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Étiquette : numérique
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Transformation numérique: pourquoi les entreprises sont dans une situation précaire ?
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Horizon 2030 : les nouvelles relations homme-machine
L’influence des technologies émergentes sur la société et le travail d’ici à 2030
Selon une étude Dell Technologies
- Comment les technologies émergentes refondent les relations homme-machine, en des relations plus approfondies et immersives.
- Les êtres humains chefs d’orchestre numérique de demain, connaitront d’énormes bouleversements dans leur façon de travailler de recruter et d’apprendre
En 2030, toutes les entreprises seront technologiques, c’est pourquoi elles doivent dès à présent commencer à réfléchir à la façon de préparer leurs infrastructures et leurs collaborateurs aux évolutions futures, selon une étude publiée par Dell Technologies. Cette étude, menée par l’Institute for the Future (IFTF) avec une vingtaine d’experts technologiques, universitaires et professionnels du monde entier, examine la manière dont des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, la robotique, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et le cloud transformeront nos modes de vie et de travail au cours de la prochaine décennie. Intitulée « The Next Era of Human-Machine Partnerships », l’étude analyse également comment les consommateurs et les entreprises peuvent se préparer à une société en perpétuelle évolution.
L’étude prédit notamment que les technologies émergentes, accompagnées d’importantes avancées que ce soit en matière de logiciels, de Big Data et de puissance de traitement, remodèleront nos vies. La société entrera alors dans une nouvelle phase de sa relation avec les machines :
Des gains d’efficacité et des possibilités sans précédent aideront les êtres humains à dépasser leurs limites
- Les êtres humains joueront le rôle de « chef d’orchestre numérique », se servant de la technologie comme d’un prolongement d’eux-mêmes afin de mieux diriger et gérer leurs activités au quotidien
- Grâce à des technologies avancées de mise en relation orientées données, les entreprises pourront découvrir et recruter des talents partout dans le monde
- L’apprentissage se fera « dans le moment présent » car le rythme du changement sera si rapide que de nouveaux secteurs d’activités se créeront et que de nouvelles compétences seront nécessaires pour survivre
Dell Technologies a commandé cette étude pour aider les entreprises à s’orienter dans un monde incertain et à se préparer aux évolutions futures. Aujourd’hui, le bouleversement numérique redessine impitoyablement des pans entiers de l’activité. Pour la première fois dans l’histoire moderne, les dirigeants mondiaux sont dans l’incapacité de prévoir où va leur industrie. Selon le Digital Transformation Index de Dell, 52 % des décideurs ont vécu un bouleversement majeur de leur secteur sous l’effet des technologies numériques. En outre, près d’une entreprise sur deux pense qu’il existe pour elle un risque de devenir obsolète au cours des trois à cinq prochaines années.
« Jamais auparavant les entreprises n’ont connu un tel bouleversement. Le rythme du changement est bien réel et cela devient désormais une question de survie. Pour entrer de plain-pied dans l’ère des partenariats homme-machine, chaque entreprise va devoir être numérique, avec un place prépondérante données aux logiciels », commente Jeremy Burton, Chief Marketing Officer de Dell. « Cependant les entreprises devront se montrer réactives et augmenter la capacité de leurs machines, préparer leurs infrastructures et accompagner leurs collaborateurs afin d’impulser ce changement. »
« Nous avons été confrontés à deux perspectives extrêmes concernant les machines et l’avenir : d’une part, les craintes suscitées par le chômage technologique et d’autre part, l’excès d’optimisme consistant à voir dans la technologie le remède à tous nos maux sociaux et environnementaux », explique Rachel Maguire, directrice de recherche pour l’Institute for the Future. « Il nous faut plutôt nous concentrer sur ce que pourrait être la nouvelle relation entre les technologies et les êtres humains et comment nous y préparer en conséquence. Si nous engageons les efforts nécessaires au succès des partenariats homme-machine, leur impact sur la société sera enrichissant pour nous tous. »
Parmi les autres conclusions de l’étude :
- En 2030, la dépendance de l’être humain à la technologie évoluera vers un véritable partenariat. L’homme apportant des compétences telles que sa créativité, sa passion et son esprit d’entreprise. Les machines offriront pour leur part, rapidité, automatisation et gains d’efficacité. La productivité en résultant ouvrant de nouvelles opportunités au sein des secteurs et des responsabilités.
- En 2030, des assistants personnalisés, intégrant de l’intelligence artificielle (IA), disposeront de capacités bien supérieures à celles d’aujourd’hui, mettant à notre service des fonctions prédictives et automatisées.
- Les technologies ne remplaceront pas nécessairement les employés mais feront évoluer leurs recherches. Le travail ne sera plus un lieu mais une suite de tâches. Les technologies d’apprentissage automatique permettront d’effectuer des recherches sur les qualifications et compétences des individus, et les entreprises se mettront en quête des meilleurs talents pour des tâches précises.
- Selon des estimations, 85 % des métiers de 2030 n’ont pas encore vu le jour. Le rythme du changement sera tel que l’apprentissage se fera « dans le moment présent », au moyen de nouvelles technologies telles que la réalité augmentée et la réalité virtuelle. La capacité d’acquérir de nouvelles connaissances sera plus précieuse que les connaissances elles-mêmes.
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Et si la croissance passait par les femmes …
Parité : les femmes ont un rôle clé à jouer dans la révolution numérique
Par Mado Bourgoin, Directrice Technique, VMware France
L’étude « Digital Equality » réalisée par Roland Berger, Numa et La femme Digitale révèle que 73% des femmes pensent qu’elles ont un rôle clé à jouer dans la révolution numérique. Pour que cela se concrétise il faudra auparavant faire disparaitre quelques stéréotypes qui freinent la parité.
