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  • Publicité en ligne : les acheteurs ne sont pas prêts à payer plus cher pour supprimer la publicité

    Sondage Webloyalty : perception de la publicité en ligne

    La publicité tient une place prépondérante dans les modèles économiques du web, qui a maintes fois animé les débats entre les éditeurs, les acteurs du e-commerce et les consommateurs.

    Webloyalty, spécialiste de la monétisation d’audience pour les sites e-commerce, a souhaité étudier et décrypter la perception de la publicité en ligne par les Français qui font des achats sur Internet tant sur les formats, les emplacements ou les contenus des bannières publicitaires des sites marchands.

    La publicité en ligne : oui mais pas n’importe où

    Les bannières qui apparaissent sur les côtés d’une page d’un site web sont celles qui attirent le plus l’attention des acheteurs en ligne (31%), suivi par les bandeaux en haut de page (26%). En troisième position, c’est l’emplacement central en surimpression (appelé « Overlay ») qui convaint le plus, ils sont 19% à le mentionner.

    En ce qui concerne les formats même des bannières publicitaires, le sondage Toluna pour Webloyalty souligne que les acheteurs en ligne sont 61% à préférer voir apparaitre une image associée à du texte. En revanche, le format vidéo, de plus en plus répandu sur le web et en particulier sur les réseaux sociaux, n’est choisi que par 6% des acheteurs en ligne interrogés.

    La publicité en ligne : oui mais pour proposer quoi ?

    Aujourd’hui, les acheteurs en ligne disent oui à la publicité à condition qu’on leur propose des avantages immédiats : 44% des répondants acceptent plus facilement la publicité si c’est pour bénéficier de réductions sur leurs prochains achats en ligne. Ce chiffre grimpe jusqu’à 50% chez les acheteurs dits « réguliers » c’est-à-dire ayant effectué 10 achats en ligne et plus au cours des 6 derniers mois. 35% des personnes interrogées préfèrent qu’on leur propose un produit ou un service qui correspond à leurs centres d’intérêt et 32% une offre qui leur fait découvrir des nouveautés. Dans la suite du classement, 27% des acheteurs en ligne souhaitent qu’on leur propose un produit ou service complémentaire à leurs achats.

    La publicité en ligne : oui mais pas n’importe quand

    Près de la moitié des Français qui achètent en ligne (45%) acceptent plus facilement une publicité quand celle-ci apparaît une fois leur commande terminée et 37% lorsqu’ils arrivent sur la page d’accueil du site. Enfin seulement 15% des interrogés considèrent que la publicité proposée pendant la sélection de leurs produits n’est pas dérangeante.

    Les cookies, quésaco ?

    Webloyalty a cherché à comprendre la réaction des consommateurs face à l’apparition de bannières informatives sur l’utilisation des cookies. Aujourd’hui, 60% des Français disent poursuivre leur navigation sur le site sans même lire le contenu au préalable. Chez les 18/34 ans, ce chiffre atteint même 64%. Il est d’ailleurs intéressant de souligner que le bandeau en bas de page, et souvent en surimpression, est le format qui suscite le moins d’intérêt chez les consommateurs (6% des répondants). Or, c’est le format habituellement utilisé par les sites pour

    les bannières informatives sur l’utilisation des cookies.

    Les acheteurs en ligne ne sont pas prêts à payer plus chers pour éviter la publicité

    À la question « Seriez-vous prêts à payer vos achats sur Internet plus chers pour ne pas avoir de publicité ? », la réponse est sans équivoque puisque 90% répondent non. Les femmes sont légèrement plus nombreuses que les hommes puisqu’elles répondent non à hauteur de 91% contre 88% des répondants chez le sexe opposé.

    Rodolphe Oulmi, Directeur Général de Webloyalty France commente : « Les mentalités face à la publicité en ligne évoluent vite. Là où on observait ces dernières années une forme de riposte anti-pub de la part des consommateurs en s’équipant massivement d’ « adblockers », on sent en parallèle aujourd’hui qu’ils sont de plus en plus adeptes du smart shopping et souhaitent tirer un avantage quasi-instantané de la publicité qu’on leur propose. Leséditeurs et e-commerçants sont poussés à effectuer une sélection de leurs annonceurs centrée sur les intérêts des consommateurs et à chercher des formats qui s’inscrivent dans la tendance du native advertising, garantissant par la même occasion une forme de cohérence avec les règles définies par l’UX. »

    Méthodologie :

    Sondage Toluna réalisé en septembre 2017 auprès de 1 000 répondants âgés de 18 ans et plus, en France.

  • Du troc au e-commerce comment le paiement s’est transformé

    L’histoire du e-commerce et du paiement en France

    HiPay Group, la fintech spécialisée dans les paiements en ligne, vous propose de faire un véritable voyage à travers le temps. Du troc au leadership de géants comme Amazon, les secteurs du paiement et du e-commerce connaissent de profondes mutations depuis leur création.

    En 1200 avant JC, on parlait de troc. S’en est suivi les divers moyens de paiement que vous appréciez : les espèces, les chèques et… la carte bancaire ! La carte à puce telle que nous la connaissons de nos jours est une invention française datant de 1974. Grâce à cette innovation, les paiements par CB ont dépassé ceux par chèque depuis 2001. Avec le lancement de PayPal en 2004, une nouvelle forme de monnaie apparaît : la monnaie électronique. Depuis, le géant américain Apple a lancé son e-wallet et son concurrent coréen Samsung ne devrait pas tarder à arriver sur le marché français. Rappelons que pour l’instant, les Français attachent une attention particulière à la carte bancaire puisque 77 % des achats en ligne sont réalisés via cette méthode de paiement… Affaire à suivre.

