par certains, s’est vue basculée dans les chutes du Niagara (ou d’Iguaçu) en quelques semaines. Plus personne ne peut ignorer que le numérique est devenu l’enjeu majeur du moment ; quel que soit le secteur d’activité, du privé au public, de l’éducation à la santé, au retail ou à l’industrie, en B2C comme en B2B. Seuls ceux qui savent s’adapter et réagir vite peuvent survivre et se projeter dans un avenir meilleur.

    Enjeu de pérennité dans un premier temps, le numérique est devenu en quelques mois un investissement fondamental de croissance. Les entreprises peuvent ainsi non seulement répondre à la demande de leurs clients, les conserver mais aussi les fidéliser et acquérir de nouvelles parts de marché.

    Le commerce Cross Border en question

    A l’échelle mondiale le nombre de ventes en ligne a explosé ; cela étant en grande partie lié aux modifications -subies ou voulues- du comportement d’achat des consommateurs. Ainsi aux Pays-Bas, il semble que les dépenses du non-alimentaire aient augmenté de 56% ; en France les achats plaisirs se sont vus eux aussi multipliés ces derniers mois.

    Pour Noël, trois quarts des consommateurs européens annoncent qu’ils effectueront leurs achats sur Internet d’après une étude d’Integral Ad Science (IAS). Celle-ci, menée au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, met en avant un nouveau champ de bataille ; celui de la publicité !

    Le développement du e-commerce permet de faire tomber les frontières, entrainant l’arrivée massive des outils de comparatif, démultipliant le besoin de compétitivité et de facteurs de différenciation. Avec deux tiers des consommateurs (67%) qui considèrent les publicités en ligne utiles pour trouver des produits et des promotions, celles-ci deviennent un facteur clé de succès.

    Cela signifie aussi que les clients, dans le confort douillet de leur habitation, que ce soit à titre privé comme professionnel, seront encore plus exigeants quant au rapport qualité/prix/relation client.

    La stratégie de plateforme

    Récent modèle de Business, les marketplaces marquent leur territoire et prennent le leadership. En septembre dernier Cross-Border Commerce Europe faisait état dans une dernière étude de la déferlante des marketplaces avec en tête de gondole en Europe les géants Amazon, eBay et AliExpress. Dans son zoom sur le marché Européen, ce classement établi que le e-commerce transfrontalier en Europe représentait un chiffre d’affaires de 143 milliards € en 2019 (hors voyage), dont 84 milliards d’euros (59%) généré par les Marketplaces. Cette étude projette que la part de ces dernières atteindra 65% en 2025. Dans le Top du classement les sites de vente aux enchères (10%) et une part du CtoC à hauteur de 36% du Top 100 des marketplaces. Comme le précise Cross-Border Europe, il est clair que « la pandémie du Coronavirus donne un coup d’accélérateur aux achats en ligne transfrontaliers sur les marketplaces ».

    Si la COVID-19 a changé le comportement d’achat des clients et accéléré l’investissement numérique, il s’agit avant tout pour toutes les marques de s’adapter intelligemment aux circonstances et à leurs évolutions pour bénéficier de la croissance du e-commerce et servir au mieux les consommateurs.

    D’après Gartner les investissements dans les canaux et technologies numériques permettront d’atténuer les impacts sur les revenus, aideront à fidéliser les clients et à adapter les offres de produits au monde post-pandémique. De même que la mise en place de nouveaux modèles commerciaux et la fonctionnalité technique placeront les organisations sur une meilleure voie de reprise et les aideront à s’adapter à la nouvelle norme. Ainsi, l’analyste annonce que jusqu’en 2022, 50% des grandes organisations qui n’auront pas réussi à unifier leurs canaux d’engagement devront faire face au souci d’une expérience client décousue et insatisfaisante tandis que celles qui se seront développées sur des Marketplaces depuis plus d’un an verront au moins 10% d’augmentation de leurs revenus lié au numérique.

    Pas tous égaux face à la vente en ligne

    Les impacts du coronavirus sur le e-commerce ont touché inégalement les secteurs d’activité et les pays. Une analyse de Good Data et Emarsys révèle une différence flagrante sur l’évolution des transactions en ligne par pays au cours de l’année. Alors que le Brésil ou la Russie accusent une baisse sans précédent des achats en ligne avec -49% pour les retailers chinois en avril 2020, les pays occidentaux ont, quant à eux, largement profité du e-commerce en enregistrant une hausse de plus de 96% pour la France et l’Allemagne, et +105% aux US. Cette différence serait due à des marchés plus matures.