Et si la croissance passait par les femmes
Selon une étude menée en 2013 par la commission européenne, la parité dans le secteur digital entrainerait une augmentation du PIB européen de 9 milliards d’euros. La parité est bien entendu une question de justice sociale mais elle devient également un impératif économique à replacer dans le contexte de la révolution numérique. En effet, la nature des emplois sera de plus en plus impactée par les technologies du numérique et de nouveaux metiers vont apparaitre. Les femmes ont leurs cartes à jouer à condition d’y faire tomber quelques barrières à commencer par l’éducation. Seules 15% à 20% d’étudiantes choisissent les filières numériques alors qu’elles sont 45% a présentées un BAC S et il faudrait attendre 2075 pour trouver la parité dans les écoles d’ingénieurs. Conscient de ce défi, le gouvernement français a présenté en janvier 2017 un plan pour la mixité dans les entreprises du numérique. Si cette initiative est une première étape nécessaire dont nous pouvons nous réjouir, il est aussi important de rappeler que la parité est aussi une affaire de comportements personnels.
Les stéréotypes ont la vie dure
Rien ne s’oppose à une parité dans le numérique mais certains stéréotypes persistent et sont véhiculés aussi bien par les hommes que par les femmes. En France, culturellement les femmes ont tendance à s’exclure d’elles-mêmes des métiers à caractères scientifiques alors que la tendance semble inverse dans les pays émergents. En France, c’est encore trop souvent les métiers littéraires qui priment pour les filles. Et pour celles qui ont malgré tout persévéré dans le scientifique elles doivent évoluer dans un monde fortement masculin où elles doivent gommer leur différence et leur spécificité pour s’y intégrer. Pour faire évoluer les mentalités, il faut une prise de conscience de ces stéréotypes et valoriser les complémentarités. Cela concerne tout le monde, hommes et femmes, au sein des familles et des entreprises.
Tout commence par une prise de conscience
Ces attitudes sont souvent héritées de notre éducation et de notre environnement. Il ne s’agit pas de montrer d’un doigt accusateur ces comportements mais de créer les éléments propices à cette prise de conscience. Cela peut passer par des formations, de l’introspection ou des échanges. En aucun cas il ne s’agit de jouer l’opposition, on doit mettre en valeur les complémentarités et souligner les anomalies. Des actions simples comme #jamaisSansElles pointent du doigt toutes les interventions, séminaires et tables rondes où aucune femme n’est représentée. Le seul fait de prendre conscience qu’un événement sans aucune femme est aujourd’hui une incongruité peut être le début d’un changement plus profond.
La réussite se décline aussi au féminin
A titre d’exemple, récemment se tenait à Paris le salon des développeurs DEVOXX. Les femmes y étaient peu présentes, alors que le code, comme l’avait rappelé Axelle Lemaire, fait partie des disciplines d’avenir. Le numérique a donné un aspect stratégique au code qui participe à l’innovation des entreprises et représente un réel potentiel d’emplois. Elles doivent montrer l’exemple pour être source d’inspiration à l’image d’Aurelie Jean, fondatrice d’In Silico Veritas qui explique pourquoi elle s’est faite le chantre du développement logiciel pour les femmes et a endossé les habits de « rôle model ». Des organisations de plus en plus nombreuses comme le Women’s Forum démontrent que la réussite se décline également au féminin et des réseaux tels que Girls in Tech cherchent accélérer la croissance des femmes innovatrices dans l’industrie des hautes technologies et la construction de startups à succès.
A nous, entreprises engagées dans le numérique, de donner l’exemple, et envie aux femmes de s’épanouir dans cet environnement.
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La révolution numérique sera celle des compétences ou ne sera pas
Nouvelle étude Accenture : La révolution numérique sera celle des compétences ou ne sera pas
Un nouveau rapport d’Accenture Strategy (NYSE : ACN) avertit qu’au vu de l’évolution rapide de l’environnement numérique, les dirigeants doivent engager leurs collaborateurs et activement les former pour qu’ils puissent s’approprier pleinement les outils et modes de fonctionnement de l’ère digitale, acquérir de nouvelles compétences et savoir-faire afin de s’adapter au changement et rester pertinents dans le monde du travail à venir.
Selon ce rapport (Harnessing Revolution: Creating the Future Workforce), les dirigeants ont une responsabilité vis-à-vis de leurs employés, tant pour des raisons de compétitivité de leur entreprise que de responsabilité sociale. Il s’agit à la fois de créer les conditions d’accélération de leur transformation digitale, en limitant les inquiétudes et résistances, et de préparer les talents de demain en s’assurant notamment de l’employabilité des collaborateurs sur le long-terme.
Doubler le rythme de formation permettrait de réduire significativement la part des emplois menacés par l’automatisation
Les enjeux pour les entreprises, les employés et la société dans son ensemble sont considérables. La valorisation dans les futurs modèles économiques des compétences dites « humaines » telles que l’esprit critique, la créativité et l’intelligence émotionnelle (notamment l’empathie et la capacité à faire face à l’imprévu) peuvent réduire considérablement la perte d’emplois liée à l’automatisation et créer des nouvelles sources de création de valeur.
Dans cette étude, les travaux de modélisation effectués par Accenture Strategy montrent qu’en doublant le rythme auquel les employés acquièrent les compétences nécessaires, la part des emplois menacés par l’automatisation pourrait être réduite d’un tiers voire de moitié, selon les pays analysés : aux Etats-Unis, cette part passerait de 10 % à 4 % ; au Royaume-Uni et en Allemagne, la même progression de la formation entraînerait des réductions de 9 % à 6 % et de 15 % à 10 %, respectivement.