    Si l’histoire du paiement remonte à avant Jésus-Christ, le e-commerce n’a pu voir le jour qu’après le lancement d’Internet en 1974. Et c’est moins de vingt ans plus tard que CompuServe devient le premier site au monde à vendre des produits en ligne. Une avancée majeure pour le secteur qui de nos jours enregistre un chiffre d’affaires de près de 72 milliards d’euros en France, plaçant le marché français en seconde position du classement européen.

    Niveau têtes d’affiches, la France suit la tendance mondiale avec Amazon comme leader du marché. Néanmoins, deux « frenchies » se font une place dans le top 5. Il s’agit de Cdiscount et de Voyages-sncf.com, respectivement lancés en 1998 et en 2000. Si Voyages-sncf.com ne connaît pas encore les joies des ventes cross-border, ce n’est pas le cas de Cdiscount qui est désormais présent sur quatre continents !

    Pour résumer, une véritable révolution est en train de naître. Quelles seront les prochaines innovations en matière de paiement et de e-commerce ? Rendez-vous dans quelques années !

     

  • Marketplaces : l’impact sur les modes de paiements

    Services de paiement : de la Tech à la FinTech

    Par Christophe Bourbier, Chairman & CEO de Limonetik

    Les grands e-marchands sont toujours plus nombreux à adopter un modèle économique inspiré des marketplaces. Pour les fournisseurs de service de paiement, s’adapter à cette nouvelle donne exige de passer d’une approche purement transactionnelle à un service intégré de gestion technique et financière des paiements (full service).

    Il y a moins de vingt ans, la vente en ligne reproduisait peu ou prou dans le monde digital les recettes du commerce traditionnel : vendre ses produits à des clients situés dans son propre pays. L’internationalisation, alors, ne signifiait rien d’autre que d’être en capacité de vendre dans les pays voisins. Quant aux boutiques en ligne des grandes marques, elles étaient souvent perçues avec raison comme concurrentes du réseau de boutiques ou de franchises existants, parce qu’elles détournaient des clients existants des canaux de vente classiques plutôt que d’en attirer de nouveaux.

    Depuis, deux mouvements de fonds, fortement interconnectés, sont apparus : d’une part, les nouveaux produits ou services sont de plus en plus digitaux, d’autre part, et en conséquence, ils peuvent être produits et consommés partout dans le monde. Quand un distributeur français traditionnel se bornait à vendre ses produits dans les pays voisins, un Amazon ou un Deezer s’offrent le monde entier comme zone de chalandise. Dans le monde digital, « international » veut donc véritablement dire « global ». Et cela répond à l’attente des clients de pouvoir acheter ce qu’ils veulent, à qui ils veulent, via n’importe quel canal de vente. Ces capacités sont emblématiques des marketplaces et font entrer l’ensemble du e-commerce dans un modèle économique « marketplace ».

    Les conséquences de cette transformation sur le monde du paiement sont nombreuses. Auparavant, il suffisait aux e-marchands de se connecter aux principaux moyens de paiement tels que Visa, MasterCard, American Express ou Paypal. L’ensemble des paiements étaient ensuite dirigés vers le compte bancaire du marchand. Ce schéma s’est modifié avec la multiplication exponentielle des méthodes de paiement. Chaque nouvelle méthode de paiement exige non seulement de réaliser une nouvelle connexion technique, mais elle requiert également une expertise financière croissante pour gérer les flux de trésorerie au jour le jour, sécuriser les encaissements, ou encore prendre en compte les règles de protection des consommateurs ou les taxes en vigueur dans chaque pays. Plus les e-marchands se développent à l’international, plus cette gestion technico-financière devient complexe. Imaginez-vous en train d’essayer de retracer un incident de paiement pour un client en Chine ou en Russie, en tenant compte de la barrière de la langue et du décalage horaire…

    Pour mieux comprendre ce qui se joue, il suffit de ramener cette situation à l’échelle de notre gestion financière individuelle. N’importe quel possesseur d’une carte de débit peut dire presque en temps réel quelle trésorerie disponible il lui reste après chaque dépense. Cette visibilité est déjà un peu moins évidente avec une carte de crédit à débit différé. Quelques calculs seront nécessaires pour déterminer le solde du compte à la fin du mois. Les grands e-marchands et leurs fournisseurs de services de paiement (PSP) rencontrent la même difficulté. Le facteur déterminant ici est le facteur temps. La gestion du flux de trésorerie ne se limite pas à une gestion transactionnelle, et en temps réel, des données et de la connectivité. Il faut pouvoir exécuter des analyses financières supplémentaires et surtout de manière asynchrone pour suivre efficacement chaque paiement, prendre en compte les spécificités de la méthode de paiement utilisée, des éventuelles obligations réglementaires associées, … Les prestataires d’agrégation des paiements commencent à apporter des réponses à ces enjeux, en prenant en compte dans des offres full service à la fois les aspects techniques et financiers de la gestion des paiements. Mais il ne s’agit là que de la partie émergée d’une transformation plus vaste, motivée par l’adoption rapide du modèle économique « marketplace ».

    En termes de gestion des paiements, le modèle économique « marketplace » génère une complexité supplémentaire. Le rôle de la marketplace est en effet de vendre et d’acheter partout dans le monde, ce qui implique d’être en capacité de gérer la conversion des monnaies et les frais associés. Avant de restituer au vendeur la part de la vente qui lui revient, la marketplace doit aussi s’assurer qu’elle a bien été réglée et qu’aucune procédure de remboursement n’est en cours. Sans compter qu’il peut être nécessaire de ventiler chaque paiement client sur de multiples comptes de vendeurs, chacun ayant ses spécificités en termes de tarifs de commissionnement, de taxes locales, etc…

    Pour se développer et rester attractive pour les vendeurs, la place de marché doit aussi être en mesure de fournir à ses derniers une information détaillée et exhaustive des paiements en cours ou à recevoir, et des commissions facturées. En définitive, la gestion des paiements des places de marché exige non seulement d’intégrer les aspects techniques et financiers mais aussi une expertise et des systèmes d’information très proches de ceux mis en œuvre par les banques. Les architectures techniques transactionnelles existantes doivent pouvoir évoluer pour mettre en œuvre des règles métiers complexes et pour agréger de multiples sources d’information externes (taux de conversions monétaires, règlementations locales).