    Il est également constaté une scission récente entre les biens dits essentiels et les biens non essentiels. La grande distribution, fournisseur principal de biens essentiels, est la grande gagnante du coronavirus en termes de ventes avec une augmentation de 34,2% du trafic en ligne. ContentSquare enregistre sans surprise une hausse sur le secteur parapharmaceutique de 17%. Bien que ces tendances varient sensiblement d’un pays à l’autre, certains secteurs d’activité non essentiels ont, eux aussi, connu une belle progression liée aux nouveaux modes de vie des consommateurs. Ainsi, le besoin de garder une activité physique pendant le confinement, et la généralisation du télétravail ont profité à la vente en ligne d’équipements sportifs et technologiques.

    Loin de crier « Houra » et en dépit de l’engouement pour le commerce électronique, une part importante des vendeurs en ligne se trouve confrontée au problème de la réduction par les consommateurs des dépenses d’articles considérés comme non essentiels. Ainsi en Avril dernier, sur un échantillon de 200 000 vendeurs tiers d’Amazon aux États-Unis, environ 36% d’entre eux étaient inactifs versus 28% en Février. Il semble aussi que les vendeurs proposant moins de 1500 produits (ASIN) ont été particulièrement touchés contrairement à ceux offrant plus de 3000 produits.

    L’expérience de paiement, plus critique que jamais !

    Si la COVID-19 a changé la façon dont les consommateurs vivent leurs achats, l’acte de paiement a, lui aussi, été impacté. Celui-ci, de fait, fait partie intégrante de l’expérience client.

    Avec des risques croissants de fraude mais la nécessité d’offrir une expérience client fluide, il est clair que les risques pour les commerçants doivent être maitrisés dans leur ensemble dans notre monde où le virtuel envahi le quotidien. Des mesures et des indicateurs clés de performance (KPI) liés aux paiements, aux frais annexes ou encore aux litiges doivent absolument être mis en place et suivis.

    Il est impératif de pérenniser la continuité des activités tout en s’accordant avec l’évolution des attentes de paiement des clients. Les entreprises ont dû et doivent adapter leurs systèmes de paiement pour rendre plus rapides les transactions et les sécuriser ; passer au sans contact, au paiement mobile, au paiement par QR code, … Gartner indique que d’ici 2024, au niveau mondial, les utilisateurs de paiement mobile doubleront pour atteindre près de 2 milliards, contre moins d’un milliard en 2019.

    Dans un marché déjà très complexe, en évolution rapide, où le paysage des fournisseurs associés est exponentiel, où la chaîne de valeur intègre une couverture géographique et une prise en charge d’un panel de moyens de paiement alternatifs de plus en plus vaste, les fournisseurs de services de paiement doivent, eux aussi, adapter leurs offres pour aider les commerçants à surmonter les conséquences de la pandémie.

    Aucune partie prenante n’est épargnée par la crise sanitaire. Que ce soient les consommateurs, les commerçants, les fournisseurs, les gouvernements ; il s’agit pour tous de grandir ensemble sur une toile de fond turbulente, et avec des perspectives les plus favorables et bienveillantes pour chacun.

  • Crypto-monnaies : 4 moyens d’améliorer la visibilité de votre entreprise

    Crypto-monnaies : 4 moyens d’améliorer la visibilité de votre entreprise

    Les crypto-monnaies évoluent encore dans un cercle d’initiés, qui est peu compris par le grand public. C’est pourquoi les entreprises du secteur doivent absolument avoir une stratégie marketing poussée, afin de profiter d’une meilleure visibilité. Voici quelques conseils pour booster votre entreprise.

    1. Proposer des moyens de paiement variés

    Il n’y a pas si longtemps, acheter des Bitcoins relevait du chemin de croix : pas de carte bancaire possible, et aucune garantie pour l’acheteur… Heureusement les temps ont bien changé. Comme le montre le site Cryptonaute, il est maintenant possible d’acheter des crypto-monnaies par CB ou virement. Un avantage qui permet l’adoption de plus en plus de monnaies virtuelles sur des plateformes comme eToro ou Binance.

    Pour votre entreprise, l’accessibilité doit donc être le mot-clé. Si vos clients peuvent acheter votre cryptodevise d’un seul clic sur une cryptobourse, ils seront d’autant plus nombreux à la partager. Cela vous coûtera une somme au départ, mais celle-ci sera aisément amortie lorsque des utilisateurs seront conquis.

    2. Soigner sa présence sur les bons réseaux sociaux

    Vous le savez sans doute déjà, les amateurs de crypto-monnaies n’ont pas tendance à se rassembler sur Facebook ou Instagram… Il faut donc que votre stratégie de community management soit axée sur les bons réseaux. Twitter est très utilisé par la communauté crypto – de nombreux PDG d’entreprises comme Changpeng Zhao ou encore Justin Suns’en servent pour communiquer avec leurs utilisateurs.