« Avec le développement du « self-service », on se rend compte de l’importance renforcée des contacts humains comme marqueur de la relation client et créateur de « capital marque ». Les compétences que l’on pourrait qualifier de réellement humaines, comme la capacité à avoir de l’empathie aussi bien que de l’autorité, à savoir faire face à des situations émotionnelles ou avoir de la créativité pour faire face à de l’imprévu, deviennent encore plus pertinentes, » affirme Fabrice Asvazadourian, directeur exécutif d’Accenture Strategy pour la France et le Benelux. « Les entreprises devront trouver le bon équilibre pour exploiter les technologies afin de fluidifier le service à leurs clients tout en investissant dans leur capital humain pour que les collaborateurs s’approprient pleinement les nouveaux codes de relations client et de collaboration avec leurs collègues et partenaires externes. Notre sondage dans 10 pays montre que partout les employés sont lucides et optimistes. Lucides sur l’effort personnel de formation qu’ils doivent faire pour s’approprier les technologies numériques et optimistes sur les opportunités de repositionnement sur des tâches à plus forte valeur ajoutée qu’elles offrent. »
Les employés sont positifs vis-à-vis de l’impact des nouvelles technologies sur leur travail et sont prêts à se former pour s’adapter
Le rapport s’appuie également sur un sondage mené auprès de 10 527 professionnels dans dix pays. Et que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Brésil, en Inde ou dans les six autres pays étudiés, les employés ont une attitude très majoritairement positive face à l’impact des technologies numériques sur leur travail. Pour 87 % des employés interrogés dans le monde (78% en France), l’impact du numérique sur leur travail devrait être positif. Plus des deux tiers estiment que les technologies telles que les robots, l’analytique et l’intelligence artificielle les aideront à être plus efficaces (74% dans le monde et 67% en France), à acquérir de nouvelles compétences (73 % dans le monde et 67% en France) et à améliorer la qualité de leur travail (66 % dans le monde et 56% en France).
L’étude révèle également que 87 % des employés dans le monde (85% en France) s’attendent à ce qu’une partie de leur activité soit automatisée au cours des cinq prochaines années. Cependant, 80% d’entre eux (72% en France) perçoivent cette automatisation davantage comme une opportunité pour se recentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée.
De plus, les valeurs auxquelles les employés d’aujourd’hui sont attachés forceront les dirigeants à repenser leurs façons de motiver, récompenser et soutenir leurs collaborateurs. Selon une modélisation réalisée par Accenture Strategy et Gallup, des facteurs non financiers comme le bien-être, l’implication, la qualité de vie et la reconnaissance sont devenus aussi importants voire plus importants que le salaire et autres avantages financiers.
«Il est de la responsabilité des dirigeants de s’assurer de l’employabilité de leurs collaborateurs et aussi de créer dès aujourd’hui le vivier de talents dont ils auront besoin demain, » selon Fabrice Asvazadourian. « Les dirigeants qui mettent leurs collaborateurs réellement au cœur de leur transformation digitale et comprennent l’urgence de ce défi sont ceux qui réussiront dans ce monde en réinvention, qui exige une capacité et rapidité d’adaptation sans précédent.»
Le rapport d’Accenture Strategy apporte quelques pistes de réflexion :
- Utiliser le digital pour former au digital.Il faut capitaliser sur l’état d’esprit actuel, davantage fondé sur « l’apprentissage permanent » (85 % des employés dans le monde et 73% en France étant prêts à investir leur temps libre dans les six prochains mois pour acquérir de nouvelles compétences) et utiliser le numérique pour former à grande échelle et rapidement en donnant la possibilité à chaque employé de personnaliser son programme. C’est bien entendu la montée en puissance du e-learning et des MOOC mais cela peut aussi inclure des technologies portables (« wearable ») pour former en temps réel sur les lieux de travail. Cela concerne aussi des logiciels intelligents qui permettent de personnaliser la formation en offrant des recommandations et aider une personne dans ses besoins d’apprentissage tout au long de sa vie professionnelle.
- Repenser le travail pour tirer parti du potentiel humain.Co-créer des opportunités d’emploi reposant sur des rôles et des projets spécifiques pour répondre au désir de variété et de flexibilité qu’expriment les employés. Développer des plateformes à travers lesquelles des ressources et des services peuvent être offerts aux employés comme aux indépendants pour créer une communauté fidélisant les meilleurs talents.
- Renforcer le vivier de talents, en amont.Répondre à la tension de plus en plus forte sur la main d’œuvre qualifiée dans le domaine des nouvelles technologies en proposant des solutions collectives de long terme. Il peut s’agir de partenariats public-privé et de collaboration avec le secteur éducatif pour anticiper la croissance exponentielle des besoins de formation aux compétences les plus demandées, tout en utilisant plus pleinement les nouveaux modes de diffusion ‘’à la demande’’ offrant des parcours de formation sur-mesure en fonction des besoins de chacun.
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808 milliards de dollars ! Le manque à gagner pour une adoption tardive des technologies numériques
Les entreprises européennes n’utilisant pas systématiquement les technologies numériques pourraient perdre 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici 2018
Elles pourraient bénéficier d’un chiffre d’affaires de 578 milliards de dollars au cours des deux prochaines années grâce aux technologies numériques
D’après une étude réalisée par Cognizant, en collaboration avec Roubini Global Economics
- Une hausse de 5 % du chiffre d’affaires des entreprises européennes a été enregistrée grâce aux outils et technologies numériques représentant 150 milliards de dollars pour la seule année dernière.
- Les cadres européens tablent, pour les deux prochaines années, sur une hausse de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total généré par l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain.
- Les managers pointent du doigt un défaut d’efficacité de l’encadrement en matière de leadership. Il en résulte un manque de clarté (37%) et de diligence (35%) dans la gestion de la transformation numérique.
- L’économie numérique fait appel aux données, algorithmes, robots logiciels et objets connectés.
Les entreprises interrogées soulignent en effet que le recours aux outils et technologies numériques au sein de leurs processus pourrait permettre d’accroître considérablement leur chiffre d’affaires à hauteur de 578 milliards de dollars, dont 198 milliards rien qu’en France, d’ici à 2018.
Pour les besoins de l’étude, intitulée The Work Ahead – Europe’s Digital Imperative, 800 hauts dirigeants du continent ont été interrogés. Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large, menée au niveau international, dont l’objectif est de comprendre l’évolution de la nature du travail à l’ère numérique. Les résultats révèlent que s’ils veulent libérer un potentiel considérable de chiffre d’affaires et imposer l’Europe comme l’un des principaux acteurs du numérique sur la scène internationale, les chefs d’entreprise doivent se montrer davantage proactifs dans le rapprochement du monde réel et du monde virtuel.