    La combinaison de ces exigences pousse à la mise en œuvre d’une offre de services de paiement non seulement intégrée mais à guichet unique, répondant à tous les enjeux techniques et financiers des e-marchands. Derrière cette évolution, il y a évidemment un changement de posture. Il ne suffit plus d’être un partenaire technique d’agrégation des moyens de paiement, mais bien un partenaire métier, spécialiste de la gestion globale des paiement, ayant développé une expertise financière suffisamment large pour implémenter des règles métiers complexes, prendre en compte les exigences réglementaires et financières, et pour mettre à disposition tout cela dans une plateforme de services « de bout en bout ».

    Cet investissement est aujourd’hui nécessaire pour répondre aux enjeux actuels d’internationalisation des PSP et des marketplaces. C’est aussi le seul moyen d’éviter un véritable retour en arrière. Car l’industrie du paiement s’est déjà trouvée dans une situation similaire par le passé. Il y a une vingtaine d’années, alors que se développaient les premières méthodes de paiement alternatives, chaque e-marchand ou PSP n’avait d’autre choix que de se lancer lui-même dans l’intégration, une par une, de ces nouvelles méthodes de paiement. Coûteuse et longue, cette démarche s’est traduite par nombre d’opportunités de vente perdues. C’est ce même risque que court l’industrie aujourd’hui face à l’adoption rapide du modèle économique des marketplaces. Mais nous avons aujourd’hui le moyen de faire un autre choix !

     

  • Quel futur pour les services de paiement ?

    Le futur des services de paiement se décide aujourd’hui

    Par Olivier Berthelier, CTO de Limonetik

    Le contexte de mondialisation croissante du e-commerce, la multiplication exponentielle des moyens de paiement, le développement des marketplaces et des services de paiement intégrés (full service) remettent en cause le modèle économique dominant de l’industrie du paiement.

    Comme souvent en informatique, lorsqu’une nouvelle tendance apparaît, nous nous demandons si nous ne l’aurions pas déjà vu quelque part. C’est exactement ce qui se produit avec la demande grandissante d’offres intégrées de gestion des paiements, couvrant à la fois les processus transactionnels et de gestion financière. De fait, un ersatz de service intégré, ou full-service, de ce type a déjà existé dans l’histoire de l’industrie du paiement. Et il est presque aussi ancien que cette industrie elle-même : il s’agit de Paypal.

    A l’origine : la séparation des processus transactionnels et de gestion financière

    A son lancement, ce service, facturé à la transaction, comblait un vide laissé sur le marché par la recherche d’optimisation des coûts. Pendant longtemps, et sous l’influence des plus importants marchands, l’industrie s’est organisée selon un principe strict de séparation des processus transactionnels et de gestion financière. Ce découplage avait pour objectif de permettre aux grands e-marchands d’obtenir les meilleurs tarifs pour chacune des deux activités. Mais c’était compter sans les contraintes spécifiques de l’internationalisation.

    Les grands marchands ne peuvent plus compter seulement sur leurs interlocuteurs habituels, PSP et acquéreurs. Pour chaque nouveau pays, ils doivent négocier avec des prestataires techniques et financiers différents. Et ils ont aussi à réconcilier les paiements reçus de divers pays, ainsi que les reversements vers des vendeurs affiliés provenant eux aussi de différents pays. Silencieusement, l’industrie a opéré une véritable bascule. Hier technologique, elle est aujourd’hui technologico-financière.

    Bienvenue dans le monde des Fintech !

    Cette évolution affecte profondément le modèle économique de l’industrie du paiement, basé sur la séparation stricte des processus transactionnels et financiers. Les plus grands e-marchands font pression sur les PSP pour qu’ils prennent en charge cette nouvelle source de complexité. Pour ces derniers, la capacité à proposer une offre de service intégrée n’est plus seulement une option à valeur ajoutée, mais un élément indispensable de leur offre.

    Pour mieux comprendre ce qui se passe, il suffit de prendre l’exemple d’un marchand enregistrant 10 k€ de paiements par carte bancaire par jour. Dans un mode transactionnel, il suffit au PSP d’adresser au marchand un état de réconciliation correspondant au montant total des paiements par cartes de crédit enregistré sur le compte bancaire du marchand. Le service comptable du marchand n’avait plus qu’à effectuer une réconciliation globale, en comparant le montant reçu et le total des ventes. Il ne s’intéressait aux détails que lorsque la différence dépassait un certain pourcentage. Mais cette méthode de réconciliation globale ne fonctionne que pour une seule source de paiement. Plus les méthodes de paiement sont nombreuses, plus il faut pouvoir prendre en compte des frais de transaction différents, et les réconcilier de manière individuelle. Dans le contexte d’une marketplace, ce processus de réconciliation est encore plus complexe. Le reversement du produit de la vente aux vendeurs affiliés passe par une réconciliation ligne à ligne des paiements, des commandes et des frais de transaction associés à la méthode de paiement utilisée.

    Au bout du compte, cette obligation de réconciliation ligne à ligne se traduit par une charge de travail manuel supplémentaire que les marchands, toujours à la recherche d’économies d’échelles, entendent faire supporter aux PSP. Pour ces derniers, tout l’enjeu est en définitive d’intégrer un métier qui n’est pas le leur. Ils savent assurer la connectivité entre les systèmes et les serveurs et sécuriser de grands volumes de transactions. Mais ils ne disposent généralement pas de l’expertise professionnelle nécessaire et des compétences pour effectuer les tâches de réconciliation pour le compte de leurs clients e-marchands ou marketplaces.