    Ne négligez pas non plus Reddit. Ce forum géant anglophone est maintenant consulté par 330 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Si vous maîtrisez la langue de Shakespeare, c’est un incontournable pour votre entreprise .

    Source : Pxhere

    3. Résoudre un vrai problème

    Depuis l’engouement qui a porté le Bitcoin et les crypto-monnaies alternatives (altcoins) à la fin de l’année 2017, un nombre très important de projets cryptos ont émergé. Tout l’enjeu pour votre entreprise est donc de parvenir à se démarquer. Si on regarde les cryptos principales, comme le Litecoin, le Bitcoin Cash ou le Bitcoin SV, les différences sont peu marquées : cela leur porte régulièrement préjudice.

    À l’inverse, un projet comme Brave Browser fonctionne, car il résout un problème de fond : celui de la monétisation de la publicité sur Internet. Assurez-vous donc que votre produit résout un problème précis, et qu’il ne s’agit pas d’un énième réseau de paiement décentralisé générique.

    4. Se greffer sur un projet existant

    Pour profiter d’une meilleure visibilité, il est important de soigner ses liens avec des projets d’ampleur. L’entreprise Lightning Network fait parler d’elle depuis plusieurs années, car elle améliore le réseau du Bitcoin. Et la crypto-monnaie Tether a réussi à se propager largement en utilisant le réseau Ethereum.

    Si vous le pouvez, utilisez donc des outils déjà développés, ou greffez-vous sur des projets porteurs. Cela vous permettra de toucher un public plus large beaucoup plus facilement.

    Le secteur des crypto-monnaies n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais il est prometteur : 38% des entreprises ont en effet confirmé qu’elles souhaitaient adopter la blockchain en 2020. Il y a donc un vrai marché à défricher… à condition d’appliquer les bonnes stratégies !

  • Sécurité et paiement mobile : arrêtons les idées reçues

    Les idées reçues sur le paiement mobile en France

    Selon Bertrand Pladeau, Chief Operations Officer chez Dejamobile

    De nombreuses banques en France proposent un service de paiement mobile permettant aux clients de payer dans les magasins physiques et en ligne. C’est le cas par exemple des banques réunies sous la marque Paylib qui proposent toutes leur service de paiement mobile NFC au sein de leurs propres applications. Certaines banques ont choisi de façon complémentaire de proposer un service de paiement mobile via des wallets tiers, par exemple Apple Pay (cf. liste des banques françaises participantes sur le site d’Apple), G-Pay ou Samsung Pay.

    Aujourd’hui, le consommateur dispose d’un panel de solutions pour payer avec son mobile. Et pas uniquement via les services proposés par sa banque. Certaines applications permettent également d’utiliser son smartphone pour le paiement en ligne, en magasin ou entre amis.

    Ainsi, une étude de Galitt montrait récemment que 92% des Français avaient entendu parler de paiement mobile et que 19% des propriétaires de smartphone interrogés ont utilisé le paiement mobile au moins une fois (à lire sur lemonde.fr).

    Mieux comprendre le mode de fonctionnement du paiement mobile

    Par rapport à l’usage des cartes classiques, le paiement mobile reste encore relativement méconnu des consommateurs et des commerçants en France.

    Cette situation n’est pas observée dans d’autres pays, comme par exemple au Danemark ou en Suède, leaders européens de l’usage du paiement mobile, mais aussi en Chine où 81% des utilisateurs de smartphone ont effectué au moins un paiement mobile de proximité en 2018 (source MerchantSavvy).

    Afin de mieux comprendre son intérêt, il est important de connaître ce que le paiement mobile apporte en termes de valeur d’usage.

    Tout d’abord, en ce qui concerne la sécurité, le consommateur qui effectue son achat en magasin dispose de moyens d’authentification forte, utilisant les capteurs biométriques du smartphone (empreinte digitale, reconnaissance faciale) ou un code secret (PIN) modifiable pour valider les paiements. L’authentification est donc plus forte qu’en cas d’utilisation de cartes classiques. La transaction n’est pas validée sur le TPE du commerçant, l’authentification est réalisée directement sur le smartphone du client.

    Ensuite, si l’application mobile de paiement est liée à un système de paiement en ligne, comme par exemple le système Paylib, le consommateur pourra valider son achat en ligne en s’authentifiant sur son smartphone, rendant l’expérience de paiement en ligne plus sécurisée et universelle.

    L’autre point méconnu des consommateurs et surtout des commerçants, concerne la gestion des plafonds de paiement sur mobile.