Libérer des opportunités de chiffre d’affaires
Les cadres dirigeants admettent clairement que l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain, permettra de renouveler les business models, les sources de revenus et les types de relations clients, tout en réduisant la structure des coûts. D’ailleurs, les personnes interrogées signalent une progression de 5 % du chiffre d’affaires généré par leurs investissements numériques à ce jour, soit une hausse de 150 milliards de dollars pour la seule année dernière. Elles prévoient également une augmentation de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total imputable aux technologies numériques en Europe d’ici à 2018.
Le numérique peut améliorer la rentabilité tout en générant du chiffre d’affaires. Ainsi, en appliquant l’automatisation intelligente des processus (Intelligent process automation, IPA), ces robots logiciels prenant en charge certaines tâches courantes, les entreprises seraient à même de réduire leurs dépenses de middle et de back office. L’analyse révèle que l’impact global de la transformation numérique sur le chiffre d’affaires généré et les économies réalisées dans les secteurs étudiés (commerce de détail, services financiers, assurances[1], fabrication et sciences du vivant) s’élèvera à 930 millions de dollars d’ici à 2018.
Le numérique s’impose comme une évidence mais il reste des retardataires
Pour les leaders européens, l’économie numérique se compose d’une association de données, d’algorithmes, de robots logiciels et d’appareils connectés. À la question de savoir quelle est la technologie qui, selon elles, influencera le plus fortement leur vie professionnelle à l’horizon 2020, c’est sans surprise que 99 % des personnes interrogées désignent le Big Data, et les avantages jugés extrêmement solides qu’il est susceptible de générer pour leur activité. Il est intéressant de souligner que l’intelligence artificielle figure au second plan (97 %), car elle est perçue comme bien plus qu’un simple effet de mode. En réalité, elle est en passe de devenir un socle essentiel de l’avenir du monde du travail en Europe.
À l’inverse, l’analyse révèle qu’une adoption tardive des technologies numériques pourrait générer une perte de 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici à 2018.
Il n’en reste pas moins qu’un tiers de personnes interrogées estiment que leur leadership actuel est incapable de proposer des stratégies numériques, voire, pire encore, qu’il ignore totalement la réalité des besoins. En effet, 30 % d’entre elles pointent du doigt un manque d’investissement de leur direction dans les nouvelles technologies et 29 % une certaine réticence de cette dernière envers les nouvelles méthodes de travail.
L’étude met également en évidence les principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises lors du passage au numérique : craintes en matière de sécurité (24 %), contraintes budgétaires (21 %) et déficit de compétences (14%).
Comme l’explique Euan Davis, directeur Europe du Centre for the Future of Work de Cognizant : « Pour assurer le passage indispensable vers le numérique, les dirigeants se doivent d’être proactifs et de préparer leur entreprise aux réalités futures du monde du travail. Une entreprise qui fait preuve de lenteur dans ses cycles d’innovation ou d’une réticence à expérimenter des solutions nouvelles anéantit définitivement sa capacité à exploiter les opportunités numériques qui se présentent à elle. La maîtrise de l’économie numérique est un impératif. Quoi qu’il en soit, si votre priorité première n’est pas d’approfondir, d’élargir, de renforcer, d’étendre ou d’améliorer votre présence numérique, vous êtes déjà à la traîne. »
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Le Web et les livres : les dernières applications innovantes et originales
Les Assises du Livre Numérique
Le mercredi 16 Novembre a eu lieu la 17e édition des Assises du livre numérique a réuni
près de 500 personnes à Paris autour du thème « Le Web et les livres ».Deux fois par an, cette journée de conférences gratuites et ouvertes à tous
organisée par le Syndicat National de l’Edition rassemble les acteurs des
marchés de livre et du numérique pour présenter les dernières évolutions
technologiques, leur enjeux et les impacts qu’elles auront sur la pratique
de la lecture.Le rapprochement récent du World Wide Web Consortium (W3C), le consortium
international chargé de superviser le développement des standards du Web, et
de l’International Digital Publishing Forum (IDPF), le consortium
international à l’origine de la création du format du livre numérique ePUB,
a été au cœur de cette 17e édition. L’objectif étant de rendre à court terme
le livre numérique aussi riche et intuitif que le web aujourd’hui.Au programme également : des partages d’expériences autour de la promotion
du livre : Comment présenter un catalogue sur le web, comment construire une
relation ciblée avec les lecteurs….Cette journée de conférences a été enfin l’occasion de présenter les
dernières applications innovantes et originales créées par les éditeurs.
Ainsi étaient présentées hier :– MoBiDYS, des livres numériques enrichis qui permettent de
simplifier l’effort de lecture des personnes dyslexiques :
<http://www.mobidys.com/home/lire-avec-mobidys/>
http://www.mobidys.com/home/lire-avec-mobidys/– The French Touch, un polar d’AdrénaLivre dans lequel le lecteur
agit sur le cours de l’histoire :
<http://site.adrenalivre.com/livres/frenchtouch/>
http://site.adrenalivre.com/livres/frenchtouch/– Dans l’atelier de Werther, un livre papier associé à une
application gratuite : Une immersion en réalité augmentée pour faire
concevoir aux enfants un livre selon les procédés de Gutenberg
<https://vimeo.com/133966942> https://vimeo.com/133966942
<http://app-enfant.fr/application/dans-atelier-de-werther/>
http://app-enfant.fr/application/dans-atelier-de-werther/– Lisa, une application de lecture gratuite permettant de lire des
livres numériques de tous format :
<http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2016/11/lisa-.html>
http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2016/11/lisa-.html– Émile, une application collaborative d’Hachette Livre qui permet
de découvrir Paris à travers la littérature française :
<http://www.myboox.fr/edito/article/actualites/emile-une-nouvelle-appli-pour
-decouvrir-paris-travers-la-litterature>
http://www.myboox.fr/edito/article/actualites/emile-une-nouvelle-appli-pour-
decouvrir-paris-travers-la-litterature– Opération « Les p’tites poules » : développement d’une
application promotionnelle autour d’un jeu de course multi-joueurs inspirée
de la série de livres qui a séduit plus de 2,3 millions de fans français !