    Résoudre un vrai casse-tête

    Sur le papier, il peut paraître simple de mettre en œuvre un système d’information de type bancaire. Mais dans la vraie vie, même si le PSP parvient à déployer et faire certifier par les autorités bancaires sa plateforme, il lui restera à déterminer et à paramétrer un ensemble complexe de règles de commissionnement pour prendre en compte la charge de travail supplémentaire de collecting à l’échelle internationale. Sans oublier que le système mis en œuvre doit pouvoir intégrer au fur et à mesure les nouveaux moyens de paiement apparaissant sur le marché, tout en assurant la compatibilité ascendante de tous les services de paiement déjà en place.

    Plus la complexité augmente, plus il faut chercher des solutions innovantes pour simplifier la chaîne de valeur du paiement. Au premier abord, il s’agit d’une question de stratégie. Chaque PSP doit se demander s’il veut réellement devenir également fournisseur de services financiers ou s’il est préférable pour lui de s’appuyer sur un tiers, voire sur plusieurs pour éviter d’être dépendant d’un seul partenaire. Dans l’élaboration de sa stratégie, le PSP devra également s’assurer qu’il peut conquérir une part suffisante de part de marché pour justifier cette transformation, et qu’il peut réaliser celle-ci suffisamment rapidement pour conserver la fidélité de ses clients existants.

    Et toujours en ligne de mire : le time-to-market !

    Au rythme d’adoption du collecting par les grands e-marchands et les marketplaces, l’enjeu de time-to-market est désormais un facteur déterminant. Les questions suivantes concernent l’informatique. La plateforme de paiement mise en œuvre doit être suffisamment flexible pour permettre l’adaptation aux nouveaux enjeux des processus transactionnels existants ; ceux utilisés par la base clients installés. Ce système doit aussi pouvoir intégrer dynamiquement les règles métiers et les systèmes d’information des grandes marketplaces et des sites de e-commerce. Simultanément, cette plateforme doit aussi pouvoir prendre en compte les processus métiers et les normes de reporting de l’industrie bancaire pour s’adapter sans charge additionnelle à toutes les institutions bancaires choisies par les clients. En tenant compte de toutes ces contraintes, les PSP ont en définitive un choix stratégique à faire. Soit ils veulent s’engager dans la voie du collecting par eux-mêmes. Soit ils préfèrent s’appuyer sur un partenaire technico-financier, capable de convertir rapidement le défi du collecting en une opportunité de croissance.

     

     

  • 5 tendances Fintech & Paiement à suivre en 2017

    5 tendances Fintech & Paiement à suivre en 2017

    Par Jérôme Traisnel, co-fondateur et CEO de SlimPay
    Déjà frémissantes en 2016, découvrez les 5 tendances 2017 qui ouvriront de nouvelles perspectives aux secteurs fintech et paiement avec un seul mot d’ordre : soutenir l’évolution des modes de consommation.

     

    1 – Fintegration ou la coopération entre banques et fintechs

    En 2017 LA question à se poser ne sera pas de savoir si banques et fintech devraient collaborer ou non mais plutôt COMMENT ce rapprochement doit-il se faire en unissant les forces de chacun : l’orientation service développée par les fintech et le rôle de stabilisateur de l’industrie financière pour les banques.

    L’intégration des acteurs fintech au système bancaire et financier existant, baptisé Fintegration, inaugure une période d’échanges nécessaires et obligatoires, poussés par des décisions européennes fortes en terme de régulation des paiements en Europe.
    L’exemple le plus concret que pourrait prendre cette collaboration se résume en 3 lettres : API – ou Application Programming Interface, protocole technologique permettant la communication entre différents systèmes d’information, et dans notre cas ceux des banques et des fintech permettant aux premières de faire bénéficier leurs clients des services proposées par les secondes.

     

    2 – Virement instantané : le paiement à la vitesse d’Internet

    En novembre 2016, le Ministre de l’économie Michel Sapin annonçait une décision qui impactera fortement le secteur du paiement :  la volonté de la France de soutenir l’utilisation du virement instantané réduisant l’utilisation des moyens de paiements papier tels que le chèque et le TIP au minimum. Les moyens de paiement nécessitant des délais de traitement de plusieurs jours détonnent alors que l’économie s’accélère et que les marchands, tout comme les consommateurs, souhaitent pouvoir effectuer des opérations en temps réel, comme c’est déjà le cas dans de nombreux secteurs liés à Internet.

    Cette annonce est la suite logique d’une évolution de la régulation européenne en termes de paiement, résumée par la Directive sur les Services de Paiements (DSP2) et qui fait du compte bancaire, non plus un simple lieu de dépôt, mais un élément fondamental du paiement.  Jusqu’à faire du compte bancaire un moyen de paiement ? Le débat mérite d’être ouvert.

     

    3 – DSP2 : transposition en droit français pour un renforcement de la sécurité et une clarification du rôle des acteurs du paiement


    Parlons DSP2 justement ! Adoptée le 25 Novembre 2015 à l’échelle européenne, les pays de l’Union se sont engagés à la transposer au niveau national d’ici fin 2017. L’enjeu est de taille puisque la DSP2 prévoit la création de deux nouveaux statuts chez les acteurs du paiement (
    les services d’agrégation d’information (AIS – Account information services) et les services d’initiation de paiement (PIS – Payment initiation services), ouvrant la voie à une nouvelle vague d’innovation, tout en garantissant la sécurité des consommateurs, notamment grâce à l’authentification forte.