    Le consommateur peut choisir de valider le paiement dès le premier euro ; une vraie réponse aux personnes qui n’utilisent pas la carte sans contact à cause de l’absence de validation pour les montants inférieurs à 30 euros.

    Et surtout, le paiement sans contact via le mobile n’est pas limité à 30 euros. Contrairement à la carte de paiement classique qui a un plafond limité, il n’y a pas de limite de montant quand on paye avec son mobile. Il est donc tout à fait possible de payer des montants supérieurs à 30 euros.

    Sécurité du paiement mobile

    Le paiement mobile s’avère plus sécurisé que la carte sans contact, grâce notamment au principe d’authentification forte évoqué plus haut et la désensibilisation des données grâce à la tokenisation.

    En effet, le paiement est sécurisé par le Code PIN, la biométrie ou la reconnaissance faciale. De plus, si le portable est volé, les données de paiement à usage unique  peuvent être supprimées à distance.

    L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement rapporte que le taux de fraude des paiements sans contact s’élève à 0,020% et que ce taux est tout à fait identique pour la carte ou le mobile (cf article paru dans Le Monde daté du 19/09/2019). Contrairement aux idées reçues, le paiement par mobile n’est donc pas moins sécurisé que le paiement par carte, bien au contraire.

    Les méthodes de paiement évoluent et avec elles, les risques de fraude, d’où le rôle important que joue la réglementation PSD2 dans ce contexte en pleine évolution. Dans le nouveau cadre réglementaire en vigueur depuis septembre 2019, toute transaction en ligne devra faire l’objet d’une authentification forte utilisant deux facteurs. Il est à noter que ce mode d’authentification est déjà en vigueur dans les services de paiement mobile de proximité (NFC) où l’authentification forte du porteur (via la biométrie, en plus du facteur de possession du Smartphone) est un standard de fait.

    Emergence des portefeuilles ou « wallets » mobiles

    Un autre élément est à considérer concernant la proposition de valeur des wallets mobiles en général.

    On ne peut pas espérer une conversion massive à l’usage de ce type d’applications tant que le périmètre des services proposés n’est pas élargi à des usages autres que le « simple » paiement. Par exemple, en Asie, certains wallets proposent de dématérialiser les tickets de transport et d’utiliser les smartphones pour les valider dans les réseaux de transport urbains. Voilà typiquement une proposition de valeur qui incitera à un usage plus récurrent du wallet mobile. C’est la combinaison de plusieurs services de la vie quotidienne (paiement de proximité, ticketing transport, fidélité ou marketing mobile, etc.) qui pourra amener une récurrence d’usage des wallets et par effet, induire une croissance des volumes des paiements sans contact via smartphone.

     

     

  • La transformation digitale sur le marché mondial des paiements.

    World Payments Report 2019 : les paiements non-cash sont en plein essor dans une période de bouleversement pour le secteur bancaire

    Selon le rapport World Payments Report 2019 de Cap Gemini 

    La croissance des paiements digitaux est portée par les marchés émergents au moment où le secteur des services financiers réagit à l’évolution de la règlementation et des exigences client.

    Alors que les transactions non-cash sont en plein essor dans lemonde et que la concurrence s’intensifie, de nombreuses banques sont réticentes à adopter l’Open Banking via le partage de données, les partenariats et les plateformes ouvertes, un grand nombre d’acteurs restant encore prudents face à ces changements. Les banques perçoivent l’Open Banking comme un obstacle potentiel alors même qu’il est indispensable pour améliorer l’expérience client et la rétention à long terme. C’est ce que révèle le World Payments Report 2019 de Capgemini, qui recense et analyse les volumes de transactions non-cash, les initiatives réglementaires et sectorielles ainsi que la transformation digitale sur le marché mondial des paiements.

    Le rapport révèle que le volume de transactions non-cash croît rapidement, notamment sur les marchés émergents asiatiques (croissance de 32 %) et dans la région ECMOA (Europe Centrale, Moyen-Orient, Afrique, croissance de 19 %). Ce volume de transactions non-cash devrait dépasser les 1 046 milliardsd’opérations dans le monde d’ici 2022, ce qui équivaut à un taux de croissance annuel composé de 14 %. Pourtant, dans un marché régi par l’innovation, de nombreux acteurs se montrent toujours frileux quant à la vitesse et à la direction que prend ce changement. Dans de nombreux cas, ils invoquent la menace constituée par les grandes entreprises technologiques et se limitent à appliquer les exigences réglementairesen matière d’Open Banking plutôt que de le percevoir comme une opportunité de différenciation, permettant de fidéliser les clients et prendre le leadership sur le marché.