<https://www.youtube.com/watch?v=4Rj_Ek3o_UY>
https://www.youtube.com/watch?v=4Rj_Ek3o_UY ;
<https://itunes.apple.com/fr/app/les-ptites-poules/id1155457671?mt=8>
https://itunes.apple.com/fr/app/les-ptites-poules/id1155457671?mt=8Les nouvelles technologies numériques étant au cœur des réflexions des
éditeurs, de nouvelles formes de réalisations éditoriales, toujours plus
conviviales et originales, devraient continuer à voir le jour. -
L’impact du digital sur les loisirs dans nos sociétés
Etude Link Entertainment
KR Media, agence de GroupM, s’associe à Gameloft, régie publicitaire du leader dans l’édition de jeux digitaux et sociaux, et le CELSA Paris Sorbonne, l’Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication, pour mener l’étude « Link Entertainment » qui analyse l’impact du digital sur les loisirs dans nos sociétés.
L’étude « Link Entertainment » présente un panorama complet définissant la notion de divertissement d’aujourd’hui, tout en faisant ressortir ses différentes typologies. Enfin, elle met en avant les clés d’un mariage réussi entre les marques et les différents modes de divertissements.
Le digital transforme les pratiques des Français en matière de divertissement. Il est source de nouveauté et c’est aussi un véritable catalyseur de la dimension sociale du divertissement.
Ainsi, les évolutions liées au numérique représentent un challenge pour les marques qui souhaitent interagir avec leurs consommateurs dans ces moments de loisirs.
Différentes méthodologies ont été croisées pour mener cette étude :
– Via l’outil Digifaces : suivi et analyse du comportement d’une dizaine de « sur-consommateurs » de divertissement à l’aide d’un tableau de bord quotidien
– Via Mpanel, le panel propriétaire de GroupM : validation des enseignements de la phase qualitative par un échantillon représentatif de la population française 16-65 ans
– Via Gameloft : sondages « in game » auprès d’adeptes du divertissement (jeux vidéo)
Enfin, les créateurs de divertissements eux-mêmes ont participé à l’étude (producteur de films, de contenus YouTube, de jeux mobiles, etc.), afin d’y apporter un éclairage supplémentaire.
Le divertissement à l’ère du digital
Le point commun entre toutes les activités de divertissement du panel de cette étude est sans condition le plaisir. Se divertir, c’est également mettre en pratique son idéologie du bonheur, qui sert de référence pour se distinguer socialement et faire groupe.
En plus de créer de nouvelles sources de divertissement (jeux mobiles, réseaux sociaux…), le digital transforme la façon dont les Français les consomment et les perçoivent. Il devient ainsi synonyme de convivialité et d’enrichissement culturel.
Les typologies du divertissement
Selon différents critères (fréquence, temps passé, partage, considération/intensité perçues par le consommateur, attente vis-à-vis de l’activité), l’étude identifie six attitudes dans la manière de se divertir, qui entretiennent toutes un rapport différent avec le digital :
Les « Let’s Show » accordent beaucoup d’importance au plaisir et à l’idée d’évasion. Leur divertissement est peu fréquent mais très intense. Dès lors le digital devient une manière de mettre en avant leurs activités sur les réseaux sociaux.
Les « Get Together » ne considèrent pas pouvoir se divertir sans les « autres ». Le digital est pour eux omniprésent que ce soit pour organiser la prochaine rencontre ou discuter entre proches.
Pour les « Get Better », le divertissement est plus égoïste et élitiste. Sa finalité n’est pas un plaisir à court terme mais l’envie d’apprendre et de devenir meilleur. Le digital est alors le facilitateur de cet enrichissement.
Quant aux « Get Relaxed », se divertir est un moment pour soi. Synonyme de relaxation et d’évasion, le divertissement est d’une grande régularité. Le digital leur permet de fuir pour une escapade virtuelle en solitaire via les jeux vidéo ou un film.
Les « Multitask » ne peuvent pas envisager de se divertir s’ils ne combinent pas diverses activités. Ces dernières participant à la sublimation des tâches du quotidien. Ainsi, le digital devient un moyen de gagner du temps en accomplissant plusieurs tâches simultanément.
Pour les « Get Unbored », il n’y a pas de place pour l’ennui, le divertissement doit être continu. S’il procure moins de plaisir en instantané, il accompagne dans toutes les situations tout au long de la journée (réseaux sociaux, jeux mobiles, lecture, etc). Le digital permet de faire passer le temps, comme dans les transports, les moments d’attente…
Les clés d’un mariage marque-divertissement réussi
Les consommateurs entretiennent un rapport égoïste avec le divertissement. Pour eux, il s’agit d’un moment hors du quotidien et hors des achats.
L’étude révèle ainsi quatre clés pour aider les marques à entretenir une relation avec le divertissement afin de ne pas nuire au moment « loisir » du consommateur.
Créer une zone de proximité : entre le divertissement et la marque par la mise en commun des valeurs et des audiences. Il s’agit de créer un échange pour sortir le consommateur de son rôle d’acheteur.
Servir le consommateur : La marque ne doit pas être l’émettrice du message mais un adjuvant pour aider le consommateur à s’orienter. Elle doit trouver un équilibre entre se mettre en avant tout en restant en retrait. Le consommateur doit tirer lui-même la satisfaction d’avoir accompli une pratique récréative.
Offrir de l’exceptionnel : Les marques ont tout intérêt à proposer au consommateur un moment inédit pour qu’il trouve pleine satisfaction dans son divertissement. La marque doit se rendre indispensable pour le consommateur afin de le faire sortir de son quotidien, et lui faire prendre conscience qu’il n’aurait pas pu réaliser cette activité sans elle.