    4 – Le paiement “invisible” ou l’expérience client fluidifiée

    Comment expliquer que la commande d’une course avec Chauffeur Privé semble si simple ? La qualité de service est certes au rendez-vous, mais ce qui rend cette expérience particulièrement agréable, est qu’à aucun moment le consommateur n’est amené à effectuer un paiement. Ainsi, pas d’échange d’argent en espèce ni de composition du numéro de carte bancaire à la hâte avant de sortir du véhicule.


    Récemment, Amazon créait le buzz en annonçant Amazon Go, la boutique dans laquelle on ne paie pas. Ou plus exactement ou l’acte de paiement, en l’absence de caisses, s’effectue automatiquement, sans action de la part du consommateur. Tout comme dans le cas de Chauffeur Privé : pas d’attente, pas d’erreur de code de carte bancaire, le tout pour favoriser l’expérience client vécue en magasin.
    Et si cette pratique s’étendait à toutes les formes de commerce?

    5 – L’économie de l’abonnement, une opportunité pour les acteurs du paiement

    Aujourd’hui ce ne sont pas moins de 68 millions de personnes dans le monde qui détiennent un abonnement à une plateforme musicale ; expérience beaucoup plus satisfaisante que d’effectuer un achat ponctuel à chaque album que l’on désire écouter. Tout l’écosystème du commerce par abonnement et de la consommation à l’usage est fondé sur ce même principe d’une expérience client améliorée et privilégiée à la possession.

    Dans ce contexte, le choix de la méthode de paiement est clé puisqu’elle doit se fondre et soutenir ce business model basé sur le long terme, la fluidité et la récurrence.

    Sachant que le paiement représente 43% des startups fintech selon McKinsey, le développement de l’économie de l’abonnement devrait jouer un rôle important pour tout le secteur.
  • PayPal présente « Les Arnaqués Anonymes »

    La nouvelle campagne digitale de PayPal pour lutter contre les arnaques !

    Avec une présence internationale unique sur plus de 200 marchés et 192 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, PayPal, dont l’ADN est la sécurité, reste le tiers de confiance de l’achat en ligne. Après une première web série au printemps dernier, PayPal récidive et se met en campagne, jusqu’au 15 décembre, de manière fun et décalée, pour transmettre aux utilisateurs les bons réflexes à la lutte contre les arnaques en ligne.

    Les arnaques sur Internet, ça n’arrive pas qu’à Delphine

    C’est sous forme de web séries et en prenant la place des arnaqués que PayPal a décidé d’aller plus loin dans la protection et l’éducation des consommateurs.
    Delphine, l’accro au shopping, François, le collectionneur ou encore Colette et Henri les retraités, tous témoignent de leurs arnaques lors de « réunions anonymes ». Ces vidéos humoristiques ont pour objectif de prévenir ce risque et d’informer les consommateurs de la mise en ligne par PayPal, du site antiarnaques.fr : une page où l’on peut retrouver tous les bons réflexes sécurité à adopter lors d’une transaction en ligne !

    Découvrez les vidéos de la campagne ci-dessous :

  • Quand le sans contact ouvre la voie à de nouveaux usages de paiement

    Achats de Noël : le paiement sans contact et le paiement mobile changent les habitudes de consommation

    Enquête Visa  « Paiements digitaux » auprès du cabinet Populus. 

    Pour les cadeaux et les courses de Noël, en ligne et en magasin, les consommateurs se détournent de plus en plus du paiement en espèces lui préférant la rapidité et la commodité des cartes, notamment sans contact, ainsi que des nouveaux moyens de paiement.

     ADOPTION ACCÉLÉRÉE DU PAIEMENT SANS CONTACT

    Avec 165 millions de cartes sans contact émises et 3,4 millions de terminaux NFC en Europe, l’utilisation du sans contact augmente, passant de 36 % en 2015 à 52 % en 2016, selon l’enquête Visa 2016 sur les paiements digitaux. Cette tendance n’est pas réservée aux jeunes ni aux technophiles : le sans contact séduit à tous les âges. La plus forte poussée concerne les 55-64 ans, pour lesquels l’utilisation du sans contact a augmenté de 64 % en un an.

    LE SANS CONTACT OUVRE LA VOIE AUX NOUVEAUX USAGES DE PAIEMENT

    L’adoption des cartes sans contact impacte sensiblement l’usage des autres moyens de paiement en Europe. Force est de constater que les amateurs du sans contact sont davantage ouverts à l’emploi d’un mobile ou autre support pour acheter en magasin (52 % parmi les utilisateurs de cartes sans contact contre 32 % pour les autres) ou pour régler un repas (50 % contre 30 %).

    Au-delà des avantages du paiement sans contact, dont la simplicité et la rapidité, les consommateurs reconnaissent également ceux des nouveaux moyens de paiement. Près de la moitié (46 %) affirme que la possibilité de payer avec leur mobile ou un autre objet connecté facilite leurs achats. En 2016, 44 % des personnes interrogées par Visa avaient utilisé des applications de paiement mobile, contre 38 % l’année précédente.

    Cette plus grande simplicité de paiement encourage également l’adoption du portefeuille numérique. Les consommateurs européens sont intéressés par l’utilisation d’un portefeuille numérique pour les achats en magasins (37 %), via des applications mobiles (51 %) et en ligne (56 %). Ils confirment que la commodité (61 %) et la possibilité de payer partout et à tout moment (59 %) constituent les principaux avantages.