    Voici les principales conclusions du rapport :

    Les paiements non-cash vont grimper en flèche

    Les marchés en développement sont le moteur de la croissance des paiements non-cash, dont le taux de croissance annuel composé (TCAC) devrait augmenter de 23,5 % entre 2017 et 2022. Dans un avenirproche, les marchés émergents façonneront le marché mondial des paiements sur le plan de l’innovation,de la gestion des capacités de transaction et des tendances du secteur.

    • Ils représentaient 35 % de la croissance mondiale en 2017 et devraient atteindre 50 % dans les années à venir. Les pays contribuants le plus à cette performance sont la Russie, où les transactions non-cash ont augmenté de 40 % en 2017, l’Inde (39 %) et la Chine (35 %).
    • En revanche, les marchés matures (APAC, l’Europe et l’Amérique du Nord) ont enregistré un taux de croissance constant de 7 %. Le volume global des transactions non-cash a progressé de 12 % en 2016- 2017, atteignant les 539 milliards.
    • Les instruments de paiement non-cash ayant enregistré la plus forte croissance sont les cartes de débit (transactions en hausse de 17 % en 2017), devant les cartes de crédit (11 %) et les virements (10 %).

    Les acteurs du secteur méfiants vis-à-vis de l’Open Banking et des nouveaux concurrents
    Le marché des paiements est de plus en plus complexe, compte tenu de l’arrivée de nouveaux acteurs etdes technologies disruptives. Si les nouvelles attentes des consommateurs et exigences réglementaires forcent les banques à revoir leurs business models pour les paiements, beaucoup restent méfiantes à l’égard des changements.

    • Moins de la moitié (48 %) des personnes interrogées dans le rapport prévoient d’utiliser des API ouvertesau-delà du niveau requis pour respecter la réglementation.
    • Alors qu’une franche majorité (63 %) a identifié les grandes entreprises technologiques concurrentes comme une menace de premier plan, dans la mesure où elles tirent parti de leur marché global, de leur image de marque, de la confiance de la clientèle, de services digitaux de pointe, et enfin, de l’accès àl’infrastructure de paiements des banques.Bien que les banques s’orientent progressivement, mais trop lentement, vers une approche plus ouverte,axée sur les données et basée sur le Cloud, elles restent réticentes à adopter pleinement l’Open Banking. 90 % des personnes interrogées estiment que les business models fondés sur les écosystèmes sont un gage de réussite sur le long terme, mais seulement 44 % d’entre elles souhaitent élaborer et organiser leur propreécosystème.Des changements imposés par la réglementation, mais le rythme est lent

      La transition vers un écosystème de paiements convergent s’explique en partie par des changements réglementaires répondant à des exigences de normalisation et d’interopérabilité, par exemple, une plateforme commune d’identité digitale, des lignes directrices en matière d’interopérabilité et une vérification des paiements en temps réel.

      La plupart des efforts de transformation digitale, entrepris par 60 % des banques, visent à respecter laréglementation. L’adoption des API au-delà de ce qui est prévu par la réglementation a été laborieuse : lamajorité des banques n’a pas l’intention de recourir à des API qui exposent les données dans des domainestels que les données internes (53 %), les paiements conditionnels (53 %) et la localisation des agences/DAB (67 %). Lorsque les banques ne sont pas tenues de partager plus de données, elles choisissent généralementde ne pas le faire. Mettre en œuvre une API ouverte relève plus pour elles de la conformité réglementaire que d’une opportunité de croissance.

      « Le marché mondial des paiements est en pleine mutation, mais tous les acteurs du secteur ne sont pas àl’aise avec la vitesse et la direction que prend ce changement, déclare Anirban Bose, directeur général des Services financiers de Capgemini et membre du Comité de Direction générale du Groupe. Les banquesreconnaissent clairement l’importance d’adopter un modèle fondé sur l’écosystème pour répondre auxnouvelles demandes des clients et continuer de prospérer dans un environnement concurrentiel. Nous encourageons les acteurs en place à envisager des solutions rapides et efficaces, telles que la mise en placed’une architecture de micro-services visant à contourner les limites des infrastructures existantes, pour rester dans la course. »

      Méthodologie du World Payments Report 2019

      Le World Payments Report 2019 se base sur le « Payments Open Banking Assessment », qui dresse l’état des lieux de l’Open Banking dans 18 marchés du point de vue des services de paiements. Le WPR 2019s’appuie principalement sur les résultats d’une enquête en ligne menée en juin 2019 auprès d’acteurs dusecteur travaillant dans des banques, des institutions financières autres que des banques et des entreprises. Des entretiens avec des dirigeants ont également été menés.