S’intégrer dans la durée et se renouveler : Il s’agit de construire une association entre la marque et le divertissement dans le temps pour créer de la cohérence. Les marques doivent mener des opérations régulières dans l’univers du consommateur pour faciliter le transfert entre elles et le divertissement. Mais il ne faut pas pour autant que les marques tombent dans la routine et soient associées au quotidien du consommateur.

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Quand les dinosaures de l’industrie passent au numérique…
La transition numérique de l’industrie
Par Stefan Waldhauser, Directeur Sénior Industrie Marketing d’Alfresco
Quand j’ai débuté dans le métier, je voyais les entreprises industrielles classiques comme de véritables « dinosaures », qui appartenaient à la « vieille économie ». Pour moi, il s’agissait de lents mastodontes menacés d’extinction imminente, rendus obsolètes par l’émergence de sociétés de haute technologie comme Nokia, Intel ou Microsoft. Dans mon esprit, ces industriels classiques offraient un contraste saisissant avec la « nouvelle économie » dans laquelle je travaillais. Du côté du high tech et des logiciels, tout était cool, l’innovation et le progrès infusaient toute chose. Du côté de l’industrie, c’était l’ennui, le cambouis, l’obsolescence. Mais cette distinction trompeuse entre le high tech et l’industrie s’estompe de plus en plus sous l’effet du passage progressif de l’industrie elle-même vers les hautes technologies numériques.
Nous constatons tous de nos propres yeux, dans de nombreux produits manufacturés, les signes extérieurs de cette transformation numérique. Aujourd’hui, tout se connecte au sein de ce qu’il est convenu d’appeler l’Internet des objets (IOT). La voiture est un exemple évident de cette transition accélérée vers le numérique et le tout-innovation. Quand on écoute de la musique en streaming via Bluetooth dans sa voiture, ou bien quand on utilise son GPS pour trouver sa route, ce sont autant d’indices manifestes du fait que la voiture est devenue un système mobile informatisé. lithium-ion cylindriques. Google travaille sur la voiture autonome. Et Bloomberg a récemment porté à notre attention l’investissement réalisé par Larry Page, le fondateur de Google, au sein de deux start-ups dont l’objectif est de développer des voitures volantes.
Ces mutations technologiques sont spectaculaires, mais elles ne sont que les symptômes les plus visibles d’une transformation numérique plus profonde qui touche l’industrie elle-même en plein coeur.
Aujourd’hui, les puces électroniques, capteurs et autres logiciels qui équipent toutes sortes de produits manufacturés nous enseignent que la plupart des objets de notre quotidien contiennent désormais des systèmes informatiques. On peut les connecter à Internet, les actionner ou les diagnostiquer à distance.
Ce qui se cache derrière ce constat est un profond changement dans le processus de fabrication industrielle lui-même. Le passage de l’industrie au numérique ne prétend pas marcher autant à l’imagination que l’idée d’une voiture autonome, mais il n’en fait pas moins des entreprises industrielles traditionnelles l’équivalent des sociétés de high tech agiles qui dominent aujourd’hui le marché. Toute l’industrie n’a pas encore atteint ce stade, bien sûr. Mais la majorité des industriels tentent aujourd’hui de revoir leurs circuits d’innovation et le processus de fabrication de leurs produits, leur logistique et leur service clients. IDC estime que les industriels vont investir plus de 2 100 milliards de dollars pour réaliser leur transformation numérique d’ici 2019. Ils ont déjà dépensé 224 milliards de dollars sur des technologies allant dans ce sens. Comme le relève justement IDC, les facteurs qui poussent vers le tout-numérique sont l’orientation client, la volonté d’améliorer la qualité des produits, le besoin urgent d’innovation produit et la nécessité de pouvoir répondre le plus vite possible aux opportunités commerciales qui se présentent.[1]
Qu’est-ce que la transition numérique de l’industrie ?
D’une manière générale, cela implique le passage au numérique non seulement des produits, mais des processus d’innovation et de collaboration et jusqu’aux procédés industriels eux-mêmes. La façon dont différents groupes au sein et hors de l’entreprise industrielle, disposant de différents types de savoirs spécialisés, peuvent collaborer joue un rôle crucial dans ce changement. De nos jours, les produits sont plus complexes et débordent sur différents domaines d’ingénierie, sans parler des frontières géographiques. Par conséquent, la collaboration dans tous les compartiments de fabrication du produit et au sein de toutes les spécialités que cela implique est plus fondamentale que jamais si l’on souhaite développer et encourager l’innovation autour des produits nouvellement numérisés. En outre, l’immense nombre de produits désormais connectés ou équipés de capteurs intégrés oblige les industriels à transformer la façon dont ils recueillent et analysent les données des utilisateurs et bouleverse leur vision du service client.Tous ces changements, et bien d’autres encore, ne font que renforcer le besoin de diffuser au sein de l’entreprise les informations liées au produit. Selon IDC, « l’information se trouve au cur de ce nouvel écosystème numérique. Il convient donc de la traiter comme n’importe quel autre actif, en y associant une gouvernance adaptée et en investissant en conséquence afin de maximiser sa valeur dans l’organisation[2] ». Si on associe ce besoin croissant à l’émergence du cloud, du big data et des technologies mobiles, on obtient un mélange instable de changements synchrones qui nécessite de la stratégie, de la gouvernance et des processus adaptés. Mais le fait est que cette transition numérique change vraiment la façon de faire de l’industrie dans tous les domaines.
C’est pourquoi la transition numérique est traitée, non comme une tâche isolée pour différents services, mais comme une initiative stratégique globale, dans la mesure où elle traverse l’intégralité de l’entreprise. Et le succès de ce programme de transition numérique permettra de déterminer pourquoi certains dinosaures du passé parviendront à survivre pour devenir les géants du high tech et du digital d’aujourd’hui mais aussi de demain.
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La France numérique : en tête de liste des pays européens
Les entreprises françaises récoltent les fruits de leurs efforts en matière de transformation numérique
Les efforts de transformation numérique ont un impact direct sur les résultats des organisations françaises. Telle est la principale conclusion de l’étude mondiale « Keeping Score: Why Digital Transformation Matters, menée auprès de managers métiers et de responsables informatiques, par Coleman Parkes pour le compte de CA Technologies (NASDAQ:CA). L’adoption accélérée de meilleures pratiques et des technologies Agiles, DevOps, de gestion des API ou de gestion des identités bénéficie grandement aux organisations sur la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).