     LES CONSOMMATEURS INTÈGRENT MAGASINS ET DIGITAL DANS LEUR PARCOURS D’ACHAT

    L’enquête Visa 2016 sur les paiements digitaux révèle également que les consommateurs mixent canaux digitaux et magasins pour effectuer leurs achats, notamment pour les articles de grande valeur. Sept Européens sur dix sont des « showroomers » : ils se familiarisent avec un produit en magasin avant d’acheter sur Internet. À l’inverse, 66 % pratiquent le « webrooming » : ils cherchent le meilleur prix en ligne avant de se déplacer pour acheter dans le magasin de l’enseigne identifiée.

    Malgré la hausse des achats de Noël en ligne, les consommateurs continuent à faire leurs courses dans les magasins. Ils sont 60 % à toujours apprécier de pouvoir échanger avec un vendeur et voir les produits.

    « Le sans contact, désormais familier pour les consommateurs européens, ouvre la voie aux nouvelles façons de payer, comme les paiements digitaux avec le portefeuille électronique par exemple. À l’approche des fêtes, les consommateurs pourront régler leurs achats de diverses façons » déclare Gérard Nébouy, Regional Managing Director, Visa France.

    « Désormais équipés de nouveaux supports de paiement – montres, bracelets et autres accessoires connectés, portefeuilles numériques directement accessibles depuis leurs mobiles – les consommateurs peuvent payer en magasin ou en ligne rapidement, facilement et en toute sécurité. »

    « La capacité des commerçants à offrir à leur clientèle l’accès à ces moyens de paiement sera également déterminante pour le succès des ventes de Noël. »

     

  • Réglementation européenne : menace sur le paiement en ligne rapide

    Menace sur le paiement en ligne rapide 

    par Visa Inc 

    • 61% des consommateurs européens affirment que des étapes supplémentaires lors du paiement les amèneraient à abandonner leurs achats
    • La réduction de l’accès aux sites marchands non-européens pourrait affecter environ 6 milliards d’euros de transactions
    • Un coup de frein porté à l’innovation dans le domaine du e-commerce et du m-commerce en France

     Visa tire la sonnette d’alarme pour avertir qu’un nouveau projet de réglementation européenne sur le commerce électronique pourrait sérieusement perturber l’activité commerciale en ligne et compliquer la vie des consommateurs.

    L’Autorité bancaire européenne (ABE) a présenté des propositions pour la mise en œuvre de ce qu’on appelle la strong customer authentication (SCA), ou authentification forte du client. Ce projet, adoptant une approche indifférenciée pour toutes les situations de paiement, propose que toute transaction en ligne au-delà de 10 euros requière des étapes supplémentaires d’authentification lors du passage en caisse, comme la saisie de mots de passe, de codes, voire l’utilisation d’un lecteur de cartes.

    Une enquête effectuée dans cinq pays européens[1] pour le compte de Visa montre l’effet néfaste potentiel de ces évolutions.

    En pratique, les propositions impliqueraient :

    • La fin du passage en caisse rapide.Les mesures proposées mettraient fin au paiement en un clic, même auprès de sites marchands régulièrement fréquentés par le consommateur. De même, les paiements rapides « in-app », au moyen d’applications où le consommateur a choisi de stocker les données de sa carte bancaire, seraient impossibles. Cela concernerait potentiellement 6,6 millions de Français qui ont déjà effectué un achat depuis leur mobile[2]. Visa estime que la moitié du commerce électronique grand public européen serait affecté. L’enquête montre que près des deux tiers (61%) des consommateurs abandonneraient des achats si des étapes supplémentaires étaient ajoutées au processus de paiement en ligne.
    • L’accès restreint à l’achat sur des sites non-européens. Le projet obligerait les sites marchands internationaux à se conformer aux nouvelles règles européennes, faute de quoi les paiements seraient automatiquement refusés. Visa estime que plus de 6 milliards d’euros de paiements pourraient être concernés, soit les deux tiers du total des transactions européennes sur des sites de pays tiers. L’enquête montre que 51% des Européens achètent actuellement en ligne auprès de distributeurs situés en dehors de l’UE.
    • Une attente plus longue et des problèmes d’utilisation de cartes dans des lieux, comme les péages ou les parkings, où les codes PIN ne sont pas actuellement requis. En France, ceci concernerait plus de 500 millions de déplacements par an[3].
    • Un coup de frein aux nouveaux usages de consommation déjà entrés dans le quotidien des Français, comme les sites de l’économie collaborative et qui proposent des solutions de paiement simplifié.  En France, le m-commerce représentait en 2015 un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros[4](en hausse de 40% en un an) et la complexification des achats depuis son mobile affecterait clairement cette dynamique.

    Gérard Nébouy, Regional Managing Director France, Visa, note : « Ce nouveau projet menace sérieusement de perturber notre manière d’acheter en ligne. Les mesures proposées créeront divers obstacles et désagréments, y compris davantage de transactions refusées et des parcours d’achat plus longs et compliqués, avec peu ou pas d’avantages pour les consommateurs. »

    « Nous sommes entièrement dédiés à la sécurité des transactions. Toutefois, la gestion du paiement est toujours un exercice d’équilibre entre la sécurité et la commodité. L’approche indifférenciée proposée aujourd’hui va trop loin dans une direction unique, limitant la possibilité des consommateurs d’acheter partout, à tout moment et depuis l’appareil de leur choix. Ceci irriterait les consommateurs et réduirait la capacité des commerçants à vendre leurs biens et services. »

    « Le commerce électronique est un symbole de réussite européenne alors même que l’économie est en berne. Cette initiative menace de ralentir la croissance et de réduire la compétitivité des entreprises européennes face à leurs concurrents partout dans le monde.» 

    L’EBA publiera son projet final le 12 janvier 2017. Ces standards répondent aux exigences de la Directive européenne sur les services de paiement (PSD2), qui rend obligatoire l’authentification forte du client (SCA) pour tous les paiements électroniques.