     

  • Quels sont les usages des TPE/PME en matière de solutions e-commerce?

    Quels sont les usages des TPE/PME en matière de solutions e-commerce ?

    Boxtal, solution d’expédition multi-transporteurs pour le e-commerce, s’est associée avec PayPlug et Shopify pour réaliser une étude sur les usages des TPE/PME en matière de solutions e-commerce. Très autonomes, les petits marchands gèrent seuls une grande partie de leur activité, s’appuyant au quotidien sur une poignée d’outils clés.

    Création de site : les petits marchands très autonomes !

    • 61% des répondants déclarent avoir créé leur site seuls, sans avoir fait appel à une agence web ou un webmaster. La proportion monte même à 82% sur Shopify. Des chiffres qui attestent de la grande flexibilité des plateformes etde la simplicité de leurs interfaces. Le trio de tête se compose de Prestashop, Shopify et WooCommerce.
    • Côté marketplaces, on retrouve sur le podium Amazon, eBay et Cdiscount. La majorité des e-commerçants (58%) ont d’ailleurs déjà fait le choix de vendre sur les marketplaces, en complément de leur propre site.

    Marketing : les solutions d’e-mailing et d’e-reputation bien adoptées, les outils de CRM pas encore

    • 75% des TPE-PME utilisent des solutions d’emailing. Les plus plébiscitées sont Mailchimp, SendinBlue et Mailjet.
    • L’importance en effet, une solution dédiée pour gérer les avis clients. Avis Vérifiés, Truspilot et Google tirent leur épingle du jeu.
    • En revanche, les outils de gestion de la relation client (CRM) ne semblent  pas séduire  les TPE-PME : seulement 24% des e-commerçants interrogés en sont équipés et uniquement 13% des entreprises générant moins de 120 000 € de chiffre d’affaires.

    Paiement et livraison : les deux incontournables du e-commerce

    • PayPlug, Stripe et PayPal font partie du TOP 3 des solutions de paiement en ligne. D’ailleurs, 92% des e-commerçants qui utilisent PayPlugrecommanderaient cette solution à d’autres marchands.
    • En matière de livraison, Boxtal se détache très nettement avec 42% d’adoption chez les e-commerçants interrogés, suivi par SendCloud et Packlink.

    Comptabilité : les TPE pas encore équipées

    • EBP, Sage et Payfit sont les solutions comptables les plus utilisées, cependant59% des TPE & PME générant moins de 30 000€ de chiffre d’affaires n’ontopté pour aucune solution de comptabilité/paie.

    3 critères principaux pour faire leur choix

    D’après ce baromètre, pour choisir leurs outils e-commerce, les TPE-PME s’appuient sur trois critères principaux : les fonctionnalités proposées, la notoriété de la solution et enfin sa flexibilité.

  • Transformation du système de paiement en Europe

    Transformation du système de paiement en Europe

    SWIFT publie ce jour un nouvel article sur l’évolution du système de paiement en Europe. Alors que la transformation des paiements est en marche à l’échelle des entreprises et du retail, partout dans le monde, en Europe, l’Eurosystème a établi une trajectoire claire en ce qui concerne la redéfinition des infrastructures des marchés financiers. En outre, les nouvelles réglementations telles que la Directive sur les services de paiement 2 (DSP 2) contribuent à la transformation radicale du système de paiement en Europe.

    Cet article étudie les facteurs qui sont à l’origine de l’évolution de l’industrie des paiements, tant à l’échelle mondiale qu’européenne, et met en exergue les défis et les opportunités qui se présenteront aux acteurs du marché qui ont entamé une transformation plus radicale que jamais.

    ·       Les marchés attendent de la numérisation qu’elle accélère, simplifie et internationalise les paiements intégrés dans des chaînes d’opération et écosystèmes, que ce soit pour des achats effectués à titre personnel ou professionnel.

    ·       Les technologies non seulement favorisent l’innovation et l’efficacité, mais elles permettent également aux concurrents (à savoir les FinTechs, les géants mondiaux du retail, les réseaux de cartes et les banques numériques de type start-up) de défier les fournisseurs historiques et les modèles d’affaire actuellement en place.

    ·       Les autorités de réglementation interviennent pour stimuler la concurrence, protéger les droits des consommateurs et promouvoir l’efficacité et l’innovation en matière de paiements, en exigeant par exemple que les banques ouvrent  l’accès à leurs données clients aux fournisseurs tiers spécialisés dans les services de paiement et d’informations de compte (« Open banking », ou système bancaire ouvert).