La France numérique, en tête de liste des pays européens
Les résultats révèlent que les organisations hexagonales, utilisant des technologies et des pratiques modernes pour se transformer sous divers aspects, enregistrent une croissance de 38% de leurs revenus et accélèrent leurs lancements de nouvelles applications de 44%. En outre, 69% d’entre elles font part d’une amélioration de leur expérience client.
La confiance vis-à-vis des investissements numériques est également plus élevée en France que dans le reste de la région EMEA. Ainsi, 85 % des organisations locales s’estiment « assez ou largement en avance » sur leurs concurrents grâce à de tels investissements, soit plus que l’Allemagne (84 %), l’Espagne (75 %) et l’Italie (73 %).
L’enquête révèle enfin que les axes les plus critiques pour les entreprises françaises en pleine transition sont :
- d’investir pour recruter les talents nécessaires (89 %) ;
- de concevoir une vision axée sur le numérique (87 %) ;
- de déployer des méthodologies agiles à grande échelle (79 %)« Cette enquête révèle le lien étroit entre les performances des entreprises et les technologies et meilleures pratiques soutenant les initiatives de transformation numérique », déclare Otto Berkes, Chief Technology Officer de CA Technologies. « Compte tenu de l’importance croissante de l’expérience client, les nouvelles technologies (en particulier les logiciels) se retrouvent au centre des modèles de chaque société et ne peuvent plus être ignorées. »Dans son nouvel ouvrage baptisé « Digitally Remastered: Building Software into Your Business DNA », Otto Berkes remarque que « pour progresser, les organisations doivent créer une véritable usine à logiciels moderne, s’appuyant sur un processus de développement agile et efficace, et répondant constamment aux besoins des clients. »Les conclusions de l’enquête sont basées sur les évaluations de l’outil Digital Transformation Business Impact Scorecard (BIS) créé par Coleman Parkes. Ce classement mondial de pays et de secteurs d’activités s’appuie sur 14 indicateurs clés de performances (KPI). Ces derniers sont fréquemment utilisés par les organisations pour mesurer l’impact de leur transformation numérique sur leur agilité, leur croissance, leur capacité à répondre aux besoins de leurs clients et leur rendement. Les entreprises interrogées se sont vues attribuer des points en fonction de leur évaluation à chaque KPI. Les moyennes de leurs scores ont ensuite été établies, puis normalisées sur une base de 100 afin d’obtenir les notes des différents pays et secteurs.On constate ainsi des améliorations sur le plan de l’agilité, les organisations françaises réduisant leurs délais de prise de décision de 28% et leurs délais de lancement de nouvelles applications de 24%. En outre, 38% des entreprises enregistrent une croissance générée par de nouvelles sources de revenus, tandis que 76 % d’entre elles constatent une augmentation de la portée de leurs services numériques.
L’enquête suggère également que les efforts de transformation ont un effet positif sur l’engagement client : 72% des organisations locales constatent une amélioration de leur expérience, tandis que les taux de rétention et de satisfaction augmentent de 41 % et 40 % respectivement.
Les rendements sont également en hausse : la productivité des employés augmente de 35% et leur rendement de 32 %. En outre, les coûts informatiques diminuent de 39% en moyenne (soit le deuxième taux le plus élevé en EMEA après la Suède à 41%). Les entreprises font également part d’une augmentation de 39% de la qualité des applications, tandis que 71% rapportent une amélioration de leurs capacités de rétention et de recrutement de personnel.
Enfin, en ce qui concerne l’effet des initiatives de transformation sur les différents secteurs d’activité en EMEA, l’industrie des transports et de la logistique est celle qui subit l’impact le plus fort. Viennent ensuite les industries des télécoms, de la grande distribution, et des services bancaires et financiers (qui obtiennent toutes le score 35 au Business Impact Scorecard).
Les facteurs favorisant les transformations numériques en EMEA
L’enquête examine également les principaux choix et meilleures pratiques en matière de nouvelles technologies déployées par les organisations de la région dans le cadre de leurs efforts de transformation, et mesure l’effet produit sur les performances. Pour ce faire, les chercheurs ont déterminé les niveaux de maturité des entreprises dans l’adoption de ces pratiques et technologies, et les ont comparés aux résultats obtenus par au BIS. Voici les enseignements :
- Le fait d’étendre une méthode Agile au-delà des équipes de développement et à l’ensemble d’une structure augmente l’impact des efforts de transformation numérique sur ses performances de 37 %.
- L’intégration de pratiques DevOps dans la culture d’une organisation améliore les performances au sein du BIS de 26 %.
- L’adoption d’une approche davantage gérée et cyclique des API augmente les évaluations au BIS de 37 %.
- Déployer une solution de sécurité axée sur les identités, et s’appuyant sur des informations contextuelles, des capacités d’analyse comportementale et des approches plus flexibles et prédictives pour la détection des failles, renforce l’impact des efforts de transformation sur les performances de 18 %.
Comment réussir sa transformation numérique en sept points
Bien que le fait de progresser sur la courbe de maturité numérique puisse améliorer les performances des organisations françaises, pour beaucoup d’entre elles, il reste encore un long chemin à parcourir. Le rapport propose sept points essentiels garantissant la réussite de leurs transformations dans l’économie des applications contemporaines.
Les organisations locales doivent adopter ces principes et les incorporer à leurs initiatives pour un impact maximum :
- définir une vision et une stratégie en matière de technologies numériques ;
- recruter des talents adaptés ;
- savoir reconnaître les signes de réussite ;
- faire preuve d’agilité ;
- intégrer cette approche à la culture de leur département informatique ;
- assurer la gestion de leurs API ;
- adopter une approche de sécurité basée sur les identités.
Méthodologie de l’étude
Coleman Parkes a interrogé plus 1 770 dirigeants d’entreprises et responsables informatiques de grandes sociétés sur 21 pays, et représentant une dizaine de secteurs d’activité entre mai et juin 2016. Les neuf pays de la zone EMEA ont été l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse, avec 695 répondants au total. Les chiffres d’affaires annuels des organisations concernées étaient supérieurs à 1 milliard de dollars (0,89 milliard d’euros), ou à 0,5 milliard de dollars (0,44 milliard d’euros) dans certaines économies plus modestes.
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Signatures électroniques ou numériques quelles différences ?
Différence entre signatures électroniques et signatures numériques
Les termes de signatures électroniques et signatures numériques sont souvent employés à tort et à travers. Explications par Globalsign
Signatures électroniques
D’après la loi fédérale américaine sur les signatures électroniques (Federal ESIGN Act), les signatures électroniques se définissent comment suit : « son, symbole ou processus électronique attaché ou logiquement associé à un contrat ou tout autre enregistrement, qui est appliqué ou adopté par une personne dans l’intention de signer l’enregistrement. »En résumé, une signature électronique est l’équivalent de votre signature manuscrite numérisée ; elle peut être utilisée pour confirmer le contenu d’un document ou les conditions d’un document spécifique.
Signatures numériques
Les signatures numériques sont en revanche très différentes. Pour mieux cerner les différences, prenons un peu de hauteur et observons les problématiques de sécurité associées aux documents papier et workflows. Principal souci rencontré par les personnes et les entreprises qui doivent gérer des documents papier : le signataire du document est-il vraiment la personne qu’il affirme être ? Comment vérifier si la signature est valide et qu’elle n’a pas été falsifiée ? Comment s’assurer que le document n’a pas été modifié ?Heureusement que les notaires existent. Leur création remonterait à l’Antiquité égyptienne (d’après l’Association Nationale des Notaires des États-Unis). Les notaires jouent aujourd’hui un rôle déterminant pour garantir l’authenticité et la fiabilité d’un document aux parties d’une transaction.
Comme vous pouvez vous en douter, les problèmes sont les mêmes pour les workflows de documents électroniques. Équivalent « en ligne » d’une signature notariée, les signatures numériques apportent une réponse à ce problème (ce qui n’est pas le cas des signatures électroniques). Dans le cas des signatures numériques, un tiers de confiance, ici l’Autorité de Certification (AC), fait office de notaire pour ce qui est de la vérification de votre identité.
Les autorités de certification lient votre identité à un certificat numérique basé sur une infrastructure PKI qui vous permet d’appliquer des signatures numériques aux documents et aux plateformes de signatures basées dans le cloud.
Lorsque vous appliquez une signature numérique à un document, une opération cryptographique lie votre certificat numérique et les données signées en une seule et même empreinte digitale. Le caractère unique des deux composantes de la signature confère aux signatures numériques la légitimité nécessaire pour offrir une alternative viable aux signatures à l’encre. Pour plus de détails, reportez-vous à l’article sur le fonctionnement des signatures numériques.
En résumé : l’opération cryptographique permet aux signatures numériques de vérifier et de garantir les points suivants :
- le document est authentique et provient d’une source vérifiée ;
- le document n’a pas été falsifié depuis sa signature numérique car à la moindre modification, la signature s’afficherait comme non valide ;
- votre identité a été vérifiée par un organisme de confiance (l’AC).
Vous vous demandez peut-être maintenant quels types de signatures sont juridiquement contraignantes ?
Quels types de signatures sont juridiquement contraignantes ?
Suivant la nature du document en cours de signature, une signature électronique sous la forme d’une image numérisée de la signature manuscrite du signataire est considérée juridiquement contraignante dans la plupart des pays, malgré des différences en fonction des pays et systèmes juridiques.De nombreuses réglementations (ex : eIDAS) et États exigent désormais des signatures numériques, plutôt que des signatures électroniques car une signature numérique qui confirme l’authenticité et l’intégrité peut être acceptée par les tribunaux. Le choix du type de signature à mettre en œuvre dépendra du type de documents que vous avez besoin de signer et du niveau d’authenticité que le document doit pouvoir soutenir.
Types de signatures numériquesLa différence entre signatures électroniques et numériques étant clarifiée, étudions les différents types de signatures numériques qui existent. Plusieurs plateformes et services de documents permettent de créer différents types de signatures à l’aide de certificats numériques. Prenons les deux plateformes de traitement de documents les plus connues : Adobe PDF et Microsoft Word.
Adobe PDF
Adobe prend en charge deux types de signatures numériques : les signatures certifiées et les signatures d’approbation.Signatures certifiées
Lorsque vous ajoutez une signature de certification à un fichier PDF, vous indiquez être l’auteur du document, avoir finalisé son contenu et vouloir le protéger contre toute modification après sa diffusion.
Un ruban bleu s’affiche en haut des documents certifiés, avec le nom du signataire et l’émetteur du certificat – signe visuel clair de l’authenticité du document et de l’auteur.Signatures d’approbation
Les signatures d’approbation accélèrent la procédure d’approbation de l’entreprise en récupérant les approbations électroniques de personnes ou de départements pour les intégrer au PDF.
Les signatures peuvent être personnalisées pour inclure une image (votre signature physique ou sceau officiel) et divers renseignements sur la signature (lieu, date, et motif de signature).Microsoft Word
Microsoft prend également en charge deux types de signatures : les signatures visibles et invisibles.Signatures visibles
Les signatures numériques visibles apparaissent sous la forme d’une ligne de signature, comme sur un document physique. Cette méthode est généralement utilisée lorsque vous avez besoin que plusieurs utilisateurs signent un document (contrat ou autre accord).
Signatures invisibles
Les signatures invisibles sont utilisées lorsque vous devez fournir des garanties d’authenticité, d’intégrité et d’origine d’un document, mais que vous n’avez pas besoin d’une ligne de signature visible. Les documents qui comportent une signature invisible affichent un ruban bleu dans leur barre des tâches.