    Gérard Nébouy ajoute : « Aucune preuve solide ne permet d’affirmer que tous ces désagréments et perturbations se traduiraient réellement par une réduction de la fraude. Nous avons aujourd’hui mis en place un système qui fonctionne, par une approche que nous appelons « l’authentification basée sur les risques ». Celle-ci permet d’évaluer le niveau de risque de chaque transaction, prenant en compte des éléments comme l’appareil utilisé et les habitudes d’achat. » 

    « Aujourd’hui, la fraude sur les cartes Visa est faible, limitée à 5 centimes pour 100 euros dépensés. Dans tous les cas, les consommateurs sont protégés des aléas de la fraude : le risque est pris par les commerçants et les banques qui, avec Visa, ont déjà mis en place diverses mesures de sécurité pour prévenir les achats en ligne frauduleux. Ces dispositions simplifient et fluidifient le parcours d’achat. C’est ce que le consommateur d’aujourd’hui attend. »

    Pour en savoir plus sur la réponse de Visa à l’ABE, consultez https://www.visaeurope.com/about-us/policy-and-regulation/

    Chiffres clés 2015 sur le e-commerce et le m-commerce en France[5]

    –       35,5 millions de Français achètent en ligne et 6,6 millions de Français ont déjà effectué un achat à partir de leur mobile

    –      55% des Français achètent sur Internet au moins une fois par mois

    –      46% des cyberacheteurs français ont déjà acheté sur des sites à l’étranger (41% sur un site d’un pays européen et 34% sur un site hors Europe)

    –      Montant moyen d’une transaction en ligne : 78€ (en baisse de 4,5% par rapport à 2014)

    –       La France au 2e rang européen et 5e rang mondial du e-commerce :

    –      Chiffre d’affaires : 64,9 milliards d’euros pour le e-commerce – depuis un ordinateur (+14% par rapport à 2014) et 6,4 milliards d’euros pour le m-commerce – depuis une tablette ou un Smartphone (+40% par rapport à 2014)

    –      182 000 sites marchands actifs (+16% en un an), avec dans le Top 5 des sites e-commerce les plus visités en France : Amazon, CDiscount, Fnac, eBay et Voyage SNCF

    –      50% des acteurs de la vente en ligne implantés en France reçoivent des commandes de clients localisés à l’étranger

     

  • Nouvelles normes européennes sur le paiement en ligne : la position de la FEVAD

    Nouvelles normes européennes sur le paiement en ligne :  la Fevad demande l’intervention des autorités françaises auprès de l’Union européenne

    La Fevad souhaite alerter les autorités françaises et l’ensemble des parties prenantes sur l’impact particulièrement négatif des nouvelles règles de l’UE relatives à l’authentification forte des cyber-acheteurs lors d’un paiement en ligne, nouvelles règles instituées par la Directive sur les Services de Paiement (DSP2) et le RTS (Regulatory Technical Standards) qui lui est associé.

    La Fevad rappelle que la DSP2 poursuit trois objectifs : l’harmonisation, l’innovation et la sécurité. La Fevad partage bien évidemment ces objectifs. Elle est particulièrement attachée à ce dernier point dans la mesure où l’ensemble de l’activité de ses membres repose sur la confiance et qu’il n’y a pas de confiance dans le commerce à distance sans sécurité des paiements. En cas de fraude, ils en assument d’ailleurs toutes les conséquences, le consommateur étant protégé par la loi.

    L’Autorité Bancaire Européenne (ABE) est responsable quant à elle de l’élaboration des normes techniques réglementaires (RTS) qui complètent le texte de la DSP2. Le RTS précise ainsi les modalités pratiques de mise en œuvre d’une authentification forte des personnes lors des paiements en ligne (type 3D Secure).

    La Fevad considère cependant que la rédaction du RTS proposée par l’ABE et soumis à une consultation publique entre le 12 août et le 12 octobre dernier s’éloigne très sensiblement des orientations prévues par la DSP2 en imposant une authentification forte pour tout paiement supérieur à 10 euros !

    La DSP2 prévoit explicitement dans son article 98 des exemptions à l’authentification forte basées sur « le niveau de risque lié au service fourni ». Le texte de l’ABE est très loin de cette approche dite « par les risques », unanimement reconnue par le régulateur et les acteurs français de la chaîne de paiement.

    A l’heure du paiement sans contact en magasin (c’est-à-dire sans aucune authentification), une telle obligation paraît totalement disproportionnée. On imagine surtout les conséquences désastreuses que cette obligation aurait sur le taux de conversion et donc sur la performance des sites.

    Le projet de norme technique présenté par l’ABE menace ainsi le fragile, mais nécessaire équilibre entre sécurité et fluidité du parcours client qui est au cœur du développement du secteur de l’économie digitale, dont le e-commerce.

    Loin d’être une position isolée, la position de la Fevad est partagée par les 18 associations européeennes du e-commerce regroupées au sein de E-commerce Europe.

    L’authentification forte doit rester un outil de lutte contre la fraude, mis à la disposition des e-commerçants européens. Son déploiement doit reposer sur une politique de responsabilisation des sites marchands, basée sur des objectifs d’efficacité dans la maîtrise de la fraude et sur la recherche des moyens les mieux adaptés pour atteindre ces objectifs.

    La Fevad demande aux autorités françaises d’intervenir dans les arbitrages relatifs à la rédaction finale de ce texte notamment auprès de la Commission européenne et de l’ABE pour maintenir une approche mixte (dite par les risques) qui associe, sous la responsabilité du marchand, l’analyse d’un modèle de comportement et une authentification renforcée utilisée à bon escient.

    Cette approche est conforme à la politique de sécurité française développée depuis plusieurs années par tous les acteurs, en concertation avec la Banque de France et l’OSCP (Office de la Sécurité des Cartes de Paiements). Cette politique a conduit à des résultats significatifs puisque selon les statistiques de l’OSCP, le taux de fraude en vente à distance recule maintenant depuis deux ans.