    Alain Raes, Directeur général EMEA et Asie-Pacifique, SWIFT déclare : « L’industrie financière subit une profonde transformation. Pour répondre aux attentes des clients et exploiter les nouvelles opportunités qui se créent dans cet environnement changeant, les marchés et les organismes financiers doivent réorganiser leurs infrastructures et redéfinir leurs modèles d’affaire. En tant que partenaire de confiance, nous nous sommes engagés à accompagner notre communauté tout au long de cette transformation. »

     Avec l’arrivée de la seconde Directive sur les services de paiement, l’ouverture du système bancaire européen est encadrée par un programme réglementaire, qui permet aux FinTechs et autres acteurs innovants de l’industrie de proposer de nouveaux produits et services à un marché plus vaste. L’adoption des paiements instantanés est en outre bien engagée et de nombreux projets locaux ont déjà vu le jour ou sont en phase d’implémentation. À titre d’exemple, le service européen RT1 d’EBA CLEARING est d’ores et déjà opérationnel tandis que l’initiative européenne TARGET sur le règlement des paiements instantanés (TIPS) devrait être lancée par l’Eurosystème dès le mois de novembre 2018.

    Les infrastructures de marché redéfinissent et renouvellent leurs systèmes de paiements, ce qui leur octroie une meilleure efficacité opérationnelle et en matière de collatéral/liquidité, tout en soutenant l’innovation. L’adoption à l’échelon mondial de la norme ISO 20022 progresse à bon rythme ; le projet TARGET2 devrait suivre la même trajectoire dès 2021, tout comme l’initiative EURO1 d’EBA CLEARING et les paiements transfrontaliers via SWIFT.

    Toutes ces transformations (émergence d’une nouvelle concurrence, innovations technologiques de grande ampleur et redéfinition sans précédent des systèmes de paiement historiques, relations entre les différents acteurs et échelles de temps) exercent d’importantes pressions sur les banques. Celles-ci doivent se réinventer et trouver de nouvelles méthodes pour mener à bien leurs activités, tout en tirant parallèlement le maximum de leurs atouts : les clients et leurs données ; leurs compétences en gestion des risques ; la solidité de leur bilan ; leurs connaissances de l’industrie et la confiance qui leur est témoignée.

    L’article présente une sélection de choix auxquels sont confrontés les organismes financiers, ainsi que les opinions de cinq grandes banques sur leur vision du futur. Dans un document complémentaire, également disponible sur Swift.com, SWIFT détaille l’évolution de son portefeuille de produits et de services afin d’accompagner ses clients tout au long des changements qui s’opèrent dans le système de paiement.

  • Paiement mobile ou vocal, wallet sans contact, QR Code, monnaies virtuelles… Décryptage sur les nouveaux moyens de paiement

    NOUVEAUX MOYENS DE PAIEMENT

    Une nouvelle étude d’Affinion avec l’institut Toluna 

    Plus de 6 Français sur 10 sont convaincus qu’ils représentent l’avenir

    Longtemps considéré comme le dernier maillon de la chaîne dans l’expérience d’achat, le paiement s’inscrit désormais au cœur de la stratégie des marques. Les objectifs : fluidifier et accélérer le parcours client en magasin, mais aussi augmenter le taux de conversion des paniers en ligne. En France, aux côtés des traditionnels chéquiers, cartes bleues et espèces, les consommateurs disposent désormais de nombreuses alternatives pour régler leurs achats : paiement mobile ou vocal, wallet* sans contact, QR Code, monnaies virtuelles… Mais quel rapport entretiennent-ils avec ceux-ci ? Sont-ils prêts à les utiliser ? Quels freins les retiennent encore et quels avantages perçoivent-ils ? Pour le savoir, Affinion International, leader mondial des solutions d’engagement client, a mandaté l’institut de sondage Toluna, afin de réaliser une étude sur le sujet, dont il livre aujourd’hui les résultats, riches d’enseignements.

    Le paiement sans contact est plébiscité par 7 Français sur 10 mais le paiement par mobile et SMS reste à la traine…

    Née en France, la carte bleue représente tout naturellement l’un des modes de règlement les plus répandus dans notre pays. C’est donc sans surprise que le paiement sans contact, auquel elle est désormais associée, ait reçu un très bon accueil dès son lancement. L’étude Affinion International révèle ainsi que 7 Français sur 10 y ont déjà eu recours. Et près d’1 sur 2 (44%) l’utilise même régulièrement (plus de 2 fois par mois).

    Autre moyen avec lequel les Français sont désormais familiers : le paiement en ligne de type Paypal ou Paylib, qui obtient les faveurs de 76% d’entre eux. Principalement utilisé par des petites entreprises, boutiques en ligne ou personnes physiques, il reste toutefois plus épisodique, avec seulement 40% des personnes interrogées, qui s’en servent au moins 1 fois par mois.

    Loin derrière, on trouve les paiements par mobile, SMS ou QR Code : seuls 2 Français sur 10 les ont déjà testés. Néanmoins, ces nouveaux usages devraient se développer dans les prochaines années, puisqu’ils sont principalement portés par la génération des 18-34 ans, qui représentent 1 utilisateur sur 5.

    Enfin, positionnées en queue de peloton, les monnaies virtuelles, telles que le bitcoin, intéressent peu les Français. On note sur ce moyen de paiement une vraie fracture générationnelle, sans doute due à son aspect très technologique. Ainsi, les 55 ans et plus sont 98% à n’avoir jamais essayé contre 85% des 18-34 ans.

    Ce qui séduit ? La rapidité et la simplicité d’usage

    Qu’est ce qui pourrait donner envie aux Français d’utiliser plus régulièrement tous ces nouveaux moyens de paiement ? Sans aucun doute la rapidité/flexibilité (52%) et la simplicité/praticité d’usage (42%) qu’ils leur reconnaissent. Ainsi, ils apprécient notamment de pouvoir payer de petites sommes sans avoir recours aux espèces ou encore le gain de place que cela représente dans leur portefeuille. C’est notamment le cas des 55 ans et plus (62%).

    Enfin, la sécurité et l’utilité se classent respectivement en 3e et 4e positions des avantages perçus de ces nouveaux moyens. Ainsi, l’accès à des offres promotionnelles, sous forme de coupons de réduction ou de cash back, n’apparaît comme un atout que pour 1 Français sur 5.

    Des Français qui craignent pour la sécurité de leurs données

    Ce rapport dématérialisé à l’argent pose logiquement la question de la sécurité des données ainsi échangées. C’est d’ailleurs aujourd’hui le principal frein à l’utilisation de ces nouveaux moyens de paiement. Moins d’1 Français sur 2 leur fait confiance pour garantir la confidentialité de leurs informations bancaires, et ce, quel que soit l’âge.

    Pourtant, 1 Français sur 2 a déjà accepté d’enregistrer ses informations bancaires sur un site, lors de ses achats en ligne, pour une question de rapidité (44%), mais aussi de simplicité (32%). Parmi ceux qui se refusent à le faire, 1/3 invoque la crainte que leurs données financières ne soient réutilisées sans leur accord. Et les seniors sont les plus prudents dans ce domaine : 44% vs 31% des 18-34 ans.

    Nouveaux moyens de paiement : et si c’était l’avenir ?

    Preuve, néanmoins, que les nouveaux moyens de paiement digitaux s’inscrivent progressivement dans le paysage : 6 Français sur 10, toutes générations confondues, sont convaincus qu’ils auront remplacé, d’ici 10 ans, les modes plus traditionnels.
    Un résultat plutôt cohérent dans une société qui se digitalise et où les consommateurs sont toujours plus connectés. Les Français se sont adaptés à cette révolution des usages et y trouvent des avantages certains. Pour autant, 37% des personnes interrogées identifient comme 1er ou 2e frein à l’utilisation de ces moyens de paiement le manque d’équipement de certains commerçants. Charge donc à ces acteurs de considérer cette attente, qui pourrait se révéler dans les années à venir un véritable levier de fidélisation.

    Bérénice Goales, Directrice Marketing et Produit d’Affinion International, déclare :
    « Le paiement doit être vécu de façon simple et fluide. Dans le cas contraire, il peut vite devenir un obstacle à l’acte d’achat. Les consommateurs sont aujourd’hui, dans tous les pans de leur vie, à la recherche d’une expérience omnicanale. Le paiement ne fait pas exception. Ils veulent pouvoir passer d’un mode à l’autre, sans couture et à l’envi. La traditionnelle carte bleue est aujourd’hui challengée par des solutions alternatives innovantes, mais la transition vers une dématérialisation totale prendra encore quelques années. Néanmoins, les consommateurs ont conscience qu’elle va dans le sens de l’histoire. La jeune génération, plus à l’aise avec ces nouvelles formes de commerce, portera clairement cette (r)évolution. Les marques ont donc tout à gagner à diversifier les modes de paiement qu’elles proposent à leurs clients, tout en les rassurant sur leur sécurité, pour accompagner ces nouveaux usages et en retirer de vrais bénéfices en termes de fidélisation comme d’engagement. »

    * Un wallet est une solution qui permet de confier à un tiers de confiance ses données personnelles et de paiement, qui sont stockées en vue de réaliser des opérations de paiement.