    Elle demande également que s’engage une véritable concertation entre l’ABE, la Commission européenne, les e-commerçants, les banques et les fournisseurs de moyens de paiement afin de définir les conditions permettant de servir les intérêts de la lutte contre la cybercriminalité, sans remettre en cause le formidable potentiel de développement de l’activité.

  • Quand l’expérience mobile est primordiale pour la fidélité client…

    Pourquoi les niveaux de satisfaction des clients sont en plein déclin ?

    Selon les conclusions d’une nouvelle enquête de LogMeIn, Inc. (Nasdaq : LOGM) et du cabinet de recherche Vanson Bourne, les entreprises échouent lamentablement à proposer à leur client une expérience mobile satisfaisante. Les résultats de l’enquête montrent qu’en moyenne, seuls 52% des répondants s’estiment satisfaits de leur dernière interaction avec une entreprise sur mobile, soit une baisse de 7 points de pourcentage par rapport à 2015. Ces chiffres sont extrêmement problématiques si l’on considère que 85% (88% pour la France) des répondants sont peu susceptibles de continuer à interagir avec une entreprise après avoir vécu une mauvaise expérience sur ces supports. 

    Les technologies mobiles s’imposent rapidement comme un élément vital pour le commerce en ligne. Ainsi, l’année dernière, 27% des achats des répondants l’année dernière ont été effectués sur des terminaux mobiles (28% des répondants en France). En outre, 79% (72% poDésabonnement LogMeInur les Français) des consommateurs ont effectué au moins un achat sur leur appareil mobile au cours des douze derniers mois.  Selon les estimations, d’ici 2018, 50% de l’ensemble des achats en ligne se feront sur un appareil mobile (1). Il est donc plus important que jamais pour les entreprises de s’organiser pour la nouvelle ère en matière d’interaction avec la clientèle.  

    L’enquête a été réalisée par le cabinet de recherche Vanson Bourne pour le compte de LogMeIn, éditeur de la célèbre solution d’engagement client BoldChat. Elle étudie la façon dont les consommateurs communiquent avec des organisations à l’aide d’appareils mobiles, et s’intéresse à leurs attentes et expériences.  8 000 consommateurs ont été interrogés aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    L’un des principaux enseignements de cette enquête est le fait que les appareils mobiles représentent une part essentielle de l’expérience d’achat, que ce soit pour l’acte même ou pour mener des recherches sur les produits. Ainsi, 53% des personnes (France : 52%) interrogées affirment utiliser régulièrement leur appareil mobile pour effectuer des recherches sur des produits ou services avant de procéder à leurs achats. En outre, 44% des répondants achètent ensuite ces produits ou services sur leur appareil mobile, contre 41% l’année dernière.  

    Les autres principaux résultats de l’enquête :

    • La satisfaction vis-à-vis des expériences mobiles est en déclin dans tous les secteursEn dépit de l’importance de proposer des interactions de qualité sur appareils mobiles, les niveaux de satisfaction des consommateurs ont décliné ces deux dernières années.  Ce sont les compagnies d’assurance qui ont enregistré la baisse la plus importante en passant de 60% à 47% d’utilisateurs satisfaits. Quant aux acteurs de la grande distribution, ils sont passés de 64% à 55% d’utilisateurs satisfaits.
    • Le commerce mobile met la pression sur les équipes de support
      Les clients sont de plus en plus frustrés du manque d’assistance proposé par un site ou une application mobile.  Avec 44% des votes (40% pour les français), la facilité à trouver des coordonnées pour contacter un service d’assistance représente le principal facteur pour garantir une bonne expérience mobile.   Ainsi, 72% (France : 73%) des personnes interrogées affirment avoir mis fin à une expérience mobile parce qu’il leur était trop difficile d’initier un contact.  La majorité des consommateurs (67%) utilisent un moteur de recherche afin d’obtenir les réponses à leurs questions sur un site ou sur une publication.   C’est ainsi qu’en quittant le site Web ou l’application, il se retrouvent face à des offres concurrentes, ce qui peut provoquer la perte d’une vente pour l’entreprise.
    • L’indispensable interaction humaine ; l’essor du chat proactif 91 % (même résultat uniquement pour les Français) des personnes interrogées estiment que l’on devrait toujours pouvoir contacter un être humain dans le cadre d’une expérience mobile. En outre, une majorité de répondants (74 %) affirment être prêts à accepter une invitation d’assistance par chat proactif proposée sur un site pour mobiles.
    • La sécurité fait partie des problèmes freinant les dépenses sur appareils mobiles
      71 % des consommateurs seraient prêts à dépenser davantage d’argent sur leur appareil mobile si certains problèmes venaient à être résolus.  En outre, 35% (France : 22%)des personnes interrogées estiment qu’il devrait être plus simple de comparer différents produits sur un appareil mobile. Enfin, 33% (France : 22%) des répondants évoquent la méfiance vis-à-vis de la sécurité proposée par les sites et applications de commerce en ligne.« Aujourd’hui, il est plus simple que jamais pour les entreprises d’interagir avec leurs clients, et les technologies mobiles sont essentielles à la réussite d’un site d’eCommerce », déclare Dave Campbell, vice-président du marketing produit chargé de l’engagement et de l’assistance client chez LogMeIn.  « Les clients veulent une expérience fluide, et avoir la possibilité d’accéder aux informations quels que soient les canaux et terminaux utilisés.  Le fait de ne pas satisfaire ces exigences peut avoir un coût faramineux. En revanche, une expérience mobile solide peut servir de facteur de différenciation face à la concurrence, favoriser la croissance des revenus, et transformer des prospects en des clients fidèles